AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Le Rocher des Lionnes - Aliénor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 21 Jan 2012 - 17:08

Un jour de pluie automnale à Castral Roc. Encore un aurait-elle dû se dire. Maura Lannister, autrefois Maura Arryn, rentrait du petit septuaire situé non loin du Jardin de Pierres après y avoir prié une longue heure durant pour le salut de son amie Eirlys et la bonne santé de ses enfants à naître. Elle laissa sa cape de pluie à une servante tout en poussant un soupir. L’humidité avait tendance à faire boucler ses longs cheveux bruns malgré les chignons stricts qu’elle arborait bien souvent. Pour tout dire, passées ses prières, elle s’ennuyait. Elle ne sortait plus beaucoup depuis la tragique attaque dont son convoi avait fait l’objet près de Falaise et s’était pliée aux demandes d’ailleurs sensées de son époux. Ne pas se mettre en danger, ne pas risquer la vie d’un éventuel héritier. Elle s’était rendue quelquefois à Port-Lannis prier au Grand Septuaire se forçant même parfois à visiter les quartiers de l’immense cité portuaire. La Dame de Castral Roc se devrait bientôt de connaître ses sujets et les habitants de la ville en étaient sans doute les plus importants. Mais, encore et toujours, la langueur et l’immobilisme la gagnaient. Elle s’était sentie vivante à la tête de ses troupes même si cela n’avait été que pour un temps. Elle pouvait même avouer s’être sentie vivante lors de l’attaque du Haloir. Mais, maintenant, enfermée dans des grottes même magnifiques, elle n’était plus qu’un ventre et devrait attendre de longs mois avant de pouvoir jouir d’un semblant d’indépendance et de liberté. Pour tout dire, elle languissait des Eyrié, des premières froidures de l’automne, de son frère, de sa sœur, des Larmes d’Alyssa, de ses appartements situés dans la Tour de la Vierge…De leurs champs immenses, de leurs énormes potirons qui n’avaient pas leurs semblables même dans le Bief. Elle s’arracha à ses pensées nostalgiques, elle était une Lannister désormais. Enfin…Elle appartenait à la maison Lannister et en portait l’héritier ou l’héritière. Rien ne servait de continuer à porter le regard sur un passé révolu. Dans quelques semaines, elle serait révélée comme l’épouse légitime du suzerain de l’Ouest et la future mère de son enfant. A partir de là, plus rien ne serait comme avant si tant est que quelque chose l’était encore. La dernière fois qu’elle avait vu sa sœur et son frère, elle pleurait à moitié et le dernier échange de lettres avec son frère ne s’était pas terminé sous les meilleurs augures. Depuis, elle n’écrivait plus aux Eyrié, laissant les lords du Val s’en charger malgré les plaintes qui lui parvenaient qu’elle délaissait un peu les hommes de l’Est.

En entrant dans ses appartements, la jeune femme demanda un long bain chaud suivi d’un massage. Elle demeura dans l’eau jusqu’à ce que celle-ci soit devenue froide discutant avec une des servantes de tout et rien. De la vie du château principalement, des histoires entre les serviteurs, des petits ragots de cuisine… Tout cela avait le mérite de distraire et de faire sourire la jeune dame que les bonnes femmes servant à Castral Roc avait fini par découvrir aimable, attentive voire même gentille et charitable envers leurs petits malheurs ou leurs histoires de famille. Malgré la relative discrétion dont le couple faisait preuve, certains savaient déjà qu’ils devaient s’incliner plus profondément devant Maura que devant aucune autre désormais. Personne ne savait vraiment à part la poignée mise dans le secret mais certains regards et geste ne trompaient pas et le jeune couple ne pouvait pas toujours faire autrement que se tenir côte à côte ou participer aux mêmes activités. Et, malgré tous leurs efforts, ils ne pouvaient faire autrement que de laisser transparaître une certaine complicité : les yeux de Tybolt restaient toujours un peu plus longtemps que nécessaire sur la jeune femme et le sourire de Maura avait quelque chose de rêveur lorsqu’il s’adressait à Lord Lannister. Pour la jeune femme, le secret était lourd et surtout dur à garder. Elle devait toujours garder à l’esprit de ne pas se laisser aller à certains gestes d’affection qui lui étaient devenus naturels. Et elle savait qu’il en était de même pour lui. Cela au moins la rassurait. Mais, malgré sa présence désormais habituelle au Roc, elle devait avouer qu’elle n’avait guère pris la peine de s’intéresser longuement aux deux cadets de son époux. Gerold restait un inconnu pour elle et Aliénor à peine plus qu’une ombre qu’elle ne voyait qu’aux repas pris en commun. Pour tout dire, la raison en était surtout qu’elle oubliait un peu le reste du monde avec son époux. Toutefois, pour elle, en plus d’être une erreur, cela l’ennuyait profondément. Elle se devait de faire en sorte de découvrir les deux autres blondinets. Certes, elle n’avait pas vraiment d’atomes crochus avec les deux mais ils étaient désormais sa famille. Elle aurait tout le temps d’apprendre à connaître le petit frère, celui dont son mari ne tarissait pas d’éloges malgré les sombres histoires que Maura avait entendu, mais Aliénor partirait bientôt pour vivre à Hautjardin et, dès lors, leurs éventuelles rencontres ne seraient plus qu’épisodiques. De plus, ce qu’elle avait déjà vu de la jeune femme la poussait à l’apprécier ou du moins à avoir une certaine tendresse pour elle. La jeune Lannister n’était sans doute pas faite du même bois que la fille de Jon Arryn mais elles partageaient finalement bien plus que ce que Maura aurait pu supposer au premier abord. Et, sans doute, sans mère ou sœur présente, Aliénor aurait besoin de conseils ou au moins d’une oreille attentive concernant son mariage et sa vie future sans compter que la nouvelle lady Lannister était une parente proche des Tyrell de Hautjardin.

Après quelques minutes de préparation afin de paraître coiffée et habillée, elle fit appeler et demanda à un page d’aller voir lady Aliénor afin de savoir si cette dernière accepterait de partager un moment dans le solarium attenant aux appartements officiels de Maura. La réponse qui lui revînt fut positive, la sœur de Tybolt arriverait dans quelques minutes le temps de terminer ce qu’elle était en train de faire. La Dame du Val jeta un dernier coup d’œil dans un miroir vérifiant que les dernières marques de coups sur son visage étaient suffisamment estompées par les fards qu’elle utilisait. Elle se trouva bien pâle malgré le repos qu’elle avait pris mais finit par hausser les épaules. Le sommeil reviendrait, les cauchemars s’estomperaient et la terreur ressentie finirait par ne plus devenir qu’une lointain et désagréable souvenir.

Quand Aliénor fut introduite, sa belle-sœur se leva vêtue de sa robe de velours sombre qui accentuait encore sa pâleur mais mettait en valeur les yeux bleus, changeant comme la mer, de la dame de Castral Roc. Ce fut en tous cas un large sourire qui accueillit la venue de sa sœur.


 « Aliénor, je suis bien aise que vous soyez venue si vite. J’ai l’impression que nous ne faisons que nous croiser depuis quelques temps et c’est dommage… Je me suis dit que nous pouvions au moins utiliser les jours avant votre mariage pour faire un peu mieux connaissance. Ne sommes-nous pas sœurs après tout ? »

La question était toute de rhétorique mais il n’en demeurait pas moins que tout avait été fait pour faire en sorte qu’Aliénor se sente bien accueillie. Des servantes entrèrent apportant des pichets de cidre léger et de jus de pommes de Fossovoie, des dragées enrobées de sucre glacées, des poires d’automne. Tout ce qu’il fallait pour une petit collation entre dames bien nées. Maura s’installa tranquillement en invitant sa belle-sœur à en faire de même puis claqua dans ses mains pour faire disparaître les servantes avant de ne plus s’occuper que d’Aliénor.

 « J’espère qu’un peu d’intimité ne vous dérange pas, je me suis dit que ce serait plus agréable pour discuter. Je voulais vous faire part de quelques nouvelles dont j’aimerai qu’elles vous concernent. Mais, tout d’abord, avec ce grand mariage qui approche, je me demandais si vous n’aviez pas besoin d’aide pour préparer votre trousseau ou tout simplement pour en discuter. Je sais que je ne peux pas remplacer une sœur, je ne le souhaite pas d’ailleurs, mais les Tyrell sont ma famille et je suis moi-même une femme mariée alors si je peux vous aider ou répondre à certaines de vos questions…Il ne faut pas que vous hésitiez. Je sais que vos rapports avec Tybolt ne sont pas toujours aisés mais, pour ma part, je considère que mon rôle consiste également à faire preuve d’une certaine compréhension. Et, qui plus est, j’étais à votre place il y a encore peu de temps. »

Ces quelques mots semblaient un peu creux à la jeune femme mais elle était mal à l’aise de proposer ainsi une aide qui n’était peut-être pas voulue ni même souhaitée. Elle connaissait l’orgueil des Lannister mais elle espérait que Aliénor saurait voir une main tendue. D’autant plus qu’une fois plus en confiance, elle voulait absolument partager le secret de sa grossesse et lui proposer de l’aider avec l’enfant quand il serait né. C’était quelque chose qu’elle ne pouvait demander à Maeve encore trop jeune et Aliénor était après tout ce qui se rapprochait le plus d’une sœur dans son entourage immédiat. Elle ne supposait pas que l‘autre jeune femme lui accorde son amitié, cela était peut-être encore un peu trop prématuré mais sans doute verrait-elle également la nécessité et le plaisir d‘avoir une personne prête à écouter et à aider quand le besoin s‘en faisait sentir. Sans doute faudrait-il qu‘elle assure à la petite sœur qu‘elle n‘irait pas répéter d‘éventuelles confidences sensibles à son époux ? Pour dire le vrai, cela ne dérangeait pas Maura même si elle serait franche et lui dirait nettement que cela dépendrait de la nature de l‘éventuel secret.


Dernière édition par Maura Lannister le Lun 23 Jan 2012 - 10:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 23 Jan 2012 - 4:36

Tout s’enchainait comme des mauvaises habitudes. Elle était dans sa mélancolie habituelle. Elle n’Arrivait pas à délaisser quoique ce soit. Comme il partait, il revenait. Puis il lui parlait de confiance. Qu’était-ce vraiment la confiance. Il ne lui parlait pas, ne lui demandait rien. Alors elle avait redoublé ses escapades et ne se montrait que très rarement. Elle avait cessé d’exister après le mariage de son frère. Il n’y avait que Maura, même dans la bouche de ses servantes, elles ne parlaient que d’elle ou de son frère. Aliénor finissait par les congédier. Même la seule dame de sa suite, trouvait le chemin de la porte avec fermeté. Elle s’enfermait avec ses malles et y passait les longues heures des journées. Elle était habituée, c’était sa routine. Parfois un se ses chevaliers venait la voir et elle arrivait à se confier. La petite lionne ne méritait pas de se sentir à part, mais elle avait créé ce sentiment elle-même. Son frère ne lui accordait plus sa confiance.

Aliénor rangea en désordre quelques objets dans la malle et tapa sur celle-ci pour que tout rentre. Fichue malle. Elle était trop pleine et voila sa servante qui lui donnait des envies de meurtre. Pourquoi ne l’aidait-elle pas au lieu de lui donner des conseils. Elle voulait les faire pour partir plus vite. Elle ne voulait plus faire partir du décor. Elle voulait autre chose c’était tout, elle en avait assez de se faire regarder. Surtout qu’il fallait que l’autre soit dans les parages. Au terme de quelques minutes de bataille, la jeune lionne grogna frappant sa malle de ses poings. Elle marmonnait pour elle-même et attrapa tout ce qui se trouvait sur sa coiffeuse et l’envoya valser au sol. Elle se laissa choir sur le sol à moitié détruite. Elle ne voulait pas quitter le roc. Elle n’y avait plus de place pour elle, mais elle voulait rester encore quelques temps. Elle avait besoin … en fait, elle ne le savait pas.

Sa servante accourut auprès d’elle, mais elle n’Avait rien, elle prit place près de la petite lionne et lui caressa les cheveux. Elle la connaissait depuis si longtemps. Elle était si jeune et encore si fragile. Elle avait besoin de voir quelqu’un, elle aurait eu besoin de sa sœur. Mais elle n’en avait pu. Elle était dans l’orage. Elle ne détestait pas la Arryn, non, elle n’arrivait pas en lui vouloir au contraire. Elle ne savait juste pas comment l’aborder. Elle se souvenait amplement de sa rencontre alors qu’elle ne connaissait pas le Tyrell. Elle était heureuse quand même. Aliénor posa sa tête sur l’épaule de sa servante et soupira. Elle voulait tant partir et rester. Même un page venait l’avertir que la dame du Roc aimerait bien la voir. Grunildha avait répondu à la place de sa protégée.

Nous aurons tout notre temps pour faire les malles. Profitez de Castral Roc Aliénor. Le Bief vous fera grandir plus vite que vous ne le croyez. Il y aura des étapes plus cruelle que vous devrez affronter et sachez qu’il y aura toujours des bonnes âmes pour vous aider. Pour l’instant ne faites pas attendre lady Maura.

Aliénor se relava, mais sa servante la retint pour la mettre présentable. De tous les lions, on ne savait pas de qui elle retenait vraiment. Peut-être beaucoup trop à sa mère pour que son père se trouble en la voyant grandir. La petite lionne qui courait les couloirs du château reposait non loin dans son cœur. .. Son innocence avait marqué le pauvre homme malgré tout. Mais le caractère n’était ni celui du Lion Gris, ni celui de la Lefford.

La jeune et future dame du Bief traversa les couloirs en passant sa main sur les lourdes et froides pierres. Elle se dirigeait vers les appartements de sa belle-sœur avec un mutisme qui était tout à elle. Elle franchisa la porte et salua la femme de son frère.

J’ai tendance à ne jamais refusé les invitations qu’on me fait,surtout lorsqu'elles viennent de ma famille.

Sauf quand elle vient d’un fer-né, lui rappela une petite voix intérieur. En fait, inutile d’en parler, elle gérerait ce problème elle-même. Si elle attrapait le traire qui lui envoyait les lettres, elle serait sans pitié. D’un ton tout à fait charmant, qui n’inspirait même pas à méchanceté elle répondit en tout honnêteté :

Comme vous l’aurez remarqué j’essaie de ne pas trop apparaitre Une fâcheuse habitude que j’ai prise en vivant ici, veuillez m’en pardonner.

Elle émit un sourire en guise de réponse au mot sœur. Elle n’avait pas eu de sœur, elle avait eu une mère. Tya était toujours beaucoup plus, mais elle savait que la n’était pas la question. Elle ne savait pas si Maura la trouvait ou l’avait toujours trouvé gamine et capricieuse. Elle ne voulait pas froisser la dame de l’ouest, elle avait assez de son frère.

Tout ira bien si je veux mettre mon grain de sel. J’arriverais avec le temps à comprendre votre cousin. Pour l’instant, nous sommes un étranger dans la vie de l’autre. Ce qui est sans plus normal, j’ose le croire. Je ne vous en tiens pas rigueur, je sais que vous ne voulez remplacer personne. Nous sommes de la même famille maintenant. Une personne m'a dit un jour que'entre femme vaut mieux se serrer les coudes.

Son frère avait été son chevalier pendant tant d’année qu’elle éprouvait une certaine tristesse à le voir si distant avec elle. Même s’il s’était quitté en bon terme, elle éprouvait toujours une certaine rancœur. Elle n’était plus la même et lui non plus.

Tybolt peut certainement se vanter d’une chose c’est qu’il est la personne que j’ai tant adoré dans mon enfance. Dans un monde ou l’innocence nous donnait encore le droit de rêver et de jouer. Aujourd’hui, il n’ose plus m’accordé sa confiance car j’ai fait trop d’erreur. Les temps changent vite. Dire que Tya et moi avions cru que j’arriverais à me marier avant mon grand frère. En fait, je ne sais pas ce que je ressens moi-même face à ce mariage. Loin de dire que que je n’aime pas l’alliance qui me mènera à Hautjardin. J’ai été bien accueillit par votre oncle et tante.

Elle n’oubliait pas l’accueil, mais si elle avait rit un peu jaune à l’apparition de Tristan. Elle l’avait encore de travers parfois. Peut-être accepterait-elle beaucoup plus cette union, si elle n’avait pas pris un autre déroulement.





 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 23 Jan 2012 - 15:38

Aliénor n‘avait pas l‘air à l‘aise en sa présence. Maura pouvait le comprendre puisqu‘il en était finalement de même pour elle. Comment se comporter avec la sœur de son mari ? Etre distante la blesserait sans doute tout comme cela blesserait Tybolt mais être trop proche et jouer les meilleures amies étaient un peu faux également. Les deux femmes se connaissaient peu malgré leur résidence commune. Quand la petite lionne lui fit part de son manque de participation à la vie du Roc, elle ne put qu‘en convenir silencieusement. Elle la voyait peu même si il fallait avouer qu‘elle avait dévoué son temps à ses troupes et à Tybolt. Ces priorités devaient changer par la force des choses, elle n‘avait que peu de temps pour apprendre à connaître sa belle-sœur.

 « C’est bien ce qu’il me semblait… Si je puis me permettre Aliénor, vous devriez profiter de vos deux frères avant que vous ne partiez pour le Bief. Ce temps est plus précieux que l’on veut bien le penser, croyez-moi. Ce que vous partagez avec votre famille est précieux et il arrivera un temps où vous le regretterez. »

 « Bien sûr que la situation est normale, vous ne vous connaissez pas encore l’un et l’autre. Mais cela viendra. Malgré ce que certains aiment à penser, ser Tristan est loin d’être un monstre, il n‘est que le résultat de son éducation. Peut-être est-il parfois un peu…insouciant mais nous sommes tous dans le même cas après tout. A mon sens, il n’a que les défauts de ses qualités, les chevaliers du Bief n’ont jamais été connus et reconnus pour avoir la tête solidement arrimée aux épaules. Mais comme ils sont charmants et galants, nous le leur pardonnons… » termina-t-elle en riant. Elle avait comparé son cousin à Florian le Fol une fois mais cela semblait assez bien lui convenir. Non pas qu’elle le juge fou au contraire même mais il y avait dans son attitude quelque chose d’inconscient et un peu rêveur comme si il pouvait plier le monde selon son bon vouloir.  « Mais vous avez raison bien entendu. Nous ne vivons pas dans un monde où une femme peut se permettre d’en repousser une autre qui tend la main en signe d’amitié. Et je peux et veux vous aider. Je comprends la nostalgie et la tristesse qui vous habitent en même que l‘impatience et la curiosité.»

Il y avait quelque chose de plus sérieux derrière la simple phrase de la jeune femme. Quelque chose qui rappelait qu’au contraire d’Aliénor, Maura avait les moyens de ses ambitions et qu’elle pouvait effectivement faire quelque chose pour la jeune femme. On était Dame du Roc ou on ne l’était pas après tout… Et elle avait désormais assez d’influence pour pouvoir se permettre d’obtenir quelque chose de Tybolt pour Aliénor. Elle écouta sa belle-sœur lui expliquer où en étaient arrivées ses relations avec Lord Lannister et Maura ne put s’empêcher de plisser les lèvres, amère en pensant à Jasper. Mais, pour autant qu’elle sache, ce n’était pas et ne serait sans doute jamais le cas entre Aliénor et Tybolt.

