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Feuille de Personnage


Message Mar 27 Déc 2011 - 1:43

Le temps n'était pas réellement au soleil, mais étrangement, le ciel n'était point sombre, surtout pas dans le Conflans. Il était d'un gris très clair, voire presque blanc. On sentait que le soleil tentait de passer par ces épais nuages non remplis d'eau, mais d'une simple pureté immaculée. Ils avaient finis par y arriver. Ils n'étaient point si loin de cet endroit. Elle n'était qu'à quelques jours de Vivesaigues. C'était bien une des grandes raisons qui l'avait poussé à savoir ce qu'était devenu Dezial. Lui en voulait-il toujours ? Etait-il rancunier ? Elle aurait aimé le savoir, mais elle devinait qu'elle serait que très peu apprécié. Non, elle n'aurait pas de magnifique retrouvailles avec le Tully, c'était une chose de sûre. Alors, elle risquait de rester de loin, juste pour l'observer. Elle voulait savoir ce qu'il était depuis ce temps qui les avait séparé. Il est vrai aussi qu'une certaine culpabilité l'avait nourrie lorsqu'elle l'avait déçu, plus qu'agacé, ou énervé. La déception. Sentiment très dur pour elle, surtout face à un homme qui l'avait tant respecté, malgré sa petite situation, l'asile qu'il lui avait offert. Il avait été très attiré par elle et ils avaient jouer de beaucoup jeu de séduction, mais jamais ô grand jamais, il ne l'avait forcé à quoi que ce soit, insisté pour un quelconque gage d'affection, tenté plus qu'elle ne lui laissait faire. Il fut généreux et attentionné avec elle. Pourquoi lui avoir fait cela ? Parce qu'elle ne pouvait s'en empêcher, tout simplement. Il y avait trop de tentation dans sa demeure. La voilà donc ici, sans vraiment savoir ce qu'elle désirait. Elle se cachait de son cœur battant et sensible, en disant qu'elle venait juste par curiosité et qui sait, essayer de voir si elle ne pouvait pas retourner la situation en sa faveur. Elle se demandait si elle réussirait à se faire pardonner et le rouler encore une fois, du moins. Sans le voler de nouveau, mais faire semblant de se repentir. Non, dans le fond, elle se disait que des personnes de bonne entente dans sa petite vie solitaire ne lui ferait vraiment aucun mal. Si on lui demandait, Dezial ne serait qu'un idiot qui aurait pu tomber de nouveau dans le panneau. Mais dans le fond, si elle y arrivait, elle serait sincère. Un peu de douceur dans ce monde de brute. La faiblesse était humaine, comme l'erreur et elle espérait qu'il le comprendrait. Du moins, si elle avait le courage de le croiser.

Le soleil s'était voilé, alors qu'elle pouvait voir au loin, au-dessus des petites habitations, la Forteresse de Vivesaigues, immense bâtisse aux remparts impressionnantes, demeure ou vivait les Tully. Elle s'arrêta pour regarder le ciel. Perwyn qui regardait ses pieds qui trainaient au sol, se cogna son petit nez dans l'épaule de la demoiselle. Elle lui sourit tendrement. C'était un petit voleur qui avait tenté de lui dérober le peu d'argent qu'elle avait. Elle l'avait suivit et avait tué son patron qui l'avait roué de coup pour des banalités. Il en avait encore le visage bien tuméfié, dont un énorme coquard sur son petit minois adorable. Elle ne l'avait pas pris de suite sous son aile, mais il l'avait suivis et avait insisté pour qu'elle le garde, car il n'avait personne et il était trop jeune pour survivre. Elle finit par céder en lui disant que la vie ne serait pas facile à ses côtés, qu'il allait devoir lui rendre service et sans rouspéter. Il accepta. Bien sûr la jeune femme serait bien plus douce que son ancien employeur. Il pourrait lui rendre de bien grand service, surtout avec son visage d'ange. Puis, elle n'avait pas l'âme de l'abandonner, tel un paria, ce qu'elle avait été. Puis un peu de compagnie sur la route ne lui ferait que du bien. Etait-ce aussi en partie pour compenser la perte d'un enfant, il y a déjà un mois ? Il fut docile et calme pendant la route, ne se plaignant que de ses pieds qui lui faisait mal. Elle lui frotta ses cheveux bruns, hirsutes et mal coupés. Il faisait presque sa taille, lui arrivant sous l'épaule. Elle lui pinça la joue.

- Tu es sûr de tes quatorze printemps ? Je te trouve bien grand.
- Oui, je vous assure ... Et vous alors ? Vous êtes peut-être plus jeune qu'il y parait.
- Ne soit pas insolent. Allez viens.
- Que faisons nous maintenant ?
- Rien, on observe. Je suis venu voir une ancienne connaissance.

Elle aurait bien dit ami, mais vu l'affront qu'elle lui avait fait, elle doutait qu'il la voyait ainsi. Elle passa son châle par dessus sa tête et grimpa u monticule de terre qui arrivait jusqu'au toit d'une maison, comme si l'habitation y était encastrée. Elle s'installa sur le bord de la maison, les pieds qui battaient dans les airs. Elle était là depuis déjà trois heures à patienter, dans le silence. Perwyn s'était allongé, la tête sur ses cuisses, laissant ses doigts se perdre dans ses cheveux épais. Elle ne quittait pas l'entrée du fort, même si elle aussi aurait aimé fermé les yeux et se perdre dans ses songes. Aurait-il changé physiquement ? Une femme à son bras peut-être. Etait-il mort ?

Soudain, une silhouette sortie, alors qu'il faisait nuit noire. A son propre étonnement, elle sut le reconnaitre de suite. Il était le même. Cette tenue droite, mais pas arrogante pour un sous. Il tourna la tête vers l'entrée éclairée de grande torche, dessinant les traits de son visage aussi doux et tendre qu'elle s'en rappelait dans ses souvenirs. Elle sourit bêtement, se mordant la lèvre. Elle avait été si sotte d'abuser de lui. Il ne le méritait pas. Mais si elle s'arrêtait à cela, elle n'aurait plus rien pour vivre. Elle ne volerait plus du tout, ni ne ferait d'autre larcins. Elle était fer-né, non pas une jouvencelle des terres de Westeros ! Mais elle était aussi jeune, et sa faiblesse avait laissé une énorme place à sa culpabilité. Elle en voulait plus. Elle tapota la tête de Perwyn. Ce dernier sursauta et se frotta les yeux de ses mains sales, noircies. Elle bondit de l'habitation qui n'était pas haute, rapidement suivit de son petit acolyte. Elle marcha d'un pas léger derrière lui. Il n'était pas seul, accompagné d'un homme dont elle ne connaissait pas l'identité. Ils étaient tout deux armés. Etait-ce un garde ? Un ami. Peu importait. Elle voulait entendre le son rassurant de sa voix, juste pour se rappeler les rares compliments si adorable et plaisants qu'il lui avait confié. A cette idée, sa main se portait au ruban que lui avait noué Sargon sur la cuisse. Si seulement, ce harloi aurait pu être aussi respectueux que Dezial...

Soudain, après quelques mètres, le deuxième homme fit volte face, sortant son épée qui arriva à quelques centimètres de son visage. Elle retint un cri de surprise, mais ses yeux se firent mauvais envers l’homme à la stature immense. Elle s’était reculée, se courbant en arrière, puis fit deux pas. Perwyn lui serait fortement le pan de sa robe bordeaux, au tissus épais et plus travaillée que ce qu’elle avait porté. Le tout sur une sous robe, aux manches bouffantes tout le long, formant comme des petites sphères sur ses bras bien maigre. Sa main chercha celle du jeune garçon et elle l’arracha d’elle puis le poussa, lui chuchotant d’aller se cacher plus loin. Il hésita un instant, puis ses pas s’éloignèrent rapidement. Dezial s’approcha lentement. Il n’avait pas du la reconnaitre, dans cette nuit d’encre et le châle sur le visage.

- Présentez vous ! Fit la voix de l’homme qui la tenait en joue.
- Ser Tully, dit-elle, se penchant sur le côté, l’homme lui barrant la vue. C’est moi, Deirdre, finit-elle en retirant son châle. La lame ne vit que s'approcher un peu plus d'elle. Je vous en prie … J’aimerai simplement vous parlez. Que puis-je faire en pleine rue … Me permettez vous une audience ?

On finit par abaisser la lame, qu’elle aida à dégager en posant le bout de ses doigts sur la pointe. Le maître d’arme s’approcha d’elle, si distant et froid. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, cela lui faisait comme un choc. C’était si étrange. Elle ne se fit pas attendre pour lui attraper doucement le bras et reculer à l’écart de cet homme peu commode qui l’accompagnait. Elle s’arrêta à quelques mètres, puis s’appuya contre le mur d’une forge fermée pour la nuit. Elle avait la tête basse et plissait sa robe, cherchant comment s’y prendre. Elle n’avait pas les mots, et tout se mélangeait dans son esprit. Elle finit par planter ses yeux dans les siens, à peine éclairés par la luminosité de l’habitation qui traversait la fenêtre.

- Je … Hm. J’imagine que vous n'êtes pas très heureux de me voir. Je ne voulais même pas que vous me tombiez dessus enfaite. Je voulais savoir ce que vous deveniez. Vous m’avez quand même donné beaucoup. Puis là, vous étiez devant moi, j’aurais pu fuir, mais je n’y suis pas arrivé. Il fallait que je vous le dise. Vous imaginez que je suis ici, pour … vous, dit-elle en détournant son visage, ses mains qui lissait le mur frais derrière elle. Je voulais m’excuser. J’aimerai que vous me pardonniez. J’ai réfléchi de ma bêtise, vous savez. Je suis une gueuse, idiote et punissable. Je ne sais si vous accepterez ces mornes excuses, mais j’en avais besoin pour le repos de mon âme. Vous avez été bien trop généreux et gentil pour moi. Oui, je ne suis qu’une petite voleuse, mais je ne l’ai pas fait pour me moquer de vous. On m’a rarement traité de la sorte, même sans savoir qui je suis réellement. Cela m’a fait tellement de bien, mais c’est comme … Comme une force supérieur, en dehors de moi. Je ne peux pas m’en empêcher. C’est comme une maladie qui ne se soigne pas. Je suis une pie. Si cela brille, je le prends, je suis comme envoutée, l’excitation s’empare de moi à faire un larcin. Je … J’aurais aimé retourné en arrière et ne jamais le faire quand j’ai vu vos yeux se poser sur moi. Je n’étais même pas consciente de ce que je faisais.

Elle finit par avancer doucement sa main, légèrement hésitante, puis finalement, elle attrapa sa chemise pour le rapprocher de lui. Elle frotta doucement son nez contre le sien, fermant les yeux.

- Au début, je vous ai séduit pour espérer obtenir quelque chose de vous. Puis, les jours ont passé, et ces caresses, ces tendresses, ces confessions étaient sincères. Croyez moi, que si j’avais réellement voulu me jouer de vous, on se serait déjà débattue dans un lit dès le premier soir et tout les autres. Mais j’ai aimé votre façon de me voir et de me traiter, si bien que je ne voulais pas que cela s’arrête. Pour ça, que je me suis toujours défilée. Je voulais que vous continuiez de me respecter et de me faire la cour. C’était si plaisant. Cela me manque, tout comme votre odeur, votre présence …

Elle laissa doucement ses paumes venir caresser ses joues et elle lui vola un baiser.

- Dites moi, que vous m'avez entendu et qu’un jour, vous me pardonnerez… Je n’ai pourtant pas tenté de vous tuer, ni même autre chose. Ce n’était qu’une simple chevalière … Elle était là, devant mes yeux, sur cette table, débordant d’une boite de bijoux. Je … Je suis désolée …

Elle se mordit la lèvre, ne quittant pas ses yeux, toujours les mains sur son visage. Elle finit par avoir un léger sourire, se rappelant d’une petite scène. Elle était dans le couloir tard dans la nuit, cherchant quelque chose à manger, affamé. Elle l’avait croisé, il était venu derrière elle et faillit lui faire peur jusqu’à la mort. Il passa un bras dans son dos, riant de sa surprise et lui vola un baiser sur la main. Ils avaient passé une partie de la nuit, dans les cuisines à discuter de choses et d’autre, elle appuyée contre lui, car elle avait froid, deux sur une seule chaise.

- Osez me dire que vous ne pensiez plus à moi, que vous m’avez oublié et que pas une seule fois vous avez pensé à moi. Je ne suis donc plus rien ? Dites le moi, et je vous laissez tranquille … Mais si j’ai une chance de réparer mes fautes, je le ferai. Je ne vous ai pas manqué un seul instant ?

