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Pour ceux qui sont tombés ![TERMINE]

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Message Ven 3 Fév 2012 - 2:11

Un faucon bleu ciel volant devant une lune blanche, sur champ bleu ciel. Tel était l’étendard qu'arborait au bout d'une lance, avec honneur et fierté, le chevalier en armure qui se tenait à ses côtés. Lui, Jasper Arryn, seigneur des Eyrié, Défenseur du Val et gouverneur de l'Est, menait en tête le cortège qui ferait route jusqu'à Port-Réal, puis jusqu'à Hautjardin où Jasper assisterait au mariage de son cousin Tristan Tyrell. Pour l'accompagner, près d'une cinquantaine des meilleurs chevaliers du Val participaient au voyage pour encadrer de toute leur protection et de toute leur vaillance. Il y avait bien sûr la garde personnelle rapprochée du seigneur suzerain du Val, constituée en signe de dévotion des sept meilleurs chevaliers dont le cœur était au Val d'Arryn et la loyauté totalement acquise à maître des Eyrié. Seul les plus valeureux et les plus compétents d'entre eux recevaient l'honneur de servir le suzerain du Val jusqu'à mourir pour sa sécurité. Venaient ensuite près d'une quarantaine de chevaliers venus de Forchant, de Grand-Arc, de Goëlville, de Cordial, de Vieux Havre, de Soeurbourg et même des Piz pour assurer la sécurité de leur suzerain pour ce grand voyage qui le conduirait au bout du chemin jusqu'à la guerre qui aboutirait par la réintégration des Fer-nés à la Paix du Roi. Mais il n'était pas seul à voyager, puisque l'accompagnait deux petits êtres parmi les plus espiègles de ce temps. Sa sœur Maeve, qui pour une fois n'avait pas choisi de se cacher dans l'ombre des mille et unes cachettes qu'elle s'était trouvée aux Eyrié, et son protégé Edwyn Tully, qui avait accepté de le suivre jusqu'à Hautjardin, seraient tous deux de la partie. Tous voyageraient à cheval mais deux voitures suivraient et serviraient au transport des vivres, des vêtements et de tous ces menus objets qui étaient nécessaires à ce voyage de grande envergure.

Un vent frais et léger balayait le territoire du Val. Les nuages se disputaient la première place dans la grande course qu'ils dessinaient dans le ciel. Depuis la forteresse des Portes de la Lune où tous s'étaient rassemblés pour débuter l'expédition, un jour avait été nécessaire pour gagner la Porte Sanglante qu'ils avaient franchi quelques heures auparavant. Les deux seigneurs suzerains chevauchaient côte à côte, et dans la suite venait la petite Maeve Arryn. Venaient également les membres de la petite suite qui accompagnait le petit sire de Vivesaigues, parmi lesquels figuraient Melara, la septa chargée de son éducation, et Jared, cet homme sans titre ni fortune qui pourtant semblait d'une loyauté à toute épreuve. Tous trois étaient très entourés par les chevaliers du Val, car la Grand-Route, bordées de chaque côté par les contre-forts des montagnes de la Lune, étaient la voie d'accès au Val d'Arryn la plus dangereuse, surtout ces derniers temps vu que la sécheresse et la guerre avaient tôt fait de rendre les sauvageons peuplant ces montagnes plus audacieux et plus agressifs encore. Tous étaient alertes et sur le qui-vive, même si l'on aurait pu penser qu'une escorte de cinquantaine chevalier suffit à dissuader les plus téméraires de ces sauvages montagnards. Les chevaux allaient au petit pas, et l'allure tranquille du convoi donnait au cortège une prestance inégalable. Jasper craignait cependant d'avoir mis en danger la vie de sa sœur et de son protégé qu'il commençait à considérer comme un petit frère. Se rendre à Port-Réal par bateau aurait été plus rapide et plus sûr, mais il avait souhaité malgré tout traverser le Conflans en suivant la Route royale, car c'était l'occasion pour Edwyn Tully d'être vu des seigneurs riverains qui pourraient ainsi constater le soutien plein et entier apporté par le Faucon blanc à la Truite d'argent. Une halte était d'ailleurs prévue à Herpivoie. Le fleuve peut y être traversé à l'aide d'un bac, une embarcation manœuvrée par des perches dotée d'une proue et d'une poupe identiques à l'effigie d'un chef de cheval. Lord Racin ayant accepté de recevoir son suzerain et les membres de la suite Arryn avant que tout ce petit monde ne reprenne la route en direction de la capitale.

Mais la ville célèbre pour son bac était encore loin, il fallait progresser encore sur la Grand-Route et pas moins de trois jours de voyage seraient nécessaires entre la Porte Sanglante et Herpivoie. La progression était lente et mesurée car la route n'était ni très sûre ni très praticable puisque les pluies ininterrompues de la dernière nuit avaient littéralement recouvert les montagnes de la Lune d'un tapis de boue aux relents de fagne humide et marécageuse. Edwyn Tully et Maeve Arryn, à ses côtés, entretenaient avec lui une discussion passionnée au sujet des grandes maisons suzeraines du continent. Jasper avait promis d'une certaine manière à lady Charissa Tully de pourvoir à l'éducation de son unique fils pour qu'il devienne un suzerain accompli et digne de sa charge, et discuter des grands de ce monde était une occupation comme une autre pour tuer le temps. À l'exception de quelques uns, les membres de sa garde personnelle n'étaient pas très causant. Le contact des deux enfants étaient très rafraîchissant et Jasper se surprenait à les préférer leur compagnie à celle d'autres adultes. Peut-être était-ce que lui-même était encore un enfant, ou alors un adulte trop vert et trop novice... Peu importait, ils discutaient de bon cœur tous ensemble et c'était assez pour satisfaire le cœur du jeune homme. Aucune maison n'était épargné et pour satisfaire la curiosité intarissable du petit suzerain du Conflans, Jasper puisait aux creux les plus profonds de sa mémoire pour faire honneur à l'éducation qu'il avait reçu de son père, de sa mère, de sa sœur aînée et même de mestre Wyman, le conseiller des Eyrié demeuré au château pour aider dans sa tâche lord Melwyn Belmore.


« Non, les gens du Nord ne sont pas comme nous autres, mais peut-on leur en vouloir ? Ils vivent dans sur des terres bien différentes des nôtres, vénèrent d'autres dieux et presque parlent une autre langue... Les Stark... eh bien, leur territoire couvre la plus grande partie du continent et pourtant, ils ont un caractère plus insulaire que Redwyne de la Treille ou les Velaryon de Lamarck, mais cela vient de l'isolement géographique. La géographie influence sûrement la nature humaine autant que les croyances et les coutumes. »

Il s'interrompit quelques instants, observant les deux jeunes enfants du coin de l’œil tout en restant concentré sur la route. Ceux-là étaient-ils devenus amis durant le séjour d'Edwyn aux Eyriés ? Il chercherait la réponse à cette question, car elle le titillait depuis quelques temps.

« Le fait est qu'on ne vit pas au Nord comme on vit dans le Conflans, dans le Bief ou dans la péninsule dornienne... et pareillement, on n'y dirige pas de la même façon. Je vais vous donner un exemple à tous deux un exemple assez évocateur, prenons le cas des Lannister. On ne dirige pas les terres minières de l'Ouest avec des sourires et des caresses, le cœur des hommes qui y vivent est fait d'une pierre insensible justement aux caresses et aux sourires. Il faut une poigne et une volonté de fer pour siéger sur le trône de Castral Roc, puisque l'erreur est bien souvent fatale. D'ailleurs, les légendes racontent que c'est une bêtise grossière qui a fait perdre leur couronne aux anciens rois de la dynastie Castral, qui ont donné leur nom au Roc où siègent désormais les héritiers de Lann le Futé, mais vous connaissez ce conte, n'est-ce pas ? »

C'était une histoire tellement racontée, tellement récitée, tellement chantée qu'il était même probable que les sauvageons d'au-delà du mur en connaissent la teneur. Jasper abandonna quelques instants ses deux auditeurs pour se rapprocher d'un cavalier parmi ceux qui étaient dans la tête du cortège. Ser Dedrick l'accompagnait et Jasper avait à l'esprit l'agréable souvenir des chasses auxquelles l'avait convié lady Tyana Veneur. Arrivé à sa hauteur, il adapta son allure.

« Ser Dedrick, je n'ai pas eu l'occasion de prendre des nouvelles de Grand-Arc. Comment se porte les membres de la famille Veneur ? Sont-ils toujours les loyaux vassaux de mon souvenir ? »

Il n'y avait nulle provocation, nul doute, nulle appréhension dans la question que posait Jasper. Cette dernière était à la fois rhétorique et pleine d'un réel respect pour la noble maison Veneur qui comptait aux yeux du suzerain du Val parmi les plus estimables de ses liges.


Dernière édition par Jasper Arryn le Dim 6 Mai 2012 - 16:39, édité 1 fois
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Message Lun 6 Fév 2012 - 18:47

« Ser Dedrick, je n'ai pas eu l'occasion de prendre des nouvelles de Grand-Arc. Comment se porte les membres de la famille Veneur ? Sont-ils toujours les loyaux vassaux de mon souvenir ? »

Considérant un instant son jeune suzerain, le chevalier finit par sourire de toute la blancheur de ses dents.

«Aussi loyaux que jamais messire, ma présence en atteste. Moi et mes hommes sommes parmi vous pour vous porter assistance et soutient. Arryn et Veneur, l’homme et son ombre. Compter sur mon épée comme sur la votre.»

Le chevalier ponctua sa tirade d’un solennel hochement de tête. Il était vêtu pour la route. Une tunique de laine verte et solide surmontée d’un surcot de cuir tanné. Des chausses brunes assorties à ses bottes montantes, ceinturon, épée, dague. Depuis l’escarmouche de la Porte Sanglante, il s’était juré de ne plus jamais être prit à défaut par l’ennemi. Il portait de ce fait son armure de plate, incomplète cependant, seulement le plastron, les espalières et les couvres bras. Souligné de filigrane doré, ciselée et finement ouvragée, la plate était une merveille. Dedrick avait dépensé l’argent gagné dans des années de route et de tournoi pour se l’offrir auprès d’un artisan de la rue de l’Acier, à Port-Réal.

