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Nous avions tout notre temps, ou celui des papillons... [Oberyn]

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Message Mar 27 Déc 2011 - 10:12

Il y avait après toute tempête ou très grande agitation un silence malsain qui semblait crever les tympans comme si on essayer de vous faire rentrer une pique dans l’oreille. Après avoir baigné dans un saoul de bruits et d’actions, le corps a du mal à revenir sur sa base tranquille et naturellement calme. Chaque membre semblait posséder sa propre conscience encore embrumée par les agitations éphémères et violentes qui les avaient frappés. A peine le tumulte des cloches et les fer-nés repartis que le corps d’Edarra l’avait lancé de la tête aux pieds. Tendue et crispée, elle n’avait cessé de se contracter entièrement depuis que les fer-nés avaient été annoncés à Salvemer. Et à présent, le retour à la détente semblait presque impossible tellement elle était douloureuse. S’asseyant à peine sur quelques marches, elle crut que ses mollets allaient exploser soudainement pour la laisser dans une marre de sang. Rien n’y fit et finalement, elle termina sa descente dans la réalité par une envie irrésistible de rester couché et dormir jusqu’à la fin de ses jours. Dans sa chambre, le mestre arriva très tard aux vues des blessures peu graves de la noble Dornienne. A peine un bleu sur la joue gauche et un sacré mal de tête pour lequel le vieil homme prescrit quelques herbes en infusion que Gerold prit le temps de faire immédiatement. La boisson chaude et frémissante traversa sa gorge et sembla un instant calmer toutes les peines qui tiraient son corps comme une ficelle tendue. Pareille à la corde d’une luth que son joueur titille d’un son suraigu, tellement touchant qu’on croirait presque que l’instrument en pleure, qui manque de casser. Elle s’était doucement assoupie dans un semi sommeil d’épuisement, encore habillée de son armure de cuir et de sa tunique de lin. Le lit qui ne lui avait pas parut fabuleux les premiers jours était devenu le meilleur endroit du monde où se reposer. Le thé la plongea momentanément dans un bien être sans limite, certainement largement encouragé par la fatigue et l’accueil salvateur d’une boisson chaude dans un lieu sûr et rassurant. De son côté, Gerold n’avait pas une seule blessure et semblait un peu amer d’avoir laissé sa dame se faire ainsi frapper par un fer-né. Si il ne l’avait pas déjà tué, il l’aurait encore refait une fois, et peut être même encore une fois, pour la peine. Il avait prit tout de même la peine de nettoyer ses mains pleines de sang et alors que sa dame s’était assoupie sur le lit, il avait prit un linge mouillé et avait commencé à nettoyer le visage et les mains d’Edarra, eux aussi teintés de quelques gouttes de sang.

Reprenant ses esprits alors que le jour pointait à peine à l’horizon, elle se redressa et entreprit de faire une toilette digne de ce nom. Elle avait cette fois retrouvé toute son énergie, alimentée par une lueur d’inquiétude qui semblait revenir sans cesse déranger ses tripes en une rumeur sourde qui parcourait ses oreilles. Elle se lava sommairement, elle voulait surtout faire partir les signes de luttes et de désordre. Cheveux lavés et coiffés en une tresse sur le côté, elle avait revêtit un habit simple. Elle n’avait pas envie de sortir une tenue voyante après un tel drame. Certains devaient certainement porter le deuil et de l’extravagance serait certainement mal venue dans de telles circonstances. Elle traversa les couloirs qui semblaient un peu vides même si la cours était le théâtre d’une grande agitation sous les gardes et domestiques qui nettoyaient, évacuaient et essayaient de donner un semblant d’ordre à ce qui avait été piétiné quelques heures auparavant. Trouvant son chemin dans les dédales du château, elle retrouva sans peine la chambre d’Oberyn qu’elle avait mémorisé depuis la première fois qu’elle avait eu l’information. Pourtant, certaines choses lui sortaient inlassablement de la tête, mais c’était ce qu’on devait appeler de la mémoire sélective. La porte avait été légèrement fermée et quelques personnes parlaient à l’intérieur. Pendant un instant, Edarra songea à retourner dans sa chambre et laisser l’épée du matin s’entretenir tranquillement. Mais elle n’avait pas envie qu’il laisse sa blessure s’empirer et si le mestre n’était pas encore passer elle irait le chercher directement et le tirerait par sa robe si il le fallait. Elle toqua doucement en poussant la porte et découvrit déjà le mestre du château Mallister afférait à soigner la blessure à la tête d’Oberyn. Une vague de soulagement la submergea à cette vision et elle rentra avec un doux sourire. Bien sur, le chevalier n’était pas dévêtu et le mestre avait presque finit d’appliquer les bandages nécessaires. Il s’inclina légèrement quand la noble entra et s’éclipsa aussi silencieusement qu’à l’habitude. S’approchant du lit, Edarra adressa un fin sourire à l’épée du matin.

