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Après grande alle ... [Beron Stark]

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Message Ven 13 Jan 2012 - 3:39

Ajournée … Réveil fut, comme il en était usage, grief, or le chasseur s'était-il habitué à telle morsure au réveil, de la froidure qui lui saisissait chairs et os. Point de feu en ce campement de fortune, improvisé sous la lourde souche d'un chêne étant chu au gré du vent et de sa masse, de peur d'attirer quelque tranche-jarret.

Rassemblant ses biens, et ajustant sa cape de peaux, Onfroy afonça l'épée qui lui avait été léguée par le cavalier. Fourrest de cuir n'était-elle point ouvragé, et lame la garnissant n'était-elle point plus d'une splendeur, mais coupait-elle, autant que le vent du Nord cuisait. C'était là bien courte lame, que soldats maniaient à l'accoutumée en senestre main, pour la parade, mais aigüesse ne lui manquait. Onfroy la ceintura donc, à chere lie, espérant que simple présence dédirait bringarts de s'approcher de trop près. En toute confesse, l'archier ne savait point s'en servir, et ce n'était son unique défaut.

Reprenant route, à travers bois, arc en main, vint instant où se dessina à travers manque de verdeur des arbres silhouette massive, faite de roc, et disait-on, de la sueur des géants, qui auraient assisté Bran le Bâtisseur en pareil édifice. La neige, qui jusqu'à présent s'était montrée clémente n'y tint plus, et redoubla.


*Cela n'eut pu attendre ?! Sont-Ils de si méchante humeur, hui ?*

Pressant le pas, Onfroy avisa une porte, où il pourrait, si le lui permettait-on, d'entrer en Winterfell et de se présenter à Sa Seigneurie, Lord Beron Stark, Lamdecommandeur du Nord. Mais devait-il avoir plus haute tâche, ou bien moins basse besogne que d'accointer un gueux, fusse-t-il munit d'une recommandation d'un vassal.

Prit de stupeur, le chasseur s'inquiéta. Ne sachant lire, ne pouvait-il justifier de pareil document. Or, l'écu des cavaliers étaient bien de la Maison Omble. Ne lui aurait-on fait une farce ? Moitié figues, moitié raisins, se dit-il que cela ne pouvait être. Nul vassal, fusse-t-il doué d'un humour déraisonnable, n'enverrait homme à son Suzerain par ris. Il se rassura autant que pouvait, voyant paraître murailles obscures, ancien ilion accompagné d'une tour en ruines, ébranlée par un foudroiement, tel la légende était à son propos. Mais avis était que la foudre n'avait point telle force …

Homme en poste à la porte avisa l'inconnu, et lui barra le chemin, trop heureux de se dégourdir, dans cette cruelle froidure. Poitras en cuir, lame longe en fourrest et écu frappé du loup-beroux des Stark. Sous sa cervelière, houppu, visage large, dur tel la pierre, et barbe grasse. Un Nordien, dans la force de l'âge, dénué de grâce, mais costaud tel auroch et dépassant bien bautireur d'une tête.


"Hola aforain ! Je ne te connais ! Que cherches-tu en Winterfell ?
-Point d'affolements, suis-je ici en vue de servir Sa Seigneurie, Lord Stark.
-Et qui te dit que telle auvoirie te fera passer ?
-Que nenni, j'ai ici recommandation, de la Maison Omble."


Garde réclamât présentation de telle missive, et paru dubié. Point de cachet, mais signature d'un valeureux homme d'arme de ladite famille, vassale des Starks. Choix se fit preste alors qu'on le relevait. Soldat adrextra alors visiteur en fermeté après s'être acquêté de ses lames et de l'arme de trait, passant par une allée surplombée de part en part de murailles, qui les mena en lice, où s'entrainaient quelque archier. Non loin, derrain ilion, où les deux hommes pénétrèrent.