L’éclat du métal rehaussait le brun-roux de ses boucles et le vieillissait, autant que la courte barbe qu’il portait depuis son arrivé aux Eyrié. Pour paré aux froides températures et à la morsure du vent, une fourrure d’ours blanc venu droit de l’autre coté du mur ornait sur ses épaules et retombait voluptueusement sur son dos et la croupe de Roncier.

Le cheval avait été retrouvé par des francs-coureurs du Val, quelques heures après le combat. Dedrick n’avait pas caché sa joie en retrouvant son cabochard de destrier. Outre le prix d’un bête dressée pour la bataille, il en était venu après des années à une sorte d’affection pour l’étalon blanc. Ce dernier n'était pas l’épée la plus affutée du râtelier, mais son manque de jugeote le rendait hardi, aussi ne craignait il quasiment rien et cela le rendait précieux a l’usage comme l’avait constaté son propriétaire quelques semaines auparavant.

Un léger rictus vint tordre ses lèvres craquelées par le froid. Sa blessure au dos le faisait toujours souffrir. Il avait passer quelques jours alité, et s’il s’était remis plutôt vite de l’avis du mestre, sa technique de monte si parfaite s’en trouvait affectée. Chaque affleurement rocheux, chaque nid de poule ou changement d’inclinaison lui arrachait une petite grimace peu digne de son chevaleresque état, aussi espérait il que personne ne remarquerait son malaise. L’arme s’était fichée assez profondément en réalité et le mestre l’avait prévenu, il risquait fort d’être incommodé par force tiraillement et démangeaisons, et ce pendant plusieurs semaines.

J’ai au moins éviter l’infection et la fièvre pensa t-il. Les Sept seuls savaient ou ce chien des clans avait bien pu fourrer sa lame avant de l’en bénir. De plus, il était rester quelques temps inconscient, gisant dans la poussière, la boue et le sang. Une chance d’être passé au travers d’une quelconque maladie. Frissonnant, il rehaussa sa fourrure d’un mouvement d’épaules et savoura la douceur du poil sur sa nuque et ses joues. Un souvenir surgit alors, attirant son esprit loin de la route, du froid et de la poussière. Il était allongé dans un lit confortable, une main douce prenait les siennes ou caressait son front, balayant les mèches coagulés de sang et de crasse qui collaient à ses tempes. Une voix pour ancrer son esprit divaguant, un geste pour rassurer son corps tremblant. Durant sa convalescence il avait été veillé par la jeune fille qui les avait alerté le soir de l’attaque sur la Grand-Route. Il s’était ensuite avéré qu’il s’agissait de Noreen Ruthermont, fille de Lord Ronan de la maison éponyme. Elle était jeune, mais le récit qu’il lui avait été fait de son courage suite à l’attaque avait forcé l’admiration du jeune chevalier. Ses manières pouvaient parfois s’écarter ce celles d’une dame, mais la différence marquait là son principal atout. De plus, elle s’était admirablement occupé de lui durant ses maux et avait marqué un point d’honneur a rester à son chevet jusqu'à ce qu’il soit sur pieds, lui tenant compagnie et l’aidant à se battre non plus contre les sauvages mais cette fois contre l’ennui. Il avait donc fait peu à peu sa connaissance. Avant cela, il n’aurait jamais soupçonner l’existence d’une dame de cet acabit. Assurément les Sept s’étaient joués d’elle en la faisant naître émasculée. Une fente en moins doublé d’une queue en plus aurait fait d’elle un chevalier de valeur et un compagnon d’arme sur qui compter. Le sort avait toutefois voulu qu’elle naisse dans un corps de femme, devant alors de ce fait réprimé ses envies de cavalcade, de chasse et de liberté, ce que la majorité considérait comme des privilèges d’hommes.

«foutu froid. Ca pince la gueule et gèle les burnes.» grinça Amos qui chevauchait à ses cotés, tellement emmitouflé de lainage et de fourrure qu’il ressemblait à un ours à face humaine, si on exceptait la barbe broussailleuse qui lui mangeait le visage pour compenser son manque de cheveux précocement tombés.

«Toujours aussi poète Amos.» commenta le chevalier.

«Ma mère disait qu’il fallait me laver la langue à coup d’savon. Et moi et l’savon...»

«Je sais Amos. Ou devrais je dire «Je sens» Amos.» le coupa Dedrick. La route avait pour Amos l’avantage qu’il ne devait pas se justifier de son manque d’hygiène corporelle.

«Pas ma faute Ser...l’faute au voyage et au manque de bains !» lacha t-il dans une tentative désespérée pour se dédouaner, ce qui fait franchement rire Dedrick, avant de lui arraché un grognement de douleur. Son dos.

«Qu’elle bon dos elle a cette route Amos...»

Boudeur, ce dernier tira sur sa bride pour prendre ses distances, concentrant son regard sur les frondaisons qui bordaient la route, laissant toute latitude à Dedrick pour se concentrer à nouveau sur son seigneur.

«Alors, parlez moi messire. Quels sont vos projets ? pour la guerre j’entend.»

Une vieille pointe de jalousie et de possessivité vrillait le coeur du Veneur au sujet du mariage à venir. Enfant, il avait été amoureux d’Aliénor Lannister. Des années plus tard il ne pouvait s’empêcher de battre froid sur le sujet. Certes il ne nourrissait plus de sentiments amoureux envers la dame, mais son égo ne pouvait s’empêcher de souffrir de la situation. Après des années passé en leur sein, ce n’était pas à lui qu’on avait offert la main d’Aliénor...la faute surement à son nom.
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Message Mer 8 Fév 2012 - 2:22

Jasper Arryn était un jeune homme parfois d'un trop grand sérieux au coup du jeune Edwyn, mais le petit garçon était présentement proprement fasciné par sa grande connaissance des choses de ce monde. Il avait dû recevoir les enseignements d'un mestre éminent pour en savoir autant sur tous ces sujets si divers et si variés. Rien n'aurait mieux convenu pour satisfaire la curiosité du petit garçon dont les rêves se trouveraient peuplés de tout ce qu'avait dit son ami et protecteur. Son ami ? Il le considérait comme tel pour sa part, et le temps passé aux Eyrié abondait en ce sens puisqu'en dépit de la distance imposée par leurs rangs respectifs, ils avaient bien plus que le pain et le sel ensemble. Edwyn était peut-être naïf de se considérer l'ami de Jasper Arryn, mais rien dans le comportement de ce dernier n'avait pour le moment éveillé ses soupçons de petit garçon si aisément sociable. Depuis l'épisode des prisons célestes, ils s'étaient tous deux considérablement rapprochés et s'étaient mutuellement et réciproquement confiés l'un à l'autre. Ainsi Edwyn avait appris le détail, le pourquoi et le comment de la brouille de Jasper avec sa sœur aînée et de leur récente réconciliation. Il l'avait entendu tant de fois pester contre sa sœur, contre son beau-frère, contre cet Ouest qui lui avait volé sa plus précieuse alliée... il avait accueilli leur réconciliation comme une bénédiction, car ces choses touchant à la famille avaient un impact réel et très profond sur le cœur d'Edwyn. Lui-même ne supporterait pas que le givre de la discorde vienne froncer les bonnes relations qu'il entretenait avec ses deux sœurs aînées.

Depuis qu'ils avaient quitté la Porte Sanglante, plusieurs couples d'heures avaient laissé filer leur cours et désormais il n'y avait plus autour d'eux que les reliefs escarpés des montagnes de la Lune. C'est une région sauvage et dangereuse qui grimpe sur des massifs rocheux couverts des forêts de conifères les plus traîtresses qui soient. La Grand-Route, sinueuse et félonne, conduit à travers l'unique col menant au Val d'Arryn depuis le Trident. Il faut à la fois se méfier des glissements de terrain, des éboulements, et des âpretés du climat, mais les attaques récurrentes des clans des montagnes sont la menace la plus dangereuse pesant sur les voyageurs malchanceux et téméraires. Cette partie-là des montagnes de la Lune était infestée par la vermine des maraudeurs de ces clans comme un cadavre s'infeste de vers, d'asticots et de moucherons. Mestre Wyman lui avait raconté les mœurs étranges de ces peuples barbares qui vivent des rapines et des maraudes le long de la Grand-Route : ils embusquent, ils pillent les très rares caravanes, ils épargnent les jeunes femmes qu'ils gardent pour l'enfantement, et s'arment avec le fruit de leur pillage ; s'ils sont très mal équipés, leur connaissance du terrain et leurs méthodes ont fait leur preuve puisque jamais aucun seigneur suzerain du Val n'a réussi à les déloger de ces montagnes hostiles et dangereuses. Le cœur d'Edwyn s'étreignait d'une certaine appréhension à l'idée d'un si périlleux voyage, mais entouré de la fine fleur des chevaliers du Val, il s'apaisait bien assez pour prêter toute son attention à la discussion qu'il tenait avec Jasper et sa sœur Maeve, cette jeune demoiselle si gentille et si amusante qu'il avait découvert lors de son séjour aux Eyrié.


– Oui, Melara m'a raconté cette histoire plusieurs fois pour m'endormir ! Mais elle a dit que c'est des bêtises, tout comme la légende qui dit que les Lannister auraient volé la couleur de leurs cheveux au soleil d'autrefois...

Edwyn ne put s'empêcher d'éclater de rire, car il avait à l'esprit l'image d'un homme chauve comme un os de genou qui couperait les cheveux du soleil pour se les coller sur la tête. C'était tellement drôle et ridicule à la fois qu'il se persuada d'un fou rire que c'était là toute la réalité des origines de la blondeur solaire des cheveux Lannister. Ces derniers n'étaient que des voleurs, après tout, ils avaient volé leur trône, pourquoi pas leur pigmentation capillaire ? Cela ne serait pas pour l'étonner, il avait entendu tellement de choses à leur sujet ces derniers temps qu'il aurait pu se laisser convaincre de n'importe quoi les concernant. On aurait pu lui présenter Lann le Futé comme le bras armé de l'étranger descendu sur le continent pour provoquer sa perte dans un grand déluge d'or embrasé, il l'aurait cru sans hésitation. Son imagination avait fait bien du chemin et déjà Edwyn se figurait les Lannister comme des personnes d'une extrême arrogance et s'il les situait, sur l'échelle sociale, au même niveau que le Roi lui-même, parce qu'il avait souvent entendu que les Lannister étaient parmi les plus puissantes personnes du continent, voire même les plus puissants, il appréhendait beaucoup de les rencontrer en territoire inconnu, puisqu'il ne savait rien de la citadelle de Hautjardin.

