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Quand les Dragons ne font plus qu'un.

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Message Lun 2 Jan 2012 - 2:24

Encore un cauchemar. Encore cette voix intérieur qui lui dit de partir. Maekar n’était plus là. Elle voulait tant sa présence. Quelqu’un devait remplacer Aerys et elle ne voulait en aucun cas que ce soit, Brynden Rivers. Il serait sa perte. Baelor lui manquait autant, ils étaient les seuls qui arrivaient à la protéger. Quel déshonneur, Rhaegel, alias le prince maladif, avait déjà eu des jumeaux alors qu’elle! ELLE. Elle était le déshonneur, la honte, la colère et surtout la honte. Elle avait forcé la main d’Aerys, pour avoir un enfant, elle était dégoutée. Dégoutée de l’avoir touché. Dégouté qu’il l’ait touché serait-ce une seule fois. Il n’avait pas le droit de faire ca! Elle était du sang des dragons tout comme Baelor et Maekar.

Le soleil venait à peine de se lever sur Port-Réal. Son cœur battait a tout rompre de ce cauchemar qu’elle ne cessait de faire. Le batard l’épuisait. Il la rendait folle. Elle n’avait qu’une seule envie de le voir sur son lit de mort. Et encore, ce serait son triomphe. Aerys avait peut-être menti sur la nomination du Rivers, mais Aelinor avait qu’une seule envie : écraser le batard, et écarter son mari du pouvoir. Elle ne dormirait pas avant. Elle ne porterait pas le deuil. De toute manière, elle n’avait pas de cœur, pour les deux êtres infâmes. Elle était décidée à faire tout ce qui était en son pouvoir pour reprendre sa place et si dans un échec quelconque, elle ne pourrait avoir main mise sur le pouvoir, elle ne pleurait surement pas la prise par Maekar.

Regarde ce qu’ils te font. Un mari d’une petitesse d’Esprit. Un freux qui te prend ce qui n’appartient qu’à toi. Qu’Es-tu vraiment Aelinor Targaryen. Reine des Sept Couronnes? Ou plutôt reine des bas fond. Reine de rien.

Emportée par la colère, elle ravagea la moitié de la table avant qu’une domestique rentre. Aelinor la fit sortir au pas pressant. Elle ne voulait voir personne. Elle voulait … non, elle ne voulait pas le voir. Elle le détestait désormais. Elle le haïssait ce frère qui avait toujours été tout pour elle. Il était rien! Il l’avait abandonné pour un titre! Elle était seule désormais contre un homme qui possédait son trone et un mari qui la possédait, elle.

À ses pieds trainaient un pli. Alanna? Aelinor daignait de répondre à Maekar, mais sa femme c’était autre chose. S’il voulait lui parler, il savait où elle se trouvait. Il savait dans quelle pièce elle était. Lui aussi devait souffrir, mais certes pas autant qu’elle. La signature de Maekar finit par la faire rager et elle lança la lettre dans le feu. Elle avait prévu depuis des semaines de se rendre à Dorne. Elle devait parler à Daenerys, mais Maekar désirait des réponses à des questions que Aelinor ne connaissait pas parce qu’elle l’ignorait. Ses dames commencèrent une à une à entrer et la reine plus silencieuse que jamais brisa le silence.

Dites au capitaine de ma garde ainsi que Ser Crakehall, que nous passerons avant par Lestival.

Madame, est-ce bien prudent.

Les yeux violacés de la Targaryen se posèrent sur la pauvre enfant. Elle s’approcha de sa suivante et plongea son regard de dragon dans ses yeux. Elle n’était pas d’humeur et la simple évocation de lui tenir tête ne l’amusait pas. Le silence s’était installé entre les murs et toutes fixaient la reine.

J’ordonne et on exécute. Suis-je bien clair? Si cela ne l’est point vous connaissez la sortie.

La reine sortit peu de temps après la jeune suivante et ce rendit à cette bibliothèque maudite. Celle qui lui avait pris sa vie. Aerys était penché dans ses livres. Le désordre y régnait. La langue lui chauffait, mais elle devait rester sèche. Rejoindre Lestival était un peu risqué pour le moment. Elle n’avait désormais plus le choix. Elle voulait parler de vive voix avec le Dragon. Lui écrire lui aurait été tout simplement dangereux. Maekar le comprendrait. Il croyait peut-être qu’elle le boudait, mais elle le boudait pour son bien et surtout pour sa tête.

Je pars dès l’instant, comme il est prévu depuis longtemps. Je rends visite à notre tante et je meurs d’impatience de m’y rendre.

Bien …

Aelinor se retint de ne pas lui sauter à la gorge ou de lui enfoncer un livre dans le crane. Il faisait tous pour qu’elle le déteste. Sentant sa femme tourner les talons, il l’interpella.

Inutile de claquer la porte. Ne faites pas de bêtises en dehors des murs. Quelle réputation pourriez-vous avoir?

Certainement celle d’une reine bafouée par son mari, je ne saurais comment l’exprimer autrement.

Contrairement à son habitude, elle était calme et posée. Elle disait les mots qu’elle pensait réellement. Ce qu’elle ressentait et ce qu’elle était devenue. Par sa faute, elle était un monstre. Elle quitta la pièce sans plus de scène et descendit dans la cour où on l’attendait. .

Est-ce une bonne idée madame? Le roi me permet de vous amener jusqu’à Dorne, mais …

Ce n’est pas le roi ou la reine qui vous le demande, mais une sœur qui a besoin de son frère, capitaine. Lestival aurait été ou non sur notre route. Je m’occuperai d’envoyer un corbeau à ma tante.

Le regard de la reine croisa une dernière fois son château et il en fut peu pour qu’elle croise celui du Freuxsanglants. L’évitant comme la peste, elle se retourna et quitta Port-Réal. À sa garde, une trentaine d’homme sinon plus et Ser Crakehall. La semaine de déplacement imprévue n’avait pas été une partie de plaisir. Bien au contraire. Déjà que la reine était moyennement de très mauvaise humeur, rien n’allait au mieux. Mais lorsqu’après plusieurs jours de voyage les desseins de Lestival firent leur apparition, Aelinor sentit son cœur se retourner dans sa poitrine. Lorsqu’elle eut mis un pied au sol, les deux filles de Maekar se précipitèrent à sa rencontre. La reine s’agenouilla et les étreignit avec force.

Vous m’avez tant manqué mes petites princesses.

Attendrie par le petit minois des deux Targaryen, elle les embrassa sur le front, découvrant cette chère Alanna qui se présentait à elle. Elle l’étreignit et celle-ci lui indiqua que Maekar était enfermé dans son bureau. Montant les marches calmement, Aelinor prenait de grande respiration. Elle avait peur de Maekar depuis quelques temps. En entrant, puisqu’elle se le permit, elle le regarda dos à elle près de la grande fenêtre. Elle avança doucement. Elle soupira intérieurement et vint à ses cotés. Il observait ses deux filles.

Quand elles étaient au château, elles me rappelaient Daenerys et moi. Nous passions nos journée dans les jardins du Donjon Rouge, ou lorsque Baelor et toi, vous vous entrainiez, on vous observait.

Aelinor marqua une pause chassant du même coup une larme qui coulait sur sa joue. Elle soupira en voyant comment elle devenait lâche avec son frère. Comment, elle avait besoin de lui. Elle s’était abaissée à toucher Aerys, pour concevoir un enfant, mais cela s’était réduit à un échec.

Reviens à Port-Réal Maekar. J’ai besoin de toi plus que tu peux le croire. J’ai boudé tes lettres en croyant que tu me reviendrais plus vite et que tu comprendrais que je ne pouvais te répondre. On me surveille plus que jamais. Si ce n’est pas Aerys qui aura ma peau ce sera Rivers. Je veux reprendre ce qui m’appartient, je veux mon trône qu’Aerys lui a donné. Si je dois le perdre, je préfère un milliard de fois que ce soit toi, qui soit roi.

Elle avait envie de se fondre dans ses bras et déverser toute la peine qu’elle endurait avec Aerys. Myriah déplorait que Maekar ait forgé sa sœur comme lui, mais sans lui, elle n’était rien. Elle n’avait pas la force, tellement elle avait été brisée de fois, par son frère et époux. Aelinor n’avait qu’une envie, soit de pleurer, mais elle se retenait espérant que Maekar comprenne ce qu’elle désirait. Rivers faisait ses lois et Aelinor avait trop peur de l’agitation de l’ouest du continent finisse par leur couter plus cher que prévu.


Dernière édition par Aelinor Targaryen le Lun 16 Jan 2012 - 2:18, édité 1 fois
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Message Lun 2 Jan 2012 - 12:52

Le dragon avait fini par confier sa lettre de réponse au mestre, celle qui traînait depuis une semaine sur le bureau du prince, écrite, prête, elle n’attendait plus que de s’envoler. Elle allait tout changer. Il allait rentrer à Port Real avec les honneurs du à son rang, il allait rentrer triomphant et écraser le bâtard d’un regard. C’est un incapable, il a perdu le royaume et c’est à moi de le remettre à flot. Misérable oncle… Il était réjouit, en vérité. Impatient aussi, il brûlait d’un feu inépuisable depuis que le pli était arrivé entre ses mains et son épouse en faisait les frais. Il s’activait tellement qu’on aurait pu le croire en train de concevoir un nouvel héritier. Il n’avait plus tellement d’espoir à ce sujet, ceci dis…Il avait bien assez d’enfant, deux filles magnifiques et un fils prometteur sur six enfant en tous. Trois garçons perdus, définitivement, un alcoolique, un dégénéré et un intellectuel. Mais trois réussis…Il cherchait un bon parti pour sa petite Rhae et cela occupait son temps, quand il n’était pas en train de comploter ou de faire espionner l’oncle maléfique. L’être haït, tellement…Il l’obsède, le bâtard royal. Il n’en dort presque plus, il le voit partout et quand ce n’est pas lui, c’est le spectre de Baelor qui hante ses cauchemars. Beaucoup moins, depuis un moment…Depuis une semaine en fait, depuis qu’il avait reçu la lettre de sa très disgracieuse majesté Main du Roi. Il faisait des rêves magnifiques ! Tous concernaient le dragon blanc et des façons de plus en plus originales d’en venir à bout. Il imaginait le pire, il imaginait ses hurlements, sa douleur, son sang, et cela suffisait à lui assurer une nuit légère, pleine de bonheur. Reposé pour la première fois depuis Cendregué, il repensait à son frère, certes, souvent, mais c’était différent. Les cernes autour de ses yeux commençaient à disparaître, son visage, ravagé par les cicatrices de sa petite vérole attrapée étant enfant, reprenait des couleurs autre que le cendre gris. Ses yeux mauves lançaient des éclairs de triomphe et non plus de rage, de frustration, à la suite d’un nouvel échec. Maekar Targaryen se sentait tout puissant, bien plus que s’il avait été Main ou roi. Il fantasmait sur le prix que payerait Rivers au moment où il serait couronné. Si les Sept continuaient d’être bon avec le parricide, Aerys resterait impuissant. Certes sa pauvre sœur désespérait de ne pouvoir avoir d’enfant et le prince en avait le cœur brisé. Si on les avait marié, comme on aurait du le faire, jamais elle n’aurait eu si mal. Tous ses fils auraient été des Targaryen pur souche et le visage de sa sœur adorée aurait rayonné de bonheur. Oh, il aimait Alanna…Il le savait. Mais il aimait tout autant Aelinor. Comme une sœur, comme une amie, et comme un peu plus. Trésor inaccessible, il se souvenait de son cœur brisé quand il avait appris la décision de son père. Il se souvenait aussi de l’idiotie qui l’avait fais tomber dans la couche de la bâtarde, en guise de consolation. Si le désir sexuel, avide et mordant, avait quitté Maekar vis à vis d’Aelinor, son besoin de la voir heureuse, de lui donner matière à sourire et de la protéger contre tout n’avait jamais disparu. Il donnerait sa vie pour elle, bien volontiers, et avec un grand sourire sur les lèvres. S’il n’avait pas tant hait l’idée d’engendrer un bâtard, même s’il aurait été aisé de le faire passer pour un enfant légitime, il aurait rendu service à sa sœur…Hélas, sa phobie de la bâtardise n’avait fais qu’empirer après Herberouge. Merci Freuxsanglant, encore lui, toujours lui. Ce démon ! Le prince se jurait d’avoir sa tête. Et pas seulement sa tête…Il voulait ses larmes, ses cris, son sang jusqu’à la dernière goutte. Il voulait le voir supplier, le voir brisé, il voulait…Oui. Il se découvrait des pulsions absolument morbide lorsqu’il songeait à cet homme et parfois un peu dérangeante, car le prince ne se considérait pas comme un tortionnaire. Il était un guerrier, il aimait certes le sang de ses ennemis, il aimait vaincre mais il aimait aussi se battre de façon assez honorable, car c’était ce que lui avait enseigné Lyonel mais Aemon avant lui. Il voulait reprendre Noire Sœur sur le cadavre du dragon blanc, mais ne voulait pas souiller cette lame adorée de honte ou d’autres sentiments du genre. Ainsi il essayait de rester dignement un chevalier, même si c’était…Compliqué, quand il s’agissait de cet homme en particulier. Certains fantasmes de mort atroce ne resteraient que des fantasmes, hélas, à moins qu’il ne lui donne une bonne raison de se venger. En s’en prenant à sa sœur, par exemple…Ou à ses enfants. Il avait beau ne pas porter Daeron dans son cœur et peut-être même le détester d’être si faible, il refusait de le voir devenir un instrument entre les mains du bâtards. Depuis qu’il était parti du Donjon Rouge, après son affrontement verbal et un peu physique –mais physiquement très frustrant- il n’avait pas oublié les paroles prononcées par le bâtard au sujet de son premier né et le faisait constamment surveiller, juste au cas où. Il y gagnait sur les deux tableaux puisque Alanna était d’autant plus rassurée.

