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Nouvelle année, nouvelle vie

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Message Mar 3 Jan 2012 - 5:57

Le jeune homme observe d'un air désintéressé les cavaliers qui remontent la grand-route menant à son château. Elle a été spécialement nettoyée pour l'occasion, des paysans ayant labouré des jours et des jours pour la rendre praticable, et presque plaisante à regarder. Cette délégation est la troisième à arriver. Le porte-étendard qui se trouve à l'avant brandit fièrement le géant des Omble, dans le vent naissant de l'automne qui tombe enfin.
Ils ne font que venir depuis la veille au soir, avec l'arrivée d'un clan des montagnes dont Ulrik a déjà oublié le nom. Et en bas, Brandon Karstark accueille les invités sans jamais sourire, mais avec toute l'hospitalité qui est attendue de lui. Après tout, c'est lui qui a lancé les invitations et, même s'il sait que tout le monde n'y répondra pas, il se doit d'honorer ceux qui le font.
Ulrik observa la délégation Omble, et voit clairement que le Lord n'est pas présent, ni même son premier fils. Il ne sait pas s'il s'agit d'un cousin ou d'un second fils, mais il sait en tous cas que ce cavalier n'est là que pour éviter que les deux familles n'entrent en conflit. Même les Stark, prétextant de mener pareilles festivités en leur demeure, n'ont envoyé que quelques personnes d'importance. Mais leur Lord et la famille Stark elles-mêmes restent à Winterfell.
Ulrik se détache de la fenêtre, toujours pensif. Il se demande pourquoi son père a décidé de faire quelque chose de si... étrange. Ce n'est pas dans la mentalité des Karstark de se lancer dans de quelconques festivités. Et elles étaient prévues avant qu'Ulrik ne quitte la demeure, et ne peuvent donc être considérées comme un prétexte à son retour. Il veut honorer les anciens dieux, dit-il à qui veut l'entendre. Peut-être est-ce vrai. Peut-être qu'après cette canicule, et le Fléau du Printemps, le Lord Karstark veut rappeler aux anciens dieux que certains croient toujours en eux.
Mais Ulrik n'est pas convaincu. Il est sûr qu'il y a quelque chose d'autre qui se trame...
Ses pensées sont interrompues par des coups sur la porte. Il demande poliment à la personne d'entrer. Il sait déjà de qui il s'agit. La seule personne à frapper ainsi était le vieux domestique qui s'occupait de lui depuis qu'il était jeune, Aran.
Et en effet, c'est bien la forme vieillissante de l'ancien qui passe la porte, tenant dans ses bras plusieurs vêtements. Des tenues pour la soirée. Ulrik hoche la tête lorsqu'Aran les lui présente, et il choisit la plus sobre d'entre elles. Comme le disent les Stark, l'Hiver vient. Et ce n'est pas une période dans laquelle il fait bon afficher richesse et orgueil. Une terre froide pour des hommes froids. Et tout Soleil de l'Hiver que sont les Karstark, ce n'est pas grâce à leurs bijoux ou à leurs broderies qu'ils s'imposent, mais grâce à leur caractère bien trempé.
La tenue qu'il prend est donc une tunique grise, dont les broderies au niveau des poignets sont de simples entrelacs d'argent. Sur son torse est brodé le soleil des Karstark sur un écu noir, et il prend un collier d'argent représentant le même symbole pour l'accompagner. Comme touche finale, il se saisit de Hiver qui était posée sur son lit. Il en observe la lame quelques instants, avant de la glisser dans son fourreau. Il ne la porte pas pour être menaçant, ou parce qu'il pense être menacé. Il le fait davantage par tradition et respect de l'étiquette.
Se saisissant comme dernier objet de sa peau de loup blanc, il descend rejoindre son père pour accueillir les invités. N'espérant en fait qu'une chose : y voir la bannière de l'Ours Mormont...

La fête a battu son plein. Si l'on peut appeler ça une fête. Les plats ont été servis, et des ménestrels ont chanté. Les hommes et les femmes ont prié. Mais on est loin du faste des demeures du Sud, de leur maintes festivités, leurs nombreux plats et leurs nombreux artistes. Pas d'ours enchaîné ici, pas de bouffon pour plaisanter. Seuls les nobles et leurs classiques discussions sur l'avenir de leur royaume.
Ulrik, pour sa part, a attendu toute la soirée aux côtés de son père, parlant avec les nobles venus le saluer. Il répond à leurs questions. En pose d'autres. Parle du Fléau du Printemps et de la fin de la canicule. Des Fer-Nés et des conflits dans le Conflans. Il est mieux renseigné que la plupart d'entre eux, ayant voyagé ces trois derniers mois. Mais malgré tout, les discussions sont courtes, et les interlocuteurs peu nombreux.
Et ils le sont encore davantage maintenant, alors que le repas touche à sa fin. Car maintenant est venu le moment des danses. Et fort heureusement pour Ulrik, il n'est pas attendu de lui qu'il soit le premier sur la piste de danse – ou plutôt entre les tables qui ont été séparées pour l'occasion. Cela est par contre attendu de sa soeur, qui se dirige vers l'émissaire des Stark avant toute chose, sous le regard approbateur de son père. Ulrik la regarde s'éloigner en souriant, et refuse les quelques peu nombreuses invitations qui lui sont faites. Car il n'est qu'une seule cavalière que le jeune Karstark aurait emmené avec plaisir, mais il ne peut se le permettre. Les gens risqueraient de se poser des questions, et les questions finiraient par les amener sur le bon chemin.
Ulrik jette un oeil dans sa direction et l'aperçoit, entre les mouvements des danseurs. Elle ne danse pas non plus. Elle est toujours assise, et il en est heureux en un sens. Il n'aurait pas supporté de la voir danser avec un autre. Il sait que la jalousie est mauvaise, mais il ne peut s'en empêcher.
Alors il observe les danseurs pendant un ou deux morceaux. Et il aperçoit du coin de l'oeil une forme qui s'eclipse, quittant le grand hall par une porte de service. Il connait cette porte, comme tous les recoins du château. Et il sait qu'elle mène au bois sacré de la demeure des Karstark.
Il attend qu'une chanson de plus ne passe, que d'autres personnes quittent le grand hall. Certains passent par la grande porte pour se réunir dans la cour. D'autres choisissent le balcon. Son père même se dirige vers l'extérieur, et c'est lorsque celui-ci est parti qu'Ulrik décide de prendre congé à son tour, s'excusant auprès des invités restants. Il déclare que sa soeur pourra répondre à leurs questions s'ils en ont, mais qu'il doit s'isoler pour rendre hommage aux anciens dieux.
Alors il quitte la pièce par une autre porte, réservée aux maîtres des lieux, et après plusieurs détours, il trouve la deuxième entrée du bois sacré. Il ordonne à un domestique de passer le mot : personne ne doit y entrer à part lui. Il ne saurait être dérangé pendant ses prières. Le domestique obéit, et fera passer le mot.
Ulrik entre donc, comme à son habitude submergé par la puissance et le calme qui se dégagent de ces lieux. Le bois sacré, à Karhold, porte bien son nom. Une forêt intérieure, dont le maître est le barral qui se trouve en son coeur. Pas une torche n'y brûle, car cela serait une insulte aux anciens dieux. Tous doivent se guider à la lumière de la lune – qui brille de mille feux cette nuit – et à celle des étoiles. Mais le Loup Blanc n'aurait eu besoin de tout cela. Il connait si bien ces lieux, pour les avoir fréquenté à de nombreuses reprises ces dernières années, qu'il pourrait s'y diriger les yeux fermés.
Et c'est après quelques minutes qu'il se trouve derrière le barral, et derrière la personne qui l'a précédé en ces lieux. Il avance lentement, sans bruit, se rapprochant d'elle à chaque pas. Et, lorsqu'il l'a rejointe, sans mot dire il lui dépose sa peau de loup sur les épaules, caressant son bras avec douceur au passage.

« Il ne ferait pas bon que la dame Mormont prenne froid en ce jour de fête », déclare-t-il simplement. Et il lui sourit.

Il n'ose pas la prendre dans ses bras, ni s'approcher davantage d'elle. Il ne sait pas ce qui le retient : la peur d'être vu, la crainte du sacré des lieux... mais il ne saurait s'approcher. Pas après que tant de temps se soit écoulé depuis leur dernière rencontre.
Et puis, ils ont du temps devant eux. Toute la nuit s'ils le désirent.