Colosse confia lettre à homme des lieux, possiblement intendant ou conseiller, si ce n'était autre haute fonction, et y-celui partit avec, après avoir demandé comptes au garde, et avoir obtenu satisfaction. L'homme de bel arroi disparu alors ; n'y avait-il plus qu'à reschauffer la cire ...
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Message Mar 17 Jan 2012 - 15:11

[ HRP : Beron Stark étant hors de Winterfell et en route pour le Mur, c'est son frère, Jonas Stark, qui reçoit Onfroy à la forteresse. ]


[ PNJ Jonas Stark ]


Le petit matin étendait nonchalamment ses froids prélassements au-dessus de Winterfell. De longues langues de brumes léchaient les cimes des arbres sombres aux ramures alourdies de fardeaux blancs. Dans quelques heures le soleil viendrait peut-être réchauffer un peu la forteresse du Nord et ragaillardir les épais remparts engourdis de givre et de neige. Sur ces murailles crayeuses, allaient et venaient des sentinelles racornies par le gel et emmitouflées dans de lourdes mantes de fourrures épaisses. Leurs mornes piques acérées et dressées vers le ciel sombre paraissaient des incommodités encombrantes et plus utiles à les empêcher de planquer leurs mains du froid glacial qu’à autre chose.
La forteresse s’étendait, voilée, par delà la buée qui veloutait le vitrage du Donjon principal. A chacune de ses expirations, Jonas voyait se perdre les murs d’enceinte dans une nuée vaporeuse avant de reparaître quelques secondes plus tard comme la chaleur de son souffle réchauffant momentanément la vitre se faisait engloutir par le froid tenace du verre réfrigéré. Deux grands murs, hauts de quatre-vingts pieds pour celui de l’enceinte extérieure et de plus de cent pieds pour celui qui cadenassait l’intérieur de la cité, enserraient des douves profondes et glacées, parsemées de piques et de chausse-trappes. Le regard du Stark s’égarait parfois dans les cours évidées où l’activité régulière du début de matinée commençait tout juste à poindre, telle tanneuse traversant à la hâte, telles lavandières devisant avec malice, panière sous le bras, tel commis de forge transbahutant avec force peine des seaux emplis d’eau pour l’œuvre de son maître... Qui allant avec empressement vers sa besogne, qui traînant sa carcasse avec lenteur jusqu’à ses corvées... Winterfell s’éveillait mollement sous la neige nouvelle et les yeux pensifs du jeune Stark.

La porte de la pièce s’ouvrit mollement et la lenteur de mestre Prysas accompagna le grincement sévère du lourd panneau de bois grisâtre tout enserré de fer forgé. La vue de son crâne glabre fit grelotter Jonas alors que l’érudit s’approchait de lui avec précautions.

- Votre frère ne doit pas avoir voyage aisé... commença le mestre en faisant crisser sa barbe grisonnante entre ses longs doigts doctes.

- Au moins s’amuse-t-il, lui ! riposta le Stark comme à regrets. Je commence à comprendre pourquoi mon frère apprécie tellement de s’évader dès qu’il peut loin de la forteresse. L’administration de tout ceci est d’une telle violence et en même temps d’un tel ennui, déplora-t-il. Beron ne savait que trop ce qu’il me confiait-là ! Et c’est avec la même joie que je l’ai reçu de lui que je lui rendrai la gestion de Winterfell lorsqu’il reviendra !

Il se détourna alors de la fenêtre pour venir près de Prysas. Le mestre l’observait de son éternel regard malicieux.

- Qu’avons-nous aujourd’hui, mestre ? le questionna le jeune Stark. Des doléances ? Des visites ? Des contrôles ? Les comptes peut-être ?

Un sourire astucieux éclaira alors le visage du mestre et creva la broussaille de sa barbe grise et noire pour laisser entrevoir ses dents parfaites. Ne faisait-il pas son âge ou n’avait-il pas l’âge que l’on lui prêtait ?

- Un peu de tout cela à la fois, dit-il sur un ton déprimant que n’expliquait pas le sourire qui était le sien mais qui confirmait bel et bien qu’il lui avait préparé quelque chose de peu ordinaire.

- Halte-là, cher mestre, cessez donc votre complot ou je fais appeler un accoucheur ! Que me réservez-vous donc !?

- Eh bien, mon cher Jonas j’ai là pour vous quelque chose de bien peu ordinaire et qui, vous tenant lieu d’amuse bouche, aura, je l’espère pour vous, une saveur toute particulière... Il farfouilla dans la longue manche de son gilet grisâtre pour en sortir un pli décacheté qu’il tendit au Stark d’une main fébrile. Voilà qui égayera, je pense, votre morne quotidien, Jonas ! claironna-t-il avec une satisfaction non dissimulée. C’est-là quelque chose que j’aurais pu traiter moi-même mais qui vous changera certainement des distupailleries paysannes... Quoique.

