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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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Message Lun 23 Jan 2012 - 20:41

Harald resta stoïque lorsque la brume se leva, et lorsque les dromons apparurent à ses yeux étonnés. La flotte du Lion était si importante que cela ? Ils auraient du venir en force. Bien plus que cela. Et encore, ce n'était que ce qu'ils voyaient... il restait à savoir ce qui se trouvait encore au port, et encore sur les chantiers. Bien que le second ne soit pas son problème direct : tant qu'un bateau n'était pas terminé, il restait peu probable qu'il prenne la mer.
Harald attendit un instant, et hurla l'ordre à son navigateur, réussissant on ne sait comment à ne montrer aucune émotion dans sa voix :

« Trouvez-moi le navire le plus isolé, vers le Nord, et harcèlement ! On reste mobile, pas question d'offrir une cible facile pour un éperon ! Lors de l'abordage, je veux qu'il reste suffisamment d'hommes sur le Cruel pour qu'il puisse être facilement déplacé ! »

Il était inutile de prendre trop de risques pour le moment. Le moment du carnage et de la confusion viendraient bien assez tôt. Autant se chauffer sur des cibles faciles. Un pauvre dromon isolé, dont le capitaine serait sans doute incompétent, ferait une victime parfaite.
Le rythme des rameurs s'accéléra, l'angle du navire changea pour se diriger le plus au Nord possible. Il fallait éloigner la flotte ennemie des chantiers. Le joueur de tambour battait le rythme que suivaient les marins. La pression du vent sur la cape de Harald s'accentua. D'un geste lent, il défit la boucle qui se trouvait devant sa gorge. Il détacha le tissu, et le confia à un marin qui se trouvait à côté de lui. Inutile d'être empêtré dans celle-ci pendant les combats. Plus ses mouvements seraient libres, mieux il se porterait.
Le marin prit la cape d'une façon presque religieuse, et s'éloigna à toute vitesse pour la ranger dans les cabines de l'équipage.
Le regard toujours fixé sur l'horizon, Harald dégaina Pluie Pourpre, et pointa vers un navire ennemi. Il semblait être la proie idéale. Il jeta un regard vers Trois-Yeux, qui hocha la tête. Le navire changea une fois de plus son axe, et prit davantage de vitesse.
Le navigateur plissa les yeux, et glissa quelques mots à l'oreille de Harald, alors que le navire s'approchait dangereusement du dromon le plus proche.

« Lord Capitaine... il me semble voir... des balistes. »

Le Trompe-la-Mort se concentra à son tour. Après tout, il n'avait pas engagé un conseiller pour ne jamais écouter ce qu'il avait à lui dire. Et en effet, il vit ce dont Trois-Yeux parlait. Des formes sombres, des arbalètes géantes, montées sur des digues. Encore loin... mais pas à négliger.

« Et hors de portée des balistes ! Manquerait plus que ces arbalètes montées en graine abîment la peinture ! S'il le faut, je colmaterai les trous dans la coque avec les incompétents qui n'auront pas obéi ! »

Des murmures remplirent le navire. Ils ne se demandaient pas s'il le ferait. Ils se demandaient juste qui serait choisi si c'était le cas...
La forme du dromon se rapprochait, lentement, sûrement. Harald sourit de son sourire de prédateur. Il hurla à nouveau.

« Aux postes de combat ! Le premier sang sera pour nous ! »

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, un rugissement jaillit des marins du Cruel. Un rugissement primal, de haine, un besoin de sang et de carnage.
Le sourire de Harald s'élargit. Les deux navires entrèrent en contact.

« Pour le Dieu Noyé ! »

Le Trompe-la-Mort s'élança, ses hommes à sa suite. Un geste presque mécanique, naturel pour eux. Autant que l'était boire, se nourrir, respirer.
Un geste qui allait mettre fin à la vie de nombreux hommes.
Une fois encore, la Pluie Pourpre allait s'abattre sur les contrées de l'Ouest.

HRP
Demande d'intervention quant à la réussite (ou non) de l'abordage ^^
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Message Lun 23 Jan 2012 - 21:38

 « Père d’En Haut, je vous en supplie, étendez les ailes de votre magnanimité éternelle sur ma pauvre Eirlys. Je prie Sept fois pour Vous. Mère d’En Haut, je vous en supplie, étendez les ailes de votre inaltérable bonté sur ma pauvre Eirlys. Je prie Sept fois pour Vous. Guerrier, je vous en supplie, Force immuable des chevaliers, armez le bras de nos vaillants soldats et ma pauvre Eirlys de tout Votre courage. Je prie Sept fois pour vous. Jouvencelle, je vous en supplie, gardez intacte ma pauvre Eirlys. Je prie Sept fois pour vous. Etranger, Dieu des voyageurs, je vous implore, ramenez-moi ma pauvre Eirlys. Je prie Sept fois pour vous. »

A genoux devant le Grand Autel qu’elle avait rejoint après sa discussion avec l’ancien septon de Castral Roc, la jeune femme priait depuis de longues minutes sans seulement s’émouvoir de ses genoux qui l’élançaient et de son dos courbatu par la trop longue station sur les genoux la tête penchée. A vrai dire, Maura s’en moquait bien. Elle n’avait d’espoir qu’en les Sept. D’eux et d’eux seuls viendrait le salut de sa pauvre Eirlys Belmore. Ils la protègeraient jusqu’à ce que les armées des vrais croyants la délivrent. Jasper avait promis. Tybolt avait promis. Maura serait vengée et surtout Eirlys leur serait ramenée, vierge si les Sept l’avaient pour agréable. Dehors, elle entendait les cloches sonner de façon diffuse et éloignée. Sans doute était-ce l’heure de la prière et les cloches appelaient-elles les septons et les septas à se rejoindre dans les louanges des Sept. Maura, elle, n’avait que faire de se mêler à la masse des croyants et de prier pour un été qui ne cesserait jamais. Plus important que tout, les Sept devaient accéder à sa demande et lui ramener Eirlys. Et venger Tommen, Jon, Arlan, Owen et tous les autres qui étaient tombés. Yeux clos, mains jointes, elle continuait d’adresser ses marmonnements aux puissances supérieures quand un bref raclement de gorge la tira de son état contemplatif et mystique. Les sourcils froncés, elle se tourna vers le perturbateur prête à le tancer et à l’envoyer rejoindre les Sept enfers. Du moins en pensées.

 « Milady, pardonnez-moi de vous déranger alors que vous êtes à vos prières mais les cloches de la ville sonnent.
- Et alors ? Elle sonne tous les jours. Que voulez-vous que cela me fasse ?! Laissez-moi maintenant.
- Le bon père veut dire que le tocsin sonne, ma Dame, le signal des Fer-nés. La cité est attaquée. Lord Lannister a donné des ordres stricts au sujet de votre protection. Rien ne doit vous arriver. Nous allons vous emmener en lieu sûr. S’il plaît à Votre Seigneurie de bien vouloir me suivre. »

La voix lourde et grave du capitaine de la Garde du Lion avait résonné dans la partie du septuaire où ils se trouvaient. La jeune fille ouvrit la bouche pour lui dire que décidemment, non, elle ne souhaitait pas quitter le septuaire et la grâce des Sept mais la mention des Fer-nés la laissa silencieuse et presque tremblante. De peur. Mais aussi de haine et de colère. Ce n’étaient pas de sentiments bien à leur place dans une aussi sainte demeure aussi resta-t-elle bouche cousue. Mais elle ne décolérait pas. Après s’être attaquée à sa personne, voilà qu’ils s’attaquaient à sa cité. Le garde n’attendit pas longtemps, son épée déjà au poing, il prit le bras de lady Lannister et l’entraina à sa suite vers les immenses portes de bronze du bâtiment heptagonal. Si son épée ne suffisait pas, son visage hideux et couturé suffisait à décourager les plus téméraires de se tenir sur le chemin des deux membres de la maisonnée Lannister. Ils passèrent les portes et il l’entraina encore plus rapidement vers leurs chevaux qui attendaient.

Dehors, les cloches sonnaient à toute volée mettant les manants et les petites gens dans tous leurs états. Ceux qui mendiaient quelques heures auparavant se levaient et commençaient à courir en tous sens. Les gardes en écarlate et or ainsi que ceux en argent et azur entourèrent immédiatement la jeune femme alors qu’elle montait en selle. Le bas de sa robe se déchira quelque peu dans sa hâte mais foin de la bienséance, il fallait qu’elle monte en homme et non comme une tendre lady pour aller plus vite. Avançant d’un pas lourd, le petit cortège commença à descendre la Grand-Place du Septuaire.


 « Place ! Faîtes place pour Lady Arryn, la Dame du Val ! »

Alors qu’ils avançaient en se frayant un chemin dans la foule apeurée, elle constata que si un des hommes du Val ouvrait la voix, elle était étroitement encadrée par les deux meilleurs chevaliers de la garde de Tybolt. Ceux qu’elle avait vu combattre dans la cour deux jours auparavant sans bien croire ce qu’elle voyait. Deux guerriers extraordinaires.

Spoiler:
 
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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Message Mar 24 Jan 2012 - 12:21

     La brume se dissipa lentement et les yeux mordorés du capitaine se posèrent au loin sur des silhouettes de Dromons, nombreuses, plus nombreuses qu'il ne l'avait imaginé de prime abord. Loin de l'inquiéter, cette constatation fit sourire Sargon qui tourna la tête vers Yoren revenu à ses côtés, arborant un sourire resplendissant. Son taciturne second se contenta de hocher la tête alors que le jeune homme se réjouissait déjà de ce que cette vision promettait.

     ▬ Et bon mon bon Yoren, nous allons montrer à ces marins de pacotille que le mer appartient aux Fer-nés. »

     S'éloignant du bastingage alors qu'au loin les masses des navires du lord Lannister promettaient une belle bataille. Cela faisait quelques temps qu'ils n'avaient pas eu d'ennemis à la hauteur de leurs talents de navigateur, Sargon espérait sincèrement que la flotte du Lion saurait leur poser quelques difficultés. Sans quoi il aurait été inutile de faire tout le voyage jusqu'à Port-Lannis pour tomber sur des débutants ! Le capitaine de la Veuve Salée promena son regard sur les boutres qui naviguaient aux côtés du sien alors que le bruit étouffé du beffroi se faisait entendre, ils étaient encore loin des remparts de la ville, mais pourtant le jeune homme devinait avec aisance la peur qui devait naître chez chacun des réfugiés de Port-Lannis. Ils étaient tellement prévisibles.

     Les marins de la flotte de lord Lannister n'étaient pas aussi expérimentés que les assaillants, mais ils allaient rapidement comprendre comment réagir, il fallait les prendre de vitesse et user de l'expérience acquise par de multiples pillages. Le Fer-né fit donc signe à Yoren qui comprit les ordres sans même avoir besoin de les entendre. A quelques distances de là, le Cruel avait entamé son chemin jusqu'à un navire isolé, libre à l'amiral de sélectionné la première cible ! Sargon quant à lui jeta son dévolu sur un Dromon assez éloigné des côtes et des remparts de la ville, la proximité de la terre n'avait jamais eu sa préférence lors d'un combat naval. Alors que le rythme du tambour changeait et que chacun se réjouissait du sang à venir, le capitaine tourna la tête vers leur invitée.

     ▬ Ma dame, préparez-vous, nous allons bientôt rendre visite à nos homologues de l'Ouest ! »

     Un sourire flottait sur ses lèvres comme à chaque fois qu'ils allaient attaquer, l'idée de pouvoir tuer et faire couler le sang sans retenue avait toujours été quelque chose qui remontait le moral du Harloi ! Le boutre avait bien amorcé son changement de cap et alors que le Cruel abordait déjà son navire, la Veuve Salée se positionnait de manière à prendre sa cible sous le meilleur angle. Le Fer-né avait déjà glissé sa main jusqu'au fourreau de Crépuscule pour en tirer son épée si précieuse alors que sa poigne se raffermissait dessus. Crépuscule, du sang à venir, que demander de plus ? Un simple petit encouragement suffirait à encourager ses hommes. Alors que l'abordage n'était plus qu'une question de seconde et qu'au loin les cris des marins du Timbal se faisaient entendre, Sargon lâcha quelques mots à l'attention de ses hommes.

     ▬ Prouvons à ces marins de pacotille que la mer nous appartient ! »

     Cris d'approbation, pas de beau discours pour leur Dieu, pour être franc dans le cas présent Sargon n'en avait fichtrement rien à faire, il n'était pas là pour faire l'apologie de son dieu, mais bien pour prouver à ces crétins des terres que les habitants des îles étaient les seuls maîtres des mers. Rigolant légèrement, il resserra une dernière fois sa poigne sur la poignée de Crépuscule alors que la Veuve Salée exécutait un mouvement de côté lui permettant de se coller aux côtés du Dromon, puis les marins jetèrent les grappins sur l'autre navire avant de tirer dessus pour rapprocher le boutre de sa cible. Ainsi les deux navires ne se sépareraient pas pendant la bataille. Lorsque l'abordage fut réussi, le jeune homme fit le signe à ses hommes de se lancer à l'attaque, accompagnant le tout d'un cri qui se mêla à ceux des marins de la Veuve Salée.

     Yoren se glissa aux côtés de lady Aaricia pour veiller à sa sécurité sans la lâcher d'une semelle tandis que son capitaine et une partie des autres marins entreprirent de rejoindre les soldats du Dromon, leurs haches et épées dégainées. A peine les pieds du Harloi se posèrent-ils sur le pont du navire qu'il commença à faire danser Crépuscule pour trancher les membres à portée d'épée. Il visait les soldats qui semblaient les plus bravaches et les moins impressionnés, espérant au fond trouver quelqu'un à la hauteur. Ses marins s'occupaient aussi de leur côté, certains moins disciplinés que d'autres et récoltant déjà des coups d'épée mortels ou seulement légers, cela ne chagrinait pas le capitaine, il avait appris qu'un véritable combat n'en était un qu'avec des pertes des deux côtés !

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HP : Intervention du MdJ concernant le résultat de la bataille svp ? Very Happy


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Message Mar 24 Jan 2012 - 16:06

La marche jusqu’au port permit à Edarra e se dégourdir un petit peu les jambes. Trystan les avait donc suivit étant donné qu’il voulait une petite visite de Salvemer. La jeune noble s’excusa par avance de sa piètre connaissance des lieux étant donné qu’elle était elle aussi nouvelle en ville et n’avait donc pas vraiment pu faire de tourisme vu qu’elle avait surtout aider Rivanon dans sa recherche. Ainsi, ils marchaient le long du port, marins et pêcheurs se mélangeaient à la foule et on sentait venir des bateaux des odeurs marines qui chatouillaient les narines. Cette ambiance euphorique rappelait le port de Ferboys, lieux de transition de plusieurs régions et donc, ville dynamique. Les boutiques ouvraient et les gens commençaient à s’afférer mais la présence de deux dames richement vêtues, accompagnées par leurs gardes et d’un petit noble accompagné de deux molosses aux couleurs criardes, aux significations royales, les quidams s’éloignaient souvent pour laisser une espèce de rangée droit devant eux. Ils n’étaient pas discrets mais de toute manière, ils ne cherchaient pas forcément à l’être. Ils cherchaient surtout des marins qui auraient pu être aux premières loges d’un quelconque enlèvement par des fer-nés et éventuellement de nobles. Ce n’était pas choses aisées et il était aussi délicat de discerner le vrai du faux dans tout ces témoignages. De plus, Edarra était un peu sceptique quant à ce qu’il faudrait faire une fois qu’ils auraient quelques détails sur cet enlèvement. Dame Mallister n’allait tout de même pas prendre un de ses bateaux pour aller sur les îles de fer récupérer sa cousine. Edarra se doutait que les Fer-nés n’étaient pas particulièrement partisans des rançons, préférant arracher femmes et richesses à leurs possesseurs en dignes barbares qu’ils étaient. Mais après tout, l’espoir était bon, surtout en ce moment dans ces régions. Alors qu’ils arrivaient vers le milieu du chemin, des cloches sonnèrent à la mélodie étrangement et affreusement familière. Edarra s’immobilisa d’un coup d’un seul et Gerold murmura dans sa barbe des injures d’agacement. Les fer-nés, quand on les cherchait, on les trouvait apparemment et la même panique qui lui avait engourdis les bras et les jambes à Salvemer, lui picotaient la peau avec fureur. Cette fois par contre, pas d’Oberyn pour s’inquiéter à en devenir folle… Non… A la place elle avait le fils de son seigneur suzerain juste derrière elle alors que des bateaux ennemis allaient arriver vers la ville. C’était presque trop pour sa petite tête.