« Pendant quelques instants, j'ai cru que votre père avait décidé de ne pas vous laisser venir... Il n'existe pas de mot pour décrire mon soulagement et ma joie de vous voir ici. »

Il sourit à nouveau, et lui prend la main avec tendresse.

« Un bois sacré, comme lors de notre première rencontre... »

Il se rappelle encore de cette rencontre, même si le bois sacré n'était pas le même que celui-ci. Comment aurait-il pu oublier? Et, à l'époque, comme aurait-il pu deviner ce qui allait naitre de cette rencontre fortuite, et pourtant si... destinée?
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Message Mar 3 Jan 2012 - 12:56

Maege sourit avec tendresse au jeune Karstark. Un sourire sincère, venant du cœur. Celui d'une femme éprise à l'homme qu'elle aime. Que de temps avait passé depuis leur dernière rencontre, qui s'était déroulé au cœur de l'été alors que dorénavant l'hiver avancer à pas de géants. Le début de cette saison rude qui était justement le prétexte à leur rencontre, raison largement fournie par leur famille.
C'était à peine une semaine avant les festivités elle même que son père lui avait fait part de l'invitation du lord Karstark, qui conviait nombre familles du Nord à des festivités du début de l'hiver. Maege revenait d'une longue balade qui l'avait mené au village sur la cote de l'ile aux Ours.
Sa plus jeune sœur, Meera l'avait rejoint alors qu'elle commençait à peine à apercevoir la demeure de bois des Mormont, transmettant à son ainée la convocation de son père. Après avoir enlever ses habits de chasse et s'être vêtit de façon plus approprié, la jeune femme avait dévaler les escaliers pour rejoindre la salle d'audience où son père se tenait déjà, accompagné de sa cher femme et des sœurs qui se tenait juste en face d'eux, attendant comme Maege la nouvelle que leur père leur avait promis. Il prit la parole, de la même voix rauque et rude que d'habitude, ayant toutefois un léger sourire sur le visage :

«Comme vous le savez, mes chères enfants, c'est en ce début d'année et en ce début de l'hiver que seigneurs, lords à travers le Nord organisent festivités et réjouissances afin d'honorer les anciens dieux, pour leur rappeler qu'une partie d'une royaume continue à leur offrir des prières...»

«Organiserons-nous ces festivités, Père ?» demanda Lyanna, la voix pleine d'espérance.

«Non, il ne se peut. L'hiver est rude pour la navigation et je ne veut imposer aux seigneurs du Nord, ma modeste demeure pour telles festivités...Il s'agit de Lord Karstark qui nous prient de bien vouloir se rendre à Karhold dans le but de profiter de cet événement.»


Le sang de Maege ne fit qu’un tour en entendant ce nom. Que ce nom hantait son esprit depuis plusieurs mois. Pourtant, elle ne laissa rien paraitre. Les précisions de son père sur le trajet se firent vague et lointaine. Tant de temps était passé depuis qu’elle l’avait vu ! Leur séparation brutal n’avait fait suite qu’à quelques missives échangé entre eux, car toute rencontre étaient impossible entre les voyages du jeune Karstark et les maigres déplacements que Jeor Mormont permettaient à sa fille. Elle le reverrait, selon les coutumes et en qualité de fils héritier il se devait d’être présent pour accueillir les différents invités. Un léger sourire échappa à la jeune femme. Leur dernière rencontre s'était faite à la dérobée, alors qu'Ulrik annonçait son départ à la jeune femme, elle avait à peine pu profiter de sa présence.
Pendant toute une semaine, elle ne pensa qu’à cette possible rencontre, aucune autre chose occupait son esprit jusqu’au moment où elle le rencontrerait. Genna, sa nourrice et dame de compagnie finissait par pester contre les étourderies commise par sa protégée.

«Si vous n’étiez une fille sage, je jurerais que quelque homme occupe votre esprit et votre cœur,» avait t’-elle gronder faisant sursauter la jeune femme qui se rendit compte que sa nourrice ne faisait que plaisanter.
Pourtant elle était si proche de la vérité ! Maege se calma et adopta le même comportement exemplaire qui rythmait son quotidien avant l’annonce de la nouvelle. Le jour du départ, Genna resta à la résidence des Mormonts accompagné de Meera, de Lyanna, de Catelyn qui serait chargé de veiller sur la maison en leur absence. Seul le lord et son héritier, et certains membres de la famille devait se rendre sur place. Maege restait la fille ainée et par cela héritière probable. On lui avait prêter une monture de robe sombre pour l’occasion, car sur l’Ile aux Ours, il était peut probable que les Mormont se promène sur la terre rocheuse ou dans la foret en monture, ce qui serait dangereux, c’est pour cela que Maege préférait aller par elle-même, mais une distance trop grande séparait la cote, où les Mormont accostèrent de Karhold. Ils arrivèrent rapidement au château des Karstark, et firent leur entrée en même temps que d’autres familles du Nord. Le château était beaucoup plus imposant que la maigre bâtisse en bois des Mormonts, entièrement en pierre sculpté, il se trouvait sur les hauteurs, ce qui nécessitait de monter une légère pente pour rejoindre la massive entrée de pierre pouvant laisser passer un grand groupe de personne sur leur monture. Elle sauta légèrement de son cheval, atterrissant rudement sur le sol en pierre de la cour. Une main se posa sur son épaule. Sa mère la regardait en souriant, et la prévint qu’il devait se rendre directement dans la salle pour saluer le lord Karstark. Sa belle tenue était de circonstance. Une robe simple mais belle aux yeux de la jeune femme, sans fioritures ni broderies.Nombre de personne étaient déjà réunir quand ils passèrent la porte de la salle. Le lord était situé à l’extrémité de la pièce, à la place de l’hôte dans un siège imposant qui siée aux gens de son rang. Les Karstark sont une famille beaucoup plus importante que les Mormonts et parmi les bannerets des Stark ce sont sans doute eux les meilleurs guerriers et les plus fidèles. La jeune femme aimait bien taquiner Ulrik sur son caractère qui impressionnait la jeune femme. Un véritable homme du Nord. En pensant à lui, son regard balaya la grande salle, en quête de l’homme qu’elle aimait. Sans succès. Aux coté de son père et de sa mère, elle alla saluer leur hôte. Brandon Karstark était tel que Ulrik le décrivait, un homme froid, sans sourire, mais faisant preuve de courtoisie et d’hospitalité à l’egard de ses invités, Ulrik éprouvait de fort ressentiments à son égard. Maege aperçu la sœur d’Ulrik, qu’elle salua chaleureusement, la gratifiant d’un grand sourire.
Les festivités battaient leur plein, même si les gens du Sud pouvaient qualifier d’une certaine sobriété les fêtes du Nord, Maege aimait bien ces moments où les gens se parlaient honnêtement partageant leur points de vues. Discutant avec sa sœur, Maege vit un homme descendre les escaliers pour venir se placer prés du maitre des lieux, le lord Karstark. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, si proche, et pourtant elle ne pouvait lui parler. Puis vint la fin du repas et commenc érent les danses. On écarta les tables pour laisser un emplacement au milieu, une piste de danse pour ceux qui déciderait de se joindre à la fête. Un jeune homme vint inviter sa sœur à danser, jetant un regard vers sa sœur en quete d’une abrobation quelconque, Maege lui sourit et désigna d’un regard la piste. Nombre d’hommes vinrent se proposer à elle pour l’inviter à danser, poliment elle rejeta toutes ces propositions, n’ayant qu’un homme en tête avec qui elle aurait volontiers partagé ce moment. Du coin de l’œil, elle voyait bien que lui -même refusait les invitations de nombreuses femmes. Maege sourit, elle n’était pas facilement jalouse, mais elle appréciait ce respect. Elle ne pouvait profiter des danses avec l’homme qu’elle aimait. Elle aurait attiré trop de questionnements. Après avoir observer pendant un petit moment les danseurs, Maege se pencha vers sa mère, afin que ses paroles ne soit qu’entendue d’elle :

Mére…Je vais me recueillir auprès des anciens dieux afin qu’ils nous accordent un hiver clément et pour que chacun de nous ait assez de force.