La lettre avait été envoyée et le nouveau Grand Commandant des Armées du Roi préparait son retour à Port Real. Il comptait passer par Accalmie et donc faire un petit détour, pour annoncer la nouvelle à son mentor Baratheon et intriguer une ultime fois pour obtenir ne fus-ce que vingt hommes, de la symbolique pure…Mais entrer dans la ville, sous le regard du bâtard, accompagné non seulement de ses propres hommes mais également de ceux dont un cerf noir barrait la poitrine, était un plaisir qu’il ne comptait pas se refuser. Pour se faire, il avait fais venir de Dorne un vin très prisé de son ami et presque père et s’y rendait avec nombre de provisions, toutes celles qui étaient superflues pour la garnison qu’il laisserait derrière lui et qui serait plus utile à Accalmie. De quoi faire pencher la balance en sa faveur…Par la suite il prendrait la route de la capitale pour asseoir sa voix au Conseil et faire de son mieux pour gouverner les Sept Couronnes. L’étendue des dégâts était déjà énorme. Les dommages dus au Fléau n’avait pas encore tous été réparé, les Fer-nés razziait la côte et comme l’avait si bien dis le bâtard le jour de leur affrontement, avant que le prince ne s’en aille, il restait la question des bâtards de Daemon…Il avait l’impression que rien n’avait été réglé et que le lâche laissait les seigneurs suzerains se débrouiller tout seul. Maekar comptait bien sur quelques changements notoires, avec son retour. Et il était impatient d’y arriver…Port-Real, son nouveau poste, sa nouvelle gloire et surtout revoir sa chère et tendre sœur. Certes elle le boudait depuis qu’il était parti, refusait de répondre à ses lettres et cette absence avait beau rendre le prince totalement fou, il ne parvenait pas à lui en vouloir. Pas à elle…Si ses espions au Donjon Rouge ne lui avait pas assuré de sa bonne santé, il aurait chevauché à bride abattue jusque la, quitte à tuer vingt chevaux sur le chemin, et arraché la tête du bâtard à main nue. « Maekar ? » Le prince s’arracha à la contemplation de son bureau et à ses rêveries fantasmagoriques. Tout arriverait, en temps et en heure, il en était persuadé. D’ici la, il fallait attendre et intriguer correctement. Se montrer digne du frère qu’il avait tué. « Que se passe-t-il ? » demanda-t-il à sa femme qui tenait une lettre entre ses mains fines, un sourire réjouit aux lèvres. Peut-être avait-elle reçu une lettre de son neveu, Lord du Val. C’était le genre de petites choses qui la mettait en joie. Elle avait d’ailleurs très envie d’aller faire un tour chez elle, si bien que le prince lui avait promis ce voyage…Le temps de régler les affaires urgentes du royaume. Quand les Fer-Nés auront été remis à leur place, voilà le terme exact de ses propos, et elle avait été satisfaite de cette promesse. Maekar les tenait toujours. « J’ai reçu un corbeau qui m’informe qu’Aelinor fait route vers Dorne. » Le prince comprenait mieux le sourire de sa femme. A Dorne, sa sœur serait en sécurité. Ils l’étaient tous à moitié de part leur mère et il ne doutait pas que les Martell veilleraient sur eux. Après tout, leur tante, Daenerys, s’y trouvait également. C’était un soulagement de la savoir bientôt hors d’influence du Freuxsanglant. Peut-être qu’un meilleur climat lui apporterait les réponses tant attendue. « C’est une bonne chose. Une très bonne chose… » Lestival n’était pas vraiment sur le chemin directe pour Dorne mais n’en était pas non plus très éloigné. Il aurait espéré que la dragonne cesse de bouder et vienne le voir. Elle lui manquait. « Oui, d’autant plus qu’elle a décidé de passer par Lestival. » Le prince cligna des paupières, surpris. Ca ne ressemblait pas au caractère de sa sœur…Si elle avait décidé de lui en vouloir, elle resterait campée sur ses positions jusqu’à ce qu’il vienne s’excuser. Puisqu’ils étaient de tempérament semblable, cela expliquait le fait qu’ils ne se soient pas parlé depuis deux ans même si le prince avait tenté de mettre son ego de côté en envoyant plusieurs lettres. « Elle sera la d’ici une bonne semaine. »


Le prince de Lestival avait fais décaler son départ pour Accalmie d’une semaine, sans savoir combine de temps allait rester sa soeur. Sa lettre ne le précisait pas et d’ailleurs elle ne lui était même pas adressé à lui mais bien à sa femme. Maekar fut assez frustré d’apprendre qu’elle répondait à sa femme et pas à lui, si bien qu’il avait décidé de ne pas descendre l’accueillir quand son avant garde arriva dans la Cour de sa demeure. Enfermé dans son cabinet privé, il était néanmoins à la fenêtre pour observer l’entrée royale d’Aelinor. Ses deux filles, Rhae et Daella, courraient déjà vers leur tante pour l’embrasser. L’ombre d’un sourire perça sur les lèvres du prince alors qu’il observait, de loin, la femme de son frère. Un sentiment agréable lui étreignit le cœur. Il n’allait pas l’avouer tout haut, mais la voir le comblait de joie. Il vit son épouse saluer Aelinor et lui parler. D’où il était, il n’entendit pas ce qui se disait, il vit juste Aelinor disparaître à l’intérieur. Alanna restait en arrière avec les deux filles, parfaite maîtresse de maison. Rhae était la plus adorable des deux, à courir entre les jambes des chevaux sous le regard réprobateur de Daella qui lui intimait de se tenir un peu dignement. Ce faisant sa sœur dut lui tirer la langue car elles se chamaillèrent. Habituel…Scène banale, scène agréable.
Il entendit la porte s’ouvrir et se refermer. Il ne se retourna pas pour autant, le regard toujours fixé sur la scène, en bas. Ses deux filles riaient, à présent, car l’un des gardes d’Aelinor s’était pris les pieds dans quelque chose –il ne voyait pas quoi d’où il était- et venait de tomber, emporté par le poids de son armure. L’enfance serrait encore le cœur de ses deux petites, innocentes, douces, pourtant son aînée avait l’âme d’une dragonne, mais parfois…La petite fille laissait place à cette dureté. Ce n’était pas gênant en soi. Maekar était heureux que ses deux filles aient encore quelques instants de rêve bien mérités. De retour à Port-Real, il allait les confronter à la dure réalité de leur existence. Il leurs avait déjà bien appris à détester leur oncle Brynden et à ne le laisser approcher d’elles sous aucun prétexte. Daella avait parfaitement compris, peut-être même un peu plus loin. Par moment, le dragon regrettait qu’elle fut une femme. Elle avait un potentiel…Un vrai potentiel, qu’il aurait du voir chez Daeron et Aemon. Il ne l’aurait pas laissé dégénérer comme Aerion. « Quand elles étaient au château, elles me rappelaient Daenerys et moi. Nous passions nos journée dans les jardins du Donjon Rouge, ou lorsque Baelor et toi, vous vous entraîniez, on vous observait. » Souvenirs. Maekar se rappelait des moments où il était encore jeune enfant au service du Chevalier Dragon et où il s’entraînait parfois avec son frère aîné, celui qu’il admirait, celui qu’il voulait dépasser. Déjà à cette époque, quand sa sœur était dans les parages, il tentait de se gonfler d’intérêts, de se rendre majestueux, de battre Baelor. Parfois son frère le laissait gagner, juste pour cette raison…Il n’avait jamais éprouvé autre chose pour leur sœur que les sentiments normaux d’un frère ainsi cela ne le dérangeait pas. Oh quand Maekar s’en était rendu compte il avait été fou de rage et avait vaincu son frère pour la première fois, ce jour-là. En le blessant, par accident. Son père l’avait sermonné, Baelor ne lui en avait pas voulu du tout. Maekar lui avait fais promettre de ne plus jamais recommencer cet acte humiliant, Baelor avait promis.
Puis plus tard, après le drame, la mort de son mentor puis le fait qu’on le fiance à une Arryn alors qu’il désirait sa sœur, promise à Aerys…Il se souvenait d’avoir été longtemps observé par Aelinor. Il était alors différent, plus grand, musclé, imposant, presque terrifiant et le cœur brisé, tellement. Il était un guerrier et n’avait plus besoin que son grand frère lui fasse des faveurs. Non, il avait juste besoin d’un adversaire sur lequel il pourrai se défouler et qui pourrait encaisser. Du coup, lorsque Baelor et lui s’affrontaient, cela pouvait durer longtemps. Très longtemps. S’il était déjà un guerrier obstiné, il l’était d’autant plus en sachant que sa sœur ou sa femme l’observait…Par orgueil ? Oui, sans doute. L’homme n’ouvrait pas facilement son cœur et n’était, à l’époque, attaché qu’à ces deux dames en plus de sa propre mère. S’il désirait se rendre impressionnant pour son épouse, la rendre fière d’être mariée à un tel homme duquel elle portait déjà le second enfant, il cherchait aussi à divertir sa sœur de son pauvre destin. Tragique destin…Sa douleur l’avait toujours révulsé. A Herberouge, il voyait chaque ennemi avec le visage d’Aerys. Ca lui avait fais grand bien…Vraiment. « Reviens à Port-Réal Maekar. J’ai besoin de toi plus que tu peux le croire. J’ai boudé tes lettres en croyant que tu me reviendrais plus vite et que tu comprendrais que je ne pouvais te répondre. On me surveille plus que jamais. Si ce n’est pas Aerys qui aura ma peau ce sera Rivers. Je veux reprendre ce qui m’appartient, je veux mon trône qu’Aerys lui a donné. Si je dois le perdre, je préfère un milliard de fois que ce soit toi, qui soit roi » Elle posa la main sur son épaule, et une douce chaleur traversa le corps du prince. Accompagné d’une colère. Pas contre sa sœur, non…Contre Rivers et contre Aerys, contre ces deux monstres, ces deux incapables, ces deux…Imbéciles. Il les haïssait autant l’un que l’autre, même s’il était persuadé que Freuxsanglant manipulait son frère. Il détestait le roi de se laisser avoir aussi facilement, de ne pas être un vrai dragon. Il n’y en avait plus que deux, désormais, de cette race. Sans compter ses filles et peut-être Aegon. Il le saurait quand le môme daignerait réapparaître, avec son chevalier errant.

Ce que lui disait sa sœur était à la fois plaisant et déplaisant, nouveau et ancien. Certes, n’importe qui de censé préfèrerait avoir Maekar en tant que Main du Roi, si pas roi tout court. Il donnerait le poste de Main à Lyonel et leur duo remettrait les Sept Couronnes sur le droit chemin. Il ferait exécuter tous les misérables qui se répandaient en courbette devant le Freux et celui la…Il lui réservait un sort tout particulier sur lequel il n’avait pas encore statué. Maekar valait mille fois mieux qu’Aerys, hélas il y avait plusieurs obstacles de taille sur le chemin du trône. Peu désireux de tuer encore un frère malgré l’envie qui le tenaillait, il restait le maladif Rhaegel et ses jumeaux tout aussi attardé que lui. Négligeable ? Pas s’il était Main du Roi…Mais avec Brynden aux commandes, on pouvait s’attendre à tout, même à voir un roi attardé s’asseoir sur le trône de fer et gouverner. Ou du moins faire semblant de gouverner, puisque le bâtard maléfique tirerait les ficelles du pantin, de derrière le trône, bien à l’abris. Marrionetiste exemplaire, il pourrait arriver encore plus facilement à ses fins qu’avec Aerys. Quoi que…Son frère était encore plus manipulable que Rhaegel, ce qui était inacceptable. Le troisième né était faible de naissance, fragile, et Maekar avait beau ne pas être très proche de lui, il admettait que la faiblesse de son frère avait une source acceptable. Aerys…C’était différent. Aerys n’était bon à rien alors qu’il était sain. Il aurait du avoir les capacités pour devenir un roi correct, il aurait du avoir des yeux assez grand ouvert pour remarquer les machinations ourdies par le Freuxsanglant, pour remarquer les douleurs qu’il infligeait à sa propre femme, sa propre sœur. Il aurait du pouvoir se comporter comme un homme et offrir des héritiers pour combler Aelinor, au moins en faire une mère. Au lieu de cela…Il avait abandonné après le premier échec. La fausse couche de sa sœur avait été très difficile, il le savait et aurait tout donné pour lui offrir un héritier issu de ses entrailles. Presque tout…Il ne voulait pas la souiller avec un bâtard, pas même un bâtard d’amour sincère. Elle méritait mieux…Sa chère sœur condamnée. Une fois de plus il maudissait leur père qui avait ignoré l’amour entre eux pour la donner à Aerys. Quelle union ! Inutile, risible. Aerys n’était même pas un homme, c’était…Une chose, bonne à rien, misérable, à peine humaine. Un esprit, voilà ce qu’il était. Un cerveau, plein d’un tas de choses inutiles. Si encore il lisait au sujet de la guerre, si encore il était capable d’avoir une connaissance théorique, si encore il se préoccupait ne fus-ce qu’un peu de son royaume…
Il allait tous les faire sombrer, les tuer.
« Tu as fais ce voyage pour me demander en personne de revenir ? Dorne était-il une ruse pour tromper le bâtard et ce cher roi ? » Les deux derniers mots recelaient une haine brûlante, une haine profonde qui le collait comme une seconde peau. « Mes espions sont des incapables. » A moins qu’ils n’aient été acheté par le Freux. Il avait laissé quelques hommes de confiance pour veiller sur sa sœur et sur sa mère, mais ne pouvait se permettre de trop correspondre avec eux…Puis c’était évident en réalité, que sa sœur soit surveillée. « Tu aurais du m’envoyer une lettre, même anodine, j’aurais saisis les propos cachés…Au lieu de ça tu communiquais avec ma femme et tu me boudais. Bon sang…Chère sœur nous sommes pareil comment as-tu pu croire que je viendrais si tu m’ignorais ! » Le prince se retourna pour faire face à l’être le plus cher à son cœur. Il vit le sillon mouillé, unique, sur sa joue et posa son pouce dessus, pour l’effacer. Il n’avait jamais supporté de voir sa sœur pleurer, c’était…Inacceptable. « Avant qu’Alanna ne reçoive ta lettre, je me préparais pour un voyage jusqu’à Accalmie, pour annoncer à Lyonel Baratheon ma récente…Promotion. Que tu sembles ignorer, mais le bâtard m’a envoyé une missive m’informant que j’étais nommé Grand Commandant des Armées du Roi. Poste qui est réservé au roi, ou à sa main…Il se déclare donc incapable de protéger le royaume, il se met en position de faiblesse face à moi. J’étais en route pour revenir, avec de la chance accompagné par des soldats de l’orage. Il a laissé le royaume couler, et maintenant il supplie que je le sorte de cette impasse tout en craignant, sans doute, que ça lui soit fatal. » Après tout, le prince était partit en le menaçant d’une façon très claire. Certes ça n’avait peut-être pas été une très bonne idée quand on y regardait de près mais ça lui avait permis de se reprendre. « Je vois clair dans son jeu, Aelinor. Tellement clair…Tu as eu un bon réflexe en partant pour Dorne. Notre tante te gardera en sûreté jusqu’à ce que ces affaires soient réglées. Quand tu reviendras à Port-Real, crois moi, ma présence l’empêchera de te faire verser une larme de plus…Et je lui ferais payer celle-ci au centuple. » Discours passionné, auquel le guerrier croyait dur comme fer. Pour lui, les plans de Freuxsanglant étaient limpides et pas si idiot lorsqu’on considérait l’actuel roi au pouvoir. Il voulait contrôler le royaume, sauf qu’il avait compris que ça n’était pas si simple. Il avait compris que s’il ne faisait pas quelque chose, ne changeait pas sa façon de faire, il allait se retrouver avec une révolte sur les bras. Les seigneurs suzerains ayant des territoires sur les côtes demandaient de l’aide au roi, Maekar l’avait appris par l’un de ses agents. Brynden n’avait pas répondu, contrairement à ce qu’il aurait fallu faire. Une menace importante dans une région les menace toutes et d’ailleurs c’était en train d’arriver ? Le Nord, l’Ouest, les Conflans, le Bief…Le bâtard se les mettait à dis, là où Maekar pouvait aisément gagner des appuis. Peut-être l’avait-il compris, peut-être pas, le prince n’était pas un sorcier pour lire dans sa tête. La nomination du prince en tant que Grand Commandant des Armées du Roi était à double tranchant. Brynden essayait de garder son plus grand ennemi auprès de lui, peut-être de le contrôler. Grossière erreur…Il allait payer, et payer cher.
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Message Lun 2 Jan 2012 - 16:39

