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Mémoires de la Maison Florent

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Alysanne Florent
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Général
Réfléchissez avant de croire,
informez-vous avant de réfléchir,
et doutez avant de vous informer.

♦ Missives : 2209
♦ Missives Aventure : 79
♦ Age : 36
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 01/01/2012
♦ Célébrité : Viva Bianca dans 'Spartacus'©Starz
♦ Copyright : Avatar©Seamus et signature©Sargon.
♦ Doublons : Lantheïa, Danelle Lothston, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 19 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Lancehélion
♦ Liens Utiles : Mémoires de la Maison Florent
Carnets de voyages
Talents cachés
Distinctions
Archive de présentation

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
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Jauge de réputation Jauge de réputation:
4/500  (4/500)


Message Jeu 5 Jan 2012 - 13:59




Passacaglia by Bear McCreary on Grooveshark

Maison Florent

Spoiler:
 

Devise
« D’acier et de velours. »
Le tranchant vif de l’épée et la subtilité lente de la diplomatie sont les deux armes des Florent. Courtois et galants jusqu’aux bouts des ongles (pour la plupart d’entre eux du moins), ils savent aussi mordre et frapper lorsqu’on les attaque, mais la plupart du temps ils le feront avec ruse plutôt que de manière frontale, car ils sont prudents. Il y a toutefois de génération en génération presque toujours un chevalier plus téméraire que les autres, le genre qui fonce dans le tas même si l’ennemi est supérieur en nombre, pour la gloire et l’honneur…


Blason officiel



Une tête de renard rouge encerlée de fleurs d'azur, sur un champ d'hermine.


Situation et ressources
Les Florent détiennent le fief de Rubriant au sud-ouest du Bief.

Leur château n’a rien d’une forteresse. Entouré de jardins, c’est un palais pâle et raffiné, que défendent pas moins de deux mille épées en cas d’attaque. Il n’a en lui-même aucune valeur stratégique et s’apparente plus à une demeure de plaisance qu’à un bastion militaire. De ce fait, le prendre n’a que peu d’intérêt, et il peut être facilement repris dans la foulée. Ce qui intéresserait un éventuel envahisseur, ce sont surtout les ressources des alentours.

Le fief de Rubriant est littéralement l’un des greniers de Westeros. Sa position privilégiée et son climat tempéré en font une véritable corne d’abondance dont la Maison Florent tire des revenus plus que confortables. Outre les vergers (où l'on trouve pêches, abricots, figues, amandes, prunes-feu...), pâturages et champs (de melons, de jasmin et divers légumes de base), ce sont les champs de lin qui rendent ce fief si particulier. A la belle saison, ils se couvrent de fleurs d’un bleu délicat que l’on retrouve sur le blason familial. Quelques ares près de Rubriant ont été consacrés à des expérimentations agricoles suggérées par le mestre de la Maison : on y trouve des plantes, fruits et légumes exotiques dont les graines ont été importées tout exprès via le port de Villevieille, et qui ont su s’acclimater dans ce terroir fertile et ensoleillé. Certains d’entre eux se sont révélés d’une résistance précieuse lors de la canicule de 212, en raison de leurs faibles besoins en eau.

Les cultures sont établies parmi les prairies et bosquets qui entourent le brillant cours de l’Hydromel où les Florent aiment passer du temps l’été sur des barges de plaisance. De petits bois ne méritant pas le nom de forêts parsèment ce paysage verdoyant. Y trouvent refuge un nombre incroyable d’oiseaux mais aussi bien évidemment les renards emblêmes de la famille.

La Maison Florent est également défenseur de la côte avec l’aide de ses bannerets Norcroix et Nègrebar, puisque que ses terres touchent le littoral.

Un peu plus au sud se trouve la cité sacrée de Villevieille où les Florent font commerce d’une bonne partie de leurs ressources.


Caractéristiques
Les Florent se caractérisent de plusieurs manières. Physiquement, ils arborent bien souvent de grandes oreilles décollées, mais c’est une tare qui se dissimule relativement aisément si l’on s’en donne la peine ; nombre d’entre eux porte donc les cheveux longs. Une autre spécificité est la fréquence de la lettre « A » en début de prénom pour les garçons. Les héritiers quant à eux portent souvent un prénom commençant par la syllabe « Al ». L’héritier actuel, Aladore, en est un bon exemple, comme son grand-père Alistair et son arrière-grand-père Albéron. Les exceptions restent toutefois usuelles pour complaire à tel ou tel parent ou rendre hommage à telle figure décédée.

Les Florent ont tendance à ne pas être tout à fait convenables, la faute à un caractère indépendant plus qu’à leur éducation qui reste on ne peut plus traditionnelle. Plus souvent que dans les autres Maisons, on trouvera chez les Florent une jeune fille dépucelée avant son mariage, des pères de bâtards, des hérétiques et des conspirateurs aux menées audacieuses. Tous ne sont hélas pas marqués au coin du bon sens. Si certains ont la ruse du renard, d’autres semblent avoir de la compote entre les oreilles et le résultat de leurs actions peut alors être pitoyable. Dans le meilleur des cas, l’héritier est un vrai renard. Par chance, c’est le cas de Danwell Florent mais il se murmure que son fils, sans pour autant être un crétin, n’est pas aussi fin : Aladore est avant tout un chevalier, et peut-être bien du genre téméraire…

Les Florent aiment s’allier à des maisons qui leur apportent un surcroît d’influence (Redwyne, Baratheon…) ou les aide à se lier à d’autres régions (Serrett de Silverhall,  Darry…) pour être informés des événements du royaume. Les Osgris de Piéferme furent autrefois des alliés fréquents pour eux, par tradition, mais ce n’est plus le cas depuis que ceux-ci ont pris position pour le Dragon Noir lors de la rébellion Feunoyr.


Histoire


Les Florent descendent en direct de Garth Mainverte et prétendent qu’ils seraient même mieux placés que les Tyrell, d’un point de vue purement généalogique, pour revendiquer les clés de Hautjardin. Les temps étant ce qu’ils sont, ce n’est toutefois pas leur préoccupation première aujourd’hui. Lord Florent doit faire face à de nombreux problèmes, tout comme ses voisins. Après le Fléau de Printemps et la sécheresse, ce sont les Fer-nés qui retiennent son attention, et l’hiver à venir. En outre Lord Danwell Florent a souffert, enfant, du tempérament exagérément comploteur de son père qui était obsédé par sa haine pour les « spoliateurs » Tyrell.  Il ne souhaite donc pas marcher dans ses traces. En 212, il a d’ailleurs rencontré Lord Leo Tyrell pour envisager avec lui des préparations militaires liés aux raids des Fer-nés.

Actuellement l’ost Florent revient de la bataille des Iles de Fer où il a combattu avec la flotte de l'Ouest sous la houlette de Jon Florent, frère de Lord Danwell (qui en raison de sa cécité s'est pour sa part cantonné à la stratégie d’ensemble). L’héritier Aladore est resté à Rubriant pour en assurer la défense.

Dernière précision : les Florent sont des loyalistes de cœur mais ils suivent les ordres de leurs suzerains Tyrell et n’ont donc pas pris part activement à la défense de la Couronne lors de la rébellion Feunoyr.


Alysanne Florent




Portrait

Description physique : Née en 193, Alysanne est une jeune femme élancée et souple comme un roseau. Un peu plus grande que la plupart des femmes, elle est d’une beauté discrète, délicate comme une fleur des sous-bois. Si ses traits sont agréables et sa silhouette féminine avec un joli décolleté, des hanches menues et de longues jambes, elle n’est pas pour autant de celles que l’on couronne reine d'amour et de beauté lors des tournois, ou qui font oublier leur honneur aux chevaliers. Et cela lui convient, car elle n’aime pas attirer l’attention… Son nez est un peu fort, busqué, donnant du caractère à son visage, ce qui peut plaire ou non. Ses sourcils sont marqués sans être imposants. Ses lèvres sont fines, pâles mais plutôt joliment dessinées, comme l'ovale de son visage. Par chance, elle ne tient pas de son père pour ce qui des oreilles (les célèbres grandes oreilles des Florent !). Ses yeux sont gris comme un ciel d’automne, ses cheveux clairs comme l’orge, d’un blond foncé mat plutôt que doré, légèrement ondulés. Elle les porte longs comme la plupart des nobles, attachés de manière lâche pour ne pas la gêner dans ses lectures, parfois tressés et relevés pour dégager sa nuque délicate lorsqu’elle paraît en société.

Elle a des grains de beauté ici et là, aucun particulièrement notable sur le visage. Sa peau pâle ne connaît guère le soleil et ses mains graciles n’ont visiblement jamais connu les travaux difficiles. Elle se maquille très légèrement et subtilement dans des tons mats et naturels, et s'habille dans des couleurs également mates, parfois fraîches et acidulées mais jamais criardes. Elle porte volontiers le gris tourterelle, le brun taupe, le vert sauge, le bleu lichen...

Son allure est tranquille, ses gestes précis. Elle s'exprime d'une voix claire, argentine.
Elle porte rarement de parfum si ce n'est l'odeur des herbes et huiles dont elle agrémente son bain (jasmin ou fleurs au parfum frais).
Globalement elle donne l'image d'une sobre élégance et d'un caractère a priori sympathique mais un brin mystérieux car elle se révèle peu à travers sa mise ou sa gestuelle. Comme un lac sans ride... ce qui peut parfois laisser ses interlocuteurs dans l'expectative. On ne lit pas facilement en elle à moins qu'elle ne soit en confiance et se laisse aller davantage à ses émotions... ou qu'elle ne joue un rôle.

Personnalité : Enfant, elle rêvait d’être mestre, ignorant alors que la Citadelle était interdite aux femmes… Sa soif d’apprendre reste insatiable. Curieuse, elle a lu et relu tous les livres de son mestre, bien au-delà de ce qu’une jeune fille de bonne famille est censée assimiler. Elle fait de même à chaque fois qu’elle est invitée par d’autres maisons nobles ce qui lui a permis d’élargir ses horizons avec des lectures parfois « à la sauvette » d’écrits controversés ou jugés inappropriés pour une demoiselle : récits de voyage décrivant les mœurs des peuplades exotiques, ouvrages scientifiques, livres sacrés de religions étrangères ou oubliées… Elle aime les raretés et les textes contradictoires qui nourrissent sa quête de savoir et de vérité, et ne manque pas d’en faire l’acquisition ou d’en prendre connaissance à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Du coup, son mode de pensée, ses opinions et croyances sont atypiques pour une jeune femme de son âge et de sa condition à Westeros.

En société, elle est à l’aise mais discrète, elle observe, elle écoute avant de s’exprimer, sauf avec ses amis les plus proches. Elle est diplomate mais se prête parfois à des joutes verbales si elle estime que cela en vaut la peine, ou si son orgueil est piqué au vif… (après tout, c’est une Florent !).

Avisée et prudente comme le renard, l’emblême de sa maison, elle parvient généralement à ses fins avec ruse, l’air de rien, sans rapport de force et parfois même sans avoir ouvertement tenté de persuader qui que ce soit. De ce fait peu de gens se rendent compte de sa capacité d’influence. Elle n’est pas en soi manipulatrice ou intrigante car elle manque d’ambition, mais elle aime faire les choses avec subtilité… plutôt tisser une invisible et délicate toile d’araignée que trancher dans le vif avec pertes et fracas pour obtenir ce qu’elle veut. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne subit pas de déconvenues… elle est encore jeune, peu expérimentée, et n’a pas la tromperie chevillée au corps ! On peut toutefois compter sur sa capacité à dénouer habilement de situations délicates.

Le revers de la médaille, c'est qu'elle est en difficulté quand il faut foncer sans réfléchir, aller à l'affrontement, prendre des décisions épineuses, donner des ordres...