Mais ce qui le chagrinait le plus, c'était de savoir les Lannister responsables des derniers malheurs de son ami Jasper. Edwyn n'avait pu empêcher la croissance en lui d'une rancœur sourde et sombre à l'égard du Lion rugissant. Il espérait au fond de lui que ce malaise disparaîtrait avec le temps, et il espérait avec la même naïveté que les Arryn et les Lannister se réconcilient, mais il craignait malgré tout la confrontation susceptible de naître de leur réunion au même endroit, à Hautjardin... Et s'il voyait ses craintes se cristalliser, s'il voyait Jasper céder à la colère et la rage comme il l'avait fait aux Eyrié ? Si peu de certitudes, et pourtant comment aurait-il pu dire à son protecteur quoi que ce soit, lui qui n'était qu'un petit garçon de huit ans ? Comment lui donner des conseils qu'il était impossible au jeune Edwyn de saisir dans son esprit et de formuler vocalement ? Ce saut dans l'inconnu et le nouveau l'inquiétait d'autant plus qu'il se trouvait de fait invité à un mariage où il ne connaîtrait personne en dehors de Jasper et de Maeve... Leo Tyrell avait accepté sa présence de bonne grâce, d'après Jasper qui avait tenu à le rassurer, mais qui sait ce qu'il en serait vraiment le moment venu ? Près de lui chevauchait Jared, qui demeurait silencieux. Edwyn aurait souhaité lui demander conseil, ainsi qu'à Melara, mais celle-ci était tranquillement installée sur un cheval, derrière les voitures transportant leur matériel de moyage. Edwyn tourna un regard penaud vers Maeve.


– Dis... tu crois que je serai bien accueilli à Hautjardin ? Tu y es déjà allée, toi ?

Il n'en était pas sûr, mais après tout, Leo Tyrell était son oncle, et la famille était quelque chose de si important aux yeux d'Edwyn qu'il se considérait bien malgré lui comme un intrus dans ce voyage jusqu'à Hautjardin, et quand deux familles allaient se retrouver pour fêter l'union de deux des leurs, que ferait-il ? C'était le premier mariage auquel il allait assister, et quel mariage ! La grandeur de ce dernier l'écrasait de tout son poids, et très à l'étroit dans les multiples couches de vêtements qu'il avait enfilé pour ce voyage à travers les froides montagnes, Edwyn se sentait bien seul, alors même qu'il se savait entouré d'amis. Il essaya de se souvenir des paroles de Melara qui, plusieurs fois, lui avait parlé des splendeurs architecturales de Hautjardin. La septa n'était-elle pas originaire du Bief, après tout ? Hautjardin était un château mille fois plus grand que Vivesaigues, mille fois plus spectaculaire aussi. Edwyn serait très certainement impressionné par ce qu'il verrait, mais il jura de graver à tout jamais ce voyage dans sa mémoire. N'allait-il pas rencontrer Leo Tyrell le Long Dard, ce grand chevalier ? Cette rencontre serait sans doute très marquante pour le petit garçon, et à qui la devait-il, sinon à son ami Jasper ? Il rentrerait à Vivesaigues plein de bons souvenirs, Pour la famille, pour le devoir, et pour l'honneur!
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Maeve Arryn
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♦ Missives : 271
♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
♦ Liens Utiles : Maeve Arryn
Imaginarium
Journal
Intrigue et Aptitudes
Succes de la Peste du Val

1/2 rp

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Message Jeu 9 Fév 2012 - 2:44

Maeve n’avait pas pour habitude d’être aimé ou même d’avoir des amis. Elle était habituée à être seule dans ses Eyriés. Elle avait Noreen, qu’elle aimait bien, mais elle ne risquait pas de s’ouvrir toujours à la demoiselle. Bizarrement, il avait fallu un invité de marque, pour que la petite peste du Val se transforme en petit ange des Eyrié. Pour une fois, elle connaissait vraiment le sens du mot ami. Elle ne se cachait pas qu’elle était quand même heureuse. Elle espérait aussi que du coup, que son frère avait remarqué le changement subite de comportement de la peste du Val. Parfois il suffisait d’une personne pour tout changer. Edwyn semblait être celui qui l’avait assagi.

Le jeune Lord était intéressant, il n’était pas très gamin, bien qu’il fût plus jeune qu’elle. Elle savait qu’elle s’entendrait à merveille. D’un coté, lui aussi n’avait que des ainées comme Maeve. Il était assez drôle. Elle s’était attachée au petit Lord. Elle se demandait qu’est-ce que cela faisait d’être Lord aussi jeune. Bref, elle n’avait pas envie de lui en parler. Leur amitié était naissante, mais la petite enfant du faucon appréciait beaucoup le jeune garçon. Elle se sentait enfin intéressante et non oubliée, comme la plupart du temps. Elle semblait avoir quelqu’un qui la comprenait. Même si à la base elle ne parlait pas beaucoup, ses sourire en disaient beaucoup plus. Maeve regarda le Lord du Conflans et eut un sourire d’amusement. Elle n’aimait pas les Lannister, mais elle connaissait cette histoire. Toutes les Septas racontaient cette histoire.

Septa Marianna me la racontait aussi.

Paix à son âme. La pauvre dame avait été ramenée dans le montre des Sept et reposait après des années de services auprès de la petite enfant. Maeve jetait des regard parfois vers le Veneur, ou même vers son frère qu’elle regardait avec une certaine tristesse cachée, au fond d’elle. Elle n’Avait pas envie de voir le mauvais coté des choses. Jasper était trop jeune pour se battre et perdre la vie. À quoi bon rimait cette pensée. Elle ne voulait pas perdre son frère. Elle avait déjà perdue sa sœur. Si en plus elle devait rester loin de Jasper, elle ne le supporterait pas longtemps. On médisait parfois sur elle comme quoi, elle avait un cœur de pierre, mais pas avec tout le monde.

Maeve ne fit pas attention aux paroles du Tully, du moins, elle réfléchissait à la réponse. Elle ne connaissait pas son oncle aussi. Jasper et Maura l’avaient peut-être connu et même vu, mais elle était Arryn, la chair de sa mère qui était une Tyrell. Léo ne devait même pas la connaitre. Au moins, Edwyn serait reconnu pour quelques choses lui. Il était le plus jeune Lord, de tout Westeros.

On dit que Lord Tyrell est un hôte de marque, par contre, je ne le connais pas. Je ne connais même pas mon cousin. Il doit certainement me connaitre puisque c’est moi qui ait … enfin … je suis la fille de sa sœur. Mais toi tu es Lord Tully, ce n’est pas pareil. On m’a dit que du bien sur Lord Tyrell. Mon père ne m’a jamais laissé la chance de visiter les jardins du Bief. Maura les a connus

Elle était trop jeune pour sortir des Eyrié. Elle ne voulait pas avouer qu’elle avait peur. Elle sortait pour la première de la forteresse du Val. Elle quittait les montagnes, pour les champs à perte de vue. D’une quelconque manière, elle craignait ce qui se cachait Elle craignait être accablé d’une certaine rancœur. La pauvre dame des Eyrié était morte par sa faute. Bref pouvait-on seulement en vouloir à un enfant qui était né?

Vous avec déjà vu les jardins du Bief Noreen?

Elle n’oubliait pas son amie. Elle aussi avait le droit de s’inclure dans la discussion.

Je suis heureuse que tu nous accompagnes à Hautjardin.

Elle ne se l’avouait pas, mais elle était heureuse avec quelqu’un qui la comprenait. Il n’était pas plus vieux qu’elle. Elle se détourna quelques minutes rompant la conversation avec son frère et le chevalier du Val. Elle se tourna principalement vers Dedrick. Elle le connaissait un peu, mais à peine. Elle se demandait si le jeune homme les accompagnerait jusqu’à Hautjardin. Elle croisa son regard, mais revint toute suite vers le jeune Lord Tully.





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Message Jeu 9 Fév 2012 - 19:19

En préparant ses affaires pour ce long voyage qui promettait d’être enrichissant autant que long, Noreen avait dû essayer de trouver des tenues adéquates à toutes les situations qu’ils allaient croiser, et elle s’était rendue compte qu’elle allait passer pour une pauvrette. Non seulement elle n’avait pas un choix démesuré, mais en plus même les plus belles avaient l’air de chiffons par rapport aux tenues des autres… Elle devrait remettre la robe qu’elle avait porté le jour de son arrivée aux Eyrié pour le mariage et pour voyager son éternelle robe de coton noir à hermines d’or et un épais manteau assortis car l’automne était maintenant bel et bien là. Elle aurait aimé être un peu plus à son avantage pour prendre place à la table de Leo Tyrell et accompagner dignement Maeve Arryn, mais c’était comme ça, depuis son départ dans l’Ouest Ronan semblait l’avoir oubliée et elle n’oserait jamais demandé quoi que se soit à Jasper. Par contre elle n’avait pas oublié de cacher son arc dans sa malle, ainsi qu’un carquois de flèches, même s’il était peu probable qu’elle puisse l’utiliser, si elle ne le prenait pas, à quoi servait-il d’en avoir un ? Peut-être pourrait-elle chasser dans le Bois du Roi, ou dans le Bief, et puis même si ça n’était pas le cas, elle se sentirait un peu nue sans ça, après tout cet objet pouvait lui sauver la vie, elle en avait fait l’expérience en arrivant à la Porte Sanglante la première fois. Elle sourit en repensant à ses voyages, comme si elle ne pouvait pas rester en place, d’abord le Conflans et maintenant le Sud, finalement elle n’aurait pas passé tant de temps que ça aux Eyrié, elle passait le plus clair de son temps à cheval, d’ailleurs elle était habituée maintenant et elle n’avait plus du tout mal aux fesses ! Evidement tout cela était un peu exagéré, elle avait tout de même passé près de cinq mois sur six dans la blanche forteresse des faucons, mais pour une jeune fille qui aimait tant les contes, ces petits allers retours suffisaient à la faire se sentir, plus grande, plus mature et surtout une véritable aventurière, et que dire du fait de chevaucher au côté du Lord Suzerain du Val lui-même ! Gouverneur de l’Est ! Après la difficile descente à laquelle elle n’arrivait toujours pas à se faire, elle avait été aux anges, à partir du moment où elle était montée sur son étalon alezan qui après tant d’inactivité était dans une forme olympienne et surtout très nerveux, mais la Ruthermont qui avait tant de fois galopé à tout crins à cru sur la plage avec son poney n’avait rien à envier à l’assiette des meilleurs chevaliers.

