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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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Message Lun 30 Jan 2012 - 3:43

En entrant dans le corps de garde, l'esprit de Tybolt était assaillit de doutes et de questionnements. Depuis le départ de cette attaque, depuis qu'il en avait apprit l'existence, ce n'avait été que décisions et ordres donnés mais lui même ne savait si toutes ses décisions étaient les bonnes et si cela mènerait ses troupes à la victoire ou au moins à ne pas voir Port-Lannis tomber sous les coups des Fer-Nés. Cependant et comme si son éducation était tellement ancrée en lui que cela en devenait naturel, le jeune seigneur n'avait pas montré une seule fois le moindre doute ou la moindre hésitation. "Un chef doit toujours être sûr de lui, ainsi ses hommes le suivront comme s'il était le seul à pouvoir les mener à la victoire sans même imaginer la possibilité de la défaite." L'officier en charge de la situation le tira bien vite de ses réflexions et Lord Tybolt l'observa pendant que ce dernier parlait. Le jeune officier semblait assez content de la situation et le Lion ne pouvait lui en vouloir, après tout si on exceptait le chaos provoqué par l'alarme, les choses étaient plus ou moins sous contrôle, la ville était désormais fermée et la circulation entre les différents quartiers maitrisée. De plus et selon les dires de cet officier la flotte Fer-Nés donnait des signes replis... Deux choses cependant ne cessaient de revenir à l'esprit de Tybolt éclipsant le reste, les absences de Maura et Aliénor. Ces deux femmes, les seules de sa vie, ne cessaient de s'opposer au repos de son esprit... Lorsque l'officier qualifia Lord Hightower de Mestre, Tybolt ne put retenir un sourire en coin avant de poser sa main gantée d'acier sur l'épaule de l'homme en question, il serra suffisamment pour que l'officier se plie pour se soustraire à la douleur. Cet homme que tu vois là est Lord Clarence Hightower, seigneur de Villevieille et Grand Argentier du roi Aerys 1er. Plutôt que de montrer ton ignorance et ton inutilité, porte mes ordres à tes hommes de par la ville, je veux des prisonniers. Si jamais ils viennent à prendre des Fer-Nés ou tout autre homme causant du grabuge et pouvant avoir œuvré de la sorte pour les aider, je veux des survivants à interroger ! Plus que l'attaque même des Fer-Nés, la principale préoccupation de Tybolt, autre que Maura et Aliénor, était bel et bien l'existence d'un traitre dans l'Ouest, l'attaque contre Maura avait réveillé ses soupçons et cette attaque-ci finissait de l'en persuader. Il voulait, non exigeait, de pouvoir soumettre ces chiens à la question, ce traitre où qu'il soit ne pouvait perdurer à se cacher dans l'ombre.

Se tournant vers Lord Hightower, il écarta les bras en signe d'impuissance.
Je suis désolé pour ce désagrément, même s'il est vrai que selon vos propres dires, vous avez caressé l'idée de devenir Mestre, il n'aurait pas dû vous manquer de respect de la sorte. Indiquant les escalier de pierre montant vers la pièce mentionnée par l'officier. Si cela vous intéresse je vous invite à me suivre pour avoir une meilleure vue sur la défense du port. En montant les marches, Tybolt se questionnait sur l'opportunité de se livrer plus avant à Lord Hightower, ce dernier n'était pas un imbécile si on en croyait la rumeur et il aurait sans aucun doute fait le rapprochement entre lui et Lady Maura... Seulement il était aussi au service de la Main et il n'était pas simple de ne pas imaginer que Rivers manipulait le jeune Lord à peine installé sur le Haut-Siège de Villevieille. Il était encore prit dans ses interrogations lorsqu'il parvînt en face de la grande fenêtre. Le spectacle aurait pu être bien pire. On pouvait voir au loin les signes de feu sur la mer, les silhouettes des dromons étaient nettement reconnaissables bien que les boutres Fer-Nés échappaient encore au regard. Il posa un main d'acier contre chambranle de la fenêtre. Si seulement il y avait un moyen plus rapide et efficace de contacter le reste de la flotte plus au sud que de simplement espérer qu'ils verraient les signes de feu au loin...! Vyman semblait croire qu'il était possible de dresser les corbeaux pour qu'ils relaient les informations entre navires mais le temps leur avait manqué... en nombre de domaines le temps leur avait manqué. Se parlant plus à lui même qu'à Lord Hightower. Jamais ils n'atteindront la ville, si tout se passe comme je l'ai prévu, aucun boutre ne pourra atteindre le port et y déverser ses troupes. Dans le pire des cas si ils parvenaient à se défaire de nos lignes de défense ils se feraient massacrer par les hommes du guet à peine débarqué. Le sourire qu'il affichait n'était pas volontaire et cependant il ne pouvait s'en empêcher, Lord Damon lui en avait souvent parlé, "le sourire ne doit pas être une réaction mais un outil qu'on utilise au besoin"...
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Message Lun 30 Jan 2012 - 8:46

Elyn était très satisfaite. Le regard du sergent en disait long sur ses intentions peu correctes à son égard, le rendant aveugle. Il la voyait comme une femme, elle avait réussi son pari ! Elle en était donc capable et c’était bel et bien une façon d’aveugler les hommes. Euphorique, bien que son visage reflète simplement du soulagement, elle se réinstalla dans la charrette. Ils avancèrent ainsi tranquillement jusqu’à arriver aux portes. Elyn les avait imaginé infranchissables. Elle les voyait comme de grands obstacles en bois, imposant, et s’était trompée. Des constructions à la va-vite, auxquelles il serait facile de mettre le feu si jamais la porte ne s’ouvrait pas. D’autant plus satisfaite, elle laissa le sergent régler ses histoires avec les gardes présents mais ce qu’elle entendit ne lui plaisait pas. Apparemment le Lannister faisait converger tous les chargements d’huiles et autres liquides inflammables vers le Port. Elyn ignorait pourquoi mais elle doutait que cela soit bénéfique à la Flotte de Fer. Elle priait le Dieu Noyé pour qu’il n’arrive rien d’irréparable à sa Veuve Noire quand le sergent leurs annonça la nouvelle, attendant à ce que les prétendus artisans leurs cèdent la charrette. Sans elles, ils manqueraient de combustibles pour mettre le plan à exécution. Et il fallait toujours entrer dans le chantier. Que faire ?
La réponse s’imposa à elle quand elle vit l’un des hommes de Tarbeck s’avancer vers eux.

Pensant qu’il venait en renfort, Elyn saisit l’occasion. Ils n’avaient de toute façon pas le choix, soit ils tuaient ces quatre hommes et ceux d’en face, forcément. Les gardes de la porte…Le messager, quant à lui, s’en était déjà retourné pour continuer sa tournée. Un de plus ou un de moins, ils n’étaient plus à ça prêt. Inférieur en nombres, il leurs faudrait compter sur l’effet de surprise. Mérik descendit de la charrette et en profita pour lui lancer un regard, interrogateur. Il attendait ses ordres. Son prétendu cousin vint l’aider à descendre, lui lançant le même regard. Un imperceptible mouvement de tête. Il avait compris. Une fois à terre, elle alla vers le sergent, avec un sourire. « Merci beaucoup pour votre aide, sergent… » Oui, merci vraiment. Au même moment, l’homme de Tarbeck arriva près d’eux. Elyn glissa sa main contre sa cuisse pour attraper Faucheuse, déchirant le tissu de sa robe empruntée au passage. Le sergent capta le mouvement de son adversaire mais pas celui de l’homme qui le prit par derrière et lui trancha la gorge d’un coup de poignard bien placé, éclaboussant Elyn de perles rouges. Le cadavre lui tomba presque dans les bras et elle le repoussa avec une grimace. Faucheuse à la main, et passablement frustrée d’avoir été prise de vitesse, elle s’avança vers ceux qui gardaient les portes, suivie par Mérik. Il tenait sa grosse hache déjà pleine de sang. Sans doute appartenait-il au pauvre soldat, celui avec le crâne à moitié défoncé, la, part terre.

Peut-être les gardes étaient-ils surpris de voir un fer-né se battre à l’épée, d’autant plus qu’il s’agissait d’une femme. Pour autant, ils reprirent vite leurs esprits et un combat s’engagea. Elyn était familière des techniques offensives, raison pour laquelle le chevalier du Val qu’elle avait rencontré quelques mois auparavant avait réussi à la blesser, tout en s’en mordant les doigts. Elle avait pas mal de failles dans sa garde mais n’hésitait pas à frapper fort et de façon fourbe. Son avantage principal résidait dans le fait qu’un homme avait tendance à toujours la sous-estimer et donc à ne pas donner le meilleur de lui-même. Erreur qu’on ne fait pas deux fois, si on avait la chance d’en ressortir vivant. Ainsi elle s’élança contre l’un des gardiens de la porte, qui tira son arme pour la bloquer. Du regard, elle cherchait la faille dans son armure.

HJ : Intervention du MJ pour modérer le combat alentours et jouer l’adversaire d’Elyn
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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Message Lun 30 Jan 2012 - 12:03

     Si Sargon avait abandonné le Dromon pour laisser la Veuve Salée reprendre la mer, ce n'était pas par pitié, mais par manque de temps. Si cela n'avait tenu qu'à lui, chaque membre de l'équipage adverse se serait retrouvé égorgé à flotter à la surface de l'eau, même si cela avait dû lui coûter bon nombre de rameurs. Mais quelque chose – et certainement pas une divinité quelconque – en avait décidé autrement. Des éclats de voix arrivèrent brièvement aux oreilles du capitaine de la Veuve Salée qui donnait déjà les ordres pour appareiller en direction d'une autre cible, si lord Lannister voulait faire cramer tous ses navires, qu'à cela ne tienne ! Il suffisait de rester hors de portée des balistes et tout se passerait pour le mieux. Le Harloi était un bon navigateur tout comme son second, si à eux deux ils ne parvenaient pas à esquiver le danger, c'était que le Dieu Noyé en personne était contre eux ! Sargon n'avait pas porté attention aux éclats de voix du capitaine du Dromon, trop persuadé qu'il était que ce n'était que des cris d'évacuation. Grossière erreur qui lui coûterait certainement quelques marins. Les soldats survivants sautèrent à bord du boutre qui s'éloignait doucement du navire brûlant, prenant par surprise une bonne partie de l'équipe et le capitaine Fer-né qui dû reconnaître une chose : ces combattants avaient des tripes. Dommage qu'elles terminent au bout d'une épée ou répandues sur le pont du boutre.

     Tirant Crépuscule de son fourreau, le jeune homme plaça son bras devant Aaricia qui se trouvait près de lui, hors de question qu'elle se fasse tuer alors que ces fous osaient aborder SON boutre ! Sans compter qu'ils se promenaient avec des morceaux de bois enflammés, hors de question que sa précieuse Veuve finisse en allumettes dans cette mer ! La colère submergea le capitaine qui avançait déjà pour accueillir les soldats faisant preuve d'autant de courage que de désir de suicide.

     ▬ Débarrassez-moi le pont de ces raclures de marins ! Et que la Veuve ne soit pas abîmée ! »

     Si jamais du feu entamait le bois de son boutre, le capitaine pendrait les marins responsables. Après ces bonnes paroles, le jeune homme croisa le fer avec les assaillants, visant bien évidemment le capitaine du Dromon qu'il jugeait responsable de tout cela. L'homme se battait plutôt bien, rien à voir avec les reitres engagés sur les navires marchands qui ne tenaient pas plus de quelques minutes face à lui, si ce n'était quelques secondes. Le Fer-né tenta plusieurs coups visant le bas du corps de son adversaire qui esquiva en reculant, manquant d'ailleurs de se faire empaler par le coup raté de l'un de ses hommes. Sargon ne lui laissait pas de répit, il était dans son domaine, les batailles navales, les mouvements du boutre et le ponton irrégulier, il le connaissait par cœur et n'avait aucune difficulté à se maintenir concentré sur sa cible. Crépuscule entaillait la chair, repoussait l'arme du soldat ou le taquinait pour lui faire comprendre qu'il n'avait aucune chance. Il avait fait la grossière erreur de menacer le Veuve Salée, le capitaine n'allait pas le laisser s'en tirer aussi facilement !

     Yoren restait toujours aux côtés de lady Aaricia, surveillant ses arrières en tuant les malheureux qui avaient l'audace d'oser s'approcher d'elle. Il savait bien ce que signifierait une blessure grave, ou même la mortelle, pour la jeune femme. Rien de bon pour son capitaine et comme le second avait toujours été dévoué corps et âme au service des Harloi, il n'allait pas faillir maintenant. Bien que le Fer-né n'avait pas été élevé en se battant quotidiennement, les années de raids effectués sur les bateaux ou villages des contrées exotiques avaient réussi à lui forger une certaine expérience et il était capable de tenir tête à un bon soldat, dopé par l'adrénaline de protéger une dame de valeur. Il ne faillirait pas. Sinon rien ne servait de rester en vie de toute manière.

     Quelques rameurs avaient continué d'éloigner le boutre du Dromon qui brûlait encore plus fort, tandis que les plus habiles d'entre eux s'étaient emparés de leurs armes pour se jeter dans la mêlée, se doutant bien que si la moindre chose arrivait à la Veuve Salée, Sargon le leur ferait payer. A deux, voir même trois sur un homme, ils se débrouillaient pour tuer rapidement leurs cibles et les jeter ensuite par-dessus bord, ce n'était pas une chose très inhabituelle pour eux au final, la seule chose qui changeait était le feu....
     Conscient du danger que représentaient les flammes apportées par ces fous, le capitaine interpella vivement quelques matelots présents là.

     ▬ Éteignez les torches ! Jetez tout à la mer ! »

     Après tout il était inutile de conserver du feu si lord Lannister s'occupait seul de faire brûler ses navires ! Les marins s'éloignèrent rapidement pour saisir les tissus servant à protéger les provisions et l'eau douce, puis ils se tinrent prêts à éteindre le moindre départ de flamme. Ce n'était pas aujourd'hui que la Veuve Salée brûlerait comme de l'amadou.

------------------------------

Maître du Jeu : Attente de la décision pour résultat du combat entre mes marins et les soldats, entre moi et le capitaine et je laisse Aaricia gérer Yoren comme elle veut. Est-ce que les torches enflamment le boutre ?


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Message Lun 30 Jan 2012 - 12:13

Des morts... toujours des morts. Jamais un combat ne se faisait sans perte. Mais chacune d'entre elle pesait lourd dans l'esprit de Harald. Le moindre de ses hommes tombé était un coup qu'on lui portait directement, qui lui arrachait sa puissance, son être. Il les connaissait tous, certains plus qu'ils se connaissaient eux-même. Dalk, qui mangeait toujours trop, et passait la moitié des voyages la tête par-dessus bord tant il était malade. Turo, qui se plaignait à chaque fois qu'on l'assignait à une rame, mais dont le sourire était toujours prêt, le regard toujours avenant. Osmo, qui récupérait toujours un bijou à offrir à sa femme-roc lorsqu'il partait en mer. Kyy, Kokko, Ulf... il ne se passait pas une victoire sans qu'ils se mettent à danser sur les tables, après avoir bu plus d'hydromel qu'ils ne pouvaient en supporter. Et sans qu'ils ne finissent par tomber des tables en question sans arriver à se relever, prétextant que le monde « tournait trop ».
Harald ne les oublierait pas. Il savait que, chaque jour et chaque nuit, il verrait leurs visages. Il entendrait leurs noms.
Le Trompe-la-Mort vit le dromon trembler sous un impact de baliste. C'était le troisième depuis qu'ils avaient quitté le navire. Il semblait que les hommes des Terres de l'Ouest soient motivés à offrir à ses hommes un dernier repos sous la mer. Il se garderait de leur en être reconnaissant. Et il ferait son deuil plus tard. Il avait encore une bataille à gagner.

