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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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Corneille à Trois Yeux
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Message Mar 17 Jan 2012 - 15:42

HP : Voilà, la seconde intrigue est enfin lancée ! Même si cela peut sembler évident, je préciserais que seuls les inscrits peuvent participer. En cas de question, merci d’envoyer un MP à Brynden Rivers.


Port-Lannis est la principale ville de l’Ouest et c’est aussi la troisième plus grande ville du royaume. Il s’agit d’un port d’importance dans lequel se rendent tous les marchands de Westeros et d’ailleurs, attirés par les richesses et l’or de la maison Lannister et de leurs vassaux. Malheureusement, depuis quelques temps maintenant, les Fer-nés s’attaquent aux Terres de l’Ouest et aux navires qui voguent au large, si bien que le port semble presque vide par rapport à son activité habituelle. Ce n’est toutefois pas le cas du reste de la ville qui grouille d’habitants, cette population étant encore grossie par les vagues de réfugiés que lord Tybolt a abrité derrière et à l’extérieur des murs, en dépit du danger que cela peut représenter pour la sécurité de sa capitale. Néanmoins, par cet acte, il a su protéger ses gens et surtout, il a trouvé le moyen de garnir les bancs de rameurs des dromons de la toute nouvelle flotte du Lion.

Port-Lannis est une très grande ville fortifiée qui s’étend sur la côte ouest de Westeros. La cité s’étant étendue au fil du temps, il a fallu rebâtir sa muraille à de nombreuses reprises, les anciennes sections délimitant alors les nouveaux quartiers de la ville. Ces murs ne sont toutefois plus très utiles aujourd’hui, recouverts par des agglomérats de bâtisses en tout genre et surtout, provoquant parfois des engorgements qui bloquent et limitent les interventions du Guet urbain. La ville accueille de très nombreux établissements, des comptoirs commerciaux aux échoppes en tout genre, des tavernes miteuses aux auberges de luxe en passant par les bordels. La majorité d’entre eux se trouvent à proximité du port, mais depuis peu, on les voit fleurir un peu partout dans le reste de la ville. Suite aux impératifs du moment, les quartiers sud se sont vus en partie nettoyés afin d’accueillir les nouvelles installations des chantiers navals. Malgré la grogne de certains habitants, le travail apporté par les chantiers a contenté tout le monde.

A l’autre bout des murailles, au nord, le Roc surplombe la ville et la cache parfois dans son nombre. En son sommet se trouve la magnifique forteresse de Castral Roc, puissant château accessible uniquement par une route sinueuse qui serpente le long de la montagne. Il ne faut en effet pas moins de dix minutes à bonne allure pour rejoindre la forteresse depuis les portes de la ville. Les légendes à son sujet sont nombreuses, notamment celles contant les immenses richesses cachées par la maison Lannister au cœur même de la montagne, leur château s’enfouissant en elle, directement taillé dans le rocher. Nul ne sait jusqu’où il s’enfonce, mais on raconte à qui veut l’entendre que leurs mines sont inépuisables…

Assis dans sa logia, lord Tybolt Lannister relisait divers rapports. Certains parlaient de la flotte du Lion et mentionnaient les résultats de ses premières sorties autant en termes de réussite que de problèmes rencontrés. D’autres rapports venaient de ses vassaux et faisaient état de l’utilité des troupes du Val d’Arryn dans la défense de leurs fiefs comme de l’absence presque troublante des Fer-nés au large des côtes. Certains seigneurs cherchaient des réponses auprès de leur suzerain tandis que d’autres s’inquiétaient de voir les Fer-nés si calmes, ce genre de situation ne présageant généralement rien de bon. Le seigneur du Roc fut finalement interrompu dans ses pensées par son mestre qui lui signala qu’il était attendu et qu’il ne serait pas nécessairement judicieux de faire languir son invité.

Ce dernier était lord Clarence Hightower, seigneur de Villevieille et Grand Argentier du roi. Depuis le récent décès de son grand-père, il était arrivé à la tête de sa famille et de ce fait, il avait pris les décisions qui s’imposaient. L’une des premières fut de contacter lord Tybolt Lannister afin de lui demander une entrevue. Lord Clarence espérait en effet que cette discussion puisse les conduire sur un terrain d’entente commun. Après tout, Villevieille comme Port-Lannis avaient subi les attaques des Fer-nés et une éventuelle alliance, ou du moins un soutien quelconque, pouvait devenir profitable pour chacun d’eux. C’est en tous les cas ce qu’il espérait, même s’il ne savait pas ce que pouvait attendre le suzerain de l’Ouest. Il ne lui restait plus qu’à patienter, scrutant la ville depuis l’une des nombreuses terrasses taillées à même la montagne.

Plus bas, sur la route du Lion, trois points se déplaçaient en direction de la ville. Il s’agissait de lady Aliénor Lannister, jeune dame de la maison au Lion. Elle était accompagnée par ses deux chevaliers et se rendait en ville pour une raison qu’elle avait gardée secrète. Peut-être se rendait-elle sur le port à la recherche d’une quelconque marchandise rare ? A moins qu’elle n’ait eu une soudaine envie de prier ? Peut-être était-ce même encore quelque chose d’autre… Nul ne pouvait le dire, pas même ses deux gardes du corps.


*** *** ***

Un peu plus tôt dans la matinée, lady Maura Lannister, épouse légitime mais encore secrète de lord Tybolt, s’était rendue elle aussi à Port-Lannis. Depuis sa terrible mésaventure non loin de Falaise, elle avait perdu l’une de ses plus fidèles suivantes qui par la force des choses était aussi devenue son amie. Bien que le Roc disposait d’un petit septuaire permettant au seigneur des lieux de prier lorsqu’il en avait l’envie, lady Maura avait choisi de se rendre dans le grand temple de Port-Lannis qui, bien que n’égalant pas le Septuaire de Baelor à la capitale, n’en demeurait pas moins un édifice impressionnant. Peut-être que de là, sa voix se joignant à celle d’autres fidèles, les Sept entendraient mieux ses prières.

Chevauchant à ses côtés, le jeune Prince de Dorne, Trystan Martell, découvrait de son propre chef les Sept Couronnes de Westeros. Depuis qu’il était arrivé dans l’Ouest, il avait chevauché dans de nombreuses directions et son esprit avide de connaissance enregistrait tout ce qu’il voyait. Pourtant, malgré cela, il avait l’impression qu’à chaque nouvelle visite de la ville, il découvrait de nouvelles choses. Jusqu’à présent, il n’avait vu le septuaire que de loin et même s’il n’avait pas l’air aussi monumental que celui de Port-Réal, il restait beaucoup plus impressionnant que celui de Lancehélion. Néanmoins, bien qu’il soit amusant de découvrir de nouveaux lieux, le jeune prince espérait aussi que la suite de leur visite soit plus intéressante qu’un simple temple.


*** *** ***

Au nord de Port-Lannis, dans le quartier de la Ville Haute, lord Kaeril Corbray assistait à l’entrainement des hommes du Guet. Installé dans la cour de la caserne, il attendait les ordres, même si cela devait être étrange pour un homme de son rang. Il n’avait toutefois pas le choix. Il était venu dans l’Ouest avec 7000 autres soldats du Val, sur ordre de leur suzerain, lord Jasper Arryn. Accompagnant la sœur de ce dernier, ils faisaient partie de la dot de son mariage et devaient participer activement à la défense de l’Ouest et par extension, du royaume. Une très grande partie des troupes avaient été envoyée dans tous les fiefs vassaux, mais 500 soldats du Val étaient restés à Port-Lannis afin d’assurer la sécurité de la ville toujours plus peuplée. Ce faisant, ils étaient directement placés sous les ordres du commandant du Guet, un homme ravi d’avoir autant de pouvoir sur des nobles de si haut rang. Faisant avec la situation, lord Kaeril veillait donc à l’entrainement de ses propres hommes.

Non loin de là, une auberge de luxe accueillait de nombreux visiteurs de haut rang. On pouvait y croiser un couple de riches marchands de soie Lysiens, un maitre de guilde de Braavos ou encore des nobles de Westeros. Certains n’avaient que la noblesse du sang, d’autres les richesses de l’or et certains les deux. Pourtant, ici, tout le monde était traité d’égale manière, du moment qu’il avait de quoi payer. Lady Edarra Ferboys n’avait pas prévu de séjourner en ce lieu, mais elle n’avait guère eu le choix. Le navire qu’elle avait emprunté depuis Salvemer était malheureusement coincé au port jusqu’à ce que le capitaine décide de repartir et cela pouvait encore durer de longs jours. Mais comme ce départ pouvait survenir n’importe quand, mieux valait être prêt à embarquer si l’on ne voulait pas perdre l’argent dépensé.

Par chance pour elle, sa compagne de voyage et nouvelle amie, lady Rivanon Mallister, séjournait avec elle. Cette dernière était venue à Port-Lannis dans le but d’y retrouver sa cousine, suivante de lady Maura Arryn. Elle avait malheureusement appris, lors de son passage au Roc, que suite à une attaque le long de la plage de Falaise, sa cousine avait été enlevée par un Fer-né et son équipage. On avait pu lui donner quelques informations sur l’homme et son navire, mais elle n’en savait guère plus. Aussi, elle arpentait maintenant le port à la recherche d’informations, interrogeant les capitaines de navire nouvellement arrivés afin de découvrir qui était ce maudit Fer-né.


*** *** ***

Le port ne désemplissait pas, malgré la situation, et les marins à la recherche de plaisirs divers faisaient toujours la queue pour trouver le meilleur. Les taverniers se remplissaient les poches tandis que les prostituées vidaient les bourses et une fois de plus, Eva, nouvelle tenancière d’un somptueux établissement, faisait les comptes. La nuit avait été bonne et elle savait qu’il en serait encore longtemps comme ça avec tous les marins recrutés par lord Lannister. Et quand ils seraient tous partis, les clients habituels reviendraient et la situation ne changerait pas. Elle était véritablement assise sur une mine d’or !

Plus loin dans la rue, une taverne se vidait à son tour des clients de la nuit et là aussi, quelqu’un faisait les comptes. Jyanna, jeune ménestrelle des Terres de l’Orage, avait trouvé dans cette ville le travail idéal, au service de la maison Lannister. Mais cela ne l’empêchait pas de continuer à faire ce qu’elle aimait, à savoir chanter. Et puis, tout argent est bon à prendre, qu’il vienne des poches de lord Lannister ou de celles de pauvres marins ! La nuit terminée, elle allait sans doute retourner au Roc afin de voir si elle n’était pas attendue par le maître des lieux. A moins qu’elle ne décide de faire autre chose, en attendant…


*** *** ***

La route du Front de Mer longeait la côte entre Port-Lannis et le Bief et c’était là que devait attendre Deirdre Pyke. Cette Fer-née vivait sur le continent depuis les tous débuts de la révolte et elle officiait là comme espionne pour le compte des Harloi. Ces derniers étaient les Fer-nés les moins butés et ils avaient adopté de nombreuses coutumes des continentaux. Envoyer des espions pour soutenir leurs efforts était l’une d’elles. Lord Dagon Greyjoy l’avait bien compris et c’est pour cela qu’il avait confié à lord Harloi une mission qu’il devait transmettre à la Pyke. Passant par leur contact dans l’Ouest, le perfide Tarbeck, la missive était arrivée entre les mains de la jeune femme et elle avait ainsi pu obtenir tout ce dont elle avait besoin. Il ne lui restait maintenant plus qu’à attendre que les renforts n’arrivent.

Ces renforts étaient constitués de plusieurs hommes à la tête desquels se trouvait Elyn Bonfrère. Elle n’était qu’une vassale des vassaux du lord Ravage, mais il était relativement connu qu’elle aimait à se déplacer parmi les continentaux. Certains la dénigraient pour cela, jugeant qu’elle ne pouvait se sentir forte que dans ces conditions, mais la Fer-née s’en moquait. Elle avait reçu des ordres et elle allait les appliquer. C’était peut-être là sa chance de briller ! Mais avant cela, elle devait remonter la route et trouver Deirdre Pyke. Ce n’est qu’à partir de là que les choses commenceraient vraiment.


*** *** ***

En mer, à une certaine distance des côtes, cachés par le brouillard matinal, des boutres Fer-nés faisaient voiles. Ils étaient près d’une quinzaine, si l’on faisait abstraction des plus petites embarcations et bien qu’ils sachent tous ce qu’ils avaient à faire, ils étaient menés par celui que Greyjoy avait nommé lord Capitaine, Harald Timbal. Debout à l’avant du Cruel, ce dernier conduisait la flotte d’attaque, sa mission en tête. Il savait aussi très bien qu’une fois l’assaut lancé, il ne contrôlerait plus vraiment la situation, mais c’était toujours ainsi. Les Fer-nés n’étaient plus très disciplinés, une fois dans la bataille…

Parmi les autres navires, la Veuve Salée avançait à cadence relativement rapide et malgré l’idée de la bataille à venir, Sargon Harloi n’était pas au mieux de sa forme. Il ne redoutait évidement pas le combat, mais il ne pouvait s’empêcher de haïr son oncle pour avoir accepté que son neveu prenne à son bord la Dame de Pyk elle-même. Il allait devoir faire du mieux possible afin qu’il n’arrive pas malheur à lady Aaricia Greyjoy où alors son retour vivant dans les îles risquait de tourner court…



HP : Voilà x)
Il s’agit d’un message d’introduction qui vous positionne tous. Je vous laisse donc le temps de réagir et de faire ce que vous souhaitez, vous êtes encore relativement libre. Si j’ai dit quelque chose d’erroné, surtout n’hésitez pas à me prévenir, je corrigerais !

Le prochain message viendra ce week-end et il lancera réellement l’action ! D’ici là, prenez vos marques et posez vos questions. Je signale simplement que nous sommes en début de matinée et que la ville se réveille doucement. N’hésitez pas à multiplier les messages si vous le voulez. Vous pouvez discuter entre vous, vous déplacer, etc. Faites-vous plaisir !

Pour finir, quelques petits rappels :

- Merci de privilégier les réponses à l'intrigue avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 14 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’intrigue elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'intrigue selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de la Corneille !

Bonne chance !
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Message Mar 17 Jan 2012 - 17:43

La loggia du couple suzerain n'avait jamais parut si vide depuis le retour de Maura au Roc. Si bien qu'elle en venait à paraitre par moment, aux yeux du jeune seigneur, comme elle lui avait paru durant les longues heures passées entre le moment où il avait apprit l'attaque du convoi de son épouse et la nouvelle de ses gardes ayant retrouvé la jeune femme, certes blessée mais en tout état de cause en vie et plus effrayée et prompte à la rétribution que véritablement en danger de mort imminente. Les rapports s'étalant devant lui sur la table, qui avait connu à la fois leurs amours et leurs disputes, regorgeaient de demandes et autres requêtes provenant de ses vassaux. Chacun voulant connaitre les prochains mouvements du Lion, voir pour certains en réclamaient de bien précis devant l'absence de mouvement venant des îles de Fer. Tybolt était las de toutes ses suppliques surtout lorsque certaines provenaient des Lords même qui avaient faillit dans la protection de leurs territoires et avaient laissé Lady Maura Lannister être victime d'une attaque insupportable et intolérable. La logique voulait que Tybolt ne s'en prenne pas à ces vassaux défaillants puisque aucun ne connaissait l'identité véritable de Maura mais son esprit lui n'en voulait rien savoir. Son épouse, secrète ou non, avait été lâchement attaqué sur leurs terres et désormais ils demandaient l'aide et les conseils du Roc...! Seuls des chiens sans honneur ni fierté pouvaient agir de la sorte. Il repoussa les missives venant des vassaux, dont certaines vinrent atterrir doucement sur le sol, pour saisir les rapport provenant des capitaines de la flotte du Lion. Là au moins y avait-il des raisons de se réjouir, certes les hommes n'étaient pas encore affutés et prêt au combat mais la formation avançait à grands pas. Et les premiers rapports tenaient pour la plupart dans les même termes, à savoir que la flotte remplissait son œuvre et la route commerciale vers le Sud était de nouveau prête à déverser sur Port-Lannis son lot de denrées toutes plus attendues les unes que les autres. Consciemment ou non Tybolt avait tendance à ne pas porter grande attention aux informations moins plaisantes tel que le manque cruel d'entrainement des hommes servant sur les navires en question, il partait du principe simple qu'avec le temps viendrait l'apprentissage et l'expérience.

