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Parce qu'on ne plaisante pas, avec le plaisir! [PV: Daeron]

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Message Mar 10 Jan 2012 - 16:26

-Bonjour, Messenda.

Tu regardas le petit oiseau qui venais de te parler d'une drôle de voix et tu lui souris. Sa voix était bizarre, mais tu t'étais habituée et puis tu la trouvais craquante. Tu lui demandais commence c'était passée sa journée. L'oiseau pencha la tête de côté, l'air de ne pas te comprendre, et tu ris devant ses deux yeux grands ouverts dans un regard confus. Croyant que tu te moquais d'elle, Mangue releva la tête, bomba le "torse" avec fierté et commença à battre des ailes rapidement, si bien qu'elle faillit faire tomber ce qu'il y avait près d'elle. Souriant, tu caressais doucement sa tête sur le côté, et elle se calme aussitôt. Une fois que ce fut fait, tu te dirigeas vers ton lit et te laissa tomber dessus, songeant à la journée que tu venais d'avoir.

Tu avais eu trois clients aujourd'hui. Fort différent, ils n'avaient presque aucun point en commun. Le premier était un homme d'environ quarante ans qui venait d'avoir une grosse somme d'argent - tu ne savais pas vraiment comment il l'avait eu, mais après tout tu t'en fichais un peu. Il avait surtout parlé de son chat, et donc tu avais oublié comment il l'avait gagné, m'enfin, tu n'es pas payée pour ça. Assez... massif - pas parce qu'il mangeait trop, car c'est impossible après cette canicule, mais parce qu'il devait avoir fait beaucoup de sport - ses yeux marron châtaigne trahissaient son envie, et il n'hésitait pas à le montrer avec tes paroles, voir même des gestes... Le deuxième était, au contraire, grand et maigre. Il avait dans les vingt ans. Ses yeux étaient aussi clair que ses yeux bleus. Timide, il avait hésité plusieurs minutes avant de te demander tes services. Enfin, le troisième avait les cheveux foncés mais les yeux clairs. Il devait avoir environ trente ans. Il n'était ni aussi timide que celui qui le précédait, ni aussi exubérant que le premier. Disons qu'il était le juste milieu, mais il en devenait ennuyant - enfin pas vraiment, mais il te faisait penser à quelqu'un, ce qui te faisait parfois faiblir niveau attention, et déjà qu'il ne savait pas s'y prendre... Enfin bref, revenons à nos moutons.

Tu te relevas et secouas ta tête. Te levant, tu te douchas, te changea et sortit te promener un peu. Mangue s'envola dès que tu ouvris la porte et passa la première. Haussant les épaules, tu ne réagis pas vraiment, car tu savais qu'elle te suivrait. Un peu de compagnie serait la bien venue, sans doute. Mangue volait, allait à droite, à gauche, recherchais des les arbres quelque chose, se posait, puis s'envolait une autre fois, mais elle ne s'éloignait jamais de toi, alors tu continuais de marcher tranquillement. Tu te dirigeais vers le Port sans vraiment le savoir. bon, bien sûr, si tu regardais où tu étais, la rue que tu prenait et tout, bien sûr que tu serais capable de deviner vers où tu te dirigeais, mais ton esprit était trop occupé pour ça.

À quoi pensais-tu? Tu t'imaginais ta vie si tu n'avais pas été capturée. Que serais-tu devenue? Tu te voyais courir dans les prairies, les papillons volant autour de toi. Bizarrement, Mangue était avec toi, alors qu'elle n'y serait pas. Vous étiez en train de manger dans la prairie, et tu jouais avec une petite sœur que tu n'as jamais eu, mais que tu souhaitais avoir. Tu l'imaginais rire et avoir exactement les mêmes goûts que toi. Ta mère serait en train de préparer des choses à manger. Ton père danserait avec ta sœur tandis que ton frère chanterait en tapant des mains, et riant parfois devant la... grâce? Ou plutôt devant son incapacité à danser correctement sans se faire ridiculiser.