Jonas Stark lui arracha la missive des mains avec avidité.

- Qu’est-ce donc-là ? interrogea-t-il. Mestre Prysas, espiègle, lui commanda de le suivre.


*
* *

Les doigts de Jonas se reployèrent sur les accoudoirs de pierre du trône. Ainsi posées, on eut dit que ses mains tentaient de museler les Sombres Loups grondant sculptés dans le granit. Sa voix, sonore et claire commanda au jeune maraudeur de s’avancer vers lui. Dès qu’il avait appris la nouvelle de cette intrigante arrivée, le Stark excité par l’attrait de la nouveauté avait ordonné que l’on conduisît le jeune chasseur crotté en salle du trône où il tenait à le recevoir personnellement.

- Je suis Jonas Stark frère cadet du Gouverneur du Nord et Seigneur des lieux, notre bien-aimé Lord Beron. Et toi, qui es-tu ? J’ai là une missive indiquant qu’un homme de la Maison Omble t’envoie à notre service... Quelle est donc cette histoire ? Compte-la moi, j’ai hâte de t’entendre...
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Message Mar 24 Jan 2012 - 18:59

Spoiler:
 

Temps s'écoulait avec lassesse, or bautireur estait-il familier à l'attente. Proie requérait aucunesfois telle patience, et effort se trouvait-il d'autant honoré. Gardes semblaient aussi usuels à telle vertu, à cause qu'ils semblaient figés en glas, agardant l'on ne savait quoi.

Onfroy en vint curieusement à s'aviser de Motte-la-Forêt. Fortin estait-il d'autant moins imposant que châtellerie du Lamdecommandeur, mais tenait-il du même roc et du même maistre bâtisseur, or cela se sentait. Lord Glover autant que Stark n'étaient tout deux accoints aux parures et aux ornements, tel que pouvait bien estre murs couverts Domaines du Sud, sinon dans l'esprit de l'archier.

Pierre et couleurs, loup-beroux de sable y sur argent … Crotteux n'avait encore ni acontré ni avisé Sa Seigneurie, et ne savait point à quoi s'attendre, pour peu qu'il ne le rencontre briefment. Apensait-il homme espirituel, fortement bâti, tel les murs du chastre, bien que ne soit, à ouï dire, fort plus âgé qu'y-lui. Mais à dire vrai, Onfroy ne savait bonnement combien d'hivers avait traversé jusqu'alors. estait-ce vingt, plus ? Mais point moindre, le savait-il. Or, qu'il soit blanc, roux, brunel ou fusque, sinon calve, tout cela lui estait-il d'aussi grand mystère qu'espirement qu'avait hâle à paraître à l'ouest et à abscondre à l'est de jour en jour, nul besoin lui étant de revenir sur ses pas. Fort félicement, secret ne saurait-estre aussi bien gardé, ni d'autant conséquent.

Beron Stark, premerain fils de feu Lord Cregan et non esseulé par la nature, Lamdecommandeur du Nord et humble serviteur de Sa Majesté Daeron Targaryen. Approfiter tel seigneur estait privilège qu'Onfroy n'avait osé penser, or ne lui déplaisait guère, aussi aggravable puisse estre tâche qu'y-lui serait confiée. Memoire fraische estait des services rendus à Maison Glover, bien que moment lointain, et hors du chas et de ses affres, moment heureux.

Pesance revint, si n'avait-elle faillie en ces années. Que ne fut-il né de parents notoires y à lui ?! Fils de tous et de nul assemblément, souffrait-il de ne point savoir. Aurait pu aimer tel père Gerold, louvetier de Motte-la-Forêt, si y-celui aurait d'emblée confessé qu'il ne fut point le sien. Mais boison estait tant cuisant qu'il ne pouvait ni le mettre sous le banc, ni faire accordoison aux deux amants l'ayant autrefois affilié. Estait-ce là besterie, sinon d'avoir droit ?

