AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Tous les chemins mènent à Lancehélion.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 13 Jan 2012 - 5:01

Elle avait reçu des nouvelles de Port-Real. En partie de sa mère. Aerys n’était pas au courant encore de son départ pour Lestival, mais la Main en avait été informée. Que pouvait-elle faire de plus. Il y avait au moins mille raisons pour aller à Lestival. Si ce n’est que pour voir Maekar, les princesses, ou encore Alanna. En quoi pourrait-on l’accuser d’avoir eu tort de penser qu’elle ramènerait son frère au donjon rouge en l’ignorant. Hors, Myriah Targaryen lui disait de faire attention et de surveiller son langage, de ne point dépasser les limites de l’interdit par son sang. Elle ne lui donnait pas plus d’indication, mais Aelinor y voyait une indication contre Maekar. Elle ne lui demandait que de faire de simple salutation à son frère, le prince Maron Martell. Elle avait passé l’après-midi à écrire un pli à sa tante. Elle se donnait encore deux semaines. Le fait qu’elle ne s’attardait qu’une journée à Lestival ne la retardait presque pas. Elle avait eu besoin de faire cette halte, sinon, elle n’aurait jamais su que le conseil avait été nommé. En fait, elle ne connaissait que le nom du Grand Argentier et du commandant des armées. Il lui manquait le nom du grand Législateur, qu’elle n’avait pas encore connaissance. Elle s’avouait assez perdu pour ne pas avoir demandé à son frère. Peu lui importait, il était tous dans la poche de la main de Rivers, sauf Maekar. Toujours lui.

Avec le pire des regrets, elle n’était pas restée à Lestival. Cet endroit était en quelques sortes un peu maudit pour la princesse Targaryen. Elle avait oublié comme elle avait toujours bien été traitée par ses frères ainés. Certes, elle ne parlait pas d’Aerys. Aerys la détestait, depuis qu’elle était sa femme. Elle devait lui inspirer un dégout, tellement il n’osait pas la toucher. Elle avait finit par abandonner et de devenir un fantôme. Une femme mal aimée. Elle avait tout, pour ne rien avoir. Elle n’aurait certainement jamais osé prendre un amant si Maekar avait été son époux, mais tout était différent. Elle était seule et bien seule. Chaque nuit dans le noir, chaque soir elle était sans personne pour la réchauffer et consoler son cœur brisé. Elle vieillissait et elle avait oublié quelques peu les bons moments qui avaient existé.

Aerys l’avait renié en tant qu’épouse, mais certainement pas en tant que sœur. Il avait été une seule fois son confident. Elle n’Avait eu droit qu’aux bras de son frère. Pas de son mari, non, lui il n’existait plus depuis ce premier enfant mort né. Elle l’avait oublié pour cesser de souffrir, du moins c’était ce qu’elle avait voulu, mais il avait toujours trouvé un prétexte pour qu’elle le déteste encore plus. Aerys n’avait fait que chaque fois tué la relation qu’elle avait tentée d’Avoir avec lui. Elle ne ressemblait en rien à celle qu’elle avait partagée avec Baelor et Maekar. . En fait, elle essayait tout simplement d’effacer Aerys de sa vie.

Rester à Lestival lui aurait créé des ennuis. Son amour malsain, pour le cadet des frères Targaryen, aurait poussé les mauvaises langues à obtenir sa tête. Certains ne voulaient que ca. Elle ne pouvait pas non plus rester pour Daeron. Elle était bien seule dans son propre monde. Personne ne pouvait y accéder, sans qu’elle ne se sente attaquer. Elle avait une certaine peur tant qu’à tenir son bout et se rendre à la porte de Lancehélion. Elle ne savait pas qu’est-ce qui l’attendait. Elle avait certainement peur, mais qu’avait-elle à perdre? Pas grand-chose si l’on estimait ce qui lui restait. Un peu d’estime et beaucoup de chagrin. La haine faisait battre son cœur encore et toujours plus fort. Son désir de vengeance n’était que plus immense chaque jour. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Maekar tentait de faire revivre la dragonne qui avait été en elle et qui dormait, accablé de chagrin. Elle avait besoin d’un soutien et Maekar était l’arme, il savait réveiller le dragon.