Bien entendu, répondit-t-elle avec un sourire étincelant, je rassurerais votre père sur votre absence. Il se trouve que votre père doit se concerter avec Lord Karstark après les festivités sur diverses affaires. N’oubliez pas que nous ne repartons que dans quelques jours, bien que notre départ ne soit pas encore fixé, nous nous retrouverons plus tard Maege…

La jeune femme sourit à sa mère avant de se diriger vers la petite porte qui menait au bois sacré, en jetant son regard en arrière elle vit que Jeor Mormont avait inviter sa femme pour danser qui partit dans de grands éclats de rire. Ses parents étaient si heureux, cela rassurait la jeune femme. Elle referma doucement la porte de bois et de fer derrière elle. Le bois sacré était calme, silencieux, respirant ce coté divin, qui reflète la présence des dieux dans cet endroit. Elle alla jusqu’au barral et observa le visage sculpté dessus, serein. Comme ceux qui prient auprès des Dieux de l’ancien temps, Maege commença à prier silencieusement, récitant dans son esprit les paroles qu’elle leur adressait :
Hommes et femmes du Nord, nous vous sommes dédié, et vous qui avait de l’influence sur ces terres glacée…observer un hiver serein et calme, propice à la vie de ceux qui vous parlent.
Maege hésita. Elle avait tant de chose à demander, à dire aux dieux, à leur…

La jeune femme sent son aimé prendre doucement sa main. Maintenant qu’elle est en face de lui, de multiples sentiments explosent en elle, l’amour mais aussi la mélancolie du fait qu’elle devrait bientôt le quitter, le perdre à nouveau. Elle baisse la tête lasse, puis eu une résolution ferme, touts ces sentiments furent balayer sauvagement pour faire place à l’amour et à la joie de se retrouver enfin en sa présence. Le lieu est silencieux, calme, nul risque d'être surpris par des oreilles indiscrète car épier en ce lieu sacré serait une faute.

«Vous…vous m’avez tellement manqué. J’ai eu peur de ne plus jamais pouvoir me retrouver en votre présence,» souffle-t-elle d’une voix douce.

D'un geste hésitant, elle effleure tendrement le visage de l'homme qu'elle aime. Elle voit bien qu'il est envahit par une certaine hésitation, la peur d'être épié, où l'intensité qui règne en ce lieu et dont le fragile équilibre semblerait se fracasser.

« Cette rencontre était inattendu...Et ce bois...continue-t-elle avec nostalgie. Vous avez raison...Comme lors de notre première rencontre à Winterfell.»

Elle sourit. Les anciens dieux devait être derrière cette rencontre, comme la toute première fois où la jeune femme revit l'homme qu'Ulrik était devenu. Il est vrai que les Karstark organisait rarement de tel festivités. Elle observa attentivement le visage de son amour. Ses cheveux noirs encadrait un visage. Ses yeux gris la regardait. Ce qui rassurait la dame Mormont c'était qu'elle pourrait rester avec lui toute la nuit. Lors de festivités, les gens ne faisaient guère attention à ceux qui manquait à l'appel, se destinant plus aux réjouissance, ivre de vin et de joie. Connaissant son père, elle sait qu'il traitera longuement avec Brandon Karstark. Une pensée s'insinue dans son esprit. Pour qu'elle raison voulait t-il lui parler ? De guerre ? De souvenirs ? Du temps qui passait ? Peut importe. La seule chose qui l’intéresse à présent c'est de pouvoir être avec lui.
Elle caresse doucement la pelisse de loup blanc qu'Ulrik a déposé sur ses épaules, doux au toucher, c'est cette fourrure qui lui à valut son surnom, pense Maege. Il était si gentil si prévenant avec elle; Maege a envie de se blottir contre lui, de profiter de sa chaleur, d'oublier le reste de vivre l'instant présent, et de ne penser à la réaction qu'aurait ses parents si il la voyait. Tant de temps écoulé depuis leur dernière rencontre et pourtant le cœur de la jeune femme lui appartient toujours.

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Message Mer 4 Jan 2012 - 4:43

Sa belle lui parle, et il lui sourit en retour. Il est bon d'entendre à nouveau sa voix, après tout ce temps passé loin d'elle, tout ce temps passé à imaginer leurs retrouvailles, et à rêver de sa présence toutes les nuits...
Il y pense en réalité depuis son départ de Karhold, plusieurs mois plus tôt. Ils s'étaient vus en cette occasion. Une rencontre discrète, rapide, mais qui l'avait emplis de courage pour la suite de son périple. Et à partir de cet instant, il n'avait plus su quand il pourrait la revoir. Il était loin, et chaque retour vers le Nord serait remarqué. Et elle... elle ne pouvait se permettre de voyager vers le Sud sans attirer une attention non-désirée. Leur couple ne pouvait vivre que dans les brefs instants de calme, loin des regards, que le destin leur accordait. Un instant comme celui-ci, pour lequel Ulrik bénit son père d'habitude tant haï. Car sans Brandon Karstark et ses festivités de la nouvelle année, qui aurait pu dire quand les deux amants auraient pu se retrouver? Car tant de conditions doivent être réunies pour qu'ils le fassent sans risquer d'être découverts... tant de conditions qui ne sauraient être plus facilement réunies qu'en ce jour.
Mais il oublie toutes ses pensées lorsqu'il sent la main de Maege sur son visage. Un geste si doux, si naturel, et qui fait pourtant grandir en lui la joie qu'il ressent déjà en cet instant. Un geste qui, a ses yeux, n'est qu'un pas de plus vers le bonheur. Un geste qui lui donne envie de tout oublier. Que valent son rang, son nom, sa famille, et tout ce qui va avec, lorsqu'on les compare avec ce simple contact? Ou lorsqu'on les compare, encore mieux, à la possibilité de pouvoir rester avec elle à chaque instant, sans devoir se cacher, de pouvoir vivre au jour le jour, de pouvoir profiter de sa présence chaque jour et de vieillir à ses côtés?
Tant de fois il l'a imaginé, il en a rêvé... Tant de fois il s'est pris à vouloir fuir avec elle loin de toutes leurs obligations et de leurs familles.
Mais ce n'est qu'un doux rêve, et il le sait. Un rêve qui ne saurait malheureusement jamais devenir réalité. Même si tout son être et toute son âme lui hurlent de fuir, il existera toujours une chose pour le retenir. Une chose dont il est imprégné presque autant qu'il l'est de son amour pour Maege : l'honneur. Son honneur, tout d'abord. L'honneur qu'il doit représenter en tant que fils Karstark, l'honneur de rester digne envers sa famille et son nom... mais surtout l'honneur de sa dame. Il ne saurait lui imposer de fuir sa famille et ses racines, de devoir vivre dans le secret et l'ignominie. De devoir se cacher aux yeux de tous, de voir en chaque voyageur un espion qui rapporterait leur présence à leurs familles. De devoir vivre au jour le jour, de maison en maison sans jamais savoir de quoi serait fait leur lendemain.
Et pourtant il se doute que, s'il le proposait, elle le suivrait. Ce qui le rendrait doublement coupable de proposer une chose pareille. Cela ne serait pas une vie. Pas une vie comme il voudrait pouvoir offrir à celle qu'il aime. Cette vie connaîtrait la joie, mais cette joie serait tapissée de peur, de crainte, de honte...
Non, s'ils devaient avoir un avenir ensemble, leur vie ne se ferait pas dans la crainte, mais dans le bonheur de leur union. Une vie digne de son aimée, aussi parfaite que la Mormont l'était aux yeux d'Ulrik. Il ne saurait lui offrir moins.
Et la voix de son aimée le tire à nouveau de ses pensées. Et il remarque qu'elle sourit lorsqu'elle évoque leur première rencontre, dans le bois sacré de Winterfell. Ce sourire si fragile et si tendre à la fois... ce sourire qui lui dit qu'elle se rappelle de ce moment avec autant de plaisir que lui, et qui le fait sourire à son tour, par ce souvenir si simple de joie partagée.
Une fois qu'elle a terminé, Ulrik passe la main dans les cheveux de son aimée, un geste devenu presque instinctif, symbole de son affection pour elle. Puis sa main redescend, et caresse la joue de Maege avec tendresse. Un geste tout aussi instinctif, comme le sourire qu'il affiche encore à cet instant. Et comme le besoin qu'il ressent de la prendre dans ses bras. De la protéger du monde qui les entoure, et de tous ceux qui pourraient les séparer. Il veut l'embrasser, ne plus jamais la quitter... Mais encore une fois il hésite, sans pouvoir mettre la main sur ce qui l'empêche de le faire. Alors il la prend par le bras, toujours avec douceur, et commence à marcher à ses côtés. Il pose sa main sur le bras de sa douce alors qu'il parle, tous deux l'image même du couple parfait. Qui ne se cache pas.