Il tourna la tête lorsqu'on frappa à la porte de ses appartements. Il ne pouvait s'agir de Gerold ou Maura ces derniers seraient entré directement. Tybolt reposa donc la missive qu'il avait en main et d'un mot, invita son visiteur à entrer. Le Mestre du Roc pénétra alors dans la loggia non sans une révérence rapide et courtoise envers son seigneur. Vyman car tel était le nom dudit Mestre, informa le jeune Lion qu'un visiteur autrement plus important que lui même patientait à l'heure actuelle dans la grande salle. Tybolt n'avait du reste aucune envie de servir d'hôte en ce moment et allait rabrouer son conseiller pour le déranger simplement parce qu'un simple Lord ou seigneur quelconque attendait d'être reçut par Lord Lannister. C' alors que Vyman lui fit connaitre l'identité de l'homme en question, il ne s'agissait pas d'un simple seigneur de peu mais bel et bien d'un visiteur qu'il ne pouvait éviter, puisque Lord Hightower avait été nommé depuis peu Grand Argentier au sein du Conseil Restreint. Que pouvait bien venir faire au Roc l'espion personnel du foutu borgne albinos bâtard des Targaryen... Le jeune seigneur quitta donc son siège pour rejoindre les couloirs du Roc. Ces derniers, simplement éclairés par les braseros qui étaient disposaient aux endroits clés permettant en peu de point d'éclairer la plus grande partie des lieux, avaient l'allure de longs corridors hostiles pour qui n'était pas un occupant habitué des lieux. Au premier embranchement, Tybolt passa derrière une tenture et poursuivit sa route vers la grande salle via les couloirs secrets creusés à même la roche et parcourant la plus grande partie de l'édifice comme un itinéraire secondaire uniquement connu des Lions et de leurs plus proches serviteurs. Il patienta un moment que Vyman rejoigne Lord Hightower et ne détourne son attention avant de lui même émerger du mur derrière son Haut Siège. Ainsi il était assis lorsque l'émissaire de Brynden Rivers fit de nouveau face au Haut Siège. Vêtu, comme à son habitude dans les murs du Roc, d'un pourpoint et de chausses d'un rouge très foncé, il ne portait comme symbole de la maison au Lion qu'un léger rappel des armoiries Lannister sur le revers de son col, tissé au fil d'or. Paré de son sourire habituelle il s'adressa donc au Lord du Bief et Argentier de la couronne.
Lord Hightower... que me vaut le plaisir de votre visite ?
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Clarence Hightower
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Message Mar 17 Jan 2012 - 18:28

Le voyage depuis Villevieille avait était particulièrement long et pénible. Deux semaines durant, son frère Calvin et lui avaient voyagé dans la plus grande hâte et la plus grande discrétion. Ils avaient suivi, le plus souvent de nuit, la route de la Rose, puis celle du Front de Mer et n'avait pas contourné Port-Lannis où ils demeurèrent le temps d'un soir et d'une nuit, pour se présenter aux aurores le lendemain aux portes de la forteresse ancestrale de Castral Roc, demeure de l'incontournable maison Lannister. À l'approche de la citadelle impérissable, ser Calvin, qui menait leur chevauchée depuis Hautjardin, n'avait pu s'empêcher de faire quelques plaisanteries puisées parmi l'ensemble de tous ces calembours éculés que la famille du Lion traînait derrière elle depuis des temps immémoriaux comme autant de médailles ou de casseroles. Son jeune frère était un chevalier méritant et digne de son titre, portant haut les couleurs de son ordre, et pourtant il s'abandonnait allègrement à ces cocasseries ridicules et bonnes pour les petites gens. Les Lannister paient toujours leurs dettes. Ser Calvin l'avait dit près d'une cinquantaine de fois depuis qu'ils avaient dépassaient les bois entourant la place forte de Crakehall, et s'il entendait ce proverbe populaire une fois de plus, Clarence risquait de perdre définitivement cette patience minérale qui le caractérisait parmi ses pairs. Il avait pourtant enduré la constante bonne humeur de son frère cadet et l'intarissable flot de ses plaisanteries jusqu'à leur arrivée au Roc, où ils furent reçus sans heurts ni problèmes, même si Clarence perçut dans l'air qu'en d'autres temps la tanière du Lion aurait été plus accueillante encore. Mais elle l'était déjà bien assez considérant la situation pénible qui était celle des Terres de l'Ouest, premières victimes de la tourmente ayant surgi des Îles de Fer avec la rébellion de Dagon Greyjoy.

Clarence avait toutes ces pensées à l'esprit et au cœur quand il se laissa conduire, en compagnie de son frère, à travers les couloirs du Roc et jusqu'à une terrasse où ils furent prié de patienter. Cette terrasse, taillée à même la montagne, était l'un des nombreux détails qui faisaient de Castral Roc une forteresse impressionnante. Le panorama, imprenable, offrait sur la cité une vue magnifique et qui s'étendait jusqu'à l'horizon que l'océan découpait. Son frère, plutôt à l'aise, s'appuyait sur la balustrade de pierre, et désignait pour son frère plusieurs endroits de Port-Lannis qu'il aimerait bien visiter quand leur affaire au Roc serait terminée. La naïveté de son cadet était rafraichissante, néanmoins il posait sans la formuler une question intéressante... qu'était-il venu chercher au Roc ? Le tout nouveau Protecteur de la Citadelle était un être trop réfléchi pour donner à croire à ses proches parents qu'il agissait à la légère, et même son frère Calvin qui l'accompagnait avait compris qu'une anguille se dissimulait sous la roche. Aucun toutefois n'était proche de la vérité, et Clarence n'avait guère fait aucun effort pour les éclairer. Depuis sa nomination au poste de Grand Argentier, Clarence avait considérablement repensé sa position sur le grand plateau de cyvosse qu'était le jeu des trônes... Un rapprochement avec la maison Lannister, tel était le premier prétexte de sa venue jusqu'au Roc. Cela avait suffi pour satisfaire la curiosité de ses frères et sœurs restés qui avaient vu d'un mauvais œil son départ de leur précieuse cité. Victoria avait manifesté ses réticences, et Clarence avait feint de les écouter. On vint les chercher et Clarence sut qu'il serait dans l'instant reçu par le lion en personne. Sur le chemin, Clarence ne put s'empêcher de jeter quelques regards entendus à l'attention de son cadet qui les lui rendit avec tout le sérieux du monde. L'entrevue aurait lieu dans la Grande salle du château où un homme d'âge avancé, un certain mestre Vyman, s'occupa d'eux un court moment avant que l'héritier de Lann le Futé n'apparaisse sur son Haut Siège. Quand il le découvrit, Clarence s'inclina devant lui avec respect, imité en cela par son frère cadet qui, la visière de son casque relevée, se tenait à deux pas derrière lui.


 « Je vous remercie de nous recevoir rapidement, lord Lannister. Toutefois si la présence de ser Calvin venait à vous gêner, n'hésitez pas à le congédier. J'irai droit au but, car vous n'avez pas plus que moi de temps à perdre. Parce que je suis le Grand Argentier du Royaume, et parce que vous êtes le suzerain le plus puissant des sept couronnes, au moins financièrement, vous et moi serons amenés à nous retrouver sur de nombreuses questions importantes. Vous êtiez lord avant que je ne sois Grand Argentier, c'est pourquoi je viens m'instruire de votre avis sur la question des rapports que nous devons entretenir vous et moi. »

Son visage était, comme à l'accoutumée en ces circonstances particulières, d'une fadeur et d'une neutralité décourageantes, tout comme sa voix qui revêtait le calme de la tombe. Clarence songeait cependant que son entrée en matière avait été très directe et que cela poserait peut-être problème. Peut-être aurait-il dû louvoyer ? Il rejeta cette pensée d'un clignement de paupières. Parfois, quelques instants suffisaient à se faire une opinion valable.
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Sargon Harloi
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Message Mar 17 Jan 2012 - 19:52

     S'il avait su que le plaisir de revoir la belle Aaricia couplé à l'ivresse et l'excitation de la bataille à venir serait gâté par la nouvelle qu'il allait devoir faire les deux choses en même temps, Sargon aurait certainement refusé la demande de son lord. Dire qu'il avait cru faire une bonne affaire en acceptant de donner quelques conseils sur la navigation à l'épouse du Greyjoy, voilà que ça lui retombait en plein dessus. Lorsque son oncle Igon, le lord en place de la maison Harloi, avait convoqué son neveu pour lui signifier qu'il allait devoir prendre lady Greyjoy à bord de la Veuve Salée lors de l'attaque de l'Ouest, celui-ci avait tout d'abord cru à un blague. Quelle idée ! Mener une femme à la guerre alors qu'elle n'avait rien à y faire ! Bien entendu comme tous les natifs des îles, il n'en avait strictement rien à faire que les autres combattants soit du sexe faible ou à contrario des hommes entraînés, la valeur d'un guerrier ne se mesurait pas à ce que l'on avait entre les jambes, mais ce que l'on avait dans la tête. Seulement avoir une passagère à bord de la Veuve Salée lors d'un combat n'était pas sa tasse de thé, il craignait déjà qu'elle ne lui pose des problèmes ou même qu'il ne puisse pas risquer de manœuvre très exposée parce qu'il devait préserver les jolies miches de lady Aaricia. Décidément, les femmes lui compliqueraient toujours la tâche, son humeur était au plus bas, il espérait simplement que la bataille à venir allait être plus agréable et qu'au passage, la jeune femme ne déciderait pas de se mettre en danger. Il n'avait aucune envie de jouer les sauveteurs pour la femme de son lord. Maudit soit-il, un cadeau empoisonné, voilà tout ce qu'était cette condition !

     Yoren s'approcha de son capitaine qui regardait l'horizon, le vent s'était refroidi avec l'arrivée de l'automne et l'odeur du sel apportée par l'embrun revigora un peu le Harloi qui tourna les yeux vers son second. Celui-ci, fidèle à son habitude de rester aussi silencieux qu'une carpe se contenta de hocher la tête pour indiquer à son capitaine que tout était prêt. Au moins avait-il un homme de confiance à ses côtés, si Aaricia ne jouait pas les têtes brûlées, peut-être qu'ils s'en tireraient même très bien. Le souvenir de lady Maura Arryn dessina un sourire sur les lèvres pleines de l'arrogant personnage, serait-elle à Port-Lannis ? Il avait cru comprendre qu'elle y avait séjourné quelques temps avant qu'il n'attaque son convoi pour lui dérober sa petite suivante qui attendait sagement sur les îles. L'avenir le leur dirait, il espérait que oui. Cela n'en serait que plus amusant. Même s'il n'y avait que très peu de chances pour qu'ils se recroisent un jour, ou alors dans l'au-delà. Quittant le visage de Yoren du regard, le capitaine lui accorda quelques mots d'un ton suffisamment bas pour que cela reste entre eux.

     ▬ Tu veilleras sur notre jolie passagère Yoren, si je dois la quitter tu la suivras comme son ombre, il est hors de questions que je la rende à Dagon autrement qu'en parfait état. »

     Un grognement pour toute réponse alors que le second taciturne se détourne de son capitaine pour retourner à sa place habituelle. Un dernier regard vers l'horizon avant que Sargon ne se décide enfin, il quitta son poste pour rejoindre lady Aaricia qui se trouvait non loin de là, quel dommage qu'ils se revoient dans de telles conditions, dire qu'il avait espéré que leur rencontre future soit plus paisible. Arrivé aux côtés de l'épouse de Dagon, le Fer-né la regarda de haut en bas, peut-être pour profiter de la vue ou tout simplement pour vérifier qu'elle était correctement préparée. Il ne tenait pas à la rapporter en plusieurs morceaux sur les îles ou autant ne pas rentrer, il aurait plus de chances de survivre aux mains des habitants de l'Ouest que de son cousin. S'arrêtant aux côtés de la belle Fer-née, le jeune homme lui accorda la parole, une des premières fois depuis qu'elle était montée sur le pont de la Veuve Salée.

     ▬ Nous serons bientôt arrivés, je compte sur vous pour rester en bon état ma dame, je n'ai aucune envie de devoir vous rapporter blessée. Si votre époux doit un jour décider de me tuer, j'aimerais que ce soit pour une autre raison... Bien qu'elle vous concernerait toujours. »

     Une manière comme une autre de présenter les choses, il était hors de question qu'il la laisse se casser un ongle, quitte à la forcer à rester en arrière et à sacrifier ses marins pour la protéger. Un léger soupir traversa ses lèvres alors qu'il détournait ses yeux du joli minois pour laisser sa main caresser le pommeau de Crépuscule. Elle était la seule « femme » qui ne lui compliquait pas la vie en y repensant.


.


Dernière édition par Sargon Harloi le Mer 18 Jan 2012 - 13:30, édité 1 fois
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Message Mar 17 Jan 2012 - 22:07

Port-Lannis puait. Port-Lannis était trop grande. Port-Lannis était trop peuplée. Mais pourquoi donc son époux ne voulait-il pas prendre plus rapidement un septon à Castral Roc ! Elle était obligée de supporter la présente de tous ces gens qui courraient après son cortège pour réclamer des pièces. Des pièces… Comme si elle n’avait que cela à faire : crier largesse en jetant ses chers petits dragons d’or ! En plus, elle avait bien plus subi que ces mendiants ! Maura, elle, savait de quoi les Fer-nés étaient capables. Et, en plus, elle devait faire attention à ces assistés ! C’était Westeros à l’envers ! Bientôt elle rencontrerait le Grand Septon qui marchait sur les mains ou Aerys déguisé en chevalier…Tout cela était terriblement irritant. Terriblement irritant. Franchement, se croire autoriser à venir mendier auprès d’elle tout cela parce que l’on avait faim. Mais quoi ?! Qu’on leur donne de la brioche à ces pauvres… Une mesure qu’elle devrait proposer à son époux. Et dire qu’elle devait subir tout cela pour simplement rencontrer le septon qui avait présidé à son mariage… Tout cela était désolant. Absolument désolant. Agacée, elle claqua des doigts plusieurs fois vers un des membres de sa garde à qui elle jeta sa bourse.

 « Toi, jette leur quelque chose pour que l’on puisse atteindre le septuaire sans devoir subir encore tout cela. Je n’en peux plus ! » lâcha-t-elle à voix basse avant de regarder le garde jeter quelques cerfs d’argent. « Mes prières sont avec vous, bonnes gens ! Que la grâce des Sept soit sur vous ! » ajouta-t-elle pour faire bonne figure avant de murmurer de façon inintelligible.  « Bande de crétins…Allez plutôt emmerder quelqu’un d’autre. »

D’un signe de tête, elle indiqua à l’escorte de presser le train. Enfin, après quelques minutes de rues embouteillées, ils parvinrent au septuaire de Port-Lannis. C’était bien la première fois qu’elle y mettait les pieds. Convenable…Moins bien que celui de Baelor mais convenable pour qu’elle vienne y prier en espérant que l’odeur de l’encens lui éviterait les relents de fange qui venaient de ces troupeaux de mendiants. Enfin cette guerre avait au moins permis son mariage, elle n’allait pas se mettre à détester tous les petits à côtés nécessaires. Mais bon, quand même, une bonne saignée aurait fait du bien à la grande cité portuaire ! Au moins, il y aurait eu moins de mendiant. Elle descendit de cheval, jeta ses rênes à un valet et attendit que le petit Trystan la rejoigne.

 « Je dois aller prier pour le salut de ma chère Eirlys. Si vous le préférez, vous pouvez toujours aller visiter. Je vous enverrai un valet au moment de partir. »

Après un dernier sourire qu’elle hésita à accompagner d’une maternelle caresse sur la joue, elle tourna les talons et monta les marches de l’entrée de la Jonvencelle. Oui, elle allait commencer par prier pour son amie, pour sa vie, pour son bonheur, pour qu’elle lui revienne. Comme elle le faisait chaque jour, plusieurs heures par jours, suppliant le Père, le Guerrier, la Mère, l’Etrangère, l’Aïeule…Un jour de désespoir, elle avait même été jusqu’à se rendre au Jardin de Pierres pour demander la grâce de la petite Belmore aux Anciens Dieux de sa grand-mère. Un moment d’égarement certes. Elle en avait pleuré des heures ensuite. Pire, l’odeur de bure autour dans son entourage commençait à créer quelques tensions avec Tybolt qui supportait de plus en plus en mal les silences et les brèves crises de colère suivies de larmes de son épouse. Elle-même reconnaissait qu’elle était sujette à des sautes d’humeur et à une sorte de déprime lancinante mais elle avait envoyé Vyman sur les roses dès qu’il lui avait parlé de potions diverses et variées.

Du coup, pour éviter de ruminer encore et toujours, elle avait décidé de se rendre au septuaire de Port-Lannis pour confesser son orgueil et son incapacité à pardonner. Elle ne pouvait pas. Elle voulait la mort, du sang et de la douleur pour cet Harloi. Elle voulait sa suivante. Et elle ne voyait plus que cela. Si bien qu’après s’être plainte à tout le monde de devoir se rendre jusqu’à Port-Lannis pour bénéficier du réconfort des Sept, elle s’en était allée prier.