 « Aliénor, vous pouvez certainement vous vanter de la même chose auprès de votre frère. Il vous aime et tient à votre bonheur bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Pourquoi croyez-vous qu’il réagisse aussi mal devant l’écorne que Tristan vous a faite ? L’honneur de la maison Lannister blablabla ? Fadaises ! Il n’a pas supporté qu’un homme essuie son orgueil mal placé sur le cœur et l’honneur de sa petite sœur tout simplement. Et puis, pour parler franchement, vous dîtes qu’il ne vous fait pas confiance mais vous-même lui faîtes vous confiance ? Je n’ai pas à cœur de défendre votre frère, ce sont après tout vos histoires. Mais je sais ce qu’il en coûte à une sœur de perdre l’affection d’un frère et je peux vous assurer que je ne vous le souhaite pas. »

La mention sibylline de Jasper restait en filigrane dans la discussion mais les origines des deux femmes étaient semblables. Toutes deux étaient sœurs d’un seigneur suzerain dont elles devaient accepter la loi. Mais également se rappeler qu’ils avaient partagé maints jeux et rires.

 « Nous savons toutes deux qu’il est des hommes bien pires que Tybolt ou même que Gerold… Vous voulez que je vous dise ce que j’en pense vraiment ? Dès qu’il s’agit de rapports humains, Tybolt n’est qu’un idiot. Et un incapable. Il pense qu’il peut blesser puis réparer et finalement recommencer. Mais, fondamentalement, c’est quelqu’un de bon et d’aimant. Un homme quoi…et un homme qui ne changera pas. »

Elle avait terminé en jetant un fin sourire à sa belle-sœur. La petite Arryn commençait à connaître son lion et à voir au-delà des apparences. L’homme et non simplement le seigneur. Aliénor allait devoir faire avec cela de toutes façons. Elle reconnaissait sans peine à quel point son mari était obtus malgré l’amour qu’elle commençait à ressentir pour lui et un peu trop dur dès lors qu’il s’agissait de sa sœur. Mais elle savait aussi que la distance instaurée par Tybolt avait également pour but de se protéger du départ d’Aliénor.

 « Je pensais également que mon frère serait marié avant moi pour assurer l’héritage de la maison Arryn. J’espère que ce sera bientôt le cas. Avec une femme que je pourrais apprécier… Et qui le rendrait heureux. Il le mérite. »

Elle se demandait cependant comment elle réagirait avec une femme qui lui volerait son petit frère. Il faudrait pourtant bien qu’elle s’y fasse, ce temps devait venir et vite pour le bénéfice de la maison Arryn. Mais ce serait difficile… Elle n’était pas idiote cependant, elle n’imaginait pas que lord Arryn était resté vierge comme au jour de sa naissance mais le voir prendre femme. Elle pleurerait sans doute toutes les larmes de son corps.

 « Jeanne et Leo mais pas Tristan n’est-ce pas ? Dîtes-moi, mis à part l’incident au cours de votre arrivée, s’est-il montré désagréable ? Juste pour savoir à quoi m’en tenir… Et, je vais sans doute vous paraître dure, mais je pense que vous êtes plus à même que moi de comprendre cela en étant née au sein de la maison Lannister. Si votre mari n’est pas digne de vous et de vos qualités, il ne faut pas vous en rendre responsable. Tybolt me répète sans cesse que je dois devenir une lionne mais vous, vous êtes née ainsi. Un jour, tout le Bief pliera le genou devant vous. Si vous ne trouvez pas l’amour, vous découvrirez le respect et le pouvoir. Et vous serez appuyée par la puissance et le renom du Roc, ce qui n’est pas rien. Je pense que vous ne devez pas attendre l’amour, si la Mère est généreuse l’amour naîtra entre Tristan et vous. Ce sera, comment dire… un cadeau supplémentaire. Ce que vous devez obtenir c’est le respect et la reconnaissance de vos pairs. Et, je puis vous assurer que face à l’attitude de Tristan, mon oncle Leo et ses vassaux ne s’y tromperont pas. Vous ne le savez peut-être pas vous-même mais je sais ce qui fait d’une simple vierge une femme puissante. Vous apprendrez. Et je suis certaine qu’à la fin vous triompherez de l’adversité. Vous n’êtes pas taillée pour n’être qu’une victime, Aliénor Lannister, vous êtes une lionne. Les femmes comme nous n’attendent pas après un homme pour avoir confiance en elles, elles possèdent suffisamment de force au fond d’elles-mêmes. »

Elle y allait un peu fort et surtout très franchement mais elle savait que Aliénor comprendrait. Après tout, la blondeur éclatante de la jeune femme ne mentait pas sur sa naissance. La jeune femme était née Lannister de Castral-Roc et cela ne passait pas inaperçu. Pour avoir déjà vu Tya Lannister au tournoi de Sorbier, elle savait que les filles Lannister étaient tout autant à prendre avec des pincettes que leurs frères dès lors qu’il s’agissait de jouer le Jeu des Trônes.

 « Je sais que vous avez cette force en vous, les Sept m’en sont témoins. »
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 25 Jan 2012 - 3:36

La petite lionne savait à quoi s’en tenir. Elle était habituée, mais elle créait ses manies. Elle avait un don pour se mettre dans le pétrin. Elle n’était pas habituée, mais elle tentait au mieux de changer. Elle ne pouvait pas rester dans la même pièce que Gérold sous peine de se sentir inutile et elle n’avait pas la force de soutenir les regards de Tybolt. Elle vivait selon ses lois et même le lion gris avait tenté maintes fois de la changer. Elle était habituée pourtant. Elle ne demandait que ca, mais ses frères avaient bien plus à faire que de faire de la causerie avec leur petite lionne.

J’ai des regrets qui me pèsent déjà lourd dans mon cœur.

Et elle ne parlait pas que de ses frères. On lui avait toujours demandé d’être quelqu’un qu’elle n’était pas. En fait, le bief était certainement un endroit beaucoup moins agité pour sa petite tête. Elle finirait par se faire à l’idée que l’héritier n’était pas si terrible. Elle avait certes connu pire, très jeune. Elle n’arrivait pas à lui en vouloir, mais si Tristan voulait jouer à qui était le plus rusée, la petite lionne excellait dans la tricherie. Si ce ne fut que lorsqu’elle lui sauta dessus pour reprendre son camet. La jeune Aliénor avait remercié les sept que personne ne soit témoin de la scène. L’héritier du Bief n’avait pas ri, mais la jeune lionne s’était payé la tête du chevalier.

Je ne peux qu’approuver, il y a des hommes bien plus cruel, Tristan n’en est pas un d’eux, je le sais.

L’héritier avait été un peu sec avec elle, mais elle l’avait aussi cherché. Elle n’avait pas été agréable pendant leur rencontre. Elle l’avait abandonné après quelques minutes avec lui. Après, elle avait joué au chat et la souris. Il n’avait pas voulu la raccompagner ce qui l’avait frustré quelques peu. Elle ne voulait pas s’offrir en spectacle au fils de Léo Tyrell. La petite lionne avait un peu trop de fierté pour ca. Elle était habituée à vouloir et à avoir tout.

La jeune femme savait qu’en grandissant elle avait eu tant d’affection, qu’elle n’avait jamais été traité comme les autres. Elle avait toujours pu marcher derrière son frère ou son père. Elle avait toujours pu avoir leur attention, mais ils avaient grandi et avec la mort du lion avait donné un coup de nostalgie. Tybolt avait repris les rênes de la maison et Aliénor avait placé sa vie sous la protection de son frère, même si elle multipliait ses bêtises depuis son retour. Elle avait douté de Tybolt une seule fois et elle l’avait avoué. Pour tout le reste, elle avait toujours placé sa confiance en ce seul frère qui semblait vraiment l’aimer. Tout ce qu’elle avait voulu, elle ne l’Avait jamais eu et ne l’aurait probablement jamais. Elle qui avait toujours voulu se montrer sous un autre jour faisait exprès

Je n’ai jamais perdu confiance en mon frère. C’est en partie grâce lui si je voulais vraiment me battre, quand j’étais petite. Il n’y avait que l’innocence qui nous préservait de nos futurs rôles. Il a été tout ce qu’une sœur peut vraiment désirer d’un frère. J'ai seulement fait trop de bêtises pour perdre sa confiance. Même parmi les roses, je resterais une lionne du roc, sa petite lionne.

Elle n’avait pas eu la même relation avec son autre frère. Les deux premiers lions avaient été ses préférés. Elle ne savait pas ce qui avait coupé les ponts entre elle et le cadet des frères. Elle ne lui avait jamais demandé. Aliénor aurait préféré que le fils qui était venu après elle soit toujours vivant. Elle aurait pu être traitée un peu plus durement.

Ma relation avec Gérold est complètement à l’opposé, je ne sais pas ou le pont a été coupé avec lui, pour que l’on ne puisse rester dans la même pièce, mais je sais qu’il est du même tempérament que Tybolt. Il ne supporterait pas qu’on me fasse du mal sans agir.

La jeune lionne eu un sourire au parole de sa belle-sœur. Oui elle était franche, Aliénor appréciait ce genre de personne. Elle avait pour habitude d’être seule, mais elle regrettait son futur départ, seulement parce que Maura semblait une bon âme. Elle avait longtemps détesté la Dame des Eyrié après une seule rencontre, mais elle avait détesté celle-ci simplement parce que Tybolt aurait aimé qu’elle soit ainsi. Au fond de tout, la lionne était heureuse d’avoir pris le temps de venir. Elle aimait la franchise de la dame, mais surtout elle était heureuse pour son frère.

Tout le monde le mérite d’être heureux, avec ou sans mariage arrangé. Il suffit de faire. Je souhaitais vivement que mon frère trouve une femme qui lui plaisait. Je n’ai pas de doute, qu’il saura prendre du temps pour être heureux, lorsque les conflits seront terminés. Je suis tout de même heureuse de vous savoir ici. Aupres de lui.

Oui, elle appréciait beaucoup plus la dame Lannister. Elle avait une grande affection pour elle. Elle pouvait la considérer comme une sœur. La petite lionne avait eu peur quand on lui avait dit pour Maura. Elle avait craint, mais elle était forgée forte. Elle, elle n’aurait certainement pas réussi à être aussi forte après de tel événement. Surtout que personne ne savait pour le Harloi. Et pourtant, elle avait essayé d’en parler à Tybolt. Après cette histoire, elle était certaine d’une chose : ce fer-né était un homme mort. Il n’aurait pas le temps de se justifier et il serait mort. La suite n’étonna guère la petite Lannister. La blondinette connaissait assez bien son frère et surtout son père.

J’ai été sèche avec Tristan, parce qu’il l’avait été, mais nous avons discuté qu’une seule fois. Nous n’avons pas de comptes à nous rendre. Et pour Tybolt cela est tout à fait normal. Il me le dit toujours. Que je dois devenir une lionne. Mon père me le disait tout autant. Il suffit de trouver cette force, mais je sais qu’elle n’est pas loin. Elle saura se manifester, j’en ai confiance.

Face au destin, qui la désarmait, la petite tentait bien que mal de cacher ses larmes et ses peines. Le roc l’avait vu grandir et encore l’avait naitre. Il faillait qu’elle s’en aille sans se retourner, sans regret et seulement qu’avec ses bons souvenirs. Hier encore, elle n’avait que quelques années insouciantes et elle ne doutait pas qu’elle épouserait un fils héritier et deviendrait un jour une première dame.

Je vous remercie de croire en moi. Je redoutais quelques peu Hautjardin, mais mes peurs sont bien vaines maintenant.

Maura lui faisait du bien. Elle l’apaisait, depuis la première fois depuis quelques jours la petite lionne fut capable d’offrir un sourire sincère. Elle était bien.

Avez-vous eu des nouvelles du Val? De votre frère ou de votre sœur?

Elle avait remarqué le teint pale de sa belle-sœur, mais Aliénor savait que la question était bien idiote. Comment pouvait-on être bien après. Elle n’avait pas envie de parler de ce qui était arrivée. Elle voulait seulement changer subtilement de conversation. On parlait bien de ses frères pourquoi pas ceux de la Lady du Roc.





 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 25 Jan 2012 - 15:37

La douceur du solarium de la dame de Castral Roc réchauffait les auspices de la conversation. Cependant, la brève réponse ainsi que l’air triste de sa belle-sœur choquèrent Maura. Elle n’avait jamais imaginé qu’une jeune femme aussi protégée que l’avait été Aliénor puisse croire qu’elle avait été autant marquée par la vie. Elle posa une main fine sur celle de la petite lionne avant de lui répondre.

 « Je sais Aliénor, nous prenons toutes des décisions que nous regrettons amèrement par la suite. Mais que vaut la vie si elle n’est pas vécue que pour ses regrets. Nous sommes jeunes, vous plus que moi… Ma grand-mère avait coutume de me dire lorsque je n’étais encore qu’une toute petite fille que les regrets étaient faits pour l’hiver. Vous avez tout le temps pour vous réconcilier ou réapprendre à connaître vos frères, rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur… »

Elle était contente de voir que la jeune femme se rangeait à son avis. Il était des hommes bien pires que leurs frères, maris ou cousins. Ceux-là étaient des hommes d’honneur malgré leurs défauts. Les deux femmes savaient pertinemment que, au-delà des fenêtres de verre peint du Roc et de la mer du Couchant, se tenaient leurs véritables ennemis. Des monstres prêts à tout, des sauvages, des hérétiques qui ne vénéraient ni les anciens ni les nouveaux Dieux. Des hommes à abattre. Des chiens ! Et le petit cousinet n‘était rien de cela.

 « Non, Tristan reste un chevalier du Bief et cela veut tout dire. Il saura se faire aimer de vous. »

Elle était un peu plus inquiète du contraire mais Aliénor était douce et facile à vivre. Et elle saurait sortir ses griffes le moment opportun, Maura n’avait aucun doute là-dessus. Elle espérait vraiment que la jeune femme apprécie la douceur de vivre de Hautjardin et puisse y apaiser ses craintes et ses peurs. Si elle réussissait cela, tout le reste deviendrait plus évident. Il fallait avoir confiance en la grâce de la Mère et de la Jouvencelle tout simplement.

 « Alors dîtes-le lui, mieux prouvez-le lui. Tybolt est humain et ne peut deviner ce qui se cache au fond de votre cœur. Et, vous le savez mieux que moi, il attend des actes et non plus de bonnes paroles. Les mots ne sont que du vent dit-on et votre frère a fait sienne cette maxime. Et, si j’osais… Tybolt a besoin de savoir qu’il est aimé. De moi, de vous, de Gerold… Sans doute vous sentez-vous seule, je peux le comprendre, mais un lord suzerain l’est plus encore alors que chacune de ses décisions entrainent la vie ou la mort de milliers d’âmes qui vivent sur ses terres. Bien sûr, il est orgueilleux comme vous autres Lannister et ne le dira jamais mais il n’est qu’un homme. Et un frère qui a besoin de sa sœur par moments. Tout comme le contraire est vrai. La famille est très importante pour lui. »

Il le lui avait encore affirmé le lendemain de leur mariage en déclarant la frapper si jamais elle se laissait encore une fois à décrier sa sœur. La frapper ? A quoi donc était-il prêt pour protéger l’honneur de sa famille ? Maura ne voulait pas le savoir. Mais sans doute à toutes les extrémités comme elle l’était. Mais elle se demandait encore si cela était le cas pour Aliénor. Et pour Gerold…C‘était en tous cas celui que elle ne défendrait pas. Du moins pas sans le connaître mieux. Mais mieux valait s‘en tenir à quelques propos lénifiants à son sujet, elle ne pouvait et ne voulait pas peiner plus Aliénor. Cette dernière devait suffisamment s‘en faire pour son mariage et son futur.

 « Gerold…Je le connais mal, je vous l’avoue. Et j’ai écouté quelques bruits de couloir qui ne le mettent pas en valeur. Mais, encore une fois, il est votre frère et votre sang. Il ne vous laissera pas de côté. Et sans doute ferez-vous la même chose pour lui. Je crois qu’il n’est pas évident de n’être qu’un cadet surtout dans une maison aussi importante que la vôtre. »

Gérold…Un pervers selon elle. Les servantes de la forteresse le craignaient et de sombres contes de fouet et de cire chaude courraient sur son compte. Des histoires que Maura préférait grandement ignorer ne s’attachant qu’aux qualités du cadet Lannister. Un bon gestionnaire, un vrai Lannister selon Gerold mais la jeune femme n’était pas certaine de cela. Elle attendait de voir mais ce qu’elle savait lui donnait des frissons. Cet homme serait l’oncle de son enfant ? Pire peut-être un exemple ? Jamais. Elle devrait trouver un moyen d’éloigner Gerold qu’importe ce que pouvait en penser Tybolt et Aliénor. La suite la fit sourire. Même si elle devait ignorer les tumultes du cœur de Lord Lannister, sa petite sœur avait sans doute saisi la profondeur de l’attachement entre les deux jeunes mariés. Plus qu’un simple couple de plus, on pouvait dire que Tybolt et Maura s’étaient bien trouvés.

 « C’est gentil à vous de me dire cela. Oui, je crois que nous pouvons dire sans mentir que Tybolt et moi nous convenons. Même si nous sommes un peu comme le feu et l’eau, nous nous ressemblons par bien des côtés. Le mariage était arrangé bien que je soupçonne votre frère d’avoir trouvé plus d’intérêt à la maison Arryn parce que j’en était la représentante que pour toute autre chose. Si nous réussissons à laisser de côté nos orgueils respectifs, je crois que nous pourrons être heureux…Si les Sept le tiennent pour agréable. »

Les Sept présidaient après tout à chaque chose qu’importe ce que pouvaient en dire les mécréants. Ils ne savaient rien de l’étreinte de la grâce divine, du sentiment de sécurité de se savoir protégée par le Père d’En Haut. Mais même un fiancé devant s’en remettre à sa promise. Ne louait-on pas les reines d’amour et de beauté ? Et très certainement, Aliénor était taillée pour en faire en incarner une parfaite.

 « Je dirai tout de même qu’il a quelques comptes à vous rendre…Et vous de même. Vous serez bientôt mari et femme et les premières rencontres forgent bien souvent une opinion durable. Par moments, je considère toujours votre frère comme un sale orgueilleux condescendant qui ne mériterait pas de brosser mes bottes… Et je crois qu’il en est de même pour lui. Notre première rencontre n‘a pas vraiment été un succès. Soyez attentive à cela avec mon cousin Tristan. Soyez pointilleuse quant au respect qu’il vous doit. Alors la Lionne s’éveillera, vous verrez et la Lionne n’a certaine pas peur d’une simple rose, n’est-ce pas ? »

La métaphore la fit sourire et elle haussa un sourcil à l’attention d’Aliénor. Après tout, même si un fauve préférait le sang, il n’aurait rien contre piétiner une fleur aussi épineuse soit-elle. Une épine ne faisait jamais qu’égratigner le cuir sans l’entamer. Les remerciements de la jeune femme lui firent plaisir même si ce n’était pas cela qu’elle avait recherché en lui disant ces quelques mots. Simplement qu’elle prenne conscience de ce qu’elle était capable d’accomplir. Maura savait qu’elles étaient différentes mais il n’existait pas qu’une seule façon d’être une dame à part entière.

