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[TERMINE] Corbeau pour lord Jasper Arryn des Eyriés

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Message Mer 28 Déc 2011 - 22:14

Edwyn avait beaucoup de peine, ce soir-là. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi sa mère désirait l'envoyer encore à l'étranger alors que son pays était en danger. Les fer-nés avaient attaqué Salvemer, et Edwyn, bien que très jeune, savait qu'il s'agissait d'un événement très grave et surtout il savait que ces ennemis étaient susceptibles de revenir, plus forts et plus nombreux, car Septa Melara lui avait dit que les fer-nés n'étaient pas de ceux qui concèdent si facilement la victoire à leurs ennemis. Le petit garçon avait alors dit qu'il serait à l'abri dans le Val car il n'y avait pas plus protégé que le Val, mais qu'il ne voulait pas vraiment quitter Vivesaigues. Quand Charissa lui avait annoncé qu'elle allait entrer en contact avec Jasper Arryn, le suzerain du Val, pour négocier l'accueil du petit Edwyn aux Eyrié le temps que s'apaisent les tensions qui grondaient dans le Conflans entre les Nerbosc à Corneilla et les Bracken à Haye-Pierre, le petit garçon avait d'abord cru que sa mère souhaitait l'éloigner d'elle parce qu'il s'était rendu coupable d'un faute ou d'une bêtise dont il n'avait pas le souvenir. Il chercha, chercha, chercha longtemps dans sa tête ce qu'il avait bien pu faire pour s'attirer la colère de sa mère et mériter cette punition, alors quand elle lui annonça qu'elle avait pris la décision de l'y rejoindre plus tard et de rester sans doute un temps avec lui dans le Val car elle devait s'entretenir de questions importantes avec lord Jasper, sa joie et son soulagement furent si évidents et si emportés qu'il ne put s'empêcher d'étreindre sa mère dans ses petits bras. Il s'endormit avec un sourire ce soir là, et fit des rêves merveilleux à propos d'une princesse magnifique, d'un chevalier vertueux et d'un méchant serpent géant. Il rencontrerait bientôt lord Robert Mallister, alors il était important qu'il veille à se reposer convenablement. Bien au chaud, moins de quelques minutes lui suffirent pour gagner le pays des songes.

Charissa attendit qu'il s'endorme pour quitter la chambre de son fils qui occupait désormais l'immense lit des appartements du seigneur de Vivesaigues. Elle alla retrouver promptement le mestre du château qui s'occupait de nourrir les corbeaux dans la volière. Celui-ci s'inclina bien bas à son arrivée mais se doutait déjà du motif de cette visite tardive et nocturne. Ils avaient tous deux discuté de la question d'un nouveau séjour pour Edwyn dans le Val, et le vieil homme avait suggéré à la Régente du Conflans de suivre son intuition sans oublier qu'étant donné la situation très précaire des Tully dans le Trident, la protection de la vie du jeune garçon devait être sa seule priorité. Quand il aurait atteint l'âge d'homme, les choses seraient différentes, et viendrait le temps pour lui d'agir comme le seigneur suzerain du Conflans qu'il était, mais pour le moment, il devait avant tout survivre aux troubles de l'époque. Corneilla et Haye-Pierre étaient deux châteaux trop proches de Vivesaigues pour que les tensions opposant les propriétaires respectifs de ces deux forteresses soient sans conséquence sur la demeure ancestrale des Tully et ses occupants. Quitte à éloigner son fils des foyers de tensions qui menaçaient d'embraser le Conflans, autant éviter de l'envoyer chez un vassal qui risquerait d'être pris à parti dans une escarmouche entre les partisans des Nerbosc et les partisans des Bracken. L'extérieur semblait la meilleure option, et c'était l'occasion rêvée pour rapprocher la maison Tully des autres maisons suzeraines de Westeros. Charissa avait à cœur de préparer au mieux l'avenir de son fils, c'est pourquoi elle songea que le Val était la meilleure des options pour lui. Son territoire à l'est du trident avait été préservé des ravages du Fléau du Printemps, et les Eyrié se tenaient intacts et intouchables bien à l'abri de la Porte Sanglante, ce qui assurait à son fils la meilleure des protections si par malheur les Tully se découvraient des ennemis par le monde. Elle écrivit elle-même la lettre qu'elle adressait au seugneur Jasper Arryn.


Citation :
De lady Charissa Tully, Régente du Conflans, à lord Jasper Arryn, Suzerain du Val.