« Votre blessure n’est pas trop grave Oberyn ? J’espère que vous serez rapidement remit sur pieds. J’ai entendu de gardes et de domestiques que vous avez fait des prouesses hier, que vous avez combattu l’un des capitaines fer-nés. Vous rentrerez bientôt dans l’histoire, j’en suis sure. »

Elle n’osait pas trop se rapprocher ou le toucher, ne sachant pas si il n’avait pas plus de blessures que ça qu’elle ne voyait pas. Même si dans la cours entrain de s’entraîner à l’épée il semblait être un roc qu’on ne pouvait briser, là, après la bataille et après avoir vu sa blessure à la tête, elle n’était plus sûre de rien et aurait voulu enfermer son chevalier à vie dans une chambre douillette pour qu’il ne se blesse plus jamais. Elle jeta un coup d’œil par une des fenêtres, découvrant un temps relativement doux et calme comme si le vent était partit en même temps que les boutres fer-nés.

« J’ai quelques herbes apaisantes et des cataplasmes si vous voulez. Je vous en donnerai quelques-uns pour le voyage du retour. »

En effet, à Port-Real elle avait fait la connaissance d’un herboriste à l’allure particulière qui l’avait apprit à en faire et il lui avait vendu pas mal de choses. En effet, quand on voyageait comme elle, il fallait être prêt à tout et arriver à confectionner des cataplasmes pouvait se révéler être très utile, surtout après ce qui s’était passé à Salvemer. Bien sur, la présence d’un mestre dans les murs garantissait la relative santé de tout le monde ; mais si ça s’était passé loin de tout, au milieu de nulle part, Edarra aurait pu s’en sortir à peu près seule, même si elle espérait ne pas avoir trop besoin de ce genre de savoir, conséquence presque obligatoire de quelques mauvaises nouvelles.
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Message Mer 28 Déc 2011 - 9:47

Les évènements de la nuit étaient encore très présent dans l'esprit de l’Épée du Marin lorsqu'il regagna enfin ses appartements. Certains disaient qu'il avait combattu le Kraken, d'autres qu'il s'agissait plus probablement d'un capitaine Fer-Né quelconque, lui même n'aurait su dire. Son adversaire avait été doué, même plus que doué il avait tenu bien plus que lui même ne l'aurait cru. Étant donné l'âge de l'homme en question il devait approcher de la cinquantaine d'années et faire face ainsi sans faiblir avait dû lui demander un sacré entrainement, aucun doute qu'il avait agit d'un noble et non d'un simple marin ou même officier, si tant est que cela existe chez ces hommes des îles de Fer. Oberyn se rendait compte de son ignorance concernant les habitants de cette région de Westeros mais cela ne faisait qu'écho à son ignorance concernant la plupart des régions qu'il n'avait pas visité avec Ser Intregar alors même qu'il était écuyer. Passant la pierre à aiguiser sur la lame d'Aube il s'interrogeait sur sa vision du monde, de son monde. Enfant puis plus tard écuyer et enfin jeune chevalier, il avait pensé la guerre comme quelque chose d'important et de nécessaire. Il se souvint même d'avoir donné des leçons à cette Lady Arryn plus à l'intérieur des terres alors qu'il était lui même aussi vert que le bois des jeunes conifères à l'ouest des Météores sur les flancs de la montagne. Aujourd'hui il avait véritablement vu ce que cela était que la guerre, il avait pu voir les hommes massacrés dans les ruelles de Salvemer, ceux encore conscients chercher leurs filles et femmes alors même que ces dernières avaient été, selon les hommes ayant suivit Ser Pryam, sacrifiées au Dieu Noyé, le crâne fracassé contre les coques des boutres de la Seiche. Non définitivement la guerre n'avait rien de glorieux et les claques amicales et se voulant récompense qu'on lui avait donné pour avoir vaincu un vieillard ne l'avait pas conforté en ce sens. Qu'avait bien pu gagner Lord Greyjoy en portant la mort à Salvemer si ce n'était simplement montrer qu'il était capable de frapper là où bon lui semblait ? Tous ces hommes et toutes ces femmes étaient morte pour qu'un Lord quelconque puisse prouver son potentiel de nuisance aux yeux des autres Lords de Westeros...