 « Vous n’avez pas besoin de me remercier Aliénor. Je ne fais que reconnaître un fait. Une vérité qu’il vous faut connaître et réaliser pleinement. Et si cela peut vous rassurer, Tybolt pense la même chose que moi. Vous saurez le rendre fière, ne vous inquiétez pas. Aucun de nous n’a de doutes à ce sujet. »

 « J’ai écrit à mon frère pour lui apprendre la mort de mes chevaliers et l’enlèvement de ma compagne Eirlys Belmore. Il était inquiet, je pense, notre dernière correspondance était tendue et encore c’est euphémisme… Mais ma petite sœur et lui se portent bien à ce qu’il m’écrit. Mais j’ai peur qu’il ne décide de quitter notre forteresse pour prendre lui aussi part à cette horrible guerre. Je crois qu’il s’agit du cours normal des choses mais j’ai toujours tenté de le garder en sécurité…Peut-être ne le vois-je encore que comme l’adolescent qu’il était quand notre père est mort, je ne saurai vous le dire. C’est un homme maintenant et un homme qui n’a pas besoin d’une sœur pour veiller sur son sommeil. Ce serait même plutôt le contraire désormais comme quoi…Les choses changent. Auparavant, j‘étais à la tête d‘un fief et désormais, j‘ai un époux et un frère responsable pour veiller sur moi et éviter qu‘il ne m‘arrive rien. Certaines seraient heureuses d‘un tel sort, je suppose…» Le côté nostalgique de ses mots pesa lourdement dans la pièce si bien qu’elle se reprit en souriant.  « Ce n’est pas que je m’en plaigne mais il est parfois dur de voir tout cela remis en cause par un simple mariage. Sans compter que même si Tybolt est le plus aimant des hommes, je languis bien souvent des Eyrié et de mes montagnes… » Elle finit par se taire, elle devenait désolante à force de se lamenter. De tels propos n’étaient pas dignes d’elle et elle se montrait peu charitable envers les efforts des deux hommes de sa vie. Ni Tybolt, ni Jasper ne méritaient qu’elle se lamente ainsi. Cela attendrait l’obscurité du petit septuaire du Roc où elle pourrait s’abimer en prières pour demander le retour de sa pauvre Eirlys et le salut de ses chevaliers tombés contre les Fer-nés. Elle se secoua et se força à sourire. Elle était la Dame du Roc par tous les diables !  « Foin de tout cela. Le temps n’est pas aux larmes ! J’ai la meilleure des nouvelles à vous annoncer. Je ne vous ferais pas le désagrément de vous le redire mais vous savez ce qu’il en est du secret de notre relation à Tybolt et moi. Quoiqu’il en soit, vous serez bientôt tante, Vyman a confirmé. Et je tiens à ce que vous reveniez de Hautjardin pour porter l’enfant lors de la bénédiction du septon. »

Le tout avec le sourire. Il n’y avait pas de doutes à avoir, Maura était vraiment comblée par cet événement. Un fils pour le Roc…ou peut-être une fille si la Mère lui jouait ce petit tour. Mais en tous cas, un héritier pour l’avenir de la maison dont elle avait épousé la destinée.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Ven 27 Jan 2012 - 4:45

Aliénor savait que Maura avait raison. Elle contait même profiter de son éloignement pour avoir une meilleure relation avec ses frères. C’était plutôt ironique, mais elle avait ses raisons. Lorsqu’elle voulait faire mieux que les deux lions et qu’elle y arrivait potentiellement, elle finissait toujours par faire une gaffe qui lui coutait cher. Elle avait fini par se faire discrète et ne plus rien tenter de stupide au risque de se faire détester vraiment cette fois. Elle ne serait que plus malheureuse. Pour une fois, qu’elle tentait de bien faire une chose, elle ne brusquait rien et marchait un pas à la fois pour ne pas s’enfarger. Elle avait besoin de Tybolt plus qu’elle n’osait le croire.


Je mets tous les efforts pour essayer de réparer cette lacune. Ils resteront mes frères, même Tyrell. Je sais que derrière le Lord se trouve un frère qui sera toujours présent pour répondre à mes corbeaux

Enfin Tybolt le lui avait promis. Elle pouvait compter sur lui en tout temps. Comme elle accorderait sa confiance un jour à Tristan, mais encore plus à Lord Tyrell lui-même. Le seigneur du Bief avait su la mettre à l’aise et la petite lionne avait apprécié le court moment passé en sa compagnie, comme elle avait apprécié Jeanne, son épouse.

Tybolt aurait pu choisir pire. Et j’avoue déjà apprécier le Bief. Enfin et je ne saurais dire pourquoi, je me suis sentie pour la première fois en contrôle de moi. J’avais une assurance que je n’ai pourtant jamais eu ici. Je suis revenue et je suis redevenue la petite Ali, comme si rien n’était arrivé.

La suite n’étonna pas la lionne. Elle se souvenait d’une part que si elle s’était battu enfant c’était pour voir son frère vaincre ses démons et devenir son chevalier. Les années les avaient rattrapés, mais elle ne doutait pas qu’elle avait eu l’affection d’un frère qui l’aimait. Malgré qu’elle pouvait être énervante à toujours exiger ou avoir le regard de Damon. Qui avait été là quand son père fuyait ses regards? Toujours et encore lui.

Je lui dirai. J’ai été très malade quand j’étais plus jeune et Tybolt a toujours veiller sur moi, tout comme notre père. En fait, étant la dernière née j’ai été traitée comme une petite poupée. Ma Sœur est devenue ma confidente, presqu’une mère par moment, mon père m’a permis que je siège parfois près de lui, mais en silence. Gérold était le frère que j’essayais de comprendre et Tybolt était … mon chevalier. Celui qui allait vaincre tous les démons qui me gardaient malade. Même si nous avions grandi j’ai toujours compté sur lui. Je sais que même la plus grande colère, ne me ferait pas oublier combien il m’aime et que je l’aime. Et cela j'en suis certaine.

Aliénor avait besoin de prendre ses distances, elle le savait. Elle était mieux capable de s’exprimer quand elle n’avait pas de regard rivé sur elle. Elle savait par contre une chose. Elle ne supporterait jamais qu’on fasse du mal à ses frères, mais s’ils savaient se défendre seuls. Que Maura lui parle de Gérold, cela ne l’étonna guère. Elle avait elle aussi eu ce pressentiment.

Gérold dit le mystérieux. Ne vous fiez pas à tout ce que l’on dit de lui. Certaine choses sont vraies et d’autres a vérifiés. Il est une partie que je ne connais peu de mon père, puisque le Lion Gris était d’une tendresse avec moi.

Elle se souviendrait toujours de la discussion qu’elle avait eue avec sa Septa quand elle lui avait surnommé son frère le fourbe. La pauvre dame voulait lui faire retirer l’insulte, mais Aliénor était restée avec l’idée que lorsque vous veniez de faire un pas, Gérold avait déjà une longueur d’avance, donc inutile de le rattraper. Elle n’était pas idiote. Une chose sure, elle ne comploterait jamais contre lui.

Je crois que les sept vous accordent cette chance et s’ils en font de même pour moi, je n’hésiterais pas à la saisir.

Aliénor préférait ne pas savoir qui avait décidé quoi. L’idée n’avait certainement qu’une source potable, son cadet de frère. Rien d’autre ne l’étonnerait. Tybolt n’était certainement pas plus calculateur que Gérold, car ce dernier était imbattable. La petite lionne prit une gorgée avant de s’étouffer littéralement au propos de Maura : un sale orgueilleux condescendant. La petite lionne eut tout de même un sourire. Elle n’avait pas la langue dans sa poche. Que non. Elle n’avait jamais entendu parler de son frère ainsi. Maura l’avait pris de court et la petite lionne était ébahie. Elle reprit son souffle malgré tout et regarda la jeune dame du Roc.

J’espère que pour l’opinion, nous arriverons à passez outre. Son opinion n’était point favorable, mais je ne crains que les plus gros que moi.

« Le gros chaton », comme lui avait si bien dit l’héritier Tyrell, n’avait pas dit son dernier mot. Heureusement, elle savait se contenir. Elle l’avait laissé dans ses folies, mais la petite rose d’or devait faire attention pour que la petite lionne ne mette ses pattes qu’au bon endroit. Aliénor pouvait avoir du caractère si elle le voulait vraiment.

C’est en quelques sortes un instinct des ainés. Veiller sur les touts petits. Je suis bien placée pour le voir. Mon frère aimerait me protéger même quand je ne serais plus dans la forteresse. J’aurais des lors voler mes propres ailes. Je suppose. Vous êtes précieuses pour eux

Les Eyrié seraient ce que le roc serait pour elle une fois à Hautjardin. Il ne serait que le lieu de l’enfance. Le lieu où tout avait été permis. Nos joies et nos peines y restaient dans le seul but de grandir dans une autre maison.

Oh Maura! Enfin, oui je reviendrais de Hautjardin. Jamais au monde je ne pourrais laisser cet événement m’échapper. Je suis vraiment heureuse d’apprendre une telle nouvelle. Tybolt doit être heureux et vous aussi.

La petite lionne eut un sourire qui en disait long sur sa joie. En fait, elle était somme plus heureuse. Castral Roc ne resterait pas longtemps sans lionceaux à voir grandir. Le premier fils ou première fille du Lion à naitre.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 28 Jan 2012 - 17:23

Elle offrit un sourire bienveillant à sa jeune belle-sœur quand cette dernière lui parla des efforts à faire pour retrouver la confiance de Tybolt. Sans doute la retrouverait-elle le jour où elle serait mariée. Par la force des choses, elle ne serait plus la petite sœur encombrante de la forteresse qui n’en faisait qu’à sa tête mais la future dame d’une puissance voisine qu’il conviendrait d’associer à certains plans. Du moins voyait-elle la chose ainsi en espérant que ce soit également le cas de son mari. Et, dans son cas à elle, pouvoir enfin se permettre de porter les armoiries du Lion d‘or. Pour tout dire, elle n‘en pouvait plus d‘être une étrangère sous un toit qui était par la loi et la coutume le sien et celui de ses futurs enfants.

 « Je suis certaine que vous faîtes de votre mieux. Et que Tybolt en est conscient. Sinon, je vous promets que je parlerais en votre faveur à l’oreille de mon époux. Mais, je crois qu’à un moment ou un autre, toutes les sœurs sont destinées à décevoir leur frère ou le contraire. Mais la famille étant ce qu’elle est, chacun trouve toujours la force de pardonner. »

Du moins l’espérait-elle… Elle en doutait parfois. Pour sa part, elle se savait prompte à la colère et sans égale dans la rancune. Serait-elle capable d’oublier le manque de justice des écrits de Jasper pour la simple raison qu’ils étaient du même sang ? Mais Aliénor était fondamentalement plus gentille qu’elle et ne s’astreignait pas aux mêmes impératifs qui conduisaient la vie de Maura. Aussi haute que l’honneur. Parfois, cette devise n’était qu’un boulet à trainer. Et surtout, qu’est-ce qui se trouvait être honorable ? Il lui arrivait parfois de douter de la justesse d’une action ou d’une décision. Faire son devoir coûte que coûte ? Était-ce honorable de sacrifier l’affection légitime entre un frère et une sœur à la seule fin de… de quoi ? Elle n’en savait rien. Sans doute apaiser leurs immenses orgueils respectifs. La fierté des Arryn, foutaises.

 « Ah ça…Je sais qu’il aime veiller sur ses femmes. J’ai l’impression qu’il ne me sera plus jamais donné l’occasion de faire un pas sans avoir un manteau rouge collé à mes basques. Parfois j’ai l’impression qu’il croit être mon père ou que je suis une autre de ses petites sœurs plutôt que sa femme devant les Sept. Mais c’est bien si vous savez que rien ne pourra vous faire changer d’avis. »

Elle en doutait pour sa part. Rien ne restait jamais tel qu’il était ou avait été. Aliénor, loin du Roc, évoluerait du moins l’épouse de lord Lannister l’espérait-elle ainsi. Un jour, il arriverait que la jeune femme se retrouve à devoir supporter un choix désagréable à la maison dont elle était issue. Tout comme Maura devrait elle aussi le faire. Un léger haussement de sourcils accueillit la vague explication au sujet de Gerold. Il ne fallait pas s’y tromper l’expression de la jeune femme s’était faite clairement méprisante et elle savait ce que l’on racontait sur le cadet dans les cuisines. Et la plupart des récits étaient suffisants pour classer définitivement son beau-frère dans les gens à enfermer dans les geôles de la Foi. Mais l’on n’enfermait pas un Lannister.

 « Le Mystérieux… » répéta-t-elle avec un certain étonnement.  « Hé bien…nous n’avons sans doute pas entendu les mêmes contes. Qu’ils soient à prendre avec ou sans pincettes. En tous cas, je ne suis pas prête de baisser ma garde face à lui. Ces contes doivent avoir un fond de vérité et si c’est le cas… Ce serait assez ignoble. »

Elle ne pouvait pas se laisser aller à défendre les mœurs d’un tel individu même en présence de la sœur de ce dernier. Heureusement, la discussion continuait au sujet de Tristan. Sans doute, vu leur départ tiède si ce n’était indifférent, la jeune femme commençait-elle à s’inquiéter de ce qui pourrait éventuellement advenir ou ne pas se dérouler durant la nuit de noces.

 « Je ne vois pas pourquoi il ne vous serait pas accordé une chance de vous entendre. Vous êtes douce, aimable et accomplie. Mon cousin serait bien bête de ne pas reconnaître être tombé sur une perle. Quant à l’opinion, nos maris auront toujours des défauts, comme nous d’ailleurs, mais, jusqu’à un certain point, ils font également partis de ce que nous aimons chez eux. Et si il a une mauvaise opinion de vous, pensez également à son orgueil… Les Tyrell sont peu de choses à côté de lignées comme les nôtres, peut-être se sent-il redevable ou moins important ? Qu’en sais-je…Les hommes… »

Quant aux relations entre frère et sœur et plus particulièrement avec ses deux cadets laissés aux Eyrié, Maura restait très circonspecte. Elle ne pouvait vraiment dire ce qu’il en était ni ce qu’il en serait. Contrairement à Aliénor qui semblait en fait s’en plaindre, elle n’avait pas sa fratrie pour se réconforter tous les jours. Seulement des étrangers orgueilleux et des vassaux répandus aux quatre coins de l’ancien royaume du Roc. Elle sourit néanmoins, soucieuse d’être gracieuse et aimable avec Aliénor.

 « Et ils sont tout ce qu’il y a de plus précieux pour moi. Mais la distance…Vous savez que vous avez de la chance que Hautjardin soit si proche du Roc. Vos frères seront tout à côté de vous et Accalmie n’est guère loin non plus mais la route entre Castral Roc et les Eyrié est bien longue et dangereuse. »

Enfin la nouvelle de la naissance d’un neveu ou d’une nièce semblait enchanter Aliénor. Plus que Tybolt en tous cas même si il avait semblé assez heureux. Elle n’arrivait pas à s’ôter de l’idée qu’il calculait elle ne savait quoi, chose qui lui déplaisait profondément. Non pas qu’un enfant ne soit pas un drapeau à agiter à la face des autres maisons nobles du royaume mais il allait trop vite.

 « Je suis contente de vous voir si heureuse. Ce sera sans doute l’occasion de votre premier retour dans la forteresse du Lion, histoire que vous puissiez tenir votre neveu dans vos bras. Oui, Tybolt a l’air content mais… Vous connaissez votre frère sans doute mieux que moi. J’ai l’impression qu’il a peur d’être trop heureux des fois que la grâce des Sept ne nous échappe. Je dirai qu’il est prudemment heureux et assez agacé de mes transports de joie. »

Voilà, elle ne savait pas bien quoi ajouter d’autre sur la joie du frère d’Aliénor sans lui dire que son attitude avait quelque peu déçu Maura toute à sa joie de mère.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Dim 29 Jan 2012 - 4:44

Aliénor était en parfait accord, avec la dame des Eyrié. En fait, la femme se son frère, la dame du roc. Maura avait la chance de ressembler plus vite à une lionne quelle avait pu y arriver en dix-huit année. Elle avait les qualités requises pour en être une. Elle avait du cran, du caractère. Elle savait être ferme et juste. Bref, elle n’avait pas besoin de les énumérer. Elle les connaissait. Elle n’avait pas non plus tort. Une sœur arrivait toujours à décevoir un frère. Aliénor était une reine dans cet art. Elle y arrivait sans bien savoir pourquoi elle le faisait. Elle arrivait à se compliquer la vie, malgré qu’elle ait tout eu. Bref, elle finirait par prouver à Tybolt qu’elle était vraiment une lionne et ce jour la il n’aurait qu’à être fière d’elle.

Peut-être est-ce pour montrer que nous sommes capables de faire mieux. On ne peut pas toujours décevoir les gens. Je m’efforce bien que mal, de faire tout mon possible, mais j’ose croire qu’en temps et lieu j’arriverais à lui montrer ce qu’il veut bien voir.

Elle était capable. La petite lionne n’était pas seule. Elle avait plein de personne qui l’aiderait toujours à grandir. Elle avait de l’espoir de grandir encore plus. Elle avait cette foi et elle avait envie d’être heureuse. Elle n’avait pas envie de rester éternellement seule. Il fallait qu’elle tourne la page de l’insouciance. Elle devait devenir la femme qu’on demanderait lorsqu’elle serait à Hautjardin. Elle n’était pas loin. Seulement cette partie ne voulait pas se montrer au Roc et Aliénor ne savait pas pourquoi. En fin, elle avait réussi à ne plus y penser. Elle ne voulait pas non plus être une autre. Cela la dégoutait.

Je comprends, pendant plusieurs années je devais me déplacer avec une garde. J’ai fini par négocier avec mon père à avoir que deux Sers. Par contre je n’étais pas idiote, je savais bien qu’il y avait toujours plus que mes deux chevaliers quand je quittais le roc pour Port-Lannis. Tybolt ne veut pas vous perdre, mais je ne suis pas prête à dire qu'il vous éttoufera avec ses manteaux rouges.

Damon Lannister avait toujours été un père protecteur avec la petite dernière. Beaucoup plus qu’avec les trois autres. Certes, ils étaient moins volages et plus sérieux que la petite lionne. Il avait toujours protégé la petite lionne un peu trop. Si elle tombait, il était le premier à la relever. Aliénor avait fini par comprendre qu’il était tous une partie de lui et qu’elle se trouvait â être la partie tendre de son père. Elle avait séparé complètement l’homme du Lord. Elle n’avait pas tant de regret, elle avait eu de l’amour venant de ses frères et de sa sœur. Son père avait pris soin d’elle et l’avait aimé. Elle n’Avait pas le droit de regretter. Elle ne montrerait qu’une part de son égocentrisme. Elle avait été plus que bien traité. C’était presque même ironique de parler de son mariage et de son père. Lui qui semblait si décourager à l’offrir. Une enfant plutôt volage.

Bref, je crois simplement que le fait d’avoir à affronter les conséquences l’agace. Je parle peut être pour parler. Je ne sais pas vraiment. Nous verrons bien à quoi cela mènera. Pour ma part, j’estime beaucoup votre oncle, Lord Tyrell.

Elle n’avait eu le droit qu’un bref entretien avec le Lord des Roses, mais il lui avait semblé être comme dans ses souvenirs. Un homme qui voyait du bon œil l’arrivée de la petite lionne dans la famille des roses. Et si certaine rose avait des épines comme Tristan, elle n’en aurait certainement pas peur. Elle n’avait pas envie de craindre quoique ce soit. Elle serait dame des Roses. Elle ne pouvait qu’apprécier que Lord Tyrell approuve à une telle alliance. La lionne n’aurait pas aimé terminer dans les bras d’un nordien ou être très loin du Roc.

Aliénor comprenait Maura. Elle n’aurait jamais sa sœur comme elle le voulait. En plus, qu’elle était beaucoup plus jeune que la dame Arryn. Jasper était aussi Lord. Il était à la tête du Val. Il ne lui resterait qu’elle. Enfin, elle accueillerait toujours sa belle-sœur, les bras ouverts. Les Tyrell étaient aussi sa famille de sang, à ce qu’elle comprenait. Elle connaissait peu ses cousins de la dent d’Or. Chose compréhensible, puisqu’elle ne les côtoyait peu, mais Maura était tout de même nièce du Lord actuel.