Or Onfroy fut-il arraché de ses argus par Mestre riant, le priant d'aller après lui. Chose n'estait lumineuse en cet homme, semblant farcin, tantôt seri, et laissant un étrange sentiment. Drapelle ample, entrepas léger et tel en ancienne accointance d'avec chaque bloc de pierre qui y formaient chaussie, eu-t-on dit de l'homme qu'il ondait, tel feuille d'arbre filant en aigue. Qu'il ait connu ces murs anquepres sa vie durant n'eût été merveillant, pourtant que Seigneurs s'entouraient de bons aviseurs, an et jour.

Stupeur fut quand l'estrayer comprit estre en haut dais, gentillais cresté autant qu'apensé, trônant sur isengrins baulant de roc entaillés. Que d'attendance à son égard ? Message qu'avait-il légué serait la cause ? Ce qui pouvait y estre couché inquiéta alors chassier, ayant en lui grande agonie si chose y bourdait à son propos.

Seigneur lui intima d'approcher, or Onfroy ne fit remontrance, et genouilla pour révérence à y-lui, qu'il cru de premiers encontres Lamdecommandeur de la couronne du Nord, son régné en soi. Heure estait pour bautireur à estre brassé, ains n'ayant adesé tel homme, sinon vassal d'y-celui.


"Je suis Jonas Stark frère cadet du Gouverneur du Nord et Seigneur des lieux, notre bien-aimé Lord Beron. Et toi, qui es-tu ? J’ai là une missive indiquant qu’un homme de la Maison Omble t’envoie à notre service... Quelle est donc cette histoire ? Compte-la moi, j’ai hâte de t’entendre..."

Que nenni ! Nouvelle aaisa crotteux tôt qu'il eu oy aparler Lord Jonas de sa condition, non point Légat, mais frère puîné. C'eut fait assëur Onfroy de son affaire, qui tout sourire s'ahati d'absoudre Seigneur de son ennui. Or, de prendre affinité à tel gent devait l'être apensément, et avec cherté.

C'eut fait hivers qu'il n'eut à agir de la sorte, et doutance d'escondire par trop rogue allocution pesait. Bobelin pour mauvais mot, charge pour alicaille, quoiqu'il ne pensât Lord Stark sang aigu et injurieusement punitif. Or, l'on ne pouvait estre irrévérencieux d'avec son Sire en toute impunité. Autrement estait d'avec poulage, or devait-on prévoir bien autres attentes. Il était temps …


"Votre Seigneurie, ne suis-je qu'ademis chassier … Onfroy m'intitule. Abesais-je en Bois-aux-Loups, sur le costé de l'Ultime, semblablement qu'on m'affondra de toutes parts. Déserpilleurs, sinon barbares pour qui estais-je proie assaillible, eus-je grand mal d'y me délivrer des mains."

Regardant Sire en la chere, s'enquérant de moindre tangreté et n'y trouva, tint-il jà son conte sans crémance.

"Enchasse adura par long espace, ne saurais-je déclarer, or eus-je sang, par deux fois."

Nul besoin de luer tel aigle, bandure encruentée fascait jambot cuisant et croississant. Gueux n'était aperçuement pleinement restauré, or estait-il, à ses dires, allé par bois jusqu'en Winterfell sur fort maintes lieues … Achart ne devait manquer.

"Au second trait, ais-je chu, et sauvement, le dois-je à épée du Nord, en la présnece et le renfort d'hommes de Maison Omble, battant campagne y pour acquester quelque bringart. Y en cela, vous suis-je, Votre Seigneurie, comparateur, et agréablement, point contraint. Mon arc est vôtre, tout ensement que mes ars."

Ce qui devait être dit l'estait, or Onfroy se tut-il, ayant patience à quant de distré aboutage. Que Lord Jonas Stark de contremander ? Certes aurait-il l'aisement de décroire tels services.
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Message Lun 30 Jan 2012 - 13:28

[ PNJ Jonas Stark ]