D'un point de vue moral, elle est philanthrope sans être d'une générosité débordante. Elle est surtout loyale et dévouée envers ceux qui ont gagné son affection et sa confiance. Elle est plutôt indépendante d'esprit et ne se sent pas très attachée aux règles, aux lois, aux traditions...

Comme presque toute native du Bief, elle a le sens de l'honneur et une conception élevée de celui-ci, une sensibilité aux belles choses, et un certain épicurisme.


Biographie


Résumé : Alysanne est la fille cadette de Lord Danwell Florent, vassal de la Maison Tyrell. Née vers 193 à Rubriant, elle y a grandi dans la douceur de vivre, choyée par sa famille. Curieuse et intelligente, elle lit beaucoup et de tout avec la bénédiction du vieux mestre du château, au grand désespoir de sa septa qui réprime sévèrement ses raisonnements et ses opinions non conventionnelles. En grandissant, Alysanne affronte le regard de la société sur la place des femmes, subit plusieurs deuils, voit son père devenir aveugle, et découvre les horreurs de la guerre durant la rébellion Feunoyr, ce qui l'amène à forger un esprit réaliste et lucide. Elle aspire à apporter un peu de bien dans ce monde sombre mais ne se fait guère d'illusion sur ses chances d'y parvenir en tant que fille cadette opposée au mariage. Elle consacre de plus en plus de temps à la lecture de livres rares, s'appuyant sur la fortune familiale pour se les procurer. Son érudition croissante accentue sa différence avec la plupart des jeunes filles de son âge et c'est au sein de sa maisonnée qu'elle trouve des amitiés, avec son cousin bâtard Ser Hugo par exemple. En 212, alors que les attaques des Fer-nés menacent le Bief et le Conflans, son père, souhaitant la protéger et assurer son avenir, lui intime de se marier. Considérant qu'elle ne peut échapper à son destin et qu'un mariage lui confèrera peut-être une influence utile, elle accepte à condition de pouvoir choisir son futur époux. Ainsi commence son voyage, en quête d'un avenir...(suite de l'histoire résumée ici)

Histoire détaillée : Alysanne est née et a grandi à Rubriant entourée d'une famille plutôt joyeuse, aimante et pleine de vie. Elle a très vite montré un caractère curieux et une vive intelligence ainsi qu'une excellente mémoire, se montrant en revanche peu convaincante dans les arts manuels tels que les travaux d'aiguille... Ses multiples lectures, comme dit précédemment, l'ont amenée à développer des points de vue et une manière de penser qui peuvent parfois choquer son entourage. Ainsi s'est-elle vue souvent réprimandée par sa septa, nommée Lysa, sur des questions « stupides » comme « Comment sait-on que les Sept sont les vrais dieux et que les autres sont des faux ? » ou « Si les Sept sont les facettes d'un même dieu, pourquoi ont-ils des autels différents ? », ou encore « Pourquoi une femme ne peut pas être Mestre alors que c'est une femme, l'Aïeule, qui représente la sagesse ? » Et ainsi de suite. Avec le temps, elle a appris à se taire mais... n'en pense pas moins.

La rébellion Feunoyr fut l’occasion pour elle, très jeune, de prendre conscience que le monde qui l’entourait n’était pas le cocon douillet que sa vie douce pouvait laisser supposer, que l’ordre établi pouvait basculer du jour au lendemain. Elle était trop jeune pour comprendre ce qui se passait, mais l'ambiance à Rubriant avait changé du tout au tout en cette période sombre et elle en avait été affectée. La mort de sa mère, à la naissance de sa jeune sœur Caylis, survint quelques années plus tard ce qui contribua également à lui ôter ses illusions. Avant même de sortir de l’enfance, elle avait acquis une lucidité salutaire mais douloureuse sur la vie.

Dorlotée par son père et son grand frère, elle entretenait des relations plus difficiles avec ses sœurs Tierle et Melessa en raison de leurs différences de tempérament, surtout avec la fière et susceptible Tierle. Elle était couvée par le brave vieux mestre de la maison, mais beaucoup moins par Septa Lysa, qui accusait celui-ci d'être gâteux...

Vers l’âge de huit ans, elle commença à tenir un herbier et en vint à s’instruire des plantes et de leurs usages médicinaux (prenant connaissance dans le même temps de leurs pouvoirs létaux...). A la même époque, elle réussit l’exploit d’apprivoiser son cousin bâtard Ser Hugo, déjà connu pour son tempérament maussade et revêche qui allait empirer avec le temps. Ils devinrent inséparables jusqu’à ce qu’Hugo parte à la découverte du vaste du monde pour faire ses preuves… mais il revint régulièrement à Rubriant et leur amitié demeura intacte.

Alysanne devint une jeune fille secrète aimant se promener dans les vertes terres du Bief (plutôt à pied, n’étant pas une cavalière émérite !) quand elle ne s’adonnait pas à ses lectures ou n’était pas conviée à quelques festivités dans d’autres maisons nobles. Elle devint femme sur le tard, vers 14/15 ans. Voyant le mariage comme une petite mort, au mieux une cage dorée, et peu enthousiaste à l’idée de porter des enfants, elle était plus que réticente à accorder ses faveurs aux prétendants auxquels son père songeait, et elle joua sur l’affection qu’il lui portait pour repousser l’échéance.

Cela ne pouvait toutefois durer éternellement et les attaques des Fer-nés en 212 incitèrent son père à régler la question une fois pour toute, afin non seulement de lui assurer un avenir, mais aussi de l’éloigner des côtes où les attaques se multipliaient – même Rubriant ne semblait plus un endroit sûr en ces temps troublés où l’audace de Dagon Greyjoy jetait un voile de terreur sur le Bief.

Il la mit au pied du mur : connaissant son peu d’attrait pour la foi, il lui donna le choix entre devenir une religieuse ou se marier. Alysanne, qui n’avait jamais douté de devoir un jour accepter son destin, fit le choix qu’il espérait. Elle négocia toutefois le droit de chercher elle-même son époux, qui devrait naturellement convenir à son père.

Ainsi son départ de Rubriant fut-il scellé… Alysanne n’aimait guère l’idée de quitter sa famille en cette heure sombre, craignant de ne jamais revoir ses proches si les seiches n’étaient renvoyées rapidement à leur sinistre Dieu Noyé. Tenue à l’écart des discussions des hommes sur la guerre, elle avait entrepris de mieux comprendre ce conflit en se documentant sur les Fer-nés et en écoutant les moindres rumeurs sur les attaques, et cela l’avait amenée à penser que la menace était bien plus grande que son père ne voulait bien le lui dire. Consciente de la situation, elle s'apprêta néanmoins à faire son devoir et partit en voyage, en quête de son futur époux, escortée d'Hugo et de l'acide Septa Lysa qui se devait de la chaperonner dans ce périple… (suite de l'histoire résumée ici)




PNJ



Danwell Florent

Lord Danwell Florent est le seigneur en titre de la Maison Florent. Âgé d’une quarantaine d’années, encore vigoureux, il a perdu la vue suite à un mauvais coup à la tête reçu lors d’un tournoi, il est depuis surnommé l'Aveugle. Ses yeux sont gris, ses cheveux brun foncé, striés d’argent comme sa moustache, et cachent les grandes oreilles des Florent. Veuf, il a tendance à dorloter ses filles et ses petits-enfants, d’autant plus depuis qu’il a perdu sa fille Melessa décédée du Fléau de Printemps, mais à part ça, c’est un homme influent, astucieux et diplomate, qui n’hésite pas à prendre des décisions difficiles lorsqu’il le faut. Il a un sens élevé de l’honneur, et comme beaucoup de nobles du Bief, a tendance à considérer qu’il en a plus que les autres… à tort ou à raison. Il reproche intérieurement aux Tyrell d’avoir des prétentions plus douteuses que les siennes sur Hautjardin mais c’est un homme intelligent et diplomate qui n’ira pas se lancer dans des intrigues hasardeuses par bête jalousie. Enfin, un détail qui peut avoir son importance, il connaît Duncan le Grand : en 206, il a en effet pris à son service durant une demi-année le chevalier Arlan de Pennytree dont Dunk était alors l'apprenti. Avatar : Daniel Auteuil
Feu Oryan Florent, née Serrett

Lady Oryan Florent, née Serrett de Silverhall, était une belle femme de l'Ouest aux cheveux légèrement bouclés, d'un blond foncé, et aux yeux d'un brun sombre et profond. Intelligente et pragmatique, elle a transmis à ses filles son tempérament affirmé et sa vivacité d'esprit. Très aimée de son mari et de ses enfants, elle est morte en couches en 200, en donnant naissance à Caylis. Avatar : Connie Nielsen
Caylis Florent

Caylis est la benjamine de la fratrie, dernière fille de Lord Danwell Florent. Sa venue au monde il y a une douzaine d'années fut la cause de la mort de sa mère, Oryan. Malicieuse et pleine de vie, elle mène tout le monde par le bout du nez. On dit qu'elle deviendra en grandissant la plus jolie fille de la famille. Elle a les cheveux blond foncé mat comme Alysanne et des yeux de biche d'un brun doux, le teint clair et sans défaut. Déliée, plutôt grande et gracieuse pour son âge, elle raffole des colifichets et passe beaucoup de temps à s'occuper de sa garde-robe. Sa jolie voix et son talent pour le chant font les délices de son père. Elle a du caractère et peut parfois s'emporter mais elle s'efforce  de corriger cela et d'apporter de la bonne humeur, comme si elle portait la culpabilité d'avoir apporté le deuil par sa naissance... Avatar : Uma Thurman
Tierle Darry, née Florent

Tierle est la fille aînée de Lord Florent, épouse de Lord Darry qu'elle a rencontré lors du tournoi de Cendregué. Elle a environ vingt-trois ans. C’est une femme fière voire orgueilleuse, astucieuse mais parfois trop confiante en elle. Elle ne manque pas d’autorité, de compétence ni de grâce pour remplir son rôle de maîtresse de maison, mais c’est une rose pleine d’épines avec un caractère difficile, impatient, quoique toujours digne. Élitiste et fière de ses origines comme de son mariage, elle défend bec et ongles sa famille. Elle a d'ailleurs été très choquée par la mort de sa soeur Melessa lors du Fléau de Printemps.  Avatar : Gabrielle Anwar
Jon Florent

Jon est le frère cadet de Lord Danwell Florent. C’est un chevalier, un combattant aguerri et rusé qui écume les tournois (il a notamment participé au tournoi de Cendregué en 209). Il a près de quarante ans et une réputation peu flatteuse en raison de son caractère de hérisson. Il est élégant comme la plupart des Florent mais ses goûts sont constants et assez simples, il s’habille le plus souvent en noir. Ses cheveux sont blonds pâles, striés de gris, son visage carré voire brutal mais son regard gris est vif et perçant, laissant deviner qu’il ne s’agit pas d’un « bourrin ».  Il est grand et musclé avec de nombreuses cicatrices et une pilosité développée. Il a des oreilles plutôt grandes. Sa voix est rude et âpre, très masculine. Il n’est pas vraiment beau mais il fait son effet et il a plus d’un bâtard à son actif dans le Bief… Comme son frère, il a le sens de la famille et s’il ne s’est jamais marié, il s’occupe de ses enfants illégitimes ; il a par exemple enseigné à Hugo la lecture et le maniement des armes et l’a recommandé à un chevalier pour qu’il soit écuyer puis devienne à son tour chevalier. Avatar : Rutger Hauer
Rhea Santagar, née Florent

Née en 175, Rhea est la petite soeur de Danwell et Jon, et donc la tante d'Alysanne. Elles ne se sont toutefois jamais vues car Rhea a épousé en 191 un Dornien, Symeon Santagar, membre mineur de cette maison né en 171. Celui-ci avait su se rendre indispensable au père de Rhea, assez enclin aux intrigues pour s'allier avec un Dornien dans ses manœuvres, malgré la rivalité ancestrale entre le Bief et la péninsule. Rhea n'a jamais vécu avec le reste de la famille Santagar car Symeon n'était qu'un fruit mineur tombé bien loin de l'arbre familial, dont le nom n'était pas honoré. Mort sans héritier, il a légué officiellement tous ses biens à son fils bâtard Donal Sand qui est décidé à expulser Rhea de sa demeure à Lancehélion pour revendre celle-ci. La villa étant tout ce qu'elle a connu depuis vingt ans ans et tout ce qui lui reste, Rhea a envoyé un message à Danwell lui demandant de racheter la maison pour qu'elle puisse y rester. Avatar : Jodie Foster