En quittant Port-Réal, elle laissait le champ libre à son oncle. Elle savait que Maekar regagnerait le donjon rouge, plus vite qu’il ne l’avait cru. Or, elle était maintenant rangée sous les idées de son frère. Lancehélion ne serait pas sa dernière destination. Elle en avait une dernière qu’elle avait omis de faire part à Aerys. Si elle voulait vivre, elle devait se lancer dans ses propres initiatives. Elle ne devait pas rester oisive comme son mari le faisait si bien. Elle était en toute part protéger par un homme comme Maekar, qui lui avait fourni en presque totalité les hommes qui composaient sa garde. Peu était vraiment sous les ordres d’Aerys. Ils étaient destinés à tout faire ensemble. Aelinor aurait été assez folle pour échanger son titre contre un mariage avec Maekar. Elle aurait été capable, seulement pour être un peu plus heureuse, auprès de quelqu’un qui l’appréciait.

Si le voyage pénible à travers l’Orage fut sans encombre, elle n’eut pas de mal à passer les Osseux. Elle n’aurait pas dit non pour quelques luxes qu’il soit, mais elle n’était pas très à cheval sur ceci, lorsqu’elle voyageait. Avant de traverser les osseux, elle avait profité de l’hospitalité des seigneurs de l’Orage. On ne refusait pas la reine des Sept Couronne. Même si ce n’était qu’un prétexte. Les nuits qui suivirent, ils s’arrêtèrent dans des petites auberges. Les Osseux n’étaient pas peuplé par des Lords. En fait, cela faisait certainement son affaire. Elle n’avait pas envie de parler. Elle préférait entretenir la conversation qu’avec elle-même. Elle aurait pu prendre la passe du Prince et s’éviter de tomber aussi bas que des petites auberges. En fait, elle faisait à sa tête. On savait bien qui elle était. Ses hommes portaient le Dragon. Son capitaine et fidèle allié, Ser Walter connaissait trop bien la Targaryen. Lorsqu’elle avait une idée en tête, on ne pouvait pas la faire changer. Passer par Serena lui aurait pris quelques jours de plus, mais ce n’était pas pour sauver du temps. Elle avait tout simplement envie d’être seule. Les jours où elle était de bonne humeur, elle arrivait amplement à chevaucher près de sa garde question de se dégourdir les jambes. Sa garde étant composée d’une part des hommes du donjon rouge et l’autre partie, soit quelques hommes, peut-être qu’une quinzaine, était issue de la garde que lui avait fournis Maekar quand il avait quitté Port-Real. Elle voyageait aussi avec deux gardes royaux. L’un étant avec elle, l’autre suivant Daeron qu’elle surveillait étroitement.

Sept jours de voyage. Si tout ce passait comme elle le voulait elle serait la d’ici quelques jours à Lancehélion. Elle avait oublié à quoi pouvait ressembler le siège des Martell. Elle se souvenait même à peine du mariage de sa tante. Elle avait été invitée, mais son cœur n’étant même plus l’organe qui la faisait vivre, elle avait tout simplement oublié avec le temps. Elle avait toujours maudit les mariages. Elle n’était venue que parce que c’était Daenerys, sa tante, mais avant tout sa sœur. Celle qu’elle n’avait pas eue à la place de Rhaegel ou d’Aerys. Tout aurait été en somme très différent, mais elle ne se plaignait pas de la relation qu’elle avait eue avec la sœur de son père. Elle était presque du même âge. Elle avait eu une amie et elle ne demandait pas plus de Daenerys. Le seul dragon Targaryen qu’elle avait pu aimer hormis son frère et son neveu.

