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Histoires de princesses (pv Daenerys)

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Message Jeu 29 Déc 2011 - 16:45

Siofra déboula dans la ruelle de toute la force de ses petites jambes. Vite vite vite, le grand Jojo allait la rattraper si elle ne se dépêchait pas. Hop hop hop, elle zigzagua entre les badauds, faisant attention à ne rien renverser sur son passage : elle n’avait aucune envie que sa grand-mère n’apprenne par un marchand furieux que sa petite fille avait saccagé un étal par inadvertance. Se ruant dans l’embrasure d’une porte, elle s’y dissimula, hors d’haleine, laissa le grand garçon d’une dizaine d’année la dépasser sans la voir, et s’autorisa à reprendre son souffle. Pfff ! Tout ça parce qu’elle lui avait tiré la langue ! Ce n’était quand même pas sa faute si son copain Roland lui avait parié qu’elle n’oserait jamais s’en prendre au grand Jojo de la sorte. De toute façon, elle était ravie d’avoir démontré qu’elle courait bien plus vite que lui ! Roland la rejoignant, elle lui fit un sourire de triomphe, prête à enchainer sur une autre menue bêtise.

« T’ention Sio' ! Le re’vla ! »

Sans prendre le temps de vérifier les dires de son ami, Siofra reprit sa course à toute vitesse, bien consciente d’être à nouveau poursuivie. Droite, gauche, encore à gauche, éviter un gros monsieur, sauter par-dessus un panier, à droite, tout droit… Elle déboucha sur une rue plus large, mieux achalandée et où elle avait pour habitude de demander les quelques piécettes qui justifiaient que sa grand-mère la laisse trainer tout l’après-midi. Se glisser derrière la marchande d’œufs – oups, gare aux œufs ! – Siofra se rétablit de justesse, évita la catastrophe et reprit sa course, tourna vers…

BAM !

Se prendre de plein fouet une personne, même si c’était une jolie dame à la robe soyeuse, n’était jamais une très bonne entrée en matière. Hébétée, la gamine tomba sur les fesses avec un petit cri dépité. Relevant les yeux, elle dévisagea la grande madame qu’elle avait heurtée avec crainte. A présent, elle avait deux choix : partir en courant ou s’excuser… Peut-être les deux, en y réfléchissant. Elle se remit sur ses pieds, repérant du coin de l’œil le grand Jojo auquel elle jeta un regard nerveux. Il n’osait pas approcher à cause de la présence de la noble, mais nul doute que si elle s’en éloignait, il allait lui tomber dessus. De toute façon, ce n’était pas poli de ne pas demander pardon. Siofra reporta son attention sur la jolie madame.

« Je vous prie de m’excuser, ma dame, je ne vous avais pas vue. »

C’était dit d’une toute petite voix. Une phrase que sa maman lui avait appris pour être polie quand le besoin s’en faisait sentir. D’un autre côté, ce n’était pas de la comédie, Siofra était vraiment désolée. Cette femme avait de longs cheveux blonds et des yeux d’un violet étrange. A voir sa mise, son attitude et son entourage, la petite comprit qu’elle ne parlait pas à n’importe qui. Se liquéfiant peu à peu, elle bredouilla finalement :

« Vous allez le dire à mémé ? »

Si sa grand-mère l’apprenait, ce serait un vrai drame ! Après, elle lui interdirait de sortir l’après-midi ! Forcément, il ne pouvait rien avoir de pire qu’un sermon de sa grand-mère ! Faisant de grands yeux malheureux, Siofra implora la jolie madame d’être gentille avec elle.

« S’il te plait madame la princesse ! »

En même temps, elle était prête à repartir à toute vitesse aussi vite que possible, mais elle aurait bien aimé être rassurée avant, sa petite bouille suppliante en était la preuve vivante. Et puis, elle ne voulait pas qu’une jolie princesse – une dame bien habillée était une princesse, c’était bien connu, sauf si la dame était vilaine, alors c’est une sorcière qui s’était déguisée en princesse ou alors une méchante reine – la trouve malpolie, parce qu’alors elle ne pourrait jamais devenir une vraie princesse elle-même. Et si elle ne devenait pas une princesse, alors elle ne trouverait jamais de prince charmant… enfin bref, elle devait bien se tenir gentiment. Un sourire dépité s’épanouit sur son petit visage, apte à faire fondre une pierre.
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Message Ven 27 Jan 2012 - 18:01

Loin de passer inaperçue au milieu de la foule de Lancehélion, Daenerys sortait rarement du château des Martell. Sa peau blanche rayonnait parmi les visages mats, ses cheveux argentés s'illuminaient entre les crinières noires, ses vêtements même se distinguaient entre tous. Alors quand il lui prenait l'envie de sortir ou l'obligation de se rendre au plein cœur de Lancehélion, elle prenait ses précautions. Elle enveloppait la longue chevelure dans une étole Dornienne, s'habillait aux couleurs locales et prenait soin de raser les murs. Cela suffisait généralement pour se rendre d'un point A à un point B sans encombre.