En entrant, elle se signa respectueusement, fit quelques sourires à la ronde puis marcha droit jusqu’à l’office du septon principal du lieu. Elle ne descendrait pas à moins déjà qu’elle devait subir la puanteur, la presse et ces mendiants…Quelques minutes plus tard, elle était à genoux et, après s’être plainte un peu pour la forme, déversait sa colère et sa haine pour les Fer-nés.


Spoiler:
 


Dernière édition par Maura Lannister le Mer 18 Jan 2012 - 14:24, édité 1 fois
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Message Mer 18 Jan 2012 - 0:00

Port-Lannis avait bénéficié de la démesure de la richesse des Seigneurs du Roc. C’était là un constat des plus élémentaires de la part de Trystan lorsqu’il était entré dans la cité en compagnie de dame Maura. Observant d’un œil admiratif les dorures, le marbre blanc et autres décorations luxueuses du témoignant d’une opulence certaine, et ce n’était là que la façade du lieu ! Il se demanda si toute cette pompe avait sa place dans un Septuaire. Il lui semblait se rappeler que les septons de sa mère à Lancehélion prêchaient la simplicité et la modestie de la Foi des Sept. De ce qu’il avait pu voir du majestueux Septuaire de Baelor de Port-Réal à présent du lieu de culte de la ville de Port-Lannis- une des villes majeures de l’Ouest à ce qu’il avait cru comprendre-il se rendit compte que cela n’était visiblement un fait acquis. Les temples étaient toujours les premières façades à travers lesquelles les seigneurs étalaient leur richesse. Il y avait là un parfait contraste avec l’attroupement de mendiants qui se pressaient autour du temple. Lady Maura, le nez plissé, ne cachait pas son mépris pour les petites gens. L’escorte avait tôt fait de dissiper les attroupements des miséreux et autres réfugiés fuyant les exactions des pirates et venu quérir la protection légitime de leur suzerain.

C’était là des bouches de plus à nourrir et une source d’inquiétude supplémentaire pour le guet avait-il cru comprendre. Le prince de Dorne se dit que le Guet n’aurait à s’encombrer du fardeau de leur protection. L’escorte de la dame du Val formait une troupe à l’allure hostile et imposante au milieu de la foule compacte de la cité. Le rouge de la garde Lannister se mêlait aux couleurs chamarrés des chevaliers du Val qui étalaient fièrement les blasons de leurs maisons. Aussi voyant qu’ils étaient, cela offrait l’avantage non négligeable de pouvoir traverser la cité plus ou moins sans encombre. Dame Maura se tourna à sa suite et après une brève caresse maternelle dont le contact le gêna une nouvelle fois, pris congé de lui. Visiblement la forte dame des Eyriés avait une sorte de deuil à porter et le prince de Lancehélion ne tenait pas à lui imposer sa présence.

-Je vous remercie de vos attentions ma dame, je vous souhaite de…de trouver « paix et espoir » dans vos prières.

La formule était un peu embouteillé mais satisfaisante. Il se retrouva enfin seul. Une formule qui n’était pas tout à fait exacte. Tout en comprenant les impératifs de la sécurité Trystan avait préféré se séparer de la présence de la nombreuse escorte dornienne , ser Devram et ser Donnel étant les plus naturellement du monde les protecteurs les plus adéquats. Insensible à l’agitation qui régnait en ville, ser Donnel était d’une impassibilité rare. Ce qui n’était pas le cas de son jeune protégé qui brûlait d’explorer les rues populeuses de la cité. La ville de Port-Lannis semblait plus riche et plus joyeuse qu’aucune autre cité qu’il avait pu visiter. La multitude grouillante qui s’agitait en ces murs lui rappelait la capitale. La guerre et la sécheresse étaient visiblement des maux inconnus pour l’activité marchande qui n’avait connu apparemment aucun ralentissement.

Le jeune garçon eut l’occasion de s’en apercevoir de ses propres yeux. Leur progression à travers les rues bondées et agités par une atmosphère marchande et lourde d’une tension orageuse, les amena jusqu’aux docks. Trystan n’avait que rarement eu l’occasion de voir véritablement l’océan depuis son départ de Dorne. Il inspira une longue bouffée d’air marin. Un mélange puissant de sel et d’algues. Un parfum qui lui était familier. Le fourmillement des marins et l’agitation fébrile des lieux lui étaient moins. Aussi sa maigre escorte lui fit gagner la ville Haute où il était plus en « sécurité » selon leurs critères. Car très vite le jeune garçon découvrit qu’il y avait là une autre sorte de voleur. L’aubergiste ne semblait pas près à lui céder un guide sans une généreuse compensation. C’était le moment de faire preuve d’initiative se dit le jeune prince. Avisant un couple de jeunes femmes au port noble attablé non loin de lui, il dévisagea sa plus proche voisine dont l’accoutrement et l’allure avait quelque chose de familier. C’est ce qui le décida. Vainquant sa timidité il se présenta, tout enfant qu’il était :

- Mesdames, excusez moi de vous dérangez je me présente prince Trystan de Dorne de la Maison Martell, il avait préféré user de son titre, je suis actuellement de passage dans cette ville et j’espérais trouver en vous des guides aimables…j’ai…j’ai conscience de mon intrépidité et je ne voudrai pas vous dérangez outre mesure.

Il s’inclina légèrement, derrière lui la présence des deux chevaliers formait une ombre menaçante.
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Message Mer 18 Jan 2012 - 1:56

Depuis qu’elle était propriétaire du bordel le plus rentable de Port Lannis, Eva adorait aller déambuler dans les rues de la ville avec un garde ou deux et une servante, elle adorait faire le marché, elle avait tout l’argent nécessaire pour s’acheter ce qu’elle voulait. Sans pour autant flamber, sans faire la belle, elle était espionne après tout elle devait rester discrète, enfin… elle « tait une espionne de charme, aussi rien ne l’empêchait de se montrer, il fallait juste que certaines choses restent secrètes, mais tant que la façon dont elle avait acquis l’Aubade de la Lysienne n’était connue que du Lannister tout allait pour le mieux. Marcher ainsi dans sa nouvelle ville lui donnait la sensation qu’elle était invincible, qu’elle était la femme la plus puissante de Westeros, la plus importante, c’était jouissif et elle ne se lassait pas, en plus comme ça elle faisait vivre le petit commerce ! Mais depuis quelques temps, les marchés étaient nettement plus mornes, bien moins animé et fourni en denrées diverses et exotiques, en tissus chamarrés et rares. Non, elle n’avait pas envie d’y aller aujourd’hui, elle préférait laisser à l’intendante le soin de faire les achats du jour toute seule, juste à manger et à boire pour les filles et les clients, de toute façon il n’y aurait encore une fois rien d’extraordinaire, des fruits et des légumes produits dans la région, un peu de viande et avec un peu de chance des coquillages, même le poisson se faisait rare, les pécheurs n’osant plus sortir en haute mer.

L’aube se levait donc et la Dornienne comptait l’argent récolté dans la nuit avec moins de plaisir que d’habitude, heureuse tout de même de cette promotion inespérée, heureuse des recettes, heureuse de se retrouver à l’abri du besoin tant qu’elle garderait cette place et qu’elle remplirait les missions confiées par le petit Lord, mais si elle ne pouvait pas le dépenser à quoi servait-il qu’elle gagne autant ? Car oui, on aurait pu penser que son commerce pâtirait de la guerre, mais il n’en était rien, les marins abondaient, et les capitaines aussi, de quoi remplir les chambres du bordel même si les visiteurs importants manquaient et que les plus chères de ses filles ne travaillaient pas beaucoup, elle n’avait pas à se plaindre, car les autres étaient plus goulus et plus nombreux. Luc était resté pour monter la garde, un homme qui disait avoir quarante ans mais qui pourrait aussi bien en avoir vingt ou cinquante, ventru comme un tonneau, originaire des îles d’été noir comme l’ébène et armé d’une masse, il portait des sandales et des chausses bouffantes et un gilet ouvert, mais comme le fond de l’air se rafraichissait il avait enfin consentit à mettre une tunique dessous. Lolys, la bavarde brune aux formes généreuses, sa compagnie préférée pour visiter Port Lannis, bavarde à souhait, gentille et serviable elle était née et avait grandit ici, avant d’être une pute elle avait été voleuse serveuse, vendeuse, aussi connaissait-elle la ville comme sa poche, elle l’aidait à ranger la recette dans les coffres et les bourses prévus à cet effet tout en bavardant. Clara sortit des cuisines avec le vin aux épices demandé, jolie jouvencelle à peine formée, blonde comme les blés, timide et sage, mais vouée à une belle carrière si elle voulait bien s’en donner la peine, d’ici quelques années Eva aviserait…

Une fois les comptes faits et les bourses destinées à reverser leurs payes à chaque employé mises dans le coffre sous le comptoir de l’entrée, et le reste rangé en lieu sûr, Eva prit un bain et un petit déjeuné léger. Clara faisait un brin de ménage pendant que Lolys la coiffait et l’habillait. Elle revêtit sa robe blanche aux liserés brodés de rouge, son collier d’or, boucles d’oreilles assorties et brassard ciselé du même métal, les cheveux relevés en un chignon négligé à mèches folles elle finit par sortir à la lumière et s’installa devant la porte de l’Aubade pour discuter avec Lolys tout en prenant un peu la température de la ville. En effet la maison n’avait pas de fenêtres au rez-de-chaussée, aussi n’était-ce pas très agréable d’y rester pendant la journée, et elle n’avait pas envie de rester dans ses appartements, quand à l’étage, il n’avait pas encore été nettoyé alors tant qu’à faire autant prendre l’air, et puis ici c’était presque l’air du large, si près du port…
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Message Mer 18 Jan 2012 - 11:32

La malchance avait apparemment suivit Edarra jusqu’en mer. Déjà que l’attaque de Salvemer l’avait passablement secouée à cause de la grande agitation qu’elle avait subit, voilà maintenant qu’elle se retrouvait clouée dans une ville qu’elle ne connaissait pas. Heureusement, elle n’avait pas été toute seule dans ce périple car lady Mallister l’avait accompagné pour se renseigner sur la santé de sa cousine. Malheureusement une fois arrivé à Port Lannis, elles avaient découvert que la jeune fille s’était fait enlever. La noble Dornienne n’aurait normalement pas du rester plus longtemps que ça dans ce port mais le capitaine du bateau ne voulait pas repartir, craignant une attaque fer-né. Elle devait donc attendre là, dans une auberge de luxe, qu’on daigne venir la voir pour lui dire d’embarquer prestement. Au moins, les conditions de vie n’étaient pas mauvaises. L’auberge choisie était convenable et sied parfaitement aux besoins de la dame Ferboys. Gerold avait aussi trouvé ses aises et alors que les deux dames étaient assises dans le coin « taverne » de l’auberge, il s’était mit un peu à l’écard avec une boisson alcoolisée. Les discussions tournaient un peu toutes autour de l’attaque de Salvemer et de la terrible bataille qui s’était joué. Les rumeurs et les razzias précédentes semblaient bien loin face à la réalité brutale qui s’était jouée il n’y a pas si longtemps que ça. La jeune femme ressentait encore quelques fois l’effroi lui parcourir l’échine alors qu’elle repensait aux évènements passés. Le sang, les fer-nés tombant sous sa lame, la blessure d’Oberyn… Elle ne réalisait pas encore de la chance qu’elle avait eu de s’en sortir avec un faible bleu qui avait finit par partir au bout de quelques jours seulement. A côté de ça, la maison Mallister avait subit de lourdes pertes.

Attablée ainsi pourtant, Edarra essayait de ne pas trop y repenser. Elle voulait essayer d’écarter le plus loin possible toute cette agitation démesurée pour profiter un peu du vin qu’elle avait entre les mains. Par une des fenêtres elle pouvait voir l’agitation du matin commencer à envahir les rues. Ca faisait du bien de voir une ville insouciante et normale. Buvant une gorgée de vin, elle reposa son verre sur la table avant de considérer son interlocutrice. « Souhaitez vous faire quelque chose de particulier ce matin, Lady Mallister ? Je pense qu’en allant du côté des docks encore une fois, avant que le marché ne commence vraiment, on pourrait parler à plus de marins que hier au sujet de votre cousine… » Car oui, il ne fallait pas oublier que Rivanon était surtout là pour sa cousine qui avait disparue. Edarra, n’ayant rien de vraiment prévu jusque là, ne pouvait que l’aider dans sa tâche. Après tout, si ça avait été le contraire, Lady Rivanon coincée à attendre et Edarra entrain de chercher un membre de sa famille, elle espérait qu’elle aurait fait la même chose. Mais alors qu’elle attendait une réponse de la dame, une petite voix l’interpella alors que Gerold se leva pour faire barrage face au petit groupe qui s’était approché. Un gamin et deux gardes à l’allure aussi joviale que ceux de Ferboys. Le gamin se présenta sans hésitation, le Prince de Dorne, un Martell. Gerold sembla sourciller à peine une seconde à la diction de ce nom. Edarra considéra le gamin avant de réaliser qu’il avait certainement raison. Vêtements de nobles, des couleurs de son blason et des gardes à l’air redoutable… Par contre la raison de sa présence ici lui échappait totalement. Elle se leva et s’inclina légèrement comme le devait un noble face à l’héritier de son seigneur suzerain. « Lady Edarra Ferboys de Dorne mon Prince. Vous ne nous dérangez pas du tout. » En fait si, mais comme c’était quand même son Prince et que le petit pourrait, si il le voulait, lui mettre des bâtons dans les roues une fois à Dorne, mieux valait ne pas le brusquer. « Je ne sais que dire mon Prince, nous sommes en affaire, si je puis dire, avec dame Rivanon Mallister du Conflans. Mais je pense que vous pourriez nous accompagner ou alors je pourrais m’en occuper si vous avez des affaires urgentes Lady Mallister… » Elle adressa un regard interrogatif à Rivanon pour savoir si la présence du gamin la dérangeait et si elle désirait continuer toute seule ses recherches dans la ville. Le petit était tombé pile poil au mauvais moment, et un Martell en plus. Elle espérait presque qu’il prenne peur à l’entente de son nom et préfère demander à quelqu’un d’autre.
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Message Mer 18 Jan 2012 - 13:18

Une sensation étrange se faisait sentir dans la paume du Trompe-la-Mort. S'il ne s'était pas connu aussi bien, peut-être aurait-il cru voir là... de la crainte. De l'angoisse presque. Mais ces sentiments lui étaient inconnus. Il était Harald Timbal, l'élu du Dieu Noyé, et Lord Capitaine de la Flotte de Fer. Les tracas des inférieurs ne le concernaient que peu.
Malgré tout ce qui était en jeu.
Debout à l'avant du Cruel, il observait les côtes. Ou plutôt il les devinait. Un brouillard trop dense les camouflait à son regard. Et c'était pour le mieux. Les ennemis auraient des torches, des lumières qui permettraient aux Fer-Nés de se guider jusqu'à eux. Et alors l'ost des Iles de Fer leur tomberait dessus sans qu'ils ne se doutent de quoi que ce soit.
Ou en tout cas, cela serait le cas si la brume perdurait. Mais Harald n'était pas idiot au point de faire aveuglément confiance à la chance dans ce genre de choses. Il ne lui restait plus qu'à croire en ses hommes. Croire qu'ils suivraient le plan à la lettre.
Aucun plan ne survit au premier contact... murmura une voix au milieu de ses pensées. Une voix qui ressemblait étrangement à la sienne.
Pas maintenant. Pas encore. répondit-il. Et ce fut tout. La voix retourna dans ce petit coin de son esprit où elle se terrait, attendant son heure.
Il porta son regard sur la flotte qui le suivait. Sa flotte, selon toute logique. Mais il n'était pas naïf au point de croire cela non plus. Chaque capitaine avait son propre agenda. Ses propres raisons d'agir. La plupart n'étaient là que pour obéir à Dagon, ou pour enfin obtenir leur part de gloire. Pas pour obéir au « Lord Gamin », comme certains l'appelaient déjà. Malgré sa réputation, Harald n'était pas un leader apprécié. Et c'était logique, lorsque l'on y réfléchissait. Il avait la moitié de l'âge d'une bonne partie des hommes qu'il commandait. Certains le respectaient. D'autres, il avait fait plier par la force ou en leur faisant des propositions alléchantes. Mais pour les autres... il faudrait qu'il leur donne la preuve qu'il était plus qu'un simple parvenu qui avait obtenu ce titre parce qu'il était ami avec Dagon Greyjoy.
Il fit venir Manegar, un de ses plus vieux marins. Et des plus fidèles.