Elle se tourna vers Trystan. « Mon prince, il faut vous mettre à l’abri le plus vite possible. Je n’ose imaginer quelle valeur peut avoir quelqu’un de votre rang pour ces barbares… » Certainement beaucoup en tout cas et la jeune Ferboys, toute opposée aux Martell qu’elle l’était, n’avait pas envie qu’on compte comment elle avait abandonné l’héritier de Dorne en plein milieu d’une attaque pour prendre ses jambes à son cou. On n’attendait pas d’elle qu’elle se batte vaillamment mais au moins qu’elle essaye de prendre des décisions histoire de s’assurer de la survie d’un jeune seigneur. S’adressant à Rivanon, « Dame Mallister, il faudrait partir du port au plus vite, peut être faudrait-il aller vers le Nord de la ville ? J’imagine qu’ils commenceront par la ville haute si ils arrivent jusqu’à la terre ferme pour piller… » Elle n’en savait rien en fait mais elle se disait qu’il fallait bien suggérer des idées au lieu de s’affoler sur place sans rien faire. Gerold avait déjà sortit ses armes et surveillait la foule affolée qui courrait dans tous les sens. Les yeux rivés vers l’horizon, ils pourraient très bien oubliés de surveiller aussi les gens plus proches que les fer-nés. La dornienne attendait aussi les suggestions de la garde du petit prince. Après tout, ils n’étaient pas là pour ça, sa sécurité ? Elle espérait qu’ils avaient l’esprit vif et une bonne capacité d’adaptation car vu ce qu’il s’était passé au dernier raid, il fallait s’attendre à ce que les fer-nés surprennent tout le monde.
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Message Mar 24 Jan 2012 - 16:41

Ils étaient entrés presque trop facilement. C’était comme si ces hommes avaient voulu être n’importe où ailleurs. A moins qu’ils ne soient trop stupide, Elyn n’en avait cure. Au moins sa tâche lui était facilité. Elle pourrait passer les gardes et aller sur le chantier, le tout avec une escorte. Elle allait attendre d’avoir aperçut Deirdre et d’être véritablement à l’intérieur pour entamer sa diversion. En espérant que les hommes du Tarbeck seraient, comme prévu, dissimulés un peu partout en guise de renforts. « Ca c’est bien ‘mable d’votre part. » répondit Merik et ils se mirent en route. Il y avait effectivement du monde en ville, encore d’avantage quand un bruit de cloche se fit entendre. Quoi, déjà ? La capitaine regarda vers l’océan et elle vit en effet un navire, mais pas fer-né. Les défenses de la ville, sans aucuns doutes. La fameuse Flotte du Lion…Elle espérait que Sargon passerait cet obstacle sans trop de difficultés, puisqu’elle comptait sur lui pour venir la récupérer. Elle aurait été passablement énervé de voir les choses mal tourner, autant pour elle que pour eux tous. « Qu’est ‘cè ? » demanda son prétendu père ou mari, peu importe. Elyn était surprise de son initiative, se demandant si l’acte était délibérément intelligent ou simple coïncidence. Elle eut la bonne idée de prendre un air terrorisé. « Les fer-nés ! Pas de panique m’dame, ils ne passeront pas , la Flotte veille. » Il semblait si sur de son fait qu’Elyn du se retenir de l’égorger, pour lui prouver qu’hélas pour eux, ils étaient déjà passé. Heureusement, elle se maîtrisa assez facilement et ils continuèrent d’avancer sur le chantier. Les gens commençaient à se réfugier où ils pouvaient, comme si une simple maison allait les protéger. Elyn posa l’une de ses mains sur Faucheuse, habilement dissimulée. Bientôt. Elle scrutait les alentours, à la recherche de Deirdre ou d’un des hommes qui l’accompagnait. Une fois dans le chantier, elle ne pourrait pas attendre des heures. Elle devait couvrir le sabotage et mettre le feu, deux actes simples, qui ne dépendaient hélas pas que d’elle-même. Si la bâtarde échouait, elle était perdue. « J’espère… » murmura-t-elle en guise de réponse au garde qui avait parlé juste avant. Voix cassée, elle tremblait presque et jetait sans arrêt des coups d’œil vers la mer. Elle cherchait à distinguer l’ombre de la Veuve Noire tout en sachant que c’était vain. Si tu me coules mon boutre, Urek, je te tue. Et s’il était déjà mort, elle s’arrangerait pour le poursuivre jusque dans la demeure du Dieu Noyé. Elyn ne supportait pas l’idée d’avoir laissé son boutre sous le commandement de quelqu’un d’autre. Elle savait que sa rage ne s’éteindrait pas avant que son second eut payé le prix fort, raison pour laquelle elle préférait ne rien laisser au hasard ou à l’appréciation d’un autre. C’était déjà une belle preuve de confiance, d’avoir suivis le plan du Harloi. Non en fait, c’est Sargon que je tuerais. Et ce même s’il n’oubliait pas de venir la récupérer. « Voilà le chantier ! » dit alors l’un des gardes en désignant le dit chantier du doigt. L’heure approchait, Elyn sentait l’excitation du combat à venir exploser dans tout son corps. Elle se retenait tant bien que mal de ne pas serrer et desserrer le poing.

HJ : Intervention du MdJ si possible, histoire de voir ce que font nos chers amis les gardes =D
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Message Mar 24 Jan 2012 - 17:54

Eva était dans la cour à l’arrière de la bâtisse et essayait de voir comment faire rentrer une écurie dedans, Luc comptait les pieds disponibles en faisant de grands pas sous les yeux amusés de Lolys, la brune, qui était la seule à savoir lire, notait des distances et Clara trottinait derrière l’homme des Iles d’Eté pour poser des pierres qui constitueraient les futurs angles de l’écurie.

BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM
DIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING
DOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONG


Eva leva la tête de ses notes sans vraiment comprendre ce qui se tramait, c’était la première fois qu’elle entendait la sonnerie d’alarme de Port-Lannis, or comme il y avait les clochers qui tonnaient, ou tout un tas d’autres appels qui se faisaient entendre régulièrement dans toutes les villes, elle sursauta mais se demanda si elle devait avoir peur ou continuer ses calculs, mais à voir la mine pâle de Lolys qui ne disait plus rien et Clara qui se précipita dans les bras de la grosse brune, elle comprit rapidement qu’il ne s’agissait pas d’une sonnerie comme les autres.

« Les cloches d’alarme ? »

Lolys acquiesça frénétiquement. PANIQUE !!! Oh Dieux ! Pourquoi ?! S’ils débarquent ils nous tueront tous ! TOUTES ! A moins que… Oh et les autres, où sont elles, sont elles en sécurité ? Comment PEUT-ON être en sécurité avec ses Fer-Nés ! Eva serra les poings pour que personne ne remarque qu’elle tremblait, elle pensa à ses mois de captivité sur Pyk et à Dagon qui la tuerait à coup sûr s’il la trouvait, elle pensa à Olyvar et à son crâne fracassé à Salvemer, à tous ses morts, elle eut une soudaine envie de vomir, mais il ne fallait pas qu’elle cède à la panique, il fallait qu’elle gère cette crise car si elle ne le faisait pas ni Lolys ni Clara ne le feraient, pas même Luc. Elle était la chef, la propriétaire et cela impliquait non de refuser la peur mais de la maitriser, il fallait qu’elle s’en sorte, ses pirates barbares ne lui enlèveraient pas le rêve qu’elle venait juste de réaliser ! NON !

« Il ne nous reste qu’une chose à faire. Clara, tu es vierge ? »

La gamine fit oui de la tête.

« Alors pries pour nous trois et pour les autres filles et les gardes. Luc, ferme la porte et barre la contre-porte puis éteint toutes les torches et les chandelles et fermes les rideaux. Lolys, prépare nous trois manteaux à capuche de l’huile bouillante et du vin aux épices. »

Elle se dirigea vers la caisse, et prit les coffres un à un pour les cacher du mieux qu’elle pouvait, sous un lit, dans une armoire, sous un tas de draps, derrière un fauteuil, pas deux fois un même cachette, mais toutes n’étaient pas d’excellentes cachettes. Elle en laissa néanmoins quelques uns cachés dans l’entrée. Elle remplit aussi quelques bourses et les mit dans la chambre du fond avec les manteaux pour fuir par le passage secret. Mais elle ne savait toujours pas si elle devait rester ici, partir au plus vite, attaquer ou négocier, elle ne savait vraiment pas quoi faire pour sauver sa peau et celles de ceux qui étaient avec elle dans cette galère, quand aux autres, il faudrait qu’ils se débrouillent seuls, hélas, mais peut-être ainsi séparés avaient ils plus de chance de s’en sortir. Quand tout fut prêt, elle monta à l’étage et observa la rue en repoussant légèrement un pan de rideau. Il y avait ceux qui s’étaient barricadés comme elle, et ceux qui courraient vers les hauteurs, les cris étaient stridents, les enfants paniqués, et elle pouvait parfois apercevoir le sol, et elle vit un corps inanimé, au moins un, et la foule le piétinait.
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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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Journal d'Aaricia
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1/2 rp

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Message Mar 24 Jan 2012 - 19:28

Aaricia grimaça. Non, il jouait avec le seul nerf sensible qui lui restait. Elle était d’une irritabilité que même le Kraken passait pour un homme doux, à coté d’elle. Si elle avait eu peu moins de sagesse et un peu plus de cran, elle lui aurait arraché les deux yeux. Il jouait à un jeu dont elle n’avait pas envie. S’il continuait, elle se ferait un plaisir de lui faire savoir de quel bois, elle se chauffait. Elle était habituée à subir les sarcasmes de Dagon, mais seulement parce qu’il était son mari. Autrement, elle ne disait rien. Elle se surprit à rire. Elle ? Pleurer le Harloi? Que nenni!

Il n’y a aucune raison que vivante, vous trépassiez. Et ce, même si je risque plutôt de pleurer de rire en vous voyant. Je ne pleure pas les hommes. Je laisse ca pour vos femmes-sels Harloi. Je suis certaine qu’elles seront toutes tristes …

Elle n’avait pleuré qu’un homme et encore. Elle pleurait de rage. Elle n’allait pas tout bonnement se tuer. Dagon avait beau la traiter d’idiote, elle n’en était pas une pour autant. Elle était seulement une maladroite hors pair. Elle se retint de s’emballer et de causer une catastrophe. Elle s’occuperait du Harloi, une fois sur les iles de fer. Pas question de compromettre la mission. Cela aurait été trop bête et Dagon ne lui pardonnerait au combien jamais d’avoir joué les capricieuses.

Ne prétendez pas me connaitre, Sargon. Vous n’avez aucune idée de ce que je peux et sait faire.

Elle avait eu un mentor et seulement la dureté de cet homme l’avait forgé comme elle était. Par contre, elle avait hérité d’une chose qui existait peu chez sa famille, la sensibilité. Elle la cachait très bien. Elle ne mentait pas qu’elle avait peur et n’avait pas un égo surdimensionné qui l’empêchait de le reconnaitre. Sa panique passait directement avec des répliques salées dont elle n’espérait pas une réponse. Même Dagon ne pouvait prétendre connaitre tous les secrets qui se trouvaient en elle. Elle ne craignait qu’une seule chose, qui s’avérait à être une personne soit son mari, le reste, elle s’en fichait. Elle n’avait qu’une vie et c'était celle la. Quelle meurt, Dagon trouverait une nouvelle femme à mettre dans son lit. De toute manière, il avait déjà un héritier, il n’avait qu’à le légitimer s’il le voulait. Elle ne voulait pas jouer les petites peureuses, quand elle ne voulait que retrouver ce qui l’avait fait vivre les cinq années avant qu’elle ne gère sa propre maison.

Les répliques lui chauffaient les lèvres. Elle était avant tout une Bonfrère et elle n’oubliait pas de retenir ses gestes impulsifs. Elle n’avait qu’une envie, le provoquer et le gifler, mais surtout lui mettre la pression. Inutile de le faire, même si l’envie n’était pas loin. Autant garder cette haine pour deux trois hommes de l’ouest, qu’elle aurait bien fait de renvoyer à la mer. Elle n’avait pas peur des gros balourds, des Lannister, elle avait connu pire.

Elle se tourna vers le Harloi et soupira. Elle aimait quand les hommes osaient lui imposer une conduite. Elle avait davantage envie de faire le contraire. Question de les irriter quelques peu. Elle eut un sourire moqueur et lança :

Rêvez toujours.

La jeune femme de la seiche suivit le capitaine et le fixa même si celui-ci ne semblait pas intéressé. Aaricia n’avait qu’une envie c'était de dire que tout était comme avant. Malheureusement son oncle n’était plus, il ne restait que Willem qui était assez grand pour se défendre, mais trop précieux pour elle, elle n’avait pas envie de le perdre. Aaricia ne se battait pas pour survivre, mais pour autre chose. Elle n’allait pas faire l’idiote, surtout que Sargon jouait autant sa vie, s’il s’en sortait, il devait la ramener sur les iles de fer. Si elle avait seulement énervé Sargon parce qu’il était arrogant et qu’elle adorait piquer les gens. Yoren était à ses cotés et Aaricia ne s’en était à peine aperçu, sa lame à sa main, elle ne tremblait même pas...

****

Willem Bonfrère était le plus jeune des jumeaux, mais sans nul doute le plus casse-cou des Iles de fer. En fait, il ressemblait un peu trop à sa sœur qui adorait se mettre en danger pour se battre. Il s’était avéré bon marin sous les ordres de son oncle et pourtant, une chose le tracassait : sa sœur. Lui aussi autant que le Harloi ne voulait pas de sa présence. Surtout qu’il ne la voulait pas du tout avec le Harloi. Cormartel était d’une de ses maisons ou les murs avaient des oreilles. Le Bonfrère était dans ses simples pensées lorsque le second de son oncle, toujours en poste, pour aider le jeune fils de la mer, arriva en l’appelant par son surnom.

On se réveille le dedans! On approche.

Le second regarda dans la même direction que le neveu de son ancien capitaine et soupira. Que cherche-t-il bon sens. Il y avait plus palpitant que sa grande sœur. Quoique la jeune fer-né avait fait tourner des têtes quand elle accompagnait son oncle. Elle avait une tête sur les épaules, même si elle était parfois agaçante et irritante.


Je plains l’homme qui doit l’endurer dans le moment même


Le Harloi doit effectivement se mordre les doigts, et la seiche Greyjoy doit en être ravie, ricana le vieil officier. Ca lui apprendra de ne pas vouloir prier le dieu noyé

Le Bonfrère éclata de rire. Pour une fois, le Harloi aurait du prier le Dieu noyé pour que sa sœur ne joue pas les garces. Qui de mieux que ses frères pour connaitre la nouvelle Greyjoy. Le vent dans les voiles, la corne bien apparente, le seul regret, de ne pas avoir la Vierge Rouge aux coté des Boutres Bonfrère. Il avait pris de la vitesse, comme tous les autres et les voix commençaient à se faire attendre. La vraie partie allait commencer… Oubliant complètement sa sœur, le Bonfrère se lança à l’abordage du navire.



HRP: Intervention du mdj : Aaria attend le menu, et on attend le verdict de l'Abordage pour la Larme Noire








« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »


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Aliénor Tyrell
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Message Mar 24 Jan 2012 - 19:30

Cela faisait du bien de ne pas se sentir oppressé dans un château. En fait, même de voir sourire sur les lèvres des enfants n’avaient pas de prix pour la lionne. Ses ancêtres étaient maitres de la maison depuis des années, mais il n’avait surement pas la sensibilité de la chose et la tête de la petite lionne. Bon d’accord, elle se ferait passer un énorme savon lorsqu’elle rentrerait au Roc. Même dans un départ discret quelqu’un trouverait un moyen de créer un scandale énorme. Elle arrivait à faire des bêtises sans jamais mesurer les conséquences de ses actes. Elle comprenait pourquoi son frère trouvait son comportement limite enfantin.

-Un petit séjour dans les cachots du Roc n’était certainement pas dans mes plans

-Cessez de jouer les Rabat-joies, Ser Johan. Sinon je trouverais une raison autre que m’avoir laissé trainer dans la ville pour vous y mettre.

En fin, elle n’était pas la pour s’amuser, elle était là, pour réfléchir et profiter de L’air frais. Elle regarda les amuseurs publics, jusqu’à se que l’un deux se tournent vers elle. Repéré à douze heures. L’homme avec la tenue colorée s’avança vers la lionne et Ser Johan posa sa main sur son pommeau, alors qu’Aliénor retenait son geste. Il était inutile d’avoir envie de le tuer, elle portait le lion comme ses deux Ser. Cela aurait été idiot. L’homme lui présenta un bouquet de fleur que la jeune femme ne refusa pas.

Pour vous très chère Lady Lannister. En vous souhaitant une agréable journée, Milady.

Le voyant s’éloigner dans une révérence, elle se retourna vers ses deux Sers, sans dire un mot, avant der ire la tête de son chevalier. Ser Johan faisait toujours la tête, en fait, depuis quelques jours une mouche l’Avait piqué et cela irritait Aliénor. La jeune femme soupira fortement et lança sans broncher.