« On reste dans leur sillage ! Pas question d'offrir une cible aux balistes alors qu'on a un si beau bouclier juste pour nous ! Et on évite de se faire éperonner ou aborder ! Leur navire tremble trop pour qu'ils puissent nous viser avec leurs arcs, de toutes façons... »

Il ne précisa pas que les boutres, étant plus rapides et plus maniables que les dromons, ils n'auraient aucun mal à éviter l'éperon de celui-ci. Et tant que les troupes de Port-Lannis continuaient à faire feu sur leur navire, sa vie ne se compterait qu'en minutes.
Mais pourquoi ? Avaient-elles pensé que, les voiles ayant commencé à brûler, les Fer-Nés resteraient à bord ? C'était une possibilité à ne pas négliger. Une théorie qu'il se devrait de vérifier.

« Et la prochaine fois, on oublie ma consigne d'empêcher le feu ! On met le feu à leur voile, et repli ! »

Certains de ses hommes le regardèrent, presque outrés par sa proposition. Se replier immédiatement ? Changer ainsi leurs habitudes ? Utiliser le feu, alors que Harald le leur avait toujours interdit ?
Mais certaines habitudes devaient être changées. Harald s'en rendait compte maintenant. Tout pour la victoire. La victoire passait par l'acier, mais aussi par l'évolution. L'adaptation. Le changement. L'exploitation des faiblesses.
Lorsqu'un guerrier voyait une faille dans la danse de son adversaire, il s'y engouffrait et y plantait son arme pour l'achever. Voilà ce qu'il faisait, mais à plus grande échelle.
Mais un regard vers la mer intrigua Harald. Il reconnut des reflets étranges sur l'eau. Des reflets qui n'auraient pas du y être.

De l'huile... de l'huile...

« Trois-Yeux ! Débrouille-toi pour éviter l'huile ! Si ça touche la coque, on brûlera aussi sûrement que si le Cruel était fait de paille ! »

Harald sourit. Une autre idée venait de traverser son esprit.
S'il trouvait un moyen de talonner des dromons. De rester dans leur ombre, pour se servir d'eux comme bouclier contre les balistes... mais d'un autre côté, s'arranger pour que eux baignent dans l'huile...

« On reste dans le sillage du prochain dromon pour l'aborder, et on s'arrange pour qu'il présente son flanc aux balistes, pour qu'il nous protège des tirs! Compris? »

Les hommes répondirent par l'affirmative. Ils ne comprenaient pas. Leur capitaine devenait-il lâche? Ils voulaient se jeter à l'abordage bravement, faire fi de la mort et de la douleur.
Ce qu'ils ne comprenaient pas était bien plus simple.
S'ils ne survivaient pas, tout cela aurait été fait pour rien.

HRP :
Intervention du MdJ pour savoir si on arrive à esquiver le dromon assez longtemps pour qu'il se fasse trouer et, si oui, si on peut atteindre une nouvelle cible sans problème, selon les conditions indiquées par Harald.


Dernière édition par Harald Trompe-la-Mort le Lun 30 Jan 2012 - 20:33, édité 1 fois
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Clarence Hightower
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Message Lun 30 Jan 2012 - 14:18

L'officier qui les reçut puis se tourna directement vers lui pour l'apostropher du titre de mestre n'inspira rien de plus qu'une vague impression de mépris dans l'esprit du jeune Clarence dont toute l'attention se portait sur la bataille qui se jouait à l'extérieur du corps de garde. Tout au plus le darda-t-il d'un regard parfaitement lisse où transpirait l'inexpression la plus totale. Son frère, qui restait à ce sujet très prévisible, ne retint pas l'éclat de rire qui résonna dans sa gorge autant qu'autour de lui comme un envol de corbeaux furibonds. Clarence, qui avait choisi de ne pas donner suite à cet écart de conduite dont il y aurait effectivement matière à rire dans le futur, observa l'officier, qui venait de recevoir l'ordre de porter d'autres ordres de par la ville, vider les lieux sans demander son reste. Aux excuses de Tybolt, Clarence répondit dans un sourire : « En d'autres circonstances, qui sait, j'aurais pu devenir mestre de Castral Roc... » Il n'avait jamais été très doué pour les plaisanteries, mais il trouvait celle-ci très drôle et après tout, si ce qu'il avait appris à la citadelle pouvait être utile... « Je vous suis. » Clarence et Calvin suivirent Tybolt dans l'escalier de pierre qui menait à l'étage d'où ils auraient une meilleure vue sur la situation globale de la ville qui s'étendrait alors presque à leurs pieds. Ils parvinrent jusqu'à la fameuse fenêtre qui, effectivement, ouvrait sur le panorama idéal pour admirer la cité de Port-Lannis, même s'ils n'étaient pas là pour pratiquer une sorte de tourisme avant l'heure. Au loin on voyait le septuaire, le faubourg du Griffon, le quartier du port où régnait une grande agitation. Le spectacle des flammes sur l'eau était une vue fascinante dont Clarence peinait à détacher son regard. Tybolt reprit la parole, vantant la perfection de son plan et de la stratégie défensive qu'il opposait à son adversaire venu des Îles de Fer. Effectivement, tout allait pour le mieux, une fournaise servait de rempart entre les navires ennemis et le port, et pour les misérables chiens de fer-nés qui trouveraient la force et la folie de débarquer sur les quais et les rivages de la cité, les attendaient la soldatesque Lannister qui les écraserait de toute sa férocité. Toutefois, ce qu'il distinguait au loin le laisser très perplexe. Il était encore difficile d'évaluer le nombre de boutres fer-nés qui menaçaient le port. De là où ils étaient, Clarence s'inquiétait de ne pas en voir davantage.

« C'est à croire que ces barbares ne savent que se surestimer... » En disant cela, Clarence se rendait compte que quelque chose n'allait pas. Si le plan de Tybolt fonctionnait avec tant d'aisance et de facilité, n'était-ce pas trop simple ? Les fer-nés menaient-ils une attaque, ou un suicide ? S'ils étaient effectivement très nombreux derrière le voile de feu qui se dressait entre eux et le port, il n'aurait qu'à attendre que les flammes s'atténuent et disparaissent pour ensuite investir la rade qui, vide, ne leur opposerait aucune résistance et serait même à leur avantage. Il restait les balistes, bien sûr, mais les boutres sont connus et reconnus pour leur maniabilité... En revanche, si les fer-nés étaient effectivement en petit nombre de l'autre côté du mur de feu, comme le laissait supposer ce qu'il voyait depuis cette haute fenêtre, cela ne pouvait signifier qu'une chose : l'attaque menée contre le port n'était qu'une diversion. Mais à quelle fin ? Quel dessein pouvait bien servir cette mascarade ? Clarence, ne sachant trop à quel Sept se vouer, ne parvenait pas à mettre le doigt sur le détail qui lui aurait permis de tout comprendre de ce qui se passait en ce moment-même à Port-Lannis. Il ne pouvait croire que les quelques bouts de boutres qu'il croyait apercevoir non loin des dromons enflammés étaient les seuls présents, il devait y en avoir d'autres, et peut-être même la flotte de fer était-elle en route pour les prendre à revers, ou par surprise... « Pourtant... » Les fer-nés n'étaient pas réputés pour la sophistication de leurs méthodes guerrières, mais il fallait reconnaître à Dagon Greyjoy un certain sens de la tactique. Le raid mené contre Salvemer avait été un raid nocturne, ce qui témoignait d'une certaine vision stratégique. Pourquoi attaquer cette fois-ci en plein jour un adversaire plus gros, plus dangereux, et surtout préparé ? Il n'avait pu échapper à personne que le Lion armait une flotte... « Attendons de voir ce qu'ils font mais s'ils s'entêtent contre des défenses qu'ils n'ont pas les moyens de surmonter, je ne peux m'empêcher d'envisager qu'il puisse s'agir d'un leurre ou d'une diversion... » Clarence, avec circonspection, s'était rapproché lui-même de la fenêtre et tout en parlant, il avait désigné le port , la rade et les dromons qu'on apercevait.
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Message Lun 30 Jan 2012 - 15:42

Tybolt eut un soupir désabusé en tournant légèrement la tête vers Lord Hightower. Ce dernier ne pensait pas si bien dire, le jeune Lion avait en effet imaginé qu'il pouvait s'agir d'une diversion, et la présence quasi certaine d'un traitre dans l'Ouest ne pouvait laisser aucun doute sur ce point. Vous avez probablement raison Lord Clarence. Si on m'avait dit que la flotte de Fer tenterait de nous attaquer je n'y aurai jamais cru, cela ne correspond pas à leur façon de faire. Le Fer-Né est plus un charognard qu'un prédateur, il n'attaque que des cibles affaiblies ou sans protection. Seulement... seulement les évènements récents me laissent à penser que l'Ouest abrite un traitre. Des agents de ce dernier doivent certainement d'ores et déjà arpenter les rues de la ville. Peut être espéraient-ils même pouvoir ouvrir les portes de la ville et laisser entrer la racaille des îles sans même que l'on s'en rende compte. Le regard du jeune Lion revînt bien vite vers le spectacle de ses dromons en flamme. Il pensait bien entendu au nombre d'hommes qui mourraient noyés voir même brûlés vifs mais combien de civils seraient ainsi sauvés par ces hommes de bien tombés pour la survie du plus grand nombre. Le temps avait manqué pour préparer convenablement la défense de la ville, le temps mais aussi comme il l'avait dit à Lord Hightower la prévisibilité d'une telle attaque. Jamais il n'aurait penser devoir véritablement défendre la ville contre une attaque directe mais il ne comptait pas fléchir et laisser Port-Lannis sombrer sous les assauts Fer-Nés, il s'agissait là de sa première bataille en tant que Lord Lannister et il comptait laisser son nom dans l'histoire comme LE Bouclier de Port-Lannis. S'il voulait jamais être prit au sérieux parmi les grandes maisons la défense de la ville était vitale et pas simplement d'empêcher qu'elle soit prise ou détruite, cela allait de soi mais bel et bien de réduire au minimum les pertes civiles.

Un mouvement en contre bas attira son attention, au bout de la rue remontant vers les portes de la haute ville deux chevaliers avançaient, de là où il se trouvait, il su très vite qu'il ne s'agissait pas de Maura et ne pouvant cacher sa frustration, il frappa du poing le chambranle de la fenêtre. Où pouvait bien être Maura ? ! S'il s'écoutait, plutôt que de diriger les défenses de la ville, il serait en train de la sillonner pour retrouver son épouse. Sa main se porta instinctivement sur la garde de Rétribution qu'il serra machinalement. Fermant les yeux Tybolt se concentra de nouveau sur son rôle et ce qu'il était attendu de lui, de Lord Lannister. Il ne pouvait se permettre de partir à la recherche de sa douce et laisser la défense de Port-Lannis au simple commandant du guet. Ce dernier et malgré toute l'estime qu'il pouvait avoir pour lui n'était strictement pas capable de défendre la ville comme il se devait. D'autant que les plans que Tybolt avait en tête n'était pas les plus simple à mettre en place, de même prendre la décision volontaire et réfléchis de sacrifier des soldats ne pouvait être laissé à un autre. Par définition, Lord Lannister se devait de simplement subir l'angoisse de ne pas savoir où se trouvait sa douce. Son regard remonta vers l'horizon enflammé par les dromons. Ces derniers devaient tenir le plus longtemps possible du moins aussi longtemps qu'il faudrait à la seconde partie de la flotte pour venir prendre celle Fer-Nés en étaux. Port-Lannis ne pouvait tomber car si cela venait à se produire, l'Ouest suivrait et derrière l'Ouest le reste de Westeros. Il s'adressa à Lord Hightower sans même se tourner vers lui.
Voilà le spectacle que vous pourrait décrire au seigneur Main et au roi si vous avez l'insigne honneur de l'intéresser plus que ses livres... L'Ouest tient mais le prix pourrait se révéler trop cher si la flotte royale ne nous vient pas en aide. Mon peuple... mes gens ne peuvent pas simplement subir les pertes colossales qu'ils endurent simplement parce que le regard du Dragon se tourne avec peur vers l'Est d'où rien ne vient... Regroupez vous derrière les hommes de L'ouest... tels avaient été ses propres mots mais aujourd'hui il en venait à penser que la Main laissait simplement ces hommes de l'Ouest mourir à petit feu, comme une digue érodée chaque jour un peu plus par une marée inlassable.
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Message Mar 31 Jan 2012 - 1:01

Lorsque les coups retentirent sur la lourde porte du bordel, Eva sursauta et elle ne fut pas la seule, pendant que Clara tombait dans un mutisme emprunt d’angoisse, Lolys se mit à hurler et prise de panique elle se précipita vers le rez-de-chaussée et courut jusqu’à la chambre du fond pour prendre le passage secret. Eva l’appela et lui courut après mais en vain, la peur lui avait donné des ailes, la brune remonta pour regarder du balcon si elle avait bien affaire aux bonnes personnes, mais sans sortir sur le balcon elle ne pouvait pas en être certaine, cela dit, si ça avait été des Fer-Nés il y a fort à parié qu’il n’aurait pas prévenus avant de défoncer la porte. Pendant tout ce temps Luc n’avait pas bougé, qu’attendait-il ? Qu’Eva lui donne des conseils en stratégie ? Avec un tel garde, elles ne feraient pas long feu si les barbares débarquaient, il fallait prendre une décision et vite ! De nouveaux coups sur la porte, encore plus fort que les premiers. Eva se reprit et dit d’un ton doux à la jeune servante de se calmer un peu avant de dévaler les escaliers. Elle entendit de nouveaux coups sur la porte et cette fois-ci elle comprit qu’on ne frappait pas pour prévenir mais qu’on commençait à l’attaquer à la hache, elle cria pour qu’ils arrêtent.

« J’arrive ! J’arrive ! »

Evidement cela ne l’arrangeait pas de donner ses réserves d’huile au Guet, cela faisait un sacré manque à gagner, mais elle n’avait pas le choix et tant qu’à faire autant obtempérer, avec un peu de chance il ne saccagerait pas tout si elle était conciliante. Elle ouvrit, pour la double porte, il était déjà trop tard, elle était sacrément entamée, mais il y avait beaucoup d’autres choses à sauver.

« Messieurs… Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer où sont mes réserves. »

Elle se dirigea vers les cuisines où étaient le plus gros des réserves, il y avait aussi quelques lampes dans les salons et dans certaines chambres de l’étage, fallait-il qu’elle leur dise ? Elle s’abstint. Tant qu’ils ne lui demandaient rien pourquoi leur donner une raison de tout fouiller et de casser d’autres choses, et puis s’ils lui enlevaient ça, elle n’aurait vraiment plus rien pour s’éclairer. Enfin peu importait si elle ne survivait pas à cette bataille bien étrange, sans ennemis en face d’elle, elle ignorait où ils se trouvaient, ce qu’ils voulaient, comme se défendre, et l’angoisse de se rendre compte de son impuissance ne cessait de grandir. Elle entendit Clara couiner à l’étage juste avant de passer la porte. Luc était descendu avec elle et la suivait sans rien dire.