Ses yeux s’humidifiaient, les faisant légèrement briller. Elle ne savait pas elle-même si elle jouait sa petite comédienne ou si c’était de vrais sentiments qui s’emparait d’elle. Jamais Sargon ne pouvait l’aimer ou la regretter si un jour elle disparaissait. Mais dans le fond, est-ce qu’une seule personne serait attristé de sa perte, aurait une simple pensée pour elle. Elle n’en était pas sûre. Elle avait besoin de Dezial, ne serai-ce que pour se rassurer qu’on pouvait la traiter avec douceur et affection, sans rien lui demander en retour.
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Message Mer 28 Déc 2011 - 13:16

Les retrouvailles ne sont-elles pas une des plus belles choses accordée à l'être humain? Cette joie infinie que de retrouver une personne tant aimée après de longs moments passés loin de l'autre? De voir un sourire illuminer le visage de la personne en face de nous, de pouvoir retrouver ses bras, son rire, son souffle, ou encore son odeur? Ma foi, oui, il me semble fort bien, que les retrouvailles sont quelque chose de magique. Cependant, avant de se retrouver, il faut bien malheureusement se séparer. Bien souvent, ses séparations se passent dans de bons termes, malgré quelques larmes, elles se font par une étreinte, ou un baiser, accompagné de la promesse de retrouvailles. D'autres, malheureusement, se passent de façon, bien plus triste. Si bien que les retrouvailles sont loin d'être souhaitée, comme par exemple une séparation sur une dispute, un combat, ou bien d'autre choses encore.

L'histoire que je vais vous conter, vous l'aurez compris, parlera des retrouvailles de deux jeunes gens, mais, ces retrouvailles ne sont chères qu'à l'une des deux personnes. L'autre ne pensait plus jamais revoir cette personne, et même, espérait ne plus la revoir. Car oui, leur séparation s'est très mal passée, et, avant de parler de retrouvailles, je vais vous raconter comment ils se sont séparés.

Cela se passa quelques mois avant la date qui nous intéresse. Deirdre, une jeune femme à la beauté envoûtante se présenta au château de Vivesaigues demandant l'asile pour quelques jours. Ser Dezial Tully, personnage important de la Maison accepta en bon prince. Il faut dire aussi qu'il était un homme bon et naïf, à accepter bon nombre de gens sous son toît, et encore plus quand il s'agissait d'une belle jeune femme. La dame donc, ne dit jamais d'où elle venait, ni ne parla de son statut social. Etait-elle noble? Bâtarde? Rôturière? Le maître d'armes du châtea n'en avait que faire. Les deux jeunes gens s'entendèrent très bien, et, même au delà. Des petits jeux de séductions commencèrent, on aurait dit deux adolescents découvrant leur premier amour. C'était peut être vrai pour l'homme, mais ça l'était sûrement nettement moins pour la dame. Même s'ils ne firent jamais rien de concret, à part quelques petits baisers, ser Dezial ne se sentait que trop bien en sa compagnie, sentant sa poitrine se réchauffer de bonheur lorsqu'il la tennait dans ses bras. Imaginez ne serait-ce qu'un peu son bonheur lorsqu'ils passèrent la nuit dans les cuisines, l'un dans les bras de l'autre, a parler de bien des choses. Car oui, il en fallait peu pour réjouir le jeune homme.

Toute cette belle histoire prit fin prématurément, et de façon bien cruelle, se concluant par une trahison. Le chevalier surprit sa belle en train de le voler. Certes, ce n'était qu'une simple chevalière, mais, son coeur se déchira. S'insultant d'idiot de longs moments, pleurant de longs jours. Il venait de se rendre compte que tout ceci n'était qu'un phantasme, un rêve, un phantome, rien de tout ce qu'elle fit n'était sincère, et cela, l'acheva. Ne pouvant malgré tout se résoudre à lui faire du mal, il la bannie de ces lieux, en lui demandant de ne jamais revenir.


Revenons donc, à la journée qui nous intéresse.

La nuit était belle et chaude, la lune était pleine, et la journée fut longue et ennuyeuse. De ce fait, pour se détendre, il fut décidé par ser Dezial, d'aller faire un tour dans la taverne de la ville, se mêler à la foule, et s'amuser. C'était quelqu'un de simple, ne prennant pas tellement au sérieux son statut de noble dans bien des situations, beaucoup moins arrogant que bon nombres de personnes issues de prestigieuse familles, mais, pour ma propre sécurité, je ne citerai pas de noms. Les gens de la taverne aimaient bien le maître d'armes, trouvant que c'était agréable qu'une telle personne se joigne à eux pour rigoler et boire un coup. Par cette belle nuit, Garth avait tennu à accompagner le chevalier dans les méandres de la ville, toujours la peur au ventre que son maître se fasse attaquer. Mais, avec une telle personne à ses côtés, personne n'oserait attaquer qui que se soit. Ce jeune homme, fils de forgeron, devint garde officiel de la maison Tully, après avoir battu à la loyale, un jeune chevalier bien présomptueux. Déja, gamin, il était une force de la nature, et était gigantesque, c'est grâce à tout cela, que ser Dezial, en le formant, privilégia l'espadon, que désormais, grâce à ses sept pieds de haut, le garde se sert sans difficultés. Au départ, celui-ci était rattaché à la garde personelle de Lord Edwyn, mais, à chaque sortie du maître d'armes, celui-ci insistait pour accompagner celui à qui il devait tant.

Après quelques pas seulement dans la ville, les deux hommes se firent suivre par deux ombres, sorties de nulle part. A première vue, on aurait pu penser que les deux membres des Tully ne les avaient pas remarqués, mais, le chevalier, lui, avait une confiance absolue en son garde, et le garde lui, attendait tout simplement que l'ombre soit à porté de sa lame. Il savait très bien que dans une telle configuration, sortir son espadon était impossible, il fallait donc attendre que l'inconnu soit assez proche pour que la lame à sa ceinture, puisse atteindre sa gorge. Soudain, au moment propice, Garth dégaina à une vitesse folle, venant placer le fil de sa lame sous la gorge voilée d'un châle, sans trouer le tissus, sans que la moindre goutte de sang ne soit versée. Le maître d'armes se retourna alors, voir qui l'avait approché de la sorte. Le second inconnu, légèrement plus petit que celle prise au piège, fuit après un bref moment d'hésitation, sous un léger sourire de la part du chevalier.

Alors qu'il tennait en joue l'ombre qui semblait fortement être celle d'une femme, le garde somma celle-ci de se présenter. Les premiers mots de la femme furent "Ser Tully" accompagnée d'une douce voix, si famillière, et si nostalgique aux oreilles de la truite. Si tant est qu'une truite ait des oreilles. Ce dernier regarda plus attentivement celle qui lui adressait la parole. De son côté, la jeune femme se pencha sur le côté pour que sa vue ne soit pas bloquée par la montagne devant elle. L'épée suivit. Elle retira son châle, en disant être Deirdre. Il est étrange comme le coeur de ser Dezial s'emballa à l'entente de son nom, une châleur l'envahit, et des larmes voulaient sortir, mais, l'homme fit tout ce qu'il pouvait pour ne pas montrer sa faiblesse. Elle l'avait tant fait souffrir, il devait se montrer froid, limite hostile. Mais, alors qu'elle lui demanda audience, il ne put se résoudre à refuser, il se laisserait sans doutes avoir comme la dernière fois, et il le savait. Mais, son coeur ne pouvait se résigner à la mettre dehors.

C'est donc ainsi que, comme un faible, il ordonna à son protecteur de ranger son épée, qu'il ne risquait rien. Mais aucun sourire, ni rien de semblable ne se montra sur son visage. Froid il se devait d'être. Froid il serait.

Le chevalier avança donc vers la traîtresse, qui très vite lui attrapa le bras l'emmenant à quelques mètres de là, suffisament loin pour que le garde n'entende rien. Mais, avant de partir, le Tully, demanda au fils du forgeron de chercher l'homme qui était avec elle, puis de rester à distance, c'était une affaire privée, et surtout, il ne risquait rien, après tout, ses deux lames étaient à sa ceinture, et Garth savait très bien à quel point son enseignant pouvait être dangereux ses deux épées en mains.

La sublimissime s'arrêta devant une forge, tête basse, plissant sa robe, restant ainsi quelques instants, cherchant, semblait-il, comment entamer une conversation, dans une si épineuse situation. Mais, après un bref instant, la jeune femme vint planter son regard dans celui de son interlocuteur, avant de prendre la parole, immaginant qu'il n'était sans doutes pas bien heureux de la voir. Disant étrangement qu'elle ne voulait même pas qu'il lui tombe dessus. Pourquoi s'était-elle présentée à lui alors? Disant qu'il lui avait tant donné, et qu'elle voulait savoir ce qu'il devenait. Rajoutant qu'une fois devant lui, elle ne pouvait fuir, et qu'il fallait qu'elle lui dise, qu'il imaginait sans doutes qu'elle était là pour lui.

La belle prit une légère pause alors, en détournant légèrement le visage. Ser Dezial en profita pour répondre à ce qui avait été dit, sans le moindre sourire, ni la moindre compassion sur son visage. Il se forçait à ne pas montrer son bonheur de la revoir, mais, pour son bien, il devait se tenir loin d'elle.

"Vous immaginez juste, Deirdre. Je ne peux être heureux de vous voir, après de récents évènements. D'ailleurs, vous avez de la chance que Garth ne sait pas qui vous êtes, sinon, il vous aurait taillé en rondelles, sans que je puisse faire quoi que se soit. Et ... Vous êtes là pour moi? Vous êtes certaine de cela? N'êtes vous pas là pour essayer de me rouler encore une fois? De le voler à nouveau?"

Ces mots devaient être dificiles à entendre, très certainements, mais, ils furent surtout très difficile à prononcer pour le maître d'armes, qui, à chacun de ses mots amers, sentait son coeur se nouer. En réalité, il ne pensait pas qu'être dur avec elle, serait si difficile, et douloureux.

La belle continua alors sur sa lancée, s'excusant, souhaitant le pardon du chevalier, disant avoir réfléchi à sa bêtise. Qu'elle était une gueuse, idiote et punissable. Elle ne savait pas s'il viendrait à accepter ses excuses, mais, la jeune femme en avait besoin pour le salut de son âme. Deirdre avoua que le chevalier avait été bien trop gentil avec lui, que oui, elle était une voleuse, mais que ce n'était pas pour se moquer de lui. Selon elle, on ne l'avait que très rarement traitée de la sorte, même sans savoir qui elle était, que cela lui avait fait tellement de bien, mais que c'était comme force supérieur, au dessus d'elle, et qu'elle ne pouvait s'en empêcher, que c'était maladif et incontrôlable. Elle se compara même à une pie, disant vouloir tout ce qui brillait. La femme à la beauté insondable finit en disant qu'elle aimerait tant retourner en arrière, pour ne jamais le faire, qu'elle n'était même pas conscient de ce qu'elle faisait quand son regard se posa sur elle, au moment du méfait. Sur ses mots, la pie aggripa le chevalier par sa chemise, se rapprochant dangereusement de lui frottant leur nez l'un contre l'autre, tout en fermant les yeux. L'extase, voilà ce que ressentait ser Dezial à ce moment. Jamais à un autre moment de sa vie il ne fut plus heureux, et malgré tout, il devait se montrer ferme, et repousser en bloc tout ce que Deirdre racontait, son coeur saignait en se retrouvant dans cett situation. Repousser, il n'y arriva pas, mais il pouvait au moins lui balancer des mots à la figure.

"Vous pardonner? Vous rendez-vous compte de ce que vous me demandez? Vous rendez-vous compte aussi, du mal que vous avez causé? De la souffrance dont j'ai hérité suite à ça?
Mais au moins, grâce à vous, j'ai appris à me méfier, afin que plus jamais une pie rentre dans mon entourage. Pour ce qui est de cette maladie, j'ai constaté à mes dépens, que vous êtes une bien bonne actrice, je ne saurai jamais la vérité à ce sujet."

Le chevalier soupira un long moment.

"Cependant, ce que je peux vous dire, c'est que vous n'êtes qu'une idiote, mais, une bien comme il faut. N'auriez vous pas pu vous contenter de tout cela? N'avez-vous jamais réfléchi à ce qui aurait pu advenir de vous si notre relation avait continué?"