« Assure-toi que les hommes soient prêts à relayer le moindre de mes ordres. Je ne tolérerai pas la moindre incartade. Pas la moindre divergence. Aujourd'hui moins que n'importe quel autre jour. »

Le guerrier hocha la tête, et rejoignit les rameurs, leur rappelant à voix basse ce qui se passerait s'ils désobéissaient au Trompe-la-Mort. Harald ne daigna même pas se retourner. Il avait d'autres soucis en tête.
Le plan était simple. Attaquer. Distraire l'ennemi. Et en détruire le plus possible au passage. Rien qui ne pose problème... si l'on suivait un minimum de logique. Mais il y avait trop de blancs dans les rapports. Combien de bateaux les ennemis allaient-ils pouvoir aligner ? A quel point leurs lignes étaient-elles prêtes à recevoir une attaque des Fer-Nés ?
La réponse ne viendrait que bien assez tôt.
Harald connaissait vaguement l'organisation de la ville qu'ils attaquaient, mais il n'y était pas revenu depuis le début des raids Fer-Nés. Toutes les informations qu'il possédaient venaient de quelqu'un d'autre, et il ne leur prêtait donc qu'une confiance assez limitée.
Bientôt, la brume se dissiperait, et il verrait par lui-même. Bientôt, le sang et l'acier parleraient.
Sa main se resserra sur la garde de Pluie Pourpre. Oui, bientôt...
Comme pour lui répondre, le vent se mit à souffler davantage, et gonfla quelques instants les voiles du Cruel. Le Dieu des Tornades était impatient lui aussi. Et c'était loin d'être bon signe.
Et malgré tout, Harald souriait.
Peut-être les autres avaient-ils raison, lorsqu'ils le prétendaient fou. Peut-être sa noyade l'avait-elle détruit, au lieu de le faire renaître.
Il éclata de rire, attirant les regards de tous les rameurs du navire. Capitaine du Cruel. Lord Capitaine de la Flotte de Fer. Voilà ce qu'avait été sa... destruction. Voilà ce que lui avait apporté sa folie.
La tempête approchait. Et lorsqu'elle hurlerait son nom, il serait prêt.


Dernière édition par Harald Trompe-la-Mort le Mer 25 Jan 2012 - 23:54, édité 1 fois
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Aaricia Greyjoy
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♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
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Message Mer 18 Jan 2012 - 13:33

Les iles de fer étaient bien loin. Aaricia était heureuse et de fort mauvaise humeur. Elle aurait préféré être sur le boutre de Dagon plutôt que celui du Harloi. Il avait fallu que de tout les Harloi existant, elle tombe sur Sargon. Non elle ne le détestait pas pour autant. Elle l’appréciait même. Elle aurait préféré davantage être sur un boutre Bonfrère. Veloran avait retenu un des meilleurs boutres sur Grand Wyk et Aaricia ne pouvait qu’en comprendre la raison. La Vierge Rouge n’avait pas quitté Cormartel. Elle avait été remplacée par la Larme Noire, boutre du défunt oncle de la Greyjoy. Perdant ses idées au loin, Aaricia trouvait la situation presque pathétique. Elle était protégée alors qu’elle avait la même envie de protéger son frère.

La dame des Iles de fer était d’une humeur massacrante. Ce qui ne changeait rien des autres jours. En fait, la grossesse ne lui allait presque pas. Elle se souvient encore de ce pauvre saigneur qui tente de convaincre au mieux le Lord Greyjoy qu’elle n’est pas en état de prendre le large. Et il y avait toujours l’autre. Le prêtre dont elle se méfiait tant. Elle n’aimait pas sa complicité avec la Seiche. Elle qui avait toujours éprouvé une certaine méfiance envers les hommes. Du coup, elle avait été contente de pouvoir partir, mais on tenait encore à la protéger. C’était énervant à la fin de toujours l’être. Quand il lui avait donné l’autorisation, elle avait sauté comme une gamine, mais il l’avait mise en garde contre le Harloi. Comme si elle ne le connaissait pas assez. Elle était loin d’être idiote, elle avait failli céder aux avances du Harloi.

À peine en mer, qu’elle se rappela bien vite des désagréments. La tête lui tournait légèrement, vivement que la terre ferme ne soit pas très loin. Elle était habituée elle avait vécu presque trois ans avec son oncle sur la Larme Noire. Les ongles plantés dans le bois, Aaricia tentait bien que mal de se préserver se disant que tout irait bien et qu’elle ne … Trop tard, elle passa la tête par-dessus bord et soupira une fois soulagé de ce mal. Elle espérait vraiment qu’elle n’en serait pas incommodée tout le long du voyage et surtout qu’elle n’avait pu être vu dans un geste si faible. Elle n’était vraiment pas faite pour devenir mère et endurer les désagréments. A peine cinq mois de passés et encore quatre longs à attendre!

Aaricia sursauta lorsqu’elle entendit les pas derrières elle. Elle n’avait pas envie de parler. Surtout qu’elle en voulait amèrement à Dagon de ne pas être venu. De toute manière, il ne l’aurait pas accepté sur son boutre. Il aurait été impensable qu’elle y mette le pied une seule seconde. Elle et lui sur le même bateau? Impossible.


J’ai appris toute petite à me défendre. Je n’ai pas besoin qu’on me protège. Ne vous inquiétez pas, si l’on devait me faire une petite entaille je ne vais surement pas me mettre à pleurer comme une gamine et venir vous chercher.


Déjà qu’à la base, la jolie fer-né avait un de ses sales caractères, elle en avait encore plus depuis que son corps avait décidé de changer. Heureusement, elle avait réussi avec succès à cacher les formes de son ventre. Personne n’aurait de réel soupçons sur son état, elle ne voulait pas non plus que cela s’ébruite. Même ses frères n’en savaient rien, ils n’avaient que des doutes. Peu importe si elle mourrait, Pyk aurait toujours un héritier en réserve. Le batard pouvait bien y en répondre. Elle cherchait à éviter le regard de Sargon. Même si cela remontait à plusieurs mois, elle n’avait pas oublié le fer-né. Elle n’oubliait pas ceux qui lui ressemblaient. Elle le craignait comme elle l’appréciait.

Plus calme et posée que sa première réplique, elle regarda le capitaine de la Veuve Salée et soupira. Elle n’avait pas envie de jouer avec sa vie. Elle n’était pas « idiote », encore que certain aurait des doutes sur cette perspective.

Si Dagon devait vous tuer parce que je suis morte croyez-moi que ne se serait pas pour ma mort, mais pour plus.


Petit sous-entendus subtil. Aaricia avait Non, elle ne voulait presque pas mettre de pression au Harloi. Elle comprenait que Dagon avait posé un problème au Harloi, surtout que celui-ci ne connaissait pas le moindre du monde l’état de la dame de fer. Ses petits yeux en saphir se plantèrent dans ceux du capitaine et elle approcha son visage du sien.

Et en quoi votre mort me concernerait?

La pauvre n’allait certainement pas finir comme le maitre d’arme de la maison …





« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Aliénor Tyrell
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♦ Missives Aventure : 180
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♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
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Message Mer 18 Jan 2012 - 19:56

La lionne du roc avait scruté les moindres détails du plafond. Elle cherchait en quelques parts, les moindres détails pertinents qui faisaient du roc une prison comme toutes les autres. Bon d’accord, le terme prison était quelques peu exagéré. Elle se leva comme si une force l’aurait retint et fixa le ciel Et si aujourd’hui on prévoyait ne pas rester au roc. Elle imaginait déjà son frère lui faire la morale. D’un autre coté qu’est-ce qu’elle en avait à faire? Ce n’est pas comme si elle faisait une bêtise. Au contraire, elle ne restait pas dans les pattes et elle n’était pas inutile. Elle avait besoin de se rendre à Port Lannis. Si elle restait une minute de plus au roc, elle allait exploser.

Elle s’était découvert une frustration envers sa maison qui avait tendance à l’ignorer. Puisqu’elle n’avait pas la moindre envie du monde de rester, elle convoqua ses deux chevaliers qui avaient fini par arrêter de poser des questions lorsqu’elle quittait le roc. Elle était toujours prompts à s’énerver devant les questionnements donc, ils se taisaient et obéissaient. Pas plus compliqué. La petite lionne attrapa la toute première lettre du fer-né et la lança dans l’âtre laissant par inadvertance la dernière écrite tombé près de sa coiffeuse. Dans quelques semaines et si ce n’était pas une question de jour, Alienor ne serait plus au Roc. Il pouvait toujours rêver.

Il était encore tôt dans la journée, mais Port-Lannis grouillait de vie, jour et nuit. Le jour les marchands, le soir les tavernes et les catins. Un résumé typique de la ville, selon la petite lionne. Chacun son avis.

Empruntant la route du lion, aucun des cavaliers ne pipa mots. La future rose d’or était concentré à ne pas se tromper de chemin. Elle devait aller sur la place du marché. Elle avait l’habitude. Elle avait pris le même chemin qu’elle avait pris à son retour du Bief. Lorsqu’elle fut arrivée à l’endroit, elle descendit de sa monture et monta les marches.

Qu’est-ce qu’elle peut bien faire avec ce marchand, demanda le plus jeune.

Je préfère ne pas savoir qu’elle idée, elle a derrière la tête.

Il fallut quelques minutes avant que la lionne quitte la maisonnée, les mains vides. En fait les deux hommes déploraient le comportement contraignant de la petite Lannister. Chaque jour, chaque minute qui passait leur tête était mise à prix. Surtout que la lionne ne se cachait pas. On la reconnaissait très bien avec les traits qu’elle portait. Croquant dans une pomme achetée à un marchand, elle continua son chemin ignorant le caractère de ses deux gardes. C’était elle qui faisait ce qu’Elle voulait. Et puis personne ne lui en voudrait de vouloir prendre l’air. La petite lionne du roc se sentait étouffé dans sa propre maison. Elle préférait vivre au rythme de la ville. Un monde qui ne dormait pas. Un monde qui n’était pas le sien car il était signe de liberté alors qu’elle se croyait pour la plupart du temps enfermé.

Pour elle, tout était comme avant. Quand elle arrivait à ses fins, le lion gris l’amenait dans la ville portuaire et achetait presque tout ce qu’elle désirait. C’était le temps où elle n’avait pas de fantôme. Ou elle chevauchait avec son père puisqu’elle était trop petite pour avoir sa propre monture. Elle n’avait pas l’habitude d’être avec autant de monde et se cachait derrière le seigneur de Castral Roc. Aliénor avait grandi et elle aurait certainement voulu revenir avec lui. Elle était peut-être la seule qui aimerait bien qu’il soit resté en vie.

La petite lionne observa les amuseurs publics avec une certaine nostalgie. Tout était comme avant, du moins presque. Sauf que lui n’était pas la. Elle n’avait plus la même innocence et encore, la ville était toujours calme!



 
 
Spoiler:
 


Dernière édition par Aliénor Lannister le Lun 6 Fév 2012 - 4:56, édité 1 fois
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Message Jeu 19 Jan 2012 - 1:52

La préparation est une des clé du succès.

Ayant toute sa vie suivi cet adage Kaeril fit de sont entrainement quotidien une partit intégrante de sa vie parfois au grand dam de sa femme qui se voyait délaissé parfois pour celui-ci.
Répéter ses mêmes gestes jusqu'a ce qu'ils deviennent naturel , des réflexes, jusqu’à ce qu'ils fassent partit intégrante de vous c'est ainsi qu'il avait appris.
C'est pour cette raison que sous l’œil attentif de Kaeril ses hommes s’entraînaient, Kaeril était aidé par Golfag et Galmar.

Car si Kaeril avait quitté son précieux val et pardessus tout sa femme ce n'était certainement pas pour folâtrer dans l'ouest de toute manière jouer les précieux lord c'était pas son truc au fond de lui il avait toujours été un militaire.

Golfag entraînait les fantassins alors que Galmar entraînait les archers.

Allez remonte ta garde , attention fait un pas de coté si tu ne veux pas te prendre une attaque de flanc, allez du nerf tu est trop statique bouge un peut par les dieux !!!

Puis Golfag s'adressa au Groupe :

Ecoutez moi si vous ne bougez pas vous êtes mort , et mort vous devenez inutile compris.
Alors je veux vous voir bouger vos viande même une fille en cloque à plus de mobilité que vous.
Alors qu'elle n'a pas un aussi charmant et bon entraîneur que vous.


Cette blague plus bien aux homme qui après avoir grassement et bruyamment ris à la blague de Golfag redoublèrent d'effort pour gagner en mobilité Golfag leur montrât l'exemple avec deux trois passe d'arme Kaeril se prêtât au jeux et servit de partenaire à Golfag.

Pendant ce temps dans le plus grand silence et dans le plus grand calme , Galmar faisait tirer des volées de flèche.
Il leur rapellait la nécessité de garder l’œil sur les troupes ennemies pour ne pas subir une charge de l'infanterie.
Et c'est avec sérieux et vigeur qu'il leur dispensais les conseils dont ils auraient besoin, leur rappelant leur faiblesse au corps à corps ce qui était le point fort justement de leur adversaire.


De son coté Kaeril préparait Saraus il avait sortit son collier hérissé de piques qu'il avait lui même aiguisé , il sortit une maille adapté .
Saraus adorait s’entraîner à ces jeux : sauté, courir, attaqué, attaqué en sautant , égorger , éventrer.
Chaque jour Kaeril entraînait Saraus en appliquant les précieux conseilles du piqueux.

Kaeril faisait souvent les aller retour entre le différent groupe lorsqu'il ne s’entraînait pas ou n’entraînait pas Saraus.

Kaeril préparait avec l'aide de Golfag et Galmar au mieux ses hommes.
Si on n'avait pas entendu parler d'attaque de fers-né depuis quelque temps.
C'était selon Kaeril quelque chose de louche, le calme avant la tempête et être pris au dépourvu pendant une tempête c'était se diriger vers une mort inéluctable, et cela n'était pas vraiment pour plaire à Kaeril.
Alors tampis s'ils venaient dans plusieurs jour, dans plusieurs semaine, moi année siècle, ils seraient prêt au aussi prêt que l'on peut l'être lorsque l'on affronte des fer-nés.

Même si Kaeril mettait son temps à profit , il se demandait quand les fers nés débarqueraient.
Plus tôt tout cela serait fini plus tôt il rentrerait chez lui auprès de sa femme .
Il n'y avait pas un jour lorsqu'il parcourait les remparts de la ville ou il n'ouvrait pas le médaillon contenant une miniature de sa femme.
Parcourir les rempart lui permettait de connaitre les défenses de la ville se qui selon lui serait utile si jamais les fer nés décidaient de se pointer.

Kaeril envoyât Galmar lui faire une course au marché il lui adjoint Saraus à qui cela ferait une bonne promenade.
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Message Jeu 19 Jan 2012 - 15:09

Elle était assise sur une falaise, l’herbe était charnue et fraîche, l’enveloppant presque entièrement. Derrière elle, à quelques mètres, deux hommes confiés à Deirdre par Damon Tarbeck. Il pensait qu’ils lui seraient utiles. Elle ne savait pas réellement s’il avait raison, en tout cas, elle, tout ce qu’elle attendait, c’était son amie, Elyn. Elle caressait alors l’herbe entre ses doigts. Ses cheveux étaient vulgairement attachés d’une petite lanière de cuir. Ses mèches hirsutes dépassaient à peine des hautes herbes. Elle regardait le temps passer, jetant parfois des coups d’œil vers la mer, où on apercevait Port-Lannis en bien petit. Ils étaient à une demi-heure de marche bien tenue du grand port de l’Ouest. Elle posait ensuite son attention sur les deux hommes balafrés et à la mauvaise allure, puis ensuite en direction opposée du port, cherchant un boutre ou alors, des personnes montant sur leur falaise. Elle avait déjà passé bien un moment à affûter sa dague, et un poignard qu’on lui avait donné. Un dans sa botte droite, l’autre entre ses seins.

Elle finit par s’allonger, les bras derrière la tête, admirant le ciel légèrement gris et humide. Elle se demandait dans combien de temps elle allait arriver. Cela faisait trop longtemps à son goût qu’elle n’avait pas vu Elyn, et elle était assez excitée à l’idée de la revoir, même si l’angoisse de leur quête lui rongeait les boyaux petit à petit. Elle pensa aussi à Perwyn, son petit voleur d’une dizaine d’année, déjà un petit homme. Elle l’avait laissé chez le Tarbeck, pour plus de sécurité. Elle lui avait sauvé la vie, pas pour la lui reprendre. Il avait insisté pour venir, de peur qu’elle ne revienne pas. Elle lui confia que si ce fut le cas, qu’elle ne donnait aucun signe de vie pendant deux semaines, il n’aurait qu’à s’en-aller et faire sa vie, mais qu’elle n’avait aucune envie qu’il la suive. Elle serait bien trop perturbée par sa présence et veillerait trop à sa sécurité, ainsi, la mission échouera forcément. Elyn était une grande fille et même si elle risquait de s’inquiéter de sa santé, elle la connaissait bonne capitaine et bonne guerrière. Elle n’aurait pas besoin de venir sans cesse couvrir ses arrières.