« Voila, les tonneaux sont là bas. »

Lolys devait déjà avoir traversé le souterrain et passé la porte depuis longtemps, elle était dans les rues, mais où était elle allée, ça, Eva l’ignorait et, hélas elle avait perdu en même temps que sa pute la plus bavarde celle qui connaissait le mieux la ville et les endroits où elles pourraient être en sécurité. En pensant à ça, la brune eut un mouvement de colère serrant les poings et les mâchoires un instant, elle se dit qu‘elle aurait mieux fait de la suivre et de les laisser briser la porte, pour autant, elle n’avait aucune envie de se retrouver à sa place, seule dans la ville au milieu des habitants effrayés. Son seul espoir était peut-être ses hommes maintenant qu’elle avait sur les bras une gamine effrayé, un garde idiot, plus de guide et que sa porte était trop abimée pour leur assurer les minutes de sécurité qu’il leur fallait pour rejoindre la chambre et le tunnel secret, il fallait partir, de toute façon… Elle s’approcha de son garde et lui demanda tout bas d’aller chercher les manteaux et Clara. Puis elle reprit à l’adresse des hommes du Guet, usant de toute l’humilité dont elle pouvait faire preuve, jouant les femmes apeurées, ce qui n’était pas très difficile car elle l’était plus ou moins même si elle essayait jusqu’ici de ne rie montrer :

« Pourriez-vous nous aider à rejoindre la ville haute ou tout endroit moins exposé ? Je vous en prie, protégez nous… »

HRP : Me font ils confiance, veulent ils en savoir plus, fouillent-ils le bordel ? Est qu’ils m’aident ?
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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 31 Jan 2012 - 1:08

Aaricia vit débarquer quelques soldats du dromon. Par chance, elle n’avait pas rangé sa lame. Son cœur débattait fort, entre l’idée de retrouver son frère en seule pièce et de sauver sa propre vie. Heureuse pour elle, même si elle accumulait les bêtises, Yoren semblait bien alerte à ne pas laisser son capitaine écoper pour une demoiselle. Elle se battait à ses cotés sans broncher cette fois. Quand il jugeait qu’il pouvait la débarrasser d’un marin encombrant elle ne faisait pas la gamine et ne cherchait pas à continuer, elle en prenait un autre et cela se terminait ainsi. Elle avait par chance des bonnes cibles. Des plus coriace, mais cela rendait le jeu tellement plus amusant. Pour elle puisque Yoren se tuait … à la tache de la protégée. La petite Greyjoy s’attaqua dès lors à un colosse. Elle sentit la lame de son adversaire trancher la peau de sa main et elle laissa tomber son épée qui se ramassa un peu plus loin sur le boutre. Elle évita de justesse l’épée qui l’effleura à peine et se rua sur le colosse en le jetant par dessus bord. Alors que son plan réussissait à cinquante pour cent, le colosse amena la fer-né dans un beau plongeon. Il suffît de quelques minutes pour que la petite Greyjoy fasse quelques peu trempette et elle pestait.

Malheureusement et ce malgré sa condition, Sargon ne put entendre le MEGA SPLOUSHHHHHHH, que fit sa protégée. Un Sploush digne d’une baleine venant s’échouer sur les plages de Pyk. Le saut manquait quelques peu d’entrainement mais bon, passons.

La femme de la seiche sortit la tête de l’eau et regarda autour d’elle pestant. Elle avait encore réussi à faire une bêtise. Bon sang, qu’elle pouvait être maladroite. Elle avait nagé en direction du boutre, lorsqu’elle sentit une main s’agripper à sa cheville l’enfonçant dans l’eau.
Elle jetait des coups de pieds espérant que son adversaire qui l'avait entraîné dans sa chute prendrait un bon coup. N'ayant plus son arme, Aaricia se débattit avec ses mains malgré que le combat aquatique ne fût pas non plus son fort. Même lorsqu'elle aurait fini par atteindre le boutre, elle sentait qu'elle allait pester gravement avec les vêtements qui lui colleraient au corps. Elle ne préférait ne pas y penser. Aaricia attrapa la dague du marin qui s'était jeté sur elle, mais l'homme fut plus rapide pour exercer une pression sur sa main blessée. La Greyjoy grogna et frappa l'homme au visage avant de se débattre.

Dommage que tu sois du mauvais côté tu aurais fait une belle catin.

Rêve toujours sale monstre.

Il l'agrippa à la gorge et lui fit plonger la tête de force sous l'eau. Aaricia se débattit quelques minutes, tentant vainement de pouvoir regagner la surface de l'eau et respirer. Ses doigts cherchaient à retirer ceux du soldat.


Elle aurait du refuser l'invitation Dagon à participer au raid. Elle avait bien aimé ce jeux lorsque' elle était petite. Celui qui restait le plus longtemps sous l'eau. Un jeu innocent que son père détestait quand celui ci avait failli coûter la vie de Veloran. Bref Aaricia sentit ses muscles se relâcher et elle tentait le moins de gestes possible. Elle finit par agripper le couteau se trouvant dans sa botte. Elle l'enfonça dans le corps du marin et nagea vers le haut afin de reprendre son souffle presque perdu. Elle s'étouffa et chercha à s'éloigner pour reprendre la direction du boutre de Sargon. Son cœur débattait plus vite qu’un tambour.

MDJ : j’ai réussi à le tuer, ou simplement l’effleure pour qu’il me relache. Je peux atteindre facilement la Veuve Salée ou le soldat me causera des soucis?



***

Plus loin sur le seul bateau attaqué et qui ne brulait pas encore se trouvait toujours sous l’assaut de la Larme noire. Bizarrement Willem s’en sortait bien pour un nouveau capitaine. Il regrettait la mort de quelques de ses compagnons et se demandait si sa sœur aurait le culot de se pointer le nez tout près. Elle était capable. Elle n’Avait jamais supporté de passer en deuxième. A eux deux, ils faisaient la paire, le Bonfrère ne l’oubliait pas. Il ne voulait surtout pas que sa sœur se trouve en danger. Tant que le Harloi la tenait assez loin. Pour une fois, un Harloi pouvait servir à quelques choses. Il ne semblait pas inutile, surtout lorsque votre fardeau portait le nom de sa sœur.

Le second de Larme Noire fut surpris, mais il ne s’attendait qu’à avoir un peu de plaisir. En signe du bon temps, question de sacrifier quelques marins au nom de son dieu et de son ancien ami. Il avait commencé très jeune et allait certainement finir sur ce boutre très vieux. Tout comme le batard, il voulait mourir en mer. Accompagnée de deux autres fer-nés, le vieil homme descendit chercher le menu fretin. Le bruit sourd d’une porte se refermant, fit rire le vieillard.

Sacré Pyke, comme dans le bon vieux temps. Et si on en prenait chacun deux. Cela vous va? Gwin tu prends le maigrichon et son compagnon. Toi tu prends l’autre et son copain. Ne le fais pas trop souffrir, le pauvre tremble déjà.

Après un rire gras, les trois hommes s’Attaquèrent aux pauvres marins qui n’avait que peu de chance face au plus vieux. Il n’en était pas à son premier raid. Il avait arrêté de compter après cinq. Il ne lui manquait seulement que sa capitaine préférée pour faire un beau duo. Quel dommage, mais a défaut d’Avoir la combattante, il fallait les sacrifier. Il espérait seulement que le petit mioche en haut ne prenait pas de bon temps à faire quelques victimes.


Willem savait se débarrasser de ses cibles. Quelques fois, elle était un peu trop forte, mais rien n’attendait pour lui trancher la gorge. Après, il suffisait d’en prendre un autre, rien de plus. Le jeune Bonfrère avait par contre touché une cible de choix. Il semblait différent des autres qu’il avait eus si facilement. Il s’approcha du soldat et l’attaqua en premier. Quelques pas de recul pour éviter de se faire découper la tête et rechargea. À ce rythme, il s’épuiserait. La brute épaisse avança devant le fer-né et le frappa à la fois de sa lame et de ses poings. Willem perdit l’équilibre et tomba sur le plancher humide avant de se rouler et éviter de plein fouet de perdre un membre. Un de ses marins se jeta sur la brute. Si bien que Willem eut quelques minutes de repos avant de se relever et abattre sa lame sur les jambes de son adversaire.

Mdj : Résultat des combats de la cale. Possibilité de tuer les deux hommes dans la cale, mais pas le second, siouplait. Pour Willem, qu’en est-il du fer-né qui se jete sur la brute? Mort, blessé? Willem arrive-t-il a trancher la chair ou simplement effleurer de la lame?




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Clarence Hightower
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Message Mar 31 Jan 2012 - 1:42

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Un traître courait dans les rangs de l'Ouest ? C'était donc là ce qui expliquait peut-être l'aplomb et l'assurance des chiens venus depuis les Îles de Fer pour mener une attaque directe et frontale contre Port-Lannis. Mais qu'un traître échappe encore à la vigilance du Roc ne pouvait signifier qu'une chose : ce félon était habile, et le négliger serait une erreur potentiellement fatale. Clarence connaissait bien sûr les réalités de ce monde et ses corruptions qui plongeaient le cœur des hommes dans les plus bas avilissements. Il n'était pas de ceux qui monnaient, échangent, vendent, bradent et même prostituent leur loyauté. Cependant, alors même qu'il écoutait Tybolt, Clarence s'appuya contre le même chambranle que le seigneur suzerain des Terres de l'Ouest avait frappé de son poing quelques instants plus tôt. Il observait l'horizon bordant l'océan qui mouillait les rivages des côtes occidentales de Westeros. La brume matinale s'était totalement dissipée à présent, mais il n'y avait nul vent, nulle brise, nulle rafale, c'était comme si le ciel retenait son souffle. Et au loin s'agglomérait des nuages d'un gris glaireux. Tybolt continuait, l'interpellant même au sujet de la bataille qu'on livrait déjà en contrebas de la cité, derrière la rade. « Soyez certain que le Roi entendra parler de chaque homme de l'Ouest qui tombera aujourd'hui sous le fer et la barbarie de ces pirates. » Tournant son regard vers Tybolt, il ajouta :  « On entendra parler de cette bataille depuis Villevieille jusqu'à Châteaunoir, et tous sauront qui a fait rempart de sa propre épée pour protéger le continent des furies de Dagon Greyjoy. » Clarence allait poursuivre, mais il s'interrompit, il lui fallait vérifier quelque chose. Il tira de l'intérieur de sa manche droite un mouchoir de tissu immaculé qu'il présenta sous les yeux de son frère cadet. Avec tout le sérieux du monde, il ordonna :  « Crache. » Ser Calvin le regarda d'un air sceptique et faussement indigné. «Tu plaisantes... » Mais le Grand Argentier ne plaisantait pas. «Quoi, tu es vraiment sérieux ? » Clarence répliqua avec insistance d'un ton qui ne laissait place à aucune discussion :  «Crache. »

En maugréant, Calvin s'exécuta et bientôt quelques taches de bave vinrent moucheter le tissue d'un blanc intact. Sans considération pour l'étonnement de son frère, Clarence appliqua le mouchoir tel un chiffon sur le chambranle de la fenêtre et s'abaissa pour observer le résultat avec des yeux d'orfèvre appuyé sur son ouvrage. Il se redressa soudain et pointa un doigt accusateur dans la direction du quartier des halles.
 « Pardonnez cette fulgurance soudaine, mais d'après mes observations, messire, le vent va se lever. Je ne peux prévoir avec exactitude le moment, mais je peux vous dire qu'il soufflera très bientôt un vent sec qui balaiera la cité selon cet axe nord-sud. » Joignant ses mains dans son dos, il observa successivement Tybolt et son frère cadet qui le regardait avec ces yeux incrédules qu'il avait parfois quand il ne comprenait pas où voulait en venir Clarence. « Cher Calvin c'est une des choses qu'il est possible d'apprendre à la Citadelle des mestres. Le temps est souvent la clef de la victoire pour qui sait le prévoir. L'histoire l'a souvent démontré. Un vent du sud, voilà avec quoi il faut compter pour les heures à venir, et s'il s'avère que les fer-nés réservent encore une botte secrète ou que sais-je... » Clarence se tourna cette fois vers Tybolt pour ajouter:  « Je regrette de ne pouvoir être plus précis, ou plus utile. Je doute que cette donnée soit capitale, cependant et comme vous l'avez dit, aucune chance ne leur sera laissée de porter un seul coup sans réplique. » Quittant le regard bleu de son hôte, ses yeux glissèrent sur la cité de Port-Lannis et s'attardèrent sur le septuaire où lady Maura Arryn s'était rendue pour aller prier avant que les voiles fer-nées ne clairsèment les abords du port... Où était-elle à présent ? Survivrait-elle et pourrait-il lui remettre le pli secret, objet de la mission donnée par la Main du Roi ? Si les affrontements se limitaient aux quais, aux chantiers navals et aux rivages, peut-être, mais si les fer-nés, maudits soient-ils, venaient à pénétrer plus avant dans la ville... Ce qui ramenait à l'esprit de Clarence l'attitude qu'avait adopté Tybolt quand il avait appris que la dame ne se trouvait pas là où elle aurait du être, c'est-à-dire en sécurité. L'observant du coin de l'oeil, il continuait à réfléchir sur deux niveaux, le premier tout entier tourné vers la bataille, le second tourné vers ce détail qui le titillait autant qu'il chatouillait sa curiosité.
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Message Mar 31 Jan 2012 - 9:30

Le jeune suzerain ne comprit pas bien ce que souhaitait faire Lord Clarence en faisant cracher son chevalier de frère dans un mouchoir... Il observa donc en silence, Lord Hightower avait l'air on ne peut plus sur de lui et quand bien même ses actes semblaient en tous points incohérents il n'en dégageait pas moins une impression générale de savoir et de contrôle. "Il fera un très bon seigneur" se dit alors Tybolt. Tout vassal doit pouvoir trouver une telle certitude chez son suzerain et celle affichée par Lord Clarence était quasiment palpable. "Cet homme pourrait très bien être un pilier dans le Bief, bien plus important et influent que les Tyrell ne le seraient jamais..." fut la pensée qui s'anima alors dans l'esprit du jeune Lion. Le voir ainsi appliquer le mouchoir souillé sur le chambranle de la fenêtre n'en fut pas moins une surprise pour le Lannister. Surprise décuplée lorsque le Grand Argentier en tira une prédiction sur le temps à venir... Le regard de Tybolt trahissait son incrédulité. Comment à partir d'un simple mouchoir et d'un crachat cet homme pouvait-il définir la tendance du ciel ? ! Et soudain il fut comme de nouveau face à la carte de l'Ouest, seul dans sa loggia. Il voyait le reste de sa flotte, plus au Sud à l'heure actuelle, voiles gonflées, remonter vers Port-Lannis, le Lord Damon pour les guider et porter un coup fatale aux Fer-Nés. Bien sur il pouvait y avoir le risque, toujours, d'une supercherie des rebelles des îles et leur flotte toute entière pouvait attendre en embuscade pour anéantir définitivement la flotte du Lion, mais cela se ferait au prix de combien de boutres et d'hommes... Il ne pensait pas Dagon Greyjoy si téméraire. Cela aurait demander un complet oubli de son propre pouvoir pour tout mettre dans une seule et unique attaque. Non de son point de vue, Lord Greyjoy ne mettrait pas le peu de pouvoir qu'il détenait dans une seule attaque, il préférait attaquer par petites touches justement pour ne pas tout perdre d'un coup, il manquait à la fois de témérité et de courage pour tenter l’Étranger et mettre dans la balance sa position. Pour gagner gros il fait miser gros c'est ce que disait bien souvent Gerold et Lord Dagon n'était pas de ces hommes capables de tout miser pour empocher le pactole. Lui se contentait de petits coups sans envergure mais lui permettant de garder une impression de toujours avoir la main quand bien même il sache ne jamais pouvoir véritablement l'emporter. Un gagne petit en somme...