Après un bref instant, la belle jeune femme passa de nouveau aux confessions, avouant qu'au début c'était bel et bien pour obtenir quelque chose de lui qu'elle avait tenté de le séduire. Comme s'il n'en savait rien. Elle ajouta cependant que, les jours passant, elle se plut dans ses caresses, ses tendresses ainsi que ses confessions sincères. C'est alors qu'elle rajouta un petit quelque chose qui fit verser une larme au preux chevalier. Deirdre dit que si elle avait vraiment voulu se jouer de lui, elle l'aurait entraîné dans un délice charnel dans un lit douillet, et que la procédure aurait recommencé les jours suivant. Ser Dezial fut choqué par cela, de l'imaginer se débattre avec d'autres hommes dans la plus simple tenue, dans le but d'obtenir un petit quelque chose, de nouveau son coeur saigna. Elle rajouta alors qu'elle ne put s'y résoudre, tellement sa façon de la traiter, ou même de la voir lui plaisait, qu'elle aimait ses manières, ainsi que le fait qu'il lui faisait la cour. Cela lui manquait, tout comme son odeur, ou sa présence. Sur ses mots elle lui caressa la joue, tout en tentant un baiser. Celui-ci fut cependant intercepté par le chevalier. Il savait très bien que le goût de ses lèvres le ferait pencher de son côté, à nouveau. Ainsi, avec tendresse, il la repoussa, et la fit remettre dans sa position initiale, contre le mur, avant de prendre la parole, un léger sourire en coin.

"Je vois que votre jeu d'actrice s'est encore amélioré, il est facile de croire tout ce que vous racontez, vous êtes douée. Quand à ce que vous m'avez avoué, je le savais déjà. Pour quelle autre raison une si belle femme s'interesserait à quelqu'un comme moi, si ce n'est l'argent à porté? Après tout, ne suis-je pas un chevalier inconnu? Craint de nulle personne? Certes, mon enseignement est plus ou moins réputé, mais mis à part ça, je ne suis rien d'autre que ce nom. Tully..."

Il afficha une légère mine triste, avant de reprendre de plus belle.

"Cependant, je dois avouer que vous me décevez à nouveau. Savoir que vous proposez ce genre de service me ... Me répugne. Je vous pensais avec plus d'éthique que cela, mais, une fois de plus, vous m'avez bernée avec votre rôle, emprunté à je ne sais qui. D'ailleurs, présentez-moi cette personne à l'occasion, je pense que l'on pourrait bien s'entendre."

Une petite pique, rien de plus. A vrai dire, il avait été séduit avec tant de facilité par ce rôle, que, s'il avait été emprunté à quelqu'un, ce quelqu'un en vaudrait bel et bien la peine. Sûrement que cette personne serait moins belle que Deirdre, après tout, être plus belle révèle plus ou moins de l'impossible, mais, elle serait sûrement moins enclin à la trahison, et ça, pour le coup, c'était une bonne chose.

La belle jeune femme reprit de nouveau la parole, lui demandant si un jour il la pardonnerait. Qu'elle n'avait pourtant pas essayé de le tuer ou quelque chose d'autre dans ce genre là, mais qu'elle lui avait simplement dérobé une simple chevalière, qu'elle était là, devant ses yeux, débordant d'un coffret plein de trésor. Le visage calme du chevalier, laissa place à un rictus de colère limite effrayant, une de ses crises pointait le bout de son nez, et, pour s'appaiser, il fallait qu'il frappe sur quelque chose. Frapper la sublime créature face à lui, n'était tout simplement pas possible, il opta donc pour le mur, juste derrière elle. Un violent coup de poing passa très près du visage magnifique de son interlocutrice, pour aller se heurter à la pierre froide de la forge, dans un bruit sourd. Il retira alors sa main, sans la quitter des yeux, toujours animé par cette colère. Le poing lui, était dans un état facheux, une grosse marque recouvrait une partie de celui-ci, et des lambeaux de peaux furent déchiré par le contact, mais, aucune trace de douleur ne s'affichait dans l'expression du chevalier.

"Vous êtes vraiment idiote! Ce n'est pas ce que vous avez volé qui compte, c'est que vous l'avez fait! Je ... J'avais confiance en vous, et ... Vous m'avez trahi! Est-ce si diffcile que cela à comprendre?! Vous m'avez détruit à cause de cela, et surtout, cette simple chevalère comme vous dites, a appartenu à mon père, et à son père avant lui, et peut-être même au sien, et cela remonte sans doutes bien loin. Comprenez-vous la valeur de cette chose? Les objets n'ont pas qu'une valeur monétaire, il y a bien des choses derrière. Je suis loin d'être un exemple pour les générations Tully à venir, je ne mérite pas ce nom. Si en plus je venais à perdre cette bague, je serai un moins que rien. Vous pouvez comprendre ça ?!"

De rage, il frappa de nouveau à deux reprises dans le mur, aussi puissament, mais cette fois-ci, un léger rictus de douleur, accompagné d'un gémissement de douleur se fit entendre. Il avait frappé de toute ses forces sur la pierre, et, la douleur était grande. Il lui en voulait à elle, mais il s'en voulait surtout à lui de s'être fait si facilement avoir par le doux sourire de cette femme, par son jeu de séduction, mais, plus il pensait, plus son coeur se réchauffait, et cela, devenait infernal que de lui en vouloir tout en ayant tant d'affection pour elle.

La belle demoiselle, sans doutes innocement, eut des mots qui finirent de l'achever. Elle lui demanda s'il oserait prétendre qu'il ne pensait plus à elle, qu'il l'avait oublié, et que pas une seule fois son image était venue à son esprit. Et que si elle n'était plus rien, il n'avait qu'à lui dire, et elle le laisserait tranquile. Rajoutant que si elle avait une chance de réparer ses fautes, elle le ferait.

Ser Dezial s'adossa contre le mur de la bâtisse, commençant à pleurer à chaude larmes, en se laissant glisser contre le mur, jusqu'à toucher le sol. Ce n'était pas l'attitude à avoir pour un chevalier, mais il n'en avait que faire, il ne pouvait contrôler cela. L'oublier? Comment aurait-il pu?

"Vous ... Vous savez très bien que non, que ... Que je n'ai pu vous oublier, malgré tout ce que vous avez fait, malgré la souffrance que vous m'avez apportéé à moi et à cette Maison, je ... Je ne peux me résigner à ne plus penser à vous je ... Je suis un faible. Je... Je me foutais complètement que vous soyiez rôturière, bâtarde, ou n'importe quoi d'autre je ... Je vous aimais, comment vous oublier? Vous êtes la seule femme à avoir daigné porté une quelconque attention sur moi, malgré tout mes défauts, vous ... Vous vous êtes approchée de moi. Je ... Je sais que ce n'était qu'un jeu pour vous, mais ... Mais ... Mais ... Immaginez que cela ait perduré, que nous aurions continué ... Je ... Vous aurai demandé votre main. J'ignore si j'aurai pu rester à Vivesaigues, et, j'ignore même si du coup vous seriez resté, mais je l'aurai fait. Je ... Je sais même pas si vous auriez accepté, mais ... Vous avez tout gâché."

De nouveau, ses nerfs lâchèrent, et une effusion de larmes sortit de ses yeux à nouveau, et, tel un enfant réclamant sa mère, le chevalier tira légèrement sur la robe de la traîtresse pour la faire s'asseoir à côté de lui, et la prendre ainsi dans ses bras, tentant de retrouver un peu de réconfort. Ses bras étaient le seul endroit du monde où, rien ne pouvait lui arriver. Tout ce qui se passait autour n'importait pas, elle était là, l'enserrant, cela lui suffisait. Il ne savait pas si la femme qui était là était le personnage ou l'interprête, mais il n'en avait que faire, il était si bien, se calmant peu à peu de ses malheurs, retrouvant sa douceur, sa tendresse, son odeur, son contact, son soufle, et sa douce voix. Peu à peu les larmes se tarirent, et laissèrent place à un doux sourire béat. En ce lieu, il était l'homme le plus heureux de tout Westeros. En ce moment, il avait tout oublié, en cet instant, il ne songeait plus qu'à la Deirdre d'antant. Celle avec qui il avait tant partagé, celle à qui il demandait l'autorisation pour un baiser, celle qu'il réchauffait de ses bras, celle avec qui il avait passé des jours et des nuits de pur bonheur.

Mais comme toute bonnes choses ont une fin, la voix grave et roccailleuse de Garth sortirent le maître d'armes de son euphorie, et le firent relâchet Deirdre avec douceur. Le garde avait retrouvé le second homme, et avait eu peur de déranger les deux personnes dans cet instant. Assez gêné, ser Dezial se releva, aidant la jeune femme elle aussi à se remettre sur ses deux jambes, avant d'aller observer le compagnon de l'exilée. Il semblait si jeune, et pourtant si grand. Un visage d'ange, des lèvres gercées, et des mains blessées, tout comme la sienne, dont, l'étreinte lui avait fait oublier la douleur, mais, que le dur retour à la réalité avait relancéé. Le chevalier posa une main sur l'épaule de nouvel arrivé.

"Quel est ton nom, gamin ?
- Perwyn, monsieur.
-Bien."


Le chevalier se retourna alors vers Deirdre, voulant savoir qui il était. Etait-ce quelqu'un de la famille? Un amant? Un élève? Il n'en savait rien, mais tout cela devait être eclairci. Et si, ce n'était qu'une nouvelle mannigance de la beauté empoisonnée pour de nouveau soutirer quelques objets aux Tully? Le maître d'armes prit cette supposition comme étant très serieuse, et se mit donc à questionner son aimée.

"Et donc, que faites-vous avec un enfant? Le formez-vous à votre art sournois? Est-ce un allié pour tenter de nouveau de me dérober quoi que se soit? Ou peut-être allez-vous me faire croire que dans votre grande bonté d'âme, vous avez recueilli cet enfant sur le bord de la route, et avez décidé de le prendre sous votre aille pour le sauver?"

En y reflechissant, après coup, le chevalier se trouva chanceux que son garde n'ait pas tout comprit ce qu'il se disait, ou du moins, la partie sur le vol. Car, Deirdre, et vol, ce dernier aurait très bien pu faire le rapprochement, et vouloir sortir son arme gigantesque.
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Message Mer 28 Déc 2011 - 16:38

Il avait accepté un petit entretient, en privé et s’était laissé entrainé plus loin par la demoiselle, pour trouver refuge sous le toit dépassant d’une forge. Elle n’avait point vu que le garde s’était éloignée. Elle ne faisait plus attention à ses priorités, oubliait ses responsabilités, comme d’avoir un œil sur tout ce qui l’entourait. Elle était obnubilé par le Tully, étrangement, même si de le revoir, elle se sentit bien moins dans une âme mauvaise et bien plus sensible, plus bonne. Elle ne remarqua point que le garde s’était échappé dans l’idée de retrouver Perwyn.

Alors qu'ils s'étaient isolés, elle prit un temps fou pour réussir à présenter les choses, à lui dire ce qu'elle pensait réellement de cette histoire, même si à la place de Dezial, on pouvait facilement douter. Elle adorait cela, quand on ne savait jamais si elle mentait, ou si elle n'avait que la vérité en bouche. Cela lui laissait la chance d'avoir comme une muraille autour d'elle, un bouclier, une issue de secours. Il lui répondait, lorsque l'envie était bien trop grande, mais avec sécheresse et froideur. Il lui montrait qu'il lui en voulait réellement, qu'il ne pouvait oublier ce qu'elle avait fait. Il s'armait d'ironie, se cynisme et de sarcasme, chose nouvelle venant de Dezial pour elle. Jamais, elle ne l'avait vu ainsi, entendu parler de cette façon.

- On ne vole pas deux fois une personne qui vous connait un peu trop, répliqua-t-elle en grommelant.