Il arrêta son geste au bas de la lame, la pierre à aiguiser reposa bientôt au sol, elle avait laissé de profondes marques dans sa main et il se rendit compte qu'il avait appuyé bien trop fort en aiguisant Aube. Il s'empressa de vérifier que l'arme n'en avait pas souffert plus que nécessaire mais le métal dont était fait Aube était venu du ciel, des météores et même sa négligence comme les coups de ce Fer-Né n'avaient pas entamé d'une quelconque manière l'intégrité de l'instrument de mort. Il poussa un long et profond soupir avant de frotter la lame avec un linge humide. La lame séculaire avait accompli sa danse de destruction lorsqu'il avait combattu, il n'aurait jamais cru qu'elle puisse ainsi venir à bout si facilement de l'épée en pourtant bon acier du capitaine Fer-Né. Aube était véritablement une arme légendaire et d'une immense qualité. Il la glissa dans son fourreau pour qu'elle se repose avant qu'il n'ait à la tirer de nouveau au claire. Son travail d'entretien accompli il ressentit toute la tension qui l'habitait, cela avait à voir avec les évènements de la nuit bien entendu mais aussi avec la frénésie qui l'avait prit lorsqu'il avait rejoint la forteresse pour trouver Edarra. Debout devant le grand miroir de sa chambre il s'observa un instant. Il portait toujours son armure de cuir bouilli, sa joue gauche était salement amochée par l'entaille produite par l'éclat de l'arme du Fer-Né, ses cheveux devait avoir l'air affreusement sales et poisseux et de fait ils l'étaient, la sueur la poussière et le sang s'y mêlaient. Il entreprit alors de défaire les attaches de son armure. Il commençait à ressentir les courbatures et affliction de la nuit passée. Le torse désormais nu il examina le corps qui était le sien. Les combats avaient laissé leurs marques au fil des ans et il portait nombres cicatrices, la plupart infligées par Ser Intregar lui même pour enseigner l'humilité à son écuyer trop arrogant et sûr de lui. Seulement la nuit avait apporté ses propres nouveautés, il découvrit un large hématome sous son bras gauche. Mais ce qui apparaissait le plus visiblement restait néanmoins la coupure profonde qui lui barrait désormais la joue. On avait souvent dit de Ser Oberyn qu'il avait le visage de l'enfance n'eut été ses yeux violets propres aux Dayne. Désormais il faudrait prendre en compte ce cadeau offert par Salvemer et Aube en un certain sens, il avait payé le prix du sang à la lame légendaire des Dayne. Ils étaient désormais liés par un pacte qui ne s'évanouirait qu'à sa propre mort...

Oberyn s'assit à même le sol et prenant la position que Ser Intregar lui avait enseigné, il entreprit d'apaiser son âme et de retrouver le calme intérieur. Se concentrant sur sa respiration et sa perception de son environnement. Il repoussa les idées et soucis qui accablaient son esprit, se concentrant uniquement sur son propre corps, son ressentit, le flux régulier de son souffle. La lassitude s'écoula de lui comme un cours d'eau ne laissant le jeune chevalier qu'ouïe et odorat. Bien vite il se dit qu'il avait dû être touché dans le dos à un certain moment car il pouvait percevoir une gène très claire à la naissance de ses côtes sur le coté droit. Le dornien n'aurait pu dire combien de temps il était resté ainsi lorsqu'il ouvrit de nouveau les yeux. La luminosité de la pièce avait changé si bien qu'en tournant la tête vers les bougeoirs il ne fut pas surprit de découvrir que trois des sept bougies lui servant à s'éclairer étaient entièrement consumées. Après s'être levé il ramassa son armure qu'il rangea dans le coffre au pied de son lit, il lui faudrait l'entretenir le lendemain, Oberyn n'ayant pas d'écuyer il lui fallait faire les travaux lui même mais cela n'était pas une corvée pour l’Épée du Matin. Il profita de ce qu'il restait encore quatre bougies pour se laver comme il le pouvait. Enfin lorsqu'il alla s'étendre sur le lit il ne restait plus qu'une seule source de lumière dans la pièce et il ne la vit pas s'étendre le sommeil le fauchant avant même que sa tête ne touche l'oreiller de plume. Il rêva beaucoup cette nuit là, d'Edarra tout d'abord dans un premier songe puis de son combat contre le capitaine Fer-Né, il revoyait ses propres mouvements, ceux de son adversaire et voyait désormais ses erreurs les moment où il aurait pu, aurait dû tuer son opposant mais qu'il avait manqué par manque de calme et de concentration, il était encore jeune et trop impétueux, l'expérience viendrait un jour et il pourrait combattre à la guerre comme à l'entrainement sans même suer.