Aelinor arrivait à reconstruire des souvenirs. C’est une partie de son enfance qui la tenait toujours en vie. L’autre avait été la présence de Maekar à ses cotés. Tous les deux l’avaient détesté lorsque Maekar avait épousé la Arryn. Quelques semaines plus tard, elle avait été offerte à Aerys. Alors les jeux anodins, sa passion pour Maekar et peut être aussi son souffle de vivre s’étaient éteint. Deux dragons séparés alors qu’unis, elle aurait tant aimé. Si l’on attribue la force de caractère a un dragon et sa colère, Maekar en était le seul digne. Elle n’avait jamais eu autre idée que de le voir roi. Surtout depuis la mort de Baelor et son père, tout allait en décadence. Aerys aimait lui dire qu’elle lui ressemblait. Qu’elle était comme lui. Plus il la comparait à son plus jeune des frères, plus elle grandissait. Plus elle jouait à le torturer, voilà ce qu’était devenu le château de son enfance. Un endroit de torture constante.

Une ruse ? Non, elle avait décidé à la dernière minute de venir à Lestival. Elle ne pouvait pas supporter une minute de plus l’air de Port-Réal. Elle en avait le mal de cœur. Chaque fois, qu’elle voyait Rivers, elle imaginait qu’on le retrouverait mort lorsqu’elle se tournerait le dos. Elle avait découvert autre chose en restant seule. Et puis, elle n’était pas idiote, Aelinor était surveillée même parmi ses dames, elle comptait des agents du Freux. Il devait déjà savoir à cette heure, qu’elle était chez Maekar. Il n’était pas le dernier idiot, sinon Aelinor en aurait presque eu de la peine.

Rivers doit déjà savoir que j’ai fait route à Lestival, avant bien Dorne. Dorne je dois m’y rendre. J’ai besoin des conseils avisés de Daenerys et notre vrai oncle. Aerys ne savait pas que je venais ici, mais il va lui dire c’est certain. Il n’aurait jamais accepté, il sait combien je t’ai toujours aimé et comme je t’aime malgré tout, Maekar. Il sait que je le déteste, mais Rivers ne lui forcera jamais la main pour qu’il ait un héritier. Être loin de toi me rend malade chaque jour.

Par les sept, il devait revenir au Donjon Rouge. Brynden Rivers la tuait à petit feu. Aelinor était prête à faire des concessions. Elle était prête à tout donnée pour que le nom des Targaryen reprennent pouvoir. Elle ne voulait plus de batard sur un trône qui n’était destiné qu’à elle ou son frère. Elle avait eu du mal à ne jamais lui répondre. C’était à corps défendant, qu’elle avait menti plusieurs fois. Elle ne voulait pas perdre sa tête. Elle ne le pouvait pas pour le royaume, elle avait déjà des promesses et l’ambition de nettoyer son nom était plus que la seule idée qui la maintenait en vie. Elle ne voyait plus clair, mais le Freuxsanglants n’allait pas gagner contre elle. Elle ne se laisserait jamais faire. Elle était trop déterminée, mais pour continuer, il fallait que Maekar lui donne son soutien. Chose facile, puisqu’il n’y avait que deux clans.


Ce ne sont pas tes espions qui sont en cause. C’Est Aerys … c’est lui qui me fait surveillé. Il y a quelques mois de cela, je recevais de la correspondance de toi, Alanna et Daenerys. J’ai réussi à lui faire piquer une colère, pour la première fois de sa vie. La nuit venue il s’est glissé près de moi et m’a clairement avoué qu’il savait que je recevais des lettres de toi et il m'a menacé. Il n’était pas lui-même.

Aelinor n’avait qu’une envie et c’était de vomir pour la suite que Maekar ne connaitrait jamais. Aerys l’avait pris espérant qu’elle enfante, mais elle avait tué tout espoir, grâce à un herboriste. Rien ne sortirait de ses entrailles, portant la chair d’Aerys Targaryen, si elle pouvait s’en tenir ainsi, elle se préservait d’un bien. Il lui restait les neveux de Maekar pour souffler de la vie oppressante de reine. Mais elle avait mal agis. Elle le savait pertinemment. Elle avait eu peu et du coup, elle avait tout fait pour faire revenir Maekar. Elle aurait cru qu’il demanderait des nouvelles par Alanna, mais Aelinor n’avait pas la tête à cela.

Maekar, je t’ai toujours aimé même quand tu as épousé Alanna. Tu m’as toujours consolé et protéger d’Aerys. Tu m’as forgé comme toi, même si mère le déplore parfois. J’avais peur pour toi. Le freux surveille mes correspondances. Aerys croit que je veux le détrôner et t’y mettre. Ma tête vaut beaucoup moins que la tienne mon frère. Regarde ce qu’il fait à notre royaume. J’entretiens mes propres correspondances, mais il a n’a peut être qu’un seul œil, mais mille qui le seconde.

Pour la suite, elle resta interdite. Elle n’avait pas gobé le reste des paroles. Baelor avait secondé son père plusieurs année, mais Maekar seconder Rivers et Aerys? Elle n’osait pas y croire. Maekar avait été promu sans qu’elle le sache. Qui était les autres? Aelinor se détourna de Maekar et se mit à faire les cent pas dans le bureau. Elle voulait sa tête. Elle voulait le tuer, le découper, et le jeter en pâture à ses chiens. Elle voulait qu’on le lui laisse ce batard, qu’elle s’en occupe elle-même. La dragonne laissa échapper un cri de colère, il finirait par la tuer.

Je le hais! Je le hais! Je veux sa peau! Je veux sa tête en haut du donjon rouge Maekar! Que croit-il qu’il veut faire? J’ai promis mon soutien au Tyrell, mais je n’ai plus aucun droit sur ma propre armée, mes propres chevaliers doivent se soumettre a mon imbécile de mari et sa main. Brynden laisse les cotes sans défenses. Les Greyjoy font à leur tête comme ils l’ont toujours fait et notre famille perd sa crédibilité à cause de lui. Et je ne sais penser de cette promotion, tant que je n’aurais pas connaissance des autres nominations de Rivers.

Elle aurait du partir quand, elle avait pu se voiler la figure. Maintenant qu’elle était trempée jusqu’aux os, la Dragonne allait tout faire pour remporter le soutien populaire des sept couronnes. Elle le ferait avec ou sans Maekar, bien qu’elle ait des doutes de voir Maekar refuser. Aelinor réfléchissait, et son frère la devançait.

Encore une ruse, mon frère. Je ne vais pas à Dorne que par courtoisie. J’espère seulement que les liens du sang puisse m’aider dans ma quête mon adoré prince. Daenerys n’a jamais pardonné au Freux la mort de Daemon. Un ennemi peut être de notre père, mais j’ai toujours cru en ma tante. Surtout que le prince, notre oncle est le frère de notre mère. Aerys et Rivers croient que je m’arrêterais la. J’ai quand même l’intention de rejoindre Hautjardin par la suite. J’ai promis mon soutien à Lord Tyrell. Mais pour ca j’ai besoin de toi, Maekar. J’ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles.

Elle s’approcha de Maekar et lui caressa la joue. Il était son prince, bien plus que Baelor. Elle le regarda de ses yeux violacés et ferma ses yeux, avant de les rouvrir subitement.

Je te veux à sa place. En tant que main ou roi, voilà comment je pourrais enfin atteindre mon bonheur. Que je perde mon trône à ton profit, je n’en verrai encore qu’une victoire et non une défaite. Je veux qu’il parte …

Mais elle savait ce qui séparait Maekar d’Aerys. Rhaegel. Elle se demandait même si son frère chétif ne jouait pas dans le camp du batard. Elle ne serait certainement pas étonnée que la batard eu essayer de s’approprier ce soutien. Si Aerys mourrait la qualité de roi n’augmenterait pas et resterait encore plus basse. Brynden resterait peut-être main et Aelinor ne ferait que pester d’avoir autant de malchance. Elle avait besoin de Maekar, autant pour le royaume que pour elle. Il lui apportait une joie de vivre qu’elle n’avait plus. Surtout qu’elle avait besoin de plus que de ce soutien.

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Message Mer 4 Jan 2012 - 13:00

Une foule d’informations. La dragonne passe de la colère à la tristesse, de l’espoir au désespoir. Sa sœur a mal, et le dragon souffre tout autant à travers elle. Il aurait aimé pouvoir pourfendre chaque ennemi de cette femme adorée, il aurait aimé pouvoir écraser la tête d’Aerys avec Noirsonge et l’envoyer pourrir en enfer avec son complice, Brynden Rivers. Il aurait voulu pouvoir tuer le bâtard de ses mains, lui arracher la gorge, le massacrer purement et simplement pour lui faire payer chacune des larmes d’Aelinor, chacun de ses tourments. Et tous les autres…Peu importe qui oserait, peu importe qu’ils n’aient été que le bras armé de l’un ou de l’autre, il aurait leurs noms et signerait leur perte. Maekar refusait qu’on touche à un seul cheveux de sa petite sœur et ce, depuis sa venue au monde. Il était l’aîné dans leur duo et se devait de protéger la majestueuse dragonne. Il aurait voulu voir un sourire illuminer ses traits, sentir le bonheur se dégager d’elle mais il n’y avait que détresse, rage et désespoir. Aelinor était en train de se faner et cette idée lui serrait le cœur. Il ne voulait pas la voir s’éteindre, elle qui était si fougueuse, si digne de leur maison, avant d’épouser Aerys. Comme si cette sangsue lui aspirait la vie, la joie, l’existence entière. Aerys était taré, comme tous les bâtards de leur grand père. Il ne valait pas mieux que Rhaegel, sauf que son frère était si simple d’esprit qu’il n’était même pas capable de cruauté. Il attendait l’occasion… « Rivers doit déjà savoir que j’ai fait route à Lestival, avant bien Dorne. Dorne je dois m’y rendre. J’ai besoin des conseils avisés de Daenerys et notre vrai oncle. Aerys ne savait pas que je venais ici, mais il va lui dire c’est certain. Il n’aurait jamais accepté, il sait combien je t’ai toujours aimé et comme je t’aime malgré tout, Maekar. Il sait que je le déteste, mais Rivers ne lui forcera jamais la main pour qu’il ait un héritier. Être loin de toi me rend malade chaque jour. » D’un côté il préférait savoir sa sœur sans héritier dans le ventre. Un fils issu d’Aerys ? Non, il n’aurait pu le supporter et ce malgré la douleur de sa sœur. Elle non plus, il en était certain, ne voulait pas se souiller avec cet homme et il n’osait pas imaginer quel calvaire elle avait enduré sans son frère pour la soutenir, sans l’épaule forte de Maekar pour l’aider à rester digne. Il s’en voulait, soudain, terriblement pour l’avoir laissée en arrière. Mais il lui avait demandé de l’accompagner et elle avait refusé tout net, à l’époque. Vexé, il lui avait fallu de long mois avant qu’il ne se décide à envoyer un corbeau. Jamais rien de trop explicite, au cas où l’oiseau serait intercepté. Paranoïaque, il voyait l’ombre du bâtard sur tous les murs, même ici, à Lestival. Il n’avait pourtant jamais considéré Aerys comme une vraie menace…La jalousie. Voilà ce que ressentait le roi pour son frère. Etais-ce justifié ? Au fond, s’il avait été capable d’aimer sa femme, sa sœur, s’il avait pu se décoller des maudits bouquins et lui faire l’amour, lui donner des héritiers, des enfants à aimer, Aelinor et lui auraient pu s’entendre. Mais son frère semblait impuissant et ne provoquait que dégoût et rage chez sa femme, d’autant plus depuis qu’il se laissait manipuler par le freux. Sa sœur vieillissait, elle ne porterait sûrement pas l’enfant qu’elle désirait tant et c’était pour cette raison que Maekar fermait les yeux sur sa relation avec Daeron. Si cela pouvait la rendre heureuse…Il se tairait et lui laisserait ce fils dont il ne voulait plus.


