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En quittant le Bief... (pv Gareth)

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Message Lun 2 Jan 2012 - 20:14

[hrp : oui, le titre est très inspiré, c'est magnifique... en espérant que le rp soit meilleur ! Razz]



Au petit matin, Aisling et Karl quittèrent Villevieille sans se retourner. La jeune femme continuait à penser à cette étrange rencontre avec le maître des lieux. Elle espérait sincèrement n'avoir jamais à se servir de la pièce gravée du symbole de la Grand Tour qu'il lui avait offerte. Plus on se tenait loin des nobles, mieux on se portait. Elle ne comptait pas entrer au service de quiconque, merci bien. Elle tenait beaucoup trop à sa liberté.

Le chemin devenait boueux et ils bifurquèrent d’un commun accord pour longer la forêt où le tapis de feuilles et de branchages rendaient la marche moins désagréable. C’était dans ces instant là qu’Aisling regrettait de n’avoir pas de monture sur laquelle se hisser. Une pluie fine tombait sans s’arrêter, se glissant sous leurs vêtements de manière fort désagréable. Les doigts gelés, resserrant sa cape contre elle, la jeune femme ne pressa pas le pas pour autant : ils étaient déjà trempés et n'atteindraient pas une auberge avant une bonne heure, s'agiter ne changerait pas grand chose. Karl restait silencieux lui aussi, menant leur cheval de bât à travers les arbres qui bordaient la forêt. Il devait déjà songer à ceux qu’il pourrait peut-être voler au prochain village. Quoiqu’il en soit, le temps grisâtre ne donnait pas envie de discuter, juste d’avancer en baissant la tête .

Plongée dans ses pensées, Aisling sursauta lorsque le jeune homme s'immobilisa et lui fit signe de se taire. Il y avait une tension malgré le silence uniquement brisé par la pluie contre le feuillage. Une tension qui n'était pas de bon augure. La même qu’elle avait ressentie dans la rue, depuis toute petite, mais en version bucolique cette fois, ce qui n’était pas plus rassurant. Sur le qui-vive, la jeune femme tira sa dague et Karl son grand couteau de chasse.

" Holà ! Pourquoi tant de haine ? "

L'homme qui avait parlé venait de surgir en travers du chemin, faisant faire un écart au cheval. Il faisait un peu penser aux caricatures de brigands avec son cache œil et son rictus malsain. Habillé de loques, il tenait en main un gourdin qui ne prêtait pas à sourire. Impassible, Aisling rattrapa l'animal non sans lâcher son arme. Le petit plaisantin ne ferait pas long feu face à son compagnon de route s'il était seul. Mais c'était sans compter sur les trois autres bandits cachés dans les fourrés qui profitèrent de la diversion pour se jeter sur eux, l'un sur Aisling, les autres sur Karl. La situation dégénéra en un temps record. S’ils avaient affaire à des brigands confirmés, ils étaient fichus : pourquoi, par les sept, avait-il fallu qu’ils s’éloignent du sentier connu ?

La jeune femme lâcha le cheval et fit face, balayant l'air de sa dague. Il y avait beaucoup de bluff là-dedans, elle ne savait pas réellement s'en servir. Enfin, l'autre n'était pas sensé la savoir et, s'il y avait une chose pour laquelle Aisling était douée, c'était pour faire croire n'importe quoi aux gens qui la connaissaient mal. Et puis, c’était bien connu : le principe n’était pas si compliqué, il suffisait de planter le bout pointu dans l’adversaire qui s’approchait à portée. A voir le regard de défi qu’elle lui lança, on aurait cru qu’elle avait passé toute sa vie à manier sa dague et n’allait faire qu’une bouchée du pauvre brigand. Il parut se méfier un peu et hésiter un instant, instant qu’elle mit à profit pour se ruer sur lui et tenter de lui porter un coup par surprise. Il dévia sa lame, lui tordit le bras, mais le cri de douleur qu’elle poussa ne l’empêcha pas de lui envoyer le genou dans l’entrejambe ce qui le plia en deux. A nouveau libre, reculant, sa dague brandie, elle n’hésita qu’une fraction de seconde… Elle n’était pas une tueuse, elle… Ce qui lui fut presque fatal car l’autre s’était relevé et la manqua de peu avec sa propre lame. De son côté, Karl avait mis d’entrée de jeu KO l’un de ses adversaires, mais les deux restants lui donnaient du fil à retordre. Aisling s’aperçut du coin de l’œil avec horreur qu’il était blessé. Une tache rouge s’élargissait sur son flanc. Les autres ne se pressaient plus : ils auraient le grand costaud à l’usure. La jeune femme blêmit : ils étaient dans le pétrin jusqu’au cou.