Le soleil commençait à poindre par les fenêtres de sa chambre lorsqu'il s'éveilla enfin. Les douleurs qu'il n'avait fait que ressentir sommairement quelques heures à peine auparavant étaient désormais bien plus prégnantes et irradiaient au travers son corps. Même ses mains lui faisaient mal en cet instant. L'arrivée du Mestre des Mallister fut donc un soulagement pour le jeune dornien qui se laissa ausculter sans broncher. Le vieille homme avaient les yeux d'un rapace de nuit, de ceux qu'il pouvait observer dans les montagnes de Dorne. Le Mestre lui fit boire tout d'abord quelques décoctions qu'Oberyn accepta avec reconnaissance. Vînt ensuite le moment de panser son torse, et bien qu'il craignit un instant que la douleur soit encore plus grande l’Épée du Matin dû reconnaitre que l'homme connaissait son travail, ainsi les cataplasmes qu'il appliqua sur les hématomes firent effet plus vite que le jeune chevalier ne l'aurait cru et au final le bandage soulagea sa peine. L'homme des Mallister fit en revanche la grimace en observant la balafre sur la joue du dornien.
Je peux soigner la blessure mais la cicatrice restera visible et assez importante. Oberyn eut un léger rire. On récolte ce que l'on sème Mestre, ne vous inquiétez pas pour ça... L'érudit appliqua donc un nouveau cataplasme qui sentait cette fois un mélange de vinaigre et d'autres choses que le dornien n'aurait su reconnaitre avant d'apposer un large pansement sur la joue du jeune chevalier. Il l'informa qu'il lui faudrait faire changer ses bandages régulièrement et faire respirer les blessure tout autant lorsque la porte s'ouvrit plus grand qu'auparavant et Oberyn pu avoir le plaisir de découvrir sa princesse des sables entrant dans sa chambre. Elle portait ses cheveux d'une manière qu'il ne lui connaissait pas et était vêtu simplement, sans doute par déférence envers les évènements de la nuit. Le chevalier remercia le Mestre avant que celui-ci ne s'éclipse non sans avoir saluer Lady Edarra.

L’Épée du Matin répondit au sourire de sa princesse par un des siens puis elle le questionna sur ses blessures avant de lui offrir de prendre avec lui des baumes et autres cataplasmes qu'elle avait elle même en sa possession. Cependant et bien que tout cela fut touchant pour le dornien son regard ne pouvait quitter les marques sur le visage de la jeune femme. Il n'y avait pas prêté attention la nuit dernière tant le simple fait de la retrouver saine et sauve l'avait occupé mais Edarra semblait avoir elle même souffert des combats. Il leva une main pour écarter délicatement une mèche de cheveux de sa princesse et put voir l'ampleur de ce que la jeune femme avait subit.
Je vais très bien ne vous inquiétez pas ma Dame... ce ne sont là que les fruits de la voix que les Sept ont choisit pour moi. Il se redressa pour prouver qu'il allait très bien et une fois assis aux cotés de la jeune femme son regard se fit néanmoins plus dur. Je suis beaucoup plus inquiet pour votre propre santé, je peux faire rappeler le mestre si jamais il ne vous à point vu encore, je peux faire cela avant de m'entretenir avec votre garde et lui faire connaitre mon point de vue sur la manière dont il a faillit à sa tâche. La colère du dornien se portait naturellement sur Gerold ne pouvant accepter le fait qu'il lavait lui même échouer en étant pas présent pour défendre sa belle.
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Message Sam 14 Jan 2012 - 14:31

La jeune femme sentait peser sur son visage le regard de son chevalier. En effet, le coup qu’elle avait reçu du fer-né se voyait encore bien. Il fallait dire que ces guerriers n’étaient pas particulièrement svelte et léger alors leurs mains étaient de dignes représentantes de leur manière de vivre si dure et sauvage. On avait jamais rien sans rien alors elle estimait que c’était une sorte de compensation relativement équilibrée que la Rivière Mer avait appliquée. Il y avait de la justice là dedans mais on ne pouvait tuer pour simplement tuer et il fallait aussi payer une certaine somme lorsqu’on envoyait des âmes dans la rivière souterraine. Si cette amende prenait la forme d’un bleu éphémère sur sa joue, qu’il en soit ainsi, elle en avait connu des pires et en connaîtrait des plus horribles certainement étant donné la nature volatile et aventureuse d’Edarra. Il n’y avait là que la marque de son intrépide caractère qui avait parfois bien du mal à rester en retrait des situations dangereuses. Heureusement que Gerold avait quand même était dans le coin car ainsi sonnée et à terre, la durée de vie de la jeune Dornienne n’aurait pas été extraordinaire. Le titre de garde semblait bien fade en fait car les trois quarts du temps, l’homme était là pour réparer les bourdes d’Edarra ou pour la sortir de situations compliquées dans lesquelles elle se mettait assez souvent.