Le temps se faisait long et elle était de plus en plus oppressée par la responsabilité de ce qu’on lui avait confié. Elle s’était occupé et changé l'esprit en faisant quelques souplesses et échauffant ses muscles. Elle se voyait déjà s’accroupir sans arrêt, grimper, courir, voir quelques affrontements au corps à corps. Elle avait prévu sa tenue. Ses fameux jupons en « lambeaux » pour libérer ses mouvements, un pantalon en dessous, son châle et son tissu noir qu’elle recouvrait sur sa tête.

Enfin du bruit arrivait au loin et un groupe de personne arriva. Deirdre se raidit, sans se lever, au dessus des hautes herbes alors que ses deux hommes de mains les fixaient avec un œil méfiant, la main sur leur arme. Soudain, la jeune femme se leva, voyant une belle jeune femme charismatique arriver. Cela ne pouvait être qu’Elyn. Elle arriva au trot jusqu’à elle, grand sourire, mais fut vite refroidit par le visage de marbre de la demoiselle. Elle n’insista pas, jeta un dernier regard à Port-Lannis.

- On a déjà parlé de ce qu’on avait à faire toutes les deux, est-ce que ça tient toujours ? Si oui, je pensais envoyer tes marchands en premier, et tu les suis donc … Moi, les mastodontes là-bas arriverons bien plus tard, pour ne pas éveiller de soupçons. Tu es d’accord ? Moi, je rentrerais discrètement. Ils vont m’enfermer dans un sac, me porter sur leur dos et me déposer dans un coin … Quelle chance d’être petite n’est-ce pas, se fit-elle aussi froide que son amie.
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Message Jeu 19 Jan 2012 - 17:42

Elyn aurait du prendre part à la bataille d’une autre façon. Elle aurait du tenir son rôle de capitaine de la Veuve Noire et attaquer en même temps que les autres, sauf que Sargon avait eu, pour elle, une idée qu’elle avait trouvé ingénieuse. Ainsi, c’était Urek le Joyeux, son second, qui avait pris son rôle de capitaine, le temps de cette razzia. Elyn, quant à elle, allait utiliser ses dons pour l’infiltration, comme s’il s’agissait d’une préparation de razzia normale. Déguisée en femme de marchand et accompagnée de trois hommes –respectivement son père, son frère et son cousin si jamais on lui demandait de les présenter, elle semblerait réfugiée, comme les centaines voir les milliers d’autres personnes qui campaient aux abords ou dans la ville de Port-Lannis. Qui s’attarderaient sur eux ? Les temps qui courent justifierait le fait qu’ils portent des armes. Quelques unes, rien de bien agressif… Elyn portait des habits de paysannes, prise sur la dernière femme-sel rapportée à son père. C’était une robe simple de couleur sombre sous laquelle elle avait conservé sa tenue habituelle. Comme elle était plus mince que l’autre femme, elle avait pu dissimuler Faucheuse en attachant le fourreau le long de sa jambe. Elle avait pris soin d’attacher ses cheveux et de mieux travailler son rôle que la dernière fois où elle s’était trouvé sur le continent. Elle venait d’un village situé non loin de Crakehall –elle connaissait la région pour y être passée- et sa soeur avait été prise par des fer-nés. Classique. Ses deux autres frères étaient morts, et son prétendu père avait un œil en moins. Il n’avait du sa survie qu’à l’arrivée de chevaliers, faisant fuir les pirates.
Oui, elle avait ses histoires toutes prêtes et chacun les connaissaient par cœur.

Les trois hommes qui l’accompagnaient se trouvaient être Merik le Borgne, jouant le rôle de son mari. C’était un homme au teint brunit par le soleil, avec la carrure d’un roturier. Il était doté d’une intelligence correcte ce qui évitait à Elyn de devoir expliquer la même chose plusieurs fois. Le plus jeune du groupe, qui devait avoir seize ans, se nommait Thorek. Il n’était pas encore véritablement formé comme un homme, comme entre deux âges et son air presque innocent lui donnait un bon avantage. Le dernier de la troupe avait un an ou deux de moins qu’Elyn et se nommait Quarren. Lui aussi passait relativement inaperçu, surtout depuis que sa capitaine l’avait déguisé comme un roturier du continent.

La Veuve Noire était dissimulée avec le restant de la flotte et ils avaient fais une partie du chemin à la barque, jusqu’à une crique située au sud de Port-Lannis. Une fois à terre, il lui fallut une bonne demi-heure pour rejoindre Deirdre, qu’elle salua froidement. Elyn avait la rancune tenace, même si des tas de choses avaient changé, depuis qu’elle avait parlé avec Sargon. Même si parlé était un terme tout relatif…
Son amie –si du moins elles l’étaient encore- lui parla alors du plan, lui expliqua ce qu’elle comptait faire de son côté, se renseignait voir si rien n’avait changé. « C’est toujours bon. » répondit la fer-né et elle fit un signe de tête à ses trois hommes, qui se dirigèrent vers la charrette amenée par la bâtarde. Sans doute offerte par Damon Tarbeck…Sargon l’avait mis dans la confidence, puisqu’ils étaient plus ou moins associés désormais. Heureusement, Elyn avait un peu plus de jugeote que certains et savaient très bien ce qu’elle risquait avec lui. Pourtant elle y trouvait son compte, preuve en était de sa présence non loin de la capitale, sans véritable renfort, et avec Faucheuse pour seule loyale protectrice. « Je ne sais par contre pas de quoi nous sommes marchands, qu’est-ce que tu apportes ? » Elle se montrait froide et distante, certes, mais était bien décidée à ce que rien n’entache cette mission. Ainsi, elle ne provoquerait pas de règlements de compte. Elyn tenait la l’occasion de prouver ce qu’elle valait, elle seule, sans l’ombre du Cruel pour l’éclipser.
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Message Jeu 19 Jan 2012 - 21:41

Tybolt écouta Lord Hightower avec attention, cette homme en plus de son allure sans saveur était d'un ennui mortel sa manière de s'exprimer, de fait le jeune seigneur n'était pas étonné qu'il fusse un membre du Conseil Restreint, il devait être aussi amusant que de regarder la pluie tomber que de participer à leurs réunions. La teneur des propos du seigneur originaire du Bief lui semblèrent à la fois simples et pour autant peu compréhensibles. Sa question de par la fait n'avait pas véritablement de sens, en réalité il ne posait même pas de vraie question. Tybolt n'aimait pas cette manière de s'exprimer, il l'avait même en horreur. Lui même avait été élevé la manière de la chevalerie et estimait ainsi qu'il fallait s'adresser directement à son interlocuteur et ne pas se perdre dans des circonvolutions ne voulant que perdre la personne à qui on s'adressait, à moins qu'il ne s'agisse simplement de ne savoir exprimer clairement sa pensée... ou de ne vouloir afficher sans ambages ses prétentions et opinions. Pour parler vrai, à la différence de ce Hightower, Tybolt pensait que cet homme n'était pas un homme franc et que ce n'était pas étonnant venant d'un chien du bâtard albinos. Le jeune seigneur fit un geste comme s'il écartait d'un revers de la main la proposition de faire congédier le frère du Lord. Votre frère peut bien rester avec nous, cela n'est pas une gène. Après avoir marqué un temps d'arrêt il poursuivit. Ce qui l'est par contre c'est la manière dont vous abordez les choses. Sachez Lord Hightower que je ne suis pas un homme qui aime à ce qu'on tente de lui faire paraitre ce qui n'est pas ou à qui on ne s'adresse pas franchement or votre question me laisse dubitatif, que voulez véritablement savoir et pour quelle raison êtes vous là ? Est-ce en qualité de Lord, nouvellement arrivée au pouvoir, de votre Maison ou bien est-ce en tant que Grand Argentier au service de la Main du roi ? Tybolt souffla avec exaspération en observant le seigneur Hightower.

S'il s'agit de venir prendre contacte avec moi comme nouveau chef de votre famille il faut le dire sans détours Lord Hightower. Je ne sais pas si vous l'aviez remarqué mais nous ne somme pas ici même dans les pièces du Donjon Rouge, c'est à visage découvert que nous avançons ici. Tybolt se détendit quelque peu avant de poursuivre, il ne voulait pas non plus mettre mal à l'aise le jeune seigneur. N'allait pas croire cependant que je vous suis hostile, bien au contraire. Mais pour que nos relations futures soient les plus prolifiques possible pour nos deux Maisons, il vaut mieux que vous sachiez à quoi vous en tenir en ce qui me concerne, je n'apprécie ni les détours ni les faux semblants. En preuve de sa bonne volonté, Tybolt quitta son Haut Siège pour descendre au niveau du Lord Hightower. Chemin faisant il fit signe qu'on apporte le pain et le sel afin que chacun puisse se restaurer et marquer de cette manière que désormais le seigneur originaire du Bief ainsi que son frère étaient sous la protection et les invités de Lord Lannister. Les serviteurs eurent vite fait de dresser rapidement une table sans prétentions, avec juste le nécessaire, de l'eau, car ils savaient que leur seigneur ne buvait pour ainsi dire jamais d'alcool, du vin pour les invités ainsi que que des miches de pains et du fromage et des fruits. Le jeune seigneur Lannister se servit lui même une coupe d'eau à température ambiante avant d'inviter Lord Hightower et son chevalier de frère à se servir à leur guise. Bien qu'il soit certain du contraire ne serait-ce que dans la stature du Lord et de part sa manière d'éviter d'exposer franchement ses idées Tybolt se dit qu'il était de bon ton que de s'enquérir d'une chose. Avez-vous, vous même été chevalier Lord Hightower ? Tybolt bu alors une longue gorgée en observant ses désormais invités se servir eux même. Il jeta un regard au frère de Lord Hightower et se dit que peut être à l'inverse de lui même et Gerold, était-ce le Lord qui n'avait jamais été chevalier et le cadet qui lui savait, connaissait la rigueur et la franchise que cela impliquait. D'un certain point de vue Lord Hightower était plus comme Gerold et se rapprochait plus de son cadet que de lui même.
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Clarence Hightower
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♦ Missives : 2168
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Message Jeu 19 Jan 2012 - 22:57

Tybolt Lannister était une personnalité parmi les plus impressionnantes, c'était indiscutable, et pourtant Clarence demeurait devant lui, impassible comme toujours. En s'adressant à lui comme il l'avait fait, en mouillant sa phrase d'une obséquiosité suspecte et en travestissant son visage de la neutralité la plus totale, Clarence avait chatouillé l'agacement du Lion, ce qui était à ses yeux un réel succès. Il n'était pas venu au Roc pour le simple plaisir jubilatoire de faire un pied-de-nez à son hôte, mais bien pour s'entretenir avec lui de sujets graves et sérieux. La prudence avait motivé le geste de Clarence, et il ne fallait pas être très fin observateur pour le comprendre. La prudence, toujours, le motivait à rester silencieux : il n'était pas question d'ajouter à ce début de conversation qui avait justement pris la tournure qu'espérait Clarence. Le suzerain des Terres de l'Ouest aurait pu réagir de maintes façons à l'approche choisie par Clarence, et ce dernier préférant toujours le savoir aux prévisions, cela justifiait le choix d'une certaine prudence. Prudemment, il attendit par ailleurs que les valets du Lion exécutent l'ordre qu'il avait donné de dresser pour eux une table où quelques nourritures et boissons furent disposées à leur attention. Suivant l'exemple de leur hôte, Clarence et Calvin se servirent en veillant à respecter une certaine décence et une certaine retenue dans le choix de leurs aliments. Tybolt posa presque inopinément une question qui, il fallait s'en douter provoqua l'hilarité de son jeune frère qui peina à se contenir. Clarence percevait les humeurs de son jeune frère, derrière lui. Celui-ci était partagé entre l'euphorie qu'il contenait tant bien que mal et le dépit moqueur qu'il éprouvait à l'égard de son frère aîné. Clarence ne lui donna pas l'occasion d'en rajouter en prenant la parole pour répondre à leur hôte. Sa voix était tout aussi neutre et tout aussi fade qu'elle l'avait été.

 « Non, malheureusement. Je porte à ma chaîne de mestre un unique anneau de fer, et j'en aurais forgé d'autres si la fatalité n'avait pas plongé dans le tombeau ceux qui se tenaient devant moi dans l'ordre de succession familial. »

Un nœud imperceptible se serra dans sa gorge. Près de lui, son frère ne riait ni ne souriait plus. Clarence n'en laissa rien paraître, mais quand il reprit la parole, on pouvait remarquer que sa voix avait pris quelques couleurs. Même son visage, d'ordinaire si lisse, semblait s'animer d'un souffle nouveau, comme s'il percevait que les véritables motifs de sa venue à Castral Roc prenaient enfin tous leur sens. Certes, il y avait cette mission confiée par la Main du Roi, mais d'autres intérêts étaient en jeu, à commencer par les siens propres.

 « Alors parlons franchement, c'est votre souhait et j'y souscris. Je suis ici d'abord en tant que Grand Argentier, et effectivement je suis au service de la Main du Roi, c'est un fait, mais pour l'instant, j'ai à cœur d'être au service du Royaume. Mon devoir est de veiller à la santé de ses finances. J'ai pris mes fonctions il y a peu et je vous ai réservé ma première « visite officielle » en dehors du Bief. Pourquoi ? D'abord, vous êtes parmi les créanciers de la couronne les plus importants. Ensuite, vous, vos gens et vos terres êtes ceux qui payaient le prix le plus fort de la rébellion fer-née qui est au cœur de toutes les préoccupations. On parle beaucoup, de nos jours, de l'attaque de Salvemer, mais celle-ci n'est rien comparativement au ravage de Belle Île. »Clarence soupira profondément, pris d'une soudaine lassitude qu'il n'essaya même pas de maîtriser. « Je ne souhaite ni vous attendrir sur le sort de vos gens, ni vous donner à croire que je me soucie d'une certaine justice qu'il n'appartient qu'aux Sept de dispenser. Je suis un homme pragmatique et s'il ne fait aucun doute que cette pitoyable rébellion sera bientôt réglée, c'est à moi qu'il reviendra de faire les comptes quand la Paix du Roi sera rétablie. C'est amusant, n'est-ce pas, de se dire que nous œuvrons pour le rétablissement de la Paix du Roi alors que lui-même la trouve si facilement et si peureusement dans le confort de ses bibliothèques ? Qu'il y reste et qu'il y prenne la poussière comme ces manuscrits qu'il préfère à son épouse, je n'en ai cure. Peu m'intéresse de savoir qui pose ses guêtres sur le Trône de fer, tant qu'il me sera permis d'œuvrer au rang qui est le mien au maintien de la stabilité sur le continent. Et celle-ci se monnaie, s'achète, se vend, se taxe et se paie. »

Clarence s'interrompit, respira profondément et reprit après un très court silence, tout en saisissant d'une main un fruit qu'il porterait à sa bouche quand il aurait fini. Il avait bien conscience de prendre un risque mais après tout, il n'avait fait qu'adhérer au désir de franchise de son hôte.

 « Le Trône de Fer a négligé l'Ouest et le Bief et c'est ce genre de négligences qui fragilise la Paix du Roi. Je n'entends pas essuyer derrière le seigneur Main, mais celui-ci braque son regard à l'Est au point d'oublier ceux qui, vaillamment, paient le prix du sang. Certains diront que cette attitude est indigne. Je dis que cette attitude est mauvaise pour les affaires des Sept couronnes. Vous savez désormais ce que je pense. Je reformule donc ma question : pensez-vous que nos opinions se rejoignent assez pour présager d'une entente, ou devrais-je me comporter avec vous comme avez n'importe quel autre créancier de la Couronne ? »
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Message Ven 20 Jan 2012 - 15:35

Deirdre était tellement déçue. Elle s'attendait à de jolie retrouvailles, mais non, elle était face à la roche, presque aussi comparable que celle de Pyk, noire, froide et acérée. Pourquoi Elyn avait-elle cette si étrange attitude. Oh, elle savait bien qu'elle avait son caractère, mais de là, à ne rien dire, ni faire, rien laisser transparaître, sauf cette distance incompréhensible, c'était peu communs chez elle. Deirdre aurait bien préféré qu'elle lui hurle dessus, voire qu'elle tente de la frapper de son épée. La jeune bâtarde préférait arrêter là ses questions, elle avait une mission. S'il le fallait, elles en rediscuteraient plus tard, une fois fini, par missive, ou à sa prochaine visite aux îles de fer. Elle resta donc, malgré elle, professionnelle.