Elle s'imaginait bien qu'elle était arrivée à un point de non-retour, ou presque, puisqu'il était là pour l'écouter. Il était tel qu'elle n'avait pas autant de facilité à réparer les pots cassé avec Sargon. La situation était bien différente. Ils avaient toujours été très abruptes l'un envers l'autre, Sargon savait tout d'elle, elle n'avait rien à cacher, elle était entièrement elle même. Là, elle devait toujours jouer une certain rôle, pour camoufler que quelques secrets. Puis, la truite était bien plus sensible que pouvait l'être le Harloi. Elle serait face à ce dernier, après quelques gifles, des insultes, elle lui aurait sauté dessus, pour l'exciter et le pousser à la prendre toute entière. Cela ne pouvait marcher avec Dezial, même si la fin du processus, serait parfait. Or, elle n'avait aucunement envie de jouer les catins avec lui. Il ne le méritait pas. Il ne méritait pas d'obtenir ce qu'elle pouvait donner à tout le monde, car il lui avait donné tout autre chose qu'on aurait pu lui donner. Et ça, elle le revivrait avec cet asiatique à Port-Réal. Elle ne pouvait s'imaginer qu'il existait de telles personnes en ce monde, ne vivant que dans l'hypocrisie et la trahison. Oh, elle en avait vu des bonnes âmes, mais n'était pas resté aussi longtemps avec eux pour finir par les connaitre et ... Dur à dire pour elle même, mais aussi de s'attacher... Pourquoi s’était-il fallut qu’elle se prenne d’affection pour un petit noble ? Un noble qui plus es ! Quelle pauvre âme bien trop faible elle était et elle s’en voulait autant que le Tully, qui s’était fait avoir par la belle demoiselle.

Elle s’était laissée emporter, laissée aller avec lui, provoquant une forte proximité entre eux. Elle chatouillait son nez, du sien, leur souffle qui se mélangeait. Elle profitait du peu de chaleur qu’elle avait de lui sur sa peau, les yeux clos. Elle aurait aimé en avoir plus. Oui, comme toutes ces fois, où il demandait s’il pouvait se permettre d’un baiser, qu’elle acceptait. C’était sa main qu’il baisait, ou sa joue, puis alors quand ils étaient seuls et s’était emporté de long moment de tendresse, quelques baiser tumultueux, avant qu’elle ne fuit, de peur d’aller trop loin trop vite avec lui. Puis, alors il vint briser ce petit moment de douceur, en continuant de lui jeter des reproches. Mais qu’elle ne soit pas aussi sotte, elle devait s’y attendre. Elle s’imaginait sérieusement, qu’il l’accueillerait à bras ouverts, toujours munis de ses compliments et de ses paroles attentionnées ? Elle s’était bien moqué de lui, l’avait insultée en faisant son larcin. Il parla d’elle comme une comédienne, et que son pardon, elle n’allait pas l’obtenir, ou vraiment pas aussi facilement. Ses petits doigts fins s’étaient resserré un instant sur sa chemise, alors que sa tête, cherchait une vision rassurante sur le sol. Mais pourquoi en faisait-il une telle histoire ? Avait-il cette horrible fierté qu’avait tout les autres hommes. Agaçante fierté ! "N'avez-vous jamais réfléchi à ce qui aurait pu advenir de vous si notre relation avait continué?" Son visage se releva pour venir dardé ses yeux sur ceux si anciennement chaleureux de Dezial. Mais que voulait-il dire. Il venait d’arrêter son cœur un instant. Elle ne comprenait pas, elle ne voulait pas comprendre. Sa bouche pulpeuse s’était entrouverte un instant, par inquiétude, puis elle reprit ses paroles, ignorant ce qu’il venait de lui dire.

Elle lui avait réclamé un baiser, mais il la repoussa, non pas froidement, mais il refusa. Le geste y était, un peu comme cette histoire de chevalière. Ce n’était point l’objet concerné qui comptait, mais les faits. Elle retrouva rapidement le mur, penaude, frustrée. Elle n’y arriverait pas. Elle était si idiote, il avait raison. Mais lui aussi. Il n’était qu’un « Tully », mais là, il aurait été Lannister, qu’elle s’en moquait fortement. Elle n’était pas revenue pour son prénom, ni même son argent. Elle n’était pas bête, surtout qu’il l’avait démasquer. Elle aurait pu aussi trouver plus riche et une personne bien étrangère à son visage. Puis alors, elle plissa rapidement les yeux, ses sourcils s’arquant sur ses yeux verts. Il la répugnait ? Vraiment, parce qu’elle n’avait aucune vertu. Mais qui était-il pour dire cela ? L’argent coulait à flot, il ne s’inquiétait jamais d’où il allait dormir, s’il ne se ferait pas égorgée dans la nuit, ou violer par des bandits. Il mangeait chaque jour, à sa faim, elle, elle espérait qu’elle n’en viendrait pas à devenir trop maigre et avoir la force d’être assez maline pour quelques bons repars. Damon Tarbeck était déjà bien gentil de la loger et la nourrir dans son château, mais quand elle partait, elle ne pouvait compter que sur elle-même. Et encore, il était si « attentionné » parce qu’elle passait quelques nuits avec lui, rien n’était gratuit. Savait-il une seconde ce qu’elle avait vécu chaque jour ?! Cachée honteusement par son père, vu comme une paria, au botte d’un goujat, n’ayant que son corps pour obtenir ce qu’elle veut. Elle avait le choix, certes, mais ce n’était pas facile de s’en sortir pour faire quelques sacrifices. Ces bêtises, elle en avait fait une fausse couche ! Elle avait envie de hurler et si elle ne s’était pas calmé rapidement, elle lui aurait sauté au visage, comme elle l’aurait fait avec Sargon. Son cœur se serrait. Elle ne supportait pas qu’on la traite comme une catin, même si elle disait elle-même qu’elle l’était. Dezial devait faire attention, elle n’était pas cette marchande si douce qu’il vit les premières fois. Elle était barbare et avec un caractère bien trempée. Elle tuait sans regret… Enfin, oui, cette douce demoiselle… Elle aimait l’être sans jouer un double jeu et avec lui, elle y arrivait sans problème. Finalement, n’était pas celui qui avait vu, presque la vraie Deirdre. Même Sargon, cette douceur, cette tendresse, délicatesse il ne la vit que quand elle lui confia qu’elle avait perdu son enfant. Elle n’eut aucune enfance, pas place à l’affection ou la compassion. Avec lui, elle le pouvait.

Elle se reprit, rétorquant qu’elle n’avait pourtant pas fait grand-chose. Un malheureux petit vol. Cela eut pour le coup, réussit à faire sortir Dezial de ses gongs. Elle le vit brandir son poing. Elle poussa un petit cri de surprise, les mains sur son visage, tremblante. Elle était totalement effrayée, bien plus que quand Yoren avait tenté de lui faire peur, en la menaçant de son poing de fer, un jour où elle l’avait bien agacé. Là, Dezial étant si calme et bon à l’accoutumé, elle ne s’imaginait pas une seconde, être capable de porter la main sur elle. Puis des coups, elle en avait toujours reçut, elle était rodée. Son père lui-même n’avait cessé de la punir à coup de bâton, ou de pied dans ses cottes. Dagon aussi une fois avait porté la main sur elle. Les gens qu’elle rencontrait, même qu’un sort, la violentait pour la plus part, vu qu’elle n’était rien. Elle n’osait pas retirer ses mains, encore transit de peur. Elle était sous le choc, puis doucement, elle écarta ses doigts pour comprendre qu’il avait frappé à côté et qu’il l’avait épargné. Elle n’aurait été que plus blessée mentalement, si LUI, aurait levé la main sur elle. Il continua en lui expliquant la portée de son actes et il recommença à frapper le mur. Elle leva les yeux au ciel, se mordant la lèvres. Elle hésita, avançant sa main, pour finalement ne jamais atteindre son bras. Il fallait qu’il arrête, il se faisait du mal pour rien. Elle comprenait enfin ce qu’il avait pu ressentir, la rage qui le possédait. Elle n’aimait pas le voir ainsi, mais pourquoi.

Elle se calma, s’osant lui demander, si jamais il n’eut une pensée pour elle. A en voir son geste, elle ajouta que si elle n’était plus rien à ses yeux, elle partirait et jamais il ne la reverrai. Elle tentait de se reprendre, même si son cœur battait encore la chamade. Puis alors, il s’échappa d’elle, pour venir à ses côtés contre le mur. Cette fois-ci, c’est Dezial qui acheva la pauvre Deirdre. Elle le jaugea et vit son corps tressauter de sanglot, des larmes silencieuse glisser sur son visage, comme son corps qui rejoignait le sol. Il avait réussi à la toucher au plus profond d’elle-même. Là, elle assumait sa culpabilité et sa sincérité. Elle avait de plus en plus envie de se rattraper, de réparer ses fautes. "Je vous aimais, comment vous oublier ? Vous êtes la seule femme à avoir daigné porté une quelconque attention sur moi, malgré tout mes défauts". Deirdre sentit ses jambes se dérober sous elle. Elle posa étrangement une main sur son ventre et ses lèvres tremblaient. Non, mais pourquoi ? Pourquoi était-il si faible oui. Elle était si familière à ce genre de sentiment. Il avait fait la même chose pour elle, alors qu’elle vivait un calvaire avec Sargon. Une douleur horrible, impossible à panser, jamais… Et lui, il l’avait approcher, sans penser à ce qu’elle pouvait être et malgré ses défauts. Mais pourquoi avait-il eut des sentiments. Elle avait tout piétiner. N’était-ce pas pire ce qu’elle avait pu vivre, car jamais Sargon ne lui avait donné tant d’espoir. Depuis le début, il la traitait comme une moins que rien, avec désinvolture et arrogance.

Il la tira à lui, et elle se jeta presque dans ses bras. A genoux, elle passa ses bras autour de lui, l’enlaçant avec tant de compassion. Elle ferma doucement els yeux, alors que son nez se perdait sur le haut de sa tête. Elle versa quelques larmes à son tour. Elle le berçait, voulant plus que tout qu’il cesse ces larmes qu’elle ne supportait pas de voir. Elle n’aurait jamais imaginé qu’il s’était amourachée d’elle avec autant de ferveur. Elle ne se pensait si forte, ni même si intéressante pour attirer un chevalier. Elle sentait ses bras autour de ses hanches, l’étreindre avec force. Sa joue contre sa poitrine, elle venait doucement masser sa nuque et lui embrassait la tempe.

- Ma main ? Vous auriez demandé ma main, répétait-elle, la voix pleine de larme qu’elle retenait. Ne soyez pas aussi bête que moi. Abandonner tout ça, toute votre magnifique vie pour moi ? C’est de la folie. Je suis qu’une bâtarde des terres de l’Ouest, j’ai que mon cul et mes larcins pour vivre… Je ne suis pas ce que je parais être. J’ai un caractère qui ronge les autres. Vous auriez souffert avec moi…

Elle attrapa son visage pour le regarder dans les yeux.

- Bon sang ! Par tout les dieux, heureusement que j’ai fais cette erreur. J’aurais jamais osé vous dire non, mais encore moins de vous arracher de votre titre. Jamais, cela serait possible. On ne se mélange pas. Vous auriez du fuir et être disgracié. Je suis finalement heureuse de ce que j’ai fais. J’aurais pu supporter ce dilemme. Ne gâchez jamais votre vie pour une femme ! Aucune n’en vaut la peine, croyez moi … Je me montre tel que je suis là, essayer de croire en ma sincérité. Regardez dans quel état vous me mettez, alors qu’un autre, jamais je serai revenue. J’ai joué avec ma vie en voulant vous voir … Je vous assure quand je vous dis que je m’excuse et là mille fois plus. Je ne pensais pas vous avoir autant blessé.

Puis alors qu’elle posait délicatement ses lèvres aux coins des siennes, qui avaient un gout salée de larme, Gareth arriva pour briser leur morose confession. Dezial lui échappa et il l’aida à se remettre debout. Elle profita qu’il soit dos à elle pour essuyer rageusement, les rares, mais présentes, larmes qu’elle avait versé. Quelle pauvre petite jouvencelle qui était indigne de son origine.

Juste avant, Perwyn s’était bien caché, mais sûrement pas assez, car Gareth le trouva vite. Il le sortit de la petite écurie de fortune, alors qu’il s’était enterré sous le foin. D’un bras un seul, il le souleva du sol et le sortit hors de la petite cabane. Il s’écroula sur le sol sec et dur, ramassant rapidement ses affaires qui s’étaient éparpillées tout autour de lui. Il se vit de nouveau soulever pour que ses pieds touchent le sol et on le poussa à plusieurs grands coups de bras, pour qu’il avance. Le jeune garçon se retrouva vite devant Deirdre et Dezial, dans un tendre moment. Il patientait avec Gareth, tremblant, serrant son baluchon contre sa petite poitrine. Dezial arriva à lui et demanda son identité. Il se présenta. Deirdre renifla une dernière fois, alors qu’il se tournait vers lui. Elle baissa un instant les yeux. Elle s’approcha de lui, et ce regard, il ne le vit jamais chez elle. C’était bien Deirdre, fille de Harlon le Rouge. Elle le bouscula légèrement.