Mais parfois, les Sept vous réservaient d'autres surprises d'un tout nouveau genre, prêts à pimenter votre plate existence d'une rencontre pour le moins incongrue et inattendue. C'est ce qui attendait la princesse en cet après midi ensoleillé. Nyméria la priait de jours en jours pour se rendre chez Sarya, la couturière la plus renommée de Dorne. Daenerys avait fait coudre une robe pour sa fille, à l'occasion de la nouvelle année qui se profilait, et reçut il y a peu un corbeau signalant que la commande était prête. La princesse aurait pu envoyer Lyra récupérer le colis, mais sa fille se faisait insistante pour qu'elles y aillent ensemble. Le départ de Trystan avait fait quelques peu retarder les choses, mais la nouvelle année approchant à grands pas, elle ne pouvait repousser indéfiniment les choses. Si son fils n'était pas là, Nyméria se trouvait bel et bien avec elle. Il lui fallait en profiter et la satisfaire le plus possible avant qu'elle prenne à son tour son envol, le plus tard possible.

Accompagnées de Lyra et de deux gardes pour assurer leur sécurité, Daenerys et sa fille prirent la route dans l'après midi, à pied, afin de profiter de la douce chaleur et du tumulte qui régnait dans la capitale Dornienne. Les yeux écarquillés, Nyméria ne se lassait pas de regarder le monde alentour, peu habituée aux activités urbaines qui régnaient en ville. A droite, le martèlement du fer assourdissait les passants. Plus loin à gauche, des marchants d'arts faisaient porter leur voix pour attirer des clients. On pouvait sentir sur le chemin, la sueur du bétail prêt à être vendu, mélangé à l'odeur acre de la poussière qui voltigeait dans l'air, après le passage des carrioles pleines de marchandises, forçant les promeneurs à leur laisser la place. Peu à l'aise au milieu de cette foule, les deux gardes étaient à l’affût, diposés à intervenir au moindre geste avant coureur d'une possible attaque. Mais Daenerys leur avait intimé l'ordre de rester discrets, peu encline à attirer l'attention.

Ils n'hésitèrent pourtant pas à porter la main à leur ceinture, prêt à dégainer l'épée au moindre signe de leur princesse, quand celle ci se fit bousculer par inadvertance. Loin, de les conforter dans leur décision, elle leur adressa un regard noir qui leur fit passer l'envie d'un combat. Loin de vouloir effrayer plus avant la jeune personne qui venait de lui rentrer dedans, elle demanda d'une voix basse à Lyra de l'aider à se relever. La pauvre petite avait souffert bien plus qu'elle même de ce malheureux accident. Effrayée par cette rencontre inattendue, Nyméria s'était cachée derrière Daenerys, agrippant d'une main les soieries de sa mère. Cette dernière l'enlaça tendrement, lui caressant les cheveux pour lui montrer sa protection.

Reportant son attention vers l'enfant inconnue, elle remarqua le léger trouble qui l'habitait et l'affolement dans son regard. Cela semblait provenir d'un homme posté un peu plus loin, un grand gaillard brun à l’œil vif et peu aimable. Était-ce son père ? Ah moins qu'un lien bien plus récusable ne les lient... Comment savoir ? Quoi que ce fut, la poupée rousse semblait peu encline à se trouver en sa présence. Elle paraissait à peine plus grande que Nyméria, peut être même du même âge... Mais si l'âge semblait les rapprocher, tout le reste les différenciait. Les cheveux flamboyant de l'inconnue passaient aussi peu inaperçue que ceux de Daenerys. L'assurance qui sied à une princesse telle que Nyméria manquait visiblement à l'étrangère, ses manières différaient, ses vêtements... Et pourtant, elle fit preuve de beaucoup de courage et de politesse pour s'adresser à Daenerys, plus inquiète de ce que pouvait penser sa grand mère qu'elle même. Attendrie par la jouvencelle, la Princesse affichait un sourire qui se voulait rassurant, loin d'elle l'idée d'effrayer une petite créature qui n'avait rien demandé.

    Sache qu'il faut regarder devant soi pour ne bousculer personne. Que cela te serve de leçon. Si tu promets de t'en souvenir, je ne dirai rien à ta grand-mère.


Encore aurait-il fallut qu'elle la connaisse, mais cela ne semblait pas avoir traversé l'esprit de l'oisillon. Toute de haillons vêtus, le contraste avec la jeune princesse était saisissant, ce qui interpella un temps Daenerys. Trop habituée à la vie de château, la misère des rues ne la touchait guère, bien qu'elle donnât aux pauvres à chacune de ses visites au septuaire. Mais quand la vérité t'était subitement exposée, tu dois regarder les choses en face et remercier les Sept de tout ce que l'on t'offre.

    Quel est ton nom, jeune fille ?



Spoiler:
 
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