J’aurais peut-être a porté de main mes frères et ma sœur, mais vous m’aurez toujours. Ne sommes-nous pas sœur, après tout. Il me fera toujours un plaisir de vous accueillir à Hautjardin, Maura. Et puis,Hautjardin abritera toujours votre famille aussi..

La suite ne la surprit guère. Elle connaissait trop bien Tybolt, qui était d’une prudence exaspérante parfois. Elle comprenait qu’un premier né pouvait être le bonheur d’une mère, mais les seigneurs semblaient toujours s’exprimer une distance. Ces petites choses étaient très fragiles. Il ne suffisait de rien pour que l’Étranger s’en prenne à de si innocentes personnes. Elle ne doutait pas immédiatement que tout aille mal. Non au contraire, elle souhaitait la venue de se premier héritier. Elle était heureuse aussi. Elle pourrait le tenir dans ses bras.

Elle n’arrivait pas à trouver les bons mots pour dire ce qu’elle voulait. Elle ne voulait pas froisser sa belle-sœur toute suite, elle était trop heureuse de pouvoir vivre cet événement. Surtout que son retour au roc se ferait sous la bannière de la rose et non du lion. Elle s’y habituerait changer le rouge pour le vert, le lion par la rose. Elle n’avait qu’une envie se marier et respirer la liberté que lui offrirait une nouvelle maison. Mais dans chaque respiration, son cœur la ramènerait à Castral Roc, le berceau de son enfance et des futurs lions.

Je ne saurais que supposer et je ne voudrais aucunement émettre un jugement sur les transports de joie de mon frère. Peut-être considère-t-il la fragilité de ces petits êtres, je ne sais pas. Je ne suis pas dans la tête de mon frère. Mais je suis sure qu’au tréfonds de lui-même il est heureux.

En fait, Tybolt était heureux et Gérold devait surement chercher des alliances profitables qui pourraient faire fortune à la maison Lannister. Elle s’estimait heureuse. Elle serait tante deux fois et serait comblée un jour à donner son temps à ses propres enfants.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 29 Jan 2012 - 19:52

Si Maura comprenait la nécessité où sa belle-sœur se trouvait, et prenait pitié à entendre ses tourments, elle ne partageait finalement guère son point de vue. Selon elle, l’amour fraternel était inconditionnel ou bien il n’était tout simplement pas. De plus, c’était aux hommes de rendre fières leurs épouses, leurs sœurs, leurs filles ou leurs mère. Comment une femme aurait-elle pu décemment jouter ou se battre ? Aliénor et elle n’étaient pas des sauvageonnes du Nord ou des hérétiques Fer-nées. Et elle trouvait que la petite Lionne s’en faisait finalement trop ou surtout qu’elle faisait tout un plat d’un petit incident qui, en fait, ne rimait à rien et qui était sans doute sorti de l’esprit de son frère. La cadette Lannister savait se tenir et elle saurait écarter les cuisses pour faire naître des enfants. On ne demandait pas beaucoup plus aux femmes et elle doutait que Tybolt en demande plus à sa sœur. Ce serait à cette dernière de prouver qu’elle valait plus.

 « Peut-être est-ce pour nous éprouver effectivement… Mais c’est une bien dure façon de nous l’apprendre de la part des Sept. Ne vous inquiétez pas, vous finirez par y arriver et même si cela n’advenait jamais… Pourquoi ce besoin de rendre fier ? Un aîné aime-t-il moins son cadet parce qu’il n’accomplit pas de grandes choses ? L’amour n’est pas quelque chose de conditionnel. Et là où se trouve l’amour, se trouve le pardon comme nous l’enseignent les tenants de la Foi. Tybolt vous aime et n’a pas besoin d’être fier de vous pour continuer à éprouver ce sentiment. Soyez donc sûre de vous-même et traitez en égale avec lui, il vous respectera d’autant plus. »

Ah oui les gardes…Les gardes devant suivre les sœurs, protéger l’honneur des sœurs, aider une sœur à monter en selle. Elle aussi en avait eu soupé. Mais cela tenait à leurs éminentes qualités et à la grandeur de leurs naissances respectives tout simplement. Du reste, elle avait toujours vu cela comme une nécessité. Que serait-elle devenue face à des hordes des clans des montagnes de la Lune ? De la chair pour garnir leur soupe durant les prochaines lunes. Puis, en tant que première dame du Val, il avait bien fallu honorer son rang et être accompagnée d’une suite conséquente afin d’impressionner ceux qui la voyaient passer devant eux. Mais, ce qu’elle n’aimait pas avec les gardes Lannister était le fait qu’on lui imposât cette protection alors qu’elle en connaissait l’utilité. Et elle haïssait le fait que ses propres gardes morts et tombés au combat soient remplacés par des hommes certes dévoués au Lion mais qui n’avaient pas encore fait leurs preuves contre les Fer-nés.

 « Oh, je sais ce que c’est également. Nous n’avons pas besoin de gardes aux Eyrié mais seul un fou voyage seul dans le Val. Et la fille du suzerain du Val d’Arryn ne saurait être tenue pour folle, n’est-ce pas ? J’ai eu mes gardes dès l’âge où il me fut possible de quitter la citadelle sans un de mes parents. Les hommes qui sont tombés à Falaise en faisaient partie depuis des années et des années. Mais ils sont mes hommes, ceux de la maison Arryn, pas les manteaux rouges des Lannister sans vouloir vous offenser. Il est difficile de faire confiance à des chevaliers qui ne sont pas ceux de la maison qui vous a vu grandir. Je n’aime pas cela. »

Elle avait haussé légèrement les épaules en écoutant ce qu’Aliénor avait à dire sur son fiancé et les Tyrell en général. Elle reconnaissait son cousin comme une tête légère bien qu’elle ne l’eut plus revu depuis des années. Et elle se demandait vraiment si l’éducation de son oncle Leo et l’influence de sa grand-mère si prompte à remettre tout un chacun dans le droit chemin avait pu donner un tel exemplaire de médiocrité. Peut-être l’influence de cette idiote de Jeanne mais elle y croyait pas. Peut-être Tristan s’était-il fourvoyé ou trompé mais la pomme ne tombait jamais très loin du pommier et elle savait son cousin être plus le fils de son père que les Lannister ne le seraient jamais. En tous cas, il était son cousin et elle se refusait à l‘enfoncer plus outre sous prétexte que le vit du Lion venait l‘honorer tous les soirs. Tristan et elle partageaient le même sang.

 « Peut-être, les conséquences ennuyeuses de nos actes nous agacent toujours pour dire le vrai. Je comprends mon cousin à vrai dire mais il s’agit du devoir de tout homme que de faire face à ses responsabilités. A plus fort raison lorsque l’on est destiné à devenir le seigneur de Hautjardin… Ne vous inquiétez pas mon cousin aura eu l’avantage d’avoir été garni en bons conseils par son père. D’ailleurs, je l’estime également, bon chevalier et grand seigneur, mon oncle a toujours su nous aider d’avis sages et utiles. C’est un grand honneur de pouvoir compter un tel homme dans sa famille. »

La suite était plaisante à entendre bien qu’un peu surprenante. Elle n’avait jamais cru que Aliénor nourrissait de tels sentiments à son égard, elle l’avait plutôt jugée froide les décades précédentes ne semblait pas s’intéresser à ce que Maura pouvait faire ou penser. Mais la dame du Val lui en était reconnaissante, elle se sentait même un peu plus acceptée dans cette forteresse qui ressemblait plus à une grotte même richement parée qu’aux sept et élégantes tours de son enfance et de son adolescence.

 « C’est gentil de votre part, Aliénor. Et si jamais vous en ressentez le besoin, je serais toujours à Castral Roc également. Mais, malgré que vous ayez raison, ma famille me manque et les Eyrié aussi. Tout a changé ici et c’est parfois difficile à supporter et à vivre. J’aime Tybolt, vraiment, mais ces derniers jours je me suis surprise à espérer n’avoir jamais quitté mes montagnes. Et, même si je suis la fille de la seule sœur de Lord Tyrell, je connais peu cette partie de ma famille. Nous sommes en contact pour de simples questions diplomatiques mais je ne me suis jamais sentie attachée au Bief. Hautjardin est un beau château, les fleurs sont magnifiques, la Mander est douce selon mes souvenirs mais… ce n’est tout simplement pas chez moi, j’ai peu en commun avec une fille Tyrell. Même si j‘affectionne mon oncle, ma grand-mère et mes cousins.»

Cependant, elle ne les connaissait que peu et le Bief et le Val avaient bien peu en commun. Et elle n’avait plus revenu Leo depuis deux grosses années, depuis Cendregué pour être exacte, et ne souhaitait guère éveiller de tels souvenirs. La suite étonna quelque peu la jeune femme qui n’avait jamais pensé que Aliénor puisse se montrer si raisonnable au sujet de son frère. Peut-être était-ce parce qu’elle n’était pas concernée. Mais en tous cas, elle parlait d’or.

 « Vous parlez avec raison, Aliénor. Je me comporte comme une enfant dont on aurait pas suffisamment applaudi les nouveaux talents de cavalier. L’épouse du suzerain comprend tout cela à dire vrai mais la femme amoureuse moins… Parfois, je préfèrerai que nous ne soyons que de simples bergers de vos petites collines. »

Oui, elle aurait vraiment préféré qu’il en soit ainsi et qu’elle puisse garder Tybolt pour elle et pour elle seule. Qu’elle n’ait jamais été obligée de jouer les étrangères sous son propre toit en feignant un désintéressement auquel quiconque de suffisamment ouvert n’aurait jamais cru. Elle savait bien qu’il suffisait de la voir aux côtés de Tybolt pour comprendre à quel point elle en était folle. Et les yeux que son époux posait sur elle ne mentait pas. Ils n’étaient que le miroir de la passion qu’ils se vouaient l’un à l’autre.

 « En tous cas, j’aimerai que vous soyez présente dans la vie de votre neveu. Je n’ai jamais beaucoup vu mes tantes par la force des choses mais j’ai toujours rêvé qu’une jeune et jolie tante m’emmène avec elle faire des folies ou bien danser. Il en sera de même pour mon fils mais il vous aura à ses côtés. »

Elle aurait bien aimé avoir sa tante Alanna auprès d’elle après la mort de sa mère mais elle ne l’avait vu que de rares fois elle aussi et qu’à Port-Réal. Cette dernière n’était jamais revenue dans les montagnes de ses pères. Peut-être Maekar l’empêchait-elle ? Quoiqu’elle n’en est pas souvent témoigné la moindre intention dans ses lettres. Enfin, elle revînt à leurs moutons ou plutôt à ce qui occupait les deux jeunes femmes à l‘heure actuelle : leurs époux ou fiancés !

 « La visite de Tristan vous inquiète-t-elle tant ? Ou est-ce l’idée de ne peut-être pas avoir réussi à éveiller de tendres sentiments chez lui ? »
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mar 31 Jan 2012 - 20:09

La jeune lionne était un peu tendue. Elle ne dormait pas beaucoup et semblait ne pas vouloir être en froid avec son frère. Elle était habituée à la tendresse, mais elle ne l’aurait pas toujours. Et pourtant, la petite lionne était heureuse au roc. Elle ne se plaignait pas. Elle attendait plus que jamais son arrivée à Hautjardin, ou elle se taillerait une place un peu plus facilement qu’elle l’avait fait ici. Certes on naissait lion et on mourrait en lion, mais la petite Lannister avait bien à apprendre. Elle était toute petite encore et malgré que le Bief comportait trop de roses, il fallait faire gaffe a ne pas se rentrer des épines dans le pied. Mais bon, il allait dans un sens qu’un jour se serait elle qui serait a la tête du Bief, avec Tristan. Elle n’avait pas envie de se faire marcher sur les pattes au risque de se frustrer davantage avec l’héritier du bief. Elle l’aimait bien, mais d’un coté, son petit air de « j’en ai rien ciré » l’énervait quelques peu. Leo n’était pas à la porter de la mort et elle priait les seps pour qu’il vive assez vieux. Ali ne serait que plus heureuse.

Maura n’avait pas tort, elle serait toujours la petite sœur préférée. Elle était certainement la petite lionne qu’on avait toujours trop protégée mais qu’on n’avait pas appris à protéger d’elle-même. Elle savait que cela agaçait un peu ses frères. Elle était capable de bien faire, mais aussi apte à mettre les pieds dans la même chaussure. Elle était un peu écervelée et ne prenait jamais le temps de réfléchir aux conséquences d’abord, mais au moins, elle ne faisait pas la même erreur deux fois. Tout le monde le savait bien que trop. La suite n’étonna guère la Lionne du roc. Elle-même n’arriverait jamais à remplacer ses deux chevaliers. Elle leur tenait un grand respect. L’un la connaissait depuis la mort de sa mère. Il avait été un ami et un réel protecteur. L’autre, il était plus impulsif et ne supportait parfois pas sa dame.

Je suis bien placé pour dire que je comprends. Quand je suis à l’intérieur du roc ou même de Port-Lannis, je n’ai que mes deux chevaliers, et sinon la garde du lion me protège, mais je n’arriverais jamais à remplacer l’un d’eux. Rien ne les remplaceront, mais la garde du Lion est votre aussi, en tant que dame du Roc.

Les pertes humaines étaient en somme irremplaçables. Aliénor en savait quelques choses. Elle avait perdu une amie. Il lui avait fallu prés d’une semaine pour écrire une lettre au Lord. Elle avait eu le cœur serré, mais elle devait être forte. Ses chevaliers, malgré qu’elle les tienne à une distance raisonnable, étaient en particulier ses meilleurs alliés et amis. Elle les laissait libre de s’exprimer, de dire ce qu’il pensait. Si elle était mécontente, elle leur offrait un regard noir ou encore des soupirs. Elle les ignorait, mais elle ne les détestait jamais. Damon Lannister et son frère auraient eu plus d’une fois du leur couper la tête, mais ils arrivaient toujours à avoir l’instinct de protéger au mieux la lionne quelques peu trop libertine.

Tristan, elle s’en occuperait une fois mariée. Pour l’instant, ils s’ignoraient et la lionne n’en demandait pas grand-chose. Peut-être que oui, il aurait la chance de s’entendre. Elle n’était pas du genre à sortir les griffes au premier jour, elle aimait attendre. L’héritier de Hautjardin n’était pas non plus du genre à se laisser faire. Ce qu’elle aimait tout particulièrement. Tant qu’il flattait la lionne dans le bon sens du poil.

Je suis aussi heureuse de savoir que je pourrais bénéficier des conseils judicieux de votre oncle.

Aliénor préférait voir le Lord comme un second père qui ne remplacerait jamais le sien, mais qui l’aiderait seulement à se tailler une place. Elle n’avait pas l’intention de se laisser connaitre en était seulement que l’épouse de l’héritier, mais bien comme rose. Elle voulait faire ce qu’elle n’avait jamais su faire ici.

Vous êtes ici chez vous, tout comme Hautjardin en est une partie. On n’oublie jamais d’où l’on vient. La maison qui nous a vus grandir est certainement aussi importante que la maison qui nous voit changer. Le Roc est très différent des Eyrié ou même de Hautjardin, mais il sera toujours votre maison. Rien ne vous empêchera de retrouver vos sources vers les montagnes du Val, si vous en avez besoin. Et puis, vous aurez aussi de bonne occasion d’y retourner.

Par chance, elle avait Tybolt dans l’Ouest et Tya dans l’est, dans les terres de l’Orage. Rien de mieux pour que la petite lionne ressente autant d’affection. Elle serait proche de Tya et de Tybolt, ses deux ainés à qui elle avait offert son cœur, quand elle était très jeune. Bref, jamais, mais jamais, Tristan l’empêcherait de venir se ressourcer dans son univers qu’était Castral Roc. Surtout qu’elle ferait toujours le chemin afin de retrouver sa maison pour admirer ses petits neveux.

J’aurais réagi ainsi aussi. Ce n’est pas tous les jours qu’une telle nouvelle émerge. Il faut croire que le futur héritier du Roc n’est pas une chose anodine, mais dans le grand cœur de mon frère, il y a la joie que vous partager au futur enfant. Je suis sure d’une chose c’est qu’il est très heureux. Derrière un suzerain, il se cache un père …

La petite lionne se souvient des tendres regards de son père. La maison Lannister attendait le cinquième enfant et elle avait toujours vu Damon Lannister éprouver une certaine joie qu’il n’arrivait pas à cacher en dehors de son devoir de Suzerain de l’Ouest. Si elle aurait pu parler avec Tybolt, elle aurait certainement pu rassurer du mieux qu’elle le pouvait, mais elle était confiante, Tybolt était heureux, mais a sa manière et Aliénor encore plus qu’on l’implique auprès de ces petits lionceaux.

Si je peux, j’en fais la promesse. Quoiqu’il arrive, je tenterais au mieux d’être présente pour mes neveux et nièces à venir. Il me fera même grand plaisir de venir plus souvent à Castral Roc.

Elle serait une tante présente. Même si quelques jours la séparaient de ses terres. Elle serait heureuse. Du moins, bien plus que ce qu’elle allait endurer.

Ce que je crains surtout de l’arrivée de Tristan c’est mon frère.

Oh que oui, elle n’avait pas envie de rester dans une pièce contenant son futur mari et son frère. Elle ne supporterait certainement pas ce que Tybolt tenait à dire à l’héritier de Hautjardin. Si elle pouvait, elle s’en tiendrait très loin.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 1 Fév 2012 - 13:28

Le petit laïus sur la garde personnelle, ou non selon les avis, de Maura n’était pas à prendre au pied de la lettre. D’autant qu’elle avait vu ses propres chevaliers être tués sous ses yeux par les Fer-nés. Et qu’elle n’était pas une Lannister. Elle était la Dame, l’épouse aimante (et encore elle comprenait avec le temps que ce n’était qu’un euphémisme) de Tybolt, la mère des futurs héritiers mais elle était née Arryn. Elle était la fille de son père. Et elle voulait des gardes qui sachent quelle personne il défendait.

 « Mienne, non. Elle est celle de Tybolt et ne protège que parce que j’en suis l’épouse. Et même si la dame du Roc est en droit d’être protégée par les chevaliers des Lannister, convenez que ce ne sont que des mots ou plutôt des incantations illusoires. Ils me protègeront sans doute. Mais, pour l’instant, ils sont de la maison de mon époux et non de la mienne, tout simplement. Ils ont juré fidélité à un autre quand bien même cet autre est mon époux. »

Les dernières paroles pouvaient sembler hautaines et il est vrai qu’elles avait été déclamées avec un hauteur certaine. Les intérêts de Tybolt ne seraient peut-être pas toujours les mêmes que ceux de Maura et qui pouvaient bien dire avec les Lannister si elle ne deviendrait pas un jour gênante. Elle préférait parer à cette éventualité. Sa garde serait la sienne et non celle qu’un homme aussi aimant et puissant soit-il aurait choisi pour elle. Il en allait après tout de sa sécurité et il lui revenait de décider. Elle n’était pas de celles qui s’inclinaient sans rien dire ni faire comme les pimpesouées et les mijaurées du Bief.