Son désappointement ne passa pas inaperçu et son adversaire se précipita à nouveau sur elle. Ceinturé, Aisling tenta de le forcer à la lâcher mais elle dut se rendre à l’évidence : il était bien plus fort qu’elle et, même si elle le mordit jusqu’au sang, il tint bout. Sa dague vola à travers la clairière et finit au sol : la jeune femme était désarmée et elle aussi termina brutalement par terre. Un mouvement du coin de l’œil lui fit voir un nouvel arrivant.

« A l’aide ! »

Le brigand lui retourna une gifle qui tenait plus du coup de poing et lui ouvrit la lèvre sous le coup, la sonnant assez pour qu’elle se taise un moment. Aisling n’était pourtant pas habituée à demander de l’aide à quiconque, mais il y avait des limites à ce qu’elle pouvait supporter. Dans son champ de vision, Karl recula, tenant son couteau à grand peine. Ils avaient besoin d’un coup de main, et tout de suite, sans quoi… S’agitant à nouveau avec l'énergie du désespoir pour essayer de se débarrasser de l’homme qui la maintenait au sol, la jeune femme pria pour que le nouveau venu ait un peu d’humanité et soit en mesure de leur prêter secours.
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Message Jeu 12 Jan 2012 - 10:54

Les compagnons étaient repartis de Villevieille pour quelques jours. Les villes affaiblissaient les hommes, qui se complaisaient à manger, et boire, et à se vautrer dans les pires bordels pour culbuter encore et encore toutes les putains disponibles. C'était mauvais pour leurs aptitudes, pour leurs forces, et en bon capitaine, Gareth avait remédié à cela. La discipline était de nouveau à l'honneur pour deux semaines au moins. Ils campaient à la belle étoile, ils volaient ou braconnaient leurs nourritures, et ils n'avaient jamais autant tirés de carreaux, de flèches, et autant manier les épées d'entraînements que cette semaine. Les courses à la lueur de la lune, des paniers d'osiers remplies de pierres, ils en avaient faits. Des courses rapides en pleine forêts pour se placer en embuscade, ils en avaient faits. Individuellement, ces hommes n'étaient pas mauvais, et en groupe, ils étaient plutôt bons désormais. Mais ce n'était qu'un début, et Gareth voulait plus, toujours plus pour sa troupe. Ils se devaient d'être les meilleurs, ils se devaient d'être auréolés de gloire, pour que leurs noms traversent les siècles. Au fond de lui, il savait qu'il transposait ses rêves sur ses compagnons d'armes, ce qui était peut-être pesant pour ces derniers. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, alors il acceptait totalement ce défaut et toutes les critiques qu'on pouvait lui faire à ce sujet. Du moins, la plupart du temps...


Alors qu'il venait tout juste de choisir un nouvel emplacement pour leur campement, Gareth fut prit à partit par Rand qui, la mine contrite, souhaitait visiblement lui parler de certaines choses personnelles ou embarrassantes. Le reître l'entraîna loin des couches, chevaux et de leurs frères d'armes. Le brun orageux trépignait d'impatience, ayant d'autres projets en tête, il voulait que son ami fasse le plus vite possible. Les bras croisés, il le regarda donc fixement, attendant ce qu'il allait lui dire.

- Euh... Voilà écoute, j'ai un peu parler avec les gars et... euh... disons qu'on se demande tous quand on rentrera au pays... C'est vrai qu'on a plus ou moins été banni mais... on a encore de la famille dans les terres de l'Orage et...
- Quoi ? Je suis pas certain de bien comprendre... Tu as de la famille par chez nous ? Je croyais que tu avais juste Gwen ?!

En bon Baratheon, Gareth s'était emporté très vite. Il considérait Rand comme un frère, et le fait que ce dernier ait pu lui cacher quelque chose d'aussi important le mettait hors de lui. Le blond, tout en gardant les yeux baissés, se frotta les cheveux de ses mains avec rage. Comme si le fait de s'arracher le cuir chevelu allait arranger les choses.

- Je n'ai pas de famille à proprement parler, mais il y avait cette petite, Catelyn... Je n'ai pas envie de crever sur un champ de bataille sans femmes et enfants moi, fit-il énervé en relevant les yeux.