Aladore Florent

Ser Aladore est l’héritier de la Maison Florent, fils unique de Lord Florent et feu son épouse Oryan née Serrett. Il a participé au tournoi de Cendregué en 209. Il a actuellement un peu plus de vingt ans et il a eu deux enfants, Oswell et Sylva, avec son épouse Falyse. Ils vivent à Rubriant. Aladore prend progressivement la direction de la Maison, apprenant son futur rôle de Lord. Il a pris plus de responsabilités depuis que son père est aveugle. C’est un jeune homme sensible sans être efféminé. Il fait honorable figure dans les tournois car c’est un très bon cavalier. En revanche ce n’est pas un guerrier très puissamment bâti. Ses cheveux sont brun foncé comme ses yeux, son teint pâle comme celui de sa mère, il porte une barbe courte et s’habille avec élégance. Si l’on excepte les oreilles des Florent, invisibles sous ses boucles sombres, il est d’une grande beauté. Côté caractère, il a un grand cœur mais aussi un grand sens de la famille et du devoir qui lui donne le courage de faire face aux épreuves de la vie. Déterminé à protéger son peuple des attaques des Fer-nés, il est plutôt bon stratège et commandant, mais sans « brio » particulier.  Son principal défaut est de faire parfois passer les sentiments avant la raison. Avatar : Kim Rossi Stuart
Falyse Florent, née Des Essaims

Falyse est l’épouse d’Aladore, l’héritier de la Maison Florent. Elle lui a donné deux enfants, Oswell et Sylva. C’est une jeune fille d’environ vingt ans, d’un tempérament doux et espiègle. Il est impossible de ne pas l’aimer : elle a le cœur sur la main et une grande joie de vivre qui éclate dans ses sourires ensoleillés. Innocente, elle est à sa place dans son rôle maternel mais il lui manque sans doute encore de la poigne pour sa fonction de maîtresse de maison. Elle a en revanche beaucoup de sens pratique : on peut compter sur elle pour organiser la vie domestique. Ses cheveux sont châtain blond, ses yeux bruns. Elle est petite avec une silhouette féminine, la peau claire et des traits harmonieux. Avatar : Marie Gillain
Oswell Florent

Oswell est le fils d’Aladore et Falyse. Il a environ trois ans et c’est un garçonnet rieur qui ressemble beaucoup à sa mère avec une peau claire, des cheveux châtain blonds, des yeux bruns et un tempérament facile. Il fait en revanche beaucoup de bêtises car il aime explorer et toucher à tout ! Avatar : Art Parkinson
Sylva Florent

Sylva est la fille d’Aladore et Falyse. C’est encore un bout de chou ! Elle a les yeux gris de son grand-père et les cheveux châtain blond de sa mère. Plutôt mignonne mais elle pleure beaucoup !




Hugo Flowers

Ser Hugo est le fils bâtard de Jon Florent. Il a environ vingt ans et se distingue par son habileté à l'épée... bâtarde. Guère plus charmant que son père, il est  souvent maussade et susceptible voire irascible, mais dans un style plus cynique et moins arrogant que son géniteur.  Ses cheveux sont bruns, longs, le plus souvent en bataille. Force est de reconnaître qu'il n'est pas d'une esthétique classique pour un Bieffois avec son air renfrogné et son allure hirsute, mais il  n'est pas dénué d'un certain charme sauvage. Il est très proche d'Alysanne qui a étrangement su l'apprivoiser ; ils sont comme frère et sœur. Avatar : Aidan Turner
Mestre Josua

Mestre Josua est si vieux que nul ne sait son âge, pas même lui. Bonhomme tranquille, bienveillant, un peu gâteux maintenant, il est connu pour sa bonté, son érudition et... son étourderie. Sa peau a la texture et la couleur de ses chers parchemins et ses yeux se sont usés sur d'innombrables livres. Il a pris en affection Alysanne et a su répondre à sa soif de savoir sans s'arrêter aux préjugés de la Citadelle sur les femmes. Il a la passion des plantes et des insectes et aime se promener dans les jardins du château, ou dans les prés du Bief par beau temps. Avatar : Carl Gustav Jung
Kerigan

Alysanne a recruté Kerigan comme escorte à Pont-l'Amer. Elle ne savait pas si elle prolongerait son contrat après leur arrivée à Port-Réal, mais très vite, le réître a démontré qu'il saurait non seulement assurer sa sécurité mais aussi s'adapter avec une aisance surprenante à n'importe quelle situation. Ces qualités associées à un sens piquant de la répartie et un tempérament qui ne manque pas de sel, ont convaincu Alysanne d'en faire son garde attitré. Elle sait qu'elle peut lui faire confiance même s'il reste pour l'heure silencieux sur son passé. Depuis le tournoi de Murs-Blancs, leur relation est devenue moins formelle, aucun des deux n'étant véritablement en accord avec le rôle qui lui est imparti par sa naissance. Ils tendent à se considérer de plus en plus comme des "associés" liés par des intérêts communs plutôt que comme une noble et son valet, et ce lien plus égalitaire convient bien à leurs tempéraments rebelles... aux yeux du monde, toutefois, leur relation reste inchangée : toute vérité n'est pas bonne à proclamer. Avatar : Chris Hemsworth
Elenei

Elenei fait partie depuis longtemps de la Maison Florent envers laquelle elle est d'une fidélité et d'une discrétion sans faille. D'abord au service de Lady Oryan, elle est devenue après sa mort la servante attitrée d'Alysanne. Celle-ci, perturbée par le décès de sa mère, ne supportait aucune des servantes qu'on lui proposait, de jeunes filles dociles et sans personnalité qui refermaient minutieusement les livres étalés pour étude partout dans sa chambre, jetaient ses plantes séchées et acquiesçaient en disant "Oui" sans comprendre à chacun de ses mots. Elenei était une femme mûre, futée, à l'humour piquant, qui avait beaucoup d'affection pour les filles de Lady Oryan. Elle sut se faire discrète tout en apportant à la petite fille un cadre de vie ordonné sans excès, et des repères stables qui ne perturbaient pas sa manière naturelle de fonctionner. Aujourd'hui âgée de plus de cinquante ans, c'est une femme grande, bien proportionnée, étonnamment vigoureuse et robuste grâce à ses activités physiques et manuelles et une attention particulière portée à sa nourriture. Mince, toujours digne et élégante, quoique avec sobriété comme il convient à son rang, elle a dans sa jeunesse fait chavirer bien des coeurs avant de se marier avec un garde de la Maison Florent à qui elle a donnée plusieurs enfants, mais qui est décédé alors qu'elle n'avait que trente-cinq ans. Elle a plusieurs petits-enfants. Côté caractère, elle n'a pas sa langue dans sa poche et elle est la rivale officielle de Septa Lysa qu'elle ne supporte pas, ce qui a grandement contribué à sceller son amitié avec Alysanne. Curieuse et audacieuse, même encore à son âge, elle a toujours rêvé de voyager mais n'en a jamais eu l'occasion. Avatar : Maggie Smith





Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 


Dernière édition par Alysanne Florent le Lun 19 Aoû 2013 - 17:54, édité 75 fois
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Alysanne Florent
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Message Sam 7 Jan 2012 - 13:16

Relations de la Maison (hors RP)




Maison Tyrell

Les Florent sont parmi les vassaux les plus puissants de la Maison Tyrell et considèrent avoir de meilleures prétentions à la position de Maison Suzeraine. Il y a donc une vieille rivalité entre les deux familles. Toutefois les braises sont pour l'instant bien tièdes sous la cendre, bien plus qu'elles ne l'étaient du temps du père de Lord Danwell Florent. Celui-ci est en effet plutôt diplomate et conciliant, et comme l'actuel Lord Tyrell est un seigneur apprécié et digne d'estime, leurs relations sont plutôt bonnes.

Duncan le Grand était l'écuyer de Ser Arlan de Pennytree quand celui-ci s'est mis au service, une demi-année environ, de Lord Danwell Florent, en 206. Il s'appelait alors Dunk et n'était qu'un garçon de treize ans apprenant le métier des armes. Alysanne aimerait le revoir par curiosité, car elle a entendu parler de ses aventures notamment au fameux tournoi de Cendregué auxquels son frère Aladore et son oncle Jon ont participé.


Maison Redwyne

Jace Redwyne est le Seigneur de la Treille et le Grand Amiral des Sept Couronnes. Son frère aîné épousa autrefois la soeur d'Alysanne, Melessa, mais tous deux furent emportés par le Fléau de Printemps. Ce lien familial ainsi que la proximité entre les deux fiefs amena Jace et Alysanne à se rencontrer en quelques occasions. Alysanne garde un souvenir curieux et plaisant du seigneur de la Treille qui a développé au fil de ses multiples voyages une vision du monde ouverte, un caractère original et un vaste éventail de connaissances qu'elle se plaît à explorer. Elle apprécie ses manières chaleureuses, jamais guindées, son humour et en même temps s'interroge sur l'homme qui se dessine derrière la façade sociale... plus complexe, elle le pressent, qu'il n'y parait au premier abord.




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Dernière édition par Alysanne Florent le Mer 24 Avr 2013 - 13:16, édité 6 fois
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Alysanne Florent
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Message Dim 15 Jan 2012 - 12:09

Résumé de l'évolution d'Alysanne: an 212



Les faits


Après avoir fait étape à Hautjardin où elle a rencontré Lord Tyrell et Lady Amelia, Alysanne a poursuivi sa route avec Hugo, mais sans Septa Lysa qui a rejoint un septistère. Elle a remonté la Mander à bord d'une barge de plaisance mise à sa disposition par les Tyrell et en est descendue à Pont-l'Amer, où elle a recruté le reître Kerigan pour l'escorter jusqu'à Port-Réal.

Arrivée là-bas, elle a rencontré plusieurs personnes dont Shaïra Seastar. Elle a été frappée par l'indépendance d'esprit de la Grande Bâtarde, et par leurs points communs, ce qui lui a ouvert les yeux sur sa propre nature et lui a fait comprendre qu'elle pouvait suivre une autre voie que le mariage. Elle a également commencé à remettre en question sa vision de l'ordre social établi au fil de ses multiples rencontres, s'apercevant que ceux que l'on rejette ou qui sont au bas de l'échelle valent parfois mieux que les nobles et les chevaliers qui détiennent pouvoir et honneurs.

Elle s'est ensuite rendue chez sa sœur à Darry. Là-bas, elle a échangé des corbeaux avec son père et Leo Tyrell, et confirmé Kerigan dans son nouveau statut de garde de la Maison Florent. Elle se prépare maintenant à aller à Dorne, où elle doit régler une affaire de famille mais aussi accomplir une mission pour son suzerain. Mais avant cela, elle sera l'invitée du mariage d'Ambrose Beurpuits à Murs-blancs.

A Murs-Blancs est révélé et écrasé un complot visant à lancer une nouvelle rébellion sous l'égide de Daemon II Feunoyr. Marquée par cet événement, Alysanne en informe son père et Leo Tyrell par corbeau dès son retour à Darry, avant de partir pour Port-Réal où l'attend le navire qui l'emmènera à Lancehélion.

Là-bas, elle a revu Lord Clarence Hightower puis sa soeur Virginia ainsi que Shaïra Seastar, et enfin a embarqué sur le Soleil bleu pour Dorne.

En chemin elle a fait escale à Vertepierre où elle fait une rencontre mémorable avec Edric Estremont.