Elle se souvenait vaguement des traits du Dornien, en fait le seul visage qui lui faisait rappeler le prince Martell était celui du jeune Trystan, qui avait séjournée quelques temps au Donjon rouge. Myriah avait été heureuse et puis, elle aussi d’ailleurs. Le petit prince avait étonné la reine. Elle l’avait vu, mais Daenerys lui avait toujours dit qu’il ressemblait a son père, mais avec un teint qui siégeait dans tout Targaryen. Tout le contraire de la petite princesse dornienne. Comme elle aurait voulu partager ce bonheur aussi. Comme elle avait oublié d’être heureuse. Tout allait changer dans les jours à venir. Maekar reprendrait la route pour Port Real, elle n’aurait pas à penser à tout ce qui lui arrivait et elle pourrait profiter des conseils judicieux de Daenerys. Elle profiterait du calme de Lancehélion avant tout. Elle n’était ni surveillé ni dérangée. L’important était de se remettre sur pied et de revenir en bon état au château.

***

En pénétrant les Osseux, une escorte venant de sa tante même les attendait près de la Maison Ferboys. Ils avaient atteint le Fléau avec une journée d’avance. Aelinor chevauchait au coté de Ser Walter, les bannières du dragon bien en vue. Elle avait si hâte de se rendre à Dorne. La nuit était tombée et la reine était plus que fatiguée. Ils avaient fait une pause.

Nous ne sommes qu’à un jour de marche près. Si le temps nous est favorable, nous pourrons atteindre Lancehélion sans encombre demain. Tout va comme vous le voulez majesté?

Aelinor sortit de ses rêveries et regarda le sol de nouveau. Elle avait peur, mais de quoi? Que tout aille pour le mal à Port-Réal? Qu’elle n’ait point l’appuie de sa tante ou encore des Tyrell. En fait, elle n’avait plus la force qu’elle avait eue. Elle voulait simplement être quelqu’un de normal. Mais quand l’on naissait Targaryen cette partie de normal n’existait pas. Elle était certaine que plus elle continuerait à s’enliser et à se dire qu’elle ne pourrait rien faire, plus elle en serait malheureuse. Elle finit par lever la tête et regarda Ser Walter.

Lestival me manque déjà.

Je comprends, ma dame, mais Lestival, malgré qu’il soit sous la juridiction de votre frère le Prince Maekar, ne vous laisse pas l’abri des regards. Nous les savons tous et il est aussi inutile de le nier.

Mais tout le monde ne comprenait pas que les attirances se perdaient un jour ou l’autre. Maekar était marié et en plus si cela ne pouvait cesser de la faire souffrir, il était père. Elle ne pouvait pas le désirer comme elle l’avait toujours fait, étant adolescente. Elle n’était pas reine, du moins elle l’Avait été quelques jours. Quelques jours à être une femme de pouvoir jusqu’à ce qu’on la laisse à un état de bibelot. Que sa colère les emporte tous. Elle ne voulait plus penser à eux.

Et puis je suis certain que la princesse de Dorne sera ravie de vous revoir.

Je ne l’ai pas vu depuis des années et je reviens dans sa vie, uniquement pour chercher un soutien moral et un appui politique. Ne trouvez pas cela un peu dégoutant.

Un long silence s'en suivit et la reine se détourna du capitaine qui en avait l'habitude.

Repartons, si je reste plus longtemps à penser je vais finir par me rendre folle. Nous voyagerons de nuit, peut-être arriverons à bon port, plutôt.

La reine monta et s’enferma avec deux de ses suivantes. Elle était restée muette. Elle n’avait pas envie de parler. Elle finit même par s’endormir. Elle n’arrivait pas à dormir depuis Lestival. Il avait fallu qu’elle raconte son meurtre pour que ses cauchemars la hantent. En plus, elle n’avait aucun mestre à porté de main. Vie cruelle. Elle rêvait encore à cet enfant qu’elle n’avait pas eu. Pourquoi voulait-il la hanté? Pourquoi se réveillait-elle toujours en sueur, l’estomac noué? Elle avait assez de gérer la crise politique, la crise maternelle semblait pire que tout. Tout finirait par s’évanouir, quand elle verrait le visage de sa tante adorée. Elle pourrait enfin souffler.