« Si vous saviez comme vous m'avez manqué aussi, mon aimée... Chaque jour passé loin de vous était une torture, et j'ignore encore comment j'ai pu tenir aussi longtemps loin de votre présence. »

Il se tourne vers elle, et ajoute d'une voix apaisée :

« Mais fort heureusement, cette douleur est enfin terminée, maintenant que nous nous sommes retrouvés. »

Il a toujours un sourire aux lèvres, quand il lui parle. Il ne saurait en être autrement en présence de sa belle. Toute sa rage, toute sa tristesse... tous les sentiments les plus négatifs disparaissent lorsqu'il se trouve à ses côtés. La présence même de Maege suffit à cela, et pour cela il l'aime encore davantage.
Il n'a plus qu'elle en tête. Elle et rien d'autre que leur bonheur à tous deux. La chance qu'ils ont d'avoir trouvé l'être aimé, et d'être aimé en retour, même si cet amour ne saurait être crié sur tous les toits. Car en cet instant, leur amour n'a nul besoin d'être officiel. Ils sont ensemble, et rien d'autre n'importe à ses yeux.

Leurs pas finissent par les guider vers un petit lac intérieur, dont l'eau n'est agitée d'aucun remous, et sur lequel se reflète le ciel du Nord et toutes ses étoiles naissantes. Le lac est cerné par les arbres et les rochers, et son seul accès est le chemin par lequel ils y sont arrivés.
Ulrik sait que ce lac n'est pas grandiose, et que le faste des lieux est loin d'égaler celui des sources de Winterfell, mais le cadre est plaisant, et il a toujours eu à ses yeux un certain charme. Le jeune Karstark a toujours apprécié cet endroit, pour son calme et sa beauté. Il y vient souvent lorsqu'il a besoin de réfléchir et qu'il désire être seul. Ce qui lui arrivait souvent, avant son départ de Karhold.
Et, à ses yeux, le moment est idéal pour présenter cet endroit à celle qu'il aime. Partager avec elle ce lieu si intime et si important à ses yeux.
Les arbres sont penchés vers le lac, et leurs branches y trempent parfois. Quelques feuilles flottent sur l'eau, signes du changement de saison qui est en train d'avoir lieu.
Il se retourne vers elle, et lui glisse quelques mots à l'oreille, souriant d'un air presque moqueur :

« Je suis par contre navré de vous décevoir mais le destin n'est pas intervenu ce soir... c'est moi qui vous ait suivi lorsque je vous ai vue partir. Je ne supportais pas d'être davantage séparé de vous. J'espère que vous excuserez mon audace... Et que vous excuserez ce qui va suivre. »

Ecoutant son coeur plus que sa raison, pour l'une des premières fois de toute sa vie de Karstark, Ulrik prend le visage de son aimée dans le creux de sa main et, avec tendresse, dépose un baiser sur ses lèvres. Le contact est rapide, mais il n'a jamais rien connu d'aussi plaisant. Et en cet instant, toute hésitation est oubliée.
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Message Mer 4 Jan 2012 - 17:00

Quand Maege sentit le doux baiser d'Ulrik, elle s'empourpra légèrement. Un torrent d'émotion l'envahit soudainement, de la surprise, de la joie... Il mit rapidement fin au baiser, mais la jeune femme sentait toujours sa trace légère sur ses lèvres. Elle les effleure légèrement pour marquer sa surprise, et laisse retomber son bras le long de son corps, lissant d'un geste gracile le tissu de sa robe. Le cœur de la jeune femme bat rapidement dans sa poitrine, et il lui semblait avoir le souffle coupé. Ulrik est entreprenant mais cela plait beaucoup à la jeune femme, qui ne s'attendait par à cette marque d'affection de sa part.

« Je vous excuse de votre audace, sourit Maege doucement. Pour un acte aussi plaisant, nul remarque désobligeante pourrait être faite. Ah...je vous envie...en tant que femme je n'aurait jamais pu oser telle acte.»

Maege a tellement rêvée de leur retrouvailles. Chaque jour, chaque nuit depuis leur séparation. Elle avait écoulé sa rage et sa frustration de ne pouvoir le revoir en se jetant à corps perdu dans l'entrainement à l'épée, s'acharnant sur le mannequin d'entrainement, et en rendant visité aux malades et aux blessés de l'ile, aidant les gens, les soignant avec l'aide de Genna.

La jeune femme soupire repensant à ses parents. Les rumeurs vont à bon train sur les demoiselles Mormont. Tant de filles et le lord n'arrivent même pas à leur trouver des prétendants. Elle avait l'age d'être marié depuis longtemps, et alors que des fillettes se trouvaient fiancés, mais cela ne lui aurait pas plut. Épouser un lord qu'elle aurait du apprendre à aimer sans succès...d'une certaine façon si Maege a refusé tant de demandes ces années c'est parce qu'elle voulait trouver un homme qui l'aimerait sincèrement et qu'elle même aimerait. Et elle l'avait rencontré. Même ils ne pouvaient librement vivre leur amour. Oui. Ce n'était pas ce qu'elle désirait. Des rencontres fugitives, une fuite possible vers le sud de Westeros. Maege imagine quelques instants ce que sa vie pourrait être loin de sa famille, se cachant, reniant son identité, sa famille...Non, elle ne voulait pas ça. Pourtant les deux amants se retrouveraient un jour où l'autre devant une issue inévitable, la suite de leur histoire, la séparation. Et si ses parents décidaient de la marier ? Et si le père d'Ulrik décidaient qu'il était temps qu'il choisisse une femme pour perpétrer la lignée des Karstark en temps qu'héritier.
Le mariage ? Ses parents n'avaient jamais envisagé une union avec la maison du jeune homme alors pourquoi le ferait t'-il maintenant ? De plus, sa famille se trouvaient être beaucoup plus puissante et importante que la famille Mormont, plus renommée dans le Nord aussi. Elle ne pouvait le dire à sa famille, même pas à sa confidente, Genna, et encore moins à ses sœurs. C'était un secret bien gardé et seule Alysane s'était révélé assez digne de confiance pour qu'elle le lui révèle.
Même si les deux jeunes gens s'aimait sincèrement, leur relation avait toujours respecter les règles et l'honneur, et cela Maege en était très reconnaissante à Ulrik. Jamais les deux jeunes gens n'avaient parler d'une potentielle fuite pour vivre librement leur amour, même si ils avaient du le penser. L'honneur était une valeur trop importante, et cela que l'on soit un homme ou une femme. Ils ne seraient jamais tranquilles si ils quittaient leurs familles. Et si peu de femmes nobles dans tout Westeros avaient pu choisir leur époux, Maege n'est même pas sure qu'il y en ait eu. Si elle se mariait, elle pourrait partir de l'ile aux ours pour pouvoir voyager, cela son père lui avait promis, si son futur époux serait d'accord bien sur. Femme mariée, elle pourrait découvrir le monde, comme sa sœur le fait. Maege laisse vaguer son esprit à cette promesse. Elle s'imagine visitant les cités du Sud, apprenant de nouvelles langues, faisant de fantastiques rencontres, accompagné d'Ulrik.

« Comment était votre voyage dans le Sud ?» demanda Maege les yeux brillants. Elle désire tant entendre ce qu'Ulrik revienne et lui raconte ses pérégrinations à travers Westeros. « Ce doit être fantastique de pouvoir quitter sa demeure pour découvrir le monde...Père...m'a promis de me laisser voyager, si...je...»


Quittais la maison et trouvais un mari. Maege ose à peine parler de ça. Cela n'augure que tristesse et peine, et le doux baiser que lui a donné Ulrik a provoqué joie et force en elle. Cette soirée est à eux et ils ne sont à présent qu'Ulrik et Maege, deux jeunes gens épris, au delà de la noblesse, des conventions de l'étiquette. Maege baisse les yeux et observe le lac calme et paisible. Ulrik lui parlait tellement de ce lieu cher à son cœur. Ils continuèrent à marcher tout doucement, pour qu'ils profitent de l'instant présent. Elle sent le souffle doux du vent d'hiver sur son visage, l'homme aimé lui tient doucement le bras, que demander de plus ? Toutes les richesses de Westeros sembleraient fades et après à coté d'un moment aussi parfait. Comment serait la vie si elle serait mariée avec lui ? Pourrait-t-elle enfin quitter le Nord ?

« Je ne suis qu'une femme...,mais je pais toujours mes dettes de cœur...» dit-t-elle un sourire malicieux s'épanouissant sur son visage.

Se penchant tout doucement vers lui, Maege dépose une main légère sur la joue fraiche d'Ulrik et elle le gratifia à son tour d'un doux et tendre baiser. Marque d'affection timide, mais, non maladroite de la jeune femme.