La rouquine chevauchait aux côtés de sa maitresse et amie, elle était très fière d’être là, à la fois dans l’escorte et au botte à botte avec elle, et puis si contente de voyager de nouveau, de quitter les montagnes pour voir de nouvelles choses, Port-Réal, ça allait être grandiose, et Hautjardin, les roses d’or. Plus elle y pensait, plus ses joues devenaient roses et son cœur se serrait de hâte et d’émotion, elle en aurait pleuré, elle avait d’ailleurs faillit sauter de joie lorsque Jasper lui avait dit qu’elle viendrait avec eux assister au mariage de Tristan et Aliénor, mais la gamine qu’elle était en arrivant avait un peu changé, toujours aussi enthousiaste et rêveuse, mais elle avait apprit à le cacher. Elle était fière d’avoir réussit à gagner la confiance de la petite et même plus, elle qui depuis des mois osait à peine lui adresser la parole avait trouvé un moment pour partager son chagrin et ses questions et essayé de trouver les mots pour la réconforter. Même si Maura avait dit qu’elle n’avait pas de conseils à donner à sa sœur, Noreen estimait que si personne de plus apte n’avait le temps de lui dire quelque chose pour l’aider, alors elle devait le faire et elle était heureuse que Maeve l’ait écoutée. Fièrement assise sur Incandescent comme si le monde entier lui appartenait, elle humait l’air frais de la montagne qui avait le gout de la liberté retrouvée et des découvertes qui s’offriraient bientôt à elle. Et si les clans des montagnes avaient été assez fous pour attaquer sa colonne de vingt hommes d’armes, ils n’auraient certainement pas le cran de pointer le bout de leur nez avec cinquante hommes bien entrainés dont tout un tas de preux chevaliers et même Dedrick Veneur le plus courageux de tous, non ils n’oseraient pas.

La Ruthermont n’avait jamais trop aimé les Nordiens, déjà ils n’avaient pas de chevaliers, c’était très étrange et ils priaient des arbres parait-il, ils lui semblaient plus proche de barbares que d’honnêtes gens de Westeros, ainsi elle écoutait attentivement Jasper parler. Quand à l’histoire de Lann le futé, elle n’en avait eut connaissance qu’en lisant un livre sur les légendes de l’âge des Héros aux Eyrié, alors évidement elle ne lui prêtait pas beaucoup de crédit. Fiona sa nourrice avait plus tendance à lui bourrer le crâne avec des histoires de princesses et de princes, d’amour mêlé d’un peu d’aventure gentillette, la plupart du temps inventées par elle-même d’ailleurs, donc elle connaissait tout un tas d’histoires, mais pas nécessairement les mêmes que ceux qui étaient enseignées aux enfants de haute naissance. Elle se mit à rire doucement elle aussi avec Edwyn, évidement que c’était un mensonge, personne ne pouvait voler quoi que se soit au soleil, il était beaucoup trop haut !

« Non, je ne suis sortie du Val qu’il y a peu pour suivre l’ost de Maura dans le Conflans et accompagner mon père, mais avant ça j’étais toujours restée à Penn Irin. Septa Keriane dit que se sont les plus extraordinaires jardins de Westeros, ils ont des roses d’or savez vous ? J’ai vraiment hâte de voir ça, et puis se sera mon premier mariage… enfin si je mets de côté le mariage de mon père, mais il n’y avait que très peu d’invités et il n’y a même pas eut de bal… »

Noreen souriait de toutes ses dents.

« Je ne sais pas comment vous remercier d’avoir convaincu votre frère de m’emmener Ma Demoiselle Maeve. Je suis tellement contente de chevaucher avec vous et d’avoir la chance de voir moi aussi toutes ses nouvelles choses qui sans ce voyage me seraient toujours restées inconnues. »

Il y avait effectivement peu de chance pour qu’elle parcoure un jour les Sept Couronnes à la recherche de merveilles de ce monde, soit elle suivrait Maeve dans sa nouvelle demeure soit elle en aurait elle-même une nouvelle. Autant la cadette Arryn avait des chances de voir du pays pour rejoindre son époux, mais pour elle se serait très probablement un trou aussi paumé et piteux que son cap d’origine et où que se soit, il y avait fort à parier que le déplacement ne serait pas touristique pour un sou. Elle haussa les épaules, et se dit que quoi qu’il arrive au moins elle aurait vu Hautjardin et Port-Réal, qu’elle aurait traversé plus de contrées que beaucoup de jeunes filles de son âge, qu’elle en aurait vu presque autant que son père et qu’elle pourrait ainsi conter ses voyages à ses enfants, comme l'avait fait son père pour elle...

Elle porta son attention sur Jasper et Dedrick devant eux, elle ne voyait pas son visage mais elle se souvenait parfaitement de ses traits pour l’avoir regardé des heures durant et essayer d’y déceler le moindre signe de souffrance ou de réveil. Elle se souvenait s’être dit qu’il devait avoir au moins vingt ans, peut-être même plus mais qu’il avait un visage charmant et surtout, surtout, qu’il était d’un courage sans limite, ayant volé au secours des hommes de l’escorte au péril de sa vie, la rouquine n’en demandait pas tant. S’il était un chevalier en qui elle pouvait mettre toute sa confiance c’était bien lui, il était au moins aussi courageux que père et de bien plus haute naissance, et gentil avec ça. Au départ, elle l’avait veillé par devoir, considérant qu’il était très très vieux, mais c’était devenu un plaisir que de s’occuper de lui et de le divertir avec des chansons et des histoires et des discutions pendant les jours qu’il avait fallut à son rétablissement. Ensuite elle avait dû se hâter de regagner les Eyrié, mais si elle était peinée qu’il ait été blessé elle ne regrettait pas de l’avoir aidé à sa manière à se remettre sur pieds, et il était la fièrement en selle sur son beau destrier blanc qui par chance avait été retrouvé après la bataille. Elle ne remarqua pas les signes de la douleur qui le lançait parfois, elle ne remarqua que le fait qu’il portait des plates ce qui lui donnait une allure presque princière et elle se rendit compte qu’elle le fixait depuis déjà plusieurs minutes avant de se détourner, heureusement Septa Keriane n’était pas du voyage…


Dernière édition par Noreen Ruthermont le Mar 28 Fév 2012 - 21:07, édité 1 fois
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Message Mer 15 Fév 2012 - 1:49

Loyauté vaut mieux qu'argent, un proverbe qui aurait pu convenir à l'extrême particularité du lien qui unissait la maison Arryn à l'ensemble de ses vassaux, de Soeurbourg jusqu'à Goëlville. Si dans les Terres à l'Ouest des montagnes de la Lune, la loyauté d'un borgne est aussi rare que la fidélité d'une coquette, tel n'était pas le cas dans le Val où les liens d'amitiés entre les grandes maisons prévalaient sur les liens de subordination qu'imposaient la toile de la vassalité. Il ne peut y avoir d'amitié là où s'enchevêtrent la cruauté, la déloyauté et l'injustice. Les « méchants » ne s'assemblent jamais que pour un complot, et non pour une société, ils ne s'aiment pas, ils se craignent, ils ne peuvent être amis et sont condamnés à n'être jamais que des complices. Tel n'était pas le cas dans le Val, et les paroles de ser Dedrick Veneur le réconfortait. Jeune seigneur suzerain, il pouvait lui être difficile de se mesurer à ses liges plus âgés, de se faire entendre et obéir d'eux, mais la loyauté des vassaux de la maison Arryn lui facilitait grandement la tâche, malgré l'ombre que laissait encore planer sur lui le souvenir de sa sœur aînée. Il n'avait pas besoin de trop hausser la voix pour obtenir ce qu'il souhaitait et donner ses ordres, comme si les nobles seigneurs liés aux Eyrié par l'honneur d'un serment d'allégeance s'estimaient satisfaits de servir la prestigieuse maison du Faucon blanc. Dans le Val d'Arryn, il était commun de considérer l'honneur comme préférable aux honteuses richesses, car si l'on retrouve aisément les biens qu'on a perdu, il n'en va pas de même de l'honneur qu'on ne retrouve jamais qu'au prix d'un lourd sacrifice. L'honneur est la poésie du devoir, il est gravé dans le corps et le cœur de tous les braves hommes du Val. L'honneur est plus qu'un mot, c'est l'air même qu'ils respirent depuis l'enfance, c'est l'eau qui les abreuve, la viande qui les nourrit. L'honneur plutôt que les honneurs, la mort plutôt que le parjure, ainsi en allait-il dans le Val d'Arryn plus que partout ailleurs. L'honneur d'un Arryn n'est pas cette neige qui fond à l'approche du soleil, il est fait d'une matière aussi durable et éternelle que la roche des montagnes de la Lune, car il est dans le Val un éperon pour la vertu et non un étrier pour l'orgueil. Le royaume était pourri de l'intérieur par tous ceux qui n'observent les règles de l'honneur qu'ainsi qu'ils observeraient les étoiles, c'est-à-dire de très loin. Jasper s'était depuis toujours persuadé que l'homme d'honneur a pour lui les deux remparts les plus sûrs dans l'adversité, une âme sans remords et un cœur toujours pur. Il avait toujours refusé de se laisser aller à observer le monde autrement qu'à travers le prisme parfait de l'honneur, il avait toujours refusé le miroir de l'argent, de la facilité, du plaisir et du vice : un homme ne se doit mirer que dans l’œil d'un adversaire, pour l'honneur, ni plus ni moins, le reste n'est que vanité stérile.