Elle lui posa une question sur l'idée des marchandise qu'elles viendraient à vendre. Deirdre resta un moment silencieuse, à fixer Elyn, tentant toujours de chercher ce qui n'allait pas. C'était plus fort qu'elle. Elyn était une des seules vraies amies qu'elle avait sur les îles, même si elle s'entendait très bien avec Aaricia. C'était différent. Elle la jaugea un instant, dans cette tenue de paysanne, si épique sur la jeune femme. Elle finit par faire un rictus et lui montra les deux hommes, qui avaient ramené une charrette avec un cheval de trait.

- De la graisse de baleine, pour enduire les coques de bateau... Tout simplement. On est juste à côté du chantier, donc pas besoin de traverser la ville. Une chance. On se fera moins remarqué avec ces truands. J'ai eu le temps de faire le tour. Je suis sur Port-Lannis depuis déjà une semaine je crois, je connais presque les habitudes des roturiers et des gardes

Elle fit un simple signe de main à Elyn de la suivre et commençait à marcher en direction de la partie la plus animée de Port-Lannis. Or, elle n'alla pas plus loin que la fin du chemin du Front de Mer. Elle s'arrêta un instant regardant autour d'elle. Elle lui confia donc le véhicule avec les produits, prenant quelques gourdes d'huile en peau les accrochant à sa ceinture et vérifia sa petite pochette pour vérifier qu'il y avait son silex et de la mousse bien sèche. Tout était là. Elle hocha la tête aux deux hommes qui l'accompagnait.

- C'est vers l'ouest, tu continues et tu ne devrais pas le rater. C'est assez vaste, il y a des entrepôt et quelques tentes, je pourrais facilement me cacher. Il y a des murs en bois tout autour et cela donne sur la mer. Fais attention, enfin tu le verras, pour les cales sèches. Tombe pas dedans. Soit. Bon bah je te laisse y aller, quand tu apercevras les deux autres hommes, c'est que je suis dans le chantier ... Dernier conseil, fais la jeune femme incrédule et naïve, ça marche souvent pour enlever les soupçons, et c'est toi qui fait son mari, dit-elle à l'attention d'un des hommes. Hésite pas à l'humilier un peu, la traiter comme une simple femme simplette.

Elle lui fit signe d'avancer. Elle regarda la jeune capitaine s'éloigner avec la charrette et ses trois compères. Puis alors, quelques minutes plus tard, elle entama le même chemin, mais de telle sorte à faire le tour sans être trop vu par l'entrée de la ville. Elle était contre un des murs. Elle n'était pas chaude à entrer dans un sac, surtout que les deux autres avaient laissé entendre qu'ils essaieraient de penser à ne pas le fermer un peu trop durement. Quels rigolos ceux là ! Elle soupira longuement, voyant l'immense muraille autour d'elle et l'entrée qu'elle savait bien gardée. Allons donc pour le sac. Elle s'y glissa, alors que l'un des deux hommes lui jetait un regard fort amusé. Elle n'avait tellement pas confiance...


Dernière édition par Deirdre Pyke le Lun 23 Jan 2012 - 23:06, édité 1 fois
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Message Ven 20 Jan 2012 - 20:42

De la graisse de baleine, voila de quoi ils seraient vendeur. La fer-née se demanda vaguement si on trouvait ce genre de substance de l’endroit où elle comptait être originaire. Elle n’avait pas expliqué les détails du plan à Deirdre mais elle supposait que tout se passerait correctement –c’était souhaitable pour elles deux. Au pire, ils improviseraient sur le tas ou ferait leur petit numéro, comme le proposait Deirdre. Qui se méfierait d’une fille soumise et de trois hommes, qui plus est s’ils apportaient de quoi entretenir la Flotte du Lion ? Personne de censé. Hélas, elle avait appris à ses dépends que les continentaux pouvaient être malin. Elle espérait juste ne croiser personne de sa connaissance.
Deirdre lui donna ses dernières instructions, lui indiquant la route à suivre et la mettant en garde contre les difficultés qu’elle pourrait éventuellement rencontrer. « Parfait, à tout à l’heure. » répondit-elle, jetant un dernier regard à son amie avant de détourner la tête. Ces affaires viendraient plus tard, si tant est qu’elles viennent un jour. Pour l’heure, elle avait d’autres choses à faire.

Elle se dirigea vers la charrette laissée par Deirdre et grimpa à l’arrière. Merik allait conduire le cheval miteux, auquel la fer-née adressa un regard noir. Elle n’aimait décidément pas ces animaux. Thorek se plaça à côté de la bête et Quarren monta avec elle. Thorek caressa le museau de la bête et Merik la fit avancer du mieux qu’il put, en essayant d’avoir l’air de savoir ce qu’il faisait. « Deirdre a raison. » dit alors la capitaine et l’homme tourna la tête vers elle pour l’écouter. « Il faudra sans doute que tu lèves la main sur moi. Le mieux pour éviter les problèmes serait d’improviser ce genre de scènes, pour déstabiliser les gardes. N’hésite pas à y aller, il faut que ça soit vrai. » Et si l’idée lui venait d’en profiter au passage, elle se chargerait de le remettre à sa place. Elle avait pourtant une relative confiance en Merik, raison pour laquelle il l’accompagnait. « Chacun reste dans son rôle et ne donne d’explications que si c’est réellement nécessaire. Mieux vaut rester le plus vague possible, je n’ai mis les détails au point qu’au cas où il faudrait s’accorder. C’est compris ? Si on rate cette mission, j’aurais votre tête avant qu’ils n’aient la mienne. » Elyn ne laisserait pas passer l’occasion de faire connaître son nom. Tous acquiescèrent et ils continuèrent le trajet, en silence. La fer-née se composa une expression terrifiée et désespérée, qui faisait tâche sur son visage pour quiconque la connaissait. Heureusement, ses traits féminins –qu’elle maudissait- permettaient de rendre le tout relativement crédible.

Il leurs fallu un peu plus d’une heure pour arriver non loin des remparts qu’ils étaient censés passer. Ils n’avaient eu aucun problème avec l’animal maudit qui tirait la charrette, contrairement à ce que Elyn aurait pu croire. Hélas, comme prévu, il y avait des gardes à l’entrée. Le chantier naval n’était plus très loin, ils devaient passer…
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Message Dim 22 Jan 2012 - 13:11

Jyanna s'était rendu en ville pour la soirée. Bien qu'elle soit entrée au service des Lannister, elle conservait l'habitude de descendre chanter et jouer dans les tavernes de la cité. Gagner plus d'argent n'était pas une mauvaise idée en soit, même si les seigneurs de lieux payaient plutôt bien. Donc la ménestrelle s'était rendue sur le port où se trouvait principalement les tavernes qui subvenaient au besoin des marins. Elle choisit un nouvel établissement dans lequel elle n'avait pas encore officié et après s'êtr mise d'accord avec le tenancier elle fit son entrée. Entre deux prestations elle discutait avec les clients présents, prenant des nouvelles du monde extérieur. La mention des fer-nés revenaient régulièrement, pourtant cela lui semblait un lointain désagrément. Depuis qu'elle était arrivée dans la région, la stormienne avait vaqué à ses occupations dans un calme relatif, tournant rarement son regard vers les eaux froides de la mer si proche.

En tout cas les récits de son public pouvait alimenter ses propres histoires et son répertoire. Et puis l'alcool aidant les langues se délièrent au fil de la soirée, amenant un atmosphère plus joyeuse, éloignant les nuages fer-nés de l'esprit des personnes présentes. Jyanna aimait ce genre de soirée, elle profita de quelques verres offerts par des hommes bien plus intéressés par la femme que part le musicienne. Intentions qu'elle ne refusa pas, mais elle repoussa les avances faites. Dès qu'il y avait la possibilité de gagner quelques chose, elle n'hésitait pas. Jinto, le petit sapiens, suscita l'étonnement de certains étant donné qu'il était rare de voir des singes de ce côté-ci de Westeros, il s'amusa également avec des bouchons laissés par le tavernier, créant surprise et virevolte quand il se faufilait entre les jambes des consommateurs.

Jya décida de rester jusqu'à la fermeture matinale de la taverne, ainsi elle pourrait augmenter un peu son salaire et ses possibles pourboires. Quand elle vit le ciel s'éclaircir, Jyanna commença à ranger ses instruments puis elle se dirigea vers le propriétaire des lieux. Elle discuta avec lui des modalités de payement, convenant qu'elle repasserait le lendemain pour récupérer l'argent qui lui était dû. Sur ce, la jeune femme appela Jinto qui s'était perché en haut d'une étagère avant de franchir le seuil et de se retrouver sur les pavés du port. L'air frais du large la fit légèrement frissonner, elle resserra sur ses épaules le châle qu'elle avait pris en prévision. Le petit singe trouva refuge sur son épaule et Jya commença à remonter les rues vers la citadelle pour prendre connaissance des possibles demandes de son seigneur. La ville se réveillait lentement et la musicienne sentait la fatigue qu'elle avait accumulé pendant la soirée. Un peu de repos en arrivant lui ferait du bien. Pur l'instant elle longea la route du port pour bifurquer ensuite dans une rue où se trouvait l'un des bordels de Port-Lannis. Comme ses clients de la taverne, ceux du bordel commençait à quitter les lieux pour rejoindre les uns leur navire, les autres leur foyer. Elle ralentit un peu devant la devanture, se rappelant certains bruits de couloirs du Roc au sujet de prostituées servant Tybolt Lannister. Etaient-ils véridiques? Jyanna se détourna, peu lui importait au final. Tant qu'elle était payée, rien n'avait de réelle importance. Sauf ce qui la concernait directement. Elle reprit son bonhomme de chemin d'une allure tranquille profitant du réveil des citadins pour parcourir des rues qui commençaient à se remplir.

Au bout de la rue, elle aperçut la silhouette du septuaire. Elle n'avait pas prié les dieux depuis plusieurs années. Alors elle décida de se diriger vers l'édifice. Une fois devant elle s'arrêta hésitant à y entrer. Croyait-elle encore en les Sept? Cela lui semblait si lointain. Perdue dans ses pensées elle regardait la façade. La foule s'était densifiée par rapport au port, mais cela ne dérangeait pas la ménestrelle. Il lui faudrait se décider rapidement, entrer ou repartir.


Dernière édition par Jyanna le Lun 23 Jan 2012 - 5:40, édité 1 fois
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Sargon Harloi
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Message Dim 22 Jan 2012 - 13:18

     Sargon avait bien noté que lady Aaricia avait eu un haut-le-cœur plus tôt et expédier son repas nourrir les poissons, il ne lui vint pas une seule seconde à l'esprit que ce mal pouvait être lié à un enfant qui grandissait en son sein, mais plutôt le manque d'habitude de naviguer aussi longuement. Certes les femmes des îles étaient capables de mieux naviguer que les hommes du continent, mais l'on ne s'improvisait pas marin et même avec tous les talents du monde, Aaricia ne pouvait pas acquérir les années d'expérience d'un homme qui effectuait régulièrement des raids sur le continent. Il décida donc simplement de mettre ce malaise passager sur le manque d'habitude de rester aussi longuement sur le pont d'un bateau, après tout son cousin lui avait clairement dit qu'il n'avait pas réussi à profiter suffisamment de sa femme pour qu'elle lui devienne utile, le Harloi n'avait aucune raison d'imaginer qu'elle puisse porte l'héritier des Greyjoy.

     Il avait écouté ses paroles avec un calme apparent tandis que son attention se détournait fréquemment pour se porter sur les boutres au loin, ils avançaient à vive allure et ne tarderaient pas à arriver à leur but. Quelques secondes de silence passèrent après que la jeune femme ne termine sa réplique et le Harloi posa ses yeux mordorés sur le minois de la Greyjoy avant de répondre.

     ▬ Parce que si je dois passer dans l'autre monde, ce sera forcément à cause de vous ma dame, donc j'aimerais autant que si cela doive arriver, vous soyez encore de ce monde. Il esquissa un sourire. J'aurais au moins une femme pour pleurer ma mort. »

     Il faisait référence à leur première rencontre où la demoiselle avait déclaré qu'elle n'était pas du genre à pleurer les hommes et qu'elle n'éprouvait que rarement une tristesse en apprenant le décès de quelqu'un. Le jeune homme s'éloigna de quelques pas pour se pencher au-dessus du bastingage et observer les vagues bordées d'écume qui frottaient le bois de la coque de la Veuve Salée. Sargon ne doutait pas du fait que la jeune femme soit capable de se défendre, elle l'avait prouvé lors de leur précédente rencontre, mais cette fois-ci les risques seraient bien plus grands qu'un baiser volé et il tenait à s'assurer que la Bonfrère était consciente de cela. Le Harloi avait l'habitude de se battre et de tuer, mais Aaricia rien n'était moins sûr. Reportant son attention sur le visage de l'épouse de son cousin, le capitaine reprit.

     ▬ Je n'ignore pas que vous savez vous battre, je l'ai constaté par moi-même, mais comprenez bien qu'un telle bataille n'a rien à voir avec les combats d'entraînement que vous avez pu avoir durant votre enfance. Je ne voudrais pas qu'un homme plus rodé que vous au combat ne décide de s'en prendre à votre personne. »

     Pour tout dire il n'était pas vraiment du genre à refuser de laisser sa chance aux femmes, lady Aaricia était douée et elle savait se battre, mais encore une fois les risques étaient trop grands. Elle ne devait pas l'ignorer, si son époux avait décidé de la mettre entre les mains de Sargon ce n'était pas juste parce qu'ils avaient le même oncle et que les Harloi étaient importants sur les îles, mais aussi parce que le moindre faux-pas du capitaine montrerait qu'il n'était pas digne de son nom. Le jeune homme n'avait aucune envie de se retrouver au pilori juste parce que la jeune épouse se serait faite blesser. Sans se départir de son arrogance il répliqua alors qu'un sourire flottait sur ses lèvres.

     ▬ Votre époux m'a clairement fait savoir qu'il ne souhaitait pas que je vous ramène abîmée ou morte, je ne tiens pas à lui donner une raison de plus de me dénigrer voyez-vous, alors je vous serais gré de ne pas me compliquer la tâche. Veillez sur vous avant toute chose. »

     Comme l'odeur familière du sel se voyait légèrement atténuée, signe que les rivages n'étaient pas très loin, le capitaine recula de quelques pas pour porter son attention sur l'horizon, d'ici quelques temps ils arriveraient à destination et le jeune homme ne voulait pas avoir l'esprit parasité par des inquiétudes au sujet de la jeune femme. Soupirant de lassitude, agacé que son oncle décide de lui faire suffisamment confiance pour lui confier l'épouse de leur lord, mais pas assez pour le prendre à ses côtés à Dix-Tours, le Fer-né fit un signe à Yoren en lui indiquant de veiller sur le joli fessier de leur invitée. Il accorda une dernière réplique à la concernée avant de s'éloigner.

     ▬ Ce traitement et non négociable, occupez-vous de rester en vie et je me charge du reste.... Ma dame. »

     Sargon se dirigea alors que l'avant du boutre alors que la Veuve Salée brisait les flots pour prouver aux habitants de l'Ouest que les seuls maîtres de la mer étaient les Fer-nés et leur Dieu Noyé. Puisse-t-il être à leurs côtés en ce jour de bataille !


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Rivanon Mallister
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Message Dim 22 Jan 2012 - 17:48

Je me trouvais attablée avec Edarra dans la salle principale de notre auberge. Reurik s'était attablé avec Gerold sirotant lui aussi un verre de vin. Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis l'attaque sur Salvemer, pourtant les fer-nés semblaient omniprésents sur les routes que j'empruntais. Notre capitaine avait choisi de mouiller plus longtemps à Port-Lannis à cause de la menace des pirates entraperçus sur les eaux, ce qui m'avait laissé le temps de monter au Roc et de découvrir que ma cousine avait été enlevé par ces maudits îliens. Ma discussion avec Maura Arryn à ce sujet avait mené à quelques suspicions de piste. La dame du Val avait identifié le ravisseur comme étant un Harloi, un dénommé Sargon pour être précise. Rien que d'y repenser je sentais l'énervement me gagner. Je me sentais impuissante face au sort d'Eirlys d'autant que connaissant son handicap cela ne jouait pas du tout en sa faveur. J'espérai sincèrement la retrouver saine et sauve, sinon je ne savais quelle serait ma réaction si je tenais ses ravisseurs entre mes mains. J'appréciais grandement Eirlys, même si je ne la voyais pas souvent je la considérai comme une de mes soeurs. Je poussai un léger soupir.