Posant une main sur l'épaule de Lord Hightower Tybolt l'interrogea autant par son regard que par ses mots.
Êtes-vous certain de ça ? ! Ce n'est pas une simple prédiction, vous pouvez véritablement dire que le vent va se lever et souffler vers le Nord ? ! Le jeune seigneur se rapprocha des marches donnant sur la salle où des gardes stationnaient, il siffla entre ses dents, assez fort cependant pour qu'un garde l'entende et commence à monter les marches. Si vous dites vrai mon ami alors le Lord Damon sera là bien plus tôt que je ne l'imaginais. Vous êtes un génie ! Tybolt avait un nombre croissant de stratégies en tête si les prédictions de Lord Hightower étaient fondées. Il lui fallait donner des ordres pour que tout soit en place et que rien ne vienne porter atteinte au bon déroulement des plans. L'image de la carte de sa ville lui revint en tête à ce moment et il vit l'axe Sud/Nord. Si jamais les espions du traitres venaient à devoir agir il s'agirait certainement de profiter de ce vent pour semer la panique dans la ville et empêcher des interventions concertées et organisées. Lorsque le garde fut en haut des marches et après que ce dernier ait salué son seigneur, Tybolt parla sans même attendre la réponse de Lord Hightower. Envoi un messager au port et fait leur savoir qu'il est temps de sceller l'entrée du port, utilisez les bateaux de pêche pour ce faire comme il l'a été prévu durant les conseils. Les hommes du port sauront de quoi il retourne dit-il devant l'air hébété du soldat. Une fois que tu auras prévenu le port je veux que tu réunisses des hommes pour sillonner le Sud de la ville, si une attaque doit nous atteindre elle viendra de là. L'image du vent, pour peu qu'il soit fort, répandant le feu depuis le sud de la ville vers le nord ne cessait de revenir en images dans l'esprit du jeune suzerain. Et qu on me retrouve Lady Aliénor et Maura Arryn ! conclue-t-il sur le ton de la colère.
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Aliénor Tyrell
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Message Mar 31 Jan 2012 - 20:00

La petite lionne du roc ne fut pas épargné des derniers mètre a franchir. Elle était inconfortable sur sa scelle, mais elle savait que si elle osait dire un seul mot de trop, Ser Richard lui rappellerait bien comme il fait que c’était eux qui jouaient leur tête présentement. Elle n’avait qu’à obéir et c’étais tout. En fait, si son chevalier n’entrait pas dans une quinzième années de service auprès de la Lannister, elle l’aurait renvoyé vite fait dans la grotte du Roc. Ser Richard avait l’avantage de l’ancienneté, mais surtout il tenait un droit du père que la petite lionne n’avait jamais trouvé à redire sur son Ser. Si elle n’était pas en état de décidé ou que personne plus haut que lui ne pouvait dire un mot, elle ne disait rien et suivait les consignes. La laisser au guet serait plus facile, maintenant que les rues de la ville devaient être impraticables. Le Lord finirait par un jour à envoyer quelqu’un au guet.

Elle avait échangé quelques cordialités avec le Lord du Val, mais le laissa partir. Il y avait assez d’homme pour la protéger. Elle n’était pas idiote, elle ne quitterait pas le guet. Sous peine cette fois de se faire terriblement assassiner par son propre frère. Elle suivit donc le commandant jusqu’À son bureau et se laissa choir dans un divan. Non, elle était pleinement consciente de ses actes et que le savon ne saurait tarder. Ser Johan était resté à l’extérieur et la petite lionne allait parler quand le commandant se retira prétextant qu’on le demandait. Aliénor tournait en rond. Elle sentit la pression dans son cœur et se dirigea vers la porte sans qu’aucun des chevaliers ne la retiennent.



La petite lionne défia du regard le chevalier le plus jeune et s’en alla, passant son chemin. Elle avait tout laissé sur le bureau du commandant, soit ses gants, la petite dague que lui avait offert son père et le reste

Attrapant ses jupons, elle entreprit une course à travers les couloirs, avant de se rendre sur les remparts du Guet. Au loin, les bateaux brulaient. Alors ils étaient là et elle était sortie. Le cœur lui figeait, elle voulait rentrer à Castral Roc. Elle ne voulait pas rester du tout dans cette forteresse. Accompagnée de ses deux sers, elle descendit et alla récupérer ses choses. Non, elle ne voulait pas laisser le bénéfice à un fer-né. Elle marcha rageusement ne regardant pas toujours les chemins qu’elle prenait. En tournant le couloir, elle heurta un homme et tomba au sol. Ser Richard la releva et elle eut un mouvement de recul.



Elle soupira de malheur en voyant le chevalier de la garde du lion. Il fallait le dire, elle était cuite. Cette fois, elle allait y passer et Tybolt ne lui laisserait pas de chance. Il fallait dire qu’elle n’était pas assignée à rester enfermer. Elle avait amené ses deux Sers. Elle s’était rendue inconsciemment au Guet. Elle pouvait au moins avoir le crédit d’avoir été dans un endroit quelques peu sécuritaire. Ce n’est pas la place des Dames dirons-nous, mais elle aurait pu faire pire. Le commandant du guet s’inclina, alors que la lionne jetait un regard noir au chevalier rouge.






 
 
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Message Mer 1 Fév 2012 - 1:06

Alors qu'Elyn avait commencé à affronter les hommes devant le chantier, toujours fermé aux gens extérieurs et intérieurs, elle avait abandonnée l'idée d'attendre d’apercevoir son allié. Elle s'était discrètement faufiler dans les petites tentes, ou hangar en bois, légèrement isolés. Ils étaient en plein jour, et d'avance, elle remerciait le Dieu Noyé de lui offrir du sable pour sa mission. Elle n'avait connu que cela sous ses pieds et savait se faire silencieuse sur cet élément. Or, c'était d'une couleur bien claire et elle était vêtu de couleurs sombres. Elle ne trouva qu'une ou deux lampes jusqu'à maintenant. Elle les avait dans les bras, et se déplaçait beaucoup plus lentement et beaucoup moins aussi, bien moins discrète et encombrée.

Alors, qu'elle vit une ombre arriver vers elle, se cachant derrière un grand tonneau dans le bâtiment, elle retint sa respiration, accroupie, les lampes non loin dans son dos. Elle entendit subitement une voix appeler son prénom. Elle sortit la tête et vit son compère. Elle leva un sourcil. Il s'approcha d'elle et tapota le tonneau avec lequel elle se cachait. Il retira le gros bouchon en liège et elle huma l'odeur d'huile. Ah ? Elle se trouvait donc dans un des entrepôt d'huile. Belle chance ! Il en profita pour lui dire que jusqu'à maintenant, on ne s'était pas étonné de sa présence et qu'on lui avait même quémander de ramener les stocks d'huile à l'entrée. Elle hocha plusieurs fois la tête, pensive. Elle lui expliqua donc la suite du plan, du moins son évolution. Elle avait des lampes, il n'aurait qu'à faire le bon employés et faire trèèèèès lentement rouler le tonneau jusqu'à la porte, le laissant se vider sur le chemin.

Elle arriva vers une table et d'un coup de pied, voire deux, bien puissant, elle disloqua le pied en bois et se déchira un morceau de sa robe. Elle l'enroula tout autour et la lui confia. Cela lui servirait de torche. Il demanda à Deirdre comment il allait se débrouiller pour l'allumer et elle le rassura en disant qu'il trouverait largement de quoi faire. Il ne posa pas plus de question et fit rouler le tonneau en dehors, pour se diriger vers la porte. Il s'arrêta juste avant de sortir :

- Au fait, le gars à qui j'ai pris les vêtements... Je l'ai bâillonné et ligoté avec les moyens du bord et jeté dans une coque ... Tu faillis nous trahir ...
- Merci ... Dis, tu sais te défendre ? Car je vais avoir besoin de toi quand j'aurais balancé le premier feu ...

Le jeune homme lui fit un clin d'oeil et sortit, à mis-chemin près de la porte, la torche coincé contre sa hanche, caché brièvement par son veston, il décapuchonna l'huile qui se répandit sur le sable, atteignant une construction, un squelette de petit bateau. Deirdre était sortie peu après et s'élança vers un des navires, presque finis. Un geste, un seul et la lampe vola par dessus le bastingage et un bruit léger de verre qui se brise, ensuite les flammes commençaient à lécher le pont. Elle sourit, fière d'elle et se retourna, pour faire de même, sauf que le feu se fit plus grand et plus passionné de part les poche d'huile qu'elle y avait déjà jeté.

Avant même que quelqu'un n'arrive pour voir ce qui se passe, alerté, elle était partie à l'opposé, bondissant d'une cachette à une autre, rapide, puis tenta d'entrer dans un autre entrepôt vide, pour pouvoir faire de même : voler des lampes et les balancer sur les éléments du chantiers. Le camarade de Deirdre, avait profité de la panique, s'écriant lui aussi, "au feu" et fit rouler le tonneau entièrement vers le squelette. Il ne lui manquait plus qu'à allumer tout ça. Deirdre arriva derrière lui, sans vraiment se cacher, balançant les lampes, partout où elle pouvait. Elle l'aida en partie à allumer sa torche et le filer d'huile au sol, s'alluma subitement. Elle entendit des grognements et des râles. Elle soupira. L'homme sortit une machette bien cachée dans son dos et elle sa dague de sa botte. Dos à dos, ils attendaient. Il fallait qu'il lui dégage le chemin.
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Clarence Hightower
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Message Mer 1 Fév 2012 - 15:26

La main de Tybolt posée sur son épaule ne fit que le conforter dans l'idée qu'il s'était faite du seigneur suzerain des Terres de l'Ouest. À ses interrogations qui trahissaient son étonnement, Clarence répondit avec calme, fermeté et assurance, car le Lion avait davantage besoin de certitudes que d'hésitations. Mais le Grand Argentier était sans conteste sûr de lui : un vent du sud se lèverait et balaierait la ville d'ici peu de temps. « Le vent va se lever et souffler depuis le sud vers le Nord, je l'affirme. »Ce n'était pas l'Étranger qui lui donnait soudain une vision du proche futur mais bien l'Aïeule dont la sagesse et la clairvoyance éclairait guidait ses observations, ses analyses et ses interprétations des signes. Il n'était pas le Sénéchal pour prévoir avec exactitude le moment précis et l'angle exact que prendrait le vent, malgré tout il demeurait formel et quand Tybolt s'approcha des escaliers pour apostropher d'un sifflement l'un des gardes demeurés dans la pièce d'en bas, son frère Calvin lui jeta un regard mi-figue mi-raisin où transparaissait cette expression d'amusement revanchard qui caractérisait bien le tempérament du chevalier. « Tu aurais pu éviter de me faire cracher devant lui... » Du coin de l’œil, il désignait leur hôte. « Une juste revanche, mon frère, une juste revanche.  » Et par cette phrase anodine, Clarence désignait l'attitude de ser Calvin lors d'une grande cérémonie donnée à Villevieille au début de l'année, peu après le retour des premières pluies de cet automne qu'on attendait avec impatience après la sécheresse d'un été qui n'en finissait plus. D'une oreille traînante, Clarence écouta Tybolt distribuer ses ordres pour commander que l'entrée du port fut scellée semblait-il par tous moyens, et plus précisément en utilisant les bateaux de pêche du moins s'il avait bien compris ce que venait de dire le suzerain des Terres de l'Ouest.

Ce dernier ordonna également des patrouilles dans le sud de la ville et Clarence ne put réprimer la vague de fierté qui l'envahissait d'avoir été peut-être à l'origine de ce mouvement stratégique. Parfois, l'audace et l'initiative payait, et même s'il n'allait pas courir après les honneurs pour avoir simplement su déterminer quelle direction prendrait le vent quand il se lèverait, il aurait moins la personnelle satisfaction d'avoir porté de l'eau au moulin des décisions prises par Tybolt pour l'organisation de la défense de sa précieuse cité. C'était bien faible et cela serait vite oublié des acteurs de la bataille dont la plupart ignorerait toujours le petit rôle tenu par le Grand Argentier mais c'était bien assez pour lui donner du cœur au ventre. Cependant qu'il demeurait passif, à dessein, Tybolt chatouilla encore sa curiosité en évoquant à nouveau sa sœur lady Aliénor, et lady Maura Arryn. Sa colère était perceptible, et s'il était bien naturel et compréhensible qu'il se soucie avec insistance de la sécurité de sa sœur, pourquoi se préoccupait-il tant, sinon davantage, de celle de lady Maura Arryn ? Certes, elle avait conduit l'ost Arryn jusque sur le territoire du Lion ce qui faisait d'elle un invité de grande marque, mais pour autant... Non, les conclusions qui se présentaient à l'esprit de Clarence étaient trop... et ou bien si peu... Mais se pouvait-il vraiment qu'elle fût la maîtresse de Tybolt Lannister ? Quel scandale ! Quel séisme parmi les grandes maisons ! Non, ce ne pouvait être aussi simple, et déjà Clarence avait compris... L'envoi des troupes du Val conduites par lady Arryn n'était qu'un élément accessoire d'un rapprochement plus grand entre les maisons Lannister et Arryn, et si lady Maura était la maîtresse de lord Lannister, elle devait être également son épouse, et ce mariage devait être à l'origine de l'alliance scellée entre le Val et l'Ouest. Et ceci expliquait très certainement toutes les réactions de Tybolt depuis qu'il avait appris que lady Maura était en ville et peut-être la proie facile du raid mené par les Fer-nés... Clarence se garderait bien cependant de faire part à son hôte de ses déductions qui ne demeuraient encore que des suppositions, même s'il ne faisait aucun doute à son esprit que lady Maura Arryn était désormais lady Maura Lannister.
 « Messire, mon frère est un cavalier habitué des grandes villes, et si vous le désirez, il pourrait se rendre là où vous auriez besoin de lui. Il est plutôt malin mais surtout, il sait s'orienter comme personne. » Un juste retour de bâton pour ser Calvin. Que la douceur du triomphe est extrême, quand on n'en doit tout l'honneur qu'à soi-même !
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Message Ven 3 Fév 2012 - 15:16

La situation ne s'améliorait pas. Jyanna était bousculée de toute part et le cortège seigneurial s'était arrêté. La colère des citoyens se faisait sentir dans les paroles lancée à l'encontre de Maura, reproche lui était fait d'obtenir la protection du seigneur Lannister alors qu'elle n'était qu'une étrangère venue de l'autre bout du continent. Les nobles en prenaient aussi pour leur statut, c'était dans les moments difficiles que ressortaient souvent la haine, l'envie, la réprobation éprouvés par certains. En tout cas, chacun allait de son argument pour attirer les faveurs de la dame et obtenir protection. Jyanna constata qu'une dépit du bruit ambiant son appel avait été entendu et elle perçut que lady Arryn se retrouva plonger dans certaines réflexions. Quelle surprise de la voir descendre de son cheval... Jyanna se demandait ce qui lui passait par la tête pour se risquer ainsi dans une foule coléreuse, mais les ordres annoncées pour cette dernière expliquait tout.

La confusion fut de mise entre la dame qui décida de venir en aide au peuple et ses protecteurs qui voulaient la mettre à l'abri hors de la ville. Ordres contradictoires. Les armes furent sortis pour maintenir la populace à distance respectueuse tandis qu'un des chevaliers tentait de ramener Maura vers son palefroi. Sauf que celle-ci ne se laissa pas faire et les gardes Arryn finirent par faire face à ceux des Lannister, épée au clair. Jyanna crut que la situation allait dégénérer au point d'être irrattrapable, elle faillit intervenir mais elle ne faisait pas le poids face aux armes. Si on commençait à s'entretuer, que serait-ce avec les fer-nés?.... Cependant, les révélations faites par la noble dame d'un ton ferme et autoritaire sembla calmer le jeu et tous se dirigèrent vers le septuaire. Jyanna fut on ne peut plus surprise d'apprendre la grossesse de Maura, car bien qu'elle travaillait au Roc, elle ne côtoyait pas ces seigneuries tous les jours. Et surtout, aucune annonce officielle de mariage n'avait été faite... Manigances....

Alors qu'ils se dirigeaient vers la sécurité relative du temple, Maura s'adressa à Jya qui lui répondit par l'affirmative.

- Oui je sais me défendre, dit-elle en montrant son poignard en partie caché par les plis de sa robe. Elle avait appris les bases de la défense avec les marins de son père, mais n'avait pas eu l'occasion de les mettre en pratique.

A l'intérieur, les septons commencèrent à s'occuper des réfugiés. Jinto regardait autour de lui, intrigués et toujours terrifiés. Quant à la ménestrelle, elle se tourna de nouveau vers Maura, sceptique que les prières puissent être d'un grand secours, mais cela elle le garda pour elle, ne souhaitant pas froisser son interlocutrice.

- Je ne suis pas une combattante, mais si je peux me montrer utile... Ma dame... ajouta-t-elle par respect.

Jyanna ne s'était encore jamais retrouvée dans une situation pareille et elle ne savait que faire à part protéger sa propre vie. En temps normal, elle les aurait certainement laissé se débrouiller seuls, mais ce jour n'avait rien d'ordinaire. Alors qu'elle attendait des directives un bruit assourdissant se fit entendre. Quelqu'un tapait contre la porte du septuaire. Intriguée, Jya tournait la tête vers la source parvenant à comprendre une partie des paroles de l'homme à l'extérieur. Mais pouvait-on faire confiance à cet inconnu? Qui disait que ce n'était pas un pirate qui mentait pour s'assurer l'ouverture des portes? Elle porta de nouveau son attention sur la noble.