 « Hautjardin sera chez vous si vous le désirez, Aliénor, mais pas pour moi. Jamais. Je vous l’accorde, ma parenté Tyrell m’est chère tout comme l’est Tybolt. Une jeune pucelle bien élevée vous dirait sans doute que là où se trouve son seigneur se trouve son toit. Je n’en suis pas. Je ne suis plus ni pucelle, ni bien élevée. Je ne suis pas faite pour les champs de fleurs et les ritournelles des ménestrelles, j’appartiens aux montagnes. Le Roc est la demeure des Lannister, de mon mari et de mes futurs enfants et, par la force des choses, je vivrais entre ses murs. Rien de plus. Je me souviens de ma mère qui disait que la vie d’une femme de notre condition n’était qu’un perpétuel exil. Aussi heureuse pouvait-elle être. »

Une vie d’exil. Certes, elle ne quittait pas Westeros mais elle demeurait étrangère en ces lieux. Rien ne la rattachait à la culture de l’Ouest, les mines, l’or, la pêche… Pour sa part, elle pensait, neige et glace, lacs et énormes citrouilles inconnues jusque dans le Bief. Elle devrait pourtant apprendre à ses enfants à respecter les valeurs de leur père et de sa patrie. Si elle doutait de se sentir un jour à sa place dans l’Ouest, ces terres seraient celles de sa progéniture à moins d’un cataclysme. La phrase suivante d’Aliénor lui fit écarquiller les yeux de stupeur. Comment ?!..Elle osait ! « Il faut croire que le futur héritier du Roc n’est pas une chose anodine ». La réponse fusa.

 « Comment mon fils à naître pourrait-il bien être une chose anodine ?! »

 « Derrière un suzerain, il se cache un père… ». Cette réponse agaça considérable la dame de Castral Roc qui pinça les lèvres avant de prendre une gorgée de tisane chaude. Ce type de propos mielleux l’agaçait considérablement. Elle avait été toute prête à pardonner Tybolt pour son manque de réaction - elle n’avait d’ailleurs souhaité que se faire plaindre - mais la tentative pathétique de défense de son frère par Aliénor la braquait désormais. Si il était heureux, qu’il le lui montre par les sept enfers ! Elle hocha pensivement la tête en réponse à Aliénor. Forcément, cette dernière serait la bienvenue pour voir ses neveux. Elle doutait que Tybolt l’en empêche. Ce serait peut-être différent pour Tristan ceci dit mais après tout…La dernière réponse lui fit relever ses yeux bleus comme la glace vers sa belle-sœur qu’elle dévisagea avec une colère stupéfaite. Elle trouvait bien des défauts à son époux mais là…

 « Est-ce que vous êtes vraiment aussi stupide ? Tristan est le cousin de la dame du Roc et votre futur époux. Tybolt ne l’aime pas mais il le traitera avec honneur. En toute justice, votre fiancé mérite une punition pour son attitude envers vous mais je ne crains pas d’affirmer qu’elle sera juste. Pas de quoi se mettre à trembler ! C‘est de votre honneur dont il s‘agit. Au lieu de vous inquiéter pour un mari qui n‘est pas encore le vôtre, apprenez plutôt à le défendre en femme et non comme une enfant égoïste !»

Les mots avaient claqué dans le solarium et Maura s’était très légèrement redressée pour les lancer à la jeune fille qui lui faisait face. Oui, elle était dure et sans doute se taillait-elle une réputation de "méchante" mais elle n'avait pas spécialement peur d'en endosser le manteau. Il fallait que Aliénor ouvre les yeux et apprenne à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de se mettre à parler.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Dim 5 Fév 2012 - 20:37

Autant se préserver. Elle n’allait pas sortir les grandes phrases ou encore même les sermons. Elle était personne pour en donner et surtout, elle avait assez de la disgrâce de tout le monde. Elle n’avait pas besoin qu’on lui refasse la morale en entier. Elle était capable de s’en préserver. Elle n’allait certainement pas contredire le couple Lannister. Elle n’avait pas envie de recevoir des griffures de tous les cotés. Quoiqu’elle semblait s’y habituer. Elle accumulait les gaffes et surtout et autant dans ses paroles que dans ses gestes. Elle gavait tout le monde, en quelques sortes. Elle voulait partir et personne ne le comprenait aussi bien qu’elle. Personne ne la comprenait mieux qu’elle et elle ne cherchait pas les problèmes. Malheureusement à force de faire des bêtises, elle avait son lot de remontrances.

Il en va de soi. Ils appartiennent à la maison de votre époux mon frère.

Et voilà, rien de plus et rien de moins. Autant éviter les pentes raides. La voix de sa belle-sœur était indiscutable et elle n’allait pas et certainement pas mettre de l’huile sur le feu. Si Maura considérait qu’il servait Tybolt avant tout, elle y avait le droit, elle ne jugerait pas et ne parlerait même pas. Par contre, la suite eut don d’échauffer la demoiselle, et Aliénor s’en tint au strict minimum encore. Elle n’avait pas envie de discuter, surtout qu’elle se sentait interpellée par les mots de sa belle-sœur. Elle n’en fit de rien. Elle ne voulait pas faire l’erreur qu’elle avait osé faire avec Castral Roc. Elle ne voulait pas s’attacher a rien qui pourrait lui rappeler sa maison. Elle voulait tout laisser derrière sans oublier ses jeunes années. Peut-être voyait-elle le Bief comme une porte de sortie pour elle-même. Enfin, elle restait pour l’instant la petite écervelée de l’Ouest.

Définitivement, elle aurait du rester enfermé dans ses appartement. Tout ce qu’elle disait semblait déplacé au mieux puéril. Elle passait encore pour une petite idiote alors qu’elle avait cru bien faire. Une après-midi qui semblait bine s’annoncer, semblait dégringoler au rythme de la conversation. Malgré son bon fond, Aliénor n’était pas quelqu’un de très gentil. Elle savait se faire apprécier, mais elle arrivait surtout à créer des problèmes. L’intervention de Maura au sujet du Bief ne laissa pas l’opportunité de dire autres choses. Elle ferait mieux de se taire. Surtout si Maura l’incluait dans les « gentilles pucelles ». La dame du Roc la réduisait au silence. Elle n’avait qu’une envie aller vivre son départ avec quelqu’un d’autre. Parler des bonnes choses du passés avec les seules personnes qui voulaient l’écouter.

Elle éprouvait une certaine frustration qu’elle n’avait pas éprouvée depuis une discussion houleuse avec son père. Le Lion gris était mort depuis voila trois ans si ce n’était pas moins. Elle se souvenait de lui avoir répondu avec fermeté et surtout qu’elle avait été très sèche envers lui. Elle ressentait la même chose envers Maura, mais elle ne le serait pas.

Que les sept me pardonnent si je me suis mal exprimée, mais en rien la naissance d’un fils pour le roc est anodin. Je n’offensais aucunement un de mes neveux à venir, que l’on m’en préserve. Je ne le ferais jamais, tant j’accorde le respect à la maison qui m’a vu grandir.

Elle ne rajouta pas le reste de sa phrase. Inutile de mettre de l’huile sur le feu bien bouillant. Elle finirait calcinée. Du lion grillé comme repas … alléchant. La petite lionne cachait bien son agacement. Un mot et tout déraillait. Elle était de mauvaise humeur, mais elle se maitrisait plutôt bien. Elle avait appris à se fondre dans les apparences. Si c’était comme ca. Elle n’allait pas se pointer le nez avant bien longtemps, quoiqu’elle agisse déjà comme un fantôme à travers la maison.

Tristan et elle avaient une relation quelques peu compliqué. Elle était seulement de mauvaise humeur uniquement parce qu’elle en avait assez qu’on règle ses choses. C’était elle qui devait punir le Ser, et non sa maison. C’est elle qui devait réclamer justice et non son frère. Bref, elle était assez mal en point qu’elle préféra de nouveau de se taire. Il n’y aurait rien de bien qui sortirait si elle osait. Ce qui concernait Tristan, elle aurait bien le temps de s’en charger lorsqu’elle serait seule avec l’héritier. Elle était une grande fille à la place de la sale gamine écervelée.

Laissant tomber la pression, bien que l’envie de frapper quelques choses ne fût pas très loin, Aliénor resta calme et posé. Elle ne forcerait pas l’héritier de Hautjardin à l’aimer.

Mon frère sait ce qu’il fait alors, soit. Pour ma part je suis assez grande pour régler mes différents.

Elle était assez mal pour ne pouvoir rester davantage. Elle savait qu’elle finirait par se mettre les pieds dans les plats. Être de bonne humeur avec la Dame dur Roc l’avait étonné. En fait, rien n’avait réellement changé. Maura se retenait seulement d’être quelques peu courtois avec elle. Elle l’avait frustré avec quelques points, mais la lionne était loin d’être parfaite. Heureusement, elle savait se contenir, chose qu’elle avait apprise et qui semblait lui servir de plus en plus. D’un voit très courtoise, qui n’entrainait aucune arrière pensé, elle lança avec sa douceur habituelle :

Je crois qu’avec toutes mes bêtises, il vaudrait mieux que je vous laisse vous reposer.

Avant se ramasser un autre savon et de ce faire faire la morale une seconde fois. Elle préférait tout laisser sur la tension. Peut-être arriverait-elle à la contrecarrer ou seulement à alimenter le feu.





 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 16 Fév 2012 - 10:25

Le poids des mots et des convenances encore et toujours. A priori, malgré tous ses efforts, Aliénor n’en était pas non plus exempte puisqu’elle lui assura avec une fraîcheur certaine qu’elle avait raison. Elle se demandait jusqu’à quel point sa belle-sœur avait conscience qu’elle restait sur une fine ligne entre Maura et Tybolt afin de n’agacer ni l’un ni l’autre. Après un bref soupir, la dame de Castral Roc se laissa aller à observer un protocole finalement rassurant. Que pouvait-elle faire d’autre, elle ne trouverait pas une alliée en Aliénor pour déclarer à qui mieux mieux que les chevaliers de l’Ouest n’étaient pas assez vaillants ou au moins sûrs pour servir l’ancienne dame du Val. Et, à priori, les deux femmes n’avaient pas du tout la même conception du rôle d’une épouse. Elle avait cru comprendre qu’Aliénor comptait embrasser le Bief sans états d’âme, chose que Maura n’arrivait pas vraiment à accomplir sereinement. Peut-être était-ce dû au particularisme du Val d’Arryn ? Toujours était-il que la méthode de la Lannister semblait plus facile. Ou tout du moins plus silencieuse.

 « Oui, vous avez raison. A celle de mon époux. Dans quelques temps, peut-être mais pas tout de suite. Pas après qu’ils soient tous morts. Je ne peux… Ce serait trahir leur mémoire. Enfin, arrêtons là. Tybolt est votre frère et ces quelques pensées ne sont pas ce que vous devriez avoir à entendre pour le moment.»

Autant arrêter le massacre avant qu’il ne soit trop tard. Se retenant de se mettre à rire, la jeune femme se demanda subitement si ne pas réussir à se faire apprécier des Lannister était un trait génétique de la maison Arryn. Il n’y avait qu’à voir la façon dont son mari parlait de son pauvre frère. De toutes façons, seul un silence glacial avait accueilli ses paroles sur le Bief et sa comparaison avec les femmes de cette région. Peut-être la jeune Lionne se considérait-elle déjà comme un membre de la maisonnée Tyrell auquel cas Maura l’avait sans doute offensé par quelques paroles pourtant franches mais sans doute un peu trop rudes pour qui n’y était pas habitué. Elle avait bien compris qu’Aliénor aimait tout particulièrement que l’on aille dans son sens, qu’on la comprenne et surtout que l’on soit d’accord avec elle. Normal après tout, elle était la petite dernière d’un clan plus riche que tout le reste de Westeros mis en tas.

Etrangement, sa belle-sœur s’excusa pour son erreur de langage usant d’une formulation qui attira un léger sourire sur les lèvres de l’épouse de Tybolt. Malgré tout, Maura avait conscience d’avoir réagi trop brusquement en voyant une offense où il n’y en avait pourtant pas l’ombre d’autant plus que l’autre jeune femme avait semblé si ravie d’apprendre qu’elle serait tante un jour prochain. Enfin, elle croyait savoir que le premier d’une longue ribambelle serait un petit ou une petite Baratheon. L’enfant de Gowen, amusant de penser cela. Du coup, elle se trouvait bien ennuyée.


 « Non, ne vous excusez pas. Je suis bien trop prompte à prendre la mouche ces temps-ci et j’ai fait bon cas de vos précédentes si aimables à l’égard de la naissance d’un neveu ou d’une nièce d’ailleurs. Et je sais comme tout cela est loin de vos pensées. En tous cas, mon invitation tient toujours, n’hésitez jamais à venir profiter de nos enfants et à vouloir prendre une place dans leurs petites vies. Et, même si cela me semble bien loin, je me souviens avoir aimé mon court séjour à Hautjardin, j’espère qu’ils pourront en profiter également. C’est même amusant de penser que je suis la nièce du seigneur de Hautjardin et que mes propres enfants seront ceux du prochain. »

Enfin amusant… Intéressant en tous cas d’un point de vue purement familial. Voir à quel point tout se recoupait dans les alliances. Il ne faudrait sans doute pas marier ses enfants avec ceux d’Aliénor, cela risquerait d’avoir des conséquences bien étranges pensa-t-elle. Ou alors cela ferait simplement surgir des cheveux d’or semblables à ceux de sa cousine dans la lignée de la Rose. Elle laissa ces considérations de côté. Aliénor s‘était faite plus sèche mais elle la comprenait. Toutefois, elle était contente d‘avoir enfin obtenu une réaction même si ce n‘était qu‘une manifestation de fierté. Bizarrement, elle trouvait qu‘il y avait quelque chose d‘enfantin chez tous les Lannister à vouloir tout, tout de suite, de la façon qu‘ils voulaient et de taper du pied quand ils n‘obtenaient finalement rien. Tybolt réagissait ainsi également comme si tout lui était dû de la part de Maura. Gerold était un peu plus secret que son aîné et elle se demandait comment était Tya.

 « Je n’en doute pas, Aliénor. Malheureusement, comme moi, vous êtes née femme et je doute que le monde nous trouve jamais assez grande pour nous laisser nous occuper nous-mêmes de nos propres affaires. Y compris les frères.» Constat un peu amer mais qui n’en restait pas moins fortement teinté à l’encre de la simple et dure réalité. Il y avait forcément un moment où chaque femme s’indignait de ne pas être née homme. Par contre, la mention de Tybolt adoucit quelque peur le visage de Maura et un léger pouffement se fit entendre de sa part.  « J’espère qu’il sait ce qu’il fait. Le contraire serait assez terrible, il est bien trop jeune pour être déjà sénile. Quant à savoir si ce qu’il fait est bien, c’est une autre question. Je pense que son attitude est noble et destinée à vous protéger mais qu’elle n’est pas forcément…comment dire…adéquate. A sa place, j’aurai doucement cligné les yeux sur l’attitude de Tristan eût égard au jour où mon oncle ne sera plus. Mais, quoiqu’il en soit, je pense sincèrement qu’il agit pour ce qu’il pense être votre intérêt ou du moins qu’il associe encore étroitement votre personne à la maison du Lion. Il aura sans doute beaucoup de mal à vous voir comme une Tyrell. En un sens, cela devrait vous rassure et quoiqu’il en soit, et même si l’amour fraternel peut être parfois étouffant, tentez de vous le conserver. Qui sait si un jour vous n’en aurez pas besoin ? Autant l’entretenir pour le futur. »

Malgré la courtoisie et toute la douceur de la voix d’Aliénor, elle comprit finalement qu’elle se trouvait face à une fin de non-recevoir. Sans doute avait-elle été trop loin ou plutôt s’était-elle crue autorisée à se montrer aussi autoritaire que son titre pouvait le lui laisser à penser. Mais comme cela était vrai lorsqu’elle arpentait les rues de Port-Lannis, elle n’avait pas plus le pouvoir de s’imposer face à Aliénor tant qu’elle ne serait pas officiellement et au vu de tous lady Lannister, l’épouse du suzerain de l’Ouest. Sans doute cette dernière en jouait-elle auquel cas c’était à vrai dire de bonne guerre. Toutefois, cela ne manquait pas de lui faire ressentir une certaine rancune envers Tybolt qui la maintenait sciemment dans ce rôle bâtard.

 « Non, restez. Ce ne sont pas des bêtises et c’est à moi de vous présenter mes excuses. Je suis allée trop loin. Vouloir vous faire réagir n’est pas une excuse pour m’être comportée aussi rudement et vous avoir ainsi offensée. Et ce n’est pas ainsi que je vois nos futurs rapports. En tous cas, pas de dame à jeune fille mais plutôt en tant qu’égales même si teintées d‘une certaine franchise. Pour dire le vrai, Aliénor, je ne suis pas certaine de vous comprendre. J’imagine assez bien dans quelle situation vous vous trouvez ou, au moins, les émotions contradictoires qui en découlent. Souhaiter être déjà mariée et en même temps s’obstiner à ne pas vouloir changer d’environnement. Un peu comme si l’on était coincé entre la peur et l’espérance. Mais j’ai l’étrange impression que cela va plus loin chez vous, n’est-ce pas ? Parfois, j’ai l’impression que vous n’avez que rancune pour vos frères mais que vous n’êtes pas certaine de pouvoir trouver mieux auprès de mon cousin. Un peu comme être coincée entre un Frey et un Bolton en quelque sorte si vous voyez ce que je veux dire. Je suis assez mal placée pour ce genre de conseils mais, parfois, il faut savoir se satisfaire de ce que l‘on a. Je sais… Cela ressemble fortement à faîtes ce que je dis et pas ce que je sais mais il est toujours plus facile de conseiller les autres que de se faire violence.»

A vrai dire, elle ne savait pas vraiment comment qualifier l’état où se trouvait sa belle-sœur. Elle était très accaparée par ses propres problèmes. De cela, Maura avait intimement conscience puisqu’elle n’avait même pas esquissé une seule parole de réconfort pour la mort de ses soldats ou le rapt de sa pauvre Eirlys mais, à vrai dire, elle n’avait pas vraiment attendu de réconfort auprès des Lannister. Mais, en même temps, elle était un peu peinée par les tourments d’Aliénor qui n’avait personne à qui réellement se confier. Elle espérait qu’il n’en était pas de même pour Maeve qui se trouvait si loin aux Eyrié. Mais, comme elle avait elle-même une petite sœur, elle saisissait assez bien le creux qu’avait pu créer l’absence de la sœur aînée, Tya, chez Aliénor. Pas de mère, pas de sœur, juste quelques servantes et une gouvernante. Et deux grands frères pas forcément très ouverts. Finalement, c’était assez différent de la famille Arryn.