Mais Jasper ne pouvait s'empêcher de laisser son esprit se flétrir des brûlures de la rancœur à l'égard de ceux qui, depuis quelques temps maintenant, avaient jeté sur lui leur venin et leur fiel. Peut-être était-il trop exacerbé, trop à vif dans son tempérament pour digérer l'offense portée contre lui... il avait bien conscience d'avoir échoué, dans sa correspondance, à s'élever au niveau de ses pairs en échouant à transmettre ses volontés dans leur exactitude. Incompris de Tybolt Lannister, voilà qu'il faisait route vers Hautjardin avec la certitude qu'il ne recevrait là-bas rien de plus qu'un regard de la part de celui qui avait semé sa graine dans le ventre de sa sœur aînée. Cette pensée le dégoûta quelque peu. Ser Dedrick Veneur le questionna sur ses projets concernant la guerre, et là encore, les yeux brûlant des flammes d'une certaine rancœur à l'égard de la maison au Lion d'or, Jasper ne pouvait oublier que ce chevalier honorable qui faisait route avec lui avait été l'écuyer du Lion Gris, le père de Tybolt Lannister. Il ne pouvait s'empêcher d'y songer, lui causant ce peu de peine qu'il dissimulait derrière cet air contrit et dur qu'il affichait depuis qu'ils avaient perdu de vue la Porte Sanglante. Sur la route, tous étaient très vigilants, car tout ombre était suspecte, et tout bruit était anormal. Un lieu commun pour les chevaliers du Val habitués aux méthodes des clans des montagnes de la Lune.


 « J'ai l'intention d'aller combattre les Fer-nés en effet, et... »

Avant qu'il ait pu finir sa phrase, la chute d'une petite pierre sur la route attira son attention. Elle dégringolait seule, vivement, mais c'en était déjà trop pour ne pas éveiller les soupçons. S'agissait-il des hommes des clans ?S'agissait-il d'un lynx-de-fumée qui s'était trop approché du chemin ? Un éboulement se préparait-il ? Sans attendre qu'un instant passe davantage, Jasper tira sa longue épée d'acier château qu'il leva devant lui. L'instant d'après, une pierre frôlait sa joue, la zébrant d'un éclair rouge, et presque aussitôt, une pluie de pierres s'abattaient sur eux. « Aux armes ! » Après la pluie de pierres, le tonnerre du métal des armes qui s'entrechoquent quand apparurent les hommes des clans dans leurs armures de fortune, armés d'épées rouillées et de haches ébréchées. Mais aucun des chevaliers de l'escorte de Jasper Arryn n'aurait commis l'impair de les sous-estimer. Les visages de ces guerriers féroces étaient scarifiés de brûlures et Jasper reconnut immédiatement les Faces Brûlées. Ils couraient vers eux de tous côtés, désorganisés mais déterminés, comme plusieurs vagues prêtes à fracasser leur écume sur un même rocher. On entendit le cri des chevaux effrayés et des épées tirées à la haute. Quelques chevaliers se rapprochèrent aussitôt des enfants et des véhicules pour dresser un barrage de leur corps et de leurs armures entre eux et la menace. D'autres, la plupart, s'élancèrent contre leurs agresseurs dans un fracas de cris et d'acier. Le sang ne tarda pas à couler. Jasper restait en place, la main serrée sur la garde de son épée, les hommes des clans semblaient nombreux et attaquaient par l'avant et les côtés. L'un d'eux s'approchaient à toute vitesse, brandissant un gourdin clouté qui fendait l'air. Virant de côté il abattit la lame de son arme en un formidable arc-de-cercle qui vint trancher la gorge de l'imprudent, un déluge de sang s'écoulant de la plaie béante. Jasper déglutit et reprit son souffle. « Pour ceux qui sont tombés ! » Hurlant à tout rompre, il s'élança contre ces adversaires qu'il avait appris à connaître mais dont il ne savait pas tout. Engageant le combat contre l'un d'entre eux qu'il accula contre un renforcement rocheux, il se trouva bientôt encerclé par trois ennemis soucieux d'en découdre et qui auraient uni leurs efforts contre lui s'il n'avait pas reçu le secours des chevaliers de son escorte élancés à sa suite pour protéger leur seigneur suzerain.


Dernière édition par Jasper Arryn le Ven 24 Fév 2012 - 0:03, édité 2 fois
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Message Lun 20 Fév 2012 - 19:26

« Aux armes ! »
Un instant son coeur se contracta alors qu'une avalanche de pierre s'abattaient sur leurs têtes. Il porta instinctivement la main à sa poitrine tandis qu'une sueur froide perlait le long de son échine. Le temps d'un battement de cil il sentit à nouveau le froid baiser de l'acier sur ses reins et un serpent glacé répondant au nom de "peur" avala son courage. Encore pensa t-il tandis que les hommes commençaient à apparaître derrière les pierres, des Faces Brûlées. Le Val était il à ce point dangereux qu'une attaque survenait à chaque pas sur ses maudites routes !

La main d'un sauvageon posé sur le mors de Roncier le tira de sa rêverie. Vif, il se saisit de la masse a ailettes fixée à la selle et l'abattit sur la main qui tenait la lame courte, la faisant volée des mains de son assaillant. Le deuxième coup lui fendit le crâne en deux comme une grosse courge, deversant son contenu sur la route. Le chevalier fit alors volter son cheval et ce dernier cabra, abattant ses sabots sur le crâne d'un assaillant. Le jeune homme se félicita alors de posséder une monture entraîner pour la guerre.
La bête évoluait sans peur, le sabot était sûr et il se montrait même belliqueux lorsque l'occasion se présentait, comme maintenant. D'un coup d'oeil circulaire Dedrick évalua la situation. En une fraction de seconde la situation s'était dégradée et les combats faisaient maintenant rage tout autour de lui avec la plus grande intensité.
Lord Arryn avait foncé tête baissé et un instant le Veneur fut tenté de le suivre, mais le chapelet de Chevalier qui s'égraina à la suite de Jasper l'en dissuada. Son aide serait surement plus utile ailleurs. Il rengaina la masse et tira l'épée, plus à son aise dans cet exercice. Le froid soleil se refleta un instant dans la plate et l'acier chateau tandis qu'il talonait Roncier, le lança poitrail en avant dans la masse humaine qui le séparait de la jeune soeur de Jasper, de Lord Tully et de Noreen.
Tous trois chevauchait de concert à quelques pieds de là et se retrouvaient, comme tous, pris dans le feu et sans la moindre protection, si ce n'était la ligne d'hommes d'armes qui l'un après l'autre mourraient à leurs pieds.

Taillant de gauche et de droite dans la marrée de chair, le chevalier parvint à leur hauteur à l'instant ou un montagnard parvenait à dépasser la maigre résistance qu'opposait les francs-coueurs du Val. Portant un coup du bas vers le haut, la lame du Veneur vint trouver la Face-Brûlée juste sous le menton, la transformant en face béantre tandis qu'une giclée de sang éclaboussait la robe blanche de Roncier et la plate de son cavalier.

"Avec moi !" Lança t-il a l'intention du trio tandis qu'il mettait pied à terre pour se battre, flattant la croupe de son cheval d'une tape vigoureuse qui fit s'éloigner celui ci au trôt. Dans une telle mêlée, l'emploi du cheval devenait mal aisé, voir dangereux tant on était facilement surpris par une pique jaillissant de nul part.
Au sol, épée contre épée le chevalier se targuait de ne craindre rien ni personne. Un coup d'oeil sur la situation le rasseréna du moins. Tout ne semblait pas perdu et les hommes du val, d'abord déstabilisés par l'embuscade, reprenaient pied et regagnaient du terrain. Les corps s'amoncelaient sur la Grand'route et le fracas des armes devenait assourdissants. L'odeur métallique du sang vous prenait à la gorge tant elle était forte. Maeve, Noreen et Edwyn dans son dos, le Chevalier se faisait fort de les protéger au mieux. Surgit alors un groupe de trois montagnards. Fourrures, armes rudimentaires, barbes hirsutes et visages scarifiés, ils approchaient du petit groupe, résolus.
Peu enclin à la réflexion dans un pareil moment, le chevalier n'écouta que son courage et chargea, épaule en avant et rugissement dans la poitrine. Surpris, l'un des montagnards ne put éviter le coup de butoire qui l'atteignit dans plein thorax, l'envoyant voler dans la poussière le souffle coupé. Le chevalier n'eu pas le loisir de savourer son demi-succès qu'un gourdin l'atteignait à la tête, juste derrière l'oreille, faisant couler le sang et exploser un millier d'étoiles devant ses yeux.
Animé par la rage de la bataille, se remettre sur pied ne lui prit qu'une fraction de seconde, juste à temps pour parer le second coup, probablement mieux ajuster et cette fois mortel. Son épée trancha le bras au niveau du coude et un mugissement plus animal qu'humain ponctua la scène, le sauvage se replia de quelques pas tout en serrant son bras mutilé contre sa poitrine, tandis que ses deux compagnons se déployaient pour encercler le chevalier.
Ce dernier tentait de les garder tous les deux à vu, tournait sur lui même en essayant de rester entre eux et les enfants. La première charge vint a l'initiative des sauvages, piques durcies au feu contre acier chateau. L'allonge leur donna l'avantage et tandis qu'il feraillait contre l'un, l'autre lui planta un pouce de bois dans l'épaule, au défaut de la spalière. Ecumant de bave et de rage, Dedrick empoigna la hampe de l'arme qui dépassait de son bras et d'un coup net la trancha, transformant la pique en vulgaire baton, puis tout avançant, il projetta son bras vers l'avant en un puissant coup d'esoc qui vint perforer la cage thoracique du montagnard dans un craquement d'os sinistre. Un de plus pensa t-il, mais pour s'occuper de celui la, il avait quitter des yeux les deux autres.
D'instinct, il roula sur le coté tandis que la pique en bois de l'ennemi soulevait ses boucles rousses. D'un bond il fut sur pied, prêt à faire face. Le sang ruisselait de son cuir chevelu et tachait la blanche fourrure qui ceignait ses épaules. Il ne tenait plus son arme qu'a une main, le morceau de boit fiché dans son épaule l'empêchant de lever bras.