- Est-ce judicieux d'ouvrir?

Inquiétude et tension se faisaient sentir dans le ton de la stormienne. Néanmoins elle savait qu'elle n'avait pas son mot à dire, les décisions seront prises en connaissance de cause par celle qui revendiquait le titre de dame de l'ouest.
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Message Ven 3 Fév 2012 - 20:53

Lady Rivanon émit l’idée de rallier les forces Lannister. En effet, en tant que nobles elles seraient certainement protégées contre ces envahisseurs. De plus, la présence du Prince à leur côté n’aurait que plus de poids étant donné son lien de parenté avec la famille royale. Sans trop attendre, ils s’éloignèrent du port pour essayer de se cacher de l’agitation populaire. En effet, traîner dans le port lors d’une attaque fer-né n’était pas la meilleure stratégie et il fallait vite trouver un endroit relativement sain et sauf mais au milieu de la foule, dans une ville qu’elle connaissait à peine Edarra était légèrement à court d’idée. Elle l’avait aucune idée de la répartition des gardes ou de quel endroit les abriterait le temps qu’ils sachent par où aller pour rallier les Lannister. En tout cas, le petit Prince qu’Edarra gardait bien à l’œil ne pu qu’acquiescer à l’idée et proposa d’aller à la caserne du Guet où il y aurait certainement quelques forces pour les protéger. Toutes ces idées semblaient relativement bonnes en fait. La Dornienne parla à son tour « Oui, le principal pour le moment c’est de trouver un lieu sur et après, nous essayerons de nous renseigner sur la position la plus loin des attaques. » Il ne fallait pas tout faire en même temps et surtout pas au milieu de tant d’agitation. En fait, le principal problème était qu’ils ne voyaient pas grand-chose et surtout pas les dames naturellement plus petites que les grands gardes qui encadraient le petit Prince. Ils se mirent d’ailleurs en mouvement et Edarra, suivit de près par Gerold, les suivit rapidement. Elle se félicitait d’avoir opté pour une robe légère utile pour le déplacement vu qu’elle comptait au départ arpenter le port à la recherche de la fameuse cousine de Rivanon.

Ils remontèrent la rue alors que les gens courraient, partaient du port ou s’enfermaient dans leurs maisons ou leurs commerces, cette agitation, Edarra n’avait pas pu la constater à Salvemer étant donné qu’elle était restée dans le château. Mais là, au milieu du peuple et de l’attaque, l’ambiance n’était plus la même et la jeune noble se demandait si elle serait aussi prompt à l’attaque que lorsqu’elle s’était faufilée dans les escaliers de pierre de la tour retentissante. Heureusement, Gerold était vigilant pour deux et couvrait les arrières des deux nobles derrière les gardes du Prince, au cas ou. Une fois en haut de la rue, ils tombèrent sur des gardes du Guet juste en face deux. Ils reconnurent un des gardes du Prince comme étant un chevalier de la garde blanche et proposa alors d’aller se réfugier dans la Ville Haute où ils avaient fermé les portes. Sur le moment, la Dornienne se demandait bien si ils allaient ouvrir la porte mais il était relativement évident que lord Lannister ne laisserait pas mourir ou se faire enlever le Prince de Dorne juste devant la porte du quartier protéger comme ça. Ainsi, ils se dirigèrent tous vers le quartier à l’ouest de la ville, le cœur d’Edarra contrit par l’angoisse. Malgré la confiance qu’elle avait dans les gardes qu’entouraient Trystan, elle ne cessait de passer sa main sur sa dague à la ceinture pour s’assurer qu’elle pourrait rapidement la dégainer au cas ou. Savait-on jamais, un garçon aussi bien entouré pourrait attirer des convoitises. Jetant aussi quelques fois des regards du côté de la dame de Salvemer, Edarra ne voulait pas encore avoir à déplorer l’absence de sa nouvelle amie déjà bien assez inquiète. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent enfin en vue des portes de la Ville Haute bien fermées comme l’avait dit le garde. Arrivant devant, Edarra essaya de voir des gardes en haut des remparts. « Il y a quelqu’un ? Le Prince de Dorne, Trystan Martell, lady Rivanon Mallister et moi-même, lady Edarra Ferboys cherchons refuge auprès de la Ville Haute et des forces Lannister ! »
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Message Sam 4 Fév 2012 - 19:07

Ils étaient enfin à l’abri des murs épais du septuaire mais pour combien de temps ? Elle doutait qu’une attaque de Fer-nés puisse parvenir à faire tomber les défenses de l’immense cité mais rien n’était jamais impossible avec ces maudits chiens. Les portes de bronze semblaient en tous cas solides ce qui était rassurant…jusqu’à un certain point. Elle avait trop entendu d’histoires sur des septuaires brûlés par les hérétiques pour être complètement apaisée. Elle revînt à la ménestrelle qu’il avait plu à son époux d’engager à Castral Roc. A vrai dire, elle ne l’avait vu quelques fois sans vraiment y faire attention… Son petit singe avait plus attiré sa vue pour dire la vérité. On voyait peu de ses animaux de l’immense continent d’Essos dans leurs régions. L’hiver était trop rude sans doute pour leur permettre de se développer pleinement. Elle cilla légèrement à la vue du poignard de la jeune femme. Qui est-ce qui lui disait qu’un autre poignard ne se trouvait pas dans la foule des indigents spécialement envoyé pour se défaire d’elle ? Elle laissa son regard errer sur les gens avant de se reprendre. Si elle n’était pas sûre d’elle, elle devait au moins le laisser paraître. Elle eût un petit signe de tête pour montrer qu’elle approuvait Jyanna.

 « C’est le plus important. Ils ne viendront pas jusqu’ici mais…si jamais, faîtes en sorte de vous frayer un chemin jusqu’à la ville haute ou jusqu’à la porte du Lion. Et d’emmener une de ces femmes avec vous. » déclara-t-elle d’un ton très bas pour n’être entendue que de la seule Jyanna.

Les mendiants et autres petites gens s’étaient à nouveau rapprocher d’elle pour lui faire part de leurs manifestations de reconnaissance et de soutien. C’était bien doux à entendre peu importait la bouche qui exprimait ces paroles, qu’elle ait des dents ou non. Seulement l’haleine.. Maura fit un effort, et une prière silencieuse à l’Aïeule, pour rester stoïque. Elle aimait bien le peuple, quant il était fidèle, mais de loin était préférable. L’affection et le respect lointains étaient finalement plus que suffisants. Mais, les événements obligeaient à un rapprochement même si il n’était que temporaire.


 « Je le sais et vous en remercie mes bons amis et je suis certaine que le Lion vous tiendra grande reconnaissance de votre fidélité. Mais ils ne passeront pas ! Les murs de la cité sont hauts et larges et ils nous protégeront. Nous avons de vaillants défenseurs et nous devons prier le Guerrier pour qu’Il donne de la force à leurs bras. »

Elle traça dans l’air le signe de bénédiction des Sept que les septons avaient l’habitude de faire avec leur orbe de cristal à sept branches et allait inviter tout ce petit monde à prier quand des coups violents frappés aux portes la firent sursauter violemment. Ils annonçaient apparemment un envoyé du seigneur du Roc mais les mots de la ménestrelle l’arrêtèrent alors qu’elle allait donner un ordre. Seule, elle aurait fait ouvrir mais il y avait tant de pauvres gens. Elle tourna les yeux vers le capitaine de la garde du Lion. Lui devait connaître ou être capable de reconnaître la voix. Il eût un bref hochement de tête et donna l’ordre d’ouvrir d’une voix forte aux autres membres de l’escorte de Maura. Rapidement, des hommes vêtus de rouge entrèrent et l’un vînt directement jusqu’aux deux jeunes femmes qui se tenaient côte à côte.

 « Ma Dame. Je suis Ser Russel. J’ai été envoyé par Lord Lannister en personne pour vous amener jusqu’au Roc où vous serez en sécurité. 
 - Au Roc ? Où se trouve Lord Tybolt ? Est-il au combat ?
- Dans la Ville Haute, ma Dame. Les combats n’ont pas pénétré l’enceinte de la ville. Il a explicitement demandé à ce que vous m’accompagniez jusqu’à la forteresse, ma Dame. Le Rocher est imprenable. Il a été très clair là-dessus.
- Je me trouve dans la demeure des Sept, ser Russel, et sous la protection du bon peuple de la ville. Dîtes au Lion que son bon peuple et moi-même prions pour la réussite de ses armes. Et que les bonnes gens de Port-Lannis trouveront un refuge auprès de nos bons septons tant que je me trouverai ici. 
 « Ma Dame, il…
 « Ce n’était pas une question, Messer. Répétez mes mots à votre seigneur et laissez vos hommes pour protéger le septuaire. A moins que…Ménestrelle, voulez-vous rejoindre la Ville Haute pour porter mes mots à Tybolt Lannister ? Quand la victoire sera sienne, qu‘il me retrouve ici pour remercier nos Dieux, ses soldats et les fidèles habitants de sa ville.»

La sècheresse de sa voix avait réduit le chevalier au silence mais elle s’était faite plus aimable pour l’autre jeune femme. Elle lui proposait une porte de sortie si elle souhaitait quitter l’atmosphère bruyante du septuaire qui se remplissait peu à peu de fidèles. Puis, lui laissant le temps de se décider, elle alla jusqu'au capitaine de sa garde pour lui glisser quelques mots à l'oreille :

«Faîtes bien attention à ce que ces mendiants ne posent pas de problèmes et gardez votre épée au clair. En attendant, envoyez l'un de vos hommes vérifier que la rue est dégagée pour nous permettre de gagner la Porte de la Route de l'Or nous est ouverte au cas où.»

Elle avait failli le prier de bien vouloir accéder à sa demande mais elle était sa maîtresse et entendait être obéie, et, ce, dans la minute. Le ton était clair.
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Message Dim 5 Fév 2012 - 23:36

Faire taire ces maudites cloches avait été une bonne idée beaucoup de citadins étaient encore excité mais la tension était quand même redescendu d'un cran, malheureusement il y avait encore à intervenir ça et la car un bon nombre de cancrelat continuaient à profiter du chaos ambiant pour se livrer à leur basse oeuvre.

Cela avait le dont d'énerver Kaeril, il ne c'était jamais habitué à cet attitude qu'il trouvait ragoutante et plus animal qu'humaine, lui qui avait horreur de cela tuait sans broncher ces êtres qu'il considérait comme abjecte, Ils n'étaient rien de plus que des animaux, des bêtes nuisibles seulement bonnes à abattre.

Les arrestations qu'il menait lorsqu'il se retrouvait face à ces sale type étaient, brutal tant Kaeril se montrait sans pitié, et cela c'était lorsque ces raclures se rendaient gentiment.
Mais s'ils avaient le malheur de sortir une lame, dans ce cas Kaeril sans réfléchir se contentait des les tuer, la colère et la rage n'étaient pas des émotions qu'il ressentait alors qu'il leur faisait face.
Ces être inférieur ne méritaient pas que l'on ressente quoique ce soit en leur présence.

Il n'y avait que dans ces moments la que Kaeril agissait avec avec violence, mais une violence contrôlée, une violence perturbante tant elle était dénué d'émotion, c'était une violence qui se contentait de s’abattre tranchant et transperçant tout membres, tous corps qui se mettait en travers d'elle, lui qui par habitude était calme et impassible l'était tout autant dans ces moments la.

Messers ! Nous avons besoin d’vot’aide ! Y a du grabuge dans une auberge, en bas d’la rue.

Les hommes du guet le mirent au fait de la situations Kaeril, l'évalua ensuite rapidement et sélectionnât les hommes dont ils aurait besoin en plus de Golfag Galmar et Saraus.

Ils se rendirent ensuite rapidement sur les lieux constatant que la porte avait été défoncé ils ne perdirent pas plus de temps et rentrèrent dans l'auberge la ils virent les huit hommes dont leur avait parlé les soldats du guet qui tentait de défoncer une seconde porte en haut d'un escalier les civils s'étant apparemment réfugié à l'étage.

Kaeril appela l'aubergiste pour savoir ou il se trouvait et il l'entendit appeler à l'aide en expliquant que la porte situé à l'étage bien que barricadée ne tiendrais pas bien longtemps si Kaeril et ses hommes ne se décidaient pas à intervenir.

Alors que Golfag et Galmar dégainaient et que Saraus se montrait menaçant, Kaeril sortit son épée et se tenait prêt à passer à l'attaque lui aussi. Il dit alors d’une voix fort et clair.

Vous la !!! espèce de lâches allez plutôt en mer affronter les fer-nés si vous êtes vraiment des hommes, plutôt que de vous en prendre à des civils !!! Maintenant si vous tenez à la vie au nom du guet Rendez vous immédiatement !!!

Kaeril ne pensait pas une seconde que son discours persuaderais les autres de se rendre, c'était plus une façon d'attirer leur attention, il y avait selon Kaeril peu de chance qu'ils se rendent, Kaeril se dit qu'il aurait surement à se battre, mais cela bien au contraire ne le dérangeait pas.
Il les observait désormais avec beaucoup d'attention pour capter leur prochain mouvement.

Car de la suite des évènements dépendrais le sort des civils à l'étage.
De toute manière les pillards seraient obligés de s'occuper en premier de Kaeril et des hommes qui l'accompagnaient s'ils voulaient continuer leur sombre besogne.

Kaeril les jaugeas pour tenter de comprendre lequel était le meneur de la bande, lequel ou lesquels étaient les suiveurs, s'il avait à faire à des opportuniste profitant du chaos et des récent évènements ou, à des criminel endurcit.
Quoiqu'il en soit il se tenait prêt, il fallait à tout prix sauver les civils et si cela devait passer pas l'extermination de quelque malfrat et bien soit qu'il en soit ainsi.

Kaeril dit sur un ton calme et déterminé
Alors j’attends votre réponse. De toute manière soit vous, vous rendez gentiment, soit vous mourrez ici, à vous de voir.
Saraus montrait toujours les crocs et n'attendait que l’ordre de son maître pour attaquer. Les muscles tendus du molosse impressionnaient toujours Kaeril, même s'il avait toujours été avec lui ça restait quelque chose d'assez spectaculaire à voir pour Kaeril.
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Message Mar 7 Fév 2012 - 18:35

Au cœur du poste de garde de la Ville Haute, lord Tybolt avait rappelé son officier à la raison en lui révélant qui était réellement l’homme à qui il avait manqué de respect de manière involontaire. Devant ces faits, l’officier bafouilla quelques paroles d’excuses, les yeux rivés sur le sol, avant d’obéir aux ordres de son maître. Il quitta précipitamment la pièce et disparut à la vue de tous, transmettant les ordres à des messagers. Il fallait tenter de faire le maximum de prisonniers ! Pendant ce temps, les lords Lannister et Hightower montaient à l’étage afin d’admirer de loin le spectacle qui se déroulait en mer, à l’extérieur du port de la ville. Echangeant quelques mots, ils partageaient leurs visions des événements et cherchaient à percer le but caché des Fer-nés, du moins jusqu’à ce que lord Hightower use de ses connaissances obtenues à la Citadelle pour prévoir un changement du vent. Surpris par cette information, lord Lannister fit appeler un soldat auquel il donna divers ordres. Ecoutant comme il le pouvait, ce dernier acquiesça avant de s’élancer hors de la ville pour suivre les directives reçues.