 « Je ne veux prendre la place de personne, Aliénor, mais…Si vous avez besoin de conseils, de raconter, de poser des questions, de vous indigner ou même de simplement être auprès de quelqu’un qui puisse partager vos inquiétudes, je peux être cette personne jusqu’à ce départ. Je sais que nous sommes différentes et que nous ne nous comprendrons pas toujours mais cela n’empêche aucunement d’être présente l’une pour l’autre, non ? Et, avant que vous ne posiez la question, bien naturelle cela dit. Non, je ne suis pas un agent de Tybolt. Il est certaines choses qu’il doit savoir bien entendu mais d’autres qui ne le regardent aucunement. Je ne répèterai pas vos pensées à votre frère et, pour ma part, je n’ai pas besoin de connaître tous vos petits secrets. Votre jardin secret restera à vous. Et bien sûr, si vous avez besoin, je peux vous aider pour le trousseau. Pour la robe du mariage, les draps, les tenues, les capes, les parures tout ça… J’ai fait venir de la dentelle de Myr, je pourrais vous en céder si vous voulez. »

Elle pouvait difficilement faire mieux pour montrer qu’elle était de bonne foi. Les preuves viendraient avec le temps. En tous cas, l’offre était sur la table une bonne fois pour toutes.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 23 Fév 2012 - 0:31

Elle était en somme égoïste et incompréhensible. Elle faisait tout pour faire le bordel dans sa maisonnée et rendre son frère enragé. Une tendance presque trop suicidaire pour la jeune lionne du Roc. Bizarrement. , elle n’avait jamais eu sa chance. C'était pourquoi elle avait dans l’immédiat, aimer Leo Tyrell qui semblait vouloir lui donner ce qui lui manquait. Elle n’avait jamais cru possible arriver à la cheville de Maura ou même d’un des deux lions. Elle ne côtoyait pas Gérold et Tybolt était devenu distant avec elle. La protéger, elle en avait assez. Elle avait des gardes pour cela. Ils y arrivaient facilement. Elle n’Avait pas besoin de faire tout pour se faire tuer. Bref, que Maura ne considère pas la garde du lion, comme la sienne, la petite lionne arrivait à faire avec. Après tout ce n’était pas la grande Dame qu’elle allait juger. Aliénor avait toujours deux gardes précieux près d’elle, mais elle savait qu’elle aille à Port-Lannis ou dans le Bief, il y avait toujours des hommes qui la surveillaient de près ou de loin.


Sachez que je comprends parfaitement et que je ne saurais vous contredire. Prenez votre temps.


Un jour, Maura laisserait tomber. Aliénor, elle, ne voulait plus rien de l’Ouest. Elle voulait une nouvelle vie ou elle ne serait pas la dernière. Ou elle pourrait parler sans être regardée ou encore dévisagée. Elle aurait son mot à dire, peut être que pour une fois son opinion aurait de l’intérêt pour quelqu’un comme Lord Tyrell. . Elle n’avait jamais saisi cette chance au roc, uniquement parce qu’elle ne voulait pas le faire. Elle avait arrêté après quelques échecs. Tybolt et Gérold l’avaient toujours tenu hors des discussions. Elle n’avait jamais eu la chance d’y participer réellement. Elle n’était qu’une enfant. Encore et toujours éternellement. Mais elle allait leur prouver le contraire. Elle allait devenir une femme respectée. Elle ne serait plus jamais la même et elle le savait. La petite gamine trouverait son repos éternel enfin et ferait place à la dame et l’épouse. Et si elle devait se faire plus rose que lionne, elle le ferait sans oublié qui elle était vraiment.

La suite eut le don de la faire sourire tout de même. Oui, elle inviterait ses neveux et nièce à séjourner dans son Bief. Elle se ferait le plaisir de voir les petits lionceaux se promener dans les jardins. Maura les accompagnerait peut-être. Elle était si gentille, mais c’était certain que la lionne reviendrait quelques fois dans ses terres natales. Peut-être pour passer une journée dans la ville de Port Lannis. Bref, elle passerait du temps dans la demeure de son enfance. Elle n’était pas aussi égoïste que l’on pouvait le croire. Bien que malgré tout, elle n’oublierait jamais d’où elle venait. Même si il n’y avait qu’un mot dans sa bouche : le Bief.

Ne vous inquiétez pas. Il me fera plaisir de les inviter et de les recevoir à bras ouvert, tout comme il me plaira de me rendre à Castral Roc de temps à autres.

Elle avait un cœur trop tendre pour ne pas se laisser faire. Elle était habituée à se comportement. Combien d’hommes étaient passé dans les geôles de Castral Roc, pour voir ouvert la bouche sur la fille de leur Suzerain. Elle le savait parfaitement qu’elle savait faire tourner les têtes et que son père tout comme son frère tenait à son honneur. Le Tyrell avait fait une erreur qu’aucun Lannister ne se permettait d’essuyer facilement. Il avait aussi fallu que cela tombe sur Tybolt qui avait, et elle le savait parfaitement, une affection que nulle autre sœur ne pouvait prétendre avoir d’un frère.


Pour Tybolt et je le sais très bien, je ne serais jamais une rose Tyrell. Je serais toujours sa … petite lionne. Vous n’avez certainement pas tort sur cela. J’apprécie grandement mes frères. J’ai toujours voulu être plus qu’une simple main à donner en mariage. J’aurais voulu qu’il me laisse laver mon honneur moi-même, mais parfois je me fâche contre lui, alors qu'une heure plus tard, je comprends ce qu’il voulait me dire. Je compte garder de bonne relation avec le roc. Un jour, je serais la première dame du Bief, même si j’espère que cela ne soit que dans bien des années, pour apprendre plus qu’il ne le faut de Lord Tyrell.


Le fait de toujours fuir devant tout le monde l'avait rendu quelques peu asociale. Aliénor vivait dans son monde ou seule elle arrivait à se comprendre. Même Damon Lannister avait cessé de la comprendre. Elle était une enfant troublé par le décès de sa mère. Il lui arrivait encore à s'accrocher à ce souvenir et. Cette promesse faite et oubliée. Elle lui avait promis de rester avec elle. Mais le lendemain on venait lui arracher sa mère. Elle revoyait son père supplié dans ses prières de ne pas la prendre, elle aussi. Il venait de perdre sa femme et l'étranger semblait vouloir lui prendre sa petite princesse. Elle s’était développé un monde dont elle était acceptée de tous. Une vie d’illusion qui ne l'aidait certainement pas à avancer. Elle savait qu’elle pouvait faire bien plus qu’elle ne le croyait. Les excuses de Maura l’avaient surprise. Elle se tenait en faute pour ne pas avoir à subir le courroux des autres.

Pardonnez mon emportement. C'est de ma faute aussi. Je ne sais pas comment trop me positionner sur ma future vie et je préfère accumuler les problèmes et m’emporter. Je ne sais pas comment j’arrive à provoquer des catastrophes. Je suis seulement terriblement fatiguée que l’on m’écarte de tout. Bizarrement je tente de franchir des limites qui me sont interdite. N'essayez pas de me comprendre. Mon père l’a fait trop longtemps avant d’abandonner et ne vaut mieux ne pas s’essayer de s’immiscer dans mon univers parfois trop tordu pour une simple mortelle.

Combien de fois avait-elle défié son père? Elle avait cessé de continuer après les premières sanctions. Un jour, elle disait blanc, et l’autre elle disait noir. Elle était déroutante par moment, elle le savait, mais elle faisait de gros effort. Elle essayait de faire de son mieux et pourtant, elle se heurtait toujours à mur d’incompréhension qu’elle tentait de franchir comme si rien n’était. La suite lui donna matière à réfléchir. Tya lui manquait énormément. Elle avait su prendre soin de sa petite lionne pendant des années. Elle avait été une mère si douce et compréhensible pour l’enfant turbulente. Maura ne remplacerait jamais Tya ou même Jessica Lannister. Elle en était consciente et la petite lionne ne soupira que d’aise. Elle pourrait s’ouvrir à cette femme un peu plus qu’elle le voulait. Elle devrait faire confiance à une personne un jour ou l’autre. Elle était sa belle-sœur et la côtoierait plus qu’elle n’osait le croire.

Merci. Ne vous inquiétez pas. Je sais que cela est parfois énervant, mais je sais que vous ne raconterez rien à Tybolt de mes secrets. Je sais tout autant que vous ne voulez pas prendre la place de personne, mais vous êtes la personne la mieux placée et la plus proche pour le moment. Tya est bien loin et je doute qu’elle viendra au Bief dans sa condition, mais je ne saurais lui en vouloir.

Elle avait pensé au trousseau et le reste, mais la robe semblait restée loin de son esprit. Pourquoi, c’était un élément essentiel, pourtant. Et le manteau... Honte à elle, elle avait oublié. Elle n’allait pas en faire un plat. Tous les couturiers de l’ouest se rueraient pour obtenir la signature de la robe de la lionne. Ne lui manquait que le couturier et tout serait en ordre.

Comment pourrais-je refuser votre offre. Le trousseau semble bien complet, ma gouvernante l’a bien préparé ainsi que les malles qui peu à peu se remplissent. Il me manque toujours la robe et le manteau … J’avoue avoir oublié de détail. Peut-être sauriez-vous m’aider?

La lionne était rêveuse comme toute les petites filles, même si certaine croyait au conte de fées que la lionne ne croyait pas.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 23 Fév 2012 - 14:00

Elle se demandait si, parfois, Aliénor se mettait à la place des autres. Ce n’était pas vraiment un jugement sur son caractère, plutôt une simple interrogation quant à la manière dont fonctionnait la benjamine de sa famille d’adoption. Elle haussa les épaules en écoutant sa réponse mais répondit tout de même légèrement pensive.

 « Prendre mon temps…Vous devriez répéter cela à votre frère. Je ne crois pas qu’il arrive à comprendre. Il fait beaucoup d’efforts pour que je me sente ici chez moi mais il ne saisit pas que cela prend du temps. J’ai été si heureuse dans le Val malgré les difficultés et j’ai pu goûter à ce que peu de femmes ont l’occasion de vivre. C’est dur…Oui, il est dur de quitter cette vie pour se conformer à ce qui est attendu d’une épouse. Peut-être est-ce normal compte tenu des circonstances mais mon frère et ma petite sœur me manquent plus que si ils étaient mes propres enfants. Je me force à m’en détacher, enfin à prendre du recul plutôt, mais c’est si difficile. Il n’y a pas une journée où je ne m’inquiète pas au sujet de Jasper. Est-ce qu’il s’en sort ? Enfin, je sais qu’il y arrive mais l’inquiétude est un sentiment si complexe à contrôler. Je voudrais être là pour lui éviter tous les mauvais pas et prendre les coups à sa place. Il déteste cela lui aussi, un peu comme vous…A croire que je suis étouffante. » finit-elle avec un rire un peu peiné.  « Mais, même en sachant cela, je ne peux m’empêcher de me sentir responsable. Et Maeve…Elle aurait tant besoin de quelqu’un pour lui parler, pour lui expliquer, pour être présente alors qu’elle s’éveille à la féminité et que les impératifs de notre sexe vont s’imposer à elle et notre frère est un homme. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre mais… Me fondre complètement en une belle et compassée lady Lannister me semble être comme les abandonner et les laisser seuls. Enfin, laissez cela, ce ne sont que des non-sens de femme exilée, fatiguée et bientôt aussi grosse qu‘une vache… Rien d’important. »

En fait, non, c’était important et même primordial pour la jeune femme mais elle n‘avait pas envie de s‘épancher et préférait arrêter là le flot de paroles. Il s’agissait de son propre jardin secret. Comment décrire les sentiments qu‘elle éprouvait pour ses deux cadets ? On était bien loin de ceux de la fratrie Lannister. Maura les chérissait. Bien sûr, ils l‘agaçaient parfois, la mettaient en colère ou simplement l‘ennuyaient mais ils avaient été son monde depuis tant d‘années. Tant d‘années où ils n‘avaient plus été que tous les trois. Vivre dans l‘Ouest lui semblait dès lors être une telle déchirure. Bien sûr, comme beaucoup d‘autres femmes de son rang, elle voulait fonder sa propre famille mais ses deux cadets avaient une place à part pour elle, bien loin des standards habituels des grandes familles. Les disputes n’étaient pas non plus étrangères aux Eyrié mais elle n’imaginait même pas qu’une situation semblable à celle des Lannister ait pu se développer. Et, plus loin que ce qu’elle ne considérait du haut de sa position d’aînée comme de simples prises de bec, tout cela s’effaçait face aux inquiétudes et aux espoirs quasi maternels qu’elle nourrissait à leur égard.

C’était aussi pour cela qu’elle passait tant de temps agenouillée au sein des ombres du septuaire du Roc afin de prier pour les deux autres Arryn restés au pays. Elle se sentait responsable d’eux. Depuis la mort de leurs parents, elle avait vécu dans la peur intense de les perdre et de se retrouver seule. Oui, elle s’imposait, oui, elle prenait de la place mais elle n’avait jamais trouvé un autre moyen pour calmer ces craintes dévorantes qui l’éveillait parfois la nuit. Elle les voulait en sécurité, peu importait le reste, même si elle devait désormais intégrer Tybolt à l’équation ce qui s’avérait, finalement, plus simple qu’elle ne l’avait tout d’abord cru.

Heureusement, la discussion quittait quelque peu ces douloureuses questions pour rejoindre un terrain plus joyeux. Celui du futur où petits Tyrell et petits Lannister joueraient ensemble à Viens-dans-mon-château. Elle sourit à cette pensée en y adjoignant les petits Arryn comme elle avait pu jouer elle-même avec Daeron ou Tristan quand ils n’étaient encore qu’en culottes courtes.


 « Ils seront aussi les bienvenus ici histoire d’explorer les passages secrets de la forteresse, jouer dans le Hall des Héros ou se cacher dans le Jardin de Pierres. Je dois avouer que je suis assez impatiente de voir ce jour arriver. Ce serait une grande réussite… »

Une grande réussite si ils parvenaient à sortir de cet état de guerre larvée qui sévissait entre l’Ouest et les Iles de Fer. Alors, ils expérimenteraient une paix douce et propre à élever leurs enfants du mieux possible. Ses doigts glissèrent encore une fois vers son ventre, silencieux témoins de sa nervosité à l’idée de donner la vie alors que la situation était si instable. Elle fronça légèrement les sourcils alors qu‘elles parlaient encore des rapports entre la jeune femme et son frère aîné. C‘était un peu triste à entendre comme constat désabusé.

 « Plus loin que les petits qualificatifs d’enfants ou les maisons de nos époux…Il est votre frère et vous êtes sans doute la personne qui lui rappelle le plus votre défunte mère. Qu’importe le Lion ou la Rose finalement. Vous êtes du même sang et, en fin de compte, il n’y a que cela qui importe. Il y a toujours des cris ou des bouderies dans une famille mais sur qui compter si ce ne sont pas nos frères et sœurs ? La vie est bien assez dure comme cela. »

De toutes façons, elle trouvait que son mari et sa belle-sœur se comportaient comme deux enfants, l’un comme l’autre. Leurs rapports ne semblaient pas avoir évolué depuis l’enfance entre le grand-frère en protecteur tyrannique et la petite en princesse capricieuse. En écho à ses propres paroles, Aliénor s’excusa une fois de plus. C’était gênant selon Maura puisque la blonde n’avait aucunement besoin de le faire.

 « Non vraiment, Aliénor, ne vous excusez pas. J’ai été bien trop dure et vous n’avez rien à vous reprocher. Oublions plutôt cela, voulez-vous ? Parlons plutôt de vous. Je ne suis peut-être qu’une simple mortelle mais j’ai une petite sœur aussi que j’ai vu grandir dans l’ombre de ses deux aînés. Je ne vous ferai pas l’injure de vous dire que je sais ce qu’il en est mais, à un autre niveau, je crois que je peux comprendre ce que vous vivez. J’ai à peu près la même différence d’âge avec Maeve que Tybolt avec vous. Et, franchement, je ne trouve pas bizarre de voir une jeune sœur s’emporter ou provoquer mille et unes petites catastrophes comme vous dîtes, c’est naturel pour moi. Je crois…Ne m’en voulez pas d’être directe mais j’ai l’impression que ce sont plus des appels à l’aide qu’une volonté d’ennuyer Gerold ou Tybolt. Vous vous sentez seule et ils sont très occupés. Et peut-être, en même temps, vous en voulez-vous de paraître aussi enfantine dans vos tentatives pour vous rapprocher d’eux et de leurs occupations ? Vous savez, vous n’avez pas à vous reprocher cela. C’est un sentiment normal. Et je dirais que plus on essaye de provoquer de catastrophes, plus cela devient incontrôlable. Et agaçant pour les aînés. Je crois que tout irait mieux si votre sœur se trouvait encore entre les murs du Roc. Je parlerai à Tybolt pour qu’il arrête de jouer les grands frères trop envahissants et vous accorde le crédit que vous méritez. De plus, je vous avoue volontiers que cette situation m’agace alors que vous partez bientôt. »

Elle n’aimait pas spécialement la tension permanente qui habitait les murs de la forteresse troglodyte. Elle n’aimait pas non plus l’attitude de son époux envers la jeune femme. Même si elle comprenait son agacement, elle trouvait qu’il aurait pu être un peu moins dur. Mais elle n’était là que depuis peu de temps finalement et, si la petite lionne jouait à cela depuis longtemps, peut-être la mesure avait-elle tout simplement été atteinte ? Elle n’était elle-même pas la patience incarnée. Bref, la situation était désagréable pour tout le monde. Et cela lui causait quelque peu de peine de voir la pucelle ainsi isolée.

 « Comment voulez-vous que je m’inquiète pas, Aliénor ? Il est difficile de rester insensible à la détresse d’une personne qui vous est proche. Je m’inquiète aussi pour mon époux, la situation actuelle le peine également. Et cela se traduit par son manque de patience. Je n’ai pas été élevée pour rester assise et regarder quand quelque chose peut être fait. En plus du trousseau, vous viendrez avec moi vérifier les réserves pour l’hiver et évaluer si il faut acheter encore plus. Cela vous entrainera et puis nous parlerons aussi de la situation des Sept Couronnes. Parce que je vous avoue que compter les pots de confiture va bien cinq minutes mais pas une de plus.»

Elle s’était déjà levée, prête à entrainer la jeune Lionne à sa suite quand celle-ci lui parla de sa robe et du manteau qui devrait aller avec. Elle s’arrêta quelques instants en réfléchissant mais fit tout de même signe à la jeune femme de la suivre. Elles discuteraient en marchant. Arpentant les couloirs de la forteresse, Maura continua la discussion tranquillement.

 « Par ailleurs, je crois que Tya sera présente avec ser Gowen. Je ne sais pas ce qu’elle vous aurait dit pour l’occasion mais j’ai un avis au sujet de la robe. Il serait bien que vous la fassiez coudre par un artisan de Port-Lannis, ils ont des arrivées de tissus précieux des Cités Libres très souvent et j’ai remarqué que certains sont extrêmement doués. Je crois que c’est dans la rue où se trouve le comptoir de la Banque de Fer, qu’il y a un magasin avec une vieille femme. Cela s’appelle les Ciseaux Dorés, il me semble. La tenancière était très honorée de ma visite, voire gênée, mais certaines de ses créations sont tout simplement sublimes. Rien de trop chargé, ni d’extrêmement sophistiqués mais la coupe est absolument divine. Du coup, je lui ai commandé ma robe pour le mariage. Elle viendra d’ici quelques jours pour les essayages, vous pourrez vous décider et lui demander si elle a quelques idées. Elle sera ravie de pouvoir habiller une fille du Roc. »

Et encore, c’était un euphémisme. La vieille couturière serait extatique rien qu’à l’idée de vêtir une Lannister qui plus est pour son mariage. Elle réfléchit un peu plus longuement au manteau tout en faisant attention de ne pas tomber dans les escaliers taillés à même la roche qui menaient aux grandes réserves.