Elle avait repris place parmi ses cavaliers. Les sabots sur le sable provoquait de gros nuage de poussière perceptible par les gens qi était proche. Les bannières Targaryen bien en vue, les cavaliers parcouraient la mince distance qui leur restait. Et Lancehélion arriva. Devant elle se dressait enfin son but. Elle était arrivée. Daeron trainait, mais elle avait laissé faire. Il savait ou la retrouver et encore, elle ne l'avait pas revu lors de son départ de l'Auberge. Peut-être avait-il peur d'elle? Bref, si ne voulait pas d'elle, elle laisserait le prince à lui-même. Meme si elle avait fait une promesse intérieur à sa belle-soeur. L’impatience faisait rebattre son cœur. Elle avait tant envie de la serrer dans ses bras. Sa chère Daenerys.

La princesse dornienne l’attendait déjà. Aelinor tendit la main à son Ser descendit tout en grâce et ne se fit aucune formalité avant d’étreindre la Princesse de Dorne. Qu’il faisait bon de revoir une personne qui vous aimait et que vous adoriez. Une personne qui savait vous donner des conseils judicieux.

Daenerys, ma tante, je suis si heureuse de vous revoir enfin. Vous m’avez tant manqué.

Il avait fallu une seule personne pour lui faire oublier Brynden Rivers et Aerys Targaryen.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 2 Avr 2012 - 10:21

A son arrivée à Lancehélion, voilà bientôt quatorze ans, Daenerys aurait pu faire une liste aussi grande que le Nord sur les détestables contrées Dorniennes. Les années passées avaient su la faire changer d'avis à bien des égards, excepté sur un point : vivre loin de sa famille et de ses souvenirs d'enfance. Le même soleil brûlant et aveuglant, asséchant les terres et les rivières était devenue source de chaleur, lumineux et resplendissant. Les manières rustres et déplacées des dorniens paraissaient maladroites et attendrissantes. Les étoffes simples et payardes advenaient légères, souples et colorées. Petit à petit, tout Lancehélion prenait grâce à ses yeux. De nouveaux souvenirs l'attachaient à ces paysages. Ses enfants y sont nés et y grandissent, de même que son amour à l'égard de l'homme qui lui tient lieu de mari. De nouvelles attaches, de nouveaux amours, de nouveaux loisirs, une nouvelle vie.

Mais rien ne pouvait remplacer le vide produit par l'absence de ses proches. Elle avait l'impression que c'était hier, qu'elle courait main dans la main avec Aelinor dans les jardins du Donjon Rouge, à la recherche d'un coin tranquille pour échapper à l'autorité de son aîné. Si la différence d'âge était trop importante pour qu'elle ressente une grande affection à l'égard de son frère, autre que celle tissée par les liens du sang, elle avait trouvé en ses cousins la famille qu'elle attendait. Plus jeunes qu'elle, elle tenait à l'égard des bambins de son frère le rôle de grande sœur, qu'elle s'appliquait à jouer au mieux. Si Baelor, plus âgé, était trop occupé à prendre la suite de son père et Aerys davantage attiré par la lecture que la conversation, elle avait trouvé en Aelinor et Maekar une compagnie agréable et stimulante. Ce qu'elle éprouvait à leur égard s'apparentait davantage à une réelle affection fraternelle qu'à l'indifférence froide qui la liait à son véritable frère. Les quitter fut la chose la plus douloureuse qu'elle ait eu à surmonter à son arrivée à Dorne, en plus de la perde de Daemon. Comment apprécier la brusquerie des Dorniens quand on avait grandit dans le calme de la maison targaryenne ?

Seul moyen de correspondance entre les deux femmes, il n'était pas rare que Daenerys reçoive une lettre de sa nièce. Cessant toute affaire, elle prenait toujours grand plaisir à ouvrir ces missives, se délectant de chaque mot, de chaque passage qu'elle avait manqué au Donjon Rouge. Aelinor savait comme Port Réal manquait à la princesse et prenait de ce fait toujours grand soin à lui décrire dans les plus infimes détails la vie à la capitale, les dernières lectures d'Aerys, les plans machiavéliques de Brynden. La seule vue de l'écriture ronde et élancée de la reine suffisait à combler son absence. Plus précieux encore que n'importe lequel de ses diamants, elle conservait ces écrits dans une corbeille taillée en bois de ferrugier. Petite, elle contenait ses trouvailles, plume bleue ou pierre en forme de cœur. Tout ce qui attisait sa curiosité et méritait à ses yeux de se trouver à l'abri des regards. Plus tard, cette même corbeille contenait les cadeaux de Daemon. Désormais, la place y était faite pour recevoir les correspondances la liant au reste de Westeros. Enfermée à double tour dans un tiroir de son secrétaire, placée dans son antichambre, seule la dague Feunoyr lui tient compagnie.