Un vent frais chassa ces pensées de ta tête. Tu étais heureuse, ici. Peut-Être serais-tu plus heureuse si tu étais restée à Naath, mais peut-Être tu ne le serais pas. Bon, c'est vrai que catin n'est pas le plus beau des métiers du monde, mais au moins tu te démarquais en quelque chose. Tu sortais du lot. Et puis, tu t'étais fait de nouveaux amis, tu as connu le monde... Un point très négatif c'est que tu as perdu ta famille t ça, ça continue à te faire souffrir, voir pleurer, certaines nuits où tu te sens seule, car tu sais que dans ton île d'origine, jamais tu ne serais seule... Mais bon, pourquoi penser à ça? Tu es une fille positive, alors le sourire qui fendait ton visage ne s'effaça pas. Mais revenons à nos moutons.

Une douce lumière t'aveugla un instant lorsque tu arrivais au Port. C'était magnifique, et tu t'arrêtais, sans savoir quoi faire. Les mots ne suffiraient à expliquer la beauté qui s'étendait devant toi. Des centaines de bateaux étaient encrés dans un mer aux mille couleurs que lui donnait le soleil couchant...
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Message Sam 21 Jan 2012 - 18:57

Le soleil se couchait lentement à l’horizon teintant le ciel de lueurs orangées et bleuâtres. C’était magnifique. Les rayons se reflétaient sur la mer calme, légèrement agitée par un remous discret. Les bateaux étaient ancrés dans le port, beaucoup de bateaux. Certains arrivaient, d’autres repartaient. Mais cela n’enlevait rien au spectacle, au contraire. Plus loin encore que l’horizon se tenait Peyredragon, quelque part. Sa maison, l’endroit où il était né, celui où il avait grandi, loin de Port-Réal, mais en même temps, proche. Daeron Targaryen s’appuya contre un mur, inspirant profondément. Sa tête allait exploser, de ses yeux coulaient des larmes sans qu’il le veuille. Il avait mal. Tellement mal. Et pourtant, il se sentait étrangement bien.
Il avait quitté le Donjon Rouge la veille au soir, les gardes n’ayant pas osé l’en empêcher. Sa tante allait encore être furieuse ou déçue si elle apprenait cela, mais peu importait, personne ne pouvait lui dire quoi faire, à part peut-être le Roi Aerys son oncle, mais celui-ci ne se souciait pas de sa femme, pourquoi ce serait-il soucié de son neveu, l’Ivrogne, une honte pour la Maison Targaryen. Une déception pour son père, le Prince de Lestival. Seul sa tante l’acceptait comme il était. Sa mère, elle, se contentait de le faire espionner. Les espions devaient d’ailleurs s’ennuyer, à rapporter à sa mère dans quelle taverne il s’était arrêté, avec qui il avait passé la nuit et ce genre de chose.
En l’occurrence, il avait passé la nuit à boire. La serveuse était jolie, très jolie même, mais il n’avait pas tenu assez longtemps pour pouvoir rester sur ses pieds. Surtout qu’elle n’aurait pas refuser une nuit avec lui, avec ses vêtements sombres, coupés dans un tissu soyeux, révélaient sa noble naissance. Même un petit noble l’aurait contenté. Surtout qu’il payait. Le vin avait un goût horrible, mais il ne s’était pas attardé sur ce détail. Peu lui importait le goût du vin du moment qu’il arrivait à se sentir mieux. Puis après des verres, il s’était endormi, ou plutôt, il avait sombré. Il s’était réveillé le lendemain matin, en train de cuver son vin puis était sorti.
D’un pas vacillant il s’était avancé à travers les rues ensoleillées attendant que la journée passe. Les habitants l’avait regardé passer, un bref instant, avant de détourner les yeux. Un ivrogne ne les intéressait pas. Un ivrogne n’intéressait personne, même pas sa propre famille. Puis il avait atterri ici, sur le port après des heures à ne rien faire. Il savait simplement qu’il ne voulait pas rentrer au Donjon Rouge.
D’un rapide coup d’œil il fixa les gens présents, des couples qui se baladaient, se serrant les uns contre les autres. On l’ignorait encore. Oui, vraiment, c’était risible. Généralement, tout le monde se précipitait à ses pieds. Par tout le monde, il entendait tous ces marchands suffisamment riches pour pouvoir être à la cour, et des nobles également. Daeron avait plus de considération pour les nobles que les marchands, même si tous l’agaçaient. Il était un Targaryen, un dragon. Le plus raté, et il avait envie de le leur cracher à la figure.
Jamais il n’arriverait rien. Il était un prince de toute façon, certainement destiné à être Roi. Peut-être. Il se redressa soudain, accéléra. La douleur reprenant de plus belle, il trébucha. Sa tête. Il s’y était habitué, à force, avec l’habitude. Mais parfois, il continuait d’être surpris. Il empestait le vin, lui même le sentait. Pour lui l’odeur du vin était douce, enivrante, irrésistible, comme celle des jolies femmes. Mais elles ne voulaient pas de lui, et elles avaient raisons. On l’acceptait parce qu’il payait, parce qu’il était un Targaryen, ou un noble c’est ce que la plupart des tenancières des maisons closes dans lequel il allait, croyaient.
Une silhouette féminine se dessina lentement, devant lui. Daeron tourna la tête et l’observa. Le soleil l’aveuglait l’empêchait de la détailler, pourtant, la jeune femme lui semblait étrangement familière. Lentement il s’approcha d’elle et finalement, il eut un léger sourire lorsqu’il la reconnut. Messanda. La courtisane venue d’il ne savait plus trop où d’Essos, au delà de la mer. Loin.