 « Le manteau…Humm… J’en ai eu un neuf pour mon propre mariage mais je crois que Tybolt a conservé quelque part celui de feu Lady Jessica. Voudriez-vous l’utiliser ? Ce serait mieux pour vous que pour une éventuelle future femme de Gerold. Enfin, pour ma part, je préfèrerai que ce soit vous plutôt qu’une autre. Je ne pense que votre frère objecte à cela, peut-être y a-t-il déjà pensé lui-même d'ailleurs. Ce serait bien dans ses façons de faire que de vouloir vous l'offrir au dernier moment comme cadeau de départ afin de vous souhaiter bonne chance. »

Oui, tout à fait dans les manières de son époux. Et puis, selon Maura, mieux valait que ce soit Aliénor qui le porte plutôt qu'une éventuelle épouse de Gerold. Elle-même ne l'avait pas porté aussi se sentirait-elle mortellement offensée que ceci soit proposé à une femme qui ne viendrait jamais qu'après elle.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 27 Fév 2012 - 4:10

Aliénor arrivait magistralement à créer de drôle de situation dans sa vie. Elle n’arrivait pas à savoir pourquoi elle faisait tout pour se mettre dans le pétrin, mais elle y arrivait avec Brio. Elle reconnaissait les signes d’agacement. Même si elle le disait à Tybolt il y avait des risques que jamais il ne l’écoute véritablement. Elle était certaine d’une chose. Par contre, elle était certaine d’une chose, elle ne croyait pas que sa voix changerait quelques choses. Il lui fallait du temps. Elle l’avait compris, pourtant, mais la jeune lionne était surprise tout même. Peut-être que son frère comprendrait davantage son épouse quand la petite Lionne ne sera plus dans les murs de Castral Roc. Elle qui avait toujours retrouvé le confort et la sérénité près de son frère. Le roc resterait certainement l’endroit qu’elle eut le plus à chérir. Bientôt elle abriterait sous la rose, mais elle n’oublierait jamais ses souvenirs. Ceux qu’elle avait avec Tybolt, Tya et Gérold. Elle avait de l’affection, un peu trop, parfois.



Vous savez, je ne pourrais pas dire que je comprends cette situation, mais je sais ce qu’elle en est. Je suis la benjamine de la famille. Chaque fois que je suis tombée, il y a avait quelqu’un pour me relever que ce soit Tya ou Tybolt. Égoïstement j’ai toujours voulu qu’on me laisse seule, même si parfois je le trouvais étouffant, mais c’était pour mon bien. Vous avez été l’ainée, celle qui commandait. Peut-être Tybolt arrivera-t-il à mieux vous comprendre lorsque je serais à Hautjardin. Quoiqu’il en soit, il m’a toujours porté une affection particulière, comme vous portez cette affection à votre frère et votre sœur. Je suis sure qu’avec le temps, il comprendra parfaitement. Le temps peut faire bien des choses. Il suffit de laisser faire ses pas.


Aliénor espérait ne pas s’être tirée dans le pied avec ses paroles. Elle manquerait certainement à son frère, mais certainement pas pour ses idioties qu’elle arrivait à provoqué sans problème D’un coté, elle était consciente de ce tracas. Elle savait que même à Hautjardin, elle arriverait à tracasser son frère. Comme s’il avait peu pour elle. Elle avait sa tête, ne lui manquait plus que l’instinct de survie dans la jungle politique. Chose qu’elle pourrait aisément acquérir avec le temps. Pourtant, elle avait confiance en elle. Elle savait qu’elle aurait toujours quelqu’un pour la conseiller même s’il n’était pas à Hautjardin.

La petite lionne voulait éloigner son frère de sa conscience. Elle voulait vivre seule et agir par elle-même. Elle se sentait parfois comme un oiseau en cage. Elle voulait s’en sortir, mais elle le démontrait de la mauvaise façon, elle le savait, mais Tybolt ne pourrait jamais la garder éternellement dans l’Ouest. Elle n’était plus la petite princesse de Castral Roc, sur qui l’on veillait. Elle était une femme. On devait la laissé sortir de cette cage et arborer le monde comme il est. Il fut un moment ou elle se cachait derrière son frère, sa mère, sa sœur ou même son père.

Malgré la lourdeur des paroles et de la tristesse qui émanait de la dame des Eyrié, Aliénor se surprit à sourire. Imaginer les petites têtes blondes des Lannister et ses enfants courir dans les couloirs, éviter quelques servantes. Elle ne put que sourire. Espérant que ses enfants n’aient pas la même contrariété que leur père envers son frère. Elle ne le laisserait pas faire. Tristan allait devoir se mesurer à une autre femme qu’il avait connu. Non qu’il regrette. Aliénor ne le pensait pas. Quand elle y mettait du sien, elle arrivait à bien des choses de bien. Oui, elle essaierait d’atténuer les sentiments de Tristan à l'égard de son frère, mais pour l’instant, elle devait se faire aimable et entrer dans son cercle de confiance.

Aliénor prit le temps de réfléchir aux paroles de la jeune femme. Elle n’avait pas tort. Il était tant de terminé des gamineries. Quoiqu’il arrive, elle resterait toujours sa petite lionne. Sa petite princesse qu’on le devait sauver des terribles maladies. Lui, il resterait toujours son frère, Lord Lannister, mais qui fut son chevalier et elle sa dame. Un jeu si anodin, mais plus complexe sur la psychologie des deux Lannister. Son sourire fut certainement une réponse au dire de la jeune femme. Le silence valait encore plus que de simple mot. Il était inutile d’en rajouter, puisque la jeune femme qui se tenait devant, elle avait raison.

Maura avait bien cerné la lionne de Castral Roc. Bizarrement, et ce même si elle ne veut pas l’avouer, elle savait qu’elle agissait ainsi. En temps normal, elle ne se montrait pas, mais elle préférait la solitude depuis la mort de son père. Au risque de se bruler avec le feu avec son frère. Elle ne savait faire autrement. Oui, avec le temps, ils arriveraient à se faire à l’idée qu’elle n’était plus une gamine. Elle éprouvait une certaine libération de ne pas voir qu’elle était un être complexe, mais plutôt comme les autres. Enfin, elle ne pouvait donner tort cette fois ci à Maura.



Jamais je ne vous remercieriez assez. Peut-être cela le fâcherai-t-il, mais j’ai besoin de voler de mes propres ailes cette fois et je sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour m’appuyer. Si je ne puis le trouver à Hautjardin, je sais que Tybolt serait là. Vous devriez inviter votre jeune sœur au Roc. Je suis sure qu’elle apprécierait le voyage, mais surtout votre présence. Je suis certaine qu’elle apprécierait le temps auprès de vous. Si elle vous manque, il y a de forte chance qu’elle s’ennuie de vous.


Ca, elle le savait en qualité de petite sœur. Quand elle était loin de Tybolt, elle s’ennuyait. Heureusement, elle finissait toujours par revenir, mais Maura ne reviendra que pour quelques petits voyages, rien de plus. Elle savait que sa place était au Roc, désormais et qu’elle serait bientôt la mère d’un héritier ou héritière Lannister. Bouger enfin. La jeune lionne ne put s’empêcher de rire au sujet des pots de confiture. Il n’y avait rien de passionnant la dedans, elle le savait parfaitement. Elle était toute petite lorsqu’elle accompagnait sa mère dans ses tâches. Lady Lannister avait toujours pris la petite sous son aile, mais comme tout le monde le disait, la petite préférait manger les confitures que les compter.



Je vous comprends, ma mère le faisait et elle le faisait toujours avec moi. C’était la tâche la plus ennuyante que je voyais quand j’étais enfant. Je préférais les manger que les compter.


Arpentant les couloirs au coté de la jeune femme de son frère, elle acquiesça au dire de sa belle-sœur. Elle eut même un sourire. Tya serait là. Comme il lui faisait si longtemps qu’elle ne l’avais vu. Elle n’avait jamais osé se rendre dans les terres de l’Orage. Elle avait des nouvelles de sa sœur depuis quelques temps, comme si la mort de son père avait entassé les mauvais souvenirs. Elle avait complètement fait le vide en elle. Elle avait oublié sa sœur. Elle avait toujours été là pour elle, mais elle n’avait revu sa sœur que lors de la mort de son père. Par la suite, la lionne s’était refermée comme une rose. Elle s’était enfermée dans ses appartements trop souvent pour ne pas continuer.



Cela serait une bonne idée. Tya m’a dit que les artisans de Port-Lannis se feraient un plaisir de faire une robe pour une lionne du Roc. Elle-même l’a faite faire par nos artisans. Puisque vous proposez cette solution faite moi demander lors de vos essayages, je suis sure qu’elle sera heureuse.


Peut-être aurait-elle le loisir de pouvoir se faire faire une robe aux couleurs de la rose. Elle doutait que Leo Tyrell soit de bonne humeur si elle continuait à porter les couleurs de sa maison tous le temps. Ce n’était plus un séjour mais sa nouvelle vie. Elle devait s’y faire. Elle n’avait pas le choix. Oui, elle ne doutait plus une minute cette fois. Elle pourrait grandir et rugir plus fort qu’elle arrivait à le faire que quand elle était dans la maison du lion. Pour l’instant elle ne se faisait pas de désillusion. Elle était aussi heureuse d’être sous le toit du lion seulement elle cherchait quelques peu à respirer.

Aliénor eut le souffle court. Le manteau de sa mère … Celui qui était précieusement rangé. La petite lionne eut un moment de silence ou elle n’eut pas trop à réfléchir. Tybolt l’autoriserait-il seulement? Maura y mettrait son grain de sel. Elle ne pouvait refuser une telle offre. Le cœur léger et remplit d’espoir, elle répondit :



Il me ferait terriblement plaisir de recevoir ce présent de sa part. Il sait comment je tenais à elle et je admirais étant petite. Cela serait un honneur et même plus que de porter son manteau à mon mariage.


Oui, elle arborerait le manteau des Tyrell, mais elle devait d’abord porter celui du lion de Castral Roc. Elle ne pouvait faire autrement, mais Maura saurait influencer Tybolt. Il ne ferait rien de plus plaisir que cette.


Je ne vous remercierais jamais assez pour ce que vous faites pour moi. Vos conseils ne sont pas tombés dans l'oreille d'une sourde et encore moins d'une sotte.



Spoiler:
 



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 27 Fév 2012 - 14:09

Elle hocha la tête avec un sourire doux et quelque peu nostalgique. Rien de triste toutefois mais elle voyait parfaitement ce que sa belle-sœur était en train de lui décrire. Seulement elle avait vécu les mêmes scènes depuis l’autre rive. Elle avait aidé à se relever, à recommencer, elle avait encouragé. Que ce soit Maeve ou Jasper. Peut-être même un peu plus, les Arryn n’étant pas, par nature, aussi compétitifs entre eux. Cependant, elle comprenait également la position où se trouvait son époux. Elle aussi avait dû être dure avec sa cadette ou même avec son frère bien qu’elle n’en ait eu que rarement envie. Elle avait fait ce qu’elle considérait être son devoir. En quelque sorte, elle s’était entrainée pour sa future vie de mère. Par contre, elle n’était pas certaine que son époux et elle se ressemblent sur ce point précis. Elle était peut-être un peu plus patiente avec la famille et sans doute moins consciente d’avoir tout pouvoir sur les êtres qui lui étaient chères. Cela amenait forcément un recours à la diplomatie et à la douceur.

 « Peut-être…Mais je ne le crois pas, les hommes ont bien souvent une façon différente de gérer leurs émotions et leurs sentiments. Sans compter que ce qui est bon pour lui ne l’est pas forcément pour moi. » remarqua-t-elle simplement avant de répondre aux propos d’Aliénor sur sa propre envie de liberté et d’autonomie.  « Je crois que c’est un trait propre à tout être humain. Cela s’appelle grandir tout simplement et cela n’a rien d’égoïste. C’est juste…normal. Mais, de vous à moi, dans nos familles, avec tous les intérêts qui sont en jeu, trouver un semblant de liberté n’est jamais facile ou, du moins, le peu que vous obtenez vous est un jour repris. Je crois que tout serait plus simple si nous étions moins bien nées, ne croyez-vous pas ? » lui demanda-t-elle d’un ton tranquille, un peu étonnée d’avoir lancé une réflexion personnelle à haute voix. Cela dit, elle n’oubliait pas non plus les avantages qui allaient avec leurs positions enviées et enviables mais, quelquefois, il fallait reconnaître que cela s’accompagnait de restrictions et d’obligations lourdes à porter. Elle se reprit pour ajouter, plus optimiste :  « Mais vous verrez, ce n’est pas si difficile. D’ailleurs, je suis certaine que Tristan saura vous ménager quelques espaces de cette liberté que vous appelez de vos vœux. Vous verrez. Ce ne sera peut-être pas ce à quoi vous vous attendiez mais, le moment venu, vous le saurez et il vous faudra en profiter comme jamais. Ces moments sont précieux. »

Elle aimait d’ailleurs ces instants où Tybolt et elle étaient seuls au monde, loin du Roc, loin des tracas, là où ils pouvaient véritablement être tout pour l’autre. C’était d’ailleurs assez étrange de le constater. Elle aurait pensé qu’ils auraient trouvé un terrain d’entente autour de la politique, des conventions. C’était parfois le cas mais la plupart des moments parfaits étaient ceux où l’une oubliait qu’elle était née Arryn et l’autre laissait de côté la crinière et l’orgueil du Lion. Elle aurait voulu l’expliquer longuement à Aliénor mais la pudeur la retint. Ces brefs moments de complicité n’appartenaient qu’à eux deux et elle aurait eu l’impression de trahir son mari en se répandant en contes sur leur vie privée. Elle ne savait pas ce qu’il pouvait en dire à son frère mais espérait qu’il gardait lui aussi cette même réserve. Malgré tout, elle souhaitait expliquer à Aliénor que tout ne tenait pas dans le changement de cadre, de maison ou de région. Sa relation avec Tristan serait primordiale pour qu’elle se sente à l’aise à Hautjardin.

 « Tout sera différent une fois que vous serez installée dans le Bief. De toutes façons, la vie auprès d’un mari est très différente de celle auprès d’un père ou d’un frère. Enfin je trouve. Certaines disent que ce n’est que de passer d’un maître à un autre mais je crois qu’avec des efforts suffisants fournis des deux côtés, cela peut se révéler être un pas de géant. Et l’attitude de votre frère changera par la force des choses, en bien ou en mal, je ne peux le dire mais Tybolt a une immense affection pour vous. Vous grandirez et il en sera heureux pour vous. » Du moins pensait-elle qu’il en serait ainsi mais, avec ces fieffés Lannister, il était compliqué d’être vraiment certaine. Elle sourit à l’évocation de sa cadette mais haussa les épaules avec un fatalisme certain.  « Elle me l’a demandé avant même que je sois partie pour tout vous dire. Elle était très curieuse de vous rencontrer Tybolt et vous. Mais, même si je serais très heureuse de l’accueillir ici, le moment n’est peut-être pas opportun. Même si nous sommes en sécurité au Roc, il n’en est pas de même dès que nous sortons de la forteresse. Les Fer-nés s’en sont déjà pris à moi, je ne veux pas qu’une telle chose puisse arriver à Maeve. Quand nous connaîtrons la paix, alors oui mais pas avant. J‘ai passé toute sa vie à tenter de la garder en sécurité, ce n‘est pas pour abandonner maintenant.»

Et, compte tenu des troubles, elle n’était d’ailleurs pas certaine que Jasper autorise le séjour de leur jeune sœur dans une région aux prises avec les Fer-nés. Une sœur en danger suffisait sans doute. Et, de toutes façons, elle voulait encore attendre un peu. Bientôt, il n’y aurait plus que Gerold de présent et son étrange beau-frère ne prenait à vrai dire que peu de place. Et, très égoïstement, elle voulait profiter de son époux pleinement. Qu’il s’occupe d’elle et elle de lui. Elle le voulait pour elle seule même si elle devrait sans doute le partager avec l’Ouest et la guerre. Elle chassa ces pensées, tout cela ne se disait pas à voix haute et certainement pas devant une vierge. Elle le saurait d’elle-même bien assez tôt si son mariage évoluait dans le bon sens. C’était d’ailleurs tout ce que Maura pouvait souhaiter à Aliénor et Tristan. Le bonheur.

La petite confession de sa belle-sœur sur son péché mignon la fit rire. Elle imaginait tout à fait un petit ange blond pas plus haut que trois pommes aux joues barbouillées de confiture. Sans doute la même scène se répéterait-elle d’ici à quelques années. Parfois, elle avait du mal à imaginer que tout puisse être aussi simple mais pourquoi pas après tout. Elle y alla également de sa petite anecdote regrettant quelque peu de ne pas avoir quelque chose d’aussi amusant à raconter. Sans doute avait-elle seulement oublié ces moments comme elle avait oublié les traits de sa mère que seul un portrait pouvait désormais lui rappeler.


 « Ma mère le faisait également. Elle emmenait même Jasper avec nous parfois, nous jouions à cache-cache dans les immenses réserves. Après sa mort, cela a été naturel que je continue. Avec de l’aide naturellement. »

Foutu devoir ! Foutu sort qui l’avait fait naître la première ! Elle aurait aimé avoir été seulement aussi insouciante qu’Aliénor. Elle l’avait été entre sa floraison et la mort de son père…Combien de temps ? Deux douzaines de lunes tout au plus. Sans doute sa belle-sœur ne comprendrait-elle jamais sa chance de ne pas avoir été l’aînée. Et cela était probablement pour le mieux. Elle y avait peut-être gagné une liberté temporaire mais chaque chose avait son prix et celui-ci avait été lourd. Elle aurait déjà dû être mariée et mère à son âge. Enfin tout cela avait fini par enfin lui arriver. Heureusement, les histoires de robes, de parures et de tissus étaient autrement moins contraignantes pour l’esprit. Tout était parfait si Aliénor était d’accord pour faire confectionner sa robe à Port-Lannis. Et sans doute Tybolt ouvrirait-il les caisses afin de permettre à sa sœur de représenter l’Ouest dans toute sa richesse.

 « Si vous voulez, nous pourrons la faire venir jusqu’ici. Elle n’en sera que trop heureuse à mon avis. Nous pourrons convenir d’une date qui nous irait à toutes les deux. Pour l’instant, je cherche un tissu spécial pour faire ma robe mais, comme nous ne nous ressemblons pas du tout, je suis sûre que nous n’aurons pas à nous battre pour la même pièce d’étoffe et que nous pourrons trouver quelque chose qui sierra à nos deux carnations sans difficulté. J‘avoue que je n‘ai pas vraiment d‘idée. Le rouge serait logique mais j‘ai envie de faire honneur à la patrie de ma mère…»

Du coup, cela l’enthousiasmait soudain beaucoup plus qu’une simple visite aux réserves où, de toutes façons, les tâches se faisaient sans elle. Elle prit brusquement une mine navrée en écoutant sa belle-sœur et craignit de s’être un peu trop avancée. Ce ne serait pas elle qui déciderait sur ce point. Elle s’y refuserait absolument d’ailleurs. Le partage des effets de la mère décédée était l’affaire de ses enfants et de personne d’autre même si la nouvelle dame du Roc en portait parfois les bijoux. Elle s’arrêta dans l’escalier pour faire face à la blonde.

 « Aliénor, je m’en voudrais de vous avoir donné de faux espoirs. Je ne sais pas du tout si Tybolt y a pensé, je lui en parlerai en tous cas. Je pense qu’il a pu y réfléchir mais, vraiment, je ne le sais pas. Ce ne sont que des suppositions. Toutefois, je vois assez mal pourquoi ce ne serait pas possible. »

Elle regrettait un peu de ne pas avoir laissé la future mariée dans l’ignorance. Ses espoirs seraient forcément déçus si Tybolt ne voulait pas que la vieille relique soit utilisée pour ce mariage précis. Enfin, puisque de toutes façons ils pourraient ramener le manteau de Lady Jessica, elle ne pensait pas que cela pose problème. Elle rosit légèrement quand, une nouvelle fois, Aliénor se mit à la remercier. Elle ne comprenait pas bien ce qui pouvait motiver une telle gratitude. Elle n’avait fait que montrer un peu de compréhension mais sans doute la solitude de la petite lionne était-elle encore plus grave que ce qu’elle avait pu penser. Ou plus prosaïquement Aliénor s’était attendue à de l’indifférence de la part de l’épouse de son frère. Cela n’aurait pas étonnant, elle savait ne pas montrer une chaleur humaine excessive.