« Ce ne sont pas tes espions qui sont en cause. C’est Aerys … C’est lui qui me fait surveiller. Il y a quelques mois de cela, je recevais de la correspondance de toi, Alanna et Daenerys. J’ai réussi à lui faire piquer une colère, pour la première fois de sa vie. La nuit venue il s’est glissé près de moi et m’a clairement avoué qu’il savait que je recevais des lettres de toi et il m'a menacé. Il n’était pas lui-même. » Il m’a menacée. Cette phrase raisonnait dans les oreilles du Targaryen et se prunelles mauves se teintèrent d’une rage peu commune. Menacée ? Il avait osé menacer Aelinor ? Ce n’était pas la chose judicieuse à dire pour empêcher le prince d’aller à Port-Real sur le champ pour tuer cette immonde vermine et son bras armé. Menacé…Menacé ! Il n’en revenait pas. Ce maudit daignait se réveiller et se glisser dans le lit de sa femme pour la menacer ? Il espérait pour lui que l’acte n’avait pas dépassé ce stade. Il en doutait, vu la façon dont sa sœur semblait troublée. Pauvre enfant…Pauvre sœur, idolâtrée d’un côté et mal aimée de l’autre. Aerys la torture psychologiquement, Brynden la broie et Maekar n’avait pas été la…Nouvelle culpabilité, nouvelle douleur. Il n’avait même rien su de ce qui arrivait à sa dragonne. Personne ne l’avait informé, peut-être parce que personne ne le savait. La sphère privée du roi et de la reine…Comment y pénétrer ? Aerys sait.Et que sait-il, sinon des mensonges ? Que croit-il ? Il connaît l’aversion de son frère pour les bâtards, il sait que jamais Maekar n’aurait touché la reine malgré le désir, malgré l’amour. Avant ses deux premiers enfants, peut-être…Mais il ne pouvait infliger cette honte à Alanna. Plus maintenant, pas si ça se savait. Tiraillé entre deux femmes, le Targaryen souffrait véritablement d’avoir été si incompétent, de ne pas avoir pu remarquer ce qui arrivait à Port-Real. Il souffrait d’être parti pour un orgueil blessé et de ne pas avoir obligé sa sœur à le suivre, devait-il pour cela l’attacher dans le carrosse avec sa femme et ses filles.
Sa rage devait se lire dans ses yeux, sur son visage car sa sœur vint poser ses mains sur ses joues et tenter de le réconforter, de le calmer. « Maekar, je t’ai toujours aimé même quand tu as épousé Alanna. Tu m’as toujours consolé et protégé d’Aerys. Tu m’as forgée comme toi, même si mère le déplore parfois. J’avais peur pour toi. Le freux surveille mes correspondances. Aerys croit que je veux le détrôner et t’y mettre. Ma tête vaut beaucoup moins que la tienne mon frère. Regarde ce qu’il fait à notre royaume. J’entretiens mes propres correspondances, mais il a n’a peut être qu’un seul œil, mais mille qui le seconde. »
Combien bien c’est-y que lord Freuxsanglant il en a, d’zyeux ? Mille et rien qu’un.
Maekar allait veiller pour qu’il ne lui en reste même plus un pour pleurer.

Le prince n’acceptait pas que l’on surveille sa sœur comme une vulgaire nobliaude soupçonnée d’adultère. Il refusait qu’on la prenne pour une catin, qu’on l’accuse de complots. Elle n’y était absolument pour rien, jamais…Maekar cherchait bien à détrôner quelqu’un, mais ce n’était pas Aerys : C’était le bâtard. Aerys, il pouvait aisément le manipuler, voilà ce qu’il s’était toujours dis et de toute façon même s’il ne devenait pas Main du Roi, rien ne serait pire que le bâtard. Il avait désormais changé d’avis mais c’était tout récent. Il lui fallait abattre non seulement Freuxsanglant mais aussi Aerys. Même Rhaegel sur le trône vaudrait mieux et de la…Il suffisait de convaincre son frère de faire de lui la Main du Roi. A la mort du fragile troisième fils, Maekar pourrait enfin monter sur le trône et remettre de l’ordre. Dans l’un ou l’autre de ses plans, il fallait que deux acteurs importants disparaissent. Il allait rendre sa sœur veuve et rayer un être maléfique de l’échiquier. Elle n’aurait sûrement jamais d’enfants mais au moins ne serait-elle plus obligée de subir tout cela. Et si elle désirait prendre un amant…Et bien son frère la laisserait faire, c’était la moindre des choses. « Je le hais! Je le hais! Je veux sa peau! Je veux sa tête en haut du donjon rouge Maekar! Que croit-il qu’il veut faire? J’ai promis mon soutien au Tyrell, mais je n’ai plus aucun droit sur ma propre armée, mes propres chevaliers doivent se soumettre a mon imbécile de mari et sa main. Brynden laisse les côtes sans défenses. Les Greyjoy font à leur tête comme ils l’ont toujours fait et notre famille perd sa crédibilité à cause de lui. Et je ne sais penser de cette promotion, tant que je n’aurais pas connaissance des autres nominations de Rivers. » Elle exprime dans sa colère ce que le prince pense tout bas depuis longtemps déjà. Rivers déshonorait par chacune de ses actions les Targaryen et la simple existence d’Aerys était déjà un grand mal. Que sa sœur tente d’aider les seigneurs suzerains dans leur lutte contre les Fer-Nés était une bonne chose mais complètement inutile compte tenu du fait qu’elle n’avait aucun droit sur l’armée tant que son mari serait en vie. Et les promesses non tenues pouvaient faire plus de mal que de bien…Pourtant il était bien décidé de s’occuper lui-même des Greyjoy. En tant que Grand Commandant des Armées, c’était lui qui avait tous les droits sur l’armée des Sept Couronnes et les chevaliers fidèles aux Targaryens. Il pourrait donc aider les Tyrell, les Lannister, les Tully et même les Stark si le Nord se mettait à réclamer l’aide de la Couronne. Pour le prince, laisser les fer-nés se moquer de la puissance du dragon n’était pas acceptable. Le cauchemar représenté par Aigracier pour Brynden Rivers le faisait dévier des véritables problèmes. Pensait-il sincèrement que les Fer-Nés étaient moins dangereux ? Croyait-il qu’éviter de répondre aux missives suppliantes des Lannister suffirait pour qu’ils comprennent l’évidence, à savoir : Désolée mais le royaume est géré par un incapable qui met plus d’énergie à se battre contre des fantômes, des ombres au loin, que de vous aider parce qu’au fond vous ne valez pas Aigracier. Débrouillez-vous !
Ridicule. Même Maekar était plus fin tacticien que cela. Enfin il l’avait toujours été lorsque cela concernait la guerre…
Sa sœur continuait de tourner en rond et de pester pendant que le prince réfléchissait : « Encore une ruse, mon frère. Je ne vais pas à Dorne que par courtoisie. J’espère seulement que les liens du sang puissent m’aider dans ma quête mon adoré prince. Daenerys n’a jamais pardonné au Freux la mort de Daemon. Un ennemi peut être de notre père, mais j’ai toujours cru en ma tante. Surtout que le prince, notre oncle est le frère de notre mère. Aerys et Rivers croient que je m’arrêterais la. J’ai quand même l’intention de rejoindre Hautjardin par la suite. J’ai promis mon soutien à Lord Tyrell. Mais pour ça j’ai besoin de toi, Maekar. J’ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles. » Et il avait tout autant besoin d’elle car si sa sœur se mettait à lui ramener des alliés il ne pourrait que mieux s’en porter. S’il avait l’armée et la flotte de Hautjardin sous ses ordres, loyales dans l’optique que le prince règlerait leur problème, le bâtard perdrait un puissant appuis. Hélas il ne pouvait pas oublier que Rivers avait nommé un ressortissant du Bief comme Grand Argentier. Clarence Hightower pourrait très vite être une ombre au tableau. Maekar jugerait lui-même de sa loyauté au Freux une fois qu’il serait à Port-Real. D’ici un peu plus de deux semaines, si tout allait bien. Encore fallait-il que tout se passe comme prévu.

Aelinor cessa alors de tourner en rond et vint près de son frère, touchant encore son visage ravagé par la petite vérole. Les yeux dans les yeux, le prince distinguait la détresse profonde de la reine, et sa haine à l’égard de son époux, de la Main…Peut-être même du monde. Il avait envie de l’enlacer et de lui faire oublier chaque douleur, de la rendre…Plus heureuse, comme si tout ceci n’avait été qu’un cauchemar. Il brûlait de retrouver ses yeux pétillants de joie et de malice. Hélas, l’étincelle s’était éteinte… « Je te veux à sa place. En tant que main ou roi, voilà comment je pourrais enfin atteindre mon bonheur. Que je perde mon trône à ton profit, je n’en verrai encore qu’une victoire et non une défaite. Je veux qu’il parte … » Un murmure. Si quiconque l’avait entendue, on aurait pu la faire exécuter pour haute trahison. Mais, à Lestival, les murs n’avaient pas d’oreille. Porte close dans son espace personnel, Maekar ne quittait pas les yeux de sa sœur. Il leva sa grande main rendue calleuse par le maniement des armes et la posa sur celle, douce, d’Aelinor. « Ne crois-tu pas que ce soit la mon plus cher désir, sœur de mon cœur ? Voilà deux ans quand je suis parti du Donjon Rouge, j’ai dis au bâtard que son plus grand ennemi n’était pas Aigracier. Je lui ai montré que je pourrais l’écraser. C’est dans mes projets, mais puis-je vraiment me présenter au Conseil Restreint avec une épée et la lui enfoncer dans le cœur avant de me diriger jusqu’à ta chambre et agir de même avec Aerys ? Le royaume risquerait de sombrer plus qu’il ne l’est déjà et j’ai trop de sang Targaryen sur les mains… » Le douloureux souvenir de Cendregué obscurcissait davantage son regard haineux. Pas envers Aelinor, non, envers ces deux démons. Il serra un peu plus fort sa main autour de la sienne. « Pourtant je le ferais. Rivers va disparaître mais pour que cela serve à quelque chose, il faut qu’Aerys disparaisse aussi. Et que Rhaegel…Le suivre de très près. D’ici la, je ne peux que te protéger et chercher des alliés pour m’aider dans cette tâche. Je sais que les seigneurs suzerains, pour la plupart, en veulent au bâtard d’ignorer leurs appels à l’aide. Que crois-tu que je ferais, une fois arrivé à Port-Real ? Je l’obligerais à intervenir sur les côtes et j’irais moi-même châtier Greyjoy pour avoir osé se révolter contre la puissante maison Targaryen. Sais-tu ce que tous retiendront ? Qu’à la tête des armées royales ne se trouvait ni le faible Aerys ni le soi-disant héros Freuxsanglant. Non, il y avait le prince de Lestival, il y avait Maekar Targaryen et il les a mené à la victoire. » La colère faisait place à la fièvre dans ses yeux. Oui, il croyait à tout ce qu’il disait et l’avait imaginé cent fois depuis qu’il avait reçu ce corbeau, acte de faiblesse. Si le Freux comptait le manipuler, le prince ne se laisserait pas faire et une fois sa nomination effective, une fois la victoire remportée, il ne pourrait plus se débarrasser de lui au risque de voir une révolte éclater. Le prince avait l’appui de l’orage presque assuré, lui qui avait grandis dans ces territoires hostiles en tant qu’écuyer de Lyonel, il qui partageait ses réserves avec Accalmie pour lutter contre la famine. Il aurait peut-être même l’appuis du Bief de par sa sœur dés l’instant où la promesse de celle-ci serait tenue et enfin celle du Val de par sa femme une fois qu’elle aurait fais le voyage jusque la. Trois puissantes régions en poche et il doutait que les Lannister se rallient au Freux. Au pire ils resteraient neutres, quand aux Tully.. Non décidément non. Ils étaient aussi impliqués que les autres dans la bataille contre les fer-nés. Si le prince leurs donnait la victoire, il n’était pas difficile de savoir à qui irait l’allégeance en cas de révolte. Maekar ne voulait pas en arriver là, bien sur mais si les évènements l’y forçaient…« Quand tu iras à Dorne, répète à notre tante et à notre oncle tout ce que tu viens de me dire. Explique leurs la situation, dis leurs ce que fais le bâtard. Nuls doutes que notre tante fera alors tout pour arrêter cette mascarade. Quand tu iras ensuite dans le Bief, dis à lord Tyrell que le Grand Commandant des Armées du Roi règle son problème en ce moment-même. Et quand enfin tu retourneras à Port-Real…Sois assurée que notre frère ne te fera plus aucun mal. Aerys est lâche, il s’est trouvé un semblant de courage parce que j’étais loin mais crois moi…Il n’osera plus rien tenter une fois que je serais rentré. » Une promesse, oui. Maekar ne voulait pas le sang d’un autre frère sur les mains mais il pourrait toujours s’arranger d’une façon ou d’une autre. Aerys ne méritait pas la mort d’un homme digne. Quand au bâtard…Il finirait par commettre l’erreur fatale. Il était d’ailleurs déjà en train de tresser la corde avec laquelle il pourrait se pendre.
Sa main glissa le long du bras de sa sœur et se posa sur son épaule, qu’il serra un peu. « Mais d’ici la…Tu dois me promettre de te contrôler. Ignore Aerys, ignore le bâtard et surtout ne souffle jamais mot ou même allusion à tout ce que je viens de te dire. Je n’ai jamais voulu être roi, comme je n’ai jamais voulu être Main, mais qui d’autre à part moi pourrait assurer ces charges ? J’essaie de régler ces affaires sans verser davantage de sang, j’essaie d’empêcher une guerre civile, j’essaie…De ne pas condamner le royaume par une prise de pouvoir violente. La famine est grave dans les terres de l’Orage, et je ne veux pas m’asseoir sur un monceau de cadavres. Baelor m’a appris…Certaines choses que je n’oublierais jamais. Mais crois-moi, sœur de mon cœur, un jour…Bientôt je l’espère, j’aurais en main les cartes et le pouvoir pour les évincer tous les deux sans que personne ne verse de sang. Et la, vois-tu, ils paieront cher. Surtout Freuxsanglant. » Il déposa un baiser sur son front, appuyant ses lèvres peut-être un peu trop longtemps. Il avait tellement envie de lui rendre le sourire, ne fus-ce qu’un instant, sans se soucier des conséquences…Mais c’était trop dangereux. Alors il finit par s’écarter. « Souviens toi de cela, à Lancehélion, à Hautjardin et à Port-Real. Souviens toi de cette promesse que je te fais et pense que chaque acte mauvais envers toi, ils le paieront bien plus cher que par la simple mort. Rêve en chaque nuit si cela peut t’aider à dormir, pense y chaque jour si cela peut t’aider à avancer…Et laisse moi faire, Aelinor. Ta vie sera plus douce désormais… »