Au dehors, la neige avait cessé depuis peu. Peut-être l’épisode neigeux, certes automnal mais annonçant l’hiver prochain ne serait-il qu’une brève mise en garde jeté par les Anciens Dieux aux habitants du nord telle une aumône dérisoire, nonchalamment lâchée par un noble de passage à un mendiant frigorifié et solitaire. Alors que le froid glacial tenaillait la cité en ses pinces blessantes, la salle du trône de Winterfell, toute chauffée des foyers multiples allumés en les nombreuses cheminées qui la rythmée résonnait encore des paroles du jeune Onfroy lorsque Jonas Stark vint à se lever calmement. D’un pas souple et félin, tel Sombre Loup en chasse, il descendit avec sveltesse les quelques marches qui surélevaient au-dessus du sol pavé le Trône des Stark depuis des millénaires.
Le cadet des Loups vint à se porter près du jeune chasseur et se mit à tourner autour de lui comme pour une inspection militaire avant un défilé de prestige. Il sentit le jeune archer se raidir quelque peu mais sans peur toutefois. Il tournoya ainsi quelques brefs instants, tel un Loup en chasse, virevoltant au pied d’un arbre dans lequel se serait réfugié quelque proie transie de peur. Son regard balaya la silhouette fluette d’Onfroy et, montant et descendant du chef aux chausses, parut éprouver le jeune homme et le récit qu’il venait de livrer.

- Tu as là vilaine blessure ! finit-il par déclarer d’une voix douce qui trancha subitement avec l’atmosphère de perquisition rigide qu’il avait lui-même instauré par son inspection circulaire. Mestre ! Vous voudrez bien regarder cette blessure ? Elle me parait mal nettoyée et potentiellement dangereuse. Il ne faudrait pas que la gangrène prenne ! Continua-t-il à l’attention du vieil érudit qui se tenait non loin de là et qu’il avait accompagné lors de son arrivée dans la salle du trône.

- Je n’y manquerai certes pas ! s’empressa le mestre en s’inclinant légèrement. Alors qu’il s’était penché pour accompagner de tout les respect qu’il devait à son seigneur pour répondre, les maillons de la chaîne de mestre du vieil homme vibrionnèrent en une succession de cliquetis mélodieux avant de voir leur chant stoppé par le contact moelleux qu’ils reçurent du tissu grisâtre de la redingote du mestre lorsque celui-ci se redressa.

- Eh bien, Onfroy -c’est bien ainsi que vous m’avez dit vous nommer, n’est-ce pas ?-, je dois dire que votre courage est admirable. Traverser ainsi, seul, les campagnes alors que la neige arrive et que vous êtes blessé, voilà qui est aussi louable que rare. Vous êtes chasseur, dites-vous c’est bien cela ?

Et se tournant vers Mestre Prysas :

- Vous noterez que les Omble font visiblement parti des Maisons vassales qui respectent les instructions données par mon frère au sujet du braconnage... C’est à consigner ! Ce ne sera pas oublié ! Si j’avoue que peu me chaut qu’ils le fassent, l’inverse en sera tout aussi vrai concernant mon frère, n’est-ce pas ?

Un sourire apparut sur le visage du mestre. Manifestement Jonas Stark se faisait peu à peu au dur et ingrat quotidien que la régence que lui avait demandé d’assurer Lord Beron supposait... Cela faisait quelques jours que Beron avait quitté la forteresse à destination du Mur mais son frère démontrait déjà son sens de l’adaptation et ses ressources afin de palier au mieux à l’absence de l’aîné. Il était vrai que depuis la mort subite de son père, feu Lord Cregan, Beron avait pris pour habitude de souvent demander à son cadet de le suivre dans ses nombreuses charges quotidienne pour préparer celui-ci à l’éventualité malheureuse d’une succession précipitée. Lord Beron Stark, se souvenait Mestre Prysas, avait assez difficilement vécu son catapultage subit aux rènes du royaume. Son accession soudaine sur le trône du Loup-Garou avait, en plus de le priver d’une bien compréhensible pour un jeune homme âgé de seulement quinze ans, conduit Beron à être très tôt confronté aux revers de la médaille si souvent dorée d’une vie de Lord Suzerain. Les charges étaient nombreuses et lourdes, faisant se dilapider les jours avec une rapidité peu commune et grandir, chez le jeune lord, le dépit de la perte très régulière de la totalité de ses journées ainsi que de ses passe-temps. Avec le temps et l’expérience, il avait ensuite appris à déléguer, à faire confiance et à laisser à d’autres le soin de gérer une foule de choses purement administratives.
L’aide, plus que précieuse, de mestre Prysas s’était d’ailleurs révélée, à ce sujet, des plus nécessaires, l’érudit le guidant dans ses choix et le conseillant dans ses analyses et prises de décisions.