 « Il n’y a pas à me remercier, ce n’est pas un effort au contraire. J’en viens même à regretter que vous partiez bientôt. D‘ailleurs, j’espère bien que vous n’êtes pas atteinte de surdité à votre âge ! » ajouta-t-elle en souriant avant de reprendre un peu plus sérieusement.  « Et puis, je ne vous trouve pas sotte, vous savez. Etourdie tout au plus. Très étourdie et peut-être un peu inconsciente mais pas sotte, non. Cependant, vous devez faire attention à vous Aliénor, tout le monde n’aura pas forcément les réactions d’un frère somme toute indulgent et plus porté à vous accorder son pardon que quiconque. »

Elle s’était faite un peu plus grave à la fin de sa phrase. Elle avait tout à fait confiance en Aliénor mais cela n’empêchait guère l’inquiétude. Décider de grandir n’était pas chose facile. Mais le faire véritablement était sans doute encore plus difficile.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Ven 2 Mar 2012 - 15:14

Elle avait vécut avec trois homes après le départ de sa sœur pour les terres de l’orage. Trois hommes complètement différent l’un de l’autre. Elle avait vécu avec les trois et avait toujours fait pour prendre le relais de Tya. Elle y arrivait, mais elle était habituée à ne pas voir son père exprimer ses sentiments. Elle avait seulement remarqué la différence qu’elle avait eue en grandissant. Elle n’avait pas manqué d’affection, elle avait simplement failli se faire étouffer de liberté Ce qu’elle avait rarement vu. Surtout depuis qu’elle avait l’âge de se faire regarder. On avait toujours craint pour elle alors qu’elle avait toujours voulu le contraire. Pouvait-elle en vouloir à son père ou même son frère? Non, elle s'en voulait parfois d’être un peu irrationnelle et pourtant.

La réflexion était bonne. Pourtant, elle savait qu’elle aurait pu envier une autre vie? Elle ne savait pas. Les nobles avaient les problèmes que les paysans n’avaient pas et les paysans avaient des problèmes que les nobles n’avaient pas. L’un ou l’autre on croyait la place de l’autre meilleur que la sienne. Elle n’avait pas envie d’émettre un avis sur sa condition. Elle était bien traitée, pour une petite cadette Lannister.

L’un envie l’autre pour une vie différente, mais personne n’est réellement prêt de changer de vie. Enfin, je sais que tout ira bien et peut-être mieux. J’essayerai de profiter du temps.

Pour Aliénor, Maura était pour sa sœur ce que Tya avait toujours été pour elle. Elle ne voulait que son bien. Dans les paroles de sagesse de la Dame du Roc, elle y voyait une mère pour la jeune Arryn. Oui, il n’y avait rien de plus agaçant qu’un ainé et Aliénor ne le cachait pas. Elle-même était dans cette position apte comprendre la cadette de Maura. À la différence de la Arryn, c'était la mère substitute. Elle ne pouvait juger Maura, mais de son coté, on avait toujours veillé à ce que personne ne la touche pour lui faire du mal. Dans l’autre cas, elle faisait tout pour faire grogner son lion de frère.

Il me fera en effet très plaisir de rencontrer votre sœur. J’espère que nous pourrons bénéficier de sa présence à Hautjardin. Même si le Bief et l’Ouest sont en permanence sous la menace de ses barbares, je ne doute qu’ils auraient la stupidité de passer par la Mander pour débarquer.

Le Bief restait quelques peu sécuritaire, du moins, plus que Castral Roc, dont sa ville portuaire était une cible un peu plus facile à atteindre. Enfin, ne vendons pas la peau de l’ours, ces fer-né semblait plus insouciant que barbare. Elle ne préférait même pas savoir ce qu’il pouvait trafiquer dans leur tête. La vieille seiche pourrîtes semblait décider à n’épargner personne. Loin de vouloir faire une discussion politique, elle ne s’attarda pas sur ses théories loufoques. Elle n’allait pas encore moins révéler son terrible secret à Maura. Il n’y avait qu’elle et sa servante au courant des lettres qu’elle recevait et dont la provenance était certainement les Iles de Fer. À y penser, elle avait des frissons qui lui parcouraient l'échine. Elle aurait pu s’en passer. Elle n'oserait jamais montrer tout cela à son frère.

L’image était assez drôle. La petite tête blonde de la Lannister avait fait tourner bien des têtes. Mais son père ne résistait pas. Elle n’avait vécu cela que qu’une année. Après Tya avait repris la tâche de sa mère, mais il n’y avait plus rien d’amusant à manger les confitures. Elle n'était plus là pour la regarder. Tout ca à cause d’un cinquième Lannister qui n'avait jamais survécu. La gamine de Lord Damon avait trouvé cela relativement dur à accepter. Surtout qu’à la suite de la mort de la Dame du Roc, elle avait été un fantôme. On l’apercevait rarement. Elle restait souvent près de ses chevaliers qui était encore les mêmes aujourd’hui.

Je n’ai pas été élevée au même titre que Tya, Gérold ou Tybolt. Je pouvais obtenir ce que je voulais en claquant des doigts et encore il me suffisait de sourire pour obtenir ce que je voulais. Ma mère détestait cela. Mon père laissait faire. Il ne cherchait pas à m’assagir, comme si j’étais une sorte de distraction qui ne lui rappelait pas ses soucis qu’il avait en tant que Seigneur de Castral Roc. Quand ma mère est morte, c’est Tya qui a repris les responsabilités. Du moins autant comme vous avez du le faire avec Maeve.

Elle ne voulait pas s’avancer à rien. Elle avait certainement vécu ce que sa sœur avait vécu. Elle ne connaissait pas assez Maura pour être certainement de ce qu’elle avançait. Certainement, elle savait comment les cadets pouvaient être. Une chose qu’elle partageait de similaire avec son mari. Elle n’avait pas envie de faire la remarque. Peut être que Maura le prendrait mal. Du moins, elle préférait parler de robe et de chose que l’on s’accordait entre femme.

J’ai tout mon temps, elle sera certainement heureuse de faire porter une de ses robes à une Lady Lannister. Bizarrement j’ai une idée assez précise dans ma tête. Comme si elle était la depuis toujours. Pourquoi ne le faites vous pas alors? Honorez ses couleurs ...

Elle savait que Tybolt lui réserverait peut-être ce droit. Elle finissait toujours par le troubler quelques peu, lorsqu’elle le regardait. Elle lui ressemblait quelques peu. Tya avait hérité de son caractère et Aliénor de ses traits particuliers. Avant de partir pour l'orage, Damon avait légué des bijoux de sa dame à ses deux filles. Par contre, Aliénor savait que certain des Bijoux resteraient toujours au roc. Elle n’était pas idiote, elle le savait.

Ne vous inquiétez pas. De par mon père je sais que certaine chose resteront toujours au roc. Certains bijoux de ma mère nous ont été légués, mais le reste appartenait à la maison. Il le disait toujours. Si Tybolt consent pour le manteau, je ne saurais lui refuser, par contre, s’il refusait, je ne saurais lui en vouloir. Je ne préfère ni anticiper, ni me l’accorder. Cela serait quelques peu égoïste. Je ne sais même pas si père l'avait offert pour le maraige de Tya.

Elle ne lui en voudrait jamais. Elle avait ses frustrations qui lui durait toujours quelques minutes et rien de plus. Sinon, elle savait qu’elle ne pousserait pas Tybolt à le lui offrir pour l’instant. Elle voulait qu’il lui propose, peut-être le ferait il de son propre chef, la lionne serait heureuse dans tous les cas. Elle n’aurait rien à ajouter. Et voilà, on croyait encore qu’elle allait se faire dévorer toute crue à Hautjardin. Pour ajouter de l'assurance qu’elle avait malgré tout, mais bien caché, elle répondit.

Ne craignez rien pour moi. Je saurais prendre la place qui m’est du. Un lion se laisse difficilement marcher sur les pieds. J’ai bien l’intention de prendre la place qu’on m’offre sans me faire dévorer au premier regard. Je suis plus forte que je veux le prouver.

À Hautjardin, même Tristan ne serait qu’un petit souci. Elle ne doutait pas de la finesse du jeune héritier, mais elle ne le craignait pas, elle craignait davantage de la doyenne de Hautjardin. Elle n’osait pas le demander à Maura. Elle ne craignait que la mère du Lord actuelle. Quoique lorsque son regard était dans votre dos, elle arrivait à créer un froid, même si elle avait été gentille avec la lionne.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 3 Mar 2012 - 17:55

La jeune femme eût un sourire indulgent à l’attention de sa belle-sœur qui semblait ne pas oser la contredire. Lui faisait-elle peur ? Ou n’était-ce simplement que de la diplomatie ? Auquel cas, Aliénor prenait plus de pincettes que Maura dans la discussion. C’était à porter à son crédit.

 « Non, personne n’est prêt à échanger de vie contre une autre. Enfin je suppose que certains regardent avec envie nos richesses mais bon… »

Mais bon, Aliénor avait raison, elles auraient eu beau jeu de se plaindre. Elles étaient membres de la famille la plus riche du continent et à l’abri du besoin pour leur vie entière. Nombre de pauvres gens ne pouvaient dire la même chose. Si Maura n’aimait pas être accrochée par des mendiants qui réclamaient quelques pièces pour leur pitance, elle compatissait…de loin. Son éducation religieuse stricte la poussait à faire preuve de cette charité élémentaire. Et peut-être un peu plus lorsqu’elle serait officiellement lady Lannister, dame de Castral Roc. Humainement, c’était nécessaire et politiquement primordial. Il faudrait qu’elle y réfléchisse plus avant dans les semaines qui suivraient leur retour de Hautjardin. Après avoir vu sa sœur, son frère et nombres parents… Ce serait sans doute amusant et appréciable de pouvoir se retrouver en famille pour un temps après tous ces bouleversements. Plus que la simple union de Tristan et d’Aliénor, c’était cela que la jeune femme voyait. Oncle, tante, cousins etc…Une véritable réunion de famille en quelque sorte. Aussi fut-ce avec un sourire beaucoup plus large qu’elle répondit à l’interrogation de son interlocutrice.

 « Ma sœur est sensée quitter les Eyrié avec Jasper pour se rendre au mariage. Vous pourrez la voir à Hautjardin. Je doute effectivement qu’ils remontent la Mander sans compter que Lord Tyrell aura certainement pris ses précautions. Nous serons tranquilles une fois que nous serons là-bas, du moins je l’espère. »

Oui, il fallait espérer, elle ne voulait pas revivre l’horrible expérience faite sur la route entre Fléaufort et Falaise. Elle ne pourrait pas y survivre, cela avait déjà été tellement affreux. Si…Elle ne savait même plus comment le décrire mais des cauchemars l’éveillaient encore certaines nuits où Tybolt travaillait encore ou se trouvait au loin. La phrase sur la similitude de sa situation avec celle de la sœur aînée d‘Aliénor la surprit quelque peu. A vrai dire, elle ne s‘était jamais posée la question. Sans doute leurs évolutions avaient-elles été semblables jusqu‘à certain point. Au moins, les deux belles-sœurs auraient-elles des choses à se dire dans le Bief.

 « Je n’en sais rien, je n’ai jamais rencontré Tya à vrai dire. Sans doute la situation est-elle finalement la même. Mais Maeve n’a jamais été traitée comme une petite princesse. Mon père nous a élevé pour faire face à nos responsabilités et Jasper et moi avons essayé de dispenser la même éducation à notre cadette après le décès de nos deux parents. Elle n’a pas été spécialement cajolée. Protégée, aimée oui mais pas plus. Elle ne s’en est pas portée plus mal. »

Autant marquer la différence. Maeve était remuante mais elle n’était pas vraiment comme Aliénor, du moins elle n’avait pas été élevée comme elle. Peut-être se sentait-elle tout de même à l’écart de ses aînés comme la petite Lionne venait de lui en faire part ? Il était certain que c’était un sentiment que sa jeune sœur nourrissait mais peut-être pas avec la même prégnance, du moins elle ne l’espérait pas. Certaines choses ne se disaient pas aux enfants mais Maura avait fait en sorte que la petite sache ce qui était important et qu’elle trouve des réponses aux questions qu’elle posait. Aliénor ne s’en rendit pas compte mais la question sur sa mère ou du moins la raison pour laquelle elle hésitait à revêtir le vert et or mit l’Arryn mal à l’aise. Elle n’aimait guère parler de la disparition de lady Rohanna. Mais elle avait tendu le bâton pour se faire battre. Elle ne pouvait dire à sa belle-sœur qu’elle en voulait terriblement à sa propre mère d’être morte en la laissant seule pour servir de figure tendre et maternelle pour ses deux cadets aussi se contenta-t-elle d’un semblant d’explication politico-marital.

 « Pourquoi je ne le fais pas ? Parce que cela me semble assez égoïste en fait. Enfin, égoïste à l’égard de Tybolt et de la maison Lannister dont je suis désormais la première dame. M’attacher à la mémoire d’une femme morte depuis des années n’est que sentimentalisme, fut-elle ma mère. C’est triste mais c’est ainsi. » déclara-t-elle pour mettre un terme à cet échange dérangeant qu’elle avait elle-même contribué à lancer en parlant de sa mère décédée.  « Laissons donc ma tenue de côté, ce sera vous la reine de la journée. Quelles sont vos idées pour cette fameuse robe ? »

Oui, voilà, parler de la robe plutôt que de sa génitrice. C’était toujours cela de mieux et un sujet beaucoup moins douloureux. Et continuer sur le manteau tout en se lavant les mains d’une éventuelle décision de Tybolt. Autant être franche, même si elle tenait à faire plaisir à Aliénor en proposant la chose, elle ne tenait pas à intervenir dans des histoires qui ne la regardaient pas et qu’elle ne connaissait même pas.

 « A vrai dire, cette histoire de manteau m’importe peu à moi. Je veux dire, que vous le gardiez ou non…C’est quelque chose à décider entre Tybolt et vous. Mais, vous avez raison, mieux vaut attendre qu’il le propose. »

Elle verrait si elle ne pouvait pas aiguiller la réponse de son mari à ce souhait tût par Aliénor. Qui en recevrait les éloges n’était finalement guère important… La réponse d’Aliénor fut adamantine, elle ferait face avec honneur. Maura sourit franchement, contente de voir la petite lionne être si fière, et acquiesça du chef.

 « Je ne m’inquiète pas vraiment à vrai dire. Je sais que vous ferez face avec honneur. Simplement, ce n’est pas toujours facile et, dans ces moments-là, sachez que vous pourrez compter sur un peu de réconfort de notre part. Tout simplement. » déclara-t-elle aimablement avant de jeter un coup d’œil à l’une de ses suivantes qui lui fit un petit signe de tête, lui permettant ainsi de savoir qu‘il était l‘heure qu‘elle aille rejoindre le seigneur Lannister.  « Je vais devoir vous laisser, Aliénor. N’hésitez plus à venir me voir que ce soit pour votre robe ou d’autres soucis. Merci d’avoir trouvé le temps de venir tromper mon ennui, notre conversation m’a faite plaisir. Nous nous verrons au dîner ? Bonne fin de journée. » termina-t-elle avant de s’envoler vers le bureau de son époux dans un grand bruit d’étoffes causé par le tournoiement de son vertugadin. La conversation avait été intéressante et elle, au moins, était heureuse que cela lui ait permis de mieux comprendre sa belle-sœur.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 12 Mar 2012 - 3:07

Quoi dire de plus. Bizarrement, elle n’avait pas la force de faire autrement. Qui n’enviait pas la richesse de la famille Lannister. On ne les aimait pas autant, mais on aimait toujours envier les autres. Aliénor ne s’enflait pas la tête avec le nom qu’elle portait. Puisque les femmes perdent plus facilement leur nom, mais jamais leur racine, elle n’oubliait pas de voir en l’Ouest un ami plutôt qu’un ennemi. Surtout lorsque cela était votre ancienne patrie sous laquelle vous aviez grandi. En fait, Maura était un peu comme Tybolt. Attentionné et protecteur envers les cadets.

Elle offrit un sourire à la jeune et nouvelle dame du Roc et laissa la discussion reprendre. Elle ne se souvenait pas si elle avait une fois rencontrer le frère de Maura. Peut-être pas. Elle était un peu tête en l’air. Elle se ferait quand même plaisir de découvrir à cadette Arryn et peut-être qu’un brin de nostalgie lui reviendrait plus facilement apaiser son cœur de fiancée. Léo Tyrell était un homme prévoyant, et astucieux. Les fer-nés bien qu’on leur attribuait certains qualificatif, n’étaient certainement pas assez stupide pour descendre la Mander alors que plusieurs maisons biefoise étaient postées sur les rives de celle-ci. Elle faisait parfaitement confiance en son futur beau-père. Bizarrement, elle ne s’en faisait pas. Elle partait loin du Roc, ou ce maudit fer-né ne l’aurait jamais.

La suite eut un effet à retardement sur la jeune femme. Elle était habituée à des remontrances, mais Maura avait la réplique facile. Une fois de plus elle aurait du se taire, pour ne pas se faire dire des vérités en pleins la figure. Bref, elle était trop fatiguée pour répondre ou même s'obstiner avec la jeune Dame Lannister. Elle ne trouverait pas les arguments et encore moins le temps de vouloir être en mauvais terme avec quelqu’un d’autre de cette illustre famille de lion qui ne lui ressemblait toujours pas. Ne tenant pas rigueur au propos de Maura, elle soupira oubliant presque que le sujet de sa robe. Elle ne voudrait rien de très extravagant et d’énorme qu’elle ne puisse pas supporter. Elle n’arrivait pas aligner les mots et pourtant son idée était un peu faite en avance. Bref, elle attendrait les propositions. Elle expliqua quelques peu son idée peu construite, et regard Maura. Les sujets déboulaient et la jeune Lannister ne savait quoi ajouter.

La décision revient de droit à mon frère et je ne protesterais en rien. Qu’il veuille ou non, il me fera honneur de le porter dignement, autrement, je ne saurais lui en vouloir autant. Peut-être préféra-t-il voir ses propres filles porter ce manteau qui suis-je pour le contraindre.

Oui l’idée à la base lui faisait plaisir. Elle n'était pas idiote et ne refuserait certainement jamais. Elle aimait trop sa mère pour refuser quoique ce soit qui lui appartenait, mais elle savait que Tybolt voyait souvent le reflet de la Lannister que du Lion Gris dans les yeux de sa sœur. Elle n’allait pas se plaindre. Lady Lannister avait toujours été une femme près de son mari et elle avait une main de fer. . Aliénor avait seulement été un peu plus cajolée et elle ne saurait dire pourquoi le Lion Gris ne lui avait pas imposé la même discipline que les trois autres lions Lannister.

Il me fait plaisir d’avoir pu deviser avec. Je vous remercie encore de m’avoir invité. Promis, j’éviterais de rester enfermer inutilement dans mes propres appartements la prochaine fois. Je ne sais pas. Peut-être nous nous reverrons au repas, j’ai des malles à préparer et je suis quelques peu fatiguée.

La jeune lionne remercia la dame de Castral Roc et la quitta, un sourire aux lèvres.





hrp: Désolée d'avoir tardée beaucoup dans ma réponse.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Le Rocher des Lionnes - Aliénor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Le Rocher de la Mouette
» dianorama du rocher
» Une chasse interompue [PV Aliénor ]
» Méditation devant un rocher [ouvert]
» Entre feuilles et amitié [PV. Aliénore]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-