Il y veillerait, il ferait tout pour cela car sa sœur était la prunelle de ses yeux et il avait besoin de le savoir heureuse, de la savoir épanouie et pas emprisonnée comme un vulgaire oiseau en cage. Il ne laisserait plus personne la toucher et même si le remord de l’avoir laissé seule là-bas lui déchirait l’âme –un échec de plus, une douleur de plus- il ferait tout pour se rattraper. Chaque parole prononcée était véridique et malgré ses fantasmes de mort atroce non seulement pour son frère mais également pour le bâtard, il agirait avec plus de parcimonie. Baelor lui avait donné de grandes leçons, la plus importante, sans doute, étant celle de Cendregué. Le prince ne voulait plus voir couler de sang pour des histoires d’orgueils. Plus jamais…Il lui faudrait procéder autrement et il avait son idée sur la manière. Plus longue, elle le serait. Mais également plus gratifiante.
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Message Jeu 5 Jan 2012 - 4:15

La dragonne n’était plus jeune. Sa beauté finirait par se ternir. Ses yeux exprimaient la simple souffrance qu’elle avait de pouvoir regarder un futur qui n’existerait jamais. Ses colères contre son oncle, ses amours perdus. Il y avait eu Maekar, des hommes et des passions qu’elle avait oubliés. Son cœur était devenu froid comme les premières neiges du Nord. Elle ne supportait plus ses propres désirs. Elle voulait seulement trouver les bras de quelqu’un qui ne traiterait qu’en femme. Ce qu’elle avait été voilà bien des années. Mise à part sa haine, elle n’avait plus aucune tendresse. Seul Daeron sauvait sa peine d’un enfer. Elle s’accrochait au fils de Maekar comme s’il était la seule chose qui la retenait de ne pas partir. De fuir Aerys et tout le reste. Ses obligations, ses responsabilités et encore sa famille. Elle voulait déposer les armes. En fait, elle l’avait voulu quelques années après la naissance de Daeron. Baelor tout comme Maekar avaient compris l’état de détresse de leur sœur et l’avait laissé intégrer la vie de leur enfant. Elle était encore jeune pour comprendre tout cela à cette époque. Elle avait épousé une idée et marié le mauvais frère. Elle était maudite et se rendait compte qu’elle n’avait pas vu tout le bon coté. Elle ne savait pas encore si elle était prête à avouer ce qu’elle n’avait jamais avoué à personne. Même Maekar n’en savait rien. Elle avait toujours effleuré l’esprit de son frère. Elle ne lui avait jamais avoué qu’elle avait fait pire. Tué un frère était une chose, tué son enfant en était un autre. Elle aurait tout fait pour le conserver s’il n’avait pas été de la chair de son frère ainé. Elle l’aurait cajolé et adoré comme elle l’avait avec Daeron et les autres, mais elle n’aurait pas pu y arriver. Elle ne l’aurait certainement jamais aimé, comme elle aimait Daeron. Comme elle avait aimé Matarys et Valarr. Et ses petites princesses de Lestival, elle ne les oubliait pas.

Maekar reprit la parole et Aelinor comme elle s’y attendait sentit enfin l’espoir de voir renaitre le dragon. Celui qu’elle connaissait, elle le retrouvait comme elle l’avait connu bien des années auparavant. Elle était habituée à ses propres changements d’humeur, mais voilà deux ans. Deux longues et douloureuses années sans Maekar. Elle ne doutait pas que Brynden Rivers s’amusait à voir les deux dragons déchirés, mais de nouveau, elle le retrouvait pour mieux reprendre ce qui leur appartenait. Il lui faisait plaisir de le voir ainsi. Elle retrouvait son Maekar son prince si tendrement aimé. Elle avait du freiné ses sentiments envers lui, pour ne jamais se compromettre, elle avait du le faire pour une femme qu’elle tenait en respect. Alanna lui avait presque donné un fils. Elle n’allait surement pas faire honte à cette femme qu’elle aimait comme une amie sincère.

Seulement si tu pouvais le faire sans que les dents de Freux te passent au couteau par après. Il doit aussi y avoir un autre moyen de destituer Aerys. De le faire tomber d’un trône qu’il n’a jamais touché.

Aelinor se ravisa à la dernière minute d’ajouter que son frère n'était qu'un indigne fils des dragon. Aerys n’en était qu’un parce qu’il était né de l’union de sa mère et son père. Maekar avait été forgé comme le dragon dans sa grandeur et sa colère, Aelinor n’avait qu’été entrainée dans le tourbillon de son frère. Elle avait fini par mettre la faute de sa misère sur le corps maudit de son père. Elle tentait toujours d’excuser le cadet, mais elle savait qu’autrement, ils n’auraient jamais eu de complication si tout avait été différent.

Les alliées je te les trouverais. Même si je dois mettre ma vie en danger. Ma cause est la tienne Maekar. Ceux qui verront te battre sauront que les Dragons ne les ont pas oubliés. Le Freux ne pourra qu’en démordre. Je suis heureuse qu’il y ait encore ce dragon en toi. Tu auras toujours mon entier soutien. Malgré l’ascension du batard, j’ai encore des hommes qui me sont fidèles. Dont je remets ma vie, sans hésiter.

Dorne était un point essentiel. Du moins, elle espérait que sa cause soit assez noble pour un Dragon. La Princesse de Dorne était une sœur qu’elle ne saurait trahir, mais jouer contre le Freux était un jeu parfois risqué. Il était rusé, il connaissait les faiblesses de sa reine. Surtout aux faiblesses humaines de sa nièce, soit son frère, son neveu, sa mère et les Martell.

Dorne est un point sensible, n’oublie pas que certains de nos cousins vivent au donjon rouge. Je n’ose pas imaginer la colère de notre oncle si malheur y devait arriver. Nous serions qu’en plus mauvaise position.

Son prince savait lire en elle. Voilà qui lui faisait terriblement plaisir. Elle aimait cette complicité qu’elle avait eue toute jeune. Elle avait eu des liens forts qu’avec ses deux princes préférés. Baelor avait été son confident, Maekar lui avait été son chevalier. Il avait toujours été là pour la relever. Il lui avait offert de somptueux cadeau, il avait terrassé ses peurs de gamine, il l’avait choyé comme son père aurait du le faire chaque fois. Mais il n’avait jamais été là. Il s’enfermait avec son prince chéri. Aerys le plus intellectuel. Elle vivait parmi la marmaille de suivantes et arrivait toujours en s’en dégager pour admirer ses deux frères. Elle avait été une petite poupée qui aimait rire et qui maintenant perdait vie. Elle avait fait des choses pour se garder en vie, mais elle ne voulait pas mettre la vie de ses amis en danger. Du moins, pas pour un batard.

Comment ignorer un homme avec qui tu ne dors plus depuis des années et qui du jour au lendemain se présente dans ton lit espérant te faire un hériter, comment ignorer une batard qui sourit lorsque je passe devant ce trône maudit. Je ne sais pas comment je ferais mais je le ferais, si ce n’est que pour le bien de nos terres. Ce batard est peut-être ignoble, mais il n’a rien pour me faire tomber. Mais je ferais tout, mais absolument tout, pour voir le prince de Lestival triompher.

Aelinor se sentit devenir la gamine qu’elle était. Quand Maekar l’embrassa sur le front, elle se sentit redevenir la petite princesse qu’elle était. Quand le jeu de trône n’était même pas encore travaillé dans sa tête. Elle était encore l’innocence pure. Ses chagrins et ses peurs s’étaient toujours envolé à la tendresse de ce geste, mais elle savait que les adultes qu’ils étaient venu, il y avait la tentation du passé. Elle laissa son frère reculer et soupira. Elle s’avança vers la fenêtre et regarda les deux enfants. Ses deux nièces si belles et si jeunes. Leur sourire si innocent la faisait souffrir autant que l’incompréhension des rêves de Daeron.

Elle était là faisant dos à son propre frère. Elle regardait les deux filles de Maekar regrettant son propre fils. Elle ne l’avait jamais dit, mais puisqu’elle y était autant tout avouer. Aerys avait vu la première grossesse d’Aelinor alors qu’elle venait à peine de l’épouser. Elle était si radieuse. Radieuse jusqu’au jour, où elle avait mené sa propre guère de femme bafouée. Elle avait tant craché de feu, que son pauvre corps fragile n’avait pas tenu le coup. Elle avait perdu l’enfant, mais elle avait vite pu se consoler avec la naissance de Matarys et même celle de Daeron. La deuxième qu’elle fit, fut de son propre gré, malgré qu’elle ait toujours des regrets.

Il aurait eu deux ans bientôt. Il aurait probablement hérité des cheveux blonds des Targaryen et des yeux violacés. J’aurais pu le regarder jouer oubliant qu’il y avait un homme que je déteste à ma place. Je me serais retirée à Lestival, comme tu l’avais voulu au début. Mais rien. Je me lève chaque nuit hantée par un fils que je ne connais pas Aurais-je été aussi maudite mariée à toi Maekar?

Elle tremblait comme si le grand frisson la prenait. Elle ne savait même pas s’il y avait une logique dans sa tête. Elle ne savait pas quoi faire. Elle n’alignait pas deux mots cohérents dans sa tête. Elle tremblait et la seule raison ne pouvait pas être son bonheur. Elle aurait chéri son fils comme elle aimait Daeron. Son seul bonheur, elle l’avait tué. Elle était la seule coupable, du moins autant qu’elle pouvait rejeter cette culpabilité sur Aerys.
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Message Ven 6 Jan 2012 - 14:29

Il voit le regard de sa sœur changer. Une étincelle de vie y prendre place, comme une renaissance. Aelinor croit, c’est de l’espoir qu’il voit et il en est la cause. Une flamme qu’il va alimenter, une flamme qui lui tiendra chaud au cœur de ses nuits solitaires et de ses déprimantes journées. Le dragon se le promet, plus jamais sa sœur ne souffrira et il tuera quiconque sera la cause de sa douleur, dusse être lui. Il a perdu Baelor, il l’a tué, il peut le dire, les cauchemars fait chaque nuit le savent déjà. Il ne veut pas être responsable de la perte d’Aelinor. Il ne veut pas qu’Aerys puisse lui mettre une accusation d’adultère sur le dos, il ne veut pas voir sa jolie tête tomber, rouler sur le sol à ses pieds, sous le regard satisfait du Freux. Et il ne veut pas subir ce sort-là lui-même. A son retour au Donjon Rouge, des tas de choses allaient changer. Aerys serait remis à sa place et il écraserait le bâtard, s’arrangerait pour le maintenir en son pouvoir. Adversaire certes coriace mais le dragon ne se laisserait pas avoir une seconde fois. Deux années ont passé, deux années durant lesquelles il avait pu mûrement réfléchir au futur et à sa façon d’agir. Deux années durant lesquelles il avait appris que la colère pouvait mener loin. Trop loin, parfois. Deux années durant lesquelles il avait pris de grandes décisions : prendre le pouvoir sans verser une goutte de sang, montrer à tout le royaume quel guerrier il était, gagner des appuis si puissants que même le bâtard ne pourrait plus rien contre lui. Il allait le vaincre, l’écraser et ainsi sauver la famille Targaryen, son honneur, sa pureté. Il crachait sur le bâtard comme sur toute autre forme de bâtard. Il haïssait cette engeance depuis qu’il avait vu le pire en eux et mettait tout dans le même sac. Rivers, Aigracier mais aussi les Snow, les Flower, les Stone, les Storm et les Pyke, quels qu’ils soient. C’était presque pathologique tant c’était profond et Brynden Rivers en était l’unique responsable. Trop de faits issus de son cru, trop de manipulation, trop d’échecs par sa faute. Maekar n’assume plus la longue lignée de déception qu’est sa vie et il est résolu à tout faire pour que cela change. Ainsi il veut le faire correctement, il veut agir dignement et montrer à tous qui est le véritable dragon, le véritable roi. La véritable Main, à défaut. « Seulement si tu pouvais le faire sans que les dents de Freux te passent au couteau par après. Il doit aussi y avoir un autre moyen de destituer Aerys. De le faire tomber d’un trône qu’il n’a jamais touché. » Maekar acquiesce et prend conscience de toutes les paroles, laissées en suspend par sa sœur. Aelinor pense comme lui, Aelinor le soutien à sa façon et cela est important pour le prince de Lestival. Il n’aurait pas bougé s’il avait du faire souffrir sa sœur dans son acte. Sauf qu’Aelinor hait Aerys, hait Rivers et veut leur perte, à tous les deux. Les derniers dragons de leur génération, unis, pour vaincre. Il n’en attendait pas moins d’elle, ainsi elle se montrait digne de…Tout. Famille, éducation, valeur, même digne de cet amour qu’ils n’avaient jamais pu explorer. « [b]Les alliées je te les trouverais. Même si je dois mettre ma vie en danger. Ma cause est la tienne Maekar. Ceux qui verront te battre sauront que les Dragons ne les ont pas oubliés. Le Freux ne pourra qu’en démordre. Je suis heureuse qu’il y ait encore ce dragon en toi. Tu auras toujours mon entier soutien. Malgré l’ascension du batard, j’ai encore des hommes qui me sont fidèles. Dont je remets ma vie, sans hésiter. » Cela, le prince était heureux de l’entendre. Il voulait le nom de ces gens pour s’en souvenir et les récompenser le moment venu. Être fidèle à sa sœur, c’était lui être fidèle et Maekar ne crachait pas sur ce genre de parole. Il avait plus que jamais besoin de puissants alliés ou d’alliés tout court. Avoir l’Orage ne signifiait pas qu’il pourrait compter sur toutes les autres régions. Mais vaincre les Fer-Nés, cela lui assurerait une reconnaissance de la part de toutes les régions attaquées. Au moins du Bief, de l’Ouest et du Conflans. Le Nord avait toujours eu le don de se défendre seul par sa simple hostilité naturelle.