Loin d'être à la mesure des missives précédente, la lecture de la dernière lettre de la reine doubla le plaisir que Daenerys en avait usuellement. Si elle prenait grande joie à parcourir les lignes, l'annonce de l'arrivée de la reine ne pouvait pas tomber mieux. Avec le départ de Trystan, un gouffre s'était ouvert dans le cœur de la princesse que seule la venue de sa nièce semblait pouvoir combler. Trop heureuse pour y croire, elle en vint à relire l'écriture penchée de sa nièce autant de fois que nécessaire pour se convaincre que ce n'était pas qu'un rêve. Elle se retenait de ne pas exploser de joie et de donner des ordres à tout va pour préparer son arrivée. Tout se devait d'être parfait pour la venue de la reine à Lancehélion. Une hospitalité irréprochable, à la mesure de son rang. Plus qu'un devoir, il s'agissait d'un réel plaisir qui la tiendrait occupée jusqu'à l'arrivée d'Aelinor. Nyméria pourrait l'assister, il était tant qu'elle prenne ses marques en tant que future dame.

Deux semaines la séparait de la présence de sa nièce à ses côtés. Elle n'avait point donné de date de retour mais Daenerys n'osait espérer qu'elle reste plusieurs semaines. Aelinor avait probablement beaucoup à faire en tant que reine, davantage avec les récents événements ayant secoués Westeros et la côte ouest. C'est pourquoi Dorne devait être son hâvre de paix, une escale pendant laquelle elle serait en mesure d'oublier Aerys et Brynden, même le temps de quelques jours. Bien qu'elle ne fut pas la plus grande chambre du château, la suite que Daenerys attribua a sa tante était dotée de deux avantages majeures : une vue magnifique et une proximité avec celle de sa tante. Aérée, dépoussiérée et nettoyée de fond en comble, la princesse s'attaqua à la redécoré avec soin, dans un style plus targaryen pour mettre à l'aise sa nièce dans cet environnement si différent de ce qu'elle avait l'habitude de côtoyer. Elle était bien placée pour le savoir. Tout le château était en émoi, sur le qui vive, prêt à exécuter les moindres ordres de la princesse. Maron avait bien assez à faire avec Dorne pour laisser à son épouse le soin de gérer la vie quotidienne. Si elle se référait perpétuellement à Doréa les premiers temps, de peur de ne pas correspondre aux attentes dorniennes, elle avait finit par prendre ses marques et ne dépendait plus que d'elle même.

A mesure que les jours défilaient, son angoisse augmentait. Cela faisait si longtemps qu'elles ne s'étaient vu. Et si leur relation avait changé ? Et si il ne restait qu'entre elle une attendrissante affection dû à leurs années d'enfance mais que plus rien ne les liait désormais que le passé ? Et si à peine arrivée, elle décidait de repartir ? Que le soleil de Dorne ne lui convenait pas ? Qu'elle avait changé ? Que Nyméria soit trop turbulente ? Elle lui avait pourtant recommandé de bien se tenir, mais le sang bouillant des Martell n'était que trop présent chez elle, incapable de tenir en place pendant ses leçons. Ce matin encore, alors que Daenerys brodait, septa Aria faisait réciter ses leçons à Nyméria. Le temps était trop beau pour être enfermée et Nyméria soupirait, subjuguée dans la contemplation des jardins, soucieuse de venir à bout de l'exercice pour pouvoir s'échapper à ses devoirs. La septa la rappelait souvent à l'ordre, lui intimant de se concentrer davantage. Mais un rien suffisait à la déconcentrer. Incluant les va et vient incessant à l'entrée du château.