Actuellement elle est à Lancehélion où elle règle ses problèmes familiaux avec l'aide d'une connaissance locale, Asafa Ferboys.

Informations connues de tous

     Alysanne est connue comme une jeune femme d'une maturité surprenante, vive d'esprit, aux manières posées et réfléchies. Elle suscite toutefois un certain mystère car il est difficile de la cerner vraiment : elle passe le plus clair de son temps dans les livres et n'a que peu d'amis de son âge. Cette excentricité est renforcée par son célibat et certains la considèrent de ce fait comme une jeune femme peu convenable, bien qu'aucun scandale n’entache sa réputation.

Informations connues de ses proches


Alysanne a une manière de voir le monde bien à elle, souvent très écartée de sentiers battus. Par exemple, elle ne croit guère aux Sept, tout du moins à la vision des Sept que donnent les ecclésiastiques. Elle n'a en fait pas d'opinion arrêtée en matière de religion ; son credo se résume en une phrase : "Je sais que je ne sais rien."

A l'âge de 16 ans, elle a tenté d'intégrer la Citadelle pour étudier avec les mestres mais s'est opposée à un refus catégorique et pour le moins brutal. Son cousin Hugo est le seul à savoir qu'elle a passé un pacte avec un prestigieux marchand de livres de Villevieille qui lui réserve tous les ouvrages rares et précieux sur lesquels il parvient à mettre la main, au lieu de les vendre à la Citadelle.

Sa grande sœur Tierle est la seule personne à savoir qu'elle connaît le secret de la préparation du thé de lune, volé dans la bibliothèque du mestre de Rubriant.

Shaïra lui a donné une recette lysienne remplaçant avantageusement le thé de lune (car préventive et non abortive) afin qu'elle puisse mener elle aussi une vie de femme libre. Personne d'autre n'est au courant.

Tierle, Hugo et Kerigan savent qu'elle a l'intention de ne pas se marier.

Leo Tyrell, apprenant qu'elle allait à Lancehélion, lui a demandé de "prendre la température" des locaux et lui transmettre le plus grand nombre d'informations possible, afin de l'aider à construire une paix réelle et durable entre le Bief et la péninsule. Personne d'autre n'est au courant mais sa famille et Kerigan savent qu'elle a l'intention de rester longtemps à Lancehélion.

Lors des événements de Murs-Blancs, elle a passé un accord secret avec Kerigan qui donne à celui-ci un rôle d'homme de main, plus autonome et plus libre de parole qu'un simple garde, afin de l'appuyer dans ses missions à Lancehélion.

Elle a convenu avec Clarence Hightower de répandre une rumeur au sujet de négociations de mariage les concernant, afin de servir leurs intérêts respectifs. Hugo, Kerigan et Arthur Tyrell sont au courant de la supercherie.

Informations connues d'elle seule


Alysanne souhaite dorénavant servir le Bief et le royaume en tant qu'agent de Leo Tyrell dont elle partage les vues politiques. Elle envisage également de mettre à son propre profit et celui de sa Maison les informations qu'elle recueille par ses relations...




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Dernière édition par Alysanne Florent le Lun 19 Aoû 2013 - 17:44, édité 25 fois
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Message Dim 15 Jan 2012 - 15:45

Souvenirs et anecdotes




« A petite offense, petite revanche...» – Villevieille, année 209


Baltar's Dream by Bear McCreary on Grooveshark

J'aurais dû demander une carte de la ville.

C'était la dixième fois qu'Alysanne se faisait ce reproche tout en cherchant son chemin parmi les rues labyrinthiques de Villevieille. Son cousin Hugo, qui marchait dans son sillage, était au moins aussi perdu ; quant au garde expérimenté que son père lui avait donné pour escorte, ils avaient failli le semer plus d'une fois dans les ruelles. Au moins, ils étaient sur la bonne île, dans le bon quartier ; ils s'en étaient assurés auprès de quatre passants.

Si je suis en retard, ce sera du plus mauvais effet.

Son cœur de jeune fille battait un peu plus vite que d'ordinaire tandis qu'elle serrait dans sa main la lettre cachetée qui déverrouillerait peut-être pour elle les serrures d'un savoir infini. Sa paume était moite malgré son tempérament habituellement calme, et tout le poids de cette imposante cité de pierre reposait sur ses épaules affaissées à la perspective d'un échec annoncé.

Pourtant, elle gardait espoir. Elle n'avait que seize ans ; à cet âge, si on n'a aucun espoir, c'est qu'on est déjà mort.

Fébrile, elle s'arrêta devant un marchand de fruits ambulant, un garçon blond et bronzé, carré de mâchoire et d'épaules, qui poussait devant lui un étal roulant chargé de corbeilles d'abricots. Quand elle lui demanda courtoisement s'il pouvait lui indiquer le Jardin des délices, il eut un rire chaleureux et tendit le doigt vers Hugo qui se retourna pour constater que le débit de boissons était juste derrière eux, son enseigne dorée à moitié cachée par des vrilles fleuries de chèvrefeuille.

Elle laissa une piécette au garçon avant de pousser la porte de l'établissement. Il faisait bon à l'intérieur, agréablement frais à l'ombre des vieilles pierres. Quelques clients disputaient des parties de cyvasse sur des tables de bois propres mais usées. Un homme en tablier plaisantait avec un duo de joueurs ridés aux cheveux blancs, les mains croisées sur son imposante bedaine. L'air ambiant sentait la pêche, l'abricot, le thym et le vin aux herbes.

Alysanne s'approcha de l'homme qu'elle supposait être le tenancier, le salua et lui demanda : « L'Archimestre Gyles est-il ici ? J'ai une lettre pour lui. » L'homme haussa un sourcil surpris. « Ah, oui. Oui. Il est là. Dans le patio, sous la tonnelle.  Par là.» Son pouce pointait en direction d'une porte ouverte par laquelle entrait un faisceau de soleil. Il ne s'attendait visiblement pas à une visiteuse dans son genre, mais elle ne s'épancha pas en explications.

« On t'attendra ici, jeta Hugo en s'installant à une table libre. Je meurs de soif, pas toi, Jest ? Que dirais-tu d'une eau-de-vie de figue ?
Le garde, resté debout, s'assit après un temps d'hésitation.
- Un lait de chèvre pour moi, si cela ne vous dérange pas. Je préfère garder l'esprit clair tant que je suis de service. »

Le ton du vétéran laissait entendre qu'Hugo ferait bien de l'imiter. Ce que fit le garçon d'un air maussade, après avoir émis un soupir à fendre l'âme. Trop absorbée par l'imminence de son rendez-vous, Alysanne ne fit aucun commentaire. Elle trouva le vieil homme qu'elle cherchait dans la cour fleurie et verdoyante au-delà de la porte du fond. Calé dans un confortable fauteuil d'osier rembourré de coussins verts, les jambes étendues devant lui, les pieds sur un tabouret, il sirotait un minuscule godet d'alcool translucide, au parfum sucré. Il était seul à l'exception d'un moineau qui picorait entre les dalles du patio quelque relief de collation.

« Vous voilà, jeune Dame. Fermez la porte, voulez-vous. »


Elle s'exécuta et s'approcha de lui pour une révérence gracieuse, un salut poli de la tête, un mot de circonstance. Il acquiesça sentencieusement et l'invita à s'asseoir en face de lui dans un autre fauteuil. Une fois installée, elle lissa sa robe et ouvrit la bouche, mais il la devança.

«  Bon. Je sais pourquoi vous êtes ici. Le message du corbeau envoyé au Conclave n'était pas très explicite mais je ne suis pas idiot. J'ai un peu entendu parler de vous et je connais ce brave vieux Josua. Un cœur tendre. Cette lettre que vous tenez... brûlez-la.»

Les yeux gris d'Alysanne s'agrandirent, ses lèvres frémirent, mais elle ne répondit pas. Le vieil homme frotta d'une main lasse sa joue jaunâtre, parcheminée, où pointait un semblant de barbe.

« Le Conclave m'a demandé de vous recevoir et je vous ai invitée ici pour ne pas souiller de votre présence l'enceinte de la Citadelle. Croyez bien que j'ai d'autres obligations plus pressantes et que c'est uniquement par respect pour votre nom que j'ai accepté de vous répondre en face. Vous savez pertinemment quelle est la position de la Citadelle vis-à-vis de votre... espèce. N'espérez pas, sous prétexte que vous êtes une Florent et la protégée d'un mestre renommé mais sénile, que nous jetions à bas nos principes pour satisfaire un caprice de péronnelle. Votre place est dans le lit d'un seigneur à concevoir et enfanter. La seule chaîne que vous forgerez jamais sera celle du mariage. Acceptez votre place et cessez de donner du souci à votre pauvre père. Les Sept m'ont épargné le malheur d'avoir à supporter une progéniture braillarde et ingrate, ce n'est pas pour que je m'occupe de celle des autres. » Les lèvres plissées de dégoût, il se renfonça dans son siège avec un geste désinvolte, comme pour chasser un insecte. « Cette entrevue est terminée. »

Alysanne se leva, soutint son regard et avança brusquement vers lui. Saisi d'un doute, il eut un imperceptible mouvement. Un instant fugace, il sentit le froid de l'âge dans ses vieux os. Un instant seulement, il ferma les yeux. Quelque chose tomba dans son giron, et ses paupières se rouvrirent. Sur ses genoux chauffés par le soleil, reposait la lettre froissée. Il entendit claquer la porte. La fille de Lord Florent était partie.

***

J'aurais dû demander une carte de la ville.

Retracer leurs pas en sens inverse s'avérait tout aussi difficile que de les trouver à l'aller. Ils erraient à travers les venelles tortueuses parmi les citadins, voyageurs et marchands qui conversaient bruyamment ou négociaient de multiples marchandises. D'une île à l'autre, Alysanne avait l'impression de ne plus savoir où elle était, qui elle était, où elle allait. Elle ne voyait rien. Devant ses yeux, c'était toujours les lèvres plissées de dégoût, le faciès cireux et grêlé. Devant elle, c'était toujours l'impasse.

Hugo l'arrêta en posant la main sur son épaule.

« Aly... »

Il n'alla pas plus loin. Il avait bien compris ce qui se passait. Et il savait qu'elle savait ce qu'il voulait lui dire. Il n'avait jamais été très expansif.

« Je sais. » dit-elle en hochant tristement la tête. Puis elle releva le menton et tenta un sourire : « Il faut juste que je trouve une autre voie. J'arriverai bien quelque part, au final. Ce n'est pas comme si cette maudite Citadelle était le centre du monde. »

Elle était sincère. Il était toujours surprenant de voir à quelle vitesse elle pouvait tourner la page sur les petites tragédies. Hugo n'avait rien entendu de son échange avec l'Archimestre Gyles mais la conclusion était inscrite dans son pas pressé, son oeil froid et son absence de sourire. Un rêve jeté au feu et consumé en quelques mots. Après, le temps de se perdre, le temps de comprendre, le temps d'admettre... elle regardait déjà vers l'avant. Il serra son épaule avec affection puis la prit par le coude ; leur errance se transforma en promenade.

Alysanne n'avait que seize ans, et à cet âge-là, si on perd tout espoir, on meurt. Je me doutais que cela finirait ainsi, songea-t-elle avec amertume. Mais il fallait essayer. Je ne demandais pas à devenir mestre, juste à pouvoir assister aux leçons comme les apprentis, et consulter la bibliothèque. D'autres nobles l'ont fait. Des hommes. Les Autres emportent leurs maudites chaînes.