Et en matière de choix et de délégation des pouvoirs et des responsabilités liées à la suzeraineté, il fallait bien reconnaître que l’annonce de la régence momentanée du royaume par son frère était une manifestation éclatante des progrès réalisés par Beron Stark. Mais après tout, le pourtant toujours jeune lord ne régnait-il pas sur le nord depuis déjà bientôt 14 ans ?

Jonas Stark se tourna à nouveau vers le jeune chasseur et lui demanda :

- Et d’où êtes-vous donc originaire, Onfroy ? Pour ne pas demeurer chez vous par pareil froid ? Je situe votre accent dans le nord comme mes gens, mais je ne pourrais en dire d’avantage.

Et se reportant à nouveau vers mestre Prysas, il attendit la réponse du jeune archer en murmurant au mestre :

- Vous ferez comme d’habitude, n’est-ce pas ? Lorsque nous saurons d’où il vient, vous vérifierez tout cela, c’est bien compris !?

Le Mestre acquiesça en silence et tous deux portèrent leur regard sur le jeune homme, dans l’attente des réponses qu’il donnerait à toutes les questions que sa venue suscitait…
Il ne semblait pas anxieux. Eventuellement légèrement tendu, mais après tout, on le serait à moins. Lorsqu’un inconnu se présente face à son suzerain qu’il rencontre pour la première fois, cela peut se comprendre. En tous les cas, les propos tenus par Jonas l’avaient été de la plus simple des façons afin de ne pas effrayer outre mesure le si intrigant jeune homme.

[ PNJ Jonas Stark ]
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Message Mer 29 Fév 2012 - 9:08

Au semblable, Seigneur et serviteur se levèrent, l'un de chaire, archier du sol. Or, Lord Stark montrait contenance que bautireur n'avait, le pas du loup, agile tant pour tant qu'assuré. C'était enqui et avant y à lui de regarder crotteux en la chère, tel beste en gibier, vergeant premier que d'effondrer sur proie.

Onfroy montra ébahissance et malicieuseté en même réponse, consentant à estre à l'œil à gentilhomme. Jeu là bien étrange que s'aclinaient beste noire et goupil, en pareil lieu. Or, Sire Jonas eu-t-il à coup le petit de respect pour gueux, qui en fut abéé.


"Tu as là vilaine blessure ! Mestre ! Vous voudrez bien regarder cette blessure ? Elle me parait mal nettoyée et potentiellement dangereuse. Il ne faudrait pas que la gangrène prenne !"

Certes, attrition lançait-elle de plus bel, n'estant plus noire de froid et y par la même endormie, or estait-ce soldat qui lui avait passé l'aiguille, après l'y avoir abstergée … D'avis estait que divers regard soit nonpourquant sage. Tel chemin pu-t-il lui vicier les humeurs, à l'en compourrir cannebel et scapule. Grand homme enclina, ainsi Onfroy aurait-il franc service … Nullement qu'aisances appetaient vilain, certes ne contremanderait.

"Eh bien, Onfroy -c’est bien ainsi que vous m’avez dit vous nommer, n’est-ce pas ?-, je dois dire que votre courage est admirable. Traverser ainsi, seul, les campagnes alors que la neige arrive et que vous êtes blessé, voilà qui est aussi louable que rare. Vous êtes chasseur, dites-vous c’est bien cela ?
-Monseigneur, point d'hardiesses en cela. Au dehors, est-ce continuer ou perdre corps et biens."


En son œil, ne lisait-on point once d'humiliaté, n'estait-ce alors nulle convenance. Seigneur devait apenser à quoi il tendait, par les chemins trouvait-on certes grief jour pour jour, lieue pour lieue. Onfroy ne s'en tint pas là, et aponda.

"Oui Sire, suis-je chasseux, et est-il en moi de duire tant chien que chevauchure."

D'avoir été avancé par mestre-chien estait pour grande part, or y avait le garçon habilité. Plu-t-il à croire estre enfant d'isengrins, tant solitude venait à trop se faire sentir, aucunesfois. Le savait-il, n'estait bien et seulement qu'homme. Quel lieu l'accueillit dont quant il vint en ce monde ? De quel sang issir ? De poulage, des sauvageons, des roys ? Non-sachance pesait à la fie, tel pierre à corée.