Je faisais tourner mon verre, l'esprit à cent lieux de Port-Lannis. Celle-ci se réveillait accompagnant la course du soleil. Une ville tranquille en dépit de la menace. Mon attention revint sur Edarra quand elle m'adressa la parole. J'écoutai sa proposition fort judicieuse, aller quérir de nouveaux renseignements éviterait que je ne me mette à broyer du noir. Alors que j'allai répondre, une petite voix se fit entendre. Je tournai la tête vers les arrivants. Gerold s'était levé pour faire barrage Reurik l'avait suivi de peu. Je notai la présence de deux chevaliers entourant l'enfant qui s'était présenté comme le prince de Dorne. Je trouvais étrange que le jeune garçon soit aussi loin de chez lui. Edarra se présenta et prit les devants dans la conversation. Je m'inclinai à la mention de mon nom et fit signe à Reurik que tout allait bien.

- Prince Trystan, comme le mentionnait lady Edarra, vous ne nous dérangez point, mais nous sommes en affaire... J'avais usé directement de son prénom y joignant tout de même son titre, évitons d'être malpolie. Je laissais planer quelques instants de silence, observant mon interlocuteur. Néanmoins, si vous souhaitez vous pouvez nous accompagner, il se trouve que nous allons sur le port si cela vous intéresse. Du moins ce sera notre première étape. Je ne savais s'il y en aurait d'autres, tout dépendrait des résultats obtenus auprès des marins.

Je posais mon regard sur ma voisine, pour savoir si cela lui convenait. Étant une vassale des Martell, je ne voyais rien qui puisse empêcher ces projets. En fait je trouvais amusant la coïncidence de leur présence ici dans l'ouest. Dorne me paraissait lointaine et voilà que je me trouvais entourée de dorniens. Cela me fit sourire, chassant ma mauvaise humeur. Ainsi le petit prince était de passage dans la ville.

- Combien de temps comptez-vous rester en ville? demandai-je à l'enfant.

J'étais curieuse, tout simplement. J'aurai pu poursuivre pour savoir où il se rendait ensuite mais cela aurait fait un peu trop pour un début. Je me levai, signifiant l'heure du départ. Je laissai un verre presque plein, payai et me dirigeai vers la sortie. S'en trop me précipiter pour permettre à mes compagnons de me suivre et de discuter également. Étant compatriotes ils devaient avoir des choses à se dire. Le chemin jusqu'au port fut de courte durée, mais contenta Wolf qui n'aimait pas rester inactif dans une auberge. J'observai quelques instants les bateaux avant de m'avancer vers un groupe de marins. Je commençai à poser mes questions, cherchant à confirmer ou infirmer les soupçons de lady Arryn. Je gardai aussi un œil sur le petit homme, autant éviter tout désagrément.



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Message Lun 23 Jan 2012 - 6:17

Tybolt ne fut point surprit par l'amusement du chevalier qui était à la fois le frère de Lord Hightower et apparemment son protecteur en ces lieux. En effet si l'aîné n'était rien d'autre qu'un Mestre pas même formé, il ne pouvait en vouloir au cadet d'y voir là bonne raison de s'en gausser, d'autant plus lorsqu'ils étaient en présence d'un seigneur lui même chevalier et pas des moindres. En fait Tybolt et le jeune cadet du Grand Argentier avaient certainement plus en commun que Lord Hightower et Lord Lannister n'auraient jamais. Cependant et bien que l'amusement avait été un doux interlude après la première sortie de Tybolt, les propos que tînt Lord Hightower attisèrent son intérêt. Il parlait comme Tybolt lui même aurait pu le faire, en fait il parlait comme Tybolt l'avait fait avec Maura dans la salle du Bassin alors même qu'ils venaient juste de passer leur première nuit. Seulement et bien que le jeune seigneur aurait somme toute, fut un temps, sauté sur l'occasion, certain d'avoir trouvé là un allié partageant son point de vue, il garda une certaine distance. En effet cela lui paraissait bien trop évident ou trop bienvenue cela dépendait du point de vue. Le nouveau Grand Argentier, membre à part entière et sans restriction du Conseil œuvrant pour le maintient de la maison Targaryen à son rang de maison royale de Westeros, lui parlait des lacunes et manquements de ce dernier envers ses vassaux et le peuple entier du royaume. Son regard s'était fait plus aigu au dessus de la coupe dont il bu de nouveau une partie du contenu. La rumeur, voir la légende voulait que Brynden Rivers ait des yeux partout dans le royaume et échaudé par le fait presque avéré désormais que ses propres rangs n'étaient pas exempts de traitres après l'attaque perpétré contre Maura. Il ne pouvait donc se livrer de la sorte envers un homme dont il ne connaissait pour ainsi dire rien de plus que ce que ce dernier lui avait dit depuis les quelques minutes qu'ils se connaissaient de visu. Reposant sa coupe sur la table il fit quelques pas pour venir se placer en bout de table. Les six de la Garde du Lion qui restaient toujours avec lui stationnaient désormais tous dans la salle. Ce sont là des mots bien dangereux que vous prononcez Lord Hightower, remettre ainsi en cause le bon vouloir et l'investissement de notre roi en présence d'un de ses vassaux les plus loyal... Il esquissa un sourire amusé. N'avez vous pas entendu parler du soutien indéfectible de la maison Lannister envers le Trône de Fer...? L'attitude de Tybolt se fit plus sérieuse alors qu'il s'appuyait désormais des deux mains sur le plateau de la table. Supposons que je partage votre vision des choses qu'est-ce qui pourrait m'assurer qu'en tant que nouveau Grand Argentier et serviteur du seigneur Main, vous ne soyez pas simplement ici pour accomplir son œuvre en me guidant dans une voie que je n'aurai choisit de mon plein gré...

Ne voulant pas non plus effrayer un allié potentiel, et plus encore une allié d'un poids considérable si l'on prenait en compte sa position au sein même du Conseil Restreint, le jeune seigneur Lannister tenta une approche différente. Mais disons qu'à l'exception des propos que je ne saurai avoir entendu et que vous n'avez d'ailleurs pas pu tenir du fait de votre nouvelle fonction, je sois particulièrement intéressé par dans un rapprochement de nos intérêts, qu'elles seraient alors vos propositions Lord Hightower ? Je vois bien tout comme vous j'imagine, ce que la maison Lannister pourrait vous apporter mais qu'y gagnerait-elle réellement qu'elle n'a déjà ? La maison Hightower n'avait pas grand intérêt aux yeux de Tybolt, il aurait préféré de loin recevoir une telle offre des Redwyne avec leur flotte et leurs contacts un peu partout dans les milieux de la marine marchande. Ce qu'il voulait depuis quelques temps était des informations sur la maison Harloi, sur ce Sargon et ses contacts sur le continent ainsi que l'emplacement précis de l'île portant son nom pour y faire débarquer des troupes afin d'y répandre mort et désolation. En réalité et pour être tout à fait franc depuis qu'il avait retrouvé Maura et vue l'état dans lequel elle était ainsi qu'après avoir apprit qu'elle portait son enfant, le Lion n'aspirer qu'à retrouver l'auteur de l'attaque contre sa douce et lui faire endurer la juste rétribution de ses actes. Il eut alors une fulgurance, peut être n'était-elle pas des plus pertinente mais il ne pouvait se permettre de ne pas la suivre. Après tout Lord Hightower avait désormais accès à une mine d'informations que lui même ne saurait imaginer. Il plongea donc son regard bleu dans celui de son invité. Dites moi Lord Hightower... que savez vous de la maison Harloi et de la situation géographique de leurs biens ?
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Clarence Hightower
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Message Lun 23 Jan 2012 - 16:29

Tybolt Lannister avait décidé de s'amuser avec lui, c'était l'un des risques encourus par Clarence quand il avait opté pour la franchise. Peut-être était-il sincère, peut-être ne l'était-il pas, là n'était pas vraiment la question ou la réponse que le tout jeune Grand Argentier était venue chercher. Peu lui intéressait ce que le Lion pensait du Phare, car tout puissant qu'il soit, Clarence n'avait pas la prétention de se faire le créancier ou le débiteur de messire Tybolt. Il s'étonna quelque peu des paroles de son hôte qui avait l'air de prendre pour acquis que le jeune homme natif de Villevieille était là dans l'intention de mendier les faveurs de la maison Lannister. Clarence songea cependant que c'était peut-être monnaie courante ces derniers temps de venir au Roc pour quémander l'approbation, le service ou l'aide du suzerain des Terres de l'Ouest et à l'esprit lui revinrent les paroles d'un certain Gareth Baratheon qui lui avait confié sa déconfiture lors de sa venue au Roc. Était-ce le cas, les pétitionnaires geignards affluaient-ils au Roc en gémissant des doléances à n'en plus finir? « De mémoire, je sais ce que j'en ai appris, la maison Harloi est l'une des plus anciennes maisons des Îles de Fer. Leur demeure est Dix-Tours, sur l'île éponyme de Harloi. Mais comme vous le savez, très peu nombreux sont les marins de nos contrées à revenir vivants de ces îles maudites, et la clef de lecture des accès et des passes pour les Îles de Fer est une information rare qui se monnaie à des prix prohibitifs. » Son sourire en disait long toutefois, car en effet, il n'y avait rien au monde qu'un Lannister ne puisse acheter, fût-ce à des prix bien plus qu'exorbitant. D'ailleurs, quel prix pouvait bien être exorbitant pour un Lannister ? Les yeux bleus de son interlocuteur le sondait et Clarence remarqua à quel point ce jeune chevalier était fidèle à sa réputation. Que cherchait-il dans le vert lascif de ses prunelles ? Qu'attendait-il de lui ? « Comme je vous l'ai dit, je suis ici en tant que serviteur du Royaume. Peu m'importe qui siège sur le Trône de Fer, pourvu qu'on ait la paix sur le continent. Peu importe ce que je pense d'Aerys I et s'il est vrai mon opinion à son sujet vous est désagréable, alors je la tairai. Je n'ai rien de plus à vous proposer qu'une bienveillance réciproque et par là j'entends cette promesse bilatérale : si vous m'assurez que je peux compter sur vous pour ne pas compliquer l'exercice de mes fonctions de Grand Argentier, je m'engage à user de tout le pouvoir qui m'est donné pour rendre le Trône de Fer plus sensible à vos intérêts. Concrètement, collaborez avec moi, et je mettrai tout en œuvre pour réparer les injustices faites à votre maison et à votre fief. » Clarence aurait souhaité être plus explicite, présenter ses plans et discuter de ses projets pour les Finances du Royaume, mais ils n'en avaient ni le temps ni le besoin pressant, puisqu'il devait avant tout connaître la position, au moins de principe, et fût-elle feinte, de son interlocuteur. Il ne pouvait prendre le risque de partager avec Tybolt Lannister ses projets si celui-ci y était insensible. De plus, Clarence n'était pas sûr de recueillir l'approbation du Lion et puisqu'il avait déjà intégré à ses plans cette éventualité, il ne lui restait plus qu'à attendre pour aviser. Malgré tout, il se surprit à éprouver le besoin d'un surcroît de franchise. « Je ne suis pas venu devant vous dans l'espoir d'une faveur personnelle. Villevieille se tient à l'écart du monde depuis toujours, et nous autres qui vivons dans le Grand-Tour n'avons pas à nous plaindre. J'ai des ambitions, mais celles-ci ne sont motivées ni par l'avidité ni par la cupidité. Je ne suis pas comme ce Baratheon tout bouffi d'orgueil que j'ai reçu il y a quelques temps, et qui arrivait d'un séjour à l'Ouest plein de projets et plein de cet esprit revanchard qui ne conduit qu'à la ruine. Je suis un bâtisseur, je n'aspire qu'à construire une paix durable et dont nous tous, qui souffrons pour le Trône, pourrions bénéficier. Je vais être franc, avec ou sans aide, je m'y emploierai. » Clarence reporta son attention sur la petit collation qui avait été installé pour son frère cadet et lui. Celui-ci d'ailleurs ne se privait guère de manger. Il s'abstenait toutefois de trop boire, Clarence le lui avait interdit. Ce dernier était d'ailleurs rassuré, s'ils avaient dû mourir empoisonnés, c'eût été sans doute déjà fait.
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Message Lun 23 Jan 2012 - 17:40

La belle brune était à mille lieux d’imaginer ce qui se tramait au large du port, elle avait déjà eut affaire au Fer-Nés, mais elle se pensait en sécurité dans cette ville si bien défendue, fortifiée, avec les soldats du Gué, non ils n’attaqueraient jamais une telle place forte, il fallait être fou ou avoir des Dragons pour attaquer un Lannister chez lui. Et puis même en dehors de ça, elle avait presque oublié sa capture par Dagon Greyjoy et son sauvetage par Sargon Harloi, elle avait presque oublié tout le reste, toutes les épreuves traversées, depuis qu’elle était propriétaire de l’Aubade de la Lysienne elle était à l’abri de tous les imprévus que rencontres les petites gens… Non ? Avec le soutient de Lord Tybolt elle ne risquait rien et tant qu’elle faisait ce qu’il demandait, elle n’avait pas de raison de le perdre, d’autant que Shyna s’avérait être aussi douée pour l’espionnage que pour le sexe. La lanterne rouge entourée d’une résille d’or était éteinte, la contre-porte où était peinte une représentation de la déesse de l’amour de Lys ainsi que le nom de l’établissement était cachée par un lourd rideau de velours écarlate, pourtant il ne fallait pas longtemps pour savoir à quel genre d’établissement on avait affaire, l’absence de fenêtres au rez-de-chaussée en disait long. A l’étage on pouvait voir un balcon à la balustrade de fer forgé, et encore plus haut un troisième étage de bois où se trouvaient les appartements d’Eva. Sur le coté une porte cochère permettait d’accéder à une petite cour intérieure qui servait jusqu’ici de dépotoir mais que la brune avait bien l’intention d’aménager en écuries.

Eva avait toujours aimé chanter, et elle chantait d’ailleurs plutôt bien trouvait-elle, et elle n’était pas la seule puisqu’on lui avait souvent fait le compliment, et à priori nul n’était besoin de la flatter pour la mettre dans son lit. Elle adorait la musique et cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas participé à un banquet et pu écouter les dernières chansons en vogue dans les Sept Couronnes et profiter du doux son d’une harpe pour fredonner ses airs favoris. Elle n’y pensait plus vraiment, maintenant qu’elle était riche, mais lorsqu’elle vit une jolie jeune femme blonde portant une harpe et… un singe ? Comme c’était étrange ! Ne se démontant par pour si peu, Eva se leva de la chaise qu’elle avait installée au soleil et s’approcha de la musicienne avec un sourire :

« Belle matinée ne trouvez vous pas ? Que diriez-vous d’un peu de vin et d’un bon repas en échange d’une chanson ? »

La Dornienne avait déjà vu quelques singes sur le port de Lancehélion, mais ça faisait toujours une drôle d’impression, ils étaient si… humains… d’une certaine façon, quoi qu'il en soit, la menestrelle continuait son chemin et venait même de détourner le yeux, l'avait-elle seulement entendue ? Mais Eva n'était pas femme à se laisser abattre pour si peu, aussi continua-t-elle comme si Jyanna lui avait répondu...

« Très bien... Alors venez quand vous voudrez… »

Eva se dit que la blonde ne viendrait probablement pas, peut-être effrayée par le fait qu’on la voit dans un tel lieu, peu importait, elle trouverait bien quelqu’un qui veuille bien jouer pour elle, et si ça n’était pas aujourd’hui, se serait peut-être demain… Elle haussa les épaules et rentra pour reprendre le travail à savoir faire la liste de tout ce qu’elle voulait changer dans l’établissement et essayer de voir combien cela lui couterait et ce qu’elle devrait faire en priorité. Les écuries ou l’aménagement de ses appartements ? Heureusement que l’établissement était déjà doté d’un passage secret, il partait de sous un des lits des chambres du rez-de-chaussée pour arriver dans un long couloir souterrain et arrivait à quelques pâtés de maison de là dans une petite impasse via un escalier qui donnait sur ce qui ressemblait à un riche hall d’immeuble à part qu’il ne donnait sur aucune habitation et une lourde porte de bois pour sortir dans la rue.