*** *** ***

A l’intérieur du septuaire, tout le monde se demandait ce que lady Maura allait décider… Que ferait-elle pour assurer leur protection ? Allait-elle seulement savoir comment s’y prendre ? Après tout, ce n’était qu’une bonne femme… Et qui donc était cet homme qui tambourinait à la porte ? Jyanna, ménestrelle de son état, n’était pas la plus rassurée de tous et comme tous les habitants de la ville, elle attendait de voir. Assurée que la voix du chevalier était bien la bonne, lady Maura fit finalement ouvrir les portes afin de l’accueillir entre les murs du septuaire. Elle refusa toutefois de l’accompagner, le renvoyant auprès de son seigneur afin de lui faire part de ses propos. Elle allait demeurer là, sous la protection des Sept, et prier. Elle laissait toutefois l’opportunité à Jyanna que quitter les lieux pour gagner la sécurité de la Ville Haute. Lady Maura se rendit ensuite auprès du capitaine de sa garde et elle l’envoya s’assurer d’une possibilité de fuite, si la situation venait à dégénérer… Ce dernier acquiesça de la tête avant de quitter les lieux en direction de la Porte d’Or. [HP : Jyanna est libre de rester ou de partir. Quant à Maura, je te relancerais en fonction de ce qu’elle fera ou de tes propres idées x) ]

*** *** ***

Dans la caserne du Guet, les recherches avaient été menées bon train afin de retrouver lady Aliénor. Elle n’avait pas pu partir bien loin et il était donc encore possible de la retrouver. Accompagné du soldat Karl, simple homme du Guet, le commandant Gregor avait finalement fini par lui tomber dessus, totalement par hasard, au détour d’un couloir. Ne pouvant rien lui dire au sujet de sa fuite inconsidérée, il se contenta de lui faire part des ordres de son frère. « Ma Dame, lord Lannister a ordonné que l’on vous amène en sécurité. La ville ayant été close, il vous faudra vous rendre dans la Ville Haute. Ceci n’est pas un jeu, alors tâchez de ne pas causer la mort de ce pauvre garçon. » La saluant, il laissa le jeune soldat se débrouiller seul, retournant à ses véritables fonctions. Karl prit alors la parole à son tour. « Une escorte nous attend dehors, ma Dame. Votre frère s’inquiète de votre sécurité. Il nous faut le rejoindre au plus vite… S’il vous plait. » Il espérait que la jeune dame le suivrait sans rechigner, mais il ne savait pas ce qu’il allait advenir. La conduisant jusqu’aux portes de la caserne, il la laissa monter à cheval avant de désigner la route à prendre. [HP : Je te laisse aller jusque là où se trouve Tybolt, à moins que tu ais une autre idée à mettre en œuvre.]

*** *** ***

Dans le bordel de l’Aubade de la Lysienne, Eva avait finalement décidé d’ouvrir ses portes. Les hommes du Guet n’avaient pas tardé à s’engouffrer dans la bâtisse et à la suivre, emportant avec eux les tonneaux désignés. Ces derniers étaient chargés dans une charrette avec d’autres du même type avant d’être acheminés jusqu’aux digues protégeant le port. Mais alors que les hommes étaient occupés à charger l’huile, la prostituée vint auprès d’eux pour une étrange demande. Eclatant de rire, un des hommes prit la parole. « Vous voulez pas ma bourse en plus ? J’ai des ordres, moi. Je doute que mon chef apprécie qu’on aide quelqu’un comme vous plutôt que de protéger la ville. Donc va falloir vous débrouiller seule. » Sans un mot de plus, il détourna son attention d’elle pour recommencer son boulot, faisant repartir la carriole pour descendre plus loin dans la rue. Ses hommes le suivirent, à l’exception d’un seul. Jeune, il ne devait pas avoir plus de seize ans, il s’approcha d’Eva avant de se mettre à parler. « J’veux bien vous aider. Mais en échange, je voudrais… Enfin, vous voyez… Les Lysiennes… » Rougissant, il tenta de se reprendre et continua à parler. « La Ville Haute est pas loin, mais l’lord l’a fermée et seuls les nobles peuvent y aller. Mais si vous voulez, j’connais un endroit sûr pour s’cacher. » Quant à la question, elle était maintenant la suivant : fallait-il faire confiance à un gamin comme lui ? [HP : A toi de réagir à tout ça ! Selon ta décision, je te relancerais en fonction x) ]

*** *** ***

Dans le quartier sud de la ville, les Faubourgs du Griffon, lord Kaeril Corbray s’était finalement rendu dans l’auberge où les hommes du Guet avaient signalé du grabuge. Plusieurs hommes armés de bâtons et d’outils divers avaient en effet défoncé la porte d’une auberge pour y pénétrer. Kaeril entra à son tour et il put voir que les hommes fouillaient les lieux, comme s’ils cherchaient quelque chose. Ils ne semblaient pas particulièrement dangereux et leurs armes étaient surtout improvisées… L’aubergiste demanda qu’on le débarrasse rapidement d’eux, mais les hommes ne voyaient pas les choses sous le même angle. Ce fut encore plus vrai quand Kaeril prit la parole. Furieux, l’un des hommes s’avança alors vers lui. « Vous êtes qui vous ? Un de ces étrangers, j’parie. Vous v’nez là nous menacer !! Vous vous croyez où ! C’est vous l’lâche qui se bat pas ! » Un autre homme encouragé par ces propos se mit à parler à son tour. « Tu sais rien de c’qui passe ici, mon gars et tu menaces de nous tuer ! Tu crois qu’j’suis quoi moi ? J’suis forgeron mon gars et j’bosse tout’ma vie ! T’as d’jà bossé toi ou tu fais que t’goinfrer pendant qu’on crève la faim ! Tu f’rais mieux d’rengainer ton arme et d’partir. T’es un étranger, j’ai rien à t’dire. J’parlerais qu’à not’bon seigneur. Et j’partirais pas tant qu’ce gros porc sera pas puni ! » Tournant le dos à Kaeril, il se dirigea vers la porte barricadée et exigea que l’aubergiste lui dise où elle se trouvait. Pendant ce temps, les hommes du Guet ne bougeaient pas, attendant les décisions du seigneur du Val. [HP : A toi de décider ce que tu fais. Je réagirais en fonction de tes agissements x) ]

*** *** ***

A l’intérieur du chantier naval, ne voyant pas arriver sa compagne d’infiltration, Deirdre Pyke cherchait un nouveau plan qui lui permettrait de mener sa mission à bien. Parvenant à étourdir un ouvrier grâce à un habile stratagème, elle lui piqua ses vêtements qu’elle donna à son acolyte avant d’envoyer ce dernier fouiller les bâtiments alentours à la recherche de tout ce qui pouvait prendre feu. Pendant ce temps, elle en profita pour quitter les lieux afin de rechercher son autre compère dans le but de lui donner quelques instructions sommaires. Une fois cela fait, elle retourna alors à son point de départ et commença à préparer ce qui risquait de devenir un véritable feu de joie…

Pendant ce temps, devant les portes, Elyn Bonfrère apprenait que leur plan était voué à l’échec et qu’elle devait donc trouver une autre solution. Ils étaient quatre Fer-nés auxquels elle pouvait ajouter l’homme de Tarbeck qui s’avançait lentement vers eux. Mais face à eux, ils étaient le double… Le sergent Davos et ses quatre hommes auxquels on pouvait ajouter les quatre gardes de la porte. Il leur restait toutefois une arme secrète, la surprise ! S’en servant, ils parvinrent à éliminer Davos et deux de ses hommes avant que les autres ne comprennent ce qu’il se passait. Mais au moins, ils étaient maintenant à égalité. S’élançant à la rencontre du capitaine de la porte, Elyn eut à subir un rude combat et malgré une légère entaille au bras, elle parvint à le tuer. Faisant volte-face, elle put alors constater que le combat avait été bref. L’homme de Tarbeck avait assommé l’un des gardes avec une sorte de gros gourdin, tandis que Merik et Quarren avaient chacun tué deux hommes. Malheureusement, le jeune Thorek agonisait, la gorge tranchée, laissant entendre d’horribles gargouillis… Mais au moins, la voie était maintenant libre…

Du moins, en apparence. En effet, à l’intérieur du chantier, des cris retentissaient. Un feu s’était visiblement déclaré là. Deirdre avait trouvé le moyen d’allumer le feu sur l’un des navires en construction, mais elle n’aurait jamais assez de réserve pour remplir le reste de sa mission. Si Elyn ne trouvait pas le moyen d’entrer, le feu serait vite vaincu… Et comme elle se trouvait sur le chemin des renforts des cadavres sur les bras, elle risquait de faire face à de sérieux problèmes. Les Fer-nés devaient trouver le moyen de dégager le passage et de tout faire brûler… Et ça, avant que le Guet n’arrive, ce qui se ferait sans aucun doute très très vite.
[HP : A vous de voir ce que vous faites pour vous dégager de là. Si vous attendez trop, vous risquez d’avoir de la compagnie !]

*** *** ***

Sur la Veuve Salée, Sargon Harloi avait eu à subir son premier abordage et il fallait bien avouer que ça changeait grandement de ce qu’il avait l’habitude de vivre. La dizaine d’hommes qui venait de sauter à son bord avait eu l’avantage de la surprise, mais les Fer-nés avaient été très réactifs. Bien entendu, une bonne partie d’entre devait rester aux rames afin de les éloigner du dromon enflammé, mais cela faisait toujours suffisamment de combattants pour tuer les envahisseurs. Pourtant, étrangement, ces derniers agissaient en véritable fous, se jetant dans la masse pour attaquer les rameurs plutôt que les guerriers ! Ils mourraient évidemment bien vite, mais ça n’empêchait pas le nombre de rameurs de diminuer et c’était d’autant plus dangereux pour le boutre… Pendant ce temps, le capitaine attaquait directement Sargon et cela même si le combat à bord du boutre était moins aisé qu’à bord d’un dromon. Malheureusement pour lui, après plusieurs attaques manquées, il finit par être repoussé et trébuchant, il passa par-dessus bord… En affichant un grand sourire ?? Se retournant, Sargon comprit pourquoi. L’un des hommes de l’Ouest gravement blessé avait profité de son attention détournée pour se trainer jusque là. S’emparant de la torche fabriquée par le Fer-né à bord du dromon, il avait alors commencé à mettre le feu à la voile du boutre… Il fallait réagir, et vite ! C’était d’autant plus vrai qu’à l’arrière, Yoren regardait par-dessus bord à la recherche de lady Aaricia. Cette dernière était tombée à l’eau et elle se trouvait maintenant à bonne distance du boutre qui avait continué de s’éloigner. Elle avait réussi à tuer l’homme qui avait cherché à la noyer, mais la nage jusqu’au navire l’épuisait. Elle allait pourtant devoir réussir à le rejoindre pour monter à son bord et cela malgré l’état actuel de la Veuve Salée… [HP : tous les hommes de l’Ouest sont morts, il te reste encore dans les 60 hommes et ta voile prend feu. A toi de réagir ! Je vous laisse aussi repêcher Aaricia vous-mêmes Very Happy ]

Plus loin, le Cruel tentait de faire le maximum pour éviter d’être la cible du dromon qu’ils avaient quitté alors qu’ils venaient à peine d’y monter. Dans les faits, ce n’était pas très compliqué étant donné que le boutre était le plus maniable des deux, mais ce qui était déjà plus difficile, c’était de rester dans son ombre pour éviter de devenir la cible des balistes. Mais si l’attention du capitaine et du navigateur était surtout portée sur le dromon et les digues, ils en oubliaient visiblement tous les autres navires de l’Ouest. Profitant de cela, un autre dromon s’était approché à bonne distance et comme le Cruel cherchait à être caché des digues, il en devenait une cible de choix pour eux. Armant leurs arcs, les soldats commencèrent à faire pleuvoir les flèches sur le boutre. Rares étaient celles qui les touchaient, mais certaines parvinrent quand même à tuer quelques rameurs. C’est là que la pluie se transforma en pluie de feu… [HP : tu restes à l’abri du dromon 1 et des balistes, mais en faisant ça, tu deviens la cible du dromon deux. Il te reste encore 70 hommes et tu es sous le feu de flèches enflammées. A toi de réagir !]

Les autres navires étaient dans la même situation problématique. La Veuve Noire s’était éloignée, mais elle semblait maintenant n’être plus qu’une spectatrice, ne prenant plus la moindre part aux combats. Sa voile percée l’handicapait d’ailleurs grandement… Sur le Fils du Roc, les Fer-nés envoyés dans la cale tuèrent sans souci les quelques rameurs qui avaient été assez fous pour les défier. Mais alors qu’ils voulaient remonter, ils se rendirent compte que la lourde porte de bois était verrouillée et que la clef ne semblait pas être dans les environs… Sur le pont, Willem devait faire face à son pire combat. Un de ses hommes tenta de l’aider, se jetant sur l’étranger, mais il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu’il gisait déjà au sol, le ventre ouvert de bas en haut. Willem avait malgré tout profité de l’occasion pour donner un coup puissant sur les jambes de l’homme, mais il comprit vite son erreur alors qu’il ressentait la vibration du métal dans toute sa lame. L’étranger éclata d’un rire puissant avant de taper sa propre lame contre les jambières de bronze dissimulées sous ses chausses. « Tu ne t’attendais pas à ça, gamin ! On va enfin voir ce que vous autres, chiens des mers, valez en combat réglementaire. Votre lâcheté légendaire est peut-être réellement méritée. »

*** *** ***

Les tonneaux arrivaient toujours plus nombreux le long des digues et la nappe d’huile devenait plus grande à chaque instant. Un messager arriva alors sur le port et donna l’ordre de sceller la rade. Comprenant ce que cela signifiait, le responsable des opérations envoya des hommes vers les navires amarrés aux quais. Ces derniers prirent lentement le large et ils se dirigèrent vers les portes marines avant de manœuvrer pour les bloquer, de profil. Petit à petit, l’amoncellement de navires ferma définitivement le port. Il semblait maintenant impossible que les Fer-nés puissent s’y introduire par là.

Dans le poste de garde de la Ville Haute, un soldat grimpa les marches de l’escalier pour rejoindre lord Tybolt et son invité.
« Messire, des dames sont à la porte et demandent refuge. Elles se disent accompagnées du Prince de Dorne. Devons-nous leur ouvrir ? » En effet, lord Lannister avait donné pour consignes de n’ouvrir la porte que sur son ordre et c’était là ce que venait chercher le garde. Toutefois, avant qu’il ne puisse lui répondre, des cris l’attirèrent à la fenêtre. On annonçait en effet un feu dans la ville et il pouvait se rendre compte qu’une épaisse fumée s’élevait des faubourgs du Griffon, à proximité de la plage. Il ne lui fallut d’ailleurs pas longtemps pour constater que ce feu venait en fait des chantiers navals. Néanmoins, il avait déjà donné ses ordres à ce sujet et il ne fallait plus qu’espérer qu’ils soient mis en œuvre rapidement. C’est à ce moment qu’un autre garde monta les rejoindre. « Messire, des gardes ont amené un homme. Il dit porter un message à votre attention mais refuse de nous le livrer. Il raconte avoir été payé pour vous le donner en main propre… Devons-nous vous l’amener ? » Si Tybolt acceptait de recevoir cet homme, il se verrait remettre un pli scellé, bien qu’il ne pourrait en aucun cas reconnaître le sceau en question. En l’ouvrant, il pourrait lire un message à l’écriture inconnue. En substance, ce message serait le suivant…

Sargon Harloi sera présent dans la flotte qui attaquera Port-Lannis.

Un ami

Concis et clair, on ne pouvait nier son contenu. Mais qui pouvait bien l’envoyer, c’était un mystère… [HP : Tybolt, de ta décision dépendra ce que feront les filles. Je vous laisse donc voir ça ensemble ^^ Concernant le messager, fait à ta guise mais si tu décides de l’interroger, je jouerais ça moi-même.]


HP : Voilà x)
Nouveau message ! Vous avez de brèves consignes en HP dans chaque section. Si vous voulez des précisions, merci de me MP !

Je posterais un message dès que vous aurez besoin d’une intervention du MdJ. Sinon, le prochain message de relance viendra en fin de semaine ! Les annexes seront mises à jour dans la soirée ! Donc patientez avant de signaler que les choses ne sont pas correctes ! Razz

Pour finir, quelques petits rappels :

- Merci de privilégier les réponses à l'intrigue avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 14 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’intrigue elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'intrigue selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de la Corneille !