Ce n’est pas comme si …

La lionne ne termina pas sa phrase que les cloches de Port-Lannis sonnèrent. Aliénor regarda son Ser à moitié découragé. Elle n’allait pas terminer sa phrase que Ser Richard la brusquait déjà, tandis que l’autre dégainait devant le Ser qu’elle avait reconnu comment était celui du Lord du val. Elle abaissa la main du chevalier devisant avec le Ser qu’elle avait rencontré lors d’une escapade au port. La sœur du Seigneur semblait plus attirer par le brouhaha de la ville que de sa propre sécurité. Sans gentillesse, Ser Richard l’empoigna par le bras et l’amena près des chevaux. Ses deux chevaliers semblaient avoir choisi pour elle. D’accord, elle les laisserait faire. Les trois cavaliers avaient suivi le Ser Galmar. Malgré l’espace qui manquait pour bouger dans les rues, ils trouvaient toujours le moyen de s’en tirer. Sauraus ne semblait pas se perdre en les pieds des gens, mais Aliénor était trop occupée à garder le rythme. Elle avait le cœur qui débattait. Elle ne se rendit même pas compte ou on les menait et que c’est après quelques minutes qui parurent des heures, elle arriva devant le guet. La jeune lionne stoppa sa monture devant le Lord qui se préparait certainement à partir.

J’ai cru qu’on se rencontrerait dans d’autres circonstances.

Aliénor n’allait certes pas jouer les petites princesses. Elle n’avait qu’une envie, vomir d’avoir vu les cadavres de pauvres gens enfants comme adultes piétinés. Elle pouvait être de petite nature, mais certainement pas devant un Lord.

****
Au roc comme dans la ville, la nouvelle des cloches n’avaient laissé personne indifférent. La servante, ainsi que la suivante de la lionne la cherchaient désespéramment dans le château. Si bien qu’un fois que la servante eue compris par l’absence des deux chevaliers, que la petite sœur du Lord n’y était plus, il fallait en avertir le seigneur lui-même. Elle arriva au même moment ou on annonçait que la Dame des Eyrié se trouvait au septuaire.

Et j’ai bien peur de vous dire que votre sœur n’est pas au château, non plus …

Quelle petite peste, elle faisait quand elle voulait.





 
 
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Message Mer 25 Jan 2012 - 0:32

Kaeril avait du se coltiner ce chien puant de capitaine du guet qui, suintait l'autosatisfaction .
Certes la majorité des conscrits étaient des paysans, mais depuis qu'ils étaient dans l'armée du val et surtout sous le commandement de Kaeril ils n’avaient cessés de s’entraîner.
Kaeril n'avaient aucune envie de périr à cause de l’incompétence des soldats des autres maisons.
Il entreprit donc de les entraîner chaque jour que les dieux faisaient.
Galmar s'occupait des archers , Golfag des fantassins et Kaeril de l'infanterie lourde.
Il arrivait souvent que des gardes corbeaux aident à l'entrainement des hommes du val.
Cet entrainement était vital car si les hommes du val ne pouvait bénéficier d'un aussi bon équipement que celui des soldats de l'ouest au moins ils seraient compétent et habile.

Kaeril répondit sur un ton froids et condescendant au capitaine.

"Il est vrais que vous devez vous y connaitre question ferme vous qui êtes surement nés dans une soue à cochon.
Bien-sur que nous avons des chevaliers mais je ne contraindrais jamais des hommes qui ont gagnés leur honneur et leur titre sur le champs de bataille, à se battre au coté d'un homme aussi médiocre que vous .
Merci pour l’information capitaine en ce qui concerne votre équipement ainsi mes coutilliers sauront ou chercher quand les fer-nés vous aurons transpercés le fondement de leur lance .
Si cela peu vous rassurer ces hommes grâce à leur entrainement, aurons plus de chance de survie que vous, ainsi votre équipement ne sera pas perdu pour tout le monde.
Maintenant si vous le permettez j'ai des fer-nés qui attendent "


Laissant un capitaine du guet la mine dépité et ne sachant quoi dire il tournât les talons et quitta le bureau du capitaine. Sans entendre ce qu'il dit dans son dos.
Il rejoignit Golfag et lui dit

Nous attendons Galmar et nous , nous tirerons de cette fosse à fange.

Sur les cinq cents hommes du val présent à port Lannis deux cent appartenaient à la maison Corbray Composé uniquement d'homme à pieds la cavalerie étant restée à la forteresse.

La garde corbeaux était composée de militaire de rang .
Kaeril entretenait cette garde avec ses deniers ainsi, il ne se trouverais pas dépourvu quand bise viendrait. Pour Kaeril il était plus important de survivre modestement que de mourir dans la richesse.
Les gardes corbeaux portent gambison, cotte de maille et armure de plaque rivetées , un pavois, Ils sont tantôt équipé de hache tantôt d'épée .
Ils sont au nombre de quatre vingt.

Les archers portent quand à eux des brigandines ils utilisent des arcs long et une épée courte au cas ou ils se retrouvaient au corps à corps on les comptes également au nombre de quatre vingt.

Viennent ensuite les coutilliers la mauvaise âme de la compagnie ils sont pourvu de leur coutille une lame large à double tranchant reposant sur un manche plus ou moins long . Leur mission est d’égorger les blessés ne valant ni rançon ni d'être fait prisonnier, ils récupèrent ce qui peut l'être sur les cadavres.

Galmar s'en revenait de sa course avec Saraus qui, gambadait l'air de rien comme si le chaos alentour n'avait aucune importance.
Mais le plus important était les personnes qui l'accompagnait elles étaient trois en tous premier lieux Alienor Lannister et ses deux garde les chevalier Richard et Johan .
Kaeril était heureux de voir un visage amicale . Il saluât comme il se devait Alienor et de façon plus sympathique ser Richard dont il gardait un bon souvenir et saluât ser Johan mais sans y mettre plus de coeur. Kaeril était en quelque sorte heureux de se trouver en bonne compagnie cela donnait le change avec l'immonde pourceaux : Gregor.

Je suis ravis de vous revoir dame Lannister je suis désolé des conditions dans lesquelles nous , nous rencontrons à nouveaux.
Vous avez bien fait de venir trouver refuge ici d'ici peut les rues ne serons plus sure .
J'espère que le voyage n'a pas été trop rude même si je devine facilement qu'il n'a pas dut être facile .


Entendant les pas lourd du capitaine du guet qui devait vouloir prendre sa revanche après l'affront qu'il avait subit , Kaeril se tournât vers lui et dit .

Capitaine soyez aimable et aidez dame Lannister et ses hommes à se mettre à l'aise nul doute qu'ils aurons besoin de récupérer.

Le capitaine devait bouillonner à l'intérieur mais se maîtrisait et se montrait affable envers Alienor et sa suite.

Kaeril discutât avec Galmar de sa petite course .

Alors Galmar je vois que vous n'êtes pas revenu seul c'est bien. Mais notre affaire qu'en est-til au juste.


Galmar répondis sur un ton froid

Nos compagnon aux coutille sont prêt .

Bien le moment viendra mais pour l'instant il faut nous rendre dans ce quartier.
L'air sera moins polluer. Et nous n'aurons à nous coltiner ce fils de chienne.


Kaeril battait le rassemblement de ses troupes. Et était bien content de se tirer de se trous puant.


Dernière édition par Kaeril Corbray le Mer 25 Jan 2012 - 21:01, édité 5 fois
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Message Mer 25 Jan 2012 - 0:53

Elle était donc entrée dans le grand sac en toile, héstiant à deux fois, fixant longuement les deux hommes qui ricanaient presque. Elle se mit en boule, on ferma le sac et ... On y voyait vraiment rien ! Elle se sentit soulever pour être balancer sur le dos d'un des deux hommes costauds et se sentit balloter. Elle ne pouvait rien observer et devait se fier qu'à son oreille et son odorat. Quel malheur, elle qui avait besoin de tout jauger, ne serai-ce que pour savoir ce qui se passait. Elle devina vite lorsqu'ils ralentirent. Sûrement étaient-ils arrivée à la porte de la muraille qui protégeait toute la ville. Elle retint presque sa respiration, angoissée, car elle n'y voyait rien ! Elle les entendit légèrement saluer les gardes et ils continuèrent leur marche, tranquillement. Bonne chose de faite. Après des minutes interminable, celui qui la portait la lâcha brusquement au sol.

Elle serra les dents et se retint fortement pour ne pas grogner un jurons ou gémir de douleur. Elle ne bougeait pas non plus, inspirant et expirant profondément pour ne pas se frotter le genoux. Quelle bande d'idiots ! A quoi servirait-elle si elle était blessée. Encore une chance, rien de grave. Soudain de la lumière envahi le gros sac de toile et elle vit le plus maigre des deux au dessus de l'ouverture. Elle s'extirpa du sac et vit un pan d'un des murs en bois du chantier. Ils l'avaient longuement contourné. Ils étaient au sud ouest du chantier. Elle regarda tout autour d'elle et s'étira un certain temps avant de vérifier une nouvelle fois ses affaires. Le plus petit et maigre s'approcha d'elle pour lui arracher des pochettes d'huile. Elle leva un sourcil sceptique.

- Tareck à dis que si on était assez gentil avec toi, tu le serais avec nous ...
- Je decide moi même de la gentillesse que j'offre aux gens ! rouspéta la jeune femme, alors qu'elle passait son tissus noir, une sorte d'écharpe sur la moitié de son visage.
- Non, réellement, t'auras besoin de bras... Et les cloches ont sonné, il faut faire vite. A deux on sera plus efficace...

Deirdre finit par hocher la tête, soupirant, alors qu'elle nouait entre eux, les pans de sa jupes entièrement fendue, se retrouvant en pantalon. Elle passa ensuite son châle crocheter sur ses cheveux bruns, laissant apparaitre que ses yeux. Le plus costaud s'en alla, pour trouver l'entrée du chantier et se présenta comme un ouvrier qui cherchait du travail. Les deux autres, se séparèrent les outils. Il lui fit la courte échelle, agile et légère, elle bondit au dessus du mur en bois tel un félin, vite suivit de son compère. Elle sauta sur le sable rapidement, et se cacha derrière un petit entrepôts. L'ombre de son allié ce jour là, se fit sentir au dessus de la sienne. Elle se pencha légèrement pour voir les hommes qui pouvait s'y trouver. L'autre, regarda de l'autre côté de l'entrepôt pour faire de même. Puis alors qu'il se retourna, Deirdre était plus loin, derrière un amas de planche. Elle lui montra le nombre de personne qu'elle avait compté, avec ses doigts. Par contre, elle ne voyait pas Elyn, chose qui l'angoissait assez, mais elle distinguait le bout arrière de la charrette. Elle demanda par d'autre signe, s'il l'autre voyaient des hommes à eux.
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Message Mer 25 Jan 2012 - 1:15

Tybolt écoutait Lord Hightower avec beaucoup plus d'attention désormais mais surtout il essayait comme son père lui avait enseigné d'articuler dans une autre partie de son esprit la manière dont ces révélations pourraient l'aider dans son but. Il n'était pas très doué dans cet art au contraire de son frère qui parvenait à élaborer des plans à plusieurs niveaux alors même qu'il s'entretenait avec un tiers. Pour Tybolt l'exercice avait tout d'un tour de force mentale... Une seule pensée revenait sans cesse au premier plan, à savoir qu'il pourrait avoir un allié au sein même du Conseil Restreint et cela avait tendance à éclipser tout le reste. Il ne pouvait d'ailleurs s'empêcher de sourire en écoutant Lord Hightower avancer plus avant dans ses confidences et son apparente franchise. Le bieffois n'avait plus rien à voir avec le personnage tortueux des premières minutes de leur entretien. Après que son invité eut terminé et non sans laisser entendre un long soupir Tybolt conclue donc. Feu mon père, le Lion Gris, avait coutume de dire que même le plus puissant des hommes devaient avoir des amis et savoir s'entourer... Se rapprochant de Clarence, Tybolt ponctua sa phrase d'une poignée de main virile et sincère. C' bien volontiers que j'accepte votre proposition Lord Hightower, puissent nos deux maisons profiter chacune de cette nouvelle entente. Le Roc répondra toujours à l'appel de Villevielle aussi longtemps que j'en serai le seigneur. Le jeune seigneur allait servir du vin pour qu'ils trinquent à la parole donnée, lorsque la porte de la grande salle s'ouvrit à la volée pour laisser entrer un premier serviteur à bout de souffle d'avoir couru, il n'avait pas fait trois pas dans la pièce que les Gardes du Lion avaient d'ores et déjà prit position, deux d'entre eux se tenant derrière l'importun, lame au clair. Ce n'est qu'en entendant ce qu'il dit alors qu'ils retinrent leur bras. Son cœur manqua un battement lorsque le nouveau venu l'informa de l'absence de Lady Maura. De nouveaux les Dieux tentaient de la lui enlever pour le punir d'il ne savait quoi mais il avait promis qu'il ne laisserait plus jamais rien lui arriver.

Face à ses nouvelles, la Garde vînt entourer son seigneur et Tybolt s’apprêtait à quitter la Grande Salle pour revêtir son armure lorsque une nouvelle personne arriva, il s'agissait de la servante personnelle de Lady Aliénor. Le jeune Lion su avant même qu'elle ne le dise la teneur de ce qu'elle allait lui dévoiler. Il ne pouvait pas en être autrement comment sa jeune sœur dont le crâne aussi jolie que vide ne semblait trouver que des moyens de le contrarier pouvait bien ne pas être elle même absente du Roc...! Il réprima un juron en frappant sèchement le dos du Garde devant lui, ce dernier ne sembla même pas ressentir le choc. Le seigneur du Roc s'adressa donc à Lord Hightower avant de partir s'équiper pour gagner Port-Lannis et la Haute Ville d'où il pourrait diriger les opérations. Il ne préférait même pas imaginer le chaos qui devait régner à l'heure actuelle dans la ville avec tout ces réfugiés et les cloches qui sonnaient.
Il semblerait Lord Hightower que la raison même de notre toute nouvelle amitié se rappel à notre bon souvenir. Libre à vous de vous joindre à moi, votre frère et vous, je ne serai pas contre une épée de plus mais dans le cas contraire, le Roc restera l'endroit le plus sur du royaume de Westeros pour vous comme votre frère. Jamais il ne fut prit par les armes et jamais il ne le sera. Alors même qu'il parlait, son valet personnel arrivait chargé de l'amure rouge sang du Lord . Le pauvre garçon croulait sous le poids et aurait chuté si deux gardes ne l'avait aidé au dernier moment. En toute hâte Tybolt enfila le pourpoint matelassé qu'on lui tendait alors que son valet s'affairait sur ses jambières. Se faisant le jeune seigneur donnait ses ordres à l'un des gardes, ser Russell, qui devait partir en premier lieu pour la ville. Rejoint en premier lieu le port et fais savoir aux servants des balistes d'appliquer la stratégie dont il a été question lors de notre dernier conseil de guerre. Ils devront feu à l'instant même où les premières voiles s'enflammeront. Je ne veux voir aucun de mes dromons à leurs mains qu'importe les pertes nous rebâtirons. Un traitre s'est immiscé parmi nous cela ne fait plus aucun doute Russel, je ne veux voir aucun homme d'arme autre que ceux là même du guet de de l'ost Arryn circuler librement dans la ville. Et fais cesser les cloches dès ton arrivée ! Le chevalier au casque léonin allait partir lorsque Tybolt le retînt par le bras gauche, son valet équipant le droit de sa pièce d'armure. Rejoins ensuite les autres au Septuaire et ramenez Lady Maura au Roc. Il jeta un coup d’œil du coté de Lord Hightower avant de décider qu'importe les risques il ne pouvait plus rien y faire de toute manière et seulement et malgré le secret, Maura était la seule chose qui lui importait, elle et l'enfant en son sein. Ramenez là en vie, saine et sauve ou rien de tout cela n'aura eu le moindre sens... Regardant le chevalier de sa Garde partir en courant, il ne se sentit complet que lorsque Rétribution fut enfin à son coté. Alors une fois entièrement caparaçonné et prêt au combat il se tourna vers Lord Hightower.
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Clarence Hightower
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Message Mer 25 Jan 2012 - 2:47

Clarence serra franchement la main de Tybolt Lannister et bien qu'il eût les doigts presque broyés par la poigne de fer du suzerain des Terres de l'Ouest, un sourire éclaira son visage et pour une fois, ce sourire puisait au cœur mêmes des sentiments du jeune homme. Il était sincère et s'il avait pu partager à la fois son soulagement et sa satisfaction, il aurait trinqué volontiers à la santé du Lion, mais hélas l'intervention d'un coursier porteur d'un message des plus alarmants le priva de cette opportunité. Des voiles fer-nées avaient jeté sur Port-Lannis un vent de panique et de terreur, l'alerte avait été donné et lady Maura se trouvait très probablement en ville, au septuaire, où elle priait... lady Maura était l'objet de sa venue au Roc, Clarence n'avait pu l'oublier. Sa mission était de contacter lady Maura Arryn pour lui remettre un pli secret et alors qu'il s'attendait à la trouver au Roc, voilà qu'il apprenait qu'elle se trouvait en ville, dans cette ville qui serait bientôt la proie d'un assaut des chiens de Dagon Greyjoy... les Sept avaient une curieuse façon de se jouer de la vie des mortels. On apprit dans le même temps ou presque que lady Aliénor, la propre sœur de Tybolt Lannister, était elle-même absente du Roc, à croire que tous et toutes s'étaient donné le mot. La garde du seigneur suzerain s'affairait autour de lui et certains lui tendaient déjà son équipement. Aux côtés de Clarence, son frère cadet et chevalier protecteur, déjà équipé, avait porté la main jusqu'à la garde de son épée dans un réflexe défensif qui le caractérisait. C'est droit dans les yeux qu'il répondit à Tybolt qui lui offrait la sûreté de sa forteresse. « Eh bien considérons que c'est le jour idéal pour éprouver l'amitié que j'appelle de mes vœux entre nos deux maisons. Nous sommes avec vous. » Clarence n'était pas un soldat, il le savait et malgré tout, il avait pris la décision d'accompagner Tybolt à Port-Lannis non de dépit ou de rage, car jamais Clarence n'agissait gratuitement, mais trois raisons s'imposèrent à lui : c'était l'occasion d'abord de veiller à ce que lady Maura survive pour le bon déroulement de sa mission ; c'était l'occasion ensuite de prouver tant à lui-même qu'à Tybolt Lannister qu'il était digne de foi malgré tout ; c'était enfin l'occasion d'envoyer un signal fort quant on raconterait plus tard que le Grand Argentier du Royaume se tenait aux côtés des forces fidèles au Trône de Fer lors de l'attaque de Port-Lannis menée par les Fer-nés en rébellion.