Messire Jasper, en vous souhaitant bonne réception de ce courrier, j'espère qu'il vous trouve en bonne santé. Je vais aller droit au but et ne rien vous cacher. La situation dans notre fief est telle que je crains pour la vie de mon fils Edwyn, suzerain du Conflans. Il n'a que huit ans mais déjà de grands dangers le guettent. Vous vous souvenez très certainement de l'événement qui a marqué le tournoi de Port-Réal de 205, alors vous comprendrez combien la menace est importante. Le Conflanse risque l'embrasement à chaque instant, et il m'est intolérable de laisser ainsi mon fils exposé à un tel péril.

Il a déjà effectué un voyage dans le Val par le passé, et je ne vous cache pas qu'il en garde un merveilleux souvenir. Je souhaite vivement le confier à votre garde le temps que les affaires du Conflans s'apaisent et le temps que Vivesaigues redevienne un lieu sûr pour son suzerain. Du faire de leur nature géographique particulière, vos terres ont toujours été préservées des maux de ce monde. C'est le lieu idéal pour une retraite, et je ne doute pas que votre contact soit enrichissant et instructif pour mon fils. Edwyn gardant de vous un excellent souvenir, soyez assuré de ce qu'il est déjà enthousiaste à l'idée de vous revoir et de revoir les Eyrié, cette forteresse qui l'a tant impressionné.

Tenez moi informée au plus tôt de votre décision, et soyez assuré de ce que votre accord emporterait ma reconnaissance éternelle.

Votre obligée,
Charissa Tully

Observant le corbeau qui s'envolait dans la nuit qui recouvrait le confluent, Charissa espérait qu'aux Eyrié, sa requête sera accueillie favorablement. Il y avait toujours un risque qu'elle essuie un refus, et le cas échéant, elle devrait revoir sa copie et songer à envoyer son fils plus loin encore. Une question demeurait, cependant, pourquoi ne pas avoir choisi Accalmie, plutôt que les Eyriés ? N'avait-elle pas tout intérêt à confier son fils à son grand-père, à l'Orage Moqueur ? C'est qu'il y avait un but politique à sa démarche, et qu'un rapprochement avec le Val n'était pas pour lui déplaire. Son père le comprendrait certainement. Avant d'aller elle-même se coucher, Charissa alla jeter un dernier regard sur son fils endormi, dont le sourire témoignait de ses rêves enchantés.


Dernière édition par Edwyn Tully le Mer 25 Jan 2012 - 15:19, édité 4 fois
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Message Jeu 29 Déc 2011 - 21:03

Jasper n'avait jamais reçu autant de corbeaux que ces derniers temps. Il devait bien reconnaître que c'était un moyen de communication parmi les plus rapides et les plus pratiques, en plus d'être économique puisque les corbeaux ne réclamaient ni traitements ni gages autres que leur pitance. Certes avec la canicule, le prix de la graille pour ces oiseaux avait augmenté, mais c'était toujours une misère par rapport aux primes moyennes qu'exigeaient les messagers et les coursiers, surtout quand il s'agissait de traverser le Val, région si difficile d'accès. Et puis Vivesaigues n'était pas tout à fait les plus proches voisins des Eyriés, alors à la missive de lady Charissa Tully, Jasper répondrait par une autre missive qu'un corbeau porterait jusqu'à la maison de la Truite. Le jeune homme n'était pas sans savoir que lady Charissa n'était plus seulement la mère d'Edwyn Tully, il savait également que depuis le décès du regretté Medgar Tully, son épouse était devenue Régente du Conflans dès l'instant où son fils avait hérité du titre de lord. Jasper ne pouvait que comprendre la pénible situation du petit lord, lui-même l'ayant vécu dans un certain sens, bien qu'il fût plus âgé. Heureusement pour Edwyn, sa mère était encore là pour prendre les bonnes décisions, et quoi de plus sûr que le cœur d'une mère quand il s'agit de choisir pour le bien de son fils ? Charissa souhaitait protéger son fils et le confier à la bonne garde de Jasper Arryn. Cette décision touchait et affectait le jeune lord à plusieurs titres. D'abord, elle témoignait de la confiance que lui accordait manifestement lady Charissa qui songeait à lui confier la sécurité et le bien-être de son propre enfant. Ensuite, elle témoignait de ce que lui, Jasper Arryn, avait les qualités requises et reconnues pour accomplir une telle mission de si grande importance, puisque la vie d'un suzerain était en question. Enfin, elle témoignait de ce que le Val jouissait toujours de sa réputation d'être resté des millénaires durant intact et préservé des maux de Westeros. Trois points que lady Charissa avait soulevé, trois faits qui auraient leur importance dans la prise de décision qui s'annonçait.