L'un des deux étaient mutilé, mais l'autre semblait indemne. La partie s'annonçait moins fine qu'il ne l'avait esperé.

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Message Ven 24 Fév 2012 - 3:15

Le fracas de l'escarmouche retentissait tout autour d'eux. Après la pluie de pierre et l'apparition des hommes des clans, tout avait été très vite, trop vite au goût du petit Edwyn dont le cœur palpitait sans relâche dans sa poitrine, cognant sa cage thoracique comme le cheval qui, lancé au galop, cogne la lande qu'il chevauche en direction de l'horizon lointain. Mais le petit garçon n'avait pas le temps de se laisser aller. Dès le premier appel aux armes de Jasper, Jared avait quitté son cheval et l'avait dégagé, afin de se rapprocher de son petit lord qu'il avait le devoir et le besoin de protéger au péril de sa vie. Il aida promptement le petit garçon à descendre de son cheval. Sans un mot, parler n'était guère nécessaire, car Edwyn savait comment il fallait réagir en cas d'attaque par les hommes des clans : Jasper lui avait expliqué ces situations et ce qu'il fallait faire si elles survenaient. Bien sûr, passer de la théorie à la pratique était périlleux et jamais le petit Edwyn n'aurait imaginé éprouver une telle panique. Mais la présence de Jared le calmait, et de voir Jasper s'élancer au combat le rassurait. Jared fit de même avec Maeve et Noreen qu'il aida à descendre de cheval et qu'il garda entre lui et la voiture qui s'était arrêtée. Melara s'empressa de les rejoindre, elle aussi avait quitté sa monture. Jared lui tendit une dague et Melara, bien que non-violente et réticente à faire usage d'une arme du fait de son statut de septa, la saisit avec vigueur car la vie de son suzerain était en jeu. Edwyn se croyait en sécurité mais autour d'eux les combats faisaient rage, et à mesure qu'ils s'approchaient de leur petit groupe, Edwyn put mieux observer pourquoi on appelait ces hommes les « Faces Brûlées ». Ils étaient proprement hideux avec leurs visages scarifiés de brûlures rituelles. Ils n'avaient rien des guerriers qui peuplaient les histoires que Melara lui racontait pour l'endormir. Au contraire, ils étaient pouilleux comme des sauvages et se battaient sans honneur. Ce qui n'était pas le cas du chevalier qui s'interposa entre eux et trois hommes des clans qui s'approchaient avec des yeux qui avaient tout d'une menace de mort. Ser Dedrick, c'était ainsi que Jasper avait appelé ce chevalier qui luttait avec acharnement contre trois ennemis sanguinaires. Il leur opposait une résistance farouche et digne d'être chantée par les troubadours, mais il ne pourrait plus tenir longtemps comme cela et le petit Edwyn le savait. Jared ne pouvait se porter à son secours, il était occupé lui-même à lutter acier contre acier avec un adversaire jailli sur l'arrière qui menaçait de son épée courte rouillée la sécurité de leur petit groupe. Melara elle-même ne pouvait se porter au secours du chevalier qui faiblissait, elle n'était pas une combattante, et restait près des enfants qu'elle gardait à leur place: « Surtout ne bougez pas... » Elle donnait l'air confiante mais, à l'entendre, elle était à deux doigts de succomber à la panique, et il y avait de quoi la comprendre.

Edwyn eut alors une idée fulgurante qui, a défaut d'être lumineuse ou de changer radicalement le cours de la bataille, ft d'un grand secours pour ser Dedrick car en effet le petit garçon saisit la fronde qui pendait à sa ceinture et qu'il avait dissimulé là contre l'avis de sa septa, s'agenouilla avec vivacité pour se saisir du premier caillou pointu qu'il trouva et, en se relevant, fit tournoyer son arme avant de fronder le projectile qui, tel un météore, alla se ficher dans l’œil du sauvage à la face brûlée qui s'apprêtait à attaquer ser Dedrick. De surprise, le barbare se figea quand un nouveau météore vint lui percuter le front, ce qui ne l'assomma point, mais l'irrita suffisamment au point qu'il poussa un hurlement de rage et de sang mêlé. Ce cri sonore attira l'attention d'autres chevaliers du Val qui se portèrent immédiatement au secours de leur frère d'arme dont la vie était menacée car même s'il était borgne, le sauvage n'en demeurait pas moins dangereux, et accompagné. Edwyn, qui ne savait pas vraiment ce qu'il faisait, mitraillait à faible cadence les ennemis qui s'approchaient de ser Dedrick et des deux autres chevaliers qui étaient désormais à ses côtés, en lestant sa fronde de plusieurs cailloux qu'il ne sélectionnait pas vraiment sinon du bout des doigts tant le tout s'accomplissait dans le feu de l'action. Jared ne s'en sortait pas si mal, il parvenait à repousser ceux des hommes des clans qui parvenaient jusqu'à lui et gagnait même du terrain sur ses adversaires mais ne s'éloignaient pas trop d'Edwyn dont la protection était son seul objectif. La bataille était cependant loin d'être terminée et au contraire elle prit une tournure nouvelle quand plusieurs Faces brûlées firent irruption devant eux après avoir esquivé les obstacles que constituaient Jared d'un côté et ser Dedrick et les chevaliers de l'autre. De stupeur autant que de frayeur, Edwyn abandonna sa fronde qui glissa d'entre ses doigts qui tremblaient alors que Melara le poussait derrière elle avec la petite Maeve et sa suivante Noreen. La septa les pressaient contre la paroi du véhicule dont le bois les privait de tout espoir de sortie de ce côté là. Les hommes aux visages tuméfiés des morsures du feu s'avancèrent vers eux, l’œil menaçant et la gueule entrouverte comme celles des chiens qui s'apprêtent à mordre avec toute leur férocité. Pris d'une témérité qu'il s'ignorait et que d'autres auraient appelé folie furieuse, même s'il fallait surtout y voir la réaction d'un enfant trop effrayé pour être raisonnable, Edwyn glissa sous les bras de Melara et tira son épée au pommeau d'argent qu'il brandit non sans fierté à l'adresse de ceux qui les menaçaient de toute leur laideur.


– Arrière ! Arrière ! Vous ne passerez pas !

Edwyn s'intimida lui-même, mais en revanche il n'intimida guère les hommes qui lui faisaient face et qui rirent grassement de son petit courage. La courte vie d'Edwyn aurait très certainement pris fin à cet instant si cette hilarité ne lui avait pas sauvé la vie : en effet, de rire, les Faces brûlées devant lui perdaient un temps précieux qui permit à Jared de se ruer sur eux de toute sa force et de toute sa hargne et, d'un coup d'un seul, il trancha le visage du plus laid de ces adversaires qui désormais, ne riaient plus. Alors que Jared entamait un dur combat contre eux, Melara s'empressa de faire revenir le petit suzerain du Val sous la maigre protection de ses bras. Elle le pressait contre lui et, intérieurement, priait pour leur salut.
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Maeve Arryn
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♦ Missives : 271
♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
♦ Liens Utiles : Maeve Arryn
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Intrigue et Aptitudes
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Message Mar 28 Fév 2012 - 4:16

L’insouciance du temps était parfois trop bonne. Elle avait tendance à regarder un peu partout. Les menaces étaient toujours présentes. Elle écouta donc Noreen avant d’y penser. Personne ne pouvait avoir de si somptueux jardin. Mise à part le Lichen, le nord contenant seulement des roses de glace, encore faut-il qu’elle puisse exister. Dorne était bien trop chaud pour accueillir de telle fleur si somptueuse. L’ouest et ses montagnes encore heureux que les terres soit fertiles. Il n’y avait que le Bief comme verdoyante région. La petite peste du val ne put que répondre très rapidement à sa jeune suivante. Elle était contente d’avoir de la compagnie pour son premier grand voyage. Elle était heureuse. Elle allait revoir sa grande sœur. Elle lui manquait tellement. Premier arrêt Port-Real, et elle finirait chez son oncle, à Hautjardin.

C’est tout un plaisir de vous avoir auprès de nous, Noreen. Je suis certaine que Lord Leo sera autant enchanté que de voir Lord Tully.

La jeune Arryn savait que Noreen lui serait utile. Elle ne serait pas seule. Cette fois ci, elle aurait de la compagnie. Maeve était habituée à être la seule enfant. Une mauvaise habitude qu’elle avait de se sentir très seule. Elle avait toujours marché dans les pas de sa sœur ou dans ceux de Jasper. Elle tombait trop souvent, mais elle avait changé d’avis et surtout d’attitude. Maura serait certainement de bonne humeur sachant cela, mais le temps était à autre chose. La jeune enfant des Eyrié sentit son cœur rompre, quand ses deux chevaliers habituels sortirent leur épée. Sa jument piaffait au sol nerveusement, elle devait descendre sans se faire piétiner par sa jument. Douglas et Merrick combattaient déjà les Face Brulés et la petite Arryn avait peur pour ses deux hommes.

Maeve attrapa la main du garde du jeune Tully et descendit d’Abysse. La jeune jument avait été ramenée près des autres montures, mais Maeve craignait pour la vie de Jasper. Il ne pouvait pas être blessé. Elle ferait quoi sinon! Pour elle se voyage était la pire des idées qu’il eu. Surtout qu’elle avait entendu les rumeurs que son frère s’était engagé. Elle n’avait pas d’avis à émettre. Elle était la cadette. Tout ce passa si vite. Edwyn qui tentait au mieux d’aider un peu le chevalier du Val, puis son épée tiré, pour retarder ses sans têtes d’imbéciles de barbare. Au même titre qu'un fer-né, l’intelligence n’était pas le pré-requis pour ce clan comme tous les autres.