La leçon fut interrompue par l'annonce du retour d'un éclaireur. Daenerys avait fait ordonner d'envoyer un cortège pour escorter en toute sécurité Aelinor jusqu'à Lancehélion. Un détachement devait les prévenir de leur arrivée. Loin de s'emporter, elle conservait un calme olympien malgré la joie silencieuse qui l'envahissait. Elle demanda calmement à la septa de préparer Nyméria et de la retrouver à l'entrée, et au coursier de prévenir son époux de l'arrivée de la reine. Elle même fit un passage aux cuisines et demanda à Lyra de tenir tous les serviteurs prêts, avant de rejoindre Nyméria et d'attendre avec impatience d'entendre le galop régulier annonçant l'approche de l'escorte. Des nuages de poussières se formaient sous les sabots des chevaux. Une cohue d'ordre et de hennissement remplaçait le silence religieux qui s'était installé pendant l'attente. Daenerys serrait dans la main celle de sa fille, qu'elle pressa quand le visage de sa nièce apparue en descendant. Nyméria tira sur le bras de sa mère pour lui parler à l'oreille, intimidée.

    Alors c'est elle la reine, mère? Elle vous ressemble, elle a les même cheveux argentés... Qu'est ce qu'elle est belle.

    Oui, c'est la reine Aelinor Targaryen, reine des sept couronnes de Westeros et, ma nièce. Souviens toi de bien la saluer quand tu la verras.


Loin de suivre les recommandations faites à sa fille, Daenerys ne se formalisa pas à la vue de sa nièce. Elle lâcha la petite main de sa fille avant d'aller à la rencontre de la reine, lui rendant son étreinte chaleureuse. N'avait-elle pas grandit ? Ses cheveux étaient plus long... Son parfum était différent aussi. Mais sinon, c'était bien la même silhouette frêle qu'elle tenait dans ses bras que des années auparavant. Cette étreinte suffit à lui enlevé un poids immense de ses épaules. Elle ne s'en était même pas rendue compte avant de ressentir le soulagement qu'elle éprouvait en pensant que désormais, elle n'était plus seule. Elle avait quelqu'un avec qui partager ses peines et ses craintes, quelqu'un qui la comprendrait et la soutiendrait. Elle la prit par le bras et fit signe à Nyméria de s'approcher.

    Vous m'avez manqué aussi, terriblement. Je ne crois pas que vous ayez eu l'opportunité de rencontrer ma fille, Nyméria Martell.


Les présentations effectuées, Daenerys repris la main de sa fille et proposa à sa nièce l'opportunité de se reposer dans l'enceinte du château, alors que derrière elles, telles des fourmis travailleuses, les serviteurs s'occupaient de décharger les toilettes d'Aelinor et ses effets personnels.

    Nous avons tant de choses à rattraper et il me semble que vous avez beaucoup à me raconter. Votre visite me ravie, bien que je suppose que vous ne vous soyez pas déplacé pour le simple plaisir de me voir. Je dois dire que j'ai été bien surprise. Que me vaut l'honneur de recevoir la reine en ces temps si agités ?


Si Brynden n'était pas main du roi, il y aurait fort à parier qu'Aelinor aurait fait une reine formidable. Si les Martell favorisait l'ordre de naissance plutôt que le sexe, il n'en était pas de même chez les Targaryens, et cela même si Aelinor aurait fait une bien meilleure suzeraine que son frère. Aerys n'avait pas l'étoffe d'un roi. Il ne l'aurait d'ailleurs jamais. Et Brynden en avait profiter pour mettre la main sur les affaires du royaume. On avait reproché à Daemon la rebéllion Feunoyr, mais Brynden n'avait-il pas fait la même chose à sa manière ? Sournoisement, certes, et dans l'ombre, mais c'était bien lui désormais qui s'occupait de nommer le conseil et de rétablir l'ordre à sa manière. Mais il n'était pas encore l'heure de débattre à propos du Freux, il serait bien assez tôt d'aborder le sujet.