- Dur à croire hein, mais oui, je l’ai sauvé. Je m’en occupe…
- Il est vrai Messire. J’ai voulu la voler … Elle ma suivit et si elle n’était pas venu, je serai mort sous les coups de mon maître. Témoigner de mon visage… Sans elle, je serais soit mort sous les coups, soit de faim, s’osa Perwyn.

Deirdre l’attrapa sèchement par l’oreille, tirant dessus avec force, alors que le gamin gémissait. Elle grogna enter ses dents qu’il ne devait pas parler sans qu’on ne lui donne l’autorisation, surtout devant un noble. Elle retrouva vite le Tully.

- Oui, je lui apprends mon travail… Car j’ai rien d’autre, vous le savez maintenant, lui avait-elle murmurer. Mais si vous avez mieux à lui offrir, prenez le, mais ce ne sera pas sans moi. Je lui ai promis de veiller sur lui, car j’ai tué sa famille, enfin … Le mécréant qui le faisait vivre. Vous me connaissez pas pour me juger Messer Tully. Mais, glissa-t-elle ses doigts entre les siens. J’aurais tant aimé que cela puisse arriver. Je ne suis pas si différente que je l’ai été avec vous. Et j’aimais ce que j’étais sous vos yeux. Il est rare pour moi, d’être aussi épanouie et sincère. Je ne suis pas une pauvre catin, ni une sale voleuse avec vous et désormais … Je le sais. Je m’en vais si vous le désirez. Dès cet instant, mais je ne vous oublierai jamais… J’ai réussi à émerveiller un chevalier de chimère, n’y a-t-il pas plus beau cadeau ? Mais je me rend compte trop tard que j’avais de l’affection pour vous, plus que je ne le pensais.

Elle disait vrai, même si elle ne l’aimait pas avec autant de passion et de hargne qu’elle aimait Sargon, elle n’était pas insensible à sa personne, ni son charme. Oui, tant qu’à trouver un mari, car Sargon et elle jamais cela ne serait possible, Dezial aurait été parfait, s’il aurait été roturier. Et il aurait été tellement plus doux et agréable que le mari que lui trouverait son père, d’ici quelques temps.

- Dites le … Dites que je m’en aille et que jamais nos chemins ne se croiseront … Je le fais. Enfin, gardez un œil autour de vous, qui sait si je reviendrai vous épier...
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Message Lun 2 Jan 2012 - 22:39

Ses larmes à elle, il ne s'y attendait vraiment pas. Voir Deirdre la forte, la voleuse, l'actrice, voir cette Deirdre-là verser des larmes, étaient inattendu, et déstabilisant pour le chevalier. A vrai dire, il s'en voulait de faire pleurer cette dame, celle qu'il avait tant aimé. Il ne prenait pas en compte que si elle pleurait, c'était que lui pleurait, et que si lui pleurait, c'était tout de même en grande partie de la faute de sa belle.

Malgré les larmes communes, le chevalier s'était retrouvé dans ses bras, ses bras si doux, si chaleureux, si aimant. Il se faisait bercer avec tant de tendresse pendant qu'il répondait à la jeune femme. Pour tenter de faire sécher ses larmes, elle apposa délicatement sa joue sur sa poitrine, et, bien que la situation put sembler un tant soit peu érotique, lui, ne pensa à rien de déplacé. Ce n'était bien évidement pas dans sa personnalité, mais, c'est surtout qu'il n'attendait rien de tel de celle qui le tenait dans ses bras. Elle aurait pu être une catin que cela ne changeait rien, ses sentiments étaient sincères, et, son cœur battait pour deux.

Une fois que le chevalier finit ce qu'il avait à dire, la jeune femme répondit, abasourdie par ce qui venait d'être dit, bloquant même sur le fait qu'il lui aurait demandé sa main. Elle se reprit plus ou moins en lui disant qu'il ne devait pas être aussi bête qu'elle, et qu'abandonner toute cette "belle" vie pour elle était de la folie, rajoutant bien vite qu'elle n'était qu'une bâtarde des terres de l'Ouest n'ayant que son cul et ses larcins pour survivre, et qu'elle n'était pas ce qu'elle paraissait être, disposant d'un caractère qui l'aurait fait souffrir.

Deirdre prit une pause afin de prendre le visage du rouquin dans ses mains, pour le regarder droit dans les yeux avant de reprendre.

Jurant sur les Dieux, elle clama sa joie de faire son erreur, que, si la proposition avait été faite, jamais elle n'aurait pu refuser, et qu'elle aurait encore moins pu lui arracher son titre, et qu'à cause d'elle il aurait du fuir. Elle lui somma alors de ne jamais gâcher sa vie pour une femme, qu'aucune n'en valait la peine. Elle se montrait sincère devant lui, il n'avait qu'à regarder l'état dans lequel il la mettait, et qu'elle risquait sa vie pour venir le voir, rajoutant que si cela avait été un autre, jamais elle ne serait revenue, ne pensant pas l'avoir tant blessée.

Au travers des larmes du chevalier, se dessina un doux sourire, celui que Deirdre connaissait tant. Ce sourire là, vint se poser sur le front de la belle, en lui offrant un doux baiser.

"Je ... Je vous crois ... Peut-être suis je faible de flancher si facilement, mais, je vous crois ... Concernant ma vie, je ... Elle n'a rien de magnifique, elle l'est d'ailleurs encore moins depuis que vous l'avez quitté."

Il eut un grand sanglot avant de reprendre.

"Elle est monotone, lassante, les jours s'enchaînent et se ressemblent. J'ai toujours aimé voyager, cela aurait pu être une bonne occasion de s'y remettre. Certes, nous n'aurions pu vivre dans le luxe, mais nous aurions vécu. Mais, les années où j'étais écuyer d'un chevalier errant ont été les plus belles années de ma vie. Qu'importe que vous soyez une bâtarde des terres de l'Ouest, vous auriez été une fer-né que cela n'aurait rien changé. Mais, je garderai vos conseils dans un coin de ma mémoire, je ne l'oublierai jamais, et ... J'ai envie de vous pardonner, ou du moins, d'emprunter la route du pardon. Cependant, si jamais vous me trahissez de nouveau, qu'importe vos pertes de conscience ou autres, je ne serai pas aussi clément."

Cette fois-ci, le chevalier se laissa embrasser par Deirdre, de la façon la plus douce qui soit, le garde arriva, gâchant tout.

Lorsque le chevalier demanda ironiquement à sa belle si elle avait ramassé Perwyn sur le bord d'une route, il ne s'attendait pas à une réponse positive, et de ce fait, il se sentit des plus mal à l'aise. Le gamin prit la parole pour défendre la jeune femme, disant qu'il avait essayé de la voler, et que, suite à cela, elle l'avait suivi, puis sauvé des griffes de son maître. Son visage prouvait ses dires, et le cœur du chevalier se noua de nouveau, tandis que la voleuse tira son petit petit protégé par les oreilles avec force avant de rejoindre son chevalier. Lui disant qu'elle lui apprenait son métier, qu'après tout elle n'avait pas grand chose d'autre, et il le savait. Elle lui dit cependant que s'il avait mieux à proposer, il n'avait qu'à le prendre, mais qu'en le prenant il aurait obligatoirement Deirdre avec. L'un n'allait pas sans l'autre après une promesse faite par la jeune femme. Et qu'il ne la connaissait pas assez pour la juger. La bannie glissa ses doigts dans ceux de la truite avant de reprendre avec des mots plus doux, disant qu'elle aurait tant aimé que cela puisse arriver, que la vraie Deirdre n'était pas si différente de celle qu'elle lui avait montré, qu'elle aimait tant l'image qu'il avait d'elle, qu'auprès de lui elle n'était ni une catin, ni une voleuse, mais que si il le voulait elle s'en irait sans jamais revenir le voir, mais qu'elle ne l'oublierait jamais. Cependant, s'il lui demandait cela, il devrait regarder de temps en temps autour de lui si ses beaux yeux ne l'observeraient pas tapis dans l'ombre.

Comment pouvait-elle croire qu'il veuille cela? Ne jamais la revoir? Après ses larmes, cette étreinte, et tout ses aveux? Comment pouvait-elle simplement penser que ser Dezial ne veuille plus jamais la voir? Certes, il lui en voulait de sa trahison, de son vol, mais, ne plus jamais la voir serait sans doutes une plus grosse punition pour lui que pour elle.

A cette question, le maître d'armes ne put donc s'empêcher de sourire avant de répondre à sa belle.

"Ne plus jamais vous revoir? Comment pourrais-je supporter cela? Comment pouvez vous simplement penser à cela après tout ce que je vous ai avoué? Jamais je ne pourrai me passer de votre présence."

Il s'arrêta un bref instant pour sourire de plus belle avant de reprendre.

"Je suis heureux de savoir que j'ai contribué à votre bonheur, ne serait-ce qu'un peu, mais ... Je pense que vous vous en doutez, plus rien entre nous ne sera comme avant, et ce, qu'importe mes sentiments pour vous, qu'importe que je vous pardonne, qu'importe que je vous offre une seconde chance, ma tête refusera toujours de vous offrir une seconde chance dans ce domaine, je ... J'en ai tellement souffert, je ne veux reprendre le risque, j'espère que vous me comprendrez."

Il se libéra des doigts de la sublimissime, tout en lui offrant un doux baiser sur la joue avant de se diriger vers le jeune garçon pour lui poser une main sur la tête, tout en continuant de sourire.

"Quant à toi, j'aurais pu t'offrir une vie différente, mais, en tant qu'homme, tu te dois de protéger ta nouvelle mère, d'autant plus que tu as une dette envers elle, de ce fait, si un jour l'envie te prend, je t'enseignerai l'art de l'épée. Même si en tant que chevalier je ne suis pas connu, en tant que maître d'armes, je suis reconnu, j'ai formé l'élite de Vivesaigues, et, le gros costaud là, en fait parti."

A ses mots, le jeune Perwyn tourna son regard vers la montagne de muscle appelée Garth, qui, de son côté, serra un après l'autre ses poings dans la paume de sa main, faisant craquer ses doigts, avant de rigoler. Cet homme fut en tout temps imposant, et effrayant par sa carrure. Il l'était d'ailleurs encore plus lorsqu'on le voyait armé de son espadon.

Tout ce qu'avait dit le chevalier à l'enfant faisait parti d'un plan simple, veiller sur Deirdre en toutes circonstances. Même s'il n'arrivait pas à lui pardonner totalement, il ne pouvait nier son affection pour elle, et, la savoir voleuse ne le rassurait guère, en effet, cela pourrait lui causer bien des ennuis, et des dangers, de ce fait, le jeune Perwyn pourrait fort bien la protéger de bien des dangers.

Avec son habituel sourire, le Tully rabattit sa capuche sur son visage, avant d’inviter les deux étrangers à le suivre.

"Je partais pour aller à la taverne venez avec moi, vous semblez affamé, et le gamin encore plus, je vous invite, cela ne vous fera que le plus grand bien."

La bâtisse n'était qu'à deux minutes de marche. Un vieux bâtiment fait dans une pierre sale, à vrai dire, celle-ci avait dû recueillir le vomi ainsi que l'urine de nombreux clients après une soirée un peu trop arrosée. Celle-ci se nommait "Le poney fringant". L'intérieur semblait bien agitée, dans le cohu général, l'on pouvait entendre des chants venant de nombreux endroits de Westeros, l'on pouvait aussi distinguer des hommes déjà saoul.

Avant de rentrer dans l'enceinte de l'établissement, ser Dezial se retourna vers son garde et lui donna quelques pièces, en lui disant qu'il pouvait commander ce qu'il voulait, mais que, il devait se tenir à distance, il voulait avoir un entretien privée avec la dame, que cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus. Bien entendu, le géant protesta, mais, avec son habituel sourire, ser Dezial tira la dague accroché à la ceinture du fils du forgeron, expliquant qu'il la garderait sur la table au cas où. Ne trouvant plus rien à redire, le manieur d'espadon récupéra les pièces en remerciant grandement son maître, et rentra dans la taverne pour aller se rincer la gorge.

Ser Dezial le suivit en invitant ses deux compagnons à le rejoindre, pour aller s'installer à une table, qui, fut bien vite rejointe par le gérant pour prendre commande.

"Pour moi, une simple bière sera suffisante, et eux, apportez tout ce qu'ils demandent. Ne vous gênez pas surtout, j'invite, alors faites vous plaisir surtout."

Le chevalier attendit alors que les deux invités prennent commande, et que le tavernier se retire pour reprendre la parole d'un sourire timide.