Elle s'arrêta devant la boutique d'un marchand de livres et de cartes. C'était apparemment un commerce bien achalandé et prospère, sa devanture peinte de vives couleurs, ses étagères croulant sous les articles de prix. Elle laissa Hugo et Jest à l'entrée et flâna dans l'échoppe, feuilletant ici et là un ouvrage avec délicatesse. Tout l'intéressait, mais certains livres étaient plus rares que d'autres. Elle jeta son dévolu sur un carnet de voyage défraîchi : Monstres et merveilles de la Cité de Lys. Voilà qui n'était pas courant. Elle jeta un coup d'oeil au contenu. L'ouvrage semblait authentique, en accord avec ce qu'elle savait de Lys sans aligner les banalités, avec une foule de détails peu connus mais crédibles, et des observations qui pouvaient valoir de l'or... Quelqu'un toussota derrière elle. Elle se retourna, sans lâcher le carnet, et se trouva nez à nez avec un homme bien portant, arborant une fière moustache noire et un foulard de soie écarlate.

« Ma Dame, je vois que vous avez l'oeil affûté. Ceci est ma dernière trouvaille, le récit de voyage d'un mestre spécialisé dans l'étude des contrées exotiques. Un pur joyau, n'importe quel connaisseur peut s'en rendre compte. Malheureusement, il n'est pas à vendre. Je le réserve aux acheteurs de la Citadelle, qui seraient prêts à vider leurs caisses pour un article d'une telle qualité. J'attends mon contact demain pour les négociations de la semaine et je sais qu'il me couvrira d'or pour cette rareté.» Il lui prit le carnet des mains avec d'infinies précautions, comme s'il s'agissait d'un nourrisson, et commença à tourner les pages d'un air attendri. « Voyez la richesse des illustrations, pourtant faites avec peu de moyens, et ces détails inédits sur le culte de la déesse de l'amour... » Il lui montrait les feuillets, laissait les mots et les esquisses se dérouler sous ses yeux attentifs. « Ce carnet n'a pas son pareil dans tout Westeros. Je l'ai acheté à prix d'or à un marin qui l'avait récupéré sur le cadavre de l'auteur. Le pauvre homme n'a pas survécu à son dernier voyage en mer ; il avait attrappé une mauvaise fièvre, une fièvre étrange, dit-on... peut-être le châtiment pour avoir osé confier à ces feuillets les secrets d'une divinité. »

Alysanne se retint de sourire. Elle avait déjà entendu plus d'un marchand de livres enjoliver l'histoire de ses articles pour susciter l'envie et la curiosité. Une chose était sûre : l'ouvrage était bel et bien à vendre. Sans quoi, le marchand ne l'aurait pas laissé à la vue de tous. Évoquer les acheteurs de la Citadelle était un moyen comme un autre de faire monter les prix. Amusée par son boniment, elle posa la main sur l’aumônière de soie dans laquelle elle gardait son or. Un léger tintement s'en échappa.

« Je suis sûre que la Citadelle n'a que faire d'un vieux carnet d'une authenticité douteuse. Ces gribouillis pourraient aussi bien être votre œuvre. Dans la mesure où l'auteur révèle des détails connus de lui seul, qui pourrait bien vérifier ses dires, à moins de se rendre à Lys ? »

Le vieux marchand renifla d'un air peiné. « Nous ne faisons pas de faux, ma Dame. Chez Gisbert on ne mange pas de ce pain-là ! Je fais affaire avec la Citadelle depuis plus de quinze ans et mon honnêteté ne souffre aucun doute. Mais je vois que vous parlez sous le coup de l'émotion, ma Dame. Vous devez être désespérée de voir vous échapper une telle merveille. Vous avez l'air d'une érudite et vous saisissez pleinement la valeur d'un tel ouvrage. Il ne sera pas dit que j'aurai blessé le cœur délicat d'une noble demoiselle, lady...
- Florent.
- Lady Florent, il n'est pas dans mes habitudes de revenir sur une décision, mais votre beauté et votre détresse me touchent. Si vous consentiez à payer le prix que la Citadelle me donnerait pour ce carnet, je pourrais vous le céder, bien que cela me coûte car j'aime satisfaire mes plus fidèles acheteurs. »

Alysanne inclina la tête d'un air entendu. « Et à combien estimez-vous ce... sacrifice ? »

Il le lui dit. Le reste de la visite se déroula en négociations, protestations, contre-propositions éplorées, sourcils levés, lèvres pincées, soupirs et exclamations indignées. Finalement, elle emporta l'affaire. Le marchand, tout miel désormais, emballa son acquisition avec soin. « C'est un excellent choix, ma Dame. Je suis impressionné qu'à votre âge, une jeune fille soit capable d'une telle clairvoyance. Seriez-vous par hasard intéressée par d'autres articles rares ?»

Pour la première fois de la journée, un large sourire s'épanouit sur le visage pâle d'Alysanne.

« Tous. » répondit-elle.

Il cligna des yeux, interloqué. « Tous ? »

« Tous. » Elle défit les cordons de son aumônière, compta les dragons d'or qu'elle glissa dans la paume du marchand, et fourra sous son bras le précieux paquet enveloppé de soie rouge. « A chaque fois que vous dénicherez un ouvrage de cette qualité, faîtes-le parvenir à Rubriant. Pour peu que notre mestre n'y voit aucune falsification, il vous en sera donné le double du prix habituel. Bien entendu, cet arrangement tomberait à l'eau si vous l'éventiez ou si vous tentiez d'obtenir davantage auprès de la Citadelle. »

Le commerçant la regarda avec un mélange de stupeur, de joie et d'appréhension. Il baratina un moment sur son attachement à Villevieille, son affection envers les mestres de la Citadelle qui étaient de si bons clients, le coût du voyage de ses livres pour Rubriant. Enfin, il accepta et laissa courir un doigt sur sa bouche pour signifier sa capacité à garder le secret.

« Tu as été longue » commenta Hugo lorsqu'elle sortit de la boutique. « J'espère que cela en valait la peine. »

Pour toute réponse, elle lui montra le paquet. « Ceci vaut de l'or, dit-elle, sans doute plus que cet homme ne le pense. Il y a des choses dans ce livre qui intéresseraient beaucoup un mestre herboriste. Je ne crois pas que je le rangerai dans la bibliothèque de Mestre Josua. » Elle se mit à rire. « Et il y a mieux. » Elle s'approcha pour lui glisser à l'oreille : « Me voilà devenue une voleuse. Une voleuse de connaissances. A petite offense, petite revanche.»





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Dernière édition par Alysanne Florent le Ven 24 Fév 2012 - 7:56, édité 2 fois
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Message Sam 21 Jan 2012 - 12:40

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« Les femmes naissent trois fois » – Rubriant, année 207


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C'était une année d'été longue, chaude et dangereusement calme. Les vergers éclataient de couleurs, les arbres ployaient sous le poids des fruits mûrs, et le parfum des jardins vous montait à la tête comme un vin de Dorne. On vivait dehors, ou presque, à l'ombre des tonnelles et des pêchers ; on faisait la sieste sur des pétales blancs doux comme du velours, dans une herbe profonde et moëlleuse comme un lit de plumes, l'odeur chaude de la terre vous enveloppant comme une pensée obsédante.

C'était une lune de moissons et de vendanges pour le peuple, de voyages et de divertissements pour les nobles. La paix était venue avec l'échec de la rébellion Feunoyr et le Bief reprenait vie. Les jardins de Rubriant se remplissaient chaque soir d'invités et de musique, de danses et de rires. Le château n'avait jamais été aussi vivant depuis la triste fin de Lady Florent ; la petite Caylis disait à qui voulait l'entendre qu'elle avait vu des fées dans les bosquets, Aladore venait d'épouser la douce Falyse des Essaims, et Septa Lysa se terrait dans le septuaire, comme si cette vague de réjouissances menaçait de faire fondre son armure de glace.

C'était un soir de banquet sous un ciel étoilé, à la lumière des chandelles. Alysanne était une jeune fille à peine en fleur, pas tout à fait à l'aise dans ses robes, pas tout à fait à l'aise au milieu de cet aréopage. Comme d'habitude, elle observait, plus qu'elle ne parlait. Et elle voyait beaucoup de choses. Il y avait la joie de son père, portant des toasts au bonheur de son fils et son épouse, à la prospérité du Bief, à la la santé du roi Daeron. Il y avait la vigueur de son oncle dansant avec une jolie femme qui le dévorait des yeux. Il y avait l'oeil mi-clos de mestre Josua qui somnolait dans son fauteuil. Il y avait les éclats de rire de ses sœurs, les plaisanteries des convives, le chant d'un barde vêtu de soie bleue et argent, la cascade de notes cristalline d'une harpe dans l'air du soir. Mais ce qui l'intriguait, c'était sa sœur aînée, Tierle. Tierle féminine à sa manière à la fois sophistiquée et sauvage, qui dansait pour la cinquième fois avec le même chevalier, un jeune homme beau comme un prince de conte, aux manières galantes et au sourire enjôleur. Cinq danses, c'était au moins deux de trop selon les convenances, mais personne d'autre qu'elle ne semblait l'avoir remarqué.

On revit souvent le chevalier au cours de cette longue année d'été. Parmi d'autres invités ou seul, il avait toujours une raison de s'arrêter à Rubriant. Alysanne apprit qu'il s'appelait Dorian et qu'il était le septième fils d'une maison mineure du Bief, placé très tôt comme écuyer auprès d'un chevalier errant pour alléger les charges de la famille. Un vagabond courtois qui gagnait sa vie en joutant, ou en flattant des seigneurs. Au fond, elle ne l'aimait pas beaucoup. Il la taquinait souvent sur sa féminité naissante et elle avait en horreur son sourire, si gentil, si poli qu'il aurait pu orner la face d'un septon. Tierle en revanche le trouvait aimable, audacieux, prévenant, amusant et bien fait. Nul ne s'en inquiétait : Tierle était si orgueilleuse et si épineuse, et Dorian si gentil et si poli. Le jour vint pourtant où Tierle enfonça en pleurant la porte de Mestre Josua et se jeta à ses genoux pour implorer du thé de lune.

Le Mestre, qui avait bon cœur mais n'était pas stupide, se fit d'abord raconter l'histoire et jugea nécessaire de la rapporter à Lord Florent. Ser Dorian avait séduit la jeune femme, et après avoir usé d'elle quelquefois, s'en était allé paître d'autres prairies avec une désinvolture d'autant plus intolérable qu'il avait semé un fruit en sa matrice. Impétueuse comme elle l'était, Tierle jurait qu'elle le tuerait de ses propres mains. Finalement, ce fut Aladore qui tua le débauché après l'avoir traqué et provoqué en duel. L'héritier de Lord Florent était le plus doux des hommes, mais c'était aussi un chevalier et un frère, et le gardien de l'honneur familial. L'affaire ne s'ébruita pas, Ser Dorian ayant fait savoir à ses bons amis qu'il avait en tête de quitter le Bief pour d'autres aventures. Son corps dénudé fut jeté dans la fosse commune d'un village et personne ne s'avisa jamais d'identifier son cadavre pourrissant. Quant à son fruit, Mestre Josua s'assura qu'il ne vit jamais le jour.

Lorsque la nouvelle de sa mort parvint à Rubriant sous les traits sombres d'Aladore, Tierle, au lieu de pousser des cris de joie comme Alysanne s'y attendait, se réfugia dans sa chambre en sanglotant. Sa cadette entra derrière elle sans frapper et se jeta dans ses bras. Elles avaient beau se disputer plus souvent qu'à leur tour, elles étaient sœurs, envers et contre tout. Tierle cessa finalement de pleurer et passa un mouchoir de dentelle sur sa mine défaite. Alysanne osa enfin lui poser la question qui la taraudait.