« Pardonnez-moi...Peu de femmes peuvent se permettre et cela ne me ressemble...dit-elle précipitamment, arrivant à peine à finir sa phrase et se cachant son visage empourpré en portant ses mains à son visage. Mais accordez cela..à l'ivresse de l'amour. »

Elle dévoile à nouveau son visage et se mit à rire doucement. La joie et l'ivresse. Tout ces éléments détendaient Maege, elle contine un peu à avancer. Elle se sent beaucoup mieux, plus détendu...le lieu est si propice à une rencontre, calme. Elle a retrouvé ses marques, son habitude, son malaise s'évanouie dans les airs. Elle se sent tout simplement bien à ses cotés. Elle repense évasivement à leur précédente rencontre, précipitées, où ils restaient alerte à la moindre présence, pouvant à peine parler librement. Maege clôt doucement ses yeux et commence à s'adresser à nouveau aux dieux, leur demandant d'éclairer leur route et peut être d'accéder à la requête qui ne quitte plus la jeune femme depuis de longs mois. De pouvoir enfin rester avec lui et de pouvoir résister au malaise de son absence quand ils seraient à nouveau séparés. Puis, elle les réouvrent. Maege regarda avec tendresse et passion Ulrik.

«Parlez moi de votre voyage...» demanda-t-elle à nouveau d'une voix légère.



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Message Jeu 5 Jan 2012 - 10:06

Les yeux de son aimée brillent lorsqu'elle lui parle du Sud. Elle qui ne peut quitter le Nord voit sans doute cet endroit si lointain comme empli de beauté et de magnificence. Et elle n'aurait pas tort. Car même si Ulrik n'y est resté que peu, son esprit est empli des souvenirs qu'il s'y est créé, et des endroits qu'il a pu voir ou visiter. Vivesaigues, le Trident, Accalmie, le Val... il regrette de ne pas avoir eu le temps d'aller plus au Sud encore, mais cela ne saurait tarder. Lorsque les festivités seront terminées, il repartira. Et si seulement il pouvait emmener Maege avec lui, partager avec celle qu'il aime ces choses si magnifiques, comme il le fait avec ce lac au bord duquel ils marchent.
Elle a raison, voir le monde est fantastique... mais une boule se forme dans la gorge du Karstark lorsqu'elle parle de la promesse qu'a fait le Lord Mormont. Ulrik n'est pas idiot, et sait très bien sous quelle condition elle pourra voyager. C'est une éventualité qu'il ne veut pas envisager. Pas ce soir alors qu'ils sont réunis dans cet instant si propice. Pas un autre jour alors qu'ils seront séparés par les kilomètres et les usages. Il ne voudra jamais y penser, mais il faudra bien qu'il fasse face à cette réalité : Maege ne saurait être sienne pour toujours, et lui-même ne saurait rester seul jusqu'à la fin des temps. Elle est héritière, et lui est héritier... leurs parents n'ont que trop tardé à leur trouver un conjoint à tous deux. Et même si c'est pour le mieux, ce bonheur ne saurait durer.
Et il s'aperçoit qu'il s'est à nouveau perdu dans ses pensées lorsqu'il entend la voix de Maege le sortir de ses rêveries. Et avant qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, il sent la main de Maege sur sa joue et, l'instant suivant, il sent à nouveau les lèvres de son aimée contre les siennes. Et en un battement de coeur, leurs soucis sont envolés. Ils ne font plus qu'un, n'ont plus de nom ni d'identité.
Cet instant n'est que trop court. Mais aurait-il duré l'éternité entière que cela ne lui aurait pas suffi. Alors il s'en contente, et profite de l'instant présent plutôt que de se perdre à nouveau dans le passé et l'avenir.
Elle lui demande de l'excuser, avant de l'interroger à nouveau sur son voyage. Il se rend compte qu'il n'a pas répondu à la première question, et fait signe à Maege de s'asseoir sur un rocher plat à côté du lac, avant de s'y installer aussi. Pouvoir se reposer un peu tous les deux dans ce décor onirique est une chose rare, et il tient à en profiter autant qu'il le peut.
Une fois assis, il la rapproche de lui avec douceur, la prenant dans ses bras avant de déposer un baiser sur ses cheveux.

« Il n'est rien que je ne saurais vous pardonner, ma chère et tendre. D'autant plus que cette fois, il n'y avait rien à excuser. »

Il sourit avec tendresse, avant enfin de répondre à la requête qui lui tient tant à coeur :

« Quant à mon voyage... c'était fantastique. Pouvoir enfin découvrir le monde hors de la demeure de Karhold, visiter de nouveaux lieux et rencontrer d'autres seigneurs... D'autant plus que mon nom a vite fait le tour de ceux-ci, et tous étaient désireux de me rencontrer. J'avais certes l'impression de n'être qu'un jouet, une distraction que l'on montre à ses voisins, mais cela m'a ouvert des portes qui seraient restées closes autrement. J'ai vu de nombreuses cours, quelques chevaliers et même plusieurs suzerains, par ce biais, et je garderai ces souvenirs dans mon esprit jusqu'à mon dernier souffle. »

Il ne sait par où commencer exactement, alors il passe sa main le long de l'épaule de Maege le temps de réfléchir, avec douceur.
Quelques instants plus tard, il reprend d'une voix calme :

« Je pense que de tout ce que j'ai pu voir, c'est Accalmie qui m'a le plus marqué. Cette forteresse au bord de la mer, résistant aux éléments comme aux agresseurs qui pourraient l'attaquer... Et l'endroit où elle est située... cette falaise immense, creusée par les vagues qui frappent encore et encore contre la roche, comme la main d'un géant des glaces qui s'attaquerait au Mur! »

Il se laisse emporter par ses souvenirs, la comparaison avec le géant lui rappelant sa rencontre avec Lyonel Baratheon, l'Orage Moqueur et Seigneur d'Accalmie. Une montagne de plus de deux mètres de haut, dont l'humour égalait la taille. Ulrik était resté plusieurs jours en sa compagnie, et n'avait regretté aucun d'entre eux. Il était parti avec la promesse de revenir, et il n'y manquerait pas.
Mais encore une fois, il sent qu'il se laisse emporter par ses souvenirs et ses pensées. Il faudra qu'il se contrôle davantage un jour... penser à l'Orage Moqueur alors qu'à ses côtés se trouve la femme qu'il aime et aimera à chaque instant, jusqu'à son dernier souffle... voilà quelque chose de paradoxal.
Il soupire, avant de reprendre :

« Je regrette simplement deux choses : ne pas avoir vu Port-Réal... et ne pas avoir pu vous emmener avec moi. Toutes ces beautés me semblent bien pâles lorsque vous n'êtes là pour les partager. »

Pris d'une pulsion qu'il ne saurait expliquer, il se lève. Il ne saurait expliquer pourquoi il va faire ce qu'il va faire, mais il sait juste qu'il ne peut l'en empêcher. Il s'agenouille alors devant Maege, comme un chevalier attendant qu'on lui donne la bénédiction des Sept. Puis il prend la main si douce de son aimée entre les siennes, et la regarde dans les yeux en souriant :

« Permettez-moi d'essayer de parler avec votre père avant qu'il ne reparte. Si vous l'acceptez, j'aimerais faire ce que j'aurais du faire depuis bien longtemps maintenant : lui demander votre main. »

Son regard plein de passion ne laisse aucun doute sur un fait : il n'est sérieux, et ne reculera pas. Elle n'aurait qu'à dire « oui », et il s'en irait sur le champ chercher Jeor Mormont. Il braverait des armadas entiers de Fer-Nés simplement pour pouvoir poser cette question...
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Message Jeu 5 Jan 2012 - 16:14

Maege sourit quand son tendre lui parle de ses expéditions à travers Westeros. A quel point aurait t-elle aimé se trouver à ses cotés pendant ces moments-là ! Elle pose en main sur la pierre froide prêt du lac, celle sur laquelle elle est assise, invitée quelques instants plus tôt par Ulrik. Il est tout prêt d'elle, elle peut sentir sa chaleur, une caresse légère sur ses cheveux tant de gestes qui lui ont manqué et qui lui manqueront surement aprés leur séparation.
Avec surprise, elle regarde Ulrik se lever soudainement comme pris par une résolution certaine et s'agenouiller devant elle; elle entends chaque mot qu'il prononce, jusqu'à sa conclusion douce et tendre, l'instant se passe comme dans un doux rêve que l'on espère jamais se terminer. Il lui demande l'autorisation de parler à son père; et ainsi de la demander en mariage au Lord Mormont. Maege a le souffle coupé par l'audace de l'homme qu'elle aime. Elle sait bien qu'il n'est homme à plaisanter sur cette question et voit dans son regard, la passion, la force et la conviction d'un homme prêt à braver les épreuves. Elle ne s'attendait pas à ça, pas maintenant, pas ici...Mais ce lieu est si conforme à une telle demande. Une joie l'envahit et renvoie loin le doute de son esprit. Tout doucement, elle s'adresse à son aimé. Elle sent le contact de ses mains qu'il a délicatement pris dans les siennes, un contact chaleureux, aimant.