Visiblement, la situation semblait énerver Rand tout autant qu'elle énervait le natif Orageux. Ayant eut la bonne idée de se mettre à l'écart, ils épargnaient au reste du groupe cette altercation.

- Tu veux m'abandonner, c'est bien cela que tu me dis ? Je n'aurais jamais cru ça de toi Rand...
- Non, écoute, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, c'est juste que...
- Quoi ?! Rugit Gareth, juste que quoi ? Tu veux me trahir, m'abandonner, et retourner par chez nous, alors même que j'ai été banni de mes terres pour vous sauver la vie ! A toi et aux hommes ! Combien de fois t'ai-je sauver la vie Rand ?
- Merde ! Je ne remets pas en cause les dettes que j'ai envers toi ! Mais il faut juste que tu regardes la réalité en face, personne n'a les même attentes que toi ! Personne n'a envie de crever sur un champ de bataille ! Eux ne savent pas ce que c'est, tout comme toi, mais moi, si... Je sais ce que c'est que de patauger dans le sang... J'étais là quand Freuxanglant à tué son frère, quand les cadavres étaient si nombreux que tu avais plus de chance de voir un mort parler que de trouver un individu qui ne soit pas un meurtrier ! Tu ne sais pas ce que...

Levant les yeux au ciel, l'Ours d'Accalmie secoua la tête en signe de négation. Il écoutait à peine les propos de Rand, préférant ignorer ses arguments. Ce qu'il avait entendu lui suffisait. Son ami, son frère, qu'il avait sauvé de la mort le jour où son bateau avait sombré sur la côte des Naufragés, le trahissait. Il y a moins de quelques semaines, il lui avait épargné les cachots et la mort chez les Lannister, en prenant sa place. Et voilà comment il était remercié... Faisant tout pour ignorer Rand, il n'avait même pas remarqué que le blondinet avait cessé de parler. En réalité, cela faisait plusieurs minutes qu'ils étaient, silencieux, le reître regardant le Noble, une lueur de tristesse dans le regard.

- Dégage...
- Qu'es-ce que...
- Dégage ! Je veux plus voir ta sale gueule tu m'entends ? Je n'ai plus envie de contempler le visage d'un traître fut tout ce qui franchit les lèvres du Baratheon.
- Gareth...

Les yeux embués de larmes, a genoux dans l'herbe, le mercenaire dans son dos, il n'osait le regarder. Encore une fois, il avait été trahi. Il avait trouvé du réconfort parmi les compagnons, parmi la bande. Une seconde famille, plus aimante que la première, qui ne le laisserait pas seul, qui ne l'abandonnerait pas comme l'avait fait sa mère et sa soeur. Mais il avait eut tort. Les hommes étaient tous les même. Il ne pouvait compter que sur lui même. Se relevant, il entreprit de marcher à travers les bois, au hasard. Hagard, hébété, il avait perdu la notion du temps et son sens de l'orientation. Lorsque enfin il reprit vaguement ses esprits, et qu'il voulu rentrer au camp, il savait plus où il était et où aller. Il entreprit donc de suivre la lisière de la forêt, qu'il avait atteinte. Tandis que le ciel se couvrait et qu'une fine pluie venait tremper ses vêtements et mouiller ses cheveux, il se jurait d'être plus fort, plus dur à l'avenir. Tel l'acier, l'acier Valyrien, rien ni personne ne devait pouvoir le rompre, et le modeler. Sans qu'il sache réellement pourquoi, ses pensées s'envolèrent vers la jeune Nordienne qu'il avait vu voilà quelques jours, ou peut-être semaines, il ne savait plus. Mais plutôt que de l'apaiser, la pensée qu'elle puisse elle aussi le trahir l'énerva d'avantage. C'est donc la rage au corps qu'il tomba sur une demi-douzaine d'individus visiblement en plein combat. Une femme, brune, aux traits communs se débattait et criait à l'aide tandis qu'un gueux la maintenait sous son emprise. Quelques mètres à droite, un homme semblait se battre avec trois soudards, qui au vu de leur accoutrement devait être des compagnons du gueux. Un nouveau cri de la jeune femme le fit sortir de son hébétement. Tirant sa lame, Gareth fonça les trois brigands, tout en poussant un hurlement qui pouvait s'apparenter à un cri de guerre.

- La Main Blanche !