« Tierle... pourquoi es-tu allée avec lui hors mariage ? Pourquoi n'as-tu pas attendu qu'il demande ta main ? Tu aurais ainsi découvert sa fausseté. »

Etonnamment, Tierle eut un rire. « Petite sœur... tu ne sais vraiment rien d'autre que ce que tu apprends dans tes livres, n'est-ce pas ? Sache que les femmes naissent trois fois, et trois fois dans le sang. Le sang porte en lui une magie puissante, un appel auquel nous répondons en son temps... et le temps de mon deuxième sang était venu. Celui de la femme, après celui de l'enfant, avant celui de la mère. Ce ne sont pas des choses qui se planifient. La raison en est exclue. Mère m'avait dit de ne pas m'inquiéter si l'appel venait avant mon mariage. Bien des jeunes filles sont dans ce cas, simplement, cela ne se dit pas. Même Septa Lysa le sait – oh, elle le sait bien, pauvre créature. Mais ce n'est pas elle qui t'enseignera ces choses-là. Je ne m'en étais pas rendue compte, mais c'est à moi qu'il revient de le faire. Assieds-toi et écoute. »

Ainsi commença une longue leçon de vie. Alysanne apprit ce qu'elle devait savoir, des secrets dont les septas avaient peur, et honte, mais il n'y avait ni honte ni peur à avoir. Quand Tierle lui parla du thé de lune, elle répondit d'un air étonné : « Pourquoi faut-il en demander à un Mestre ? C'est une recette très facile, un enfant pourrait le faire. »

Tierle ouvrit des yeux ronds. « Où as-tu entendu ça ? »

Alysanne haussa les épaules. « Je ne l'ai pas entendu, je l'ai lu. C'était dans un traité d'herboristerie de Mestre Josua. Pendant qu'il se promène dans les jardins, j'aime bien aller dans sa bibliothèque, comme ça il ne me dit pas de ne pas toucher à tel ou tel livre. »

Tierle éclata de rire. « Si j'avais su, c'est toi que je serais allée voir ! » Mais sa sœur répondit en secouant la tête . « Oh, je ne me rappelle plus vraiment des détails. Juste que c'était une recette tout simple. Je n'ai pas pensé à... » Elle s'interrompit. La prochaine fois, elle penserait à mémoriser la recette. Après ce qui venait de se passer, après tout ce que Tierle lui avait expliqué, elle n'oublierait pas. Son corps n'était pas un objet inerte dont un homme pourrait user à sa guise, mais une chose vivante appelée à naître trois fois dans le sang, chaque fois en son temps. Personne ne lui avait imposé le jour de sa naissance ; de même, personne ne lui imposerait de se donner ou de concevoir avant son heure.

Elle déposa une bise sur la joue de Tierle où les larmes avaient laissé des traînées de sel, et s'en alla cueillir des plantes pour son herbier. En cette chaude année d'été, l'armoise et ses fleurs blanches, douces comme du velours, avaient envahi le bord des ruisseaux...





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Message Lun 23 Jan 2012 - 19:28

Souvenirs et anecdotes




« Prémisses d'une vie nouvelle » – Rubriant, début 212


Theme of Sadness ~ Guitar Version by Miki Higashino on Grooveshark

Il régnait une chaleur accablante cet été-là. Même dans la bibliothèque de Mestre Josua, habituellement fraîche, l’air était devenu lourd, presque étouffant. Le vieil homme tentait d’une main moîte, rendue malhabile par l’âge, de tracer sur une feuille le croquis d’une plante en pot posée sur sa table de travail, étonnamment verte et vivace malgré le manque d’eau. Il soupirait de ses efforts inefficaces ; plusieurs feuillets gisaient déjà à terre, négligemment froissés.

Alysanne, qui venait d’entrer sans bruit et l’observait avec affection, vint poser une main sur son épaule. « Je vais la dessiner pour vous » proposa-t-elle. Il eut un léger sursaut et tourna vers elle ses yeux myopes. « Alysanne ! Comme c’est aimable à toi. J’accepterai ton aide avec plaisir. J’aimerais reproduire cette curieuse variété de laitue avec autant d’exactitude que possible. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle résiste aussi bien à la sécheresse, à dire vrai… ces graines des contrées exotiques donnent de surprenants résultats. »

Il s’enfonça dans son siège, les yeux plissés, vaguement somnolents, et joignit ses mains en clocher d’un air songeur, emporté par ses réflexions. Alysanne s’empara du fusain qu’il avait reposé et fit glisser vers elle une feuille vierge. Elle n’avait aucune espèce de don artistique mais elle avait acquis de bonnes bases en dessin, suffisantes pour copier un modèle simple et statique comme celui-ci. Sa main s’activa, glissa et frotta ici, puis là, donnant forme et vie à cette plante en apparence insignifiante, et pourtant si précieuse. Un agréable silence régnait dans la pièce ; on n’entendait que le léger grattement du fusain sur la feuille. Partout autour d’eux des livres et des parchemins débordaient d’étagères, de lutrins, de tabourets et de tables, au milieu d’innombrables plantes en pot pour la plupart flétries ou affaissées.

Quand elle eut terminé, Alysanne confia son ouvrage à Mestre Josua qui approuva de la tête et lui demanda d’ajouter quelques commentaires qu’il lui dicta, puis il rangea le croquis annoté dans une liasse d’autres feuillets du même genre. Il y avait longtemps qu’il menait des expériences de culture avec la bénédiction de Lord Florent et le concours des paysans des environs ; parmi ses trouvailles, plus d’une s’était révélée utile en cette période de canicule, comme ces laitues à feuilles épaisses, étonnamment peu gourmandes en eau. Venaient-elles de Dorne ou du grand continent est ? Alysanne ne s’en souvenait plus. Si nous les avions découvertes plus tôt… Testées en petites quantités, ces semences nouvelles n’avaient pas suffi à résoudre le problème du manque de nourriture. Elles avaient toutefois contribué à éviter le pire.


Oppressée par la chaleur, Alysanne se leva brusquement et alla ouvrir la fenêtre en grand, quêtant un souffle d’air. La canicule échauffait les sangs de tout le monde à Rubriant ; même elle se sentait plus impatiente et plus nerveuse que d’habitude. Elle s’appuya au rebord de la fenêtre et contempla les jardins ravagés. « J’ai l’impression d’être aussi utile que ces parterres desséchés et stériles » dit-elle avec amertume. « Face à la sécheresse et à la menace des Fer-nés, chacun ici joue son rôle. Mon père décide. Vous le conseillez. Aladore fait exécuter ses plans. Falyse gère la vie domestique. Oncle Jon supervise le rassemblement de l’ost. Septa Lysa prie. Et les enfants nous égaient. Quelle est ma place dans tout cela ? Suis-je vouée à rester un rat de bibliothèque ? Un parasite ? » Elle secoua la tête. « Je n’ai pas réfléchi à mon avenir depuis longtemps. Pas depuis cette visite calamiteuse à Villevieille il y a trois ans. Quand la vie s’écoule comme une rivière tranquille, rien ne marque le cours du temps. Mais cette année a consumé le cocon douillet dans lequel je me blottissais paresseusement. Et je reste comme une chrysalide inachevée parmi les cendres. »

Elle soupira et se retourna avec un sourire triste. « Pardon, Mestre Josua. Je ne devrais pas vous importuner avec mes états d’âme. Cette chaleur me porte sur les nerfs… je ferais mieux d’aller lire sous les arcades, il y fait plus frais qu'ici. »

Elle s’éclipsa avec un ouvrage d’astronomie. Mestre Josua resta silencieux un moment, ses mains grêles triturant sa chaîne dans un léger cliquetis. Puis il se leva, prit sa canne et sortit à son tour de la bibliothèque.

***

« Cet été finira bien un jour, déclara Lord Florent avec calme. Nous faisons déjà tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger le peuple de Rubriant, il me semble. Mais si vous avez une nouvelle idée à nous soumettre, Mestre Josua, je serai ravi de l’entendre. Je me suis toujours félicité de suivre vos conseils. »

Danwell Florent était assis très droit dans un fauteuil à l’ombre, sur une terrasse exposée au nord. Son habit noir, blanc et bleu au col montant orné de dentelle lui donnait un air de grande dignité. Ses boucles sombres auréolaient un visage creusé et ridé par les deuils, mais encore plein de vie. Seul son regard aveugle, errant sans but sur le monde, pouvait atténuer l’impression de noblesse qu’il dégageait. Il y avait de la bienveillance dans son sourire, des rides espiègles aux coins de ses yeux, et sa voix grave respirait la bonté.

« Mon Seigneur, à dire vrai je pensais à la protection d’une fleur en particulier dans vos jardins. Cette fleur insolite a puisé dans cette terre tout ce qui pouvait la nourrir, et maintenant elle s’étiole au lieu de croître. »

Danwell hocha la tête avec un petit sourire. « C’est encore une de vos devinettes. Mais celle-ci n’est pas bien difficile à percer, même pour un esprit pataud comme le mien. » Il tapota le bras de son fauteuil d’osier. « Qu’avez-vous en tête ? Ma petite renarde n’est pas à sa place ici, je le sais bien. Elle devrait s’avancer dans le monde et porter haut les couleurs de notre blason. Mais pour aller où ? Nulle part ailleurs qu'à Rubriant elle ne jouirait d’une telle liberté. »

« Là où son cœur la porterait » répondit Josua, qui était au fond un grand sentimental.

« Si vous pensez au mariage… » Lord Florent soupira, les yeux dans le vague. « Vous connaissez son opinion sur la question. Il me répugne de lui forcer la main. »

« Peut-être a-t-elle changé d’avis,
suggéra Josua. Elle commence à comprendre qu’elle ne sera pas heureuse ici. Seul le mariage lui donnerait l’opportunité de croître, d’apprendre encore, de vivre, tout simplement. Ici elle n’est qu’une ombre, un fantôme errant sans but. »

La bouche de Danwell avait pris un pli nostalgique. « Même un aveugle peut s’en rendre compte. Et c'est en partie de ma faute... je l’ai gardé pour moi, je l'ai couvée. Après avoir perdu sa mère, puis Melessa… » Il cala son poing sous son menton, perplexe. « Aucun prétendant des environs ne trouverait grâce à ses yeux. Elle ne quittera pas une verte prison pour une autre. Sa place est là où le monde frémit, s’étire, se convulse et rugit. Là où s’écrit l’Histoire. Comme témoin si ce n’est comme actrice. Les Sept seuls savent quel rôle elle se verra attribuer dans cette vaste comédie. » Il prit un instant pour réfléchir. « Très bien. Elle s'en ira bientôt rendre visite à Tierle. En chemin, elle aura tout loisir de rencontrer des prétendants, et si elle n’en trouve pas un à son goût, sa sœur saura la conseiller. Mais je ne dois pas lui imposer ce départ. Elle doit le choisir elle-même, ou elle restera à jamais la docile fille de son père. Nous sommes des renards, des créatures sauvages et indépendantes, pas des chiens baveux et obéissants. Je lui donnerai un ordre pour qu’elle se rebelle. Je lui offrirai un choix pour qu’elle se décide. Et je ne lui fournirai rien de plus que l’essentiel, pour qu’elle forge son avenir par elle-même. »

Mestre Josua sourit et commenta d'un ton finaud : « C’est encore une de vos devinettes. Mais celle-ci est facile à percer, même pour un esprit rouillé comme le mien. L’ordre sera d’accepter un prétendant inacceptable. Le choix se fera entre les vœux d’une septa et ceux d’une épouse. L’essentiel sera Hugo, car Rubriant ne peut se passer d'une troupe de gardes en cette période critique. »

« Vous oubliez Septa Lysa, vieil homme, le taquina Danwell. Ma fille est une jouvencelle de dix-neuf ans. Que dirait-on d’elle si elle partait courir les routes sans chaperon ? Hugo n’est pas vraiment ce qu’on appelle un gage de respectabilité. »

Mestre Josua émit un gloussement et opina du menton. « Quand souhaitez-vous la voir, mon Seigneur ? »

« Ma foi, autant battre le fer tant qu’il est chaud. Si vous savez où elle est, allez la chercher. »

« Tout de suite, mon Seigneur. »


Lord Florent resta sur la terrasse, attendant patiemment. Il lui sembla tout à coup sentir un air plus frais sur son visage ; un vent léger s’était levé, et loin à l’horizon, des nuages qu’il ne pouvait voir apportaient la délivrance si longtemps attendue.