Même derrière Melara, Maeve regardait ses deux Sers. Les deux hommes étaient au service de la petite peste depuis quelques années déjà. Quelques temps après la mort de son père, Maura lui avait imposé une garde. Elle voyageait toujours avec ses deux sers et plusieurs autres hommes qui servaient la famille Arryn. Elle n’avait pas cru que les Faces Brulés tentent une escarmouche contre le convoi et qui partait des Eyrié. Suivant ses chevaliers ainsi que son frère, la jeune enfant s'échappa de l’emprise de Melara, lorsqu’un de ses protecteurs tomba au sol. Elle comprenait ce que Maura pouvait ressentir lorsqu’elle avait vu ses chevaliers trépasser.

Peu importe si on criait son nom. Posant ses mains sur le chevalier au sol, elle regarda les yeux figés de l’homme qui était presqu’un père pour elle. Ser Douglas avait dépassé la quarantaine. Il avait quelques cheveux grisonnant qu’on attribuait souvent à Maeve. Elle était fantasque et lui en avait fait voir de tous les couleurs, mais le perdre n’avait jamais été dans ses intentions. Surtout après le trépas de sa Septa. La petite Arryn ne se souciait plus de sa propre sécurité. La jeune enfant ne pouvait savoir qu’au même moment, on se ruait vers elle. Son deuxième chevalier s'avança vers elle et enfonça sa dague dans le cou du barbare, au bon moment
.
Retournez près de Lord Tully et les autres maintenant!

NON!

Attrapant Maeve par la taille, il la ramena près de la Septa du jeune Lord du Conflans. Chagrinée par sa perte, elle se tourna vers Noreen chassant ses larmes. Elle était de quatre années son ainés, elle arriverait bien à faire taire son chagrin. Elle avait pris la main de la Ruthermont dans la sienne espérant que ce combat finisse au plus vite.
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Message Mar 28 Fév 2012 - 21:06

Noreen qui discutait tranquillement avec Maeve et Edwyn ne prit pas garde au bruit de la pierre qui roulait contre les rochers, mais Incandescent lui, l’avait entendu, dressant ses oreilles et levant sa tête plus haut qu’à l’accoutumée bien qu’il la portât déjà bien haut de nature. Elle le sentit frémir sous elle et s’aperçut que ses naseaux étaient dilatés, il humait l’air, mais que pouvait il bien sentir, l’instant d’après elle le sut, entendant l’acier château de l’épée de Jasper tiré au clair et le jeune homme hurler « Aux armes. » Non pas encore ! pensa la jeune enfant, et pourtant si, encore, les clans des montagnes attaquaient une nouvelle fois ? Une pluie de pierre et ils étaient sur eux. Elle fut touchée à la tête et aux membres, douloureux, mais loin d’être assez fort pour l’empêcher de garder les idées claires, mais la peur elle était un ennemi bien plus dangereux. Seulement le grand étalon rouge avait lui aussi était atteint par quelques cailloux et il s’agitait, sa cavalière n’eut aucun mal à rester en selle, c’était inscrit en elle que d’accompagner chaque mouvement de sa puissante monture, mais la nausée d’effroi pétrifiante qui l’avait gagné aux premiers instants de l’assaut dû laisser place à la raison le temps d’une caresse à son cheval qui se calma sur le champ continuant simplement à renâcler. Sa seconde pensée fut pour les deux enfants qui étaient avec elle, elle ne parvenait pas à voir plus loin pour l’instant. Heureusement un mur de chevaliers et d’hommes d’arme s’était formé autour d’eux les protégeant des assauts des Faces Brûlées mais se mur semblait bien mince par rapport aux vagues de sauvages enragés qui déferlaient sur eux.

« Les enfants, restez avec moi ! Pardon… mon Lord, ma Dame… N’ayez pas peur, il ne vous arrivera rien, les hommes du Val sont de fiers combattants, ils ne laisseront rien vous arriver, quoi qu’il arrive restez groupés et ne vous éloignez pas. »

N’ayez pas peur… tu parle, elle était elle-même morte de trouille, mais à la différence des enfants, elle avait déjà subit une attaque et elle savait qu’aussi valeureux soit les hommes, les barbares n’en étaient pas moins décidés à tuer et à voler, et pire, mais elle n’osait y songer, même si l’espace d’un instant, le visage tuméfié de sa septa passa dans son esprit. Quoi qu’il en soit, ses paroles avaient pour but de les rassurer et de les empêcher de faire une bêtise elle n’avait pas d’ordre à leur donner, mais elle espérait néanmoins qu’ils suivent son conseil. Seulement elle eut à peine le temps de terminer sa phrase qu’un des hommes de la petite truite la faisait descendre de cheval et l’amenait à se coller à un chariot. Effectivement cela protégerait leurs arrières, mais elle n’était pas tellement rassurée à l’idée de ne plus avoir Incandescent auprès d’elle ni plus par ce qui pourrait arriver à l’étalon dans le chaos de la mêlée. Elle adorait son cheval, c’était un destrier, dressé pour la guerre à la base, un cadeau de son père, toujours un peu à coté de la plaque le Ronan, mais elle était contente de l’avoir lui plutôt qu’un cheval de fille et elle se sentait plus forte sur son dos, et tellement plus rapide aussi, enfin, elle n’avait pas le choix, elle venait de dire aux gamins de rester groupés, donc elle devait suivre ses propres préceptes. Entre temps, Ser Dedrick était venu à leur secours et se battait corps et âme pour les protéger, seulement il était seul face à trois adversaires et il ne tiendrait pas, Jared était lui aussi occupé, et le mince rideau de Valois s’effilochait à vue d’œil, il fallait agir ! Cherchant des yeux un quelconque secours, elle se rendit compte que le chariot duquel ils s’étaient rapprochés était celui qui renfermait sa propre malle et dans sa propre malle il y avait… son très cher arc et ses flèches… Présent de Dorian qui était beaucoup moins à coté de la plaque de Ronan, définitivement, même si elle s’était interdit de les porter sur elle dans la mesure où elle ne pouvait pas les cacher sur son cheval et où ça aurait pu être mal perçut. Le remerciant en pensée elle se précipita à l’intérieur sans plus écouter Septa Melara ni personne non plus que voir les exploits du petit Lord.

Elle farfouilla dans le vieux coffre de bois, enfouis sous quelques robes, il était là, elle s’en saisit juste avant d’entendre du bruit derrière elle, elle eut à peine le temps de se saisir d’une flèche avant de sentir une main lui saisir fermement le bras et la retourner. Vision d’horreur que se visage balafré et couvert des cicatrices mouvantes du feu, dans la pénombre du chariot c’était pire encore, elle ne put s’empêcher d’émettre un couinement étouffé, impossible de crier, la seule chose sur laquelle elle pouvait se concentrer était la flèche qu’elle tenait entre ses doigts derrière sa cuisse. Ne panique pas, ne panique pas, il te prend pour une proie facile, c’est là ton avantage. Était-ce là sa raison qui lui parlait ou les mots des paroles de son père qui lui revenaient ? Les yeux de la rouquine n’en étaient pas moins écarquillés, elle n’en était pas moins terrifiée par ce qu’elle voyait autant que parce que cela présageait, mais il y avait un espoir, le tout était d’agir au bon moment, car si elle ratait sa cible, s’en était fait d’elle, il était beaucoup plus fort qu’elle, armé, et pas d’une simple flèche, et même si elle criait personne ne pouvait venir à son secours, cette fois c’était à elle seule de s’en sortir. Heureusement pour elle, le sauvage était trop occupé à la maintenir près de lui et à lui caresser les cheveux pour se rendre compte qu’elle cachait quelque chose. Il se mit à grogner, ou peut-être à rire, elle n’aurait su dire, en tout cas il souriait, enfin quoi que, ça n’était pas tellement certain non plus, mais il lâcha son arme et l’attrapa par les cheveux pour l’amener contre elle et le renifler, elle n’en serra que plus fort le bois de son arme dérisoire. Pas encore, pas encore… Tremblante, elle attendit, attendit ce qui lui parut des heures et qui n’étaient que l’instant d’après, lorsqu’il colla sa bouche dégoutante sur la sienne, pour lui enfoncer la pointe en fer dans la gorge et lui mordre la lèvre. Dans un cri rauque et plein de sang, il s’affala sur elle essayant de serrer sa gorge mais n’y parvenant que quelques secondes, avant de se vider de son sang sur le plancher du chariot et en partie aussi sur elle. Nauséeuse, elle se dégagea facilement, avec la force d’une profonde frayeur qui peu à peu la quitterait, elle se releva chancelante, et eut besoin de quelques secondes pour reprendre ses esprits. Il était mort ou pas, loin, il faisait encore des bulles de sang, face contre terre, et elle le regardait sans remord et sans fierté, elle avait serré si fort la flèche qu’elle l’avait cassé et il lui restait toujours le bout doté de la pointe dans la main, l’éveinage était par terre, non loin de là, empennage noir et jaune, couleurs de sa maison.

« Arrière ! Arrière ! Vous ne passerez pas ! » Une voix pré-pubère ?! LORD EDWYN ! Dieux tout puissants aidez nous et Guerrier donne moi la force je t’en conjure !