Clarence n'était pas équipé pour la guerre, mais par chance il avait revêtu sous sa tenue de voyage une jaque de maille et dissimulait sous sa tunique sa précieuse dague à la garde figurant la Grand-Tour. Il espérait paradoxalement ne pas avoir à s'en servir, même s'il savait qu'en suivant les pas de Lion il allait droit vers une ville en proie peut-être au carnage et à la terreur. En retrait, il attendait un signe de Tybolt qui donnerait le signal du départ. Son frère, comme lui, était décidé à se battre et d'une certaine façon, il avait appelé de ses vœux cette bataille depuis que les fer-nés étaient entrés en rébellion. Clarence prêta une attention particulière aux paroles de son hôte et s'il entendit parler d'un traître, de voiles enflammées, des cloches et de balistes, l'intriguèrent bien davantage les phrases concernant lady Maura Arryn. Certes, lady Maura Arryn était auprès des Lannister une invitée précieuse et la garante du bon usage des troupes concédées par lord Jasper Arryn et venues servir à l'Ouest, mais... pourquoi réagissait-il de la sorte, et qu'entendait-il par « rien de tout cela n'aura eu le moindre sens » ? Quelque chose d'étrange était à l’œuvre, mais Clarence ne voulait pas hâter ses multiples conclusions. Peut-être était-ce tout simplement que lord Tybolt Lannister était soucieux de la réputation de sa maison et s'il arrivait par malheur que lady Maura Arryn soit à nouveau la victime des exactions des Fer-nés... mais non, il devait y avoir autre chose. Clarence observait le Lion qui s'équipait et s'adressa à son frère à voix basse, sans pour autant se soucier de ne pas être entendu.
 « Tu te tiens prêt, Calvin et tu suis mes ordres. S'il t'en donne, cependant, tu obéis sans discuter. » Son frère acquiesça de la tête. Il comprenait, comme Clarence, que dans la bataille qui s'annonçait, leur camp, qui était celui de Tybolt Lannister, n'avait pas besoin d'un commandement à plusieurs têtes. Clarence et son frère s'inféodait le temps d'un événement aux ordres du Lion, car celui-ci d'une part était le mieux placé pour savoir comment défendre sa cité et d'autre part avait besoin d'une forte cohésion dans l'organisation sur le fait de cette défense. Une ou plusieurs voix discordantes dans les rangs était aussi inutile qu'improductive. Son regard, qui témoignait malgré lui de ce qu'il commençait à saisir l'insaisissable, croisa celui de leur hôte. « Nous sommes prêts à vous suivre. »
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Message Mer 25 Jan 2012 - 7:57

Alors qu'elle passait devant le bordel, Jyanna fut interpellé par une femme. Du moins elle en prit conscience alors qu'elle était sir le point de reprendre la route. La dame brune lui offrait un repas contre une chanson, offre ouverte pour une durée indéterminée apparemment. Une nouvelle opportunité pour elle.

- Je vous remercie pour votre proposition, ma dame, mais je dois la décliner pour aujourd'hui, je suis attendue à la citadelle. Je passerai dans votre établissement dès que possible. Que la journée vous soit profitable, ajouta-t-elle avec un sourire.

Jouer dans ce genre de lieux ne rebutait pas la ménestrelle, même si ce n'était pas un établissement dont elle avait l'habitude. Pourtant, elle pourrait se faire un bon petit revenu avec tous les clients que devaient charrier le bordel, car vu la façade, celui-ci devait être lucratif. Et puis tout comme les tavernes, il était possible d'apprendre beaucoup de chose sur les clients. Confession par l'alcool, révélations sur l'oreiller... Très instructif, bien qu'elle ne vendait pas son corps comme les prostituées. Non, elle choisissait elle-même de se donner ou non à un homme et changeait suivant ses envies. Reprenant sa route, elle s'arrêta près du septuaire. Elle était encore en train de tergiverser sur la décision à prendre quand elle entendit les cloches retentir. Levant la tête, Jya se demanda ce que signifiait tout cela. Jinto, surpris, poussait de petits craintifs. L'alarme... Quand la stormienne prit conscience de cela, un frisson glacial descendit dans son dos. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : les fer-nés étaient aux portes de la ville. La foule s'agitait et Jyanna se trouvait en mauvaise posture entourée par tout ce monde qui se bousculait pour se mettre à l'abri. Ballotée, elle tenta de sortir de la masse, tout en préservant ses affaires et son petit singe, mais les mouvements fluctuants de la populace l'envoyèrent vers le cortège de chevaliers.

Se retrouvant soudain face à une tête chevaline, Jyanna s'écarta avec agilité du chemin de l'équidé, évitant le piétinement. Elle remercia ses maitres de danse pour lui avoir fait developpé ses aptitudes avant de regarder qui était devant elle. Le chevalier de tête criait un nom familier. Elle vit une opportunité pour sortir de ce guêpier et s'éloigner de la menace fer-née qui s'abattrait en premier lieu sur le port. Logique.

- Lady Arryn!

Elle agita le bras pour signaler sa présence à la noble dame, qu'elle connaissait de vue mais avec qui elle avait peu discuté jusqu'à présent, s'étant principalement entretenue avec les seigneurs des lieux. Elle s'approcha également pour lui permettre de la reconnaître et éviter toute méprise quant à ses intentions. Elle n'échappait pas à la foule pour se finir embrocher par les gardes de Maura.

- Emmenez-moi avec vous... s'il vous plait...

Sa demande était légitime, teintée d'une légère supplique ce qui importait peu à ses yeux, mais la noble y répondrait-elle favorablement? C'était une toute autre chose. Néanmoins, la musicienne aurait plus de chance de s'en sortir à cheval qu'à pied avec la panique qui se répandait dans la foule. Jya sentait le regard des protecteurs sur elle, prêts à intervenir en cas de souci. Jinto s'était blotti contre son épaule et s'agrippait pour éviter de tomber. Elle avait l'impression que sa vie était suspendue à la décision qui allait venir.
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Message Mer 25 Jan 2012 - 16:14

HP : ce message n’est pas un message de relance. Il s’agit simplement d’une réponse aux gens qui ont déjà posté afin de leur donner les indications attendues quant à leurs actions. Ceux qui n’ont pas encore répondu ne sont donc pas concernés !

HP2 : note importante ! J’avoue que j’aurais du faire cette précision avant, mais cela me semblait logique si l’on comparait à la carte générale de Westeros. Sur le plan de Port-Lannis, le nord se trouve à la gauche du dessin, la mer étant en effet à l’ouest de la ville. Merci d’en tenir compte Wink


Sortant de la brume, les Fer-nés furent les premiers à se rendre compte de la situation qui se présentait à eux. Mais ils connaissaient tous leur mission et ils savaient ce qu’ils avaient à faire. Passé l’instant de la surprise, Harald Timbal fut le premier à donner ses ordres. Ciblant un navire posté au nord du port, le Cruel fit voile dans cette direction. Le navigateur à bord repéra bien vite les balistes qui protégeaient le port et le boutre put corriger sa trajectoire pour s’en tenir au maximum hors de portée. Il évita de justesse un projectile tiré trop court, mais les marins savaient qu’à force d’essais, les servants des armes de siège finiraient bien par les toucher. Par chance pour eux, le petit navire des îles finit par disparaitre à la vue derrière le massif dromon et l’heure de l’assaut arriva. Se collant à la coque du vaisseau de l’Ouest, les Fer-nés s’élancèrent à son bord tandis que des archers perchés sur le pont de la galère tentait déjà de tirer des flèches enflammées allumées sur un brasero en direction du boutre... [HP : je te laisse décrire la bataille ! Regarde les notes indiquées au paragraphe suivant. Ne donne aucun résultat à ce sujet, je m’en occuperais moi-même !]

Alors que le Cruel se lançait à l’assaut de son premier navire, Sargon Harloi donna ses ordres pour que la Veuve Salée attaque à son tour une cible définie. Le navire fer-né ne mit pas longtemps à arriver à la hauteur du dromon et les grappins lancés permirent aux marins de grimper à bord. La bataille entre les combattants des îles et les soldats commença dès lors et les blessés comme les morts ne tardèrent pas à tomber par-dessus bord. Mais ce n’était là que le début et il restait encore beaucoup à faire ! Pourtant, la situation sembla soudain tourner d’une manière très imprévue… Levant les yeux, Sargon vit en effet l’un des soldats de l’Ouest mettre feu à la voile du dromon ! [HP : je te laisse décrire la bataille de manière plus précise ^^ En effet, tu n’as que 80 hommes à bord de ton boutre alors qu’il y a dans les 40 soldats Lannister sur le pont du dromon, sans compter les 240 rameurs situés dans les sections plus basses. Note que si les soldats savent se battre, ce n’est pas du tout le cas des marins qui ne sont que de simples paysans ou citoyens. N’oublie pas de tenir compte des dernières informations ! Very Happy De ton côté Aaricia, tu peux aussi te lancer dans la bataille et décrire ça du point de vue de ton personnage]

Pendant ce temps, les autres boutres faisaient de même. Certains, plus petits, se lançaient à plusieurs sur une même cible comme si de petits poissons carnivores s’attaquaient à une grosse proie trop lente pour se mouvoir correctement. Malheureusement pour eux, ils ne tardèrent pas à s’enflammer sous les tirs des flèches enflammées ou à couler après avoir pris de plein fouet un tir de baliste. D’autres boutres, plus impressionnants, imitaient le Cruel et la Veuve Salée. C’était par exemple le cas de la Veuve Noire qui venait de se lancer contre un dromon un peu plus proche des digues du port. Mais lui aussi du voir sa cible s’enflammer sous ses yeux… Quant au plus gros navire de la flotte d’attaque, la Larme Noire de Cormartel, il s’était directement dirigé vers le seul navire différent des autres, la galère de l’Ouest nommée le Fils du Roc. L’abordage ne tarda pas à avoir lieu et la bataille promettait d’être sanglante.

*** *** ***

Entraînée hors du septuaire par les Gardes du Lion, lady Maura n’avait d’autre choix que de se mettre à l’abri. Mais si les choses avaient pu lui sembler calmes à l’intérieur du lieu saint, la situation en était toute autre une fois à l’extérieur. Les mendiants s’agitaient sur le parvis du septuaire, certains de peur, d’autres de colère. Ils étaient venus dans cette ville sur invitation de lord Lannister et pourtant, ils crevaient tous de faim ! Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’ils étaient maintenant menacés par les Fer-nés ! Et plutôt que de les protéger eux, peuple de l’Ouest, on faisait tout pour abriter une étrangère des lointaines montagnes du Val ?? Cette situation incompréhensible pour les mendiants mais aussi pour les citoyens ordinaires commença à faire grandir leur colère, colère nourrie aussi par la peur des îliens. Comment réagiraient-ils si elle décidait d’aider cette pauvre ménestrelle sans même leur donner une chance à eux ? Difficile à dire…

*** *** ***

Dans la cour de la caserne du Guet, le commandant Gregor avait éclaté de rire devant ce lord un peu trop présomptueux qu’on lui avait donné en renfort. « Et quel champ d’bataille m’sire ? Savez qu’c’est la paix dans l’royaume ? Sauf ces foutus Fer-nés, y a pas eu d’combat valable depuis Herberouge. A moins qu’vos chevaliers trouvent honorables d’tuer des pauvres bougres qu’ont rien ? M’est avis qu’c’est vot’ cas. Et pour vot’info, les Fer-nés, ça s’bat pas avec des lances, mais des grosses haches qu’vont vous trancher vot’ barbiche bien taillée. F’riez bien d’connaitre votre ennemi, s’vous voulez gagner la guerre. » Le commandant avait ensuite laissé sortir le seigneur du Val, mais il n’avait pas tardé à le suivre lorsque retentit le signal d’alarme. Il donna rapidement les ordres à ses sergents qui savaient quoi faire avant de lancer un regard vers le lord qui puait l’arrogance à plein nez. « M’sire, vos ordres, c’est d’allez au Griffon. Sert à rien d’envoyer vos gars aux balistes. Les officiers d’not seigneur s’en occupent déjà et y’sont ptet plus compétents qu’vos chevaliers. Pis c’est pas vous qu’décidez d’ça, mon gars. Z’êtes sous mes ordres et si ça vous plait pas, z’avez qu’à aller voir not’seigneur Lion. Vous expliquera ça lui-même. » Délaissant l’homme pour regarder lady Aliénor. « Ma dame, si vous voulez bien me suivre. »

[HP : Kaeril, je te rappelle que tes hommes sont liés au Guet et reçoivent donc les ordres des commandants de cette milice. Ils n’ont aucun pouvoir sur les balistes qui sont contrôlées par les soldats de la maison Lannister joués par Tybolt. De plus, je t’avais déjà signalé que tu ne pouvais pas utiliser les hommes de ta maison ou du Guet comme PNJ. Ces derniers sont joués par la Corneille. Tu ne peux que faire agir et réagir Kaeril, et tes trois PNJ. Donc je ne tiens pas compte de ce que tu dis sur le commandant Gregor.

De plus, tu ne peux avoir aucune information sur Elyn ou Deirdre. Port-Lannis est une ville immense divisée en quartiers. Elyn et Deirdre viennent tout juste d’arriver et comme aucun de tes hommes n’étaient là où elles se trouvent, tu ne peux rien connaître à leur sujet. D’autant que comme la graisse de baleine étant utilisée de manière régulière sur le chantier naval (comme indiqué dans le message précédent), personne ne peut trouver ça louche. Je ne vais donc pas tenir compte de la fin de ton message puisque cela ne colle ni à tes aptitudes, ni aux capacités de tes PNJ. Je me limite à ces conséquences pour ce message-ci mais s’il arrive malheureusement que tu refasses un message où Kaeril est joué de manière gros-bill (il n’est ni télépathe, ni Saroumane), cela risque et va se retourner contre lui. Tu es prévenu Wink ]

*** *** ***

Après avoir passé les portes, la Fer-née infiltrée, Elyn Bonfrère, continua de jouer sur sa couverture, se faisant passer pour une marchande effrayée. Cela semblait marcher puisque les hommes du Guet y croyaient. D’un autre côté, ils avaient aussi d’autres pensées en tête alors que les cloches se mettaient à retentir en ville. « Vous inquiétez pas, ça va aller vite, je pense. Une fois au chantier, on vous décharge vos tonneaux et vous pouvez directement repartir chez vous. Les gardes savent y faire pis comme les civils peuvent pas passer les portes… » Question de sécurité, évidemment. Seuls les soldats Lannister ou les hommes du Guet pouvaient entrer dans le chantier. Ou alors les ouvriers, mais ces derniers bénéficiaient d’une sorte de passe. S’ils voulaient conserver leurs tonneaux et mener leur mission à bien, les Fer-nés allaient devoir trouver une solution, et vite. Le chantier n’était plus qu’à quelques centaines de mètres d’eux… « Vous s’rez sûrement déjà à l’abri que vous aurez même pas encore senti la puanteur de ces chiens des îles, je pense ! »

Plus loin, à l’entrée du chantier, l’un des hommes de Tarbeck se présenta pour s’engager comme ouvrier. Il fut toutefois rapidement congédié, invité à revenir plus tard. En effet, avec les cloches d’alerte qui sonnaient, on avait autre chose à faire que des recrutements. Pendant ce temps, Deirdre et son acolyte parvinrent à entrer dans le chantier, mais ils étaient maintenant seuls. Des ouvriers s’affairaient tandis que des soldats allaient et venaient. Elyn étant toujours coincée à l’extérieur, il fallait attendre et surtout, ne pas se faire prendre.