Lui ne trahirait pas les siens. Ils étaient ses frères, quoi qu'ils aient faits, et quoi qu'ils voulaient. C'était un peu une manière de leurs prouver que la bande existait toujours, une sorte de revanche. Regardez, écoutez, j'ai continué à la faire exister. C'était puéril, mais il n'était au fond qu'un gamin, revanchard, grognon, qui souhaitait prouver à son père qu'il était autre chose que le mauvais petit canard de la famille. Autre chose que l'équivalent d'un bâtard.
Tenant sa lame à deux mains, il l'a brandi haut au dessus de lui, au mépris de tous les exercices qu'il avait appris. Avec toute la force dont il était capable, il frappa en direction du premier brigand, qui avait vainement interposé son gourdin. Celui-ci se brisa en deux, tandis que l'épée poursuivit sa course et entra comme dans du beurre dans le crâne du malheureux. La face de l'Orageux était figé en un rictus de rage, de haine, et de colère. Tandis qu'il continuait de frapper la face du brigand du pommeau de son épée. Lorsque la tête de l'inconnu ne ressembla plus à rien, et qu'un peu de sa colère l'eut quitté, Gareth se tourna vers un second brigand. Le combat était inégal, et après quelques passes d'armes, une feinte, il trancha proprement le bras du pauvre bandit, qui tomba à terre tandis qu'un flot de sang s'échappa du moignon. Celui qui semblait être le compagnon de la jeune femme s'occupa du troisième larron qui lui faisait face, et Gareth se tourna donc vers Aisling et son ravisseur. Les yeux injectés de sang, il marcha d'un pas vif et déterminé vers le gueux, tenant à deux mains son épée, à sa droite parallèle à lui. Il avait envie de frapper, de tuer, de sentir un corps subir ses coups. La haine que depuis tant d'années il tentait de contrôler ne dépendait à cet instant qu'a se déverser sur le premier malheureux qui se trouverait sur son chemin. Néanmoins, l'Ours n'était pas contre un peu de résistance, et un sourire sur son visage éclaboussé d'hémoglobine, il tenta de convaincre son ennemi que lâcher la jeune femme serait une bonne idée.

- Lâche la pucelle et viens te battre ! Je te jure que tu ne souffriras pas trop espèce de bâtard ! Lâche là où je t'arracherais les couilles à mains nues avant de te les faire bouffer ! Vivant, oui mon gars, tu seras encore vivant quand je le ferais !

Ce n'était pas forcément la meilleure manière de s'y prendre pour que le soudard lâche Aisling, mais sous le coup de la colère, Gareth n'avait pas les idées très clair. S'arrêtant à quelques pas de la jeune femme, il tourna autour d'eux l'arme au poing, prêt à fondre sur son adversaire dès qu'une occasion se présenterait.

Spoiler:
 
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Message Dim 15 Jan 2012 - 11:57

Simple paysan qui partirait en courant, homme d'arme qui préférerait les dépouiller à son tour ou chevalier susceptible de les aider ? Aisling, ayant attiré l'attention de l'inconnu, ne prit pas le temps de répondre à la question, trop occupée à tenter de repousser son agresseur. Qui que soit le nouvel arrivant, il ne pourrait de toute façon pas aggraver leur situation. Le bruit de l'épée tirée passa inaperçue dans le feraillement des combattants, mais la jeune femme vit du coin de l'oeil l'homme que l'homme s'élançait et ne rata pas le hurlement. Il y eut un instant de stupeur sur le campement, instant qu'elle mit à profit pour enfoncer ses doigts dans les yeux de celui qui la maintenait au sol. Il lui rendit aussitôt un coup à l'aveuglette mais ne la laissa pas s'échapper pour autant. Il lui fallut pourtant se relever et faire face lorsque l'inconnu surgit dans son dos pour l'invectiver. Aisling jura en son fort intérieur : ne pouvait-il pas simplement lui éclater le crane, qu'on en finisse ?

Elle se releva, tremblante, dès qu'il la lâcha et fit un rapide bilan de la situation. Karl peinait à en finir avec son dernier adversaire et le nouveau venu devait avoir ses chances contre le brigand qui venait de la lâcher. Dans le doute, elle se dirigea vers son compagnon de route dans l'idée de lui donner un coup de main. Une grosse pierre ferait l'affaire, étant donné que sa dague avait disparu elle ne savait où. Karl ne la laisserait pas prendre de risque, mais elle ne comptait pas attendre gentiment qu'il se fasse tuer pour eux deux. Suivant l'évolution des deux adversaires, elle finit par balancer sa pierre qui toucha l'autre à l'épaule ce qui, à défaut de le blesser, le désarçonna suffisamment pour que l'autre prenne l'avantage et lui plonge l'épée dans le ventre. Cela fait, Karl se laissa tomber à genoux, épuisé.