Bonne chance !
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Sargon Harloi
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♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
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Message Mer 8 Fév 2012 - 11:20

     Alors que Sargon effectuait une attaque vers le capitaine du Dromon, celui-ci fut repoussé et chuta par-dessus le bastingage pour tomber dans les flots où il trouverait une mort certaine à moins d'être rapidement repêché par des alliés. Pourtant le sourire qu'il affichait n'avait absolument rien de rassurant et bien malgré lui, le Fer-né ressentit une brusque inquiétude le submerger. Il fit volte-face juste à temps pour voir l'un des soldats attraper la torche qu'il avait lui-même confectionnée sur le Dromon et s'en servir pour mettre feu à la voile de sa Veuve Salée si précieuse. La colère du capitaine jaillit en lui alors qu'il avançait à grands pas vers le malheureux qui avait eu l'audace de s'en prendre à l'une des deux seules choses que le Harloi chérissait, puis arrivé à ses côtés, lui trancha proprement la main avec laquelle il avait mis le feu. L'acier Valyrien avait cela de bien qu'il tranchait l'os comme si ce n'était rien de plus que la viande tendre. Agacé de constater que ses hommes étaient empotés au point de ne pas respecter ce qu'il leur ordonnait – à savoir se débarrasser de sa torche en la balançant à la mer – le capitaine rugit aussitôt pour réagir rapidement au danger qui menaçait son boutre.

     ▬ Détachez la voile et dépêchez-vous de l'éteindre ! »

     Les hommes se mirent aussitôt en mouvement, habitués à agir de la sorte pour décrocher la voile lorsque la mer devenait trop mauvaise lorsqu'ils voguaient dans une tempête. C'est seulement à ce moment, après avoir constaté avec une certaine satisfaction que seuls les Fer-nés restaient encore sur le bateau, qu'il s'aperçut que Yoren lui faisait des signes à l'autre bout du boutre. Quelque chose lui disait que les choses n'allaient pas en s'arrangeant et le jeune homme traversa rapidement l'embarcation pour rejoindre son second, penché au-dessus du garde-fou et semblant fixer un point dans l'eau. Sans regarder dans cette direction, Sargon se renseigna, craignant déjà de connaître la réponse à sa question.

     ▬ Où est Aaricia ? »

     Yoren désigna alors le point qu'il fixait, quelques mètres plus loin et menaçant de s'éloigner encore davantage. Elle était tombée à l'eau en étant attaquée d'après le second et avait réussi à tuer l'assaillant, mais restait trop épuisée pour rejoindre le boutre qui s'éloignait rapidement. Une fois de plus l'agacement pointa le bout de son nez chez le Fer-né qui commençait à se demander si le Dieu Noyé en personne l'avait maudit, puis il réagit aussitôt. Criant des ordres, il s'éloigna de quelques pas tout en rengainant Crépuscule.

     ▬ Cessez de ramer ! Qu'on apporte des cordes et rapidement ! »

     Tout le monde s'arrêta, le navire avait regagné quelques longueurs alors que tous les rameurs survivants regagnaient leurs places après s'être débarrassés des attaquants. Quelques marins furent plus prompts à réagir, les mêmes que ceux qui avaient éteint la voile qui reposait désormais dans un coin, convenablement éteinte, puis ils approchèrent avec un long cordage qu'ils tendirent à leur capitaine. Celui-ci se pencha au-dessus du bastingage, manquant presque de chuter à l'eau tant il se penchait, puis il fit signe à la jeune femme de se rapprocher encore davantage.

     ▬ Pressez-vous, sauf si vous voulez que l'on se fasse à nouveau tirer dessus ! »

     L'agacement était palpable dans la voix du capitaine qui se décida finalement à bouger pour faire avancer tout cela plus rapidement. Yoren et quelques autres marins attrapèrent la corde et Sargon enjamba le garde-fou pour se laisser glisser le long de la corde qui pendait dans le vide, ses pieds appuyés contre la coque de la Veuve Salée. Dès que Aaricia fut à portée de main, le Fer-né lui attrapa le bras pour la tirer vers lui avant de la relâcher lorsqu'elle fut suffisamment près pour qu'il glisse son bras sous ses aisselles pour la soulever tant bien que mal. Les habits alourdis par l'eau, la jeune femme restait relativement pesante à sa grande surprise, mais heureusement que ce n'était pas Qalen qui était tombé à l'eau, sans quoi il aurait pu rejoindre le Dieu Noyé. Après l'avoir laisser saisir la code, Sargon la poussa vers le haut de la coque où Yoren était penché, la main tendue, prêt à attraper la jeune femme dès qu'elle serait à portée de main. Lorsque ce fut fait, la demoiselle fut ramenée sur le pont, rapidement rejointe par le capitaine qui ordonna aux hommes de se remettre à ramer en direction d'un autre Dromon à portée. La corde fut remontée et Sargon se retourna vers Aaricia pour l'admonester, mais il resta interdit en posant ses yeux sur elle. L'humidité des habits avait permis qu'ils lui collent la peau et sa taille dessinait très clairement une forme bombée que seules les femmes enceintes possédaient. Son visage se marqua d'une expression à la fois contrariée et surtout fortement énervée.

     ▬ J'espère que vous ne me réservez pas d'autres surprises.... Ma dame. »

     Blessé dans son égo de ne pas avoir remarqué cela avant, le jeune homme se détourna pour se concentrer sur l'approche du Dromon suivant. Quelle idée d'envoyer une femme enceinte au combat et pourquoi pas un enfant !

---------------------------------

HP : Aaricia je te laisse répondre et éventuellement avancer jusqu'à c qu'on approche d'un autre Dromon, je reposterai après si nécessaire !


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Message Mer 8 Fév 2012 - 16:01

Dos à dos. Le jeune homme sentait presque Deirdre trembler contre lui, alors qu'il jonglait avec sa machette. Il restait deux hommes, près de la porte, qui commençait à remonter leurs manches et s'approcher d'eux. On cherchait à éteindre le feu vers le bateau enflammé. Il fallait faire vite, mais elle avait tellement peur. Elle était douée pour la fuite, pas pour le combat en lui même et du moins, pas avec autant de monde en colère autour d'elle. Elle ferma un moment les yeux. Où en était Elyn, était-elle vivante. Puis elle pensa subitement à Sargon ? Allait-il bien lui aussi ? Si jamais, elle ne les voyait plus.

Elle sentit son compagnon lui donner un coup de reins dans le dos et elle s'écarta, perdant l'équilibre. Grognant presque plus fort que l'autre, il se retourna, fit un bond et la machette traversa en partie l'os dur du crane d'une des hommes. Un pied sur le cadavre au sang qui s'échappait par pulsion, il retira son arme, couvrant le visage de la jeune femme d'hémoglobine. Il essuya la lame sur son pantalon. Il pesta contre elle, demandant ce qu'elle faisait. Elle revint à la réalité et elle lui fit signe que le dernier était pour elle. "La porte" lui chuchota t-elle seulement, et il comprit. A deux, ils coururent en direction du dernier qui restait près de la porte. Il sortit son arme, mais ne sachant lequel des deux taper. Il fut d'abord apeuré par l'homme qui brandissait son arme de sauvage mais il bifurqua à la dernière minute sur le côté, réussissant quand même à découper relativement profondément sa hanche au passage. Deirdre fit un pas sur le côté, un sur l'autre et finalement tourna sur elle même. Elle avait enroulé l'homme, comme à son habitude, comme la tentacule d'un kracken. Elle se retrouva derrière lui et la pointe de sa dague s'enfonça dans sa nuque. Une main imposante, tentait de l'attraper derrière, mais de petite taille, elle réussit à lui échapper, pour l'instant. Elle s’accroupit, tourna au sol et lui balaya les jambes avec l'une des siennes. Il était au sol et elle tenta de lui donner le coup de grâce. Il était vif. Il échangea les rôles et le repoussa au loin, sa tête qui cogna au sol. Il était sur elle. Elle se débattait, les muscles de bras totalement bandés, alors qu'elle voulait lui enfoncer sa dague dans la gorge, mais il la retenait. C'était un jeu de force et d'endurance, qui gagnerait ?

Pendant ce temps, l'allié de Deirdre, la hanche qui saignait abondamment, arrivait à la porte, puis l'ouvrait avec toutes l'énergie et la rapidité qu'il pouvait. Il finit par voir en premier des cadavres, ensuite Elyn et il lui fit signe de se dépêcher. Il fallait tirer la charrette et finir au plus vite. Il attrapa la demoiselle par le bras, avant de poser un genoux à terre, devenant blême. Il la poussa vers Deirdre qui était dans une position critique. Il était loin de l'autre homme de Tarbeck, et pensait plus aux autres, faisait attention à la jeune femme. Ils étaient de la même trempe, ils étaient deux petits voleurs, des brigands qui étaient partis de rien.
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Message Mer 8 Fév 2012 - 16:26

Le combat n'avait pas été aussi compliqué que prévu. Elyn s'était relativement bien débrouillée, l'effet de surprise jouant en la faveur des attaquants. Elle était venue bout de son adversaire et seules les entailles sur ses bras témoignaient de la violence de l'affrontement. Le tissu de sa robe, à cet endroit, était déchiré et le sang gouttait un peu sur le sol. La lame de Fauchause était rouge et les cadavres s'empilaient à leurs pieds. Elyn embrassa la scène d'un regard. Mérik avait à ses pieds un cadavre avec la moitié du crâne en moins ainsi qu'un second, moins amoché, qui était parvenu à toucher le fer-né au moins une fois. Du sang tâchait sa chemise, mais la blessure ne semblait pas grave car il n'avait même pas encore pâlit. Quarren s'était lui aussi bien débrouillé et était en train de fouiller le cadavre, s'appropriant l'une de ses armes, juste au cas où. L'homme de Tarbeck n'avait même pas froissé sa tenue, au contraire du jeune Thorek, en train d'agoniser. Sa gorge était tranchée et il y avait porté sa main, comme pour essayer de contenir le flot de sang. Déjà sur le sol, ses yeux s'étaient voilés en quelques soubresauts pitoyables. Elyn avait regardé la scène avec un pincement au coeur. Certes, sa mort avait été belle et servait une grande cause mais il était encore si jeune...Elle regrettait de devoir laisser son corps derrière eux.

La fer-née se détourna du cadavre, des en fait, pour considérer la porte. Elle n'était pas bien haute et ne semblait pas si solide que cela. Peut-être en donnant de grands coups dedans pourraient-ils briser le bois...Ou en y mettant le feu? Tout cela prendrait bien trop de temps. De l'autre côté leurs parvenaient des cris et une odeur tenace de fumée, il était donc probable que Deirdre ai commencé sans eux et soit parvenue à se faufiler. Avec combien d'autres hommes? Un, maximum, puisque le second était avec eux. Elle n'irait pas bien loin, surtout si quelqu'un la repérait. Elle risquait de mourir...Et l'idée la dérangeait. Elles avaient beau être en froid, la bâtarde restait son unique amie. « Quelqu'un a une suggestion pour faire rapidement disparaître cette porte? Je crois que le raffut qu'ils font risque d'attirer d'autres gardes. Et nous ne sommes plus que quatre. » Elle n'avait pas envie de finir comme Thorek. Elle voulait réussir sa mission, briller et s'imposer une bonne fois sans l'aide de quiconque. « On tape dessus à la hache, c'pas bien solide comme porte. » Tellement subtile, tellement discret, tellement rapide et silencieux...Elle n'eut pas le temps de le dire tout haut que l'homme de Tarbeck intervint: « C'est un bon cheval avec la charrette, si on le détache et qu'on le rattache sur les portes, on le fait tirer et ça devrait s'écrouler tout seul...Comme il dit, elles ne sont pas très solides ces portes, construites à la va-vite... » La fer-née considéra la bête d'un oeil noir. Elle n'aimait décidément pas ces animaux mais si celui ci pouvait être utile...« Bien, essayons. Et vite! » Elle craignait de voir débarquer des hommes du Guet à tout moment.

Mérik était en train de détacher l'animal quand la porte s'ouvrit brutalement. C'était le second homme de Tarbeck, très pâle, qui avait posé sa main sur sa hanche ensanglantée. « Les tonneaux, vite! » s'exclama-t-il et les hommes se mirent en branle. Quarren fit avancer le cheval à l'intérieur du chantier naval. L'odeur de la fumée se faisait assez forte mais pas la chaleur du feu. Le cheval était pourtant nerveux et essayait de s'en aller. L'homme de Tarbeck alla les aider et Elyn cessa de s'en préoccuper lorsque le second homme, blessé, lui désigna Deirdre, aux prises avec un type qui essayait de la tuer. Il la dominait et essayait de l'égorger avec un poignard. La capitaine de la Veuve Noire ne réfléchit même pas une seconde, sentant une bouffée de rage la prendre aux tripes en songeant qu'un continental essayait d'assassiner sa meilleure amie. L'homme était concentré sur sa tâche et ne vit pas la fer-née arriver, pas plus que le coup violent qui le déséquilibra. Elyn avait gardé assez de contrôle d'elle-même pour ne pas le transpercer avec Deirdre juste sur lui, par peur de la blesser. Prostré sur le sol, il se tenait le nez brisé -puisque son coup de pied avait atterrit en plein dans son visage- et eut à peine le temps de voir la lame lui transpercer la gorge. Elle se retourna ensuite vers son amie, sa colère et sa rancoeur oubliées, dans le feu de l'action. « Tu n'as rien? » demande-t-elle et l'homme de Tarbeck crie, l'interpelle, la forçant à détourner le regard de son amie blessée. Elle voit alors ce qui l'inquiète, à juste titre. Plusieurs hommes arrivent vers eux, armés et désireux d'en découdre. Ils ne possédaient plus d'effet de surprise désormais... « On te couvre, essaie de terminer ce que tu as commencé. » Faucheuse toujours pleine de sang, Elyn s'apprêtait à livrer bataille, priant pour ne pas mourir aujourd'hui.

Intervention du MJ: Combien y a-t-il d'hommes? Qui affrontent qui? Parviennent -ils à laisser le champs libre à Deirdre et un autre des hommes?


Dernière édition par Elyn Bonfrère le Jeu 9 Fév 2012 - 20:43, édité 1 fois
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Message Jeu 9 Fév 2012 - 14:02

Lolys erra dans les rues vers jusqu’à la première porte et demanda à entrer dans la ville haute, mais là, un mouvement de foule soudain dû au goulot d’étranglement dans la muraille emporta la gentille catin dans un tourbillon de gens, femmes, hommes et même enfants, les uns effrayés et les autres furieux, pour ceux qui n'étaient pas les deux, des bras, des jambes, des têtes, des dos, des ventres, partout, il lui sembla que le monde n'avait plus aucun sens, et surtout ni haut ni bas... elle fut bientôt par terre…

***

Elle aurait dû s’y attendre, les hommes du Guet avaient d’autres choses à faire que de s’occuper d’une pute, enfin, une ex pute, une gamine et un garde bedonnant pour être plus précis. L’homme qui semblait être le chef venait de lui offrir un non ferme et net, ça n’était pas pour lui plaire, mais elle ne pouvait pas faire de scène, après tout en tant qu’alliée de Tybolt Lannister, elle ne pouvait pas empêcher ses soldats de faire leur travail, se serait déloyal. Cela dit, il aurait bien mérité qu’elle ne le soit pas, loyal… C’est vrai quoi ! Il aurait pu envoyer des hommes pour la protéger, elle et les lysiennes. Bon certes elles n’étaient pas là, impossible d’ailleurs de savoir où elles étaient, il fallait prier pour qu’elles aient trouvé un lieu sûr pour s’abriter, ou qu’elles soient dans la ville haute. Mais il aurait dû envoyer quelqu’un pour les faire monter vers la ville haute, quelqu’un qui sache QUI elle était ! L’autre imbécile qui venait de la rembarrer l’ignorait évidement, et elle n’aurait pas pu le contredire à moins de condamner son business par manque de discernement, mais elle en voulait au Lion de ne rien faire pour elle. Il aurait dû faire quelque chose pour protéger son investissement ! Malgré sa colère, elle abandonna la partie et alors que Luc lui tendait son manteau elle fit non de la tête et regarda les hommes du guet s’éloigner avec un regard noir. C’est alors qu’un tout jeune soldat lui adressa la parole, elle fut d’abord surprise avant de se rendre compte de ce qu’il venait de lui demander…

« Les deux ? Tu ne te mouche pas du coude ! Je me débrouillerais… » Elle se détourna de lui et fit mine de marcher vers l’escalier avant de se retourner. « La seule chose que je peux te donner c’est moi… » Elle resta plantée face à lui un regard froid planté dans ses yeux

Eva n’aimait pas faire des cadeaux, elle détestait ça même, mais elle préférait s’offrir elle-même plutôt que d’offrir ses deux plus précieux gagne pain et faire ainsi une promesse sans leur demander leur avis. Après tout elles étaient des femmes libres et certainement pas prêtes à travailler gratuitement, non elle ne pouvait pas lui promettre une telle chose. La brune espérait qu’elles le feraient par loyauté envers elle, mais rien de moins sûr et elle ne voulait pas risquer de les voir se détourner d’elle pour un gamin, et si elles refusaient, elle serait bien avancée d’avoir une dette qu’elle ne pourrait pas honorer. Et franchement pour un jeune garde du guet, il y avait vraiment de quoi hésiter, même elle n’était pas certaine de sa proposition, mais il fallait bien faire quelque chose, alors elle l’avait faite, restait à savoir s’il accepterait, et si non, hé bien elle se débrouillerait toute seule ! Quand à savoir s’il était digne de confiance, elle n’avait pas vraiment le choix et la situation devenait vraiment trop dangereuse pour rester ici, il fallait trouver un endroit sûr.