    Le voyage était-il agréable et confortable ? Où avez vous fait escale ?


Une façon détournée de demandée si elle avait profité du voyage pour rendre visite à Maekar, comme elle l'avait laissé entendre dire dans sa missive sans trop s'attarder sur le sujet. Le passage à l'âge adulte était loin d'être favorable, pour chacune d'elles. Daenerys avait été exilée dans une prison dorée, mariée à un homme qu'elle ne connaissait pas dans les intérêts de Westeros alors qu'Aelinor prenait pour époux un frère qu'elle n'aimait pas et remplissait son devoir consciencieusement. Mais si Daenerys en avait pris son parti en ce qui la concerne, amoureuse désormais de son époux, mère comblée et princesse dévouée, rien n'avait changé pour la reine...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 4 Avr 2012 - 15:21

Elle était la. Tout avait changé mais elle l'attendait aussi prestigieuse qu'elle était. La demi-sœur de son ennemi. Daenerys était avant tout sa sœur de cœur. Sa tante qui avait toujours pris soin d'elle. Celle qui avec Maekar avaient toujours soutenue sa position. Elle était faite pour un homme fougueux. Pour un homme qui voulait d'elle et non un homme qui la laissait pourrir à port-réal. Elle était la seule Targaryen qui ne pouvait rien se reprocher avec la reine des sept couronnes. Maekar se reprochait assez de l'avoir laissé mordre la poussière face à la main bâtarde du roi. Brynden s'était trouve une ennemi au lieu d'une alliée face à son dernier frère. Le dragon de Lestival ne tarderait pas à montrer les dents. Aelinor pouvait respirer en le sachant au Donjon Rouge. Elle ne laisserait pas Aerys seul. Même si elle le détestait elle ne voulait pas être absente du Donjon quoique niveau sécurité, elle chutait gravement en compagnie de Maekar.

Elle n'avait pas espère revoir Daenerys un jour. Jamais elle n'aurait cru que l'on lui permettrait de quitter l'enceinte des terres de la couronne. Sa fonction demi- acquise, puisque la dire reine était une chimère à laquelle elle ne voulait pas s’accrocher. Elle portait un titre que par mariage, rien d’autre. Ceux qui la connaissaient, savaient que la reine ne se formalisait pas de ce titre. Elle était diabolique seulement pour faire échouer Brynden, mais il ne tombait pas dans ses pièges. Elle avait fini ce pacte avec cette couronne qu’elle ne portait jamais, depuis qu’elle lui. Elle était piège éternellement dans cet endroit parfois elle espérait qu’un fou s'en prenne à elle uniquement pour ne plus souffrir. Lancehélion était un arrêt comme les autres. Elle se permettait une avance, mais elle était méfiante. Avec les années et surtout ses fréquentations quotidiennes avec le freux la rendait malade. Heureusement pour elle, elle ne venait pas pour parler de cet affreux bâtard qui lui servait d'oncle et de demi- frère pour sa tante. Non, elle venait rendre visite à sa tante qui lui manquait de plus en plus, tant le passé était loin.

L’étreinte de sa meilleure amie et unique sœur qu'elle avait toujours et sur qui elle pourrait toujours compte lui fit verser quelques larmes qu'elle cacha au mieux. La pression retombait peu à peu. Elle allait pouvoir respirer et prendre du temps qui n'appartenait qu'à elle. Elle fit surprise de voir la petite frimousse qui se tenait près d'elle. Certainement la petite dernière du couple Martell. Elle était mignonne, mais pour une fois, elle avouait qu’elle ne ressemblait pas beaucoup à sa tante. Nyméria ... La fille qui ressemblait encore plus à un Martell que Trystan qui avait les traits volontiers d’un Targaryen. Elle avait rencontre le fils et maintenait elle avait l'honneur de voir la petite sœur du Dornien. Aelinor eut un sourire et lança avec un sourire ce qui lui était très rare puisque elle était plus souvent froide et sèche :

Je suis enchantée de faire votre connaissance Nyméria.