« Je ne veut déposer sur vos épaules ce lourd fardeau...» commence-elle d'une voix aimante.

Que dirais son père ? Le lord Mormont avançait dans les ages, et peut être...accepterait t'-il la demande du jeune Karstark. Après tout, il voulait absolument que sa fille trouve un mari. Et bien que le seigneur de l'Ile aux Ours pouvait se trouver homme dur et sec avec un regard aussi acéré qu'une épée, mais quand on le connait bien on pouvait lui trouver une infini douceur. Elle sort de ses pensées, le regardant avec attention. Le regard de son amant est plein de passion, et il a prononcé ces mots avec fougue.


« Mais...je ne peut qu'accepter cette initiative, mon cœur souffrirait bien trop de se voir à nouveau séparer de vous... J’espère ne parler sans égoïsme. Bien de courage vous soutient pour que vous envisagiez et osiez choisir d'aller parler à mon père, et si vous décidiez de lui parler, je vous accompagnerez afin de vous soutenir.»


Maege ne peut qu'accepter cette demande si cher à son cœur. Elle ne peut continuer à voir à la dérobée l'homme qu'elle aime, en souffrant par la suite de le savoir loin d'elle. Et puis...que peuvent-t-ils perdre ? Ses parents accepteraient ou n'accepteront pas, le choix leur appartient. Après tout, Maege peut parler à sa mère, pour essayer de convaincre à travers elle le lord Mormont. Bien qu'elle n'avait pas choisis son époux, elle restait très attaché à ses filles et pourrait garder ce secret, du moins pendant un petit bout de temps. Peut-être Lady Jorelle pourrait t'-elle adoucir le tempérament de son époux vis à vis de la demande. Sa mère avait une influence positive sur le lord Mormont et même si Ulrik demanderait la main de Maege seul, elle comprendrait tout de suite l'inclination de sa fille pour le jeune homme. Sa mère lui avait longtemps parlé de son mariage, du temps qui passait et de la nécessité de prendre un mari. «Mais, que j'aime », avait rétorqué Maege, gentiment Jorelle n'avait jamais voulu que sa fille épouse un homme qui ne lui plait pas, et elle a toujours défendu ses filles. En plus, le jeune Karstark était un homme parfait, un véritable homme du Nord, de plus héritier, qui plairait certainement à ses parents. Ce n'est pas par impatience que le jeune demoiselle désirait qu'il fasse sa demande mais par la pression du temps qui passe. En effet, plus les années passeraient et plus ses parents, surtout son père, se montreraient pressant finissant peut être par lui imposer un mari, âgé, et colérique. Non. Elle n'accepterait jamais, préférant partir. Une autre idée panique la jeune femme que Brandon Karstark décide de marier son fils afin de perpétrer la lignée Karstark. Le jeune homme n'accepterait pas, comme Maege si on lui imposerait un homme.

Elle sourit avec tendresse et souffle un doux et tendre mot qui ravit son cœur; elle devine aisément que c'est celui qu'attends impatiemment Ulrik :

« Oui. Malgré le fait que la décision en revient à mon père, Lord Mormont, j'accepte cette si douce demande. Je vous aime, et ne saurait souffrir un autre instant loin de vous, loin de mon cœur.»

Elle s'agenouille à son tour, et prends d'un geste léger le visage de son aimé dans ses mains en le regardant amoureusement. Puis elle se relève délicatement.
Mais comment réagirait le père du jeune homme en l'apprenant. Serait-t-il vexé d'apprendre que son fils veuille se marier avec une femme qu'il ne lui aurait choisi ? Trouverait-t-il que les Mormonts ne soit digne de mêler leur sang et leur nom avec celui des Karstark, puissante famille du Nord ? Maege n'avait son mot à dire. Selon les coutumes, elle ne pourrait prononcer mot, c'est à l'homme de le faire. Elle ne veut le presser. Les yeux de Maege pétillent de joie, elle serre doucement les mains de l'homme qui vient de lui proposer une union entre leur deux familles. Elle se battrait farouchement pour que ce mariage lui soit accordé, qu'elle que soit la réaction de ses parents. Soit ils accepterait, soit elle ne se marierait jamais, avec quelque homme que ce soit fusse t'-il le plus puissant de Westeros, Maege n'en a que faire de la richesse ou du pouvoir, elle ne veut qu'une chose; pouvoir être avec lui, l'homme qui l'aime et qu'elle aime. Un mariage avec Ulrik serait la plus belle chose qui puisse lui être accordé. Ils n'auraient plus besoin de se rencontrer à la dérobée, des rencontres furtives, leur laissant à peine le temps de vivre un amour serein, et calme. Elle pourrait se tenir aux yeux de tous, prêt de son aimé, voyager avec lui dans le Sud...Elle pourrait vivre une nouvelle vie à ses cotés, loin de la routine de l'ile aux Ours. A ses cotés, elle se sentirait forte, prête à braver toutes les épreuves qui s'imposerait à elle.
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Message Lun 9 Jan 2012 - 11:05

Ulrik attend la réaction de sa douce, et cet instant lui semble une éternité. Une éternité de silence, d'hésitation, de doute. A-t-il fait le bon choix? En son coeur il sait que oui, qu'il n'aurait pu tenir davantage de temps en sa compagnie sans lui poser cette question cruciale. Mais le vrai doute n'est pas là. La vraie question est la façon dont elle va réagir. Il sait avec certitude qu'elle l'aime, autant que lui l'aime. Mais acceptera-t-elle cette demande? Acceptera-t-elle qu'ils arrêtent enfin de se cacher ou, au contraire, qu'ils doivent le faire à tout jamais.
Car cette question, s'il la pose au Lord Mormont, décidera de leur avenir à tous deux. S'il vient à dire oui, plus jamais Ulrik et son aimée ne connaîtraient la peur d'être découverts, le malheur d'être séparés. Mais si la réponse est négative... alors ils devraient redoubler de prudence. Car nul ne douterait de leur affection l'un envers l'autre, et tous surveilleraient leurs moindres mouvements à tous deux. Peut-être même que leurs parents s'empresseraient de leurs trouver un parti plus « adapté » à leurs yeux, afin de s'assurer qu'ils ne puissent pas se revoir. Oui, cette demande donne lieu à plus de conséquences que jamais. Mais jamais il ne fera marche arrière, ne se dédira de son engagement.
Et alors l'attente s'arrête. Sa bien-aimée lui répond et, tout d'abord, il craint que cela soit un refus. Mais sa voix, son ton, lui laissent encore de l'espoir. Elle lui parle avec trop de respect et d'amour dans la voix pour lui refuser cette demande. Alors il attend qu'elle précise sa pensée, son regard tout aussi passionné qu'au moment de sa demande.
Et son attente est récompensée. Et pendant quelques instants, il n'est plus ici avec elle, il est transporté dans un monde de joie et de bonheur uniquement. Elle accepte sa demande et, encore davantage, elle veut le soutenir, être à ses côtés lorsqu'il ira parler au Lord Mormont. Il n'en aurait espéré tant. Qu'ils fassent front tous deux, tel un seul être, partageant ensemble la joie de l'acceptation ou la tristesse du refus. Comme ils partageraient peut-être tout à l'avenir.
Le coeur d'Ulrik est décidé, encore davantage rempli de respect et d'affection pour celle qu'il aime, après cette déclaration d'amour mutuel. Une si belle déclaration de la part de son aimée, en réponse à sa demande...
Alors il se relève, et rapproche son visage de celui de Maege, lui passant une main derrière la nuque. Et il lui glisse quelques mots à l'oreille, des mots si simples...