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Message Lun 23 Jan 2012 - 19:37

Dérangé par son conseiller et mestre, lord Tybolt Lannister n’avait eu d’autre choix que de faire ce que l’on attendait de lui, à savoir recevoir son invité, et cela même si son esprit était occupé par une multitude d’autres pensées, certaines très sombres. Se déplaçant en silence à travers les couloirs du Roc, il avait fini par rejoindre la Grande Salle avant de s’installer sur son trône, prêt à jouer son rôle. Face à lui, lord Clarence Hightower, seigneur de Villevieille, prit la parole, présentant à la fois ses respects au suzerain et les raisons de sa visite dans l’Ouest. Lord Tybolt ne tarda pas à clarifier la situation, laissant connaître son point de vue personnel sur les discussions alambiquées et pleines de circonvolutions. La situation changea petit à petit, tandis qu’une collation fut apportée et que la Garde du Lion s’installa dans la pièce. Les deux lords continuaient de discuter, chacun apportant son point de vue et ses questions. Aucun d’eux ne pouvait avoir la moindre idée de ce qui se déroulait dehors, hors de leur vue…

*** *** ***

La Petite Lionne du Roc, lady Aliénor Lannister, s’ennuyait ferme dans la prison que lui semblait être le Roc. C’est pour cela qu’elle se plaisait à sortir pour déambuler dans les rues de la ville, même si ce comportement devait inquiéter et sans doute atterrer ses frères. Passant les Portes du Lion, elle descendit donc une rue, puis une seconde, jusqu’à finalement rejoindre la place du marché. Là, elle visita quelques échoppes, achetant une pomme au passage et finit par s’intéresser aux spectacles des artistes ambulants, l’esprit plein d’images du passé. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens…

Plus loin et bien qu’elle n’appréciait pas particulièrement la grande cité portuaire – et ce n’était pas peu dire – lady Maura Lannister, toujours connue de tous comme lady Maura Arryn, la Dame du Val, se rendait au septuaire de Port-Lannis dans le but de prier pour la sauvegarde de sa suivante et amie, lady Eirlys Belmore. Cette dernière avait en effet été ravie par les Fer-nés et prier était la seule chose que pouvait actuellement faire la jeune dame. Mais cela ne tarderait pas à changer tant sa haine à l’égard de ces barbares était grande.

Resté seul alors que la Dame du Roc était partie prier, le Prince Trystan Martell s’élança à l’aventure à travers les rues de Port-Lannis, talonné de très près par ses deux protecteurs. Il descendit de nombreuses ruelles avant d’arriver sur les quais. Jugeant ce lieu peu sûr pour le garçon, ses deux gardes l’enjoignirent alors à rejoindre la Ville Haute, non loin de là. Obéissant, le jeune Prince de Dorne se retrouva peu après à marchander les tarifs d’un guide avec un voleur d’aubergiste. Ce dernier cherchant visiblement à abuser de la richesse d’un jeune enfant noble, Trystan finit par détourner son attention sur deux jeunes femmes attablées non loin de là, sans doute des nobles dames, si l’on en jugeait à leurs tenues.

L’une d’entre elles était lady Edarra Ferboys. On pouvait dire que les Sept avaient de l’humour à ainsi se faire rencontrer deux nobles de maisons au passé si souvent violent et mortel. Toutefois, le Prince Trystan avait toutes les chances de son côté. En effet, si les deux nobles dames avaient toutes deux leurs protecteurs attitrés, le jeune Prince en avait lui aussi deux et qui plus est, deux chevaliers. Il fallait aussi ajouter que l’un de ces chevaliers portait la tenue immaculée des Frères Jurés de la Garde Royale, rappelant ainsi à tous que le jeune Prince, bien qu’étant Prince de Dorne, était aussi membre de la famille royale de par sa mère. S’en prendre à lui d’une manière ou d’une autre revenait à s’en prendre directement au roi et ser Donnel était là pour palier à toute offense de ce type.

Plus courtoise, ce qui était somme toute logique quand on n’avait pas mille ans de haine derrière soi, lady Rivanon Mallister invita le jeune Prince à se joindre à elles lors de leur visite du port. Elle poursuivit ensuite la discussion, non sans révéler une certaine curiosité à l’égard du jeune garçon, avant d’inviter ses compagnons à la suivre. Ensemble, ils quittèrent l’établissement et se dirigèrent en direction du port où lady Rivanon commença à interroger quelques marins. Si ces derniers connaissaient bien les Fer-nés de réputation, ils n’en savaient toutefois pas beaucoup plus à leur sujet et ce Harloi leur était tout aussi inconnu que le Grand Septon…


*** *** ***

Installé dans la caserne du Guet de Port-Lannis, lord Kaeril Corbray assistait à l’entrainement de ses troupes. C’était là quelque chose d’important pour lui et il n’avait pas totalement tort. Les troupes du Val, comme celles de toutes les armées du royaume, étaient en très grande partie constituées de conscrits à qui l’on donnait quelques armes glanées dans les réserves des forteresses. Autant dire que les troupes n’étaient ni habiles à les manier, ni particulièrement bien équipées. Pour le reste, ils n’étaient guère plus que des paysans armés de fourches, de haches et autres outils agricoles… C’était d’ailleurs un contraste saisissant entre ces troupes et les hommes du Guet. Si ces derniers n’étaient pas nécessairement mieux entrainés, ils étaient toutefois très largement mieux équipés, financés par la maison Lannister. Chacun de ces hommes portait une cotte de mailles, un casque, une épée et une lance, équipement généralement réparti entre deux ou trois hommes dans les armées de conscrits du Val et de l’Ouest. Cela ne manquait d’ailleurs pas de faire rire à en pleurer le commandant du Guet, un certain Gregor.

« M’est avis qu’vous d’vriez plutôt les envoyer aux champs, ça s’rait plus utile. Ca crève de faim là-dehors et vu comment qu’y s’débrouillent avec une arme… Z’avez pas des ch’valiers en réserve ptet ? »

Souriant à pleines dents, le commandant se posta face à lord Kaeril. Ce qu’il pouvait apprécier son seigneur en cet instant ! Avoir placé ainsi les troupes du Val sous ses ordres à lui, c’était un rêve devenu réalité. Il n’allait absolument pas se priver de faire étalage de cette nouvelle autorité temporaire !

*** *** ***

Après avoir compté la recette de la nuit, Eva s’était installée avec l’une de ses servantes sur le parvis de sa maison de plaisir, profitant des rayons du soleil qui perçaient encore ainsi que la brise marine qui venait parfois du port. A moins que ce ne soit les odeurs des étals de poissonniers ? Difficile à dire… Mais c’était agréable quand même.

Marchant dans la rue, la foule défilait devant le bordel, dans toute sa diversité, et l’on pouvait ainsi voir des marins de tous horizons, des marchands, des paysans, des servantes, des religieux, des hommes du Guet, etc. Parmi elle, une jeune femme chargée d’instruments de musique divers et variés passa, attirant plus ou moins l’attention. Si le bordel rappela des bribes de rumeurs à son esprit, elle ne s’arrêta pas pour autant et continua son chemin, n’entendant même pas la tenancière de l’établissement qui la hélait de loin. Arrivée au bout de la rue, Jyanna atteignit finalement le septuaire. Une nouvelle décision se présenta alors à elle : devait-elle rentrer au Roc ou braver la foule pour pénétrer dans ce temple de la Foi ? Pendant ce temps, la prostituée qui l’avait interpellée retournait vaquer à ses occupations.


*** *** ***

Attendant sur la route du Front de Mer, Deirdre Pyke, espionne des Fer-nés, observait et réfléchissait. Derrière elle, deux hommes de l’Ouest prêtés par le Tarbeck attendaient. Ils pourraient lui être utiles, c’était certain. Après tout, ils connaissaient bien mieux la région qu’elle, même si cela faisait déjà un moment qu’elle y vivait. Le temps passait, comme au ralenti… Puis tout changea. Du bruit se fit entendre et une autre petite troupe surgit, guidée par une autre Fer-née, Elyn Bonfrère. Après une rapide discussion, Elyn et ses hommes prirent possession d’une charrette prêtée par le Tarbeck. Ils comptaient en effet entrer en ville en se faisant passer pour des marchands…

Discutant des derniers détails, ils se mirent en route. Le temps passa lentement, au rythme de l’attelage mais finalement, l’étrange convoi arriva en vue des remparts et des Portes de la Mer. Les Fer-nés avaient une chance, c’était qu’il s’agissait des plus récents faubourgs de Port-Lannis et que de fait, ils étaient nettement moins surveillés que le reste de la ville, si ce n’est au niveau des chantiers navals. Arrivant à la porte, la charrette stoppa et un sergent du Guet posa quelques questions alors que ses hommes inspectaient la cargaison.


« De l’huile de baleine ? Vous allez aux chantiers, c’est ça ? Ca fait un moment qu’on vous attend ! Je crois qu’ils ont besoin de ça pour finir les derniers navires alors va falloir se dépêcher un peu, j’pense. » Regardant derrière lui, le sergent sembla réfléchir un peu avant de reporter son attention sur l’homme qui conduisait l’attelage. « Y a pas mal de monde en ville, ça va être un peu gênant pour avancer, j’pense. Mais vous inquiétez pas, je vais vous aider. Le sergent Davos va vous accompagner avec ses quatre hommes, comme ça, la populace va vous laisser passer. Ca ira beaucoup plus vite pour vous, j’pense. Inutile de me remercier, on compte sur vous pour nous aider à mater ces maudits chiens puants des îles ! Allez-y, entrer en ville ! » Elyn et ses hommes pouvaient enfin entrer dans Port-Lannis, mais ils devaient aussi faire avec les cinq hommes du Guet qui les accompagnaient maintenant…

Plus loin, le long des murs extérieurs de la ville, Deirdre tentait de voir comment elle pouvait faire pour y entrer. Malheureusement, le passage par là était relativement compliqué, entre les gardes sur les remparts et les habitants de la ville. Elle n’avait donc pas d’autre choix que d’entrer discrètement, dans un grand sac. Pourquoi un tel subterfuge ? Pour éviter que l’un des gardes ne la reconnaisse ! Cela faisait quand même un sacré moment qu’elle circulait en ville et sa couverture ne pouvait être grillée ainsi. Entrant donc dans le sac, elle fut conduite jusqu’à la porte par l’un des hommes de Tarbeck, l’autre suivant non loin derrière. Bien qu’ils attirèrent l’attention des gardes en poste, ils purent passer sans même répondre à des questions. Après tout, ils avaient tout l’air d’être des réfugiés… Deirdre était maintenant en ville, mais toujours dissimulée dans un sac. Il lui restait donc à en sortir en toute discrétion pour remplir la suite de sa mission.


*** *** ***

Toujours dissimulés dans les brumes marines, les boutres Fer-nés continuaient leur avancée. Si certains étaient pressés d’arriver à Port-Lannis pour la bataille, d’autres attendaient avec une certaine appréhension le retour vers les îles. Sargon Harloi devait être l’un d’eux, ne serait-ce que parce que son seigneur et oncle avait déposé sur ses épaules un fardeau encore plus lourd que celui de la victoire. Il devait jouer les chaperons, rôle qui lui convenait presque autant que celui de femme au foyer… D’autant plus que la femme en question n’arrêtait pas de l’irriter au plus haut point. Dans un sens, cette bataille était peut-être sa chance. Un accident était si vite arrivé… Délivrance !

Sur un autre navire, Harald Timbal savait que la bataille à venir allait être terrible pour tous, Fer-nés comme hommes de l’Ouest. Les choses ne se dérouleraient sans doute pas comme prévu mais ce n’était pas le plus important. Ce qu’il fallait, ce n’était pas que le plan suive son cours, mais qu’il ne s’en éloigne pas trop. Et à ce niveau, il n’y avait pas de craintes à avoir. Même si les Fer-nés pouvaient combattre jusqu’à la mort, ils ne le faisaient pas sans arracher la vie au maximum d’adversaires. Et c’était cela qui comptait le plus. Semer la mort.

C’est sur ces paroles que la brume se leva, doucement mais surement. De leurs boutres, les Fer-nés pouvaient enfin réellement voir les côtes. Au loin, mais pas si loin que cela non plus, la ville de Port-Lannis semblait commencer à vivre en ce début de journée. Mais avant d’y arriver, il fallait passer à travers la masse de navires qui protégeait la ville et son port… De leur position, ceux qui en étaient capables pouvaient compter pas moins d’une trentaine de dromons, des navires bien plus imposants que leurs boutres. Mais ce n’était pas cela qui allait faire peur aux Fer-nés. Après tout, ils étaient venus pour cela !


*** *** ***

La sortie de la brume de la flotte Fer-née ne passa pas inaperçue et les soldats présents au sommet des tours d’observation côtières signalèrent bien vite cette situation. Le message passa de relais en relais jusqu’à ce qu’il n’atteigne les beffrois portuaires qui se mirent à sonner, lançant l’alerte d’une présence Fer-née au large. Personne ne savait encore ce que ces derniers manigançaient, mais il fallait se préparer au pire. Déjà les soldats Lannister et les navires de la flotte réagissaient selon les protocoles prévus dans une telle situation. Mais avait-on seulement prévu que les Fer-nés attaquent Port-Lannis ? Rien n’était moins sûr…

En ville, tout le monde réagit au son des cloches d’alerte. Le Guet renforça dès lors sa sécurité aux points de passage entre les quartiers de la ville tandis que les troupes encore présentes à la caserne étaient envoyées en ville. Dès lors, le commandant Gregor distribua ses ordres aux lieutenants du Guet et aux seigneurs du Val, envoyant par exemple lord Kaeril Corbray surveiller le sud de la ville, dans le Faubourg du Griffon.

Sur le port, les ladies Edarra Ferboys et Rivanon Mallister ainsi que leur jeune compagnon, le Prince Trystan de Dorne, furent aux premières loges pour entendre les cloches retentir, rappelant étrangement de mauvais souvenirs aux deux premières. S’ils se concentraient sur l’horizon, ils pouvaient apercevoir une masse sombre, mais il était encore très difficile de dire ce dont il s’agissait, même si cela semblait évident à l’esprit de tous. Ils ne devraient toutefois pas tarder dans les environs car déjà le port devenait un centre d’activité intense et les choses continueraient sans doute par empirer…

Sur le marché, lady Aliénor Lannister fut tirée de ses pensées par le branle-bas de combat qui se déclencha aux premières notes des cloches d’alerte. Ses protecteurs furent dès lors sur leurs gardes, tendus quant à la sécurité de la jeune dame. Ils faillirent réagir trop promptement quand un homme arriva soudainement, mais ils reconnurent à temps ser Galmar, l’un des hommes de Kaeril Corbray. Ce dernier semblait visiblement être venu faire des courses avec le chien du seigneur et il s’était approché d’eux suite au déroulement des événements. Il leur restait à décider ce que chacun devait faire.

Abritée dans le septuaire, lady Maura Lannister ne fut guère dérangée par l’alerte, bien qu’un homme vint prévenir l’un des septons de service de la situation. Les choses étaient toutes autres devant le temple et Jyanna ne pouvait que le regretter. Les mendiants s’agitaient et il n’allait pas être bon de rester dans le coin… Plus bas dans la rue, Eva fut tirée de ses occupations par sa servante. Celle-ci affichait un air paniqué et n’arrivait pas à articuler de propos cohérents. Se dirigeant alors vers la fenêtre de sa chambre, Eva constata avec horreur ce qu’il en était. Les cloches sonnaient et l’agitation se faisait sentir ! Il était véritablement temps de prendre des décisions.


*** *** ***

Au Roc, la discussion entre les deux lords fut interrompue par l’intrusion non désirée d’un serviteur. Pâle, ce dernier ne savait que dire devant le regard de son seigneur. Il bafouilla quelques mots avant de se reprendre et de recommencer, plus clairement.

« Mon seigneur… La ville ! Les cloches d’alerte sonnent. Des voiles Fer-nées se profilent à l’horizon et les gardes sont en alerte. Ils n’attendent plus que vos ordres. » Le pauvre homme baissa la tête avant de reprendre, d’un ton plus faible. « Lady Maura… Elle est partie prier au septuaire. »


HP : Voilà x)
Nouveau message ! Je ne vais pas vous donner de consignes ici, vous aurez tout par MP ! Pensez donc à les consulter.

Le prochain message viendra ce samedi ! D’ici là, continuez sur votre lancée, c’est super ! Les annexes seront mises à jour dans la soirée ! Donc patientez avant de signaler que les choses ne sont pas justes ! Razz

Pour finir, quelques petits rappels :

- Merci de privilégier les réponses à l'intrigue avant vos autres RP ! Sinon, vous risquez de pénaliser 14 autres joueurs, ce qui n'est pas rien !

- Les RP devront faire un maximum de 800 mots. Merci de respecter cela sans quoi le rythme du MdJ (et donc de l’intrigue elle-même) en pâtira.

- N'hésitez pas à relancer l'intrigue selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- Les résultats des combats seront donnés par le MdJ, à moins que ce dernier ne vous ait indiqué par avance que vous pouviez tuer le PNJ correspondant. N’hésitez donc pas à indiquer clairement (en gras), une demande d’intervention du MdJ dans votre message ! Notez aussi que bien que les PJ ne puissent pas être tués, ils peuvent subir les conséquences de leurs actes, tout comme les PNJ (qui eux peuvent mourir !). Donc réfléchissez bien avant d’agir !

- N’oubliez pas de consulter les aides de jeu indiquées dans la signature de la Corneille !

Bonne chance !
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Intrigue n°2 : le Lion et la Mer

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