Le dernier brigand en lice ne fit pas le poids tellement plus longtemps que son compagnon. Après tout, ils avaient prévu d'attaquer à plusieurs deux personnes seules dont une femme, ils ne s'étaient pas attendu à autant de résistance. Il voulut s'enfuir mais rencontra finalement la lame de son adversaire improvisé et s'effondra à son tour, mort. Aisling ne leur accorda qu'un bref regard, prenant des mains le long couteau de Karl et se tournant vers l'inconnu. Son regard de méfiance teintée d'agressivité en disait long sur ce qu'elle craignait. Comptait-il s'en prendre à eux, à présent ? Elle était essoufflée, mais voulait d'abord être certaine qu'ils ne risquaient plus rien

Un grognement de Karl lui fit comprendre qu'il y avait plus urgent et, comme l'inconnu paraissait ne pas leur vouloir de mal, elle baissa finalement sa garde pour aller chercher en vitesse leur cheval de bât. La pauvre bête s'était écartée du combat et errait entre les arbres. La jeune femme la ramena avec quelques mots apaisants, non sans jeter un coup d'oeil de mise en garde à celui qui lui avait somme toute sauvé la vie. D'accord, il ne paraissait pas vouloir s'en prendre à eux, mais on n'était jamais trop prudent... Le surveillant toujours, elle entreprit pourtant de sortir d'une sacoche de selle des bandages, et du matériel de soins. Karl ne disait plus rien, attendant simplement, assis sur place et regardant lui aussi l'inconnu. Ce fut d'ailleurs lui qui prit la parole, bien que sa voix soit tendue par la douleur.


" Nous vous devons des remerciements, messire... "

Il grimaça et grogna lorsqu'Aisling entreprit de dégager sa chemise pour voir la plaie. Les gestes de la jeune femme étaient encore fébriles suite à ce qui venait de se passer.

" Appuie ça, " ordonna-t-elle en lui appliquant un linge.

Elle devait préparer deux trois autres petites choses. Puis, après un instant d'hésitation, elle finit par demander à l'inconnu :


" Vous n'êtes pas blessé ? "

Dans un gobelet, elle mélangeait une poudre à de l'eau et s'en servit pour nettoyer la blessure de Karl avant de bander celle-ci fermement. Apparemment, ils avaient tout deux l'habitude de ce genre de situation et la peur passée, ils s'en étaient rapidement remis.

" Karl, " se présenta le jeune homme en tendant une main à leur sauveur pour la serrer, bien qu'il essayât de ne pas trop bouger.

Il paraissait franc et bien plus ouvert qu'Aisling qui se montrait réservée, occupée à se laver les mains du sang qui les maculait. Enfin, s'il fallait aussi soigner l'inconnu, elle n'avait rien contre, elle lui devait bien ça.
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Message Mar 24 Jan 2012 - 12:44

Tournant autour d'Aisling et du brigand qui la maintenait, l'arme au poing, Gareth ne cessait de fixer son adversaire, guettant la moindre faille pour s'y engouffrer. Ce, alors qu'un fin crachat rendait le terrain moins praticable et mouillait son armure et ses vêtements.
Il n'avait jamais été un excellent bretteur, mais il était loin d'être mauvais, surtout quand il était en colère. Alors, ses réflexes prenaient le pas sur ses réflexions et tergiversations. Il cessait de réfléchir, et, l'esprit vide et débarassé de tous les éléments qui pouvaient le perturber, son corps ne faisait qu'un avec sa lame, extension de son membre.