« Dorne est un point sensible, n’oublie pas que certains de nos cousins vivent au donjon rouge. Je n’ose pas imaginer la colère de notre oncle si malheur y devait arriver. Nous serions qu’en plus mauvaise position. » Il ne s’inquiétait pas pour les dorniens présent au Donjon Rouge car même le bâtard n’était pas assez idiot pour leurs faire du mal, d’une quelconque façon. Se mettre à dos la maison Martell signerait définitivement sa perte car seul Maekar, lui qui avait du sang de Dorne et sa mère, Myriah, pourraient rétablir de bonnes relations entre les deux peuples. Ils avaient besoin de Dorne, si ce n’était contre les Fer-Nés, du moins le serais-ce contre Aigracier ou contre quelque ennemi qui se présentera à leur porte. « Comment ignorer un homme avec qui tu ne dors plus depuis des années et qui du jour au lendemain se présente dans ton lit espérant te faire un hériter, comment ignorer un bâtard qui sourit lorsque je passe devant ce trône maudit. Je ne sais pas comment je ferais mais je le ferais, si ce n’est que pour le bien de nos terres. Ce bâtard est peut-être ignoble, mais il n’a rien pour me faire tomber. Mais je ferais tout, mais absolument tout, pour voir le prince de Lestival triompher. » Maekar sourit, l’ambition se lit sur ses traits mais ce n’est pas tant celle de devenir Main ou roi, non. Au final, ces objectifs sont secondaires dans son esprit. Ce qu’il veut, c’est débarrasser le royaume des bâtards de son grand-père, les détruire, tous les exterminer même s’il devait les traquer jusque dans les Cités Libres. Il veut balayer cette honte, cette infamie, faite sur la maison Targaryen. Il veut aussi sauver les Sept Couronnes du joug de cet être indigne, incapable de conduire lui-même l’armée royale, incapable de quoi que ce soit en réalité puisqu’il semblait au prince de Lestival que jamais Brynden Rivers n’avait fais quelque chose de bien, à part tuer son demi-frère à Herberouge. Depuis…Rien. Pourtant il portait Noire Sœur à la ceinture, provoquant chaque fois une bouffée de haine de la part de Maekar. Cette épée…Il la reprendrait soit à un cadavre soit à un homme déchu, misérable. Cette épée était sienne, était destinée à être tenue par ses mains, celles d’un vrai Targaryen. C’était lui, qu’Aemon Chevalier-Dragon avait choisis comme écuyer, c’était lui, qui était devenu un digne chevalier au contraire de tous les autres. C’était lui, qui avait du mérite et lui, dont le prénom honorait la lignée Targaryen. Oui, c’était lui…
Aelinor s’était écartée pendant que le prince divaguait sans dire un mot. Elle s’était posée sur le rebord de la fenêtre, le regard baissé sur la Cour où ses deux filles se trouvaient encore. Ses joyaux, ses princesses…Même s’il n’avait jamais été démonstratif à leur égard, Maekar les adorait et les chérissait. Elles étaient une véritable réussite et il désespérait qu’elles n’aient pas été des garçons. Pourtant…Il suffisait de regarder Aelinor pour voir qu’un dragon pouvait vivre dans le corps d’une femme. Elle était magnifique dans sa colère, dans sa toute puissance et aussi dans son désespoir, malgré tout. Elle était belle, quelle que soit l’émotion déformant ses traits et inspirait au prince des mots qu’il n’était pas en mesure de prononcer car il n’avait jamais été des plus doué avec les verbes plaisants à entendre pour les femmes. Heureusement, la sienne savait qu’elle épousait un guerrier et avait appris à l’aimer malgré tout. Peut-être que l’ancienne Arryn n’avait même jamais rêvée d’un courtisan…Au moins il lui avait donné des enfants robustes à chaque fois bien que raté, à son sens, pour trois d’entre eux. Enfin, deux et demi…Certes Aemon l’avait déçu, fortement, en devenant mestre mais au moins était-il intelligent. Daeron était un incapable et Aeron…Un fou. Sans lui, Baelor vivrait toujours et les problèmes que connaissaient le royaume n’auraient pas lieu d’être. « Il aurait eu deux ans bientôt. Il aurait probablement hérité des cheveux blonds des Targaryen et des yeux violacés. J’aurais pu le regarder jouer oubliant qu’il y avait un homme que je déteste à ma place. Je me serais retirée à Lestival, comme tu l’avais voulu au début. Mais rien. Je me lève chaque nuit hantée par un fils que je ne connais pas Aurais-je été aussi maudite mariée à toi Maekar? »
Silence.

Le prince n’a pas besoin de réfléchir sur les dates, il sait que l’unique fausse couche, à sa connaissance, date du début de son mariage avec Aerys. Alors de quoi parle-t-elle en évoquant ce bébé tué dans l’œuf ? Il y a deux ans, tu n’étais pas la, tu venais de t’en aller, de fuir, sale lâche et tu l’as laissé… Qu’était-il arrivé, alors que sa sœur le boudait et que lui, vexé qu’elle refuse de le suivre, était parti sans se retourner ? La fureur du dragon l’avait quitté pour faire place à un grand froid en lui, une incompréhension. Elle parlait d’un enfant mais personne n’avait jamais su qu’elle était enceinte, pas même Aerys, pas même Brynden, personne au Donjon Rouge sinon la nouvelle se serait forcément répandue tant l’événement était attendu par tous. Quand Rhaegel avait eu ses jumeaux, il n’avait pas fallu une journée pour que toute la capitale soit au courant malgré le fait qu’on méconnaissait ce prince fragile. Alors si la reine avait été enceinte…
Sauf que la reine ne l’était pas, ne l’était plus. Elle avait perdu un autre enfant et le prince pensait à une éventuelle fausse couche. Sauf qu’elle aurait du le lui dire, ou au moins à Alanna. Il n’arrivait pas à comprendre ce que sa sœur essayait de lui dire ou peut-être ne voulait-il simplement pas l’accepter. « J’ignorais que tu étais tombée enceinte il y a deux ans… » se contenta-t-il de dire, toute trace de certitude envolé dans son ton. Il n’était plus un chef de guerre ni un prince en train de préparer son retour sur le trône, non. Il était juste un frère, un homme, un être fragile, celui qui rêvait de Baelor et qui avait besoin des flammes brûlantes dans l’âtre pour se calmer, pour ne plus penser à rien d’autre. Maekar n’a jamais connu la douleur de perdre un fils ou même une fille, juste celle d’en être profondément déçu, de voir ses espoirs réduits à néant. Aelinor avait été gratifiée de deux grossesses, de deux échecs. Ce qui voulait dire qu’Aerys avait recommencé à coucher avec elle, à la toucher ou du moins avait essayé…Pourtant, il dégoûtait tellement sa sœur. Un frisson de rage le parcourut. Il la viole ! Idée fixe et stupide. Ils sont mariés, Aelinor doit accomplir son devoir conjugal et il aurait été d’accord pour n’importe quelle femme, sauf…Pour sa sœur. Idée intolérable. « Il vient dans ton lit ? » Il demande, mais la question est stupide. Maekar sait très bien comment on fait un enfant et a entendu sa sœur, tout à l’heure. Elle a essayé de le lui faire comprendre, simplement son esprit a rejeté l’idée. Il ne veut pas ne fus-ce qu’imaginer ce spectacle qui l’a hanté dans sa jeunesse, et ce même quand il a couché avec la bâtarde pour essayer de noyer sa peine. Ce même quand il tombait amoureux de son épouse si fertile et si digne de lui. Il aime trop sa sœur pour accepter qu’un être si faible et si indigne ne pose la main sur elle, fut-il son mari, fut-il le roi. « Il est revenu dans ton lit pour te faire un enfant et t’a gratifié d’une nouvelle déception tant il est faible…A moins que tu ne l’ai aidé dans son entreprise ? Tu as toujours désespérément voulu un enfant…Mais pas à n’importe quel prix. » Le thé de lune était un breuvage si commun, si simple à préparer pour les femmes…Maekar n’approuvait pas son usage, sauf dans quelques cas d’exceptions. Et celui-ci en était un. La voir accoucher d’un héritier mâle lui donnait la nausée, rien qu’à l’idée. Un descendant pour Aerys, élevé sous l’emprise du Freux. Il voyait un sosie de Rivers, plus jeune, celui de ses souvenirs. A l’époque où le prince ne connaissait pas encore le sens du mot bâtard ni même celui du sexe qu’il avait découvert avec une catin, envoyée par Lyonel, le gratifiant d’une petite vérole au passage.

Le prince avance près de sa sœur et regarde, lui aussi, les deux princesses dans la Cour. Il sait ce qu’elle ressent, ça couve dans son cœur, dans son âme. C’est douloureux d’imaginer Aelinor seule en proie à ce choix, en proie à cette décision terrible de mettre peut-être un terme à son unique chance d’avoir un bébé…Mais pas un enfant issu de cette chair indigne. Aurais-je été aussi maudite mariée à toi ? Il a éludé la question, parce qu’il sait quelle est la réponse. Ensemble, leurs enfants auraient été de dignes Targaryens, magnifiques et puissants, de pures merveilles. Ils auraient été heureux et sa vie aurait été une succession de réussite. Oh il était content de son épouse, vraiment…Mais elle avait le désavantage de ne pas être sa sœur. Peut-être Aeron n’aurait pas été si dégénéré, peut-être Daeron aurait été moins alcoolique et peut-être que Cendregué aurait été évité. Alors Baelor aurait été roi et Maekar sa Main. Brynden Rivers n’aurait été qu’une ombre dans les couloirs du Donjon Rouge, une ombre à qui Maekar n’aurait pas eu besoin d’accorder ne fus-ce qu’une seconde d’attention. Ainsi tout aurait été parfait, les Fer-Nés auraient été depuis longtemps maîtrisé, Aigracier exterminé ou oublié, certes il y aurait eu le Fléau et la famine mais Baelor aurait trouvé une solution, comme il le faisait toujours. Un autre monde, une autre histoire, un beau rêve. L’évoquer était même inutile, tant il ne ferait que remuer des douleurs passées. « J’aurais voulu que tu connaisses la joie d’avoir un enfant dont tu puisses être fière, que tu puisses chérir, sortis de tes entrailles…Mais n’oublie pas que les miens sont aussi les tiens, chère sœur. Daella et Rhae t’adorent comme leur mère, et…Je sais que tu as une certaine affection pour Daeron. » La dernière phrase sort difficilement. Maekar a été trop déçu par son premier né pour être capable d’encore mettre une once d’espoir en lui. Il le laisse sombrer à sa guise, tout en surveillant de près qu’il n’est pas approché par le Freuxsanglant. Le prince a pris l’avertissement de la Main pour argent comptant. Ainsi, il le fait surveiller, le fait protéger même –car au fond il reste son fils malgré toute la rancœur qu’il lui porte- du coup il sait que Daeron est quelque part non loin, avec sa tante. Toujours avec sa tante…Mais au moins loin du freux. « Tu aurais du m’en parler quand c’est arrivé. Dois-je savoir d'autres choses? » Dernière phrase, un reproche certes…Mais pas vraiment non plus. Ils sont fautifs tous deux, ils sont enfantins, ils ont trop d’ego pour s’avouer vaincu aussi facilement. Il aurait pourtant désiré avec ardeur se trouver près de sa sœur pour l’aider à traverser cet instant difficile et même, qui sait, lui donner lui-même le thé de lune. Le parricide devient une habitude, siffle la petite voix perverse dans sa tête, et il l’ignore. Cela faisait longtemps, tiens…
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Message Sam 7 Jan 2012 - 15:24

Tourment, un mot qui se résumait à tout et rien pour le présent. Elle était habituée à toujours tout avoir. Mais elle comprenait maintenant ce que l’on pouvait ressentir lorsque l’on n’avait plus rien. Être reine et posséder tout étaient beau, mais au fil du temps, il n’y avait rien. Elle était pauvre et Maekar ne pourrait rien faire pour elle. Les biens matériels ne suffisaient plus. Elle avait besoin d’une présence. Elle l’avait, avec Daeron. Mais elle n’avait rien d’un autre coté. Il n’était pas son fils. Il était son neveu qu’elle adorait. Elle n’a plus de pouvoir. Aucun fils à ne chérir aucun fils à protéger. S’il y avait une reine en elle, il y avait une femme triste et amère. Si seulement les sept lui avaient laissé le choix : son trône ou un fils. Elle aurait eu son prince à cajoler, elle aurait pu essuyer ses peines, faire fuir ses cauchemars, mais elle n’avait plus l’âge et ne l’aurais sans doute jamais. Elle était vieille et fatiguée. Son cœur voulait se battre, battre pour qui? Pas pour un fils, mais pour son frère. S’il venait à monter sur le trône, elle serait encore plus seule. Elle était certaine que Maekar ne l’oublierait jamais. Il avait toujours pris soin d’elle. Même en la quittant, il avait bien fait. Par contre, elle ne voudrait plus sortir du donjon rouge. Si Aerys venait à mourir peut-être pourrait-elle se remarier et finir dans une maison bien tranquille très loin de Port-Réal. En fait, elle ne savait même pas si elle pouvait le faire.