"Et d’où êtes-vous donc originaire, Onfroy ? Pour ne pas demeurer chez vous par pareil froid ? Je situe votre accent dans le nord comme mes gens, mais je ne pourrais en dire d’avantage."

Stupeur fut telle que bautireur alla arriere, s'esvigora tôt après, prêt à fausser. Ne serait point seul gentil qu'il abuserait ...

"Vous ferez comme d’habitude, n’est-ce pas ? Lorsque nous saurons d’où il vient, vous vérifierez tout cela, c’est bien compris !?"

Cela donna à Onfroy de se montrer honorable, malgré lui. Bien d'afflictions lui mordit l'âme, or ne devrait-il couvrir sa réponse. Là estait cruelle adversité, à se faire connaître sans nul le savoir en propre personne, se refusant même bonnes gens adoptiles. Œil fut déplaisant de ce qu'il dû déclarer.

"Et bien, ne puis-je à déclaration point assurer que je sois du Nord. Ma propre personne ne le sait. Or, ai-je en âge tendre vécu à Motte-la-Forêt, tel fils du mestre-chien. N'ai-je déporté de l'entendre, et suis-je parti d'où estais-je parvenu, en Bois-aux-Loups. Si Gerold le Louvetier est encore de ce monde, pourra-t-il vous l'accorder, sinon sa femme. Ne saurais-je si Lord Aidan le pourrait, or serait-ce sa Seigneurie qui m'aurait atrouvé en chasse.

Là n'estait que vérité certaine, nonpourquant Onfroy ne se sentait enfierie en cela, abaissé tout au plus. Vereur se montrait-elle outrageuse pour le gueux, or estait sa prime et simple nature cruelle véracité, point autrement.
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Message Mar 6 Mar 2012 - 8:31

[ PNJ Jonas Stark ]


Les rayons du soleil pointaient enfin à travers les verrières. Une journée chargée en nuages, peut-être mais que le soleil viendrait de temps à autre réchauffer. Voilà qui était parfait !
Le Stark avait continué à tournoyer autour du jeune Onfroy sans réaliser un seul instant que pareille façon de faire pouvait être particulièrement désagréable si ce n’était déstabilisante. Son œil aiguisé allait et venait sur le chasseur comme à la recherche assidue d’un élément quelconque qui pourrait se révéler soudainement à lui pour attester ou mettre en doute la véracité des propos du jeune homme.

« Monseigneur, point d'hardiesses en cela. Au dehors, est-ce continuer ou perdre corps et biens. »

- C’est exact ! Comme tu le dis... Il se gratta l’extrémité du menton d’un air circonspect. *Effectivement mais tout cela n’explique en rien les raisons qui t’ont poussées à poursuivre alors qu’en retournant d’où tu venais, personne n’en aurait jamais rien su ! Ni Omble, ni Stark, ni personne excepté toi et ta conscience... Aurais-tu en plus d’un certain courage, un brin d’honneur !? Voilà qui pourrait s’avérer intéressant !*

« Oui Sire, suis-je chasseux, et est-il en moi de duire tant chien que chevauchure. »


*Et polyvalent avec ça !? Je demande à voir ! Mais après tout pourquoi pas ! Si cela s’avère exact nous aurons là excellente pioche ! Et Beron m’en félicitera...* Les allées et venues du puîné ne cessèrent que lorsque le jeune homme expliqua enfin :

« Et bien, ne puis-je à déclaration point assurer que je sois du Nord. Ma propre personne ne le sait. Or, ai-je en âge tendre vécu à Motte-la-Forêt, tel fils du mestre-chien. N'ai-je déporté de l'entendre, et suis-je parti d'où estais-je parvenu, en Bois-aux-Loups. Si Gerold le Louvetier est encore de ce monde, pourra-t-il vous l'accorder, sinon sa femme. Ne saurais-je si Lord Aidan le pourrait, or serait-ce sa Seigneurie qui m'aurait atrouvé en chasse. »

- Nous vérifierons ! N’aies crainte aucune à ce propos ! S’il y a bien une chose que mon frère Lord Beron Stark ton seigneur et maître m’a enseignée, c’est de toujours savoir à qui l’on a affaire !