*** *** ***

Apprenant la nouvelle, lord Tybolt envoya directement l’un de ses chevaliers, ser Russel, en direction de la ville, avec des ordres. Ce dernier ne tarda pas à partir avec une escorte et, chevauchant à bride abattue, il atteignit rapidement le port. Suivant son arrivée, les cloches ne tardèrent pas à cesser de résonner, même si l’on pouvait toujours avoir l’étrange impression que cela continuait dans les têtes de tous les habitants. Ce faisant, il transmit les ordres de lord Lannister aux capitaines des armes de siège avant de repartir aussitôt en direction du septuaire. Il espérait y retrouver lady Maura en compagnie des Gardes du Lion… Dans le pire des cas, il espérait que quelqu’un puisse lui indiquer où elle se serait rendue.

Pendant ce temps, les servants des balistes commencèrent à appliquer les ordres de ser Russell. Plutôt que de tenter de toucher les boutres trop rapides, ils modifièrent l’angle de tir de leurs armes pour bombarder les dromons dont les voiles s’enflammaient. Les Fer-nés à bord eurent donc le déplaisir de devenir les cibles de leurs ennemis et cela même à bord de ses propres navires !



HP3 : vous connaissez la manœuvre ! Si y a des questions ou des besoins de précisions, MP !

Le plan sera mis à jour ce soir donc don’t panic ! Wink
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Message Mer 25 Jan 2012 - 16:55

Harald fut le premier à mettre pied sur le navire, la corde que Godrik avait lancé s'étant solidement amarrée contre le bastingage du dromon. Il salua son marin avec gratitude et grimpa à toute vitesse, Pluie Pourpre toujours dégainée. Bien entendu, un homme tenta de couper la corde. Bien entendu, ce fut la main de l'homme en question qui fut coupée. Le premier sang. Harald le regretta, en soi... Il aurait préféré que son premier sang soit plus digne. Plus intéressant. Un vrai combat. Là, tout ce qu'il eut à faire fut de prendre l'homme par le col et de le lancer par-dessus bord. Un sacrifice pour le Dieu Noyé.
Un deuxième homme se dirigea vers Harald, cette fois en livrée de soldat. Le combat aurait pu être intéressant si l'homme, focalisé sur Harald, avait remarqué le deuxième marin qui venait de monter à bord. Un lancer de hache mit fin à la charge du soldat du Lion avant même qu'il ne puisse pousser le moindre cri de guerre.
Le Trompe-la-Mort vit un homme se saisir d'un arc et enflammer une flèche. Qu'essayait-il de faire ? Le Cruel n'était pas visible de la position de l'homme. Mais le Lord Capitaine avait d'autres soucis en tête pour le moment. C'est-à-dire les trois hommes qui chargeaient droit vers lui. Pas des soldats, cette fois. De simples rameurs. Harald esquiva le coup du premier avec aisance, comme au ralenti, et ne s'occupa même pas de le tuer. D'autres marins Fer-Nés montaient déjà à bord et s'occuperaient de lui. La cible du Trompe-la-Mort était toute autre. Un capitaine. Quelque chose. Mais ces hommes... rien ne les distinguait les uns des autres. Il lui faudrait tuer au hasard ?
Il continua à s'enfoncer dans le navire, espérant pouvoir atteindre la cale avec ses hommes. Un trou bien placé, et il en serait fait de ce vaisseau. Une quarantaine d'hommes le suivaient. Là où lui combattait avec grâce et élégance, un félin en chasse, eux étaient des ours lâchés sur des brebis. Pas de subtilité.
Et alors il vit la voile commencer à brûler. En temps normal, cela ne lui aurait pas posé de problème.
Mais ils n'avaient pas de torche.

« Qu'est-ce que... »

Détruire son propre navire pour l'empêcher de tomber entre les mains des ennemis ? Voilà qui semblait une stratégie probable. Mais pourquoi uniquement la voile ? C'était sans aucun doute l'une des stratégies les plus insensées dont il ait entendu parler jusqu'à présent...
A moins que... Les faire brûler avec eux ? Les faire couler avec eux ? En emporter le plus possible dans la mort... voilà qui semblait un plan probable. Un plan que lui aurait approuvé, voire mis en place en tous cas. Et il ne le mettait pas hors de portée de ses adversaires. Sous-estimer un ennemi finissait souvent par se retrouver avec sa lame sous la gorge.
Alors, il dut donner un ordre qu'il ne donnait jamais. Un ordre qui allait contre tous ses principes.

« Repli ! S'ils veulent se faire cramer eux-mêmes, qu'ils s'amusent ! Mais il n'y aura pas de Fer-Né grillé au menu de ce soir ! »

Comme un seul homme, les Fer-nés firent demi-tour. Il n'était pas bon de discuter un ordre du capitaine. Encore moins maintenant qu'il était Lord Capitaine.

Le feu... mourir par le feu... murmura la voix.
PAS MAINTENANT!

Un cordon de marins était resté protéger les cordes qui reliaient le dromon au boutre. Certaines étaient tombées, mais pas toutes. Harald se dirigea vers elles, suivi par ses hommes, et répéta son ordre de repli.
Peu importe la façon dont il le tournerait, cela ressemblait beaucoup trop à une fuite à son goût...
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Sargon Harloi
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Message Mer 25 Jan 2012 - 18:28

     Lorsque le capitaine leva les yeux, il posa le regard sur un soldat qui mettait le feu à la voile de son navire et le jeune homme fronça aussitôt les sourcils. Ces Lannister étaient-ils riches au point de pouvoir brûler leurs navires sans ciller ? Pauvres fous, le Fer-né sentait son esprit s'enflammer à voir que l'on pouvait ainsi dédaigner de telles merveilles, même si les Dromons n'étaient pas aussi maniables que les boutres Fer-nés, ils restaient de bon bateaux. Peu lui chalait au final, si ce lord Tybolt n'avait aucun problème à sacrifier ses navires et quelques hommes cela leur faisait un point commun, Sargon non plus reculait pas devant le sacrifice de quelques personnes ! Laissant aussitôt son air étonné s'envoler, le Harloi pressa le pas pour gagner rapidement les côtés de l'homme qui avait scellé le destin de son navire, puis il lui lâcha quelques mots alors que l'agitation autour de lui gagnait ses hommes qui continuaient le combat comme si ne rien n'était.

     ▬ On parie que je te tue avant que ton navire ne flambe fils de chienne ? »

     Sans attendre la réponse du malheureux soldat, le jeune homme effectua une frappe rapidement avec Crépuscule qui vit son acier Valyrien se tâcher de sang. A peine l'hémoglobine avait-elle giclée qu'un premier boulet fit exploser le bastingage du Dromon, manquant d'emporter le capitaine au passage. Rapidement, le Harloi se pencha puis ramassa un bout de bois de la balustrade explosée autour duquel il enroula un morceau de tissu arraché à la voilure. S'assurant que personne n'approchait, le capitaine alluma le tout avec le feu situé dans le brasero avec lequel l'homme de l'Ouest avait mis le feu à la voilure, prenant bien évidemment garde à ne pas se faire attaquer en traitre de côté. Ils n'avaient pas de feu sur la Veuve Salée, mais pour couler des navires c'était bien plus pratique et efficace, même si moins rapide, que de perdre son temps à abîmer la coque pour le faire sombre. Prenant garde à ce que les flammes ne s'éteignent pas, alors que celles qui couraient sur les voiles commençaient à gagner en vigueur, le capitaine de la Veuve Salée s'éloigna du point de départ des flammes en se chargeant de se faire un chemin à travers les combats. Passant à côté d'un colosse de son équipage, le jeune homme lui désigna l'étage inférieur où les rameurs se situaient.

     ▬ Bloque l'issue, qu'ils crèvent brûlés si c'est ce que leur lord demande si gentiment ! »

     L'homme s'éloigna rapidement, il restait environ vingt marins sur la Veuve Salée, ce qui leur donnait une vingtaine d'hommes en plus des soldats présents sur le pont, Sargon s'appliquait d'ailleurs à faire diminuer ce nombre du mieux qu'il pouvait, sans cesser de surveiller l'avancée des flammes. Ces dernières n'étaient heureusement pas attisées par le vent assez calme, mais elles gagnaient rapidement du chemin et il faudrait bientôt évacuer les lieux. Arrivé au bord du bastingage il interpella un marin sur son boutre et lui envoya la torche de fortune pour qu'il la rattrape et la mette de côté et s'assurant qu'elle ne s'éteigne pas, puis Sargon reporta son attention sur les combats pour se jeter dans la mêlée. De son côté, le marin envoyé par le capitaine avait refermé la porte des cales inférieures avant de renverser plusieurs tonneaux dessus pour empêcher les rameurs de pouvoir ouvrir à nouveau. S'ils devaient mourir, autant que ce soit de la manière la plus affreuse qui soit, noyés ou brûlés. Les combats faisaient rage, quelques marins étaient déjà tombés tout comme plusieurs soldats tandis que les bombardements continuaient sans faiblir, Sargon lança alors l'ordre de repli.

     ▬ Retournez sur la Veuve Salée, ceux qui n'y seront pas crèveront comme ces amateurs ! »

     Tranchant une dernière fois dans le vif, Sargon donna un coup de pied dans le brasero qui se renversa puis recula, Crépuscule toujours à la main, s'assurant que ses marins se repliaient bien. Il ne fallut pas longtemps avant que l'équipage de la Veuve Salée soit à nouveau au complet sur son pont, du moins sans compter les morts inévitables qu'il y avait lors d'un abordage. Sargon s'assura aussi que lady Aaricia et Yoren étaient à bord avant de trancher les cordes qui retenaient encore le boutre au Dromon, rapidement imité par les autres marins, puis chacun regagna sa place et ils s'éloignèrent rapidement de leur ennemi qui commençait déjà à brûler plus gravement. Les tirs des balistes avaient gravement entamé le Dromon qui plus est. Cela serait plus long que s'ils avaient eu la possibilité d'abîmer la coque eux-mêmes, mais vu l'avancement des flammes et les dégâts sur le bâtiment ce n'était pas la peine de s'embêter avec tout cela. Le capitaine leva les yeux vers le Dromon abîmé par les tirs, ils étaient partis juste sur le fil du rasoir, cela avait été risqué, mais le capitaine n'avait aucune envie d'échouer dans sa mission. Même si cela devait lui coûter quelques marins. Après tout, c'était remplaçable non ?

-----------------

Maître du Jeu : Est-ce que je réussis à garder le feu allumé avec ma torche ? Est-ce que le brasero renversé et la voilure en feu le Dromon brûle entièrement ? Est-ce que les rameurs et les soldats restant brûlent ? Quels sont les dégâts ?


.


Dernière édition par Sargon Harloi le Mer 25 Jan 2012 - 22:04, édité 2 fois
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Message Mer 25 Jan 2012 - 19:46

Les mendiants de la place et quelques citoyens qu’elle jugeait ordinaires semblaient commencer à s’exciter à l’idée de voir lady Arryn traverser la ville afin de pouvoir être mise en sûreté dans la ville haute. Du moins était-ce la destination que Maura comptait atteindre. En tout et pour tout, il y avait bien une petite cinquantaine de personnes devant eux. Rien que sa garde ne puisse couper en morceaux pour la dégager de là. Les premières épées étaient déjà tirés au clair quand les cris commencèrent :

 « Pourquoi elle ?! Ce n’est qu’une étrangère ! »
« Pourquoi notre bon seigneur protège-t-il une montagnarde plutôt que nous ?!  Que lui avons-nous fait ?»
« La peste soit des Grands ! Le Lion nous laissera crever sous l’acier fer-né ! »
« J’ai sept petits enfants que je dois nourrir seule parce que mon mari a été égorgé par un monstre de fer ! Pitié ma Dame, pitié !!»


Un crachat à terre suivit la dernière insulte nommément lancée contre Maura cette fois qui détourna carrément la tête avec une certaine hauteur. Qu’ils aillent donc se faire prendre à sec et au sel par les gros manches des haches fer-nés ces braillards ! Un autre cri retînt son attention, plutôt le petit singe que le cri d’ailleurs, mais elle reconnut la jeune femme qui l’avait poussé. Une saltimbanque ou un ménestrel… elle ne savait plus vraiment mais elle l’avait félicitée de sa performance au Roc quelques jours auparavant. Elle se souvenait du petit singe qui devait venir de Volantis. Pendant quelques secondes, elle faillit dire à un chevalier de prendre la jeune blonde en croupe mais quoi ?! Pouvait-elle décemment laisser des gens risquer la mort alors qu’ils la suppliaient de les aider ? Enfin ils suppliaient son mari mais n’était-ce pas dès lors du pareil au même. Ses mains tirèrent sèchement les rênes. Si les Fer-nés ne s’en chargeaient pas, Tybolt la tuerait lui-même. Les chevaliers s’arrêtèrent surpris alors qu’elle faisait volter le blanc destrier qu’elle montait depuis l’embuscade de Falaise.

 « Tout le monde ! Au septuaire ! Ses murs et les Sept nous protègeront de leur dieu impie ! Toi aussi la jongleuse !»

Il fallut bien quelques secondes avant que son escorte ne réalise la nouvelle folie qui venait de passer par la tête de la dame du Val mais la jeune femme était déjà à terre prête à donner des ordres pour que l’on commence à donner des bâtons aux mendiants mais cela avait été sans compter sur les ordres donnés au capitaine de la Garde du Lion par Lannister en personne. Une main la saisit brusquement pour l’entrainer vers le palefroi blanc abandonné aux mains d’un page lui tirant un cri strident.

 « Les ordres de Sa Seigneurie sont de vous ramener au Roc saine et sauve, pas de jouer les épouses vierges du Bienheureux Baelor ! »

Prise d’une soudaine colère, Maura griffa la main gantée de faire ne réussissant qu’à se faire mal une fois de plus. Elle suffoquait de fureur. Qui cet homme croyait-il être pour poser la main sur elle contre sa volonté ? Qui ? Elle allait hurler une nouvelle fois quand d’autres bras l’attrapèrent un bâton tapa rudement le bras du capitaine des Lannister qui la lâcha. L’odeur plus que le reste la renseigna. Des mendiants ? De mieux en mieux…

 « Ne faîtes pas de mal à la bonne Dame ! Ne la touchez pas ! »

L’épée fit reculer les importuns provoquant un nouveau cri de frayeur chez la jeune femme tandis que la rude poigne la saisissait encore une fois plus durement pour la trainer - elle freinait des quatre fers - vers le propre cheval du capitaine. Mais, cette fois, en plus des mendiants qui hurlaient aux gardes rouges de lâcher la dame, les chevaliers du Val avaient tiré leurs épées et se tenaient entre les cheveux et leur dame entrainée de force. Maura, tempêtant et hurlant d’une manière pire à celle d’une sauvageonne, se laissa choir au sol.

 « Lâche-moi sale chien ! Lâche-moi ! »

Un nouveau raclement d’acier et les gardes Lannister dégainaient pour faire face aux vassaux de la Maison Arryn. Cela allait tourner au sang sans que les Fer-nés ne s’en mêlent ! Les doigts de la jeune femme se saisirent de sa cravache et se relevant d’un bond aidé par la poigne brutale du capitaine défiguré de Tybolt, elle le fouetta au visage de toutes ses forces. Le casque léonin était resté accroché à la selle et une marque sanguinolente balafra la joue du chevalier rouge qui s’empourpra de colère mais la lâcha.

 « Je suis la Dame de l’Ouest et du Val ! Je suis l’épouse de ton seigneur et je porte son enfant ! Pose encore une fois la main sur moi et tu ne dégaineras plus ton épée qu’avec tes dents ! » lâcha-t-elle froidement mais aussi sûrement que si elle avait été assise sur le trône des Eyrié.  « Tous au septuaire ! »

D’un signe, elle fit signe à la saltimbanque de la rejoindre tandis qu’elle montait les marches entourées de ses six chevaliers du Val.

 « Tu sais te défendre, la fille ? Avec un couteau ou une dague ?  Les autres, il faut prier pour que le Guerrier insuffle sa force à nos courageux défenseurs !»