Aelinor savait qu’elle aurait du lui dire. Et pourtant, il avait été le premier à savoir lors de sa première grossesse. Elle était si heureuse, qu’il y aurait quelqu’un dans sa vie autre que son mari. Qu’elle pourrait caresser la maternité et de devenir une mère. Elle avait été si radieuse. Si radieuse jusqu’au jour où tout s’écroula comme un château de carte. Elle avait essayé de frapper Aerys de toutes les manières possibles. Elle avait fait virevolter des livres dans la bibliothèque accablant son père et son frère de tous les maux. C’était Baelor qui l’avait sorti de force et Maekar qui l’avait forgé par la suite. Elle arrivait à faire taire sa colère. Elle lui devait beaucoup plus qu’il ne le croyait. Elle le savait et se demandait s’il en était conscient, même si elle avait toujours cherché à l’éviter dans les dernières années. Tout relatait du passé, maintenant. Elle avait un dragon qui la soutenait elle ne demanderait plus rien.

La Dragonne baissa ses yeux au sol. Seul indicateur de sa honte. Elle ne voulait pas le dire. Elle avait voulu faire taire la nouvelle. Elle avait menacé ses propres suivantes de se taire. Elle n’avait jamais voulu garder Maekar dans le secret, mais l’absence d’héritier pesait beaucoup dans la balance de la succession.

Père était encore vivant quand cela est arrivé. J’ai cru que si je ne disais rien personne ne remarquerait. Quand Baelor est mort Aerys a su qu’il était le prochain. Le Fléau ne l’a qu’aidé à comprendre ce qui arrivait. Tu avais déjà tes fils. Il ne m’avait pas touché depuis … s’arrêta-t-elle honteuse de dévoiler le chiffre. Depuis six ans. Nous faisions chambre à part

Le chiffre était trop dégoutant et dégradant. Elle avait si honte même devant Maekar. Elle avait eu des hommes dans son lit et il y en avait toujours un à cette date. Leur père avait marié Aelinor avant que Maekar épouse la Arryn. Il lui faisait définitivement comprendre qu’elle ne pouvait se parjurer en couchant avec son cadet. Il y avait eu presque treize longues années sans qu’il ne la touche ou la force. En fait, elle l’avait forcé une fois, après le tournoi de Port Réal, mais sans résultat. Leur père sur leur lit de mort, elle était confrontée à un autre destin que celui de princesse. Sa tête valait le double en tant que reine des Sept Couronne. Et il y avait Aerys et ses mots sur sa conduite. Elle devait être irréprochable. Cette voix malsaine et ses yeux qui fixaient toujours Maekar. Elle haïssait les sept de les laisser s’en prendre à elle ainsi. Pourquoi n’avait-il pas emporté ce fils! Elle aurait pleuré Aerys à une époque, maintenant, elle préférait les larmes de colères. La haine la tenait en vie.

Elle inspira profondément ne relâchant pas la surveillance des deux gamines. Elles étaient si jolies ses petites princesses. Elle ne voulait qu’un enfant. Qu’un seul et on lui refusait. Le trône pouvait bien allez au diable, bien qu’il le soit déjà avec Rivers. Elle voulait seulement quelqu’un qui avait besoin d’elle. Quelqu’un qui aurait voulu se faire bercer ou ce n’était que ce désir cupide de se faire appelé « maman ». Aelinor avait envie de vomir chaque fois qu’elle se réveillait. Hantée comme Maekar l’était. Elle était certaine d’une chose, elle aurait été capable d’aimer l’enfant si elle avait pu aimer son géniteur. Autrement, il ne serait qu’un fardeau de plus sur ses épaules. Elle n’arriverait pas à lui donner de l’affection, surtout dans les circonstances qu’il avait été fait.

Pas au prix de le détester, de le haïr. Le sang de mon sang. Aerys le savait mais n’a rien dit. Il disait que mon corps était trop faible pour supporter une telle épreuve. Si l’enfant ne naissait pas il ne toucherait plus jamais mon corps maudit par les dieux. Je lui ai donné satisfaction en … buvant le thé de lune. Je me libérais de chaine alors que celle de la mort apparaissait. J’ai cru pouvoir faire un trait, mais tu étais déjà si loin. Je n’avais pas le courage de rejoindre Lestival.

Elle avait déposé sa tête contre l’épaule de Maekar. Elle fixait toujours les enfants si précieux tels des joyaux. Elles avaient levés la tête, le temps d’un court instant, avant de reprendre leur jeu. Elle avait perdu les princesses lorsque Maekar avait plié bagage. Elle serait toujours bien avec un mari mort. La petite Dragonne glissa sa main dans celle du prince et la serra le plus fort qu’elle pouvait. Elle était si bien maintenant. Les paroles de Maekar la surprirent. Habituellement, il changeait de ton en parlant de Daeron. Il ne l’avait pas fait. Du moins, il ne le faisait plus avec elle. Elle était certaine d’une chose, il ne savait pas ce qu’elle éprouvait réellement pour son fils. Il n’avait pas tort non plus. Baelor et Maekar avaient toujours laissé leur sœur entrer dans la vie de leur famille. Au moins, elle avait Daeron qui était partagée entre elle et la Main. Elle donnait ce qu’elle n’Avait jamais pu donner et Daeron recevait l’affection de la dragonne. Affection qui ne lui viendrait jamais de Maekar. Elle ne se forçait pas pour aimer cet enfant. Il était difficile à cerner, mais elle faisait avec. Elle ne voulait pas qu’il tombe dans les mains du Freux qui semblait lui vouer une certaine affection. Elle ne voulait simplement pas que sa famille soit davantage déchirée. Échec au non, Aelinor tenait à la survie de son neveu.

Daeron est beaucoup, malgré que tu le vois comme un échec. Tu n’aurais jamais pu savoir qu’il souffrirait du don, avant sa naissance. . Je m’efforce au mieux de le protéger, il m’accompagne à Dorne. Je ne sais pas si lui faire changer d’air l’aidera, mais ma vie repose plus souvent sur lui que sur d’autre.

Elle était saine d’esprit de faire confiance à l’Ivrogne. Aelinor ne regardait jamais la personne même. Elle regardait le fond intérieur. Le cœur même du problème. Il n’était pas le premier homme ivre qui entrait dans sa vie. Il était toujours le deuxième. Encore, elle se demandait comme elle faisait pour ne pas se mettre à boire elle même. Surement parce que son sang bouillait trop pour qu’elle s’abaisse à cela. Elle était contrôlée par la haine du batard. Elle voulait sa tête sur une pique du Donjon rouge et elle serait la femme la plus comblée.

Oui tu le devrais. Tu devrais savoir plein de chose me concernant, mais c’est trop risqué même pour mon propre frère de les connaitre. Je connais amplement ton courroux si je t’avouais le moindre de mes petits secrets qui doivent le rester. On pourrait te couper la tête pour complicité. Déjà que je me mets en danger en venant tout simplement à Lestival. Tu seras toujours le seul à connaitre mes secrets lorsque je pourrais les révéler.

Aerys avait toujours cru qu’elle se parjurait avec Maekar. Son frère aimait trop Alanna pour se faire couper la tête par son frère. Il n’avait jamais touché sa sœur, bien que dans la paranoïa de celui-ci, il croyait vraiment que le frère et la sœur avait toujours cette relation amoureuse. Pauvre Aerys, s’il savait qu’elle avait tournée les bras vers un autre homme. Il n’en serait pas jaloux, mais elle savait qu’il lui en voudrait. Cependant, sa femme était trop rusée, elle arrivait même à déjouer les espions du Freux. Elle n’était pas sotte, elle savait que Maekar avait des doutes, sur un amant quelconques.

Elle s’attendait à ce que Maekar ne laisse pas tomber. Mais ses secrets allaient être plus durs. Il était discret pour que la main ne le sache pas et inexistant pour que son frère et mari ne tienne pas à l’enfermer à jamais. Il en allait aussi du soutien des maisons de la couronne. Elle s’était trouvé un homme compréhensible qui même dans ses beuveries était d’une sagesse et d’une douceur pour elle. Tant qu’elle ne souffrirait pas, elle n’émettrait aucune plainte. Elle était bien dans les bras de cet homme. Sa vie était trop précieuse, pour qu’elle dévoile son nom ou même son identité.
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Message Mer 11 Jan 2012 - 16:20

Des paroles, des reproches, des secrets. Le prince de Lestival se sent trahit par sa reine, par sa sœur, qui lui a tant caché au court des années. Vexé, il ne comprend pas à quel moment leur relation a changé. Il ne comprend pas ou refuse d’admettre à quel moment leurs situations se sont inversés. Quand est-ce que sa reine de sœur s’était-elle mise à le protéger, à écarter les zones d’ombre de sa vie pour garder son frère trop protecteur en vie. Le lui dire n’était pas une bonne idée car le prince n’avait plus qu’une idée désormais : Découvrir ce qu’elle lui avait caché. Son envie de tuer Brynden Rivers et Aerys était plus forte que tout, en cet instant précis. Il imaginait le pire, conscient que c’était la une mauvaise habitude mais il ne pouvait la réfréner. Personne ne pouvait pousser sa sœur à lui mentir, il refusait qu’un tel être existe, qu’une telle situation l’exige. Il avait mal pris sa révélation, pas tant dans l’acte que le fait qu’elle ne vienne deux ans après…Tout. Deux ans, une époque, une autre vie, semble-t-il à Maekar. Deux ans…Certes à ce moment, elle refusait de lui adresser la parole et chacun boudait dans son coin tels deux enfants au cours d’une dispute, mais elle n’avait pas le droit de l’écarter ainsi des secrets de sa vie, de sa douleur. Elle avait du souffrir le martyr, se séparer de ce qu’elle désirait le plus au monde simplement parce que le père n’était pas le bon, n’était pas celui qu’elle désirait. Vivre dans la haine, dans la peur et dans la méfiance, en réalité Aelinor survivait depuis deux ans plus qu’elle ne vivait. Elle n’avait plus l’ombre d’un sourire au coin des lèvres, l’ombre d’une joie pétillante dans les yeux. Par contre elle avait des ombres, cela, oui. Elles ternissaient sa beauté parfaite, donnait au prince des envies de meurtre. Pas contre elle, non, contre ceux qui lui avait infligé cela.
Pourtant, malgré ses sentiments, il parvenait à comprendre.
Le prince de Lestival avait pris du recul rapport à lui-même et savait qu’il aurait réagis sans réfléchir, comme dans le Donjon Rouge face au bâtard récemment nommé Main du Roi. Il se connaissait par cœur et aurait commis des actes impardonnables qui les aurait condamné tous les deux. Alors, il saisissait le sens du silence de sa sœur mais ne parvenait pas à l’accepter pour autant. Paradoxe, contradiction, Maekar est un être compliqué. Il était pourtant certain d’une chose : il ne voulait pas ajouter des tracas sur le visage d’Aelinor. Alors il prendrait sur lui, comme tout frère est censé le faire. Et il notait, soigneusement, de la venger dés que possible, de rétablir la paix dans son esprit. Il allait parler avec Aerys, le secouer et se retenir, surtout, de le frapper. Toujours blottie dans ses bras, Aelinor avait les yeux baissés sur le sol, par la honte. Jamais elle n’avait eu honte de quoi que ce soit avant de tomber entre les mains de leur ignoble frère, qui n’avait rien d’un homme. Il l’avait changée… « Père était encore vivant quand cela est arrivé. J’ai cru que si je ne disais rien personne ne remarquerait. Quand Baelor est mort Aerys a su qu’il était le prochain. Le Fléau ne l’a qu’aidé à comprendre ce qui arrivait. Tu avais déjà tes fils. Il ne m’avait pas touché depuis…Depuis six ans. Nous faisions chambre à part. » Yeux baissés, l’air dégoûté, le prince regardait la reine sans savoir quoi dire, quoi répondre. Faire chambre à part, il ne l’avait jamais imaginé, pas même au début de leur mariage alors qu’il ne voulait pas de la Arryn. Il avait depuis, pris l’habitude de sentir le corps chaud entre ses bras ou bien dans son dos, au point que son absence le dérangeait. Il aimait aussi parfois, venir et lui faire encore l’amour malgré le fait qu’elle ne soit sûrement plus fertile. Jamais Maekar n’avait, de toute façon, compris Aerys qui dédaignait la beauté suprême offerte par leur père au profit de bouquins stupides, poussiéreux et sans intérêt. Le roi n’avait rien d’un homme, il n’avait même rien d’un chef. Il n’était rien…Juste un pion sur l’échiquier du bâtard. Un pion impuissant, dormant loin de sa femme depuis six ans. Négligée, il craignait ce qu’avait pu faire sa sœur. Maekar n’était pas stupide, il savait que certaines femmes nobles prenaient des amants pour palier à l’incompétence de leur mari ou à leur absence, se retrouvant parfois avec des bâtards dans le ventre que la plupart avaient l’intelligence de faire disparaître. Il aurait aimé être naïf, il aurait aimé poser la question, sans oser. Dans ce genre de domaine, le prince était maladroit et mal à l’aise.