"Tout d'abord, je voulais m'excuser je ... J'ai été bien plus froid que ce que j'aurais dû l'être je ... Je me suis laissé emporter par la colère, je ... J'imagine que ce doit être dur pour vous de vivre comme ça, et que cela est peut être votre unique moyen de survie. Vous me direz, je préfère vous savoir en train de voler que ... Que faire d'autres choses moins honorable. Comme je vous ai dit, je vous pardonne plus ou moins, et enlever le fait que vous soyez bannie, ainsi, si l'envie prendre au gamin de venir prendre des cours, ce sera avec plaisir. Cependant, je vous donne une seconde chance, pas une de plus. Si pour une raison ou une autre on vous reprend en train de me voler, comme je vous l'ai dit je serai beaucoup moins clément, en plus du bannissement, la main voleuse sera aussi prise, en punition. J'espère que c'est clair?"
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Message Jeu 5 Jan 2012 - 22:33

Avant que son compagnon d'arme n'arrive, Dezial lui avait murmurer quelques autres mots, répondant à ce qu'elle lui avait dit, alors qu'elle le serrait contre lui ou conservait cette douce proximité. Il continuait à lui enfoncer comme des petit stylet incandescent sous la peau, pas douloureux, mais qui à force devenait fortement désagréable, voir insupportable. Elle ne savait même plus si c'était les larmes de Dezial qui lui faisaient le plus mal, ou alors ses paroles. Quand il lui confia que sa vie fut bien plus triste alors qu'elle l'avait trahie et qu'il fut dans l'obligation de la bannir. Il ajouta qu'il se moquait bien de quitter le confort de sa vie pour vivre au jour le jour et d'un tout petit revenus. Vraiment ? Il aurait aimé volé, que Deirdre en vienne parfois à faire le travail d'une catin pour un bout de pain ? Réellement. Rien que pour cela, et non pas parce qu'elle l'aimait aussi fort qu'elle pouvait aduler un homme comme cet ingrat de Sargon, elle aurait accepté de n'être qu'à lui, ou le lui faire croire. Elle aurait aimé qu'il prenne la place de son compagnon à vivre. Il aurait été d'une présence si douce et rassurante, tendre, attentionnée, sincère, ... Ce dont elle avait le plus besoin et dont elle n'était pas habitué, si bien qu'elle fuyait cela. Elle tiqua par contre, lorsqu'il lui dit que si elle aurait été fer-née, rien n'aurait changé. Elle n'avait pas envie de parier là-dessus et lui avouer qu'elle l'était, serait irresponsable. Si cela ne tenait qu'à elle, elle lui aurait tout dis, mais elle ne le pouvait. Pour plusieurs raisons, elle n'était pas seule dans cette histoire et de plus, elle n'arrivait à faire confiance à personne. Elle lui caressait doucement les cheveux, alors qu'il finissait son discours. Elle hocha simplement la tête. Elle imaginait bien ce qu'il pourrait en advenir, malgré la gentillesse innée du jeune homme. Elle l'avait vu, du moins en parti. Il fallait bien se méfier de ces hommes trop calme comme la mer. Puis, elle n'était pas bête. Moins clément, il la traiterait donc comme une voleuse. Et les voleurs, on leur coupait la main. Elle lui vola un baiser et son ami vint mettre fin à leur retrouvailles mouvementées.

Dezial avait visé juste pour Perwyn et en plus, le jeune homme s'osa de venir le lui confirmer en prenant la parole, bêtement, étalant des détails qui aurait pu lui porter préjudice. Il la rassura ensuite, alors qu'elle lui expliquait qu'elle pouvait comprendre qu'il ne veuille plus la voir. Comment pouvait-elle croire qu'il la jetterais ? Car elle en avait connu des personnes, qui vous avouait avoir eu des sentiments pour vous, qu'ils essaieraient de vous pardonner, mais qui tenaient coute que coute à ne plus vous recroiser. Elle était toujours rejetée depuis son enfance, ce qui n'aidait pas non plus à imaginer qu'il essuierait une partie de cette histoire ainsi. Il fallait du temps à beaucoup de monde et elle ne côtoyait que les plus rudes et les plus froids. Ce n'était pas facile. Elle savait son cousin ainsi, Dagon. Il pouvait très bien pardonné, avoir aimé, mais quand on avait dépassé les limites, on ne pouvait faire marche arrière. Surtout pour un pirate et ce genre de situation : on ne le vole pas, c'est lui qui vole.

La suite de ses paroles furent plus profondes, plus sérieuse. Elle avait simplement opiné de la tête, puis murmura pour lui répondre, qu'elle en était consciente et qu'elle était déjà bien heureuse de la réaction qu'il avait eu. Oui, elle n'en attendait pas autant et elle le lui confia. Elle ajouta même qu'elle s'imaginait devoir fuir à nouveau, car il n'aurait accepté sa présence. Voilà tout. Elle était déjà bien ravie en soit. Il lui avait donné un baiser sur la joue, ce qui la fit sourire, bien avant qu'elle lui confie ce qu'elle avait pensé de son état d'esprit. Dezial la quitta un instant, retirant sa main de la sienne pour s'approcher de Perwyn. Ce dernier avait fait un pas en arrière. Elle n'écoutait pas vraiment ce qu'il disait, pensant pour elle même. Elle espérait que rien ne la repousserait à jouer de sa bonté d'âme, car il n'y aurait aucun risque que cela vienne d'elle. Oui, elle était décidé. Se faire un ami, une personne de confiance ou alors un certain soutient dans sa vie ne pouvait que lui faire du bien. Dezial pourrait en faire partie non ? Même si elle avait toujours du mal à donner sa confiance. Elle était de ces gens vils et hypocrites, alors elle craignait les autres, plus qu'il ne pouvait la craindre. C'était si bon de se laisser aller. Et pourquoi pas. Elle pourrait essayer, au risque de se brûler les ailes ? Dezial serait son unique chance de savoir si elle peut croire en l'être humain.

Sa main appuya sur les cheveux épais, bruns et hirsutes du jeune garçon. Il leva ses yeux si claires vers le maître d’arme, l’écoutant avec attention. Deirdre était sortie de ses pensées. Ecuyer, homme d’arme, forgeron ? Voilà bien des postes qui auraient été plus plaisant à Perwyn. Si elle pensait à son bonheur, elle aurait du l’y forcer. Mais Perwyn se montrait étrangement de bonne compagnie. C’était déjà un petit homme certes, mais se séparer à nouveau d’un être aussi jeune lui ferait trop de mal. Elle voulait le garder, égoïstement. Il avait tenté de la voler, elle lui avait laissé la vie sauve, il avait de toutes les façons, une dette envers elle. Elle l’avait aussi libérer de l’emprise de cet ivrogne. Puis alors, il arracha un rire éclatant à Deirdre, de part sa candeur dans sa franchise.

- C’est bien gentil messer, mais elle préfère que je sache mieux courir que me battre. Question de sécurité. Puis, elle est bien trop jolie pour la considérer comme ma nouvelle mère !

Le torse bombé, le menton levé, il finit par regarder la jeune femme et faire la moue, réclamant un baiser. Elle tapa gentiment l’arrière de son crâne, le traitant de petit profiteur. Elle était amusée. Leurs regards étaient complices. Elle lui avait bien promis un baiser quand elle le jugerait assez vieux et méritant. Il avait tant insisté qu’elle n’avait trouvé que ce compromis. Or, il ne ratait pas une occasion pour réclamer une petite récompense. Elle n’était donc pas totalement tranquille. Perwyn était dans la fleur de l’âge et cherchait un peu d’affection, mais c’était toujours si innocent. Lui aussi, s’étonnait de se sentir si bien avec la demoiselle. Elle était bien plus douce et généreuse qu’elle ne voulait le paraître, mais savait aussi se faire entendre et être juste assez autoritaire avec lui.

Le jeune homme observa longuement Garth, devant lever les yeux si haut, que sa tête pointait le ciel noir. Il déglutit quand l’homme fit une exhibition de sa force et sourit brièvement. L’annonce de la taverne et la capuche sur la tête de la masse musculaire ravit Perwyn qui fit un petit bond sur place, avant de venir se loger contre les hanches de Deirdre. Entourant son bras, la tête contre elle, il marchait, tout enlacé à elle. La jeune femme ne disait rien, suivant simplement Dezial, gardant une certaine distance. Elle avait échangé plusieurs regards longs et suspicieux avec Garth, et c’était un fait, ils ne s’aimaient pas. Elle était méfiante et elle savait que si tout dérapait, elle aurait bien du mal à se débarrasser de lui.

Ils arrivèrent devant une grande bâtisse, mais légèrement délabrée, or très sale, qui puait à des lieues. Rien de bien étonnant. C'était étrange de savoir que le Tully s'y rendait aussi facilement qu'il irait à un banquet dans une autre grande maison. Deirdre et Perwyn étaient des habitués de ce genre d'endroit, surtout la jeune femme. C'est là qu'elle venait se nourrir quand elle le pouvait, dormir, trouver une aventure, ou alors quelques pièces à dérober, ou tout simplement, s'enivrer de l'ambiance joviale et de la musique qui parfois égayait ses journées. Pour le coup, les violons et autres instruments à l'air entrainant résonnait dans la petite taverne. Il y avait une bonne ambiance. La jeune femme garder les yeux partout et Perwyn, la voyant faire, essayait de faire de même. Dezial avait gentiment demandé à son Garth d'aller prendre quelque chose à boire, et ainsi il l'éloignait d'eux. Il hésita un instant. Elle voyait bien, que même attablés, il ne cessait de les fixer. Elle roula des yeux avant de soupirer, surtout quand Dezial posa la dague sur la table. Quelle idée. C'était bien pire maintenant qu'elle savait où elle était. Elle aurait donné un coup dans la table, elle se renverse, poussant Dezial de son bras, l'autre attrapant l'arme. Elle sort ensuite la sienne, feint de le frapper bêtement avec sa propre arme, il la désarme et elle en profite pour lui enfoncer sa petite dague cachée dans sa botte, dans un coin de sa gorge. La jugulaire est touché, il peine, et le sang quitte son corps à une vitesse folle. Bien trop facile. Quel idiot, fort, mais rien dans la tête. Même Dezial devait savoir que cela ne l'arrêterait pas. Quelle idée, non, il n'en savait rien. Elle était peut-être bien plus dangereuse que les autres homme présent dans la taverne.

Il leur proposa de commander ce qu'il voulait. Perwyn, assit à côté de Deirdre, avaient les yeux pétillant et sautiller sur le banc. La jeune femme hocha la tête. Il quémanda un ragout de volaille, avec un peu de cidre. Deirdre prenait simplement une bonne portion de gruau et partagerait son cidre avec le jeune homme. Il remercia chaleureusement le Tully de sa générosité. Deirdre sourit. Elle lui avait appris les bonnes manières et cela venait naturellement désormais. Deirdre avait les yeux ailleurs, tout comme sa tête. C'était si étrange comme situation, du moins, les sentiments qui l'animaient étaient si rares en elle, qu'elle ne s'y habituait pas. Elle avait ... Honte ... Il lui expliqua qu'il avait été très froid avec elle. Si il savait, même avec des personnes qui ne lui en voulaient pas, on n'avait pas été si "gentil" en parole et en attitude avec elle. On passait son temps à la rabaisser, du moins pour Sargon, ou son père et Damon, fichtre, qu'il pouvait être hypocrite. Elle sourit simplement à sa menace. Encore une fois, elle savait que ses mains y resteraient. Elle se pencha doucement vers lui.

- J'ai bien entendu. Je sais que cela ne sera jamais pareil, mais j'éviterai de vous trahir, car si vous saviez à quel point, m'émanciper de mes mains seraient triste ... Je n'ai que cela pour vivre ... Aussi honorable ou point sont mes actes, je sais voler et surtout ... Flatter les hommes avec, finit-elle, les lèvres près de son oreille.

Elle retrouva place sur son banc, droite, louchant sur l’énorme bol de gruau. Elle n’en demandait pas autant. Elle tourna lentement la tête, Perwyn avait déjà son nez plongé dans son ragouts de volaille, se régalant. Il enfournait la nourriture avec une vitesse folle, buvant une gorgée de cidre alors qu’il n’avait pas finit d’avaler. Il y avait un peu de pomme de terre écrasées et trop cuites qui se collaient sur ses joues bien fournies. Alors que le plus jeune des trois était concentré sur son plat, elle touilla de sa cuillère en bois le gruau et finit par se tourner vers Dezial.