Il se tourna vers mestre Prysas qui observait la scène en silence. - Bien, lui lança-t-il. Mestre ! Occupez-vous donc de la plaie de cet Onfroy et faites en sorte qu’il soit promptement apte à montrer ce dont il se dit capable, voulez-vous !?

Le mestre dodelina de la tête un signe d’acquiessement qu’il fit immédiatement suivre d’un autre, cette fois adressé au jeune chasseur afin que celui-ci comprenne qu’il fallait qu’il le suive...

*
* *

Le petit jour permettait désormais aux faibles lueurs d’un soleil faiblard de s’insinuer aux travers des hautes fenêtres de la forteresse avec une négligence toute grelottante. La buée, due aux premiers frimas de l’automne et accumulée sur les vitres par le truchement du passage des températures glaçantes de la nuit au léger réchauffement seulement permis par les faibles rayonnements du soleil levant, disparaissait timidement des vitres gelées. Elle faisait naître, grâce aux rayons la traversant, de spectaculaires arabesques suaves et mousseuses sur les murs opposés aux grandes baies de verre froid. Les pas des deux hommes résonnaient sur la pierre luisante et donnaient à leur marche rapide un rythme alerte relativement semblable, aux oreilles du vieux mestre, à celui des gros navires marchands des Cités-libres et au tempo saccadé de leurs tambours de nages.

Parvenu à la totale extrémité d’un long couloir sinueux, il poussa une lourde mais basse porte de bois ferraillé et clouté pour déboucher dans une pièce aussi vaste que tout ce que la modeste taille de sa porte d’entrée avait pu le cacher.

- Asseyez-vous là ! commanda-t-il sur un ton aimable bien qu’apparemment peu concentré tant il désigna du doigt et tout comme il parlait un siège qui n’était manifestement pas à l’endroit où il devait être.

Sans rien y redire et après quelques secondes d’hésitation, le jeune homme crotté s’assit finalement sur un fauteuil qui se trouvait non loin de là et qui devait certainement être celui que le mestre avait voulu désigner.

- Où l’ai-je donc mis ? s’interrogea l’érudit à voix haute et pensive. Ah, la voilà ! Juché sur l’extrême pointe des pieds, il étira sa vieille échine pour finalement parvenir à attraper du bout des doigts, et à attirer à lui, une petit fiole de terre cuite dont il ôta précipitamment le capuchon de liège. Tu vas voir ! Cet onguent fait de véritables miracles ! confessa-t-il au jeune homme sur le ton de la confidence. Son regard brillait avec tout l’éclair de la vivacité d’esprit que dissimulait son apparence rugueuse et âgée.

L’application de la crème parut faire frissonner le jeune homme.

- Tu peux tout quitter ! Tiens, mets ça ! Mestre Prysas tendit à Onfroy quelques vêtements vieillis par de longues années d’existence et d’utilisation mais dont la propreté évidente tranchait sérieusement avec l’aspect répugnant de ceux du jeune chasseur. Onfroy, c’est ça ? Eh bien, hâte toi ! Le seigneur Jonas ne devrait pas tarder à nous...

Le fracas de la petite mais lourde porte résonna à l’autre extrémité de la vaste pièce encombrée de bibliothèques et de tas de livres poussiéreux. Un bruit de pas se renforça avant de laisser apparaître, au détour du rayonnage le plus proche, le visage du puîné Stark.

- Alors tu es prêt Onfroy ? Wyman a scellé les chevaux et préparé les chiens ! Nous partons en chasse et tu nous accompagnes ! Chasseur, hein ? Il disparut un instant derrière le pan de bibliothèque qui l’avait dévoilé l’instant d’avant, puis reparut. Cela te conviendra-t-il ? l’interrogea-t-il sans ménagement tout en lui lançant un arc d’excellente facture bien que particulièrement court. Un homme de plus parmi nos équipes de chasse ne sera pas un luxe... Le gibier fuit nos chiens d’aussi loin qu’il les entend ! Il nous faut des bons tireurs, de bons pisteurs et rabatteurs ! Qu’en dis-tu ? Te sens-tu d’attaque ?

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