HRP : Voir ce que le jeune homme dit et ce qui arrive à Lolys Very Happy
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Aaricia Greyjoy
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
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Intrigue et Aptitudes
Succès
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1/2 rp

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Message Ven 10 Fév 2012 - 5:00

Aaricia avait pris le temps de regarder derrière elle. Des qu’elle avait vu le soldat se laissé couler, elle ne se retourna pas. La main crispée sur la dague du Kraken, elle finit par la ranger. Elle devait à tout pris reprendre la direction du Boutre. Elle ne voulait pas mourir de froid. L’eau n’était pas chaude. À la vue de la veuve sale qui était déjà loin et dont la … voile commençait à prendre feu, Aaricia redoubla d’effort. Le bain était fini. L'eau était froide et lui rappelait vaguement sa première journée à Pyk. Bref, nagée avec les poissons n'étaient pas son sport favoris et elle n'allait certainement pas mourir aujourd’hui. Sargon devait déjà pester qu’elle soit hors de la Veuve.


La jeune femme nagea de son mieux pour reprendre la direction du boutre de Sargon. Heureusement pour elle, les marins avaient arrêté de ramer. Elle arrivait à peine à reprendre son souffle. Se dépêcher! Il était agréable le capitaine. Ce n’était pas lui qui s’était mouillé. Ses bras étaient lourds et elle sentait la fatigue la gagner. Dès qu’elle sentit la main de Sargon sur son bras, elle eut un certain mal à l’aise au résultat. Il fut question de quelques minutes que la jeune femme retrouve la liberté de ses mouvements. Elle s'accrocha au second ainsi qu’au capitaine et se hissa sur le boutre. Au comble du malheur elle oublia ce que pouvait faire des vêtements mouillés. Elle arracha la lanière de cuir qui retenait ses cheveux et les tordit rageusement.

Le regard du capitaine changea et elle sut au moment même qu'il ne savait pas. Elle ne lui avait pas dit simplement par le fait qu'elle ne voulait pas qu'il la refuse. Dagon avait assez pesté que son fils à en devenir participe, qu'il l'avait mise en garde. Elle avait eu ses raisons. Elle voulait jouer comme sa mère qui avait provoqué le courroux de son mari. Et voilà, le capitaine devait se sentir trahir par sa protégée, le coup classique.

Même le second semblait de mauvais humeur. Approchant Sargon, elle posa sa main sur le bras du capitaine alors qu’il reprenait de la vitesse pour se diriger vers un autre dromon. La jeune Greyjoy ne chercha pas à capter l’attention du fer-né. Ses yeux était concentré sur le seul navire qui ne brulait pas. Le seule qui semblait la peine d’être abordé selon elle. Mais bon ce qu’elle pensait et le reste … Elle ramassa la lame frappée de la corne Bonfrère et soupira intérieurement. Mise à part une égratignure, elle n’avait rien.

Si je vous l'avais dit vous auriez refusez me croyant incapable de me battre dans une telle condition. En aucun cas, je ne cherchais pas à vous causer des problèmes. Je suis parfaitement capable de le protéger et de me protéger. Si vous ne voulez pas que je monte sur le prochain dromon je ne le ferais pas.

Elle espérait que le capitaine ne se mettre pas en colère contre elle. Elle était déjà en mauvaise posture. Elle était prête à lui obéir. Elle n'arrivait pas à en vouloir au capitaine. Elle aurait du être franche mais la franchise lui était fatale parfois. Elle regarda Sargon puis le dromon qu'ils approchaient. Il n'y avait aucun doute elle lui obérait même s’il voulait qu'elle reste sur le boutre. La partie serait moins amusante. Elle se mordait l’intérieur des joues, pour ne pas parler.


***********************

Sur le fils du roc, Willem tenait tête, mais il pestait encore. Il n'arrivait pas à enchaîner dans sa tête si son second avait saccage un peu le deuxième plancher. En plus de l’horreur, la bête venait d’éviscérer un de ses matelots. Il était mieux de sortir vivant de se raid, sinon il allait se faire assassiner même mort.


Un rire tonitruant retentit dans la cale. Pauvres marins, il avait envie de rire. Il n'aimait pas les batailles trop facile. Et hop il n'y avait rien affaire de plus. Fouinant les recoins, le vieux second décida de remontrer voir le petit Bonfrère


Pauvre cloche ! Comme toujours on se prend une porte en plein la gueule. Gwin ! Vient ici et défonce moi cette porte maintenant.


Il n’y avait pas de comparable que le colosse qui se trouvait sur la Sirène noire. Il fallait l’avouer, il aurait bien aimé avoir le colosse pour enfin sortir. Mais à défaut de donner l’intelligence au pauvre Gwin, le Dieu Noyé lui avait donné des muscles. À coup dans la porte, le fer-né tenta au mieux de défoncer la porte et de sortir.


Allez grosse brute! Faut pas qui crève le petiot, sinon ce n’est pas le Bonfrère qui me fera la peau c’Est sa sœur.

Les deux fer-nés éclatèrent de rire alors que plus haut sur le premier plancher, Willem avait repris son combat contre l’étranger. Il avouait avoir quelques regrets, mais ce n’était que plus plaisant.

Lâche … et c’est vous qui brulez vos propres dromons, tu peux toujours parler…


Le jeune fer-né engagea le combat comme il avait été habitué par sa sœur et son mentor. Willem était agile pour s’abaisser lorsque la lame passait près de lui. Il avait la chance d’être bien bâti, mais très agile dans ses mouvements. En reculant, il sentit le bois dans son dos. Il savait qu’un mouvement de plus, et il finirait éviscérer et noyer. Au moment ou le soldat allait le frapper, il esquiva de peine la lame. Le combat reprit et de nouveau le soldat eu l’avantage sur le Bonfrère. Distrait quelques secondes, il sentit l’épée du soldat lui passer sur la main et il lâcha la sienne. Willem reçut un poing à la figure et se retrouva au sol. Quelque peu sonné, il n’eut pas le temps de réagir que la grosse brute l’empoigna et le souleva en riant. Willem se sentit projeté contre le mat et prit sur lui-même. Oh que non il n’avait pas envie de faire partie des rapatrier du dieu noyé. Il était encore trop jeune. Un de ses compagnons donna à un coup de pied sur une épée sans propriétaire, qui arriva en main du Bonfrère. Il para le coup, n’étant pas sur de pouvoir garder longtemps cette prise. Il était trop orgueilleux pour se ramener sur son boutre.


MDJ : Gwin (je sais le nom est archi nul) réussit-il à défoncer la porte, afin de sortir Willem du pétrin?






« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Sam 11 Fév 2012 - 2:39

Tybolt observait désormais en silence les évènements du haut de la tour, il avait agit selon les enseignements qu'il avait reçut et ne pouvait qu'espérer que les Sept lui soient favorables désormais. Nul ne servait de vouloir trop ordonner et multiplier les directives, il devait prendre chaque problème en son temps et pour le moment, ne demeurait que la période maudite par tout homme de pouvoir dans un cas comme celui-ci, celle de l'attente... De fait il avait perdu de vue les chevaliers qu'il avait aperçut remontant la rue vers les portes de la ville haute lorsqu'un garde vint interrompre ses réflexions. On l'informa que le Prince de Dorne était aux portes en compagnie de Dames. Certainement le petit gamin du désert invité par Maura et qu'il avait croisé quelques jours plus tôt en rentrant des chantiers. Ce type d'invités avaient toujours le don pour se mettre dans les pires situations, encore qu'ils ne puissent rivaliser dans cet exercice avec son épouse et sa sœur toujours réputées manquantes à l'heure actuelle. Il s’apprêtait à donner l'ordre de faire ouvrir les portes et de faire attendre les nouveaux venus dans la petite pièce en bas des marches lorsque qu'une agitation soudaine attira de nouveau son attention vers la fenêtre. Dans son champs de vision une colonne de fumée sombre s'élevait là où seul le ciel dominait quelques minutes plus tôt. Prenant conscience de la situation en un battement de cœur il fit face de nouveau au garde. Les ordres s'étaient modifiés dans son esprit, il lui fallait de nouveau agir et ne plus attendre. Qu'on sonne du cor pour avertir du feu. Faites entrer les nouveaux venus mais gardez les en bas avant de les laisser vaquer à leur guise, je veux les voir et les interroger moi même. D'un ton péremptoire les ordres avaient claqué dans l'atmosphère de la pièce comme des coups de fouets. Le jeune seigneur allait prendre la suite du garde lorsqu'un nouveau venu vint encombrer l'escalier de sa présence.

Ce nouveau garde lui confia la présence d'un mystérieux messager ne devant remettre le contenue de son message qu'à Lord Lannister en personne. Cela n'annonçait rien de bon, jamais rien de bon ne ressortait de ce type de préambule. La dernière fois qu'on avait voulu lui remettre une message de la sorte il s'était agit de l'informer de la disparition de Maura et du massacre de toute son escorte. Par la grâce des Sept il l'avait retrouvé mais les Dieux étaient-ils si facétieux pour la lui faire perdre de nouveau ? ! L'ombre du doute, de la crainte passa sur son visage avant qu'il ne se reprenne.
Non ne le faites pas monter ici. Conduisez le dans la salle d'arme en bas je l'y attendrai. Et pendant que je m'entretiendrai avec lui, faites monter ici une carte de la ville ainsi que de quoi restaurer Lord Hightower et son frère. Avant que le garde ne parte Tybolt ajouta. Et qu'on me trouve un membre du guet qui puisse me faire un rapport détaillé sur l'état et la répartition de nos troupes. Le jeune Lord suivit alors les deux hommes et dévala les escaliers deux à deux pour rejoindre le rez de chaussée. Là où les soldats passèrent la porte vers l'extérieur lui même bifurqua sur la porte pour pénétrer dans la salle d'arme. Les murs ne comportaient pour la plupart que des râtelier vides où parfois quelques armes usées restées encore pendues. Il posa alors la main sur la garde de Rétribution et patienta quelques instants qu'on introduise le si mystérieux messager. Il craignait bien entendu pour son épouse, pour Maura, mais aussi pour Aliénor dont il n'avait toujours pas de nouvelles. Cela ne faisait pas bien longtemps que l'attaque avait débuté mais ce temps lui paraissait avoir déjà duré une éternité. Lorsque le messager entra, il ne put retenir son impatience mais simplement la masquer tant bien que mal. Parle corbeau, mais sois avertit dès avant que je ne suis pas d'humeur pour la rhétorique et la mascarade. Que ferait-il si les nouvelles qu'ils craignaient venaient à lui être apporté...? Il n'aurait su le dire mais d'ores et déjà il savait que cet homme, lui, paierait le prix de sa colère. Ils étaient seuls tous les deux dans cette pièce et personne ne saurait, personne ne remettrait sa parole en doute s'il venait à dire que l'homme qu'ils avaient prit pour un messager avait en fait été un agent Fer-Nés venu sous un faux prétexte tenter de prendre la vie du Lord défenseur de Port-Lannis. Toutes ces pensées se heurtaient dans son esprit alors même qu'il ne savait encore rien, rien si ce n'était qu'il aurait donné sa fortune entière pour voir Maura et Aliénor à l'abri derrière les murailles imprenables de la citadelle Lannister.
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Rivanon Mallister
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Message Sam 11 Fév 2012 - 17:25

Mes compagnons de route étaient d'accord avec moi sur la suite des opérations. Trouver un refuge. Alors que nous nous apprêtions à entrer sur la place du marché, des gardes portant les couleurs Lannsister nous abordèrent, surgissant d'une rue adjacente. Reurik se tourna vers eux, prêt à sortir son arme avant de souffler en reconnaissant les armoiries. Je posai mon regard sur les nouveaux arrivants tandis que l'un d'eux prenait la parole. Il avait reconnu un membre de la garde royale parmi les gardes du petit prince, le blanc était reconnaissable entre tous. Ainsi lord Lannister se trouvait dans le Ville Haute et nous faisait savoir qu'il était possible de se réfugier là-bas. Sur ces informations notre interlocuteur poursuivit sa route avec ses camarades. D'un hochement de tête je fis savoir à Edarra et Trystan que nous allions suivre les conseils du garde. Je passais ma main sur ma dague qui ne me quittait pas pendant mes voyages. L'absence de mon arc et de protections restées dans mes bagages à l'auberge me donnait l'impression de ne pas pouvoir faire face à une confrontation armée. Ce qui n'était pas faux en soit, heureusement que Reurik et les autres gardes du corps étaient présents.

Une fois devant les murs de la Villa Haute, nous trouvâmes porte close et Edarra nous annonça. Il y eut quelques instants de flottements le temps que l'information de nos identités parviennent aux oreilles compétentes. J'observais le haut des murs et vit une silhouette se profiler. A cet instant, je me demandais quelles étaient les nouvelles du port, car bien que la foule se faisait plus éparse, l'attaque se poursuivait. Combien de boutres, combien de défenseurs?... Je commençais à me projeter comme si j'étais à Salvemer, or ce n'était pas le cas, je n'avais aucun rôle à jouer dans la gestion de la défense de Port-Lannis. Je n'étais pas chez moi. Reurik me tira de mes pensées en me montrant une colonne de fumée grimpant dans le ciel. Elle semblait venir du port. Un frisson me parcourut, la désagréable impression de revivre l'attaque de Salvemer me saisit et je pinçai les lèvres sentant monter colère et impuissance.

A cet instant nous fûmes conviés à pénétrer dans la ville haute, cependant il nous fut demandé de rester dans une des salles des fortifications car lord Lannister souhaitait nous voir. Je restai silencieuse, me demandant bien pour quelles raisons, mais je comprenais aussi qu'il pouvait se montrer méfiant quant à nos identités et notre présence. Les traitres pouvaient se dissimuler derrière toute personne présente, même si je me portai garante d'Edarra et de son garde. Une fois dans la salle où nous devions patienter, j'observai les lieux et les personnes qui passaient à proximité. J'avais entendu le cor d'alerte et j'espérai que les habitants et forces Lannister parviendraient à circonvenir le feu, cela ferait un problème en moins. Je voyais les minutes défiler, je finis par m'asseoir sachant que dans le cas contraire je serai en train d'arpenter la pièce et de me faire des nœuds au cerveau. Ne pas savoir ce qui se passait dehors était insupportable, enfin dans une certaine mesure. Je percevais la présence de Loth au dessus de la ville ce qui me rassurait, je percevais également les va-et-viens des soldats dans les murs et la cour. Que se passait-il donc?...



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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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