Oberyn leva une main pour écarter des cheveux du visage de la noble à fin d’avoir une meilleure vue sur l’étendu de la blessure. Avec le recul, Edarra trouvait la coupure du chevalier dont elle se rappelait de la veille dix fois plus grave que la sienne. Maintenant les choses devaient certainement être différentes quand on parlait d’un chevalier et d’une noble. Après tout, dans presque toutes les régions de Westeros les femmes devaient surtout faire les travaux de coutures, bien se tenir, s’occuper des enfants et surtout, se tenir loin de toute agitation violente. Bien évidemment, concernant le Nord et Dorne tout ça était bien différent et Edarra en était bien consciente. On ne pouvait simplement pas lui demander de rester tranquillement chez elle à attendre qu’Oberyn rentre de ses voyages mortels et dangereux en se rongeant les sangs. C’était impossible, ses pauvres petits nerfs ne le supporteraient pas longtemps de toute manière. Et elle préférait largement récolter un bleu ou deux au risque de devoir forcer un peu sur le maquillage pour camoufler le tout plutôt que finir morte d’angoisse dans sa logia.

Oberyn lui répondit qu’il ne fallait pas s’inquiéter et que ses blessures n’étaient que le fruit de la voie qu’il avait choisit. En effet, un chevalier sans cicatrices n’avait pas énormément de crédibilité finalement. Les blessures étaient bien souvent un symbole de bravoure et un historique de leurs batailles. Edarra trouvait son chevalier encore plus beau avec ce bandage, l’inspirant d’un sentiment de fierté. Un sourire doux et emprunt de tendresse s’installa sur son visage. Quand il n’était pas son épée à la main il ressemblerait presque à un petit enfant tout innocent. Il était d’une douceur naturelle qu’il arrivait quand même à chasser à chaque bataille et cette dualité laissée admirative Edarra quelques fois. Le chevalier se redressa pour se mettre finalement au côtés de la dame. Son visage changea accompagné d’un regard dur et franc, inquiétant légèrement la Dornienne. Il se dit plus inquiet de la blessure d’Edarra et proposa de rappeler le mestre pour qu’il jette un coup d’œil sur sa joue avant d’aller enguirlander Gerold. La remarque fit sourire la jeune femme. C’était elle l’intrépide et la sans cervelle après tout, ça devrait être contre elle que ces regards pleins de sérieux devraient être dirigés.

Elle se passa ses doigts sur sa joue, sa peau lui faisant très légèrement mal l’espace d’une ou deux secondes. « Ca ira Oberyn, ce n’est pas bien grave. De plus, Gerold n’aurait pas pu mieux me protéger. Je me suis élancée toute seule après ce fer-né sans vraiment le prévenir, il devait aussi surveiller nos arrières… Si il ne l’avait pas égorgé j’aurais certainement eu bien pire que ce petit bleu. » Elle aurait finit battue, égorgée, poignardée ou bien d’autres choses encore. Mais Edarra n’avait pas vraiment l’habitude de se retrouver dans de si grandes batailles ainsi elle n’avait pas en tête le fait que signaler son déplacement à son garde serait une bonne idée. « Si il y a quelqu’un à blâmer pour mon comportement c’est ce fer-né et la trop grande fougue que j’ai manifesté durant la bataille. » Elle termina sa phrase par un sourire mi-amusé mi-coupable.

Elle préferait le prendre avec légèreté finalement car elle ne pensait pas nécessaire de s’apitoyer plus longtemps sur un évènement passé. Elle prit la main d’Oberyn dans la sienne et la pressa doucement. « La bataille est finie, nous comptons nos morts, nos blessures sont bien petites à côtés de la perte d’un être cher. Je pense qu’il faut plutôt célébrer la victoire et les vies sauvées, qu’en pensez-vous ? » Les ambiances funéraires et de recueillement ne lui sied pas et elle préferait voir les passages dans l’autre monde comme des places libres au bord de l’eau où de nouveaux êtres pourront alors s’abreuver. Elle refusait de ne voir que du noir dans tout ça. Bien évidemment sa vision serait tout autre si son chevalier avait trépassé cette nuit, mais mieux valait repousser cette pensée le plus loin possible.
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