Pas de courtoisie. Le temps n’était plus aux ronds de jambe. De leur côté, après quelques secondes d’incrédulité devant les mots que la dame avait lancé à la face de leur chef, les membres rouges de sa garde suivirent en se demandant où Lord Tybolt avait bien pu pécher cette folle. Ne restait plus qu’à décider comment mettre le septuaire en défense.
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Message Jeu 26 Jan 2012 - 18:21

Une odeur de peur régnait sur la ville. Elyn fixait toujours l’océan, jouant sur ses talents d’actrice, laissant transparaître la terreur sur son visage alors que l’excitation brûlait dans tout son corps. Elle voulait absolument apercevoir ne fus-ce qu’une ombre de son précieux boutre, tout en sachant que c’était impossible. Elle devait, pour l’heure, se concentrer sur sa tâche mais ce n’était pas aisé. Elle aurait été plus à l’aise en tant que capitaine, même si elle aimait se glisser dans la peau d’une autre personne. Elle ne portait même pas sa cotte de maille sous sa robe, ce qui lui donnait l’impression d’être nue. Pour attraper Faucheuse, elle aurait besoin de deux secondes, mais c’était déjà une de trop pour quiconque capterait son geste. Le sergent leurs dit alors qu’ils ne pourraient pas rentrer à l’intérieur du chantier, qu’ils déchargeraient simplement leur marchandise puis devraient s’en aller. Si Elyn avait eu la certitude qu’ils ouvriraient directement les portes du chantier et n’attendraient pas qu’ils soient loin, elle n’aurait pas bougé. Hélas, elle ne pouvait en jurer et ne voulait pas prendre de risques. Ce sera l’occasion pour toi d’expérimenter tes nouveaux talents, lui avait dis Sargon. Sa séduction était certes un atout, si elle s’en servait bien mais en situation de crise, elle craignait que cela soit trop flagrant. Quoi que. Elle venait d’avoir une idée, sans savoir si elle fonctionnerait ou non. Une erreur et ils étaient finis…
« Vous…Vous allez nous l’ssez dehors ? Hors du…J’veux dire à la merci… » Elle se mit à trembler. Merik se tourna vers elle, lui lançant un regard noir, parfaitement dans son rôle. « Tais-toi ! ‘passeront pas qu’t’a dis l’garde ! Sais c’qui dis ! C’est l’garde ! » Elle se tourna vers celui qui avait été présenté comme le sergent Davos et donc le chef des trois autres soldats. Il marchait près du chariot, juste un peu devant elle. Elyn se pencha en avant et tout le monde pu remarquer que sa robe était décidément trop serrée au niveau de la poitrine. Peu importe, c’était voulu. Les yeux écarquillés par une terreur feinte, elle lui dit : « J’ai d’ja perdu ma sœur…J’vous en supplie, nous laissez pas dehors…On s’ra en sécurité dedans, avec vous et…Et tous les gardes… » Elle ne voyait toujours pas Deirdre, mais elle n’avait plus le choix. S’ils continuaient de refuser, elle devrait attendre près de la porte et s’arranger autrement…Prier le Dieu Noyé pour qu’elle s’ouvre, peut-être. « J’vous en supplie… »

HJ: Intervention du MJ si possible, histoire de savoir si le charme opère Razz
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Message Jeu 26 Jan 2012 - 20:43

Se tenir ainsi dans les murs du Roc, en armure n'était en soi pas une chose nouvelle, bien souvent le jeune Lion avait porté l'armure pour aller s'entrainer ou même pour simplement parader lorsqu'il rejoignait les chantiers navales afin d'y suivre l'avancée des travaux, cependant aujourd'hui un goût particulier lui emplissait la bouche. Il allait et devait se rendre à Port-Lannis en armure non pas pour simplement paraitre mais bel et bien combattre et défendre la ville. Lord Damon avait-il jamais eu à faire une telle chose, il n'aurait su le dire, il y avait bien eu la bataille...perdue...contre les forces Feunoyrs mais cela n'avait pas le même sens, les rebelles ne souhaitaient pas prendre ou détruire la ville. Le contact familier de la garde de Rétribution dans sa main le réconforta quelque peu et devant l'acceptation de Lord Hightower, En ce cas ne perdons pas plus de temps il se mit alors en branle suivit par les cinq gardes encore présents à ses cotés. Les destriers attendaient d'ores et déjà sur la place, chacun tenue par un lad, tous plus impressionnés par ces hommes partant en guerre que par l'idée des Fer-Nés pouvant entrer dans le Roc. Ces gamins avaient été élevé dans le culte de la maison Lannister et le rappel presque quotidien que jamais personne n'avait pu et ne pourrait prendre le Roc par la force. Une fois en selle sur le dos de Antares, son étalon bai-brun, Tybolt offrit un sourire serein au jeune garçon qui lui tendait les rênes de la monture de guerre. Il n'était certes pas lui même le plus sûr des hommes en ce moment mais il avait jugé bon de montrer un visage confiant en une telle occasion et le sourire plein d'espoir que lui rendit le lad le conforta dans cette impression. Lord Damon lui avait toujours indiquer que jamais un chef ne doit douter, tout du moins face à ses hommes, toujours il doit donner l'impression forte et impérieuse de certitude et de confiance. Seule cette attitude était en mesure de garder les troupes du questionnement et de la remise en question des ordres donnés. Pressant les flancs d'Antares, Tybolt mit la petite colonne en route vers les portes de la citadelle et un par un il les franchir au petit trot pour ne lancer le galop qu'une fois à l'extérieur des murs et certains que les portes étaient refermées derrières eux. Le grand oriflammes tenu par l'un des gardes se déplia et commença à flotter dans le vent alors que la petite troupe descendait le chemin menant à Port-Lannis.

Très vite, trop vite peut être pour que le jeune chevalier ne se soit préparé mentalement, la colonne atteignit les portes de la ville. Ces dernière s'ouvrirent grand en voyant le seigneur Lannister arriver et la troupe pénétra dans la ville avant que Tybolt ne s'arrête à proximité des hommes du guet gardant les portes. Il avait du reste bien du mal à garder Antares calme, l'agitation alentour faisait piaffer le destrier sous lui, martelant le sol des quatre fers. Le jeune seigneur le faisait donc tourner sur lui même pour contenir l'envie de l'animal de se lancer au galop. Tournant la tête à chaque fois qu'il se trouvait dos aux gardes il tenta tant bien que mal de donner ses instructions.
Plus personne n'entre ni sort sans être escorté de soldats Lannister et pouvant justifier de son statut. La ville est désormais fermée, abattez quiconque approche à moins de dix pieds des murs extérieurs. Antares fit une nouvelle volte, l'écume au mors. Envoyez des hommes réquisitionner toutes les barriques, tonneaux et autres contenants plein d'huile, graisse et autres produits inflammables au travers la ville et faites les parvenir aux digues. Et scellez moi ces foutues portes ! Lorsqu'il pressa de nouveau les flancs de sa monture celle-ci comme libérée de son carcan s'élança d'un bond en avant et tous suivirent le seigneur Lannister. Il prit les rues les plus éloignées des quais pour parvenir jusqu'aux portes de la ville haute et de nouveau stoppa. Un homme du guet ouvrit la porte et salua son seigneur par la même occasion. Quelles nouvelles ? demanda-t-il alors d'un ton impérieux. Bien sur il voulait connaitre la situation de la flotte de la digue, les dispositions prises par le commandant du guet mais plus que tout et n'ayant croisé le moindre signe de Maura sur le chemin il voulait qu'on lui dise qu'elle était d'ores et déjà arrivée en ces lieux et était en sécurité, ainsi que Lady Aliénor. L'homme du guet lui expliqua en quelques mots la situation, que les servants des balistes avaient reçu leurs ordres et que l'agitation s'était un peu calmé après que les cloches cessèrent. Mais cela ne convenait pas au jeune Lord. Il démonta tenant lui même la bride d'Antares. Prends des hommes avec toi et fais rapatrier tous les nobles que tu croiseras vers la ville haute, je ne veux aucune exception. Il posa sa main gantée d'acier sur l'épaule du jeune homme qui s'était présenté comme Karl. Lady Aliénor est quelque part... trouve là et ton nom restera comme celui de son protecteur ! Élevant la voix pour être entendu de tous à la ronde. Fermez ces portes plus personnes n'entre ni sort sans que j'ai moi même donné l'autorisation. Se faisant il fit signe à un autre garde de prendre la bride de sa monture et lui même pénétra par la porte menant au corps de garde.
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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 27 Jan 2012 - 1:06

Aaricia avait décidé de ne pas contredire Sargon et elle avait bien compris de rester près de Yoren. Elle n’avait pas l’intention de finir en quartier de seiche. Elle allait entrer entière à Pyk. Suivant Yoren dans ses pas, la Greyjoy se battit au coté du second de Sargon. Elle arrivait à mettre à profit des techniques venant même de son époux. Aaricia se souvenait d’avoir échangé sa dague contre celle de Dagon, en fait c’était lui qui l’avait fait. Yoren passait parfois près d’elle question de la débarrasser de son marin et elle en devenait verte de rage.. Le traitement qu’elle arrivait à infliger n’allait jamais à son terme, parce que le Harloi avait décidé de la protéger. Elle était capable et ne put que le prouver, en tuant un des marins qui s’était rué sur elle. Un autre s’avança vers elle, encore plus balaise et elle grogna. Un coup de poing bien placé envoya la Greyjoy au sol, mais elle eut le bon sens de se protéger avec sa lame, juste à temps. Elle envoya un coup de pied dans le ventre du marin et se releva sans peine avant de lui envoyer le pommeau en plein figure et ensuite lui trancher la gorge. À moitié sonnée, elle ne se demanda pas comme elle put atterrir de nouveau sur la veuve. Elle avait senti une main l’agripper et la ramener avec fermeté. Elle essuya sa lèvre sur le revers de sa bouche et regarda le capitaine de la Veuve Salée. Le dromon brulait. Elle aurait cru à n’importe quoi sauf peut-être ce résultat.

Elle se retint d’éclater de rire au risque de décourager le capitaine qui n’aurait certes rien compris, mais le Lannister autant qu’elle, aimait bruler les boutres comme les dromons. En fait, elle n’y comprenait rien. Gaspillage de temps, de bois. Avait-il un cadeau en réserve? Cela serait trop facile. Son regard se crispa en voyant les autres boutres avec le même problème sauf un. La jeune femme de la seiche traversa la Veuve Salée observant chaque embarcation fer né. La question était simple et pourtant si compliqué.

Tout les navires qu’on a attaqué brule, sauf un, chuchota-t-elle assez fort pour que le capitaine puisse discerner sa voix.

Sargon avait –il remarqué? Aaricia oui, elle était aussi préoccupée à regarder ou la Corne avait réussi à se ramasser. Avait-il eu un dromon, elle l’avait tant espéré pour retrouver son frère après cette bataille. La Larme Noire était facilement distinguable de la Veuve Salée ou même du Cruel. Il était plus imposant, mais dirigé par un novice. Elle n’aurait aucune honte à l’avouer, il n’avait pas l’expérience du Trompe-la-mort ou du Harloi, mais il avait certainement eu le meilleur des capitaines des Cormartel.
La jeune Greyjoy avait le cœur crispé. Elle n’arrivait pas à discerner des marins qui tombaient mais elle ne savait pas s'ils étaient fer- nés ou cela se trouvait être des soldats à la solde des Lannister. Elle espérait seulement que son frère avait l’esprit sur terre. . Dans tous les cas, elle espérait que la Larme Noire faisait le plus de dégât possible. Aaricia avait le cœur en l’envers, son frère arriverait-il à s'en sortir? Elle n'avait pas de doute mais elle craignait comme une sœur et encore plus comme une mère, elle qui avait élevé les jumeaux.

*****
Au temps du batard, il y avait toujours eu une chose pour la Larme Noire et aucun Bonfrère n’y avait réelle pensé. Il était le seul boutre à naviguer en duo avec un autre. La Vierge Rouge, délicieuse complice depuis toujours de la Larme Noire, qui était restée amarrée à Grand Wyk.

Le jeune Bonfrère aborda ce qui semblait à être le plus coriace des bateaux. Il avait remarque que les autres dromons prenaient en feu. Son second lui en avait glissé la remarque alors qu'ils étaient sur la galère. Le petit nouveau allait récolter les honneurs s'il venait à bout de celui ci. Quelques peu prétentieux mais le Bonfrère était un peu ainsi, très différent de son jumeau qui préférait rester à grand Wyk. Willem prit les devant, l'arme à la main enfin heureux de pouvoir sacrifier quelques marin de l'ouest. Il était tel un gamin à qui l'on offrait le plus beau des jouets. Surveillant ses arrières, mais davantage alerte pour ne pas finir calciner si l'ouest décidait de continuer ses ravages. Il n’allait pas finir englouti par les flammes. Sinon quel intérêt d’embrocher quelques marins pour la peine. Malgré tout, il se demandait si les capitaines fer-nés n’éprouvaient pas une certaine frustration. En tout cas lui il avait de quoi rassasier sa lame qui ne demandait que cela. Quelques corps jonc haine déjà le sol avec parfois des membres en Mons on se heurtait à une jambe ou pure une main. Il ne regardait pas ses marins il combattait au nom de son dieu ceux qui trouverait la mort serait gratifié par le dieu noyé. Surtout que Cormartel regorgeait de marin prêts à servir les Bonfrère. Encore mieux, les soldats qui s'y trouvaient semblaient davantage entrainés que ceux qu'il avait déjà affrontés, lors d'un raid avec son oncle. Son second avait décidé de se rendre au bas étage. Il y avait les rameurs : faire autant de victime était le but. La plupart des marins engageaient le combat sur la galère avec des hommes bien entraînés cela rendait la tâche plus difficile mais les hommes de son défunt oncle étaient de vaillant marins dont le fils des Bonfrère savait remettre sa confiance. Willem fut chargé avec force et alla atterrir sur quelques corps. Il se releva et para le coup du soldat avant de le repousser d'un violent coup de poing à la figure. Décidément, il y avait trop d’homme entrainé. Mais il n’était pas assez libre, pour compter le nombre de ses marins qui avait posé genoux au sol avant d’être balancé à l’eau le corps inerte. Bref, le Bonfrère se concentrait sur sa cible autant bien qu’il le pouvait.


Mdj : Le second de Willem arrive-t-il sans embuche au dernier plancher, à noter qu’il a deux fer nés qui le suit.
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« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Clarence Hightower
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Message Ven 27 Jan 2012 - 1:40

Clarence suivit la marche derrière les gardes qui entouraient le suzerain des Terres de l'Ouest, marchant d'un pas déterminé et sûr en direction de la place où attendaient déjà prêts les montures qui les conduiraient jusqu'à la troisième cité du continent. Avant d'enfourcher le sien avec hâte et promptitude, il déposa sur son frère Calvin un regard songeur et plein d'une fraternité affectueuse qui ne lui était pas étrangère mais qu'il n'exprimait qu'en de très rares occasions. Malgré toute l'évidence des apparences et toute la sécheresse de son caractère, la famille représentait à ses yeux quelqu'un chose de plus grand qu'une simple manifestation des liens établis par le sang. C'était là tout le paradoxe de la situation, ser Calvin était ici en sa compagnie pour assurer sa protection et pourtant Clarence ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable de lui son cadet. Une fois tous deux à cheval, ils se rapprochèrent du cortège Lannister qui s'apprêtait à vider les lieux en direction de Port-Lannis. La cadence fut donnée à l'extérieur des murs et la procession partit au galop pour atteindre au plus tôt les portes de la cité. Les deux frères chevauchaient en rythme à la suite de celui qui commanderait la défense de Port-Lannis et alors que la citadelle de Castral Roc s'éloignait derrière eux à mesure qu'ils progressaient sur la route du Lion, Clarence se demandait s'il avait pris la bonne décision. Il eût été tellement plus simple, tellement plus sûr, tellement plus prudent de demeurer bien à l'abri des remparts de la forteresse partiellement troglodyte... Il prenait des risques en accompagnant Tybolt Lannister, en allant droit vers la bataille qui s'annonçait peut-être terrible. Il n'avait pas agi gratuitement et des raisons très précises l'avaient poussé à prendre cette décision, qu'il espérait être la bonne. « Ça va aller ? » Son frère haletait. Il semblait presque mu par l'enthousiasme et ce fut suffisant pour renforcer l'assurance qui naissait au creux du ventre de Clarence. Serrant les rênes entre ses mains, il sourit avec confiance. « Si les Fer-nés ne le font pas, c'est Victoria qui me tuera. »