« Je vous aime. »

Et il l'embrasse à nouveau, la serrant contre lui avec tendresse. Une étreinte comme il pourra peut-être en faire publiquement, sans avoir à se cacher des yeux du monde.
Puis, sans mettre un terme à leur étreinte, il ajoute :

« N'ayez d'inquiétude. Tout fardeau, si je le partage avec vous, cesse d'en être un. Même si désormais, je me sens coupable et égoïste de partager cette responsabilité avec vous. Mais je n'aurais su faire autrement... »

Il plonge son regard dans celui de son aimée, oubliant tout ce qui les entoure. Aussi magnifique que soit cet endroit, il n'existe plus à ses yeux. Pas tant que ceux de Maege sont fixés sur les siens.
Il y a tant de choses qu'il voudrait dire, mais il ne saurait mettre de mot dessus. Tant d'émotions, aussi pures les unes que les autres, qui ne sauraient être exprimées. Mais malgré tout, il sait qu'elle les comprend, et qu'il n'a pas besoin de parler.
Alors il continue simplement à la serrer contre lui, comme s'il ne voulait jamais la laisser partir. Comme s'il ne voulait plus jamais la quitter.
Plus jamais ils ne veulent être séparés.
Reprenant ses esprits, il devient à nouveau plus terre à terre. Autant que peut l'être un homme ivre d'amour et de passion. Car il sait que jamais les mots qu'ils ont prononcé ne seront creux, et que son amour comme celui de Maege ne seront satisfaits que lorsqu'ils seront enfin passé à l'acte.

« Quand irons-nous alors? Ce soir-même? Une nouvelle année est propice au changement... et celui-ci serait sans aucun doute le meilleur que nous puissions espérer. »

Et il dit plus bas, presque en murmurant... Il prononce ces mots qui n'étaient qu'un doux rêve, et deviendront peut-être enfin réalité.

« Ne plus jamais être séparés... »

Il sait que rien n'est joué. Qu'il faut encore convaincre leurs parents. Il ne connait que peu le Lord Mormont, et ne sait s'il est homme à se faire amadouer par ces demandes, à être ému par de vrais sentiments. S'il ne l'est pas, peut-être sa femme et ses filles pourraient-elles aider à le convaincre.
Mais il n'est pas le vrai obstacle. Celui qui posera peut-être problème est Brandon Karstark. Ulrik sait que son père veut le marier. A son âge, un hériter devrait déjà avoir trouvé une épouse, voire même avoir ses propres héritiers. Mais le Nord ne fonctionne pas comme ces chevaliers du Sud, à être mariés avant même d'être assez âgés pour comprendre leur blason ou épeler leur nom. Et les Karstark sont encore plus éloignés de ces traditions. Et que dire de leur génération actuelle... Brandon a compris, il faut au moins le lui reconnaître, que son fils ne saurait se marier tant que le deuil de sa mère n'est pas terminé. Que lui rajouter une raison d'en vouloir à son père serait superflu. Mais ce n'est pas pour cela qu'il acceptera n'importe quelle épouse. Même si Maege est la fille des Mormont, une des maisons les plus importantes du Nord, Brandon serait capable d'y trouver à redire, tout homme du Nord qu'il est.
Ulrik soupire, et chasse ces idées sombres. La nuit est belle, son aimée l'est encore davantage, et il peut profiter des deux autant qu'il le désire. Pourquoi penser à ce qui pourrait mal tourner, alors que tout leur sourit en ce début de nouvelle année?
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Message Mer 11 Jan 2012 - 13:12

Maege en est absolument persuadé maintenant. Ils vont aller se présenter devant leur parents et son tendre aimé va demander à son père si ils peuvent se marier. Quand, il lui souffle les mots les plus précieux au monde, et la serre doucement dans une étreinte passionné, Maege se sent d'autant plus envahit d'une grande joie. Ne plus jamais être séparés...ces mots sonnent doucement à son oreille. Ils n'auraient plus à endurer l'inévitable attente loin l'un de l'autre, sans savoir quand ils se reverrait et si leur parents décideraient de les marier à une autre personne.
Maintenant, ils se trouvent devant une issue inévitable, soit ses parents acceptent, soit ils refusent. Maege sais que ce comportement de leur part est probable, au moins de celle de son père, celui qui a le choix du mariage de sa fille; et cela à un gout amer pour la jeune femme, mais elle balaie cette perspective. Aujourd'hui ils sont réunis et la vision d'un avenir ensemble réjouie la jeune femme qui se blottit tout contre son aimé. Ses parents ne peuvent qu'accepter leur amour, sinon Maege ferait la promesse de ne jamais épouser un autre homme à part lui.

« Peut-être...irons-nous après l'entretien que votre père à accorder au mien. A la toute fin de celui-ci, nous pourrons y aller, pour que nous puissions à la fois parler à mon père et au lord Karstark.. »

Ceci serait plus approprié. Et la demande de l'homme qu'elle aime se verrait accorder une légitimité de la part des deux lords. Sa mère serait peut être présente, sinon on la ferait mander dans la salle d'audience, car les deux parents étaient généralement présents lors d'une telle demande. Ainsi la jeune femme se verrait accorder de la force de la part des êtres qui comptent le plus au monde pour elle; la femme qui l'a élevé et celui à qui appartient désormais son cœur. Mais, le maitre de ces lieux accepterait t-il de laisser son fils, héritier de Karhold et de la lignée Karstark, épouser une Mormont ? Les hommes choisissaient la future épouse de leur fils avec soin, une femme correspondant à plusieurs critères. Ancienneté de la famille, richesse de la dot parfois, dans le Nord c'était plutôt un fort caractère. Jorelle et ses sœurs adoraient faire rougir leur sœur en lui disant que c'était une femme faite pour donner des héritiers bien portant à son mari que recherchait les lord pour leur filles, réaction ridicule selon Maege qui se trouvait gêné quand on abordait ce thème là. Maege sourit. Peu importe les soucis, ils leur restaient un peu de temps avant qu'ils n'aillent dans la salle d'audiences passer devant leur parents.

« Profitons tout de même de quelques instants ensemble encore...dit-elle en souriant. »

La voix de la jeune femme est assurée, ferme, elle ne laisse paraitre en rien son inquiétude si l'issue de cette demande aboutissait à un refus de la part d'un des deux lords. Elle prends doucement les mains d'Ulrik et les serrent dans les siennes :

« Partager cette responsabilité ne me déranges en rien, je vous soutiendrais...et serais à vos cotés.»

Elle rougit légèrement avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

« Je pourrais aller quérir ma mère, elle ne doit pas être en présence des lords. Ils doivent sans doute traiter d'affaires d'homme, de guerre...Ainsi je pourrais lui parler de nous.. »


Elle regretta que Genna ne soit pas venu avec elle. Peut-être aurait elle accepter d'aider Maege et Ulrik ? Mais de quelle façon ? La décision appartenait à ses parents et au père d'Ulrik dorénavant mais Maege aurait bien aimer à se confier à quelqu'un, tout lui dévoiler, à une des ses sœurs par exemple. Elle sait pertinemment que ses parents veulent la marier mais leur désir se fait de plus en plus présent. Malgré le fait que plus de prétendants ne se présente pour les filles Mormonts, elle ne rejette pas l'idée que sa mère veut la marier. Déposant à nouveau, un délicat baiser sur les lèvres de son aimé, elle s'éloigne de quelques pas et la regarde en souriant.

« Attendez-moi, je vous pris, je ne serais pas longue. Restez trop longtemps loin de vous m'est insupportable. . »

Elle prends avec délicatesse la pelisse de loup blanc, qui caresse ses épaules et la repose sur les bras de son aimé.
Elle va à l'entrée de la lourde porte et l’entrouvre avant de passer de l'autre coté, dans la salle où se tenait les festivités. Ulrik et Maege ont du rester longtemps ensemble car il n'y a plus de monde, les invités s'étant surement éclipsés pour profiter de la fraicheur de la nuit ou pour se reposer dans leurs appartements. D'un pas léger, Maege se dirigent vers la salle avoisinante. Personne. Faisant de même pour quelques salles, elle ne rencontrent que quelques invités que la salue amicalement. Une femme passe non loin de là et Maege reconnait la dame de compagnie de sa mère, étant aussi une amie d'enfance, une femme d'apparence rude mais d'une extrême gentillesse et peut encline aux discussions.

« Myrra, Savez-vous où est mère ? Je l'ai chercher dans les nombreuses pièces destiné aux invités, mais.... »

La jeune femme ne réponds rien, un air de léger malaise semble flotter sur son visage. Elle détourne une fraction de seconde son regard puis prends la parole d'un ton ferme, assuré.