« Messanda! Je savais pas que les filles comme toi descendait sur le port pour chercher des clients! Je croyais que tu choisissais les plus riches, et pas des vulgaires marins. Comme quoi. Je l’avais pas vu venir celle-là. » fit-il d’une voix qui résonna bizarrement à ses oreilles, avant de se mettre à rire de sa phrase. Il ne l’avait pas vu venir. Non, et pourtant, ç’aurait pu être le cas. Son sourire disparut alors, laissant une lueur grave, effrayée, dans son regard.
Peut-être que finalement, ce n’était pas si mal qu’il soit tombée sur la courtisane. Elle était belle, distrayante, douée dans ce qu’elle faisait. Il effleura doucement son épaule, sa peau douce, légèrement parfumée, se demandant combien d’hommes avaient fait la même chose aujourd’hui. Puis finalement, il recula. Son regard accrocha la porte d’une taverne. Il y en avait de nombreuses, sur le Port, toutes prêtes à accueillir les marins fraîchement débarqués, et les filles de joies s’y trouvaient aussi, prête à également les accueillir.

« Allez viens » lança t-il en lui saisissant le bras « J’ai la gorge sèche! » et sans pitié, il l’arracha à la vue magnifique qui s’offrait à eux. Il avait soif, et Messanda était là. Il paierait à boire, et il la paierait elle. Si il ne finissait pas ivre mort bien sûr. Il la relâcha tout aussi brusquement qu’il l’avait attrapée et ouvrit violemment la porte de la taverne. Enfumée, cela ne le surpris pas. Les marins riaient forts et buvaient en serrant contre eux les serveuses aux formes généreuses, à la peau luisantes de sueurs, qui souriaient et riaient complaisamment avec eux. Avisant une table libre près de l’entrée, là où l’air était plus frais, et l’atmosphère plus légère il s’y assit, ordonnant à une serveuse de lui ramener quelque chose à boire. Il attendait son verre, ou sa bouteille, il attendait Messanda. Elle rentrerait, il en était sûr. Il était le Prince de Peyredragon après tout, et aucune femme ne résistait à un titre. Surtout pas une prostituée.
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