- Je vais être sincère avec vous et donc arrêter de vous la jouer, gorge en avant, grand sourire larmoyant et fausse pureté à vos yeux. J’ai réfléchis à ce que vous disiez tout à l’heure. Il serait possible que vous lui donniez quelques cours de défense ? On peut toujours fuir, mais des fois, il faut savoir donner des coups pour s’enfuir. On pourra dormir dans l’écurie, on n’auras pas eu meilleur logement depuis longtemps. Puis, je serai heureuse d’imaginer que vous ne seriez pas loin … J’ose rien faire de peur que vous me voyez comme … Une comédienne …

Elle prit quelques cuillerées de son bol au liquide épais et vint poser sa tête sur l’épaule de Dezial. Elle ferma un instant les yeux avant de les remonté jusqu’aux siens. Elle le jaugea un long moment, posa une main sur sa cuisse. Elle avait glissé doucement, son nez venait caresser sa mâchoire.

- C’était encore vos faiblesses, quand vous m’avez prit dans vos bras ? Et que, tout à changé, même vos attentions ? C’est-ce que j’ai aimé le plus … Même si maintenant, j’apprécie plus l’homme. Or, je sens que je vais bientôt boire ... Et si je bois, il va falloir m'attacher pour me calmer

Elle le quitta très lentement, après s’être reposer contre lui un instant et vint à finir son plat, si gentiment offert. Soudain, on vint claquer des bières devant eux, et deux hommes demandèrent si la demoiselle voulait bien venir danser avec eux. Elle écarquilla les yeux un instant, se questionnant sur l’état de ces rustres fêtard et la réaction de Dezial. Or, bizarrement, elle avait plutôt tapé la main de Perwyn qui tentait de faire la bourse d’une personne ivre morte près de lui. Elle finit par accepter, haussant les épaules. Elle proposa à Dezial de venir, mais alors que déjà, ses jupons relevée pour grimper sur la table, on la porta au milieu de tout le monde. La musique était vive, enjouée, joyeuse. Une petite farandole, plusieurs gorgées de bière volées à toutes les choppes, elle retrouva vite Dezial. Elle avait ce petit sourire taquin, tout contre lui, ses mains qui cherchait à s’agripper sur ses épaules robustes et large. Elle tenait à peine sur ses jambes. Elle finit par nouer ses bras autour de son cou, le pencha vers elle, étant bien plus petite et vint lui arracher un long et langoureux baiser. Les gens continuaient de se saouler, de chanter, jouer de la musique, danser et comme eux, flirter.
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Message Dim 11 Mar 2012 - 21:41

Perwyn … Quel étrange personnage que voici, si jeune, si attachant, et si … Grand. Grand, à tout les sens du termes, que cela soit en taille, ou en mentalité. Bien entendu, il était très loin d'égaler la taille du garde du corps, mais, l'enfant devait avoir douze ou treize ans, pas plus, et pourtant était déjà presque aussi grand que la jeune femme ici présente. Il semblait être aussi un futur charmeur, disant que sa protectrice était bien trop belle pour être sa nouvelle mère. Belle … Oui … Belle, elle était, à en damner. Serait-elle née noble que, la moitié de Westeros serait venu demander sa main. Son sourire était rayonnant, son visage … Parfait. C'est en parti tout cela qui avait causé la perte du maître d'armes, et sa rechute. Comment être dur avec un ange ? Comment être dur avec une femme qui, au moindre de ses sourires est capable de tout vous faire oublier ? Comment être dur avec l'une des rares femmes capables de faire de l'ombre à lady Shaïra ? Ah … Lady Shaïra, la femme qui était considérée comme la plus belle de son époque. Réputation qui n'était pas usurpée, cela dit. Et, ser Dezial était bien placé pour le savoir, il avait fait sa rencontre cinq ans auparavant, alors qu'elle voyageait pour découvrir Westeros. A cette époque, Lord Medgar était encore en vie, et son fils, Edwyn était bien jeune. Mais, à ce moment là, le Lord n'était pas présent à Vivesaigues, ce fut donc le général des armées, et frère du Lord qui accueillit la bâtarde Targaryen, et, ne put qu'être charmé devant tant de beauté, de charme, de … A vrai dire même moi les mots me manquent pour décrire efficacement cette jeune femme, donc, les mots du chevalier, je vous dis même pas … Pour tout vous dire, le jeune homme ne trouvait déjà pas ses mots pour lui parler. Grand timide, grand sentimental, et grand sensible, devant une telle beauté, son esprit se bloqua littéralement, et à part des onomatopées telles  « Beuh. » ou des mots intérieurs tels « Belle ... » rien de bien constructif n'était présent. Cela dit, quelque chose d'étrange, de surnaturel même, aux yeux du chevalier, se produisit. Alors qu'il pensait qu'elle aurait pu rigoler de lui, elle lui fit des avances, le séduisit, et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens finirent sous les mêmes draps, offrant à ser Dezial la plus belle nuit de sa vie, ainsi que, sa première fois, un moment … Magique. Durant les 5 années qui suivirent, le Tully ne connut intimement, nulle autre femme.

Mais je m'égare, désolé.

Donc, le jeune Perwyn, semblait aussi charmé par la belle Deirdre, et gonfla le torse pour réclamer un baiser, demande qui fut simplement récompensée par une petite tape derrière la tête. Le jeune orphelin venait aussi de refuser l'offre du Tully, disant qu'il était mieux de fuir que de se battre. Après tout cela, le chevalier ne put que grandement sourire, et regarder les deux nouveaux arrivants, l'un après l'autre.

« Belle … Oui, elle l'est. Elle ne l'est que trop. Et, c'est justement pour ça que tu dois la protéger. Qu'elle soit ta mère ou non, elle s'occupe de toi, elle t'as sauvé, c'est … Ta famille en quelques sortes. C'est pour cela que … Fuir ne sert pas tout le temps, si un jour tu te retrouves coincé dans une ruelle, tu ne pourras plus t'enfuir. »


Un large sourire fut adressée à Deirdre. Bien qu'elle l'ait trahit, bien qu'elle l'ait volé, bien qu'elle lui ait fait tant de mal, de puissants sentiments étaient toujours présents, et, qu'on lui fasse du mal était tout simplement … Hors de question.

Après ces paroles, le chevalier proposa d'aller jusqu'à la taverne, et le chemin se passa dans le silence, pendant que le garçon s'accrochait aux hanches de la belle, plaçant dans un très bel endroit sa tête, avec amour pour marcher à ses côtés. D'assez loin, l'on pouvait entendre la musique émaner de cette bâtisse, principalement, l'on discernait, outre les voix, les violons et les percussions. Des musiques joyeuses et entraînantes, qui donnaient du baume au cœur. Ser Dezial appréciait particulièrement cet endroit, tout le monde était agréable, joyeux, et simple. Cela changeait de certains nobles que l'on voyait à la cours, trop sérieux, hautain, et égoïste. Ici, les gens possédaient très peu, mais partageaient, et étaient heureux avec le peu qu'ils avaient.

Garth fut laissé tout seul, tandis que le chevalier s'installait tranquillement à table avec ses deux invités, où il leur proposa de commander ce qu'ils voulaient. Le plus jeune des trois semblait … Tel une puce à l'entente de cette nouvelle, sautillant sur son banc, excité comme personne, avec des étoiles plein les yeux. Nous aurions été dans un cartoon, que le garçon aurait bavé, mais, dans un univers si sérieux, nulle place pour les filets de baves, même si, de nombreuses mauvaise langues disent le contraire sur notre cher ami à la truite. Une truite qui bave, soyons un peu réaliste voyons.
La belle, elle, eut une réaction bien plus mesurée, hochant simplement de la tête en commandant du gruau. Perwyn, lui, après avoir longtemps hésité, se rabattu sur du ragoût de volaille avec du cidre, en remerciant grandement le héros qui se portait au secours de son ventre, chose qui fit grandement sourire le chevalier. Une fois la commande passée, et le patron parti, un air sombre prit possession du visage du maître d'armes alors qu'il expliquait qu'il ne supporterait pas une nouvelle trahison, et que, si nouveau vol il y avait, il ne serait pas aussi clément, et il lui ôterait ses mains. La belle se pencha vers lui, en y répondant avec douceur, expliquant que le message était bien rentré, et qu'elle n'essaierait plus de le trahir, ironisant sur le fait que se séparer de ses mains serait triste, que, c'est grâce à elle qu'elle vivait, qu'elle volait et, s'approchant de plus en plus de son oreille, finit par dire qu'elle flattait aussi les hommes avec. Ser Dezial fut comme … Abasourdi. Un peu comme si, son cerveau déconnecta un instant, le faisant bloquer un court instant sur cette phrase, en rougissant grandement, tandis que son index vint gratter le bout de son nez, comme à son habitude quand il était gêné. Cependant, cette fois, il y eut un petit plus dans la gêne, car, un afflux sanguin non désiré permit à un de ses membres de s’agrandir, et, le jeune homme en grand timide qu'il était, espérait que personne ne voit ceci.

Tentant tant bien que mal de dissimuler la gêne, le général prit la parole en souriant comme à son habitude.

« Hé bien, après de tels aveux, je m'en voudrai de vous ôter de tels outils. Mais, sincèrement, cela me ferait atrocement mal de passer à l'acte. Vous comprendrez, je l'espère que, malgré tout, je tiens à vous, et … Vous faire du mal me serait très difficile, même si vous veniez à me trahir de nouveau. Donc, s'il vous plaît, tenez-vous. »

Un bref instant après cette courte discution, le propriétaire revint avec la commande, et posa tour à tour le gruau, le ragoût, le cidre et la bière devant les propriétaires respectifs. Cette rapidité était folle. Comment pouvait-il préparer si vite les plats ? Cela intriguait grandement le noble. Cependant, cette question se perdit très vite dans de grands rires à la vue du jeune orphelin qui se jetait sur la nourriture, laissant des patates sur ses joues, buvant alors qu'il n'avait pas avalé. La scène était des plus risibles, mais aussi des plus compréhensibles. Vivre de rien devait être difficile. Et, du coup, voir tant de nourriture devant soi, devait être tout simplement euphorique. Deirdre, elle, comme à son habitude semblait bien plus calme, et réservée devant son plat, se contentant de faire tourner sa cuillère en son sein, avant de relancer la conversation avec l'homme face à elle, disant qu'elle allait être franche, et ne plus jouer de personnage, avouant qu'elle avait réfléchit à ce qu’il avait dit un peu plus tôt, avant de demander s'il était possible de lui donner des cours pour qu'il apprenne à se défendre. Car, fuir était bien, mais, parfois il fallait mettre des coups pour s'enfuir. La bâtarde rajouta qu'une simple écurie lui suffirait pour dormir, qu'ils n'avaient pas connus meilleur logement depuis bien longtemps. Finissant sur le fait qu'elle se sentirait heureuse de le savoir non loin. Nouveau rougissement. Et qu'elle osait rien faire de peur qu'il la prenne pour une comédienne.
Ser Dezial ne put que sourire à tout ça, bien sûr qu'il pourrait lui donner des cours au gamin, surtout si c'était pour la protéger elle. Mais dormir dans une écurie ? Pas question.

« Je … J'accepte. Après tout, pourquoi refuserai-je alors que je l'ai moi-même proposé ? Et, si vous pensez que je vous logerai dans une écurie, c'est bien mal me connaître lady. Vous aurez droit à une chambre comme tout le monde. Cependant, j'espère que vous comprendrez que, vous serez au plus haut d'une des tours, dans une chambre fermée à clé, avec un garde devant. Malgré toute l'affection que je vous porte, je ne peux pas vous accorder toute ma confiance d'entrée, et surtout, nos gens ne comprendraient pas. Enfin, j'ai une semaine pour former le gamin, je dois partir dans le Nord dans huit jours, je ne peux décaler. »

La belle vint se rasseoir à ses côtés, mangeant un peu de son plat, tandis que lui buvait tranquillement sa boisson, la regardant de temps en temps en coin, essayant de ne pas se faire surprendre par son regard. Par les Sept ce qu'elle pouvait être belle ! Au bout d'un moment, celle-ci vint poser sa tête sur l'épaule musclée du chevalier, qui ne put que rougir à cela. Mais, en même temps, il se sentait si bien comme ça. Elle passa un bon moment à le regarder, ne faisant qu'accentuer sa rougeur, avant de poser avec douceur une main sur sa cuisse, ne faisant là qu'accentuer son afflux sanguin. Puis, petit à petit, son doux visage glissa sur son épaule pour lui caresser la mâchoire de son nez, avant de prendre la parole, profitant quelques peu de la situation, il faut bien l'avouer. Deirdre demanda, les yeux plein d'innocence, si c'était bien de la faiblesse lorsqu'il l'avait prit dans ses bras un peu plus tôt, et que tout avait changé, même ses intentions, et que c'était ce qu'elle avait le plus apprécié, même si maintenant elle appréciait plus l'homme. Pour dire vrai, l'homme en question, ne comprit pas la dite phrase. Enfin, la belle enchaîna sur le fait qu'elle allait bientôt boire, et que, quand elle buvait, il fallait l'attacher. Il était bel et bien impossible de l'attacher, préférant plutôt se ruer sur qui que se soit qui l'embêterait. Durant les paroles de la jeune femme, le chevalier profita de la proximité pour caresser le dos de sa belle, avant de remonter jusqu'à ses cheveux, après avoir bien prit le contact avec son corps, ce fut avec un sourire triste que ser Dezial prit la parole.