L’automne, enfin, était là.





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Dernière édition par Alysanne Florent le Dim 8 Avr 2012 - 20:45, édité 1 fois
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Message Dim 5 Fév 2012 - 17:14

Souvenirs et anecdotes




« Un chevalier n'abandonne jamais une femme en détresse » - Rubriant, début 212


The Sense Of Six by Bear McCreary on Grooveshark

L'automne était là et visiblement, il entendait le faire savoir. Il pleuvait sans discontinuer depuis une semaine sur Rubriant et pour une fois, nul n'aurait songé à s'en plaindre. Dans les pâturages et sur les bords de l'Hydromel, paysans, villageois, vagabonds et réfugiés levaient les bras vers le ciel en remerciant la Mère, accueillant avec une joie sans mélange cette pluie battante, persistante, qui mettait un terme à de longs mois de sécheresse.

Autour de Rubriant, l'ost de Lord Florent s'était rassemblé, prêt à répondre à la menace fer-née. Un cavalier de belle stature, serré dans un pourpoint noir qui flattait sa silhouette, venait de passer les troupes en revue, guidant d'une main habile son destrier, aussi noir que ses vêtements et ses hautes bottes. Ser Jon était un homme de poigne, d'un tempérament sauvage, efficacement canalisé par son esprit rusé. Si Aladore, son neveu, inspirait la loyauté des soldats, Jon était celui qui les dressait, les houspillait, les matait. Celui qu'on craignait, à qui on obéissait sans discuter. Celui qu'on avait envie d'avoir avec soi face à un ennemi ne respectant aucune règle. Un chasseur, et malheur à ses proies...

Après avoir fait son inspection, Jon Florent rentra faire son rapport. Arrivé au château, il laissa son manteau de motif hermine, dégoulinant de pluie, à un serviteur empressé, et se dirigea vers le salon où il savait trouver son frère. Il croisa en chemin Mestre Josua qui avançait tout doucement dans le corridor, appuyé sur sa canne, plus fripé et flétri que jamais, mais l'oeil toujours vif. Ils échangèrent un signe de tête. Lorsque Jon retrouva son aîné, celui-ci semblait distrait et il ajourna momentanément son rapport.

« Quelque chose ne va pas ? » s'enquit-il de cette voix grave, mâle, presque grondante, qui le faisait reconnaître entre mille.

La pluie matraquait les vitres dans un staccato agaçant. Il serra les dents avec déplaisir tandis que son frère tournait la tête dans sa direction et posait sur lui son regard aveugle. Parfois, il avait l'impression que Danwell voyait à travers les choses et qu'il lisait en lui à livre ouvert. C'était une sensation étrange, presque superstitieuse, un effet de la perspicacité de son aîné associée à la vision dérangeante de ces yeux morts.

« Mestre Josua vient de me lire un message de Rhea. » répondit Lord Florent d'un air sombre.

Jon pouvait reconnaître dans les rides autour de sa bouche une colère contenue.

« Et que nous veut notre chère soeur, après tout ce temps ? »


Ils avaient eu plus que leur part de soeurs : six en tout et pour tout, mariées à des hommes plus ou moins importants selon leur rang de naissance. Rhea était la dernière née, une femme de trente-sept ans, épouse d'un Dornien qui avait servi leur grand-père autrefois. Un Santagar, se rappela-t-il, mais un membre mineur de la maison, parti cherché fortune à travers le vaste monde. Les Florent n'avaient jamais été des amis de Dorne, mais ce gaillard avait su se rendre indispensable à une époque, et gagner la confiance de leur vieux comploteur de père. L'affaire avait tout de même viré à l'aigre quand lady Rhea, une oie blanche de seize printemps, avait donné au Dornien son coeur et un peu plus que cela. Un mariage hâtif avait sauvé la face mais la pauvre fille, désavouée par ses parents, avait dû partir avec son nouvel époux et rien de plus que sa dot et ses affaires personnelles, sans espoir de remettre un jour les pieds à Rubriant.

« J'ai toujours gardé contact avec elle, de loin en loin, depuis le décès de Père,
précisa Danwell. Elle n'a jamais pu porter un enfant à terme, après sa première fausse couche, et elle se sentait un peu seule à Lancehélion, avec un mari volage et des étrangers partout autour d'elle. J'ai toujours eu de la peine pour elle, mais elle disait qu'elle n'était pas malheureuse, qu'elle aimait le soleil, sa villa, et son mari, envers et contre tout. » Il tourna la tête vers le bruit de l'averse qui continuait à marteler la fenêtre et posa une main gantée sur le verre froid, songeur. « Il est mort, maintenant, la laissant veuve et léguant officiellement tous ses biens à son fils bâtard. Si ce rejeton venimeux avait un soupçon d'honneur, il prendrait soin de la pauvre vieille femme, mais il est décidé à l'expulser pour revendre la demeure à laquelle elle est si attachée. C'est tout ce qu'elle a connu depuis plus vingt ans et tout ce qui lui reste. Elle me supplie de racheter la maison... »

Jon haussa les épaules, peu sensible aux malheurs d'une sœur qu'il n'avait jamais beaucoup côtoyée, et qui avait été assez naïve pour épouser un de ces satanés Dorniens en espérant qu'il la traiterait avec honneur...

« Elle ne peut pas tout simplement demander refuge à la famille de son mari ? »

Danwell secoua la tête tristement. « Bois-moucheté n'est pas chez elle. Elle n'a jamais vécu avec le reste de la famille Santagar. Son mari n'était qu'un fruit mineur tombé bien loin de l'arbre familial, sans relation avec les siens, et dont le nom n'était pas honoré. Un buveur et un coureur. Le bâtard ne vaut guère mieux apparemment. C'est un certain Donal Sand qui vit de sa lance et dort dans un bordel différent chaque nuit. Il n'a que faire d'une demeure à entretenir ; il n'a pas les moyens ni la volonté de s'en occuper. Voilà pourquoi Rhea me demande d'ouvrir les cordons de ma bourse... Comble de l'ironie, la demeure fut autrefois achetée avec sa dot. Autant dire avec l'or des Florent. »

Ennuyé par ce récit, Jon avait croisé les bras et plissait la bouche avec impatience. « Bon. J'ai compris. Tu es chevalier jusqu'au bout des ongles, et un chevalier n'abandonne pas une femme en détresse, encore moins si c'est une pauvre veuve sans défense, et qu'elle est de sa parenté. Que proposes-tu ? Aucun de nous ne peut se permettre de quitter Rubriant en ce moment, et Mestre Josua n'est pas vraiment en état de voyager. »

Danwell s'assit dans un profond fauteuil tapissé de velours vert amande, et posa ses bras sur les accoudoirs avec autant de dignité que s'il s'était agi d'un trône. « En effet. Mais cette affaire doit être réglée par quelqu'un de la famille, et dans les plus brefs délais. Pour ce que j'en sais, cette créature fétide pourrait aussi bien décider de se débarrasser de Rhea pour mener ses affaires tranquillement, si la transaction n'a pas lieu assez vite à son goût.  Tu as une idée ? »

Jon en avait deux, et il savait que son frère ne lui posait la question que pour la forme. Danwell avait toujours eu une longueur d'avance sur lui. Il décroisa les bras et s'assit en face de son frère, dans un fauteuil similaire, ses longues jambes étendues nonchalamment devant lui.

« Mon fils et ta fille ne doivent plus être loin de Darry à l'heure qu'il est. Envoie-leur là-bas un corbeau pour leur demander, sur le chemin du retour, de prendre un navire à Port-Réal. Ils seront à Lancehélion en trois semaines, tout au plus. Hugo calmera vite ce faquin et Aly nous négociera un bon prix. Une fois l'acte de vente signé en ton nom, il ne restera plus qu'à envoyer l'or. Ils pourront toujours veiller sur Rhea en attendant le réglement, au cas où le bâtard reviendrait sur sa parole dans un accès d'impatience. »

Face à lui, Danwell sourit. « Heureux de voir que nos raisonnements suivent toujours le même chemin. Je suis sûr que ma petite renarde sera ravie de visiter Dorne. »

Jon lui coula un regard sardonique. « Quoi ? Tu ne crois pas qu'elle se soit trouvée un mari qui la gardera jalousement auprès d'elle ? Un intrigant du Conflans ou un pédant des Terres de la Couronne, qui aurait ravi son tendre cœur de jouvencelle ? » Il éclata de rire tant cette hypothèse lui semblait invraisemblable.

« Elle n'en trouvera peut-être pas, et je n'en ai cure, s'amusa Danwell, tout comme tu te fiches qu'Hugo trouve ou non une épouse. Je lui ai donné une chance de partir pour construire sa propre vie et c'est ce qu'elle est en train d'essayer de faire, je suppose. Pour autant, elle reste une Florent ; elle fera ce que lui dictent le devoir familial... et l'esprit chevaleresque. Comme tu l'as dit, on n'abandonne pas une femme en détresse. »





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Dernière édition par Alysanne Florent le Sam 3 Mar 2012 - 15:25, édité 6 fois
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Message Lun 20 Fév 2012 - 12:35

Souvenirs et anecdotes



« Le mal et les saintes auréoles » – Rubriant, année 200


Battlestar Sonatica by Bear McCreary on Grooveshark

Il fut un temps où la vie s’écoulait sereinement à Rubriant. Ni sécheresse, ni deuil, n’avait encore affecté cette génération de Florent qui commençait enfin à aplanir ses relations avec la maison Tyrell. Lady Oryan attendait son cinquième enfant et Lord Danwell pouvait encore contempler les visages de son fils et de ses filles. Septa Lysa passait son temps à extirper la petite Alysanne de la bibliothèque de Mestre Josua où celle-ci se faufilait à la moindre occasion, et leurs prises de bec à ce sujet faisaient rire toute la maisonnée. Lord Danwell ne se souciait guère de discipliner ses filles ; toutes trois tenaient de leur mère un tempérament affirmé qu’il admirait et qui l’avait séduit dès les premiers jours de leur mariage.

A cette époque, donc, un chevalier errant de bonne réputation se présenta à Rubriant avec un garçonnet maigrichon, trop jeune pour être son écuyer, trop pauvrement vêtu pour être son fils. Alysanne, curieuse comme elle l’était, se cacha derrière l’entrée du salon où son père et sa mère recevaient le paladin, espérant glaner quelque histoire à raconter à ses sœurs aînées, dont elle cherchait toujours à attirer l’attention.

« Il s’appelle Gaucelm, expliquait le chevalier errant. C’est un orphelin, un brave garçon qui a besoin d’un endroit où aller. J’espérais que vous pourriez lui trouver une place quelconque dans vos écuries ou vos cuisines, mon Seigneur. »

« La Foi prend soin des orphelins, avait relevé Lord Florent d’un ton interrogateur. Pourquoi ne pas avoir confié cet enfant à la charité d’un septistère ? Le Bief ne manque pas de sanctuaires susceptibles d’accueillir les nécessiteux. »

Pour lui répondre, le chevalier n’avait pas pris de gants. C’était un homme d’un âge avancé, blanchi sous le harnois, reconnu pour son honneur autant que pour sa maîtrise de l’épée. Un homme qu’on écoutait.

« Sauf votre respect, mon Seigneur, il vient justement d’un septistère où j’ai fait halte il y a deux nuits de cela. Et il n’y retournera pas. Il y a des septons qui ne portent la robe que pour mieux dissimuler leurs vices. Le petit est venu me supplier de le prendre pour écuyer, mais il est trop jeune pour cela, et c’est un enfant de chœur, alors j’ai décidé de vous l’amener. J’aurais volontiers passé le coupable au fil de l’épée, mais je n’avais d’autre preuve que le témoignage du garçon, et on n’abat pas un homme désarmé. Je tiens son nom à votre disposition, toutefois, s’il est en votre pouvoir d’initier une enquête sur cette créature qui se fait passer pour un homme de foi, avec la complicité criminelle de ses frères.»