« Lady Mormont s'est absentée. Elle est en compagnie de votre père.. »

Maege regarde avec soupçon la dame. Absentée ? En compagnie de son père. Pourtant elle lui avait assuré Jeor Mormont serait en compagnie de son hôte, Brandon Karstark, et les femmes étaient rarement conviée à ce genre d'entretien. Myrra gardait farouchement les secrets de Jorelle et rares furent les fois où les demoiselles Mormont réussirent à lui arracher quelque uns de ses trésors.

« Vraiment ? Mais, n'est-t-il pas avec le lord Karstark ? »

La femme ne lui réponds pas. La jeune femme hausse les épaules avant de sourire à la dame de compagnie. Maege se rends compte qu'elle la fixe intensément comme si elle se rendait compte de quelque chose. Maege était toujours mal à l'aise auprès de cette femme qui semblait tout savoir d'elle, certes c'était aussi le cas de Genna, mais elle le faisait avec une certaine bonne humeur ce qui était rarement le cas de cette femme. Et puis quel soupçon aurait-t-elle envers Maege, l’hypothèse qu'elle voit un homme aurait auprès de beaucoup de gens source d'amusement.

« Dites lui que je voulais la voir et que...non en faites ça n'a pas d'importance, je voulais juste lui demander un de ses châles, rien d'important. . »


Elle sent le regard perçant de la femme quand elle se retourne, d'un pas rapide, elle retourne dans le bois sacré. La jeune femme pousse la lourde porte et se trouve à nouveau dans cette endroit divin où les dieux manifestent leur présence par la beauté du lieu.

«Je suis désolée, de vous avoir fait attendre »
dit-elle d'une voix douce. «Je n'ai pas trouvé ma mère, d’après sa dame de compagnie, elle serait en compagnie de mon père et de Brandon Karstark. Ils doivent être en train de traiter quelque affaires urgentes traitant du Nord.»
Maege se ravisa. Peut-être sa mère avait voulu quelques minutes de repos et s'était retiré dans ses appartements. Elle fit part de ses réflexions à Ulrik. Après tout, cela ne serait pas la première fois que Myrra aurait embrouillé la jeune femme. Pour rassurer le jeune homme, elle effleure le visage de son aimé, d'une caresse tendre. Le regardant elle se rends bien compte que le temps à passé, transformant le petit garçon qu'elle avait rencontré dans la foret de l'Ile aux Ours en homme aguerri. Riant, elle se laisse tomber sur le sol dure, couvert d'herbe tendre.
Elle frissonne légèrement. L'air est froid, manifestant bien l'arrivée de l'hiver, de la nouvelle année et dans peu de temps ils seront confronté à l'issue de leur demande et Maege veut absolument profiter de ce moment de tranquillité.
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Message Dim 22 Jan 2012 - 8:43

L'idée de son aimée est la plus logique. Lui se serait presque vu les interrompre, entrer dans la pièce où ils se trouvaient avec fracas et leur faire sa demande. Mais attendre la fin de l'entretient des deux Lords... Voilà qui semble un bon moment. Les interrompre serait risqué, les mettre dans une mauvaise disposition dès le départ. Et vu la demande que le Karstark compte faire, mieux vaut qu'ils soient dans les meilleures possibles.
De plus, ils seront tous les deux. Une occasion qui ne devrait se présenter à nouveau de si tôt, tant les voyages des deux Lords se font rares. Et quoi de mieux que ce jour de fête pour une demande aussi... belle ? Oui, ils iront lorsque Brandon et Jeor auront terminé de discourir ensemble. Et les deux hommes leur diraient oui, car ils n'auraient aucune raison de s'opposer à cet amour si pur, si vrai.
Sans doute des discussions sur les détails du mariage suivraient-elles. Le genre de discussions qui ne peut s'éviter lorsque deux Lords marient leurs enfants. Mais il ne s'agirait que de détails triviaux. L'important serait que la réponse est « oui ». Ulrik donnerait tout pour entendre ce simple mot dans la bouche de son père et de celui de son aimée.
Elle lui sourit, parlant de profiter de ces instants ensemble. Ces instants seuls, bénis, qui ne se reproduiraient plus quelle que soit la réponse de leurs parents. Il la laisse prendre ses mains, se réjouissant à nouveau d'entendre cette promesse qui, pour lui, est telle une prophétie. Oui, elle sera à ses côtés. Aujourd'hui et à jamais. Ils ne sauraient se quitter. Plus maintenant.
Et elle l'embrasse avec douceur. Il lui rend son baiser, délicatement, leurs lèvres ne se touchent qu'à peine. Mais cela lui suffit, et c'est presque avec réticence qu'il la laisse partir quérir sa mère.
Il comprend pourquoi elle le fait, et ne s'y oppose donc pas.

« Je vous attendrais, mon aimée. »

Il sourit, lui caressant légèrement le bras.

« La séparation m'est aussi difficile qu'à vous... mais peut-être est-ce la dernière. »

Une pensée bien optimiste. Et elle lui fait du bien. Il avait oublié ce qu'était l'optimisme, ces dernières années. Et Maege est bien la seule à pouvoir lui en donner... Il se saisit de la pélisse qu'elle lui rend, et il la remet en place. Elle sent encore le parfum de son aimée. Il sourit.
Lorsqu'elle s'éloigne, il profite du moment pour s'imprégner des lieux, de leur sacré, de leur beauté... Il aime tant cet endroit. Il y a passé de nombreuses heures à prier, réfléchir, se reposer, s'entraîner... A part la forge, ce bois sacré est l'endroit qu'il fréquente le plus de tout le château. Et il est le seul à le faire, fort heureusement. Même son père n'y vient plus que rarement, et jamais lorsqu'Ulrik s'y trouve aussi. Tous sont trop occupés pour penser encore aux dieux.
Contrairement à lui. Et il commence à prier. Prier que les anciens dieux les accompagnent, veillent sur eux.
Il ferme les yeux, et attend. Il écoute le vent dans les feuilles, la source qui coule jusqu'au ruisseau... et dans tous ces bruits il entend la réponse des dieux. Il sait qu'ils lui sourient. Alors il sourit aussi.
Il ignore combien de temps il reste là. Peut-être s'est-il endormi. Peut-être ne fait-il que laisser son esprit errer.
Il sort de ses rêveries lorsqu'il entend la voix de son aimée. Elle est revenue... et il se demande vraiment combien de temps il a passé ici, à attendre, à penser, à rêver...
Elle n'a pas trouvé sa mère ? Cela importe peu, au final. Cela ne change en tous cas pas la décision qu'il a pris. Il ira voir les Lords. Et si elle se trouve avec eux... il lui faudra obtenir la bénédiction de toute la famille. Est-ce un problème ? Non, au contraire.
Et puis, existe-t-il encore des problèmes, à ses yeux ? Bien sûr que non. Maege est là. Voilà ce qui compte. Il se retourne, toujours souriant, et lui répond.

« Eh bien tant pis, nous attendrons quelques instants de plus... Je pourrais attendre une éternité, à vos côtés. »

Elle lui fait part de ses réflexions, sur Myrra et sa mère. Il ne sait que répondre. Après tout, il ne connait ni l'une ni l'autre. Il fait de son mieux pour la rassurer malgré tout, lui dire que ce n'est sans doute rien. Et que de toutes façons, cela ne changera rien le moment venu. Que leur amour triomphera quoi qu'il arrive.
Elle se laisse tomber sur le sol en riant. Il la voit frissoner. Il lui sourit, et s’assoit à côté d'elle, lui prenant la main avec douceur. Ils sont juste sous le barral...

« Maege Mormont, commence-t-il... Sous le regard de cet arbre cœur, et celui des anciens dieux... je vous prends pour femme. Si vous voulez de moi. »

Un serment. Un serment qui n'engage pas sa famille. Qui n'engage pas son nom. Mais qui l'engage lui. Lui et tout son être. Tout son cœur. Après tout, au Nord, peu importent les septons et les septuaires. Tout ce qu'il faut pour unir deux amants est un bois sacré et un barral... Et ils ont les deux. Alors, il essaie. Que, peu importe la réponse de leurs parents, il puisse au moins pouvoir le dire. Il l'aime. Il l'aimera toujours. Et s'ils ne peuvent être unis devant les autres nobles, qu'ils le soient au moins devant les dieux.
Et encore une fois il attend, comme si son souffle ne pouvait plus sortir. Comme si la forêt même retenait son souffle. Comme si les dieux étaient avec lui.
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Nouvelle année, nouvelle vie

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