Elle sortit du chariot en trombe, et balaya la scène du regard l’espace d’une seconde, les Face-Brulés étaient morts de rire, Edwyn leur faisait face avec une épée qui ressemblait à un pique pour faire les brochettes Maeve était au diable vauvert en train de pleurer une de ses épées liges tombée au combat, heureusement la petite était entre de bonne main pour le moment, Dedrick avait reçut de l’aide, Jared s’en sortait bien, mais il était seul face à trop d’adversaire et ne tarderait pas à se faire fracasser la tête par les assaillants dont il venait de sauver la truite. Elle encocha une flèche, ajusta sa cible et tira avant d’en encocher une nouvelle, les deux pieds posés sur le siège de cocher du chariot c’était bien plus précis qu’au galop sur un cheval ! Le premier sauvage tomba rapidement, une flèche enfoncée d’une bonne main sous l’aisselle, à gauche, et le second, touché à l’épaule y regarderait peut-être à deux fois avant de se jeter sur Edwyn, maintenant elle était leur cible privilégiée, et c’était plus ou moins le but de la manœuvre. Une nouvelle flèche transperça un autre assaillant, et celui qui saignait maintenant abondamment de l’épaule courut vers elle, d’un bon en arrière elle esquiva ses paluches qui voulaient la saisir aux chevilles et lui envoya un cou de pied à travers la face. Elle sauta à bas du chariot alors que son chevalier ramenait Maeve auprès d’eux, la petite lui prit la main et la rouquine la serra très fort et attira son amie tout contre elle quelques instants, mais qu’elle dût rapidement lâcher pour encocher une nouvelle flèche et tirer sur un nouvel assaillant, ils étaient encore loin d’être tirés d’affaire et ils n'avaient pas le temps de se morfondre, mais Noreen comprenait aisément le désarroi de la petite, elle la regarda dans les yeux avec un air très sérieux que peu de monde lui connaissait et dit simplement :

« Il est mort au champ d’honneur pour vous protéger, Ma Dame. Rester à l’abri, est le meilleur moyen d’honorer son sacrifice. Quand à moi, je vous supplie de ne pas vous mettre de nouveau en danger, vous perdre me serait trop pénible… »

Dans la nasse, elle aperçut Incandescent en train de piétiner une des Faces Brûlée qui venait d’essayer de l’attraper par la bride, il se défendait bien, elle l’appela d’un sifflement strident et il vint à elle sans hésiter bousculant les ennemis qui barraient le passage, balançant des coups de sabot et de dents furieux lorsque s’était nécessaire, elle l’avait appelé pour ça, pur qu’il dégage la place, et maintenant qu’il était là, il la protégeait aussi bien elle que les deux enfants et la Septa. Mais les chevaliers continuaient à se battre et Noreen devaient les aider, de là où elle était, avec son arc et ses flèches tout en protégeant sa petite Dame et le petit Lord. Elle se colla dos sur l’épaule de l’étalon immobile tête dressée, yeux écarquillés, elle face aux enfants, une flèche encochée, arc au repos, les mains en place dessus elle leur sourit avant de dire d’un ton assuré :

« Edwyn vous êtes un preux, j’ai vu ce que vous avez fait pour nous sauver, mais s’ils vous tuent ou vous capturent, ils auront fait chou gras, moi je porte des armes inconnues, je ne vaux rien à leurs yeux, alors laissez moi faire et ne vous laissez pas prendre, ni vous, ni Maeve. »

C’était faux, elle risquait autant voir plus de se faire tuer, lui ils pourraient toujours avoir l’idée, probablement trop compliquée pour eux, de le rançonner, mais Edwyn, aussi courageux soit-il n’était pas de taille à les affronter, pas plus qu’elle cela dit, mais ça, elle l’avait oublié à l’instant même où elle avait abattu le premier. Elle se baissa passant sous l’encolure du puissant Alezan et tout en levant son arc, elle pivota sur ses pieds et se retrouva face au champ de bataille mais toujours assez près de son cheval pour profiter de ses sabots et de ses dents si le besoin s’en faisait sentir, elle chercha Jasper et Dedrick du regard, arc bandé et prête à tirer dès qu’elle aurait choisi une cible, seulement bien avant de les avoir trouvés, elle se rendit compte que l’étau se resserrait encore une fois sur eux. Elle se mit à tirer et encocher plus vite que son ombre, mais ça risquait de ne pas être suffisant, les Têtes Brûlées mises à terre par Incandescent se relevaient pour la plupart plus ou moins indemne, et d’autres venaient se joindre à eux… La peur l’assaillit de nouveau, sans pour autant l’empêcher décocher plus vite que son ombre, mais la rendant moins habile, à cause de sa respiration qui s’accélérait trop pour qu’elle puisse garder une visée stable.
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Message Ven 2 Mar 2012 - 14:50

La réputation des chevaliers du Val n'était pas usurpée. Jasper le redécouvrait. Ceux qui se portèrent à son secours combattirent vaillamment et avec eux, il sortit vainqueur et triomphant du traquenard dans lequel il s'était retrouvé. Mais la robe grise de son cheval était maculée de zébrures sanguinolentes, et la bête, bien qu'entraînée à la guerre et habituée à l'agitation des combats, piaffait très nerveusement et semblait prête à succomber à la panique. Craignant d'être désarçonné et jeté à terre, où il aurait fait la meilleure des cibles pour leurs ennemis toujours enclin à s'attaquer aux plus faibles, Jasper prit l'initiative de quitter sa monture afin de poursuivre la lutte à pied. Un rapide coup d'oeil du côté de sa petite sœur et de son petit protégé lui serra paradoxalement la gorge. Ils n'étaient pas épargnés par les combats, mais fort heureusement les hommes du Val, parmi lesquels on distinguait très nettement la chevelure bouclée de ser Dedrick Veneur, se tenaient là où les obligeait leur devoir pour les défendre en combattant avec vaillance et acharnement. Mais Jasper n'avait pas le temps d'être seulement le spectateur des affrontements qui l'entouraient de leur fracas métallique et de leur odeur de sang qui gicle. À peine avait-il fait quelques pas qu'un groupe d'hommes, dont les visages donnaient l'impression d'avoir été mordus par des créatures maléfiques aux crocs enflammés, accouraient vers lui, les armes tirées et l’œil hostile. L'épée levée et talonné par les chevaliers qui ne se sépareraient de leur seigneur suzerain qu'une fois emportés par la mort, Jasper s'élança vers eux et s'il réussit à infliger à l'un des Faces brûlées une grave blessure au creux de l'abdomen, le coup de gourdin qui s'abattit aux creux de sa nuque manqua de l'assommer. Sa vision blanchit d'un coup, comme s'il avait regardé directement des deux yeux le soleil, et ce halo blanc se dispersa finalement sous ses yeux comme un nuage de lucioles enragées. Sous le choc et à cause de l'élan, il tomba à genou, sonné et confus. S'il avait frappé plus adroitement, ce gourdin de bois lui aurait sans doute brisé la nuque. Toutefois il n'y avait pas un instant à perdre, et Jasper remit à plus tard ces vaines considérations en essayant tant bien que mal de se redresser malgré l'ébranlement de ses nerfs qui le faisait trembler. Mais alors qu'il se retournait pour prendre à revers ceux qui se battaient derrière lui contre ses chevaliers, il vit avec horreur la face hideuse d'un ennemi se précipiter sur lui pour s'en prendre à sa gorge. La collision fut telle qu'ils tombèrent sur le sol. Grave erreur, le suzerain du Val en lâcha son épée. Jasper, le dos meurtri par le choc de la chute, se débattait avec cet ennemi étrangleur qui, par chance, ne parvenait à serrer tout à fait la chair de sa gorge ou palpitait une artère affolée. Jasper tenta de remuer pour échapper à cet ennemi mais en plus d'être laid comme un pou brûlé vif, ce dernier était également corpulent et lourd comme un bœuf, si bien qu'il lui fut impossible de le basculer sur le côté en roulant. Il sentit les mains se serrer sur son cou comme les griffes d'un lion se referment sur sa proie et Jasper crut voir sa fin proche, si proche qu'à la place du visage monstrueux de son agresseur, il voyait le spectre d'un homme qui lui était inconnu et dont il distinguait à peine les traits. Il ne voyait qu'un regard bleu sans profondeur et des cheveux blonds comme le soleil. Mais le spectre disparut bien vite, car de ses deux mains libres Jasper avait saisi deux grosses pierres aux aspérités pointues qu'il cogna contre les tempes boursouflées de celui qui l'étranglait. De surprise, l'homme desserra l'étreinte de ses mains sur le cou de sa victime qui, encouragée par ce retournement de situation, cogna encore les tempes, puis les joues, puis les oreilles. Ces deux armes rudimentaires, à force de coups répétés, crevèrent la peau fragilisée par les brûlures, et après quelques instants de spasmes convulsifs, la bête immonde, dont la bouche crachait un flot de sang gargouillant, tomba morte sur lui.

Fort de ce succès mais inexorablement épuisé, Jasper peina à se dégager mais fort heureusement, on vint à son aide et après quelques instants il était de nouveau sur ses pieds, prêt à repartir à l'assaut, quoique son visage, son cou et le reste de son corps soit copieusement maculé de sang. Il retrouva son épée qu'il se jura de ne plus jamais laisser tomber. À la tête des chevaliers victorieux, il gagna le front et pris d'un sursaut d'héroïsme, il leva son arme en s'écria :
« Ralliez-vous à moi ! » En écho, les chevaliers du Val s'écrièrent à leur tour et bien que la situation ne fût en rien glorieuse, car la bataille était loin d'être acquise à leur victoire, car les combats n'étaient que boucherie mise en scène, il y avait dans leurs cris, dans leurs « Arryn ! » et dans leurs « Pour le Val ! » un frisson d'infini qui aurait très certainement donné de l'encre à la plume d'un écrivain en mal d'inspiration pour la composition d'une œuvre épique. Portés par l'exaltation de la bataille, et mu par la fureur retrouvée de leurs ennemis, les chevaliers du Val et leur suzerain s'élancèrent d'un même geste à l'assaut des Faces brûlées qui, malgré leur supériorité numérique et le déchaînement de leur sauvagerie, voyait déjà le cours de l'événement tourner à leur désavantage. Mais ils ne renonceraient pas. Ils combattraient jusqu'au dernier, et c'était une bonne chose, car Jasper autant que ses liges étaient férocement désireux de les renvoyer aux Sept enfers. À l'arrière du convoi, les Faces brûlées battaient en retraite, ce qui renforça la présence des forces du Val sur l'avant où se trouvaient ses membres les plus importants. Nul doute que dans les minutes qui suivraient, l'assaut prendrait un virage décisif. C'est pourtant à cet instant précis que Jasper découvrit qu'il était nécessaire de porter son attention à un endroit particulier, car ser Dedrick semblait en fâcheuse posture. Il se porta donc à l'attaque des Faces brûles qui, ayant repéré en lui une proie facile, menaçait la vie du chevalier.
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