Elle suivait sa tante dans un royaume inconnue. Elle n’avait connue que quelques châteaux pour y avoir été invité. Elle ne restait pas souvent. La preuve même, elle était plus souvent qu’une seule nuit que plusieurs. Même à Lestival elle n’était pas restée. Elle ne pouvait pas y rester. Cet endroit était dangereux, avec la présence de Maekar. Tous savaient le penchant de la reine pour le Dragon de Lestival. Elle n’était pas en position pour les racontars. Le donjon rouge était une prison. Parce qu’elle supportait la honte et la misère d’être regardé. Elle avait beaucoup de secret inconnu de sa tante et de son frère. Elle ne voulait pas être abandonnée. La question n’eut donc pas de surprise pour Aelinor. Elle était habituée de vouloir revoir quelqu’un qui l’aimait.

Beaucoup et si peu pourtant. Vous ne pouvez savoir comment il me fait du bien de changer d’air et de vous revoir. La reine n’est nullement présente ici. Elle est dans un coin reculé du Donjon Rouge. Je ne viens aucunement en visite officielle. Vous savez que ce titre n’est que superficiel d’une manière ou d’une autre.

Elle n’avait pas usé de ton cinglant. Elle ne le ferait jamais avec sa tante adorée. Elle n’oserait même pas élever le ton. Daenerys avait toujours été la grande sœur parmi ses grands frères. Elle lui avait accordé beaucoup d’importance puisqu’elle était la seule Targaryen qu’elle aimait beaucoup. Elle n’avait jamais aimé ses autres tantes ou oncles et encore moins les grands batards de son grand-père. Parfois elle aimerait … non même si elle détestait Brynden, elle ne pouvait pas souhaiter le retour de leur pire cauchemar qui avait provoqué la bataille d’Herberouge. Enfin Aelinor n’avait pas envie de parler du passé et encore moins y penser loin du Donjon Rouge. Elle n’était pas venue dans l’optique de discuter de ses tourments. Elle avait quitté sa demeure principale pour oublier ce qui s’y trouvait. Elle n’Avait aucune envie de partir des débats, même si dans ce voyage, elle venait aussi chercher un soutien de son oncle, qu’elle tenterait d’avoir par le biais de sa tante.

Oui, le voyage s’est bien passé. Le Donjon Rouge est en train de me rendre folle. Même si je suis presqu’un meuble à l’intérieur de cette forteresse, je ne supporte plus la pression de me lever et les croiser tous les jours. Je ne sais plus ce que je veux et j’ignorais depuis deux ans, toutes les lettres de Maekar. Lestival était un endroit maudit pour moi. Je suis la seule fille de mon … de … Daeron Targaryen. J’avais besoin de revoir quelqu’un qui croyait en moi. Qui ne me jugeait pas par mes choix. Chaque nuit je le détestais quand il est parti, me laissant seule avec Aerys et Bry … avec la main. C’est pour cela que nous avons pris un peu de retard dans notre chemin. Et je n’avais pas envie de loger chez les seigneurs de Serena dans l’orage et prendre la Passe au prince. Nous avons pris par les Osseux. Un peu plus dangereux, mais plus rapides. Je n’avais qu’une seule envie et c’était d’arriver pour ne plus penser à rien sauf les bons souvenirs que j’ai partagé avec la princesse de Dorne.

Elle avait fait des arrêts sur quelques mots. Mais Aelinor dans sa grande haine n’avait jamais dit le mot père. Elle le nommait que par son nom. Elle n’avait pas envie de parler de lui et encore moins sur sa deuxième hésitation. Elle n’était pas d’humeur pour l’instant. Le temps ferait bien les choses, elle était dans un endroit qui abritait la personne qu’elle affectionnait autant que Maekar et il y en avait peu à ce titre.




Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Tous les chemins mènent à Lancehélion.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Tous les chemins mènent en enfer
» coley + tous les chemins n'ont mené qu’à des doutes, pas à rome.
» Tous les chemins mènent au rhum ! ➹ KILLIAN
» Tous les chemins mènent à R... au Canada!
» Tous les chemins mènent à Rome !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-