Le bandit lâcha Aisling, répondant à la provocation du Baratheon. Il poussa la jeune femme sans ménagement sur le côté, et il se mit lui aussi à tourner autour de Gareth, un braquemard visiblement peu solide et mal entretenue comme unique arme. Tenant sa lame de ses deux mains, le Noble ne perdit pas le temps et charga, la garde arrière, sa lame pointée vers le bas légèrement à côté de lui. Un premier coup de taille fut paré par le manant, mais au lieu d'essayer de dévier la lame, il mit toute sa force dans le blocage, pour forcer Gareth à bouger et donc, pour déstabiliser le natif Orageux. La violence du coup se propagea dans le corps des deux combattants, et une grimaçe apparut sur le visage des deux hommes. Ils étaient en tous points différents de par leurs actes, leurs envies et leurs projets, mais ils restaient des êtres humains, vulnérables et mortels, soumis aux même contraintes physiques.
Rompant l'échange et s'éloignant, les deux adversaires se tournèrent autour, le brigand tenant son arme basse, tandis que Gareth avait une garde médiane. Profitant d'une allonge plus importante conféré par sa taille et par la longueur de son épée, le Baratheon donnait de petits coups d'estoc pour forcer son adversaire à la faute. Cela ne tarda pas puisque le soudard charga sans prendre la peine de jauger la situation. Le Baratheon dévia l'attaque en se tordant le poignet et en utilisant le plat de la lame. L'épée de spon adversaire rippa, et désastibilisé, il trébucha tout en dépassant Gareth. Gardant un pied fixe, le brun tourna sur lui même gràce à son autre jambe et donna un coup de taille qu'il espérait puissant. L'allonge supplémentaire conféré par sa taille lui permit de couper net la jambe de son adversaire au dessus du genoux. Un cri de douleur sortit de la gorge du brigand, qui n'eut néanmoins pas le temps de souffrir. Traversant la distance qui les séparait, le Noble transperça au niveau des poumons son adversaire à terre, mettant là fin au combat. Le souffle coupé, crachant du sang, un membre en moins, le pauvre roturier souffrira longuement avant de s'éteindre et de se voir accorder le repos éternel.
La lassitude envahit d'un coup le Baratheon, tel une forte averse d'automne, inattendue et brutale.
Plantant son épée dans l'herbe légèrement mouillée, il s'essuya le front de sa main gauche, pour essayer d'en chasser la transpiration mélangée à la pluie qui venait d'y apparaître.

Les deux voyageurs qu'il venait d'aider avaient également occis leur adversaire. Allongé, l'homme se faisait soigner par la jeune femme, brune, habillée modestement. C'était étrange que des brigands les aient pris pour cibles, quand de riches marchands ou des bourgeois voyagaient parfois tout autant protégés. L'homme se présenta, levant sa main en signe de remerciement. Gareth la prit et la serrait avec force, ce qui fit grimaçer son interlocuteur, blessé. Il se prénommait Karl, et était donc un roturier. Cela n'avait finalement aucune importance. La jeune femme lui demandait s'il était blessé, et, appuyé sur son épée figée dans le sol, il fit signe que non de la tête.

- Moi, c'est Gareth... fit-il avant de se taire et de fixer le sol, perdu dans ses pensées.

La jeune femme semblait l'ignorer complètement, et Gareth en fit de même, se concentrant sur le jeune Karl.

- Vous ne devriez pas voyager si loin de la route, et si près de la forêt. Comme vous avez pu le constater, c'est relativement dangereux lorsque l'on est pas chevalier ou autres.

C'était une remarque particulièrement stupide, mais il n'était pas d'humeur à être aimable et avenant, du moins dans l'immédiat. Décidé à laisser un souvenir moins désagréable sa rencontre avec les deux jeunes gens, il s'enquit de leurs statuts, le cheval de bât l'intriguant.

- Où allez-vous ? Je pourrais peut-être vous accompagner quelques temps, disons, une petite journée. Nouveau silence avant qu'il ne reprenne, fixant sans ciller la jeune femme. Seriez-vous des colporteurs ?

A peine eut-il terminé sa phrase qu'une vague de douleur submergea son corps tout entier, le forçant à s'asseoir. Tâtonnant, s'accroupissant comme il pût, il s'écroula sur le sol. L'adrénaline le quittait peu à peu, et les conséquences physiques de son combat avec le brigand commençaient à se faire sentir. Une légère entaille au niveau des côtes, couplé à un épuisement tant physique que moral, l'avait brusquement rappelée à l'ordre. Il n'était qu'un homme, tout noble et bon épéiste qu'il soit. Avec peine, il tenta d'enlever son armure de cuir, arrachant les lanières de cuir qui la faisaient tenir. Il devrait à l'avenir sérieusement méditer sur cette journée, particulièrement mauvaise.
Du coin de l'oeil, il regarda la jeune femme et le dénommé Karl, espérant qu'elle viendra l'aider, bien qu'il ne soit pas l'agonie, juste dans une position fort désagréable, une douleur lancinante au flanc.
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