Un silence avait suivi, et Lord Florent avait parlé d’un ton chargé de colère : « Je vais voir ce que je peux faire. De telles pratiques ne sauraient être tolérées aux portes de mon fief. »

Lady Oryan avait renchéri d’une voix claire comme l’acier : « Le crime, s’il est avéré, sera payé. D’une manière ou d’une autre. » Alysanne n’avait encore jamais entendu cette nuance particulière, froide et déterminée, dans la voix de sa mère.

« J’en suis heureux, ma Dame », avait commenté le chevalier. « J’ai confiance en la parole des Florent. »

Lady Oryan avait alors conclu d’un ton plus doux : « Quant à l'enfant... nous lui trouverons bien un office. Nous manquons de bras en cuisine. Amenez-le à ma servante Elenei, elle saura quoi faire de lui. »  

A ce moment, un serviteur était passé dans le couloir et Alysanne s'était enfuie avant d’être prise en flagrant délit, déçue de son incartade infructueuse : du haut de ses sept ans, elle n’avait pas réellement compris l’histoire du chevalier, et l’arrivée d’un nouveau serviteur au château n’avait pas de quoi susciter l’intérêt de ses sœurs.

Le lendemain, elle avait trouvé le gamin, Gaucelm, en train de tirer de l’eau au puits. Il avait soudain pâli et lâché son seau dans l’herbe alors qu’elle marchait vers lui en compagnie de Septa Lysa. Plus tard, elle lui demanda ce qui avait bien pu l’effrayer de la sorte, mais il refusa de le lui dire. Elle remarqua toutefois, avec le temps, qu’il perdait toujours ses moyens à la vue de Lysa, et cela lui rappela ce qu’avait dit le chevalier. Troublée par ce souvenir, elle l’interrogea à nouveau, mais Gaucelm, paré d'un air sauvage, se contenta de lui jeter à la figure : « Les religieux ! On ne peut pas leur faire confiance. Ils mentent, ils mentent, ils mentent ! »... avant de s'enfuir comme une bête traquée.

Finalement, elle avait posé la question à sa mère. Lady Oryan, étendue sur sa couche pour ménager ses forces à l'approche de l'enfantement, ses longs cheveux blonds cascadant sur ses épaules, avait caressé l’arrondi de son ventre d’un air triste. « Parfois les grandes personnes ne sont pas dignes de confiance » avait-elle soupiré. « Même les septons et les septas. Un septon a fait du mal à cet enfant. Un mal tel qu’il ne pourra jamais l’oublier, même s’il n’en porte pas de cicatrice visible. Que ceci soit une leçon pour toi. N’accorde jamais ta confiance à la légère. Ceux qui prétendent vouloir nous aider sont parfois des monstres déguisés, et la foi elle-même peut servir de masque aux pires intentions. La naïveté est une faiblesse trop souvent cultivée dans le Bief… dans l’Ouest, nous nous méfions davantage des belles paroles et des saintes auréoles.» Elle avait alors ébouriffé les cheveux d’Alysanne. «Mais mes filles sont des renardes qui tiennent de l’Ouest autant que du Bief » dit-elle en souriant. « Vous ne serez jamais des oiselles naïves et sans cervelle.»

Alysanne, ignorant la remarque, osa lui poser la question qui lui brûlait la langue.

« Pourquoi est-ce que tous les religieux mentent ? Pas juste les gens du septistère d'où vient Gaucelm. Tous. Même le Grand Septon. » Elle prit une grande inspiration et déclara avec toute la gravité dont peut se parer un enfant : « La Foi dit que le Forgeron a montré le secret du travail du fer aux Andals dans une vision. Mais... ce n'est pas vrai ! Il est écrit dans un livre de Mestre Josua que ce sont les Rhoynar qui le leur ont transmis, avant de fuir leur terre natale. Et Mestre Josua dit que c'est la vérité. Pourquoi tous ces mensonges ? Je croyais que la foi condamnait les fausses paroles. Est-ce qu'il y a seulement une once de vérité dans tout ce que raconte Septa Lysa ? »

Lady Oryan, surprise, fixait sa plus jeune fille de ses sombres yeux bruns. « Tu es bien jeune pour te poser de telles questions, mais je ne peux pas t'en faire le reproche. Mieux vaut un esprit vigilant qu'un cœur crédule. Bien sûr que les religieux mentent, comme tous ceux qui ont un pouvoir à préserver. A quel point, il ne m'appartient pas de le dire. Notre famille vénère les Sept mais nul n'est jamais revenu d'un hypothétique paradis pour confirmer les dires des prêtres. Croire est un choix, et ce choix s'oppose au savoir. Si tu préfères le savoir à la croyance, tu n'auras jamais le refuge douillet de la foi dans les moments difficiles, seulement le tranchant de ton esprit pour accueillir une vérité implacable. Est-ce bien ce que tu veux ? »

« Ce n'est pas ce que je veux » dit sa fille d'un air peiné. « C'est... ce que je suis, Mère. Je peux... fermer les yeux, et faire comme si, comme quand tu me racontes une histoire. Mais je saurai toujours que ce sont des histoires, maintenant. »

« Alors, sois-en fière. » dit Lady Oryan avec un sourire aussi réconfortant qu'un soleil radieux en hiver. « Car en cela tu me ressembles.»

Ce n’est qu’en grandissant qu’Alysanne avait pris la mesure des souffrances infligées à l'orphelin, mais elle n’avait jamais oublié les paroles de sa mère, pas plus que l’expression d’indicible angoisse qui se dessinait sur le visage de Gaucelm à chaque fois qu’il voyait un cristal à sept faces. Et ainsi, sa méfiance naissante vis-à-vis du clergé s’était enracinée, pour ne jamais décroître…




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


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Alysanne Florent
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Message Sam 12 Mai 2012 - 10:05

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« Tout ne se passe pas toujours comme on l'espère » – Conflans, année 212


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«Tout ne passe pas toujours comme on l'espère.»
C'est ce qu'Hugo répétait depuis quatre jours à une Alysanne faible et morose, alitée dans sa chambre confortable au château des Darry, le front brûlant et le corps couvert de frissons.

Son voyage, depuis Port-Réal, ne se déroulait pas vraiment comme ils l'avaient escompté. Il y avait d'abord eu cette grand-mère de petite noblesse, version mielleuse d'Amelia Tyrell, qui avait vu dans l'hospitalité d'une nuit une opportunité à prolonger par n'importe quel moyen. Toujours soucieuse de préserver l'image des Florent par sa courtoisie, Alysanne n'avait pu refuser à la vieille dame qui feignait sans doute de ne rien entendre à ses protestations polies, de rester toute une semaine dans son petit château accueillant (mais hélas plutôt humide... comme beaucoup de vieux châteaux dans le Conflans). Elle avait vite compris le dessein caché derrière cette invitation insistante : Lady Leane avait une armée de petits-fils et petits-neveux en âge d'être mariés, et une Florent célibataire, fût-elle simple cadette, scintillait à ses yeux comme une aubaine inespérée. La famille avait connu des revers de fortune et la doyenne comptait bien saisir cette chance de renflouer les coffres vides avec la dot d'une Maison prospère...

Ce fut toute la semaine un embarrassant défilé d'éphèbes au prétexte de l'anniversaire du Lord en titre. Grands, petits, laids, charmants, silencieux ou bavards, enthousiastes ou renfrognés, tous dûment chapîtrés par Lady Leane sur la meilleure manière de plaire à une Bieffoise. Alysanne n'aurait pu rêver pire. La bienséance l'obligeait à se plier chaque soir aux danses et récitals de poésie censés émouvoir son cœur sensible de jouvencelle, quand les garçons ne joutaient pas entre eux avec une ardeur digne d'un tournoi. Ils n'avaient hélas pas l'élégance d'un Jace Redwyne ou le talent de jouteur d'un Leo Tyrell. La plupart avaient bien assimilé les leçons sévères de la vieille intrigante et s'efforçaient de garder une attitude chevaleresque. D'autres, plus enclins à une approche directe, surent se tenir à distance grâce à la présence discrète et pourtant immanquable d'un garde du corps de plus de six pieds dans les parages de la demoiselle.

La patience de Lady Leane commençant à s'user en l'absence d'effets, quelques commentaires malséants sur la nécessité pour une femme de s'apparier avant l'âge canonique aidèrent Alysanne à s'affranchir de sa propre courtoisie pour mettre un terme à ce séjour.

Son arrivée à Darry le surlendemain eut quelque chose de triomphal après ces avanies. Fort bien accueillie par sa sœur, Alysanne prit ses quartiers au château où elle assista à une réception pimentée par une ménestrelle talentueuse, et reçut plusieurs corbeaux de son père et de Leo Tyrell qui modifièrent ses plans. Mais à peine avait-elle entamé lesdits préparatifs qu'elle s'était retrouvée clouée au lit par une fièvre de cheval. Le Conflans est humide, surtout en automne, et sa nature délicate de Bieffoise s'en accommodait mal, surtout avec la fatigue du voyage. Avoir été surprise par une averse glaciale au milieu d'une promenade à cheval avait été le coup fatal. Tout ne se passe pas toujours comme on l'espère, se répétait-elle en buvant le bouillon chaud préparé par la cuisinière, une matrone aux formes opulentes et à la pilosité envahissante. Pendant ce temps, Hugo et Kerigan prenaient leur mal en patience, variant les entraînements et lui accordant quelques visites impuissantes comme seuls les hommes savent en prodiguer. Les bons soins du mestre ne pouvaient que soulager les symptômes de la maladie qui s'éternisa avant que son corps ne reprenne le dessus.

Alors qu'elle commençait tout juste à se remettre, Tierle se vit inviter ainsi que sa famille au mariage d'Ambrose Beurpuits dont le fief était tout proche des terres de la Maison Darry. Ni elle ni son époux ne supportant les Beurpuits, elle supplia Alysanne de la représenter au mariage en prétextant être elle-même souffrante tandis que son époux veillerait sur elle... arrangement facilité par l'envoi d'un coursier qui réglerait tous les préparatifs du départ d'Alysanne pour Dorne. L'affaire fut bientôt entendue et le coursier dépếché à Port-Réal revint juste avant le mariage avec un papier attestant du droit de passage sur un bateau qui prendrait la mer dix jours plus tard pour Lancehélion, et un chariot loué, rempli de toutes sortes d'affaires que Tierle, douée de sens pratique, avait estimées indispensables à ce voyage : une panoplie d'éventails, d'ombrelles, de remèdes contre le mal de mer, le venin de serpent et les brûlures d'estomac, des crèmes supposées apaiser les brûlures du soleil, et quelques cadeaux destinés à leur tante Rhea, sans parler d'une armure de tournoi pour Hugo et des achats dont Alysanne avait passé commande lors de sa visite à Port-Réal : le nouvel équipement de Kerigan et une cape d'automne.

Dans le même temps, le tailleur personnel de Tierle travaillait d'arrache-pied pour habiller Alysanne et Hugo en vue du mariage qui s'annonçait mémorable, avec un tournoi dont l'enjeu était un trésor d'une incroyable rareté : rien de moins qu'un œuf de dragon ! Ébahi et motivé, Hugo avait pris le parti de s'entraîner intensivement avec tous les partenaires possibles, y compris Kerigan auquel il dut expliquer les bases de la joute. Son acharnement finit toutefois par se retourner contre lui lorsqu'une passe d'armes malheureuse le mit hors combat pour une durée indéterminée, le bras droit en écharpe, et l'humeur massacrante...
«Tout ne passe pas toujours comme on l'espère.»
lui rappela malicieusement sa cousine. Était-ce un mauvais présage ? Alysanne n'avait jamais été superstitieuse et il ne lui vint pas un instant à l'esprit de faire faux bond à sa sœur. Elle ne pouvait évidemment pas deviner quels surprenants événements se tramaient dans l'ombre...    





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