La suite de Tybolt Lannister franchit bientôt les portes de la cité et celui-ci interrompit leur marche pour donner des ordres aux soldats qui, en alerte, se trouvaient là à surveiller la porte. La monture du seigneur suzerain peinait à demeurer en place, trop impressionnée peut-être par l'effervescence et la fièvre désordonnée qui régnait alentour. Clarence détourna cependant le regard de la situation qui aurait été drôle et l'aurait fait sourire en d'autres circonstances, pour se concentrer sur les éléments qui constitueraient le décor de l'affrontement qui allait se jouer. Tybolt ordonna la fermeture des portes et donna l'exemple en prenant la route de la ville haute. Clarence le suivit et Calvin suivit Clarence, comme ils l'avaient fait jusqu'à présent, et si Clarence ne prit pas la décision de se séparer de son hôte, deux raisons venaient justement son choix : d'une part il était fort probable que là où se trouverait Tybolt serait l'endroit le plus sûr de la ville, et d'autre part, vu la dernière scène au Roc qui ne quittait pas la mémoire de Clarence, là où irait Tybolt, le jeune homme aurait des chances de retrouver lady Maura Arryn. C'était bien assez pour le convaincre de suivre le Lion. Un homme vêtu de la tenue ordinaire des hommes du Guet de Port-Lannis ouvrit les portes de la ville haute pour le cortège mené par Tybolt et ne tarda guère à lui faire un rapport le plus complet possible sur la situation. Clarence quitta le siège inconfortable de sa monture et ordonna à son frère de faire de même quand Tybolt lui-même démonta. « Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? »Clarence répondit à voix basse, pour ne pas gêner Tybolt qui donnait ses ordres. « Nous le suivons. Ton épée pourrait servir. » Calvin approuva de la tête et demanda avec inquiétude : « Et toi ? Tu ne comptes pas te lancer comme un barbare à la bataille... » Clarence rit sous cape.  « J'ai d'autres talents. Ne t'en fais pas, je ne compte pas mourir aujourd'hui. Allons-y. » Clarence et Calvin laissèrent leur monture aux soins d'hommes du Guet qui s'occupaient déjà du destrier de leur suzerain et empruntèrent le chemin suivi par Tybolt jusqu'au corps de garde protégeant l'entrée principale de la ville haute qu'ils venaient tout juste de franchir. Clarence, de plus en plus déterminé, tenait à suivre Tybolt car selon les décisions que celui-ci prendraient pour la coordination et la conduite de la défense de sa cité, Clarence verrait peut-être quelles initiatives prendre pour mettre ses talents ou ceux de Calvin à l'usage. N'étaient-ils pas là, après tout, pour participer à l'effort contre ces chiens de fer-nés qui avaient l'insolence d'attaquer Port-Lannis ?
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Rivanon Mallister
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Message Ven 27 Jan 2012 - 14:00

Diverses informations, récits me furent conter. Vrai ou non, ils n'apportèrent guère plus de précision concernant le Harloi et les fer-nés. Je poursuivais le long du port, l'esprit occupé à échafauder des hypothèses quant aux solutions pouvant être apportées pour la libération d'Eirlys. Traiter, négocier avec ces pirates n'étaient pas chose facile. Leurs objectifs étaient bien particuliers et ils suivaient une voie religieuse différentes des nôtres. Cependant, je ne pouvais leur jeter la pierre pour leur croyance, étant partisane des anciens et des nouveaux dieux. Edarra et Trystan me suivaient dans le quartier du port. L'atmosphère marchande et maritime des lieux faisait contraste avec l'ambiance de la ville Haute. J'étais sur le point d'aborder une nouvelle personne quand les cloches retentirent. Ce son m'était bien trop familier et de très mauvaise augure. Je portai instinctivement mon attention sur la mer. Plissant les yeux je cherchais à distinguer les boutres. Par le même occasion je vis Loth volant au dessus des flots. Bousculée par un citadin, je posai mon regard sur Trystan.

Edarra avait raison, la valeur du prince était bien trop importante pour qu'il tombe entre les mains des fer-nés. Quant au déroulement du pillage sur terre, je ne savais pas, les fer-nés n'étaient pas forcément logique dans leur raid. Enfin dans le choix des quartiers pillés. Mais la Ville Haute était la plus tentante j'en convenais.

- Prince Trystan, restez près de vos gardes et suivez-nous.

Un ordre donné à un prince aurait pu être mal perçu, mais il n'était qu'un enfant et je doutai qu'il nous fasse le reproche de prendre les choses en main. Wolf restait à mes côtés et je le sentais sur la défensive face à la foule qui s'agitait. Je savais qu'il n'hésiterait pas à mordre s'il jugeait une personne trop proche ou trop dangereuse. Pour éviter de perdre le petit prince, je posai une main sur son épaule pour le guider. Suivant les conseils de lady Ferboys, je commençai à m'éloigner du port, bifurquant dans la première rue sur la gauche. Reurik devant moi ouvrait la marche, je dirigeai le groupe vers les bords de la masse populaire, connaissant les risques engendrés si nous restions en son centre. La difficulté de progression me fit envisager de trouver refuge dans une bâtisse. Or cela ne nous protègerait pas forcément des îliens. En fait l'idéal serait d'atteindre la citadelle du Roc, mais la route était longue et nous n'avions pas de chevaux pour l'heure.

Je stoppai quelques instants à l'abri d'une porte cochère, évaluant la situation. Inutile que nous nous perdions et que nous soyons séparés par la foule. Notre rue grimpait vers la place du marché de l'Or. A cet instant je vis des cavaliers portant les couleurs Lannister traverser la-dite place en direction de la Ville Haute. Je me rappelai qu'il s'y trouvait le siège du guet.

- Peut-être devrions-nous rallier les forces Lannister... Ils nous offriront certainement une protection efficace face aux fer-nés.

Je lançai un regard à mes compagnons, voir s'ils adhéraient ou non à ma proposition. En tout cas, nous ne pouvions rester là, alors je repris la marche vers la place du marché tout en évitant le plus possible la foule.



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Message Sam 28 Jan 2012 - 2:52

Kaeril avait quitté ce bouge que l'on appelait quartier général du guet non sans dire adieux à Aliénor Lannister et ses deux gardes du corps.

Cet ordre était du pain béni au moins n'aurait'il plus à supporter ce benêt de capitaine ne prêtant pas attention aux remarque de celui-ci il se contentât de suivre les directives sans écouter ses balivernes.
Et c'est ainsi qu'a la tête de sa troupe il partit pour le faubourgs du griffon .
Arrivé la bas ils commencèrent à aider les hommes du guet.

Il fallait canaliser un peut la foule, séparer les gens qui se battaient pour se mettre le plus vite à l’abri.
Ça commençait à devenir assez chaotique. Mais rien de méchant compte tenu de la situation.
Il y avait des chances pour que cela empire, Kaeril espérait que cela arriverait le plus tard possible.

Golfag qui était à ses cotés tin à peut prêt ce discours d'un air moqueur.

Hum charmant l'ouest rappeler moi de venir y passer ma prochaine perm.
Au moins si j'étais Sauraus je pense que je m'amuserais plus regardez il à l'air de ne pas 'ennuyer lui au moins.


Kaeril répondit sur le même ton à Golfag.

Oui enfin si ce que vous appelez marrant c'est renifler le cul des autres clébard et se lécher les parties intime je passe volontiers mon tour, de toute manière je n'ai jamais vu Saraus s'ennuyer.
Pour ce qui est de la perm je peu m'arranger si l'ouest vous plaît tant, je pourrais accorder une faveur à l'un de mes plus loyaux serviteur et ami.


Ouais bas je crois que je préférerais pas avoir de traitement de faveur, j'en suis même sur en fait.
Finalement l'idée du clébard c'était pas si bien non plus, les femmes me manqueraient trop.
Je peu, peut être pas leur renifler le derrière mais je me contente parfaitement d'autre parties de leur corps.


Kaeril sourit en se disant que décidément Golfag en loupait pas une. Il dit sur un ton ironique

Je vois que vous faites toujours dans la finesse. Enfin je suppose que l'on ne peut vous en vouloir d'avoir cette volonté de faire plaisir aux femmes , un galant homme c'est si rare de nos jour pas vrais.


Vous l'avez parfaitement cerné le sauveur de ces dames. Nul doute que s'il pouvait contenter toute les femmes de Westeros ils se sacrifierait

Répliqua Galmar sur un ton tout aussi ironique.

Saraus se disait quand à lui que tout ces gens, ils devaient bien s’amusés ils jouaient à ses jeux préférés.
Courir partout, aboyer se rouler par terre, finalement être un humain aurait été sympa.
Mais ils avaient tous la même odeur : l'odeur de la peur et c'est une odeur qui était bien déplaisante pour le museaux de Saraus.

Kaeril veillait sur le travail de ses hommes , il tenait à ce que le travail soir bien fait , évidement il pouvait compter sur Golfag et Galmar pour l'assister dans sa tache .

Derrière lui les hommes redoublaient d'effort pour contenir la foule et garder un peut d’ordre ce qui n'était pas chose facile.
Il fallait aussi vérifier les laissé passé de chacun et escorter les aristocrate westerocien et leur famille comme cela avait été ordonné.

Mener des perquisitions pour trouver toute substance inflammable.
Protéger les commerces d'éventuel voleur ou pilleur qui profiteraient de l'agitation et de la confusion. Les gens étant sacrément nombreux et cela, rendait la tâche d'autant plus compliqué.

Force est d'avouer que les fer-nés même s'ils n'avaient pas encore posés pieds à terre foutaient un sacré bordel. Et que ce n'étaient pas le travail qui manquait.
Heureusement les cloches avaient cessées de sonné c'était toujours ça en moins.

La vigilance était de mise car à tout moment la situation était susceptible de dégénérée une certaine tension était palpable. Et pour cause personne n'avait pensé que les fer-nés oseraient s'en prendre à la ville eux qui s'étaient contentés jusque la de petit pillage.
Mais Kaeril pensait que face au soldats Lannister et leur allié il y avait peut de chance qu'ils tiennent si le combat devait s'engagé.
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Corneille à Trois Yeux
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Message Dim 29 Jan 2012 - 19:53

Après avoir revêtu son armure, lord Tybolt Lannister et sa troupe quittèrent le Roc pour rejoindre la ville. A peine arrivé, il donna ses ordres au sergent du Guet en charge de la porte. Ce dernier ne tarda pas à envoyer un messager à la caserne du Guet qui relaya alors l’information en envoyant d’autres messages partout en ville. Port-Lannis était désormais close et plus personne ne pouvait entrer ou sortir de la ville sans une solide escorte. Plus important encore, tous les hommes du Guet non occupés devaient réquisitionner les barriques d’huile et de graisse dans toute la ville afin de les mener jusqu’au port. Le seigneur des lieux semblait avoir un plan en tête et il commençait déjà à être mis en œuvre.

Pendant ce temps, lord Lannister était reparti et avait traversé la ville jusqu’aux portes fermées de la Ville Haute. Le garde en charge de ce poste ouvrit l’accès à son seigneur avant de lui expliquer en bref ce qu’il en était de la situation. Il eut alors la surprise de voir le Jeune Lion lui donner des ordres, à savoir qu’il devait prendre des hommes avec lui et partir à la recherche de lady Aliénor tout en rapatriant tous les nobles rencontrés vers cette place forte. Le jeune soldat Karl leva alors les yeux vers son seigneur et tenta de prendre une voix des plus assurées.
« Mon seigneur, je n’échouerais pas ! »

Alors que Karl passait la porte avec quelques hommes, lord Lannister donna l’ordre de la fermer derrière lui et entra ensuite dans le corps de garde, suivi de lord Hightower et de son frère.

*** *** ***

La situation devant le septuaire n’était pas des plus réjouissantes et les choses n’allaient qu’en empirant, entre la colère des habitants, les ordres que devaient respecter les Gardes du Lion et la loyauté des Chevaliers du Val pour leur suzeraine. Mais alors que le bain de sang semblait inévitable, lady Maura Arryn reprit du poil de la bête et clamant aux yeux de tous sa légitimité en tant que Dame de l’Ouest, elle se mit en tête de jouer son rôle et de défendre celui qui était par la force des choses devenu son peuple. Surpris, étonnés et abasourdis, mendiants comme citoyens suivirent les ordres et entrèrent dans le septuaire. Déjà les septons s’occupaient des femmes et des enfants alors que les lourdes portes se fermaient à peine. Quant aux mendiants, ils s’avancèrent de la noble dame armés de bâtons qu’ils avaient découverts dans un coin. « Bonne Dame, z’avez été bien bonne. Les Sept vous protègent ! On va vous défendre d’ces chiens ! » Souriant de ses dents pourris, le mendiant secoua son bâton comme si cela pouvait sembler rassurant. Derrière, le chef de la Garde du Lion haussa les épaules, attendant un ordre. C’était elle qui les avait mis dans cette situation, alors elle devait assumer ses décisions… Il devait certes la protéger au péril de sa vie, mais il avait vu où le menaient ses initiatives... Une chose était évidente, son travail n’allait pas être facile entre son seigneur et sa dame ! Ses pensées furent toutefois interrompues par un bruit impressionnant. Faisant volte-face, il comprit rapidement que quelqu’un tambourinait aux portes de bronze du septuaire. On pouvait même entendre une voix sourde aux propos difficilement compréhensibles dans tout le brouhaha ambiant. « Au nom du Lion du Roc, ouvrez ces portes ! Je suis ser Russel, chevalier de la maison Lannister ! Par les Sept, ouvrez ! »

*** *** ***

Lady Rivanon Mallister et ses compagnons avaient été pris au dépourvu par la situation alors qu’ils se promenaient sur le port et il fallait bien avouer qu’il ne pouvait y avoir de lieu plus dangereux sur le moment. L’instant de la surprise passé, la jeune dame du Conflans prit l’initiative et elle n’hésita pas à entrainer ses compagnons et alliés du moment à sa suite. Son but premier était de s’écarter des secteurs populaires, les plus vulnérables et les plus risqués en cas d’attaque, et de trouver refuge quelque part ailleurs. N’importe où ailleurs en fait… Puis, alors qu’ils s’abritaient un instant dans une porte cochère d’une ruelle menant au Marché de l’Or, elle mit en avant l’idée de rejoindre les forces Lannister. Le jeune Prince de Dorne acquiesça et mentionna le fait que ce serait sans doute là que se rendrait lord Lannister pour commander ses troupes. Ses chevaliers protecteurs ne tardèrent d’ailleurs pas à prendre une décision, signalant que ce serait là qu’ils abriteraient le petit prince le temps que l’attaque passe et que si elles le souhaitaient, les deux dames pouvaient les suivre. Puis, sans réellement attendre de réponse de leur part, ils remontèrent la ruelle en direction du marché. Arrivés là, ils eurent la surprise de voir surgir face à eux des soldats du Guet de Port-Lannis. « Messers ! Vous êtes un chevalier de la Blanche Garde ? » Ser Donnel répondant par l’affirmative, le jeune soldat, un dénommé Karl, comprit vite qu’il était face à quelqu’un d’important. « Lord Lannister vous fait savoir que vous pouvez vous réfugier dans la Ville Haute. Les portes sont closes pour le moment, mais vous y serez en sécurité. Il n’y a plus grand monde dans les rues, vous devriez y arriver facilement. De toute façon, je pense que vous n’avez pas besoin d’une escorte… » Laissant sa phrase en suspens, le soldat donna d’autres consignes simples avant de repartir remplir sa mission.

*** *** ***

Dans la caserne du Guet, le commandant Gregor avait conduit lady Aliénor jusqu’à son bureau, sans doute le meilleur endroit pour une dame de son rang, en un tel lieu. Là, il avait tenté de lui expliquer qu’elle était en sécurité et qu’elle devait demeurer avec eux pour que son frère, le seigneur suzerain, ne s’inquiète pas. Il lui demanda même si elle souhaitait manger quelque chose et surtout, si elle avait un message à envoyer à lord Lannister. Il n’eut malheureusement pas le temps de prendre la réponse que quelqu’un vint déjà le chercher. Saluant la noble dame, Gregor quitta le bureau et se rendit une nouvelle fois dans la cour de la caserne. Là, le soldat Karl lui fit part des ordres de lord Tybolt et surtout de la mission que ce dernier lui avait confié, à savoir retrouver lady Aliénor. Il était venu en ce lieu dans l’espoir que quelqu’un ait des nouvelles à apporter à son sujet. Le commandant mentionna donc le fait que la dame se trouvait déjà en ces lieux mais qu’il pourrait être très dangereux de la conduire ailleurs… Toutefois, comme Karl insistait et que ses ordres émanaient du Lion lui-même, on ne pouvait refuser de l’écouter. Ils retournèrent donc tous ensemble jusqu’au bureau du commandant, mais alors que ce dernier ouvrait la porte, ils purent tous constater que lady Aliénor n’était plus là… Où avait-elle pu encore passer ?