« Pas au prix de le détester, de le haïr. Le sang de mon sang. Aerys le savait mais n’a rien dit. Il disait que mon corps était trop faible pour supporter une telle épreuve. Si l’enfant ne naissait pas il ne toucherait plus jamais mon corps maudit par les dieux. Je lui ai donné satisfaction en … buvant le thé de lune. Je me libérais de chaîne alors que celle de la mort apparaissait. J’ai cru pouvoir faire un trait, mais tu étais déjà si loin. Je n’avais pas le courage de rejoindre Lestival. » Elle avait posé sa tête sur son épaule après avoir prononcé tous ces mots, nourrissant le feu ardent qui brûlait dans le cœur du frère, déjà une fois parricide et qui brûlait de commettre un second acte du même genre. Les mariages malheureux étaient monnaie courrant mais il refusait que sa sœur adorée en subisse un. Il avait la furieuse envie de maudire leur père pour avoir préparé cette union, pour l’avoir presque forcée, séparant les deux amoureux pour offrir la belle à un incapable et le prince à une autre. Douce, superbe, parfaite en réalité, Alanna l’était mais son seul défaut consistait en le fait de ne pas être Aelinor, précisément. Pourtant il aimait sa femme autant qu’il aimait sa sœur, surtout depuis la naissance de leur premier enfant. Et il voulait protéger l’une autant que l’autre…Que faire, si on lui refusait les moyens ? Si on refusait même qu’il agisse, un acte, simplement…Aerys ne méritait pas la mort d’un guerrier. Il méritait simplement de disparaître. « Daeron est beaucoup, malgré que tu le vois comme un échec. Tu n’aurais jamais pu savoir qu’il souffrirait du don, avant sa naissance. . Je m’efforce au mieux de le protéger, il m’accompagne à Dorne. Je ne sais pas si lui faire changer d’air l’aidera, mais ma vie repose plus souvent sur lui que sur d’autre. » Le prince se crispe, nouveau coup personnel. Elle prend son fils mais a longtemps refusé le simple fait de lui répondre. Il déteste Daeron en cet instant plus que jamais, sans parvenir à avoir une opinion claire sur son premier né. Incapable, misérable, une honte pour leur famille, il l’était clairement mais il avait des…Circonstances atténuantes. Et il possédait le don. Rivers lui avait clairement fais comprendre qu’aux yeux du peuple, s’il y avait à choisir un Targaryen, ce serait forcément celui pourvu des dons ancestraux. Maekar n’avait jamais aimé cette idée, ne l’avait jamais totalement accepté. Ancré dans la réalité, guerrier dans l’âme, ce genre de considérations lui passait bien au dessus et n’étaient pas importantes. Non…Il se fichait des vervoyants, il se fichait de qui possédait le don ou pas. La réalité, telle qu’elle était, montrait bien que le don ne changeait absolument rien au problème. Rivers était un incapable, un incapable dangereux et il fallait un chevalier, un prince, un Targaryen pur sang, pour redresser la barque, l’empêcher de s’échouer sur les récifs.
Daeron n’était pas ce Targaryen, Daeron n’était rien d’autre qu’un ivrogne. Il était responsable, en partie, de la mort de Baelor. Il incarnait l’un des plus grands échecs du prince et sa simple vue l’insupportait. S’il avait pu prononcer son nom dans l’espoir de consoler quelque peu sa sœur, il ne désirait pas s’étendre sur le sujet tout comme il ne désirait pas entendre qu’il accompagnait Aelinor à Dorne. Certes, il l’aurait appris par ses espions et aurait trouvé une bonne raison de se mettre en colère à ce moment-là. Lui qui avait pourtant tout essayé pour l’éloigner du freux…Illogique, paradoxe, encore. Une habitude…« Oui tu le devrais. Tu devrais savoir plein de chose me concernant, mais c’est trop risqué même pour mon propre frère de les connaître. Je connais amplement ton courroux si je t’avouais le moindre de mes petits secrets qui doivent le rester. On pourrait te couper la tête pour complicité. Déjà que je me mets en danger en venant tout simplement à Lestival. Tu seras toujours le seul à connaître mes secrets lorsque je pourrais les révéler. » conclu-t-elle, sans aider le Targaryen dans ses troubles, sans même les apaiser. La folle en rajoutait…Et il encaissait. Tu devrais savoir, mais c’est trop dangereux. Je me mets en danger en venant à Lestival. On pourrait te couper la tête. Il n’accepte pas les menaces qui pèsent sur sa tête autant que sur celle de sa sœur. Une fois rentré à Port-Real, il ira parler à Aerys. Et au bâtard…Il se ferait assez bien comprendre pour qu’ils se tiennent tranquilles, ces rebus.

« Tu me parles de secrets et tu refuses de me les dévoiler. Tu me montres à quel point tu peux être en danger et tu refuses de me dire quoi que ce soit. Crois-tu que je ne devine pas ? Mais soit, faisons comme si je ne savais rien, faisons comme si tu n’avais même rien dis au sujet de ces secrets tout comme au sujet de Daeron. Ne parlons plus de cela, de rien. » Clair, net, tranchant presque, il s’est écarté légèrement de sa sœur. Ses bras l’enlacent toujours mais il peut la regarder droit dans ses yeux mauves. « Quoi que tu fasses à Aerys, sache juste que cela n’entache en rien l’image que je conserve de toi. Je hais cette union, je l’ai toujours haïe, je savais que tu serais malheureuse mais j’ignorais que ce serait à ce point. Il t’humilie à chaque respiration… » Et j’aimerais y mettre un terme. Ce n’est plus tant le bâtard qui pose problème au prince que le frère de sang. Brynden Rivers faisait surveiller Aelinor, orientait peut-être Aerys sur certains comportements que Maekar ne pardonnerait pas mais le roi se montrait aussi faible qu’un pirate, plus couard qu’une pucelle face à dix violeurs. Il se disait jaloux, se pensait bafoué mais était incapable de rendre heureuse son épouse…Alors que devait-elle faire, au juste ? Il aurait dis à toute autre femme de prendre sur elle, mais Aelinor…C’était différent. Elle était une dragonne, bien plus qu’une simple femme de chair. « Il est moins qu’un homme, il n’est même pas un roi, ni un guerrier, il est…Misérable. Incapable. Il me dégoûte et traîne dans la boue le nom Targaryen bien plus que mes trois premiers fils. » Il crache cette phrase comme la pire des insultes et, à son sens, ça l’est. Aelinor connaît sa pensée à ce sujet et ferait mieux de ne pas le contredire. Le dragon est à fleur de peau, il est frustré, vexé, son ego en prend un coup mais il est incapable de se défendre face à sa sœur. Il n’a jamais pu. Il l’aime, c’est un fait…L’amour le rend fou, le rend faible. Il voudrait qu’elle se soit tue, qu’elle n’ait jamais ouvert la bouche pour insulter un autre que le Freux. Lui, c’était un ennemi qu’il comprenait et qu’il pouvait gérer. Même si le parricide vis à vis d’Aerys lui donnait de furieuses envies, il savait qu’il ne s’y abaisserait pas sciemment. Le roi ne valait pas la peine de se salir les mains. « Souviens-toi qu’une fois de retour à Port-Real, tu n’auras plus cette menace au dessus de ta tête, quelle qu’elle soit. Plus jamais une seule ombre, tu me comprends, Aelinor ? Les choses vont changer. » Son pouce caresse alors sa joue, approchant dangereusement de ses lèvres. Il a envie d’y goûter, son regard est douloureux mais il se contente simplement de caresser. Un geste de réconfort, rien de plus, malgré ce qui le taillade. « D’ici la, il te faudra être prudente. Repose toi aujourd’hui, cette nuit, puis repars pour Dorne. Prend les provisions dont tu auras besoin, je me dirigerais vers Accalmie peu après toi. J’y passerais la nouvelle année puis je rentrerais au Donjon Rouge. J’y serais bien avant toi et j’aurais réglé ces affaires dans la foulée. » Difficilement, il finit par relâcher l’étreinte autour de son corps et à mettre un pas de distance entre eux. Maekar souffre de plusieurs maux, il est frustré, vexé, mais le pire c’est sans doute cette attirance, ce besoin qui n’a jamais cessé de le tenailler malgré toutes ces années et cette envie de la libérer, de lui poser un sourire magnifique sur le visage, ne plus jamais l’en déloger. Maekar souffre de ne pas pouvoir l’aider autant qu’il le voudrait, il souffre…Que son monde de guerrier ait été transformé en univers politique où il ne suffit pas de tuer ses adversaires, ses ennemis, pour que tout s’arrange et que la victoire pleine et entière soit entre ses mains. « Va te reposer, maintenant. » lui dit-il, encore. Ils se reverront plus tard, peut-être demain quand elle s’en irait puis il la retrouverait dans un lieu où, il espérait, tout irait mieux. Où son cauchemar prendrait fin, où Aelinor Targaryen redeviendrait la jeune fille de jadis, celle qui hantait les souvenirs du prince depuis l’âge de douze ans.
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Message Sam 14 Jan 2012 - 19:32

Elle avait assez changé pour que l’on ne lui reconnaisse pas certain comportement. Elle avait toujours compté sur un frère qui avait toujours été là. Mais si elle lui en voulait de ne pas être restée au donjon rouge, Maekar, lui, avait autant le droit de lui en vouloir de ne pas être venu à Lestival. Elle avait eu peur. Peur de ne pouvoir réfréner des sentiments qu’elle n’était pas capable de gérer face à son ainé. Elle ne l’oubliait pas. Pendant deux ans, la seule idée de le voir loin d’elle lui avait été insupportable. Mais qu’aurait-on dit d’elle, si elle avait seulement accompagné le prince à Lestival? Cela aurait été déplacée et Aerys. Elle avait encore de l’affection pour lui. En fait, même avec la nomination du batard, elle avait eu peur que ce ne soit pas l’idée de son frère, mais bien de Brynden. Par Contre, Aerys s’était mis à la détester aussi. Quand il avait su que la reine avait reçu de la correspondance du plus jeune, il s’était mis en colère et elle avait réussi à l’apaiser avec un mensonge. Un mensonge si cruel, qu’elle se rappelait mot à mot ce qu’elle avait dit.

J’ai eu tort de t’abandonné aussi Maekar. Tu es en somme mon meilleur allié et sache que si je t’ai ignorée pendant deux longues années ce ne fut que pour le mieux, même s’il a fallu souffrir pour en arriver là. Je l’ai autant détesté que toi. Avec toi j’aurais été forte, j’aurais été heureuse.

Elle le savait. Elle se connaissait plutôt bien. Elle aurait laissé Aerys sur le trône sans avoir envie de le détrôner. Tout ce qu’elle voulait avait toujours été son frère. Elle l’Avait aimé toute petite et elle connaissait d’or et déjà les traditions familiales. Son amour enfantin d’une sœur portant à un frère c’était transformé en amour pour un homme. Si tout avait été différent, elle aurait été heureuse avec un simple statut de princesse. Rêvé avait toujours été permis au mortel, Aelinor y rêvait encore. Elle y avait le droit.

Depuis que nous sommes jeunes il n’y a eu que deux princes qui pouvaient devenir roi. Tu es le dernier des deux. Tu es le seul roi que le trône de fer devrait voir siéger Maekar. Je le sais et le ressens au profond de moi. Mon prince tant aimé.Tu es le guerrier, le roi et le seul.

Son regard avait changé. Il était différent. Elle regagnait son souffle au son des paroles du Targaryen. Elle paierait peut être cher l’ascension de Maekar, mais lui, il ne l’oublierait pas. Il savait que tant qu’elle ne le voyait à la place de Brynden Rivers, elle serait de mauvaise humeur. Elle était déterminée à faire vivre la cause de Maekar. Si elle ne devait pas régner autant prendre les devants. Aerys ne fera pas long feu sur le trône. Déjà qu’il s’était assis une seule fois sur ce trône et que maintenant, elle n’osait même pas imaginer leur oncle.

Fais attention à toi Maekar. Je ne voudrais pas qu’il t’arrive de quoi à Port-Réal. Qu’on te nomme commandant des armée me fait plus que plaisir, mais j’ai compris avec les années à me méfier de notre … de Brynden Rivers.

Elle allait devoir se laver la langue. Aelinor avait failli dire « notre oncle ». Quelle idée totalement idiote. Il n’était qu’un batard! Rien de plus rien de moins. Elle en avait connu des plus honorables que le Rivers. Juste le fait qu’il soit un batard Targaryen la rendait malade. Lui et les autres. Elle avait besoin de prendre congé du Freux. Du freux, du trône et d’Aerys. Dorne était une place ou elle se sentirait en sécurité. Ou le Freux frôlerait ses pensées, mais ne serait jamais devant elle. Elle se réveillerait dans la certitude qu’elle ne lui verrait jamais le sourire qu’il arborait en guise de politesse et certainement d’Hypocrisie. Elle pourrait se sentir en sécurité, sachant que personne ne l’attendrait de là-bas. Et puis Maekar serait ses yeux et ses oreilles. Elle n’en avait eu aucun doute.

Les choses changeront quand tu seras à Port-Réal, et ne serais-ce que pour te revoir, je serais heureuse de rentrée au Donjon Rouge, mais ma route s’annonce longue. Je suis heureuse de revoir le frère que j’aime tant. Désormais plus de secret, les dragons n’auront jamais été plus forts qu’unis.

Elle l’avait embrassé sur la joue espérant de tout cœur, que rien ne lui arriverait. Dans ce jeu, il fallait jouer du bon coté. Elle soupira, remercia son frère et se retourna faisant quelques pas. . Elle s’arrêta nette. Elle souriait. Elle revoyait la petite princesse qui allait quémander de l’affection à son ainé. C’était lui qui avait offert sa dague. Le temps les rattrapaient, mais les fantômes de son enfance, était toujours présent. Il resterait toujours son prince tant elle l’aimait. Elle avait toujours eu le droit à son réconfort.

Il avait grandi et Aelinor s’était trouvée malheureuse dans son mariage. Elle avait envié Baelor et surtout Maekar. Il avait toujours été son confident et elle ne lui avait rien caché. Sauf peut-être une chose. Elle trouverait le courage de lui dire un jour. Elle avait compris qu’il ne la jugerait jamais. Peut-être comprendrait-il mieux. Elle avait simplement peur pour l’instant. Doucement, elle se retourna vers son frère. Elle lui offrit un sourire, comme si elle était redevenue la petite dragonne qui n’avait rien à craindre, parce qu’elle était toujours protégée. Comme si le temps n’avait jamais bougé entre le début de sa nouvelle vie et l’ancienne.

Je Suis heureuse de retrouver un dragon, mais avant tout un frère. Je regrette encore aujourd’hui de t’avoir boudé, mais sache que même après vingt ans je t’aime toujours autant et que ca, Aerys ou même Rivers ne pourra jamais le détruire en moi.

En fait personne ne pourrait détruire cet amour sauf Maekar. Elle avait juste appris à se contrôler en sa présence. Même si cela était parfois difficile. Beaucoup puisqu’elle respectait trop sa belle-sœur. Elle le gratifia d’un sourire et quitta le bureau de son frère se reposer. Demain le voyage commencerait.

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