Rien n'obligeait Jasper à accepter. Le Val avait accueilli le petit Edwyn Tully quelques années plus tôt, mais pour autant les Arryn des Eyrié n'étaient liés d'aucune promesse ni d'aucun contrat ni d'aucun serment avec les Tully de Vivesaigues. Pour autant, la perspective d'un rapprochement avec la maison suzeraine du Conflans n'était pas sans intérêt pour Jasper qui, soucieux d'assurer sa présence et son importance sur l'échiquier du jeu des trônes, savait que d'autres manœuvres étaient nécessaires et qu'il n'y avait rien à espérer de se reposer tranquillement sur l'allié lointain qu'était Tybolt Lannister. Il lui était nécessaire, il lui incombait de prendre des initiatives et de saisir les opportunités quand elles se présentaient à lui, car elles sont toujours si promptes à s'enfuir et si longue à revenir. Sans aller jusqu'à faire feu de tout bois, il s'agissait de ne pas laisser passer une chance aussi évidente de se rapprocher du Conflans. Sans prévenir mestre Wyman qui prenait son repas dans l'une des salles jouxtant les cuisines des Eyrié, Jasper se retira dans sa chambre pour réfléchir avec patience et concentration. Accueillir le suzerain du Conflans était une très lourde responsabilité. Jasper craignait de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir en supporter tout le poids. Il devrait prendre sur ses épaules le courage et la force de mener à bien cette mission dont le cadre temporel pouvait être très limité comme très élargi... Dans combien de temps le Conflans retrouverait-il le calme et la tranquillité ? Combien de temps faudrait-il à sa Régente pour résoudre le conflit mortel qui menaçait d'éclater entre les Nerbosc et les Bracken ? Car Jasper avait bien compris qu'il s'agissait de la rivalité entre Haye-Pierre et Corneilla. Conscient de l'importance de la décision qu'il prenait, le jeune homme s'installa en silence à son cabinet d'écriture, et les sourcils froncés, il rédigea sa réponse qu'il adresserait à lady Charissa elle-même.


« Lady Charissa,

J'ai conscience de toute l'importance de votre courrier, et j'ai à cœur de vous répondre avec célérité. En espérant que le corbeau qui vous portera cette nouvelle ne tardera pas sur le chemin de Vivesaigues, je ne vous cache pas l'étonnement qui fut le mien quand j'ai pris connaissance du contenu de votre lettre. Votre confiance en moi m'honore et je tâcherai de m'en montrer le plus digne possible.

J'accepte d'accueillir votre fils aux Eyrié et de l'y traiter avec tous les égards qui lui sont dus. Il sera dans le Val mon invité et mon protégé, et je vous donne ma parole de tout mettre en œuvre pour qu'il soit près de moi toujours sain et sauf et toujours en sécurité. C'est une promesse que je vous fais non seulement à vous mais aussi aux gens de Vivesaigues et du Conflans. Edwyn Tully, leur suzerain, leur reviendra en parfaite santé quand la situation aura retrouvé son calme sur vos terres.

Votre fils partira au plus tôt selon votre souhait, nous nous tiendrons près à l'accueillir aux Eyrié dans les plus brefs délais. N'ayez crainte d'accroître l'escorte pour votre unique fils, place sera également faite pour accueillir ces braves soldats qui resteront dans le Val pour assurer eux aussi la protection de leur seigneur.

Soyez assurée de mon estime et de mon soutien, et que ce pas franchi soit le premier d'une marche pour le rapprochement de nos deux familles.

Jasper Arryn. »


Il se relut trois fois. La première pour vérifier que le ton et les mots employés convenaient à la situation et étaient appropriés à sa destinataire. La deuxième pour se convaincre de ce que la décision qu'il prenait était la bonne. La troisième pour graver dans sa mémoire la dette d'honneur qu'il aurait désormais à l'égard du petit Edwyn. Une quatrième fois ne fut pas nécessaire à Jasper pour savoir tous les avantages que le Val tirerait de cette prise de position. Jasper manquait peut-être de confiance en lui, mais il ne faillirait jamais à sa promesse. Plutôt la mort que le parjure.
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