*** *** ***

Bien plus loin, dans une autre rue de la ville, Eva et ses employés se cachaient dans le bordel qu’entretenait lord Lannister. Ils étaient tous conscients de la situation et espéraient que les Fer-nés ne débarquent pas réellement. Si cela devait arriver, ils seraient tous en danger, surtout qu’ils étaient situés particulièrement près du port… Eva en était consciente et cela l’inquiétait. Mais que pouvait-elle faire ? Fuir dans les rues ? On avait déjà vu des cadavres piétinés par les passants et elle ne voulait pas devenir l’un d’eux… Elle fut soudain tirée de ses pensées par quelqu’un qui tambourinait à sa porte. Qui cela pouvait-il être ? Des pillards ? Des gens qui cherchaient à s’abriter ? Que devait-elle faire ? Mais alors qu’elle attendait, les coups reprirent de plus belle et une voix se fit entendre. « Guet de Port-Lannis ! Sur ordre de lord Lannister, ouvrez vos portes ! Nous devons saisir toutes vos réserves de graisse et d’huile ! Ouvrez ! » Il était vrai qu’un bordel devait avoir de grandes réserves d’huile pour assurer l’éclairage de ses lampes, mais il restait à voir si Eva allait coopérer ou non. Dans le pire des cas, elle risquait simplement de voir sa porte enfoncée…

*** *** ***

Dans le quartier sud de la ville, les Faubourgs du Griffon, lord Kaeril Corbray remplissait le rôle d’auxiliaire du Guet que lord Lannister avait donné aux cinq cent soldats du Val d’Arryn encore présents en ville. Ils secondaient donc les troupes régulières, protégeant les murs, contrôlant le passage aux portes, saisissant les tonneaux d’huile… Mais alors qu’il effectuait un contrôle, lord Kaeril eu le plaisir – ou non – de voir surgir face à lui trois hommes du Guet. Celui qui semblait le plus ancien du groupe prit alors la parole. « Messers ! Nous avons besoin d’vot’aide ! Y a du grabuge dans une auberge, en bas d’la rue. » Le soldat expliqua alors que plusieurs hommes armés de bâtons et d’autres outils tentaient de défoncer la porte d’une auberge dont le tenancier appelait à l’aide depuis la fenêtre de l’étage. Ils avaient tenté d’intervenir, mais ils n’étaient pas assez nombreux. Il espérait donc l’aide des chevaliers et c’est pour cela qu’il les conduisit jusqu’à l’auberge en question. Là, ils purent constater que la porte avait finalement été défoncée et que plusieurs hommes, sans doute sept ou huit, se trouvaient à l’intérieur. Sans compter l’aubergiste que l’on ne voyait plus à sa fenêtre. On entendait toutefois des éclats de voix… Il allait sans nul doute falloir intervenir.

*** *** ***

Tandis que la charrette d’Elyn Bonfrère avançait toujours en direction des chantiers navals, la Fer-née avait essayé de jouer de ses charmes pour obtenir l’autorisation de s’y abriter. Le sergent Davos avait hésité, gardant le silence pendant un bon moment, regardant parfois le chemin et parfois la femme. Puis il avait décidé qu’il ne perdait rien à essayer et qu’il gagnerait peut-être même un bonus dans l’affaire. « Y a bien les bordels et les tavernes, mais c’est ptet pas l’mieux, je pense. Z’avez raison, vous s’rez mieux avec nous. J’le dirais aux gardes. » Souriant à pleines dents, le sergent reposa son attention sur le chemin et c’est ainsi qu’ils arrivèrent aux portes du chantier. Davos expliqua la situation et malgré l’air méfiant des autres gardes, tout sembla se dérouler pour le mieux. Du moins jusqu’à ce qu’un messager n’arrive… Ce dernier expliqua aux gardes que lord Lannister avait besoin de toutes les réserves d’huile et de graisse et qu’il fallait les conduire jusqu’au port. L’air déçu, Davos regarda alors le conducteur de la charrette. « T’as entendu mon gars. Nous faut ta charrette. Z’avez qu’à aller vous planquer dans une auberge pendant qu’on ramène ça au port. Vous pouvez pas sortir de la ville de toute façon, je pense. Si vous voulez récupérer ça après, vous aurez qu’à rev’nir. Sauf si vous voulez v’nir ‘vec nous… » Les événements semblaient se liguer contre les Fer-nés… Qu’allaient-ils donc décider de faire ?

Un peu plus loin, l’homme de Tarbeck qui avait accompagné Deirdre et qui n’avait pas pu entrer dans le chantier attendait, adossé contre un mur, caché dans l’ombre. Il observait d’un œil ce qui se passait devant les portes, prêt à intervenir s’il le fallait. Pendant ce temps, Deirdre et son autre compagnon se dissimulaient toujours, attendant de voir Elyn et son chargement. La jeune femme jeta un œil à l’angle du bâtiment qui la dissimulait et elle put surprendre une discussion.
« C’est s’qu’on dit. J’m’en vais rentrer chez moi si on peut plus bosser, ma femme m’attend. De toute façon, le lord a demandé tout l’huile et toute la graisse donc ils vont tout emporter sur le port. Il parait qu’ça a d’jà commencé. J’me d’mande bien c’qu’il a en tête… » Si elle n’avait pas nécessairement compris tous les détails, il apparaissait comme évident qu’elle allait au devant de problèmes en ce qui concernait l’huile et la graisse… C’est à ce moment que revint son acolyte qui était parti faire un tour de repérage, le plus discrètement possible. « La charrette est coincée à l’entrée, avec quelques gardes… C’est bizarre, je sais pas ce qu’y s’passe… » Il allait falloir improviser et vite !

*** *** ***

En mer, les Fer-nés s’étaient lancés à l’assaut des navires de la Flotte du Lion selon une tactique qui semblait plus que rôdée. Harald Timbal et ses hommes montèrent à bord d’un premier dromon avant d’y engager le combat. Plusieurs marins et soldats perdirent la vie, mais quelques Fer-nés tombèrent aussi, transpercés par les flèches des archers. Puis, alors que les soldats de l’Ouest reprenaient le dessus sur la surprise de l’attaque, ils mirent en action les ordres qu’ils avaient reçu et la voile du dromon fut enflammée à l’aide d’une torche allumée dans un brasero. Le but de cette manœuvre n’était pas de détruire le navire mais d’en faire un fanal qui serait alors ciblé en priorité par les balistes de défense du port. On racontait que les Fer-nés ne craignaient rien et c’était là le moyen le plus efficace de se débarrasser d’eux en masse. Pourtant, le feu à peine allumé, les hommes de Timbal battirent en retraite, rejoignant leur boutre afin de se mettre en sécurité quand le projectile d’une première baliste vint frapper la coque du dromon. Le capitaine du navire ne tarda pas à donner ses ordres. « Repoussez ces barbares et tranchez les cordes ! Archers, sur les châteaux ! Prenez de la hauteur et tentez de mettre le feu à leur coque de noix. » Se tournant face à d’autres marins. « Dès que le danger est écarté, décrochez les voiles et tentez de les éteindre. Nous resterons la cible des balistes, mais au moins nous aurons du répit. Que ceux qui sont trop lâches sautent à l’eau et rejoignent la côte. Les autres, nous allons faire ce que notre seigneur attend de nous ! » Les derniers Fer-nés disparaissaient à sa vue par-dessus le bastingage et il était temps de se mettre en branle. Le boutre n’allait sans doute pas tarder à quitter son flanc et c’était le moment d’agir. « Donnez l’ordre au tambour de frapper la cadence rapide. Navigateur, libérez le champ de vision des balistes. Il faut que leur… barque soit visible depuis les digues. Ensuite, s’ils s’éloignent, tentez de les prendre en chasse. Nous allons les éperonner ! »

Plus loin, le boutre abordé par Sargon Harloi s’enflammait à son tour, provoquant la surprise dans les rangs des Fer-nés. Le capitaine des pirates se bricola alors une torche tout en donnant l’ordre à ses hommes d’emprisonner les rameurs à l’étage inférieur. C’est alors que le navire trembla des premiers chocs de boulets qui pénétraient la coque. Quelques échanges de coups plus tard, les Fer-nés reçurent l’ordre de se replier et de retourner sur leur boutre. Le feu s’était grandement propagé et le dromon penchait déjà, l’eau s’infiltrant par les trous de la coque. Néanmoins, le capitaine de l’Ouest n’avait pas dit son dernier mot. Il savait que son navire était perdu, d’autant plus que les rameurs tentaient de s’en sortir comme ils pouvaient. Jetant un regard sur le pont de son navire, il constata qu’il avait encore de nombreux soldats à ses côtés. « Messieurs, le navire est perdu. Mais si les Sept ne vous ont pas encore rappelés à eux, c’est pour une bonne raison ! Nous devons faire honneur à notre seigneur ! Ces maudits chiens ne peuvent pas repartir comme ça ! Il faut qu’ils payent ! Etes-vous avec moi ? » Un cri uni retentit alors et le capitaine ne laissa pas passer l’occasion. Sortant l’épée de son fourreau, il rejoignit le bastingage et l’escalada, regardant le navire Fer-né qui préparait les manœuvres de départ. « S’il n’y a qu’un sacrifice à faire, messieurs, c’est celui-ci ! » Puis, hurlant à plein poumon un puissant « Pour le Lion ! », le capitaine sauta en avant de manière à atterrir sur le boutre, rapidement suivi par la vingtaine de soldats encore en vie. Les Fer-nés ne devaient certainement pas s’attendre à ça ! D’autant plus que certains des soldats de l’Ouest avaient eu la dangereuse idée de sauter en tenant à la main un morceau du dromon enflammé… La bataille n’était pas terminée !

Les autres boutres rencontraient autant de difficultés. Sur les quinze qui étaient partis, deux avaient déjà coulé tandis que les plus petites des barques brûlaient comme des feux de joie. Devant le spectacle, la Veuve Noire avait rapidement battu en retraire, non sans avoir perdu plusieurs hommes et avoir vu sa voile percée par un tir de baliste. Urek le Joyeux avait décidé d’imiter le Harloi et il s’éloignait déjà de la ville pour se mettre plus en sécurité. Il ne voulait pas mourir de la main de sa capitaine… Au contraire de tous les autres, Willem Bonfrère vit le navire qu’il attaquait réagir différemment, ce qui n’était du qu’au fait qu’il était le navire amiral et que son équipage était le meilleur de la flotte présente. Pour chaque Fer-né tué, deux ou trois marins de l’Ouest mouraient… Mais comme leur équipage était trois fois plus nombreux, cela ramenait les chances à égalité. Le capitaine Willem venait de subir un assaut au corps à corps et après plusieurs ripostes, il parvint à trancher la gorge du soldat coupable de ce crime. Mais ce n’était que pour se retrouver devant un autre homme, plus âgé et bien mieux armé. Il semblait étranger, comme s’il venait des Cités Libres… Et surtout, il portait une cotte de mailles et affichait un grand sourire alors qu’il levait sa large lame courbe, prêt à frapper le Fer-né. De son côté, le marin qui s’était lancé vers les niveaux inférieurs était arrivé à destination, mais il eut la mauvaise surprise de voir la dernière porte se refermer derrière lui alors que plusieurs rameurs – il en comptait au moins six – se dressaient sur le chemin du retour…


*** *** ***

Dans le poste de garde de la Ville Haute, l’officier responsable s’était approché de son seigneur, prêt à faire son rapport. « Messire, la bataille semble bien engagée. Nous avons perdu quelques navires, mais les Fer-nés semblent battre en retraite. Si vous voulez bien me suivre, vous pourrez le constater par vous-même de la fenêtre située à l’étage. » L’homme se tourna ensuite vers lord Hightower, le toisant de haut en bas, avant de reprendre la parole. « Peut-être que votre mestre pourrait nous en dire davantage sur ces chiens et leurs tactiques de combat. »

Plus bas, le long du port, des tonneaux étaient transportés avant d’être guidés sur les digues qui barraient l’accès au port. Là, les soldats de la maison Lannister les fendaient avant d’en déverser le contenu dans l’eau tandis qu’à d’autres endroits, les tonneaux étaient simplement percés avant d’être envoyés le plus loin possible dans l’eau. L’huile et la graisse se répandaient doucement, créant petit à petit une couche à la surface de la mer. Il était difficile de savoir quel était le but de tout cela, mais le spectacle ne pouvait pas échapper aux yeux des Fer-nés sur leurs navires.


HP : Voilà x)
Nouveau message ! Je ne vais pas vous donner de consignes ici, vous aurez tout par MP ! Pensez donc à les consulter.

Je posterais un message dès que vous aurez besoin d’une intervention du MdJ. Sinon, le prochain message de relance viendra en fin de semaine ! Les annexes seront mises à jour dans la soirée ! Donc patientez avant de signaler que les choses ne sont pas correctes ! Razz

Pour finir, quelques petits rappels :

- Merci de privilégier les réponses à l'intrigue avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 14 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’intrigue elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'intrigue selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de la Corneille !

Bonne chance !
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Message Dim 29 Jan 2012 - 22:49

Deirdre était adossé contre les hautes planches qui la cachaient relativement bien, même si elle devait rester bien accroupie derrière. La tête penchée sur le côté, elle tendait l'oreille, jetant quelques regards discrets, de temps à autre. Ce qui parvenait à son oreille ne la rassurait pas du tout. Elle laissait le bout de ses doigts s'enfoncer dans le sable, angoissée. Soudain, le deuxième homme qui l'accompagnait, arriva vers elle pour lui dire qu'il ne voyait pas la fameuse charrette qui pouvait l'aider à mieux brûler le chantier et qu'en plus, Elyn était encore à l'extérieur avec ses hommes. L'angoisse grimpait en crescendo dans son être. Elle resta un moment totalement appuyée contre les planches, respirant lentement et profondément, pour se calmer et tenter de réfléchir. Il leur fallait un autre plan. Elle ne pouvait non plus communiqué avec Elyn. Quelle idée. Comment faire.

Elle tapotait son genoux et soudain, elle fut comme foudroyé. Elle fit signe à son camarade de ne pas faire un bruit. Elle s'allongea sur le sol, et avec ses pieds, poussant sur ses cuisse, bougea une planche, créant un léger bruit. Elle se remit rapidement en position et elle demanda au jeune homme d'être ses yeux, vu que le petit entrepôt était légèrement reculée de l'endroit où elle se trouvait. Un homme, alerté par le bruit étrange, s'avança lentement, et seul. Tout allait pour le mieux jusqu'à maintenant. L'homme lui fit signe que la voie était libre, il était réellement seul et isolé. Il arrivait à l'autre bout. Elle rampa tel un serpent jusqu'à l'extrémité des planches et guette l'ombre qui venait surplomber le matériel. Elle vit ses pieds, l'homme n'eut pas le temps de pousser un cri, qu'elle tira sur sa cheville, le fit tomber sur le sable qui étouffa le son de la chute. Elle avait plaqué une main sur sa bouche, s'enroula entour de lui, et l'empêcha de respirer, replaçant ses deux mains sur son nez et sa bouche. Cela prit bien de longues, très longues secondes avant qu'il ne perde conscience. Il n'était pas mort, juste secoué. Elle releva rapidement la tête, telle une girouette, aucun mouvement. Parfait. Elle s’empressa de le déshabiller et courut, les genoux fléchi jusqu’à son camarade pour les lui donner.

- Tu as reçu une promotion : tu es ouvrier ! Essaie de entrer dans les hangar et les entrepôts, repère tout ce qui brûle, même l’alcool … Tu te fais discret, je vais chercher l’autre grand benêt… Dès que tu entends du bruit, tu te tiens près de la porte.

Elle n’attendit pas une, ni deux et s’élança rapidement vers le mur, légère, entendant à peine ses pieds taper. Elle tira sur ses bras et se retrouva de l’autre côté. Or, dans sa précipitation et son angoisse, elle n’avait pas pensé à l’atterrissage, si bien qu’elle tomba lourdement de l’autre côté, se déboitant presque une rotule. Elle tapa au sol légèrement, mordant le tissus noir devant son visage, pour ne pas grogner de douleur. Elle se leva en boitant, même si sa faculté à utiliser son articulation se fit de plus en plus simple. Retirant son châle et son foulard, elle parcourra le tour du chantier et dans l’ombre, elle reconnut rapidement la masse musculaire du deuxième homme de Tarbeck. Il la fixait incrédule.

- Ecoute, ils sont coincés dehors, et j’ai entendu dire qu’il ramenait toutes les huiles sur le port … Je vais devoir me débrouiller avec ce que j’ai à l’intérieur, mais j’ai besoin d’Elyn ou au moins un de ses hommes. Fais diversion et tente de les attaquer, de les brusquer, que quelqu’un se glisse avec nous, on ferme ensuite les portes et on fait très vite. Après, tout le monde n’attend plus personne, chacun pour soi …

L'homme eut un léger sourire à l'idée que ce serait "chacun pour soi". Elle repartit vers le chantier, là où elle était entrée. Prenant son élan, de loin, elle repassa par-dessus, roula sur le sable et en un rien de temps, les petites poches d’huiles qu’elle avait sur elle, elle les ouvrit, tout en s’approchant discrètement d’une coque de bateau non fini et les balança à l’intérieur. Il ne lui en restait plus qu’une, de quoi faire une torche. Après, il fallait trouver de quoi faire une torche. Il y avait du bois et elle avait du tissus. Un dernier regard, elle cherchait son compère.
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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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