« Je … Oui, ce n'était que de la faiblesse, lié à de puissants sentiments à votre égard. Il … Il m'a suffit d'un regard, d'un sourire pour que tout change. Je voulais être froid, distant … Ça n'a pas marché. C'est donc bien de la faiblesse …
Par contre, vous avez dit quelque chose que je n'ai pas bien compris … Qu'entendez-vous par le fait que vous préférez l'homme ?
Enfin, sachez que personne ne vous attachera, et que … Le premier qui osera vous toucher, aura affaire soit à moi, soit à Garth, et du coup … Il sera mal barré. »

Un large sourire prit place sur le visage de Dezial, alors qu'il s'apprêtait à l'embrasser tendrement, deux verres vinrent se croiser sous leur yeux, trinquant à la santé du Tully et de sa dame, l'invitant à venir danser à leur côtés. Chose que, l'étrangère accepta avec plaisir, allant danser sur le rythme des violons et des percussions, en buvant à la volée des gorgées des bières à droite et à gauche. Le chevalier, se releva quelques instants après, pour aller emprunter la place d'un des percussionnistes, pour partager le bonheur qui semblait être intense dans les yeux de la danseuses. Elle était … Radieuse, sublime … Parfaite, comme à son habitude, comme … Sculptée par les sept eux-même. Tout le monde la regardait, en rigolant ou souriant, chaque partie de son corps était … Désirable, et, alors même qu'elle continuait à boire, certains regards changèrent, l'on pouvait lire un désir certain dans certains yeux, mais, étrangement, personne ne fit qui que se soit. Peut-être était-ce par respect pour le Tully, ou peut être par peur de lui, ou pire encore, de son garde du corps. Tout le monde savait que Garth était un brave type, agréable, souriant, très gentil, mais, tous savaient aussi qu'il faisait partie de l'élite de Vivesaigues, et, sa carrure ne faisait qu'accentuer la peur qu'il provoquait. Voyant que l'ambiance commençait tout de même à changer, et par peur que ça dégénère, le chevalier rendit l'instrument à son propriétaire pour monter sur le comptoir et taper des mains en réclamant le silence. Une fois que la plupart avaient compris le message, la truite aux épées jumelles prit la parole, s'assurant que parler assez fort pour que tous l'entende.
« Mes amis, mes camarades de beuverie. En ce jour, j'ai une fort bonne nouvelle à vous annoncer. Afin d’égayer cette soirée, et pour que tout le monde soit sur un pied d'égalité, j'offre une tournée générale ! »

De nombreux cris de joie se firent entendre, et, le patron semblait des plus heureux lorsque, de sa bourse, ser Dezial tira quelques pièces qu'il lui donna. En descendant de son perchoir, le chevalier fut accueillit tel un héros, et de nombreuses tapes sur l'épaules lui furent données accompagnés de nombreux remerciements. De ce fait, l'attention se détourna de la divine danseuse, qui, elle, porta son attention sur le maître d'armes, s'approchant de lui avec un sourire aguicheur, avant de placer ses deux bras autour de son cou, avant de le faire se pencher pour lui offrir un doux, magnifique, délicieux et long baiser, qui, ne fit que monter la sauce à notre cher Tully. Au bout d'un moment d’éteinte passionnée, il plaqua la belle contre le mur de la bâtisse, passant entre ses deux jambes, lui caressant avec passion ses cuisses et son visage, avant de l'embrasser à son tour avec une grande envie, et une douceur inhumaine.

Relâchant ses douces lèvres, le jeune homme prit la parole.

« Deirdre, cessez d'agir comme cela. Ou bien … Ou bien … Je ne pourrai plus me contrôler, et, je vous emmènerai à l'étage, pour que l'on soit tranquille et ... »

Avec douceur, la main posée sur sa cuisse remonta dangereusement.

« Je ne sais pas ce qui pourrait se passer. »
Le Dezial timide que tout le monde connaissait avait disparu, l'excitation l'avait poussé à bout, et le peu d'alcool qu'il avait ingurgité lui avait facilité le travail. Comme le dirait un jeune « comique » que j’affectionne particulièrement, Dezial s'est métamorphosé en Dark Timide.
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Message Sam 17 Mar 2012 - 21:32

Oui, la soirée commençait bien, malgré le début, assez tendu et morose. Il était vrai qu'elle avait laissé des plaies à Dezial et qu'elle les avait sûrement ré-ouverte lorsqu'il la revit, là, sous le clair de lune, de Vivesaigues. C'était bien cruel de dire que Deirdre, à part sa petite culpabilité qui lui rongeait le cœur, elle avait bien moins souffert que Dezial, mais elle pouvait bien comprendre, ayant toujours le cœur brisé lorsqu'elle voyait Sargon. Or, malgré tout, elle avait presque pu sentir à quel point elle lui avait fait mal, derrière tout ces discours qu'il lui avait confié, juste avant de venir dans l'auberge. Elle se sentit que plus grandement coupable de ses actes, mais si faible à la fois. Elle ne devait pas se laisser attendrir, car des âme, il y en aurait d'autre qu'elle piétinerait, elle le savait. Mais non, elle s'encombrait de cette empathie pour les autres et la voilà, à profiter de ces doux moment avec un Tully, puis avoir un jeune garçon à sa charge. Quelle idée, madame la grande indépendante, la sauvage, la fille libre, elle s'accrochait bêtement à tout ce qu'elle trouvait. Normalement, l'expérience ne devait pas lui apprendre à être encore plus affûté et froide et aussi noire que la roche de Pyk ? Elle faisait vraiment tout à l'envers. Ou alors, est-ce le Dieu des Tornades qui la punissait d'être bien plus belle qu'une fer-né, d'être bien trop comparable à ces femmes d'une belle beauté comme il y en avait sur les terres, tels que le Bief, ou encore Port-Réal ? Le Dieu Noyé ne vous faisait pas cadeau d'un pareil charme, c'était une malédiction chez les fer-nés. C'était peut-être pour cela que son père, aurait tant aimé faire d'elle une prêtresse, pour conjurer le sors, ou donner au Dieu ce qu'elle lui devait. Quoi qu'il en soit, la voilà coincé, elle et son affection, son besoin de tendresse et d'attention, ses sentiments, sa faiblesse...

Mais alors, qu'elle lui posait de nouvelle question, qu'il lui confia qu'il acceptait bien de les garder quelques jours et d'apprendre à Perwyn à se défendre, elle ne put répondre à ses nouvelles interrogations, qu'avait soulevées celle de Deirdre. On l'invita à danser, la soulevant par dessus la table et lui offrant des gorgées par-ci, par-là. Dezial était allé se joindre aux musicien. On commença le violon à même les doigts et rapidement l'archet vint balancer toute la gaieté dans la taverne. Elle dansait, légère, libre, amusée et enjouée. Puis rapidement, l'alcool qui était rapidement monté, de part le peu de nourriture qu'elle ingurgitait ses derniers jours, elle retrouva vite son ami, ami qu'elle avait tant fait souffert, mais là déjà, elle en oubliait tout. Les bras autour de son cou, autant pour retrouver un peu de sa chaleur, un contact contre elle, mais aussi pour rester debout sur ses pieds. Ses mains glissèrent doucement sur son cou et la naissance de son visage, puis elle lui arracha ce fameux baiser. Ce n'était pas leur premiers, mais c'était bien la première fois que le jeune s'échauffa autant, au point de venir l'appuyer contre un mur pour plus de passion. Elle écarquilla un instant les yeux, troublée. C'était souvent elle qui était la maîtresse de la situation et qui jouait avec les transport de Dezial, le poussant parfois à fuir dans une autre pièce, car cela risquait d'aller trop loin. Il était toujours si tendre et si respectueux, que cette fois-ci, ce ne fut pas elle qui le perturbait, mais bien lui. Elle ne savait plus réellement quoi faire, alors qu'elle était là, doucement collée contre le mur et lui, tout ses muscles qui la dominait entièrement, elle et sa petite taille. Elle lui jeta un regard pétillant par la suite, une seconde après, se mordant la lèvre. Elle adorait ce genre de surprise et la musique assourdissante, les cris et les rires la transportait ailleurs. Toute l'ambiance de la taverne ne l'aidait pas à être plus sage et pourtant, c'était ce qu'il allait lui demander.

Perwyn était toujours à la table, profitant de la tournée général, pour siffler, presque à grande goulée et cul-sec, une pinte de bière, légèrement éventé. Il les observait, curieux. Il avait rapidement deviné qu'il y avait plus entre les deux, qu'une simple relation amicale ou moins. Elle était là, contre le mur, toujours dans les bras de Dezial. Elle était encore perdue du baiser qu'il venait de lui voler à son tour, à la fois tendre et fervent, sa main sur sa cuisse qui l'avait poussée à se coller encore plus à lui, lors de cette danse que leurs lèvres avaient décidés d'entamer à nouveau. Il lui confia qu'ils feraient bien mieux tout deux, d'en arrêter là. Il parla d'une chambre, et qu'il ne savait ce qui risquait d'arriver. Deirdre rit à gorge déployée, levant les yeux vers le plafond. Elle finit par baisser la tête, laissant sa fine main glisser dans la sienne. L'aubergiste arriva pour donner les boissons offerte à Dezial lui même et la jeune femme. Elle le remercia de son grand sourire charmeur et pétillant, puis en but une gorgée. Elle s'approcha de lui, pour lui chuchoter à l'oreille.

- Moi, je sais ce qui se passera ... Arrêtons de nous de leurrer Ser, ses lèvres venant se rapprocher de sa joue pour l'embrasser et restant à quelques centimètres de son visage. On est de grande personne, ne pensez vous pas ? Je vous dois bien cela, j'ai assez joué avec vous, c'est à vous de jouer avec moi, non ?

Elle lui fit un petit sourire en coin, avant de vider, tel un homme, sa pinte de bière, quelques gorgées qui venaient couler au coin de sa bouche, laissant un chemin légèrement sucrée et âpre sur son cou, jusqu'à sa gorge et la goutte se perdant entre ses deux seins. Elle reposa le gobelet dans les mains d’un homme qui débattait avec un autre. Il la dévisagea ébaubi, puis finit par sourire en voyant la ravissante demoiselle entrainé le jeune Dezial derrière elle, sa main bien scellée à la sienne.

Elle avait ce petit rire, alors qu'il emboitait son pas, un peu malgré lui, qu'elle s'arrêta sur les deux premières marches et lui vola un baiser, avant de grimper jusqu'à l'étage. Elle s'arrêta dans le couloir, abaissant toutes les poignées qui s'offraient à elle, avant de sentir qu'une des portes s'ouvrait facilement. Elle n'était donc pas verrouillée. Elle la referma doucement, en restant dans le couloir, dos contre celle-ci et jaugeait Dezial de ses yeux légèrement clairs. Lentement, son genoux glissa entre les jambes du Tully, alors qu'elle ne le quittait pas du regard. Le son de la salle, la musique, les voix étaient comme étouffés, ils étaient presque seuls et presque tout était permis.

- Dezial, quand je disais, le tutoya t-elle, alors qu'ils étaient enfin tout les deux, que je préférait bien plus l'homme désormais, que ses manières... Au début, j'étais juste séduite de l'attention que tu me portais, de ce que tu me donnais généreusement, je me moquait bien de ce que tu pouvais être ou comment tu pouvais être, un homme gentil, un chevalier, un lord, tant que tu me donnais le logis, à manger et quelques attention, car tu es relativement beau garçon... Mais ce soir, j'ai remarqué qu'il y avait encore quelques âmes douces qui pouvaient exister... Je t'ai découvert, au moment où j'ai vu que je t'avais blessé. C'est terrible à dire, mais c'est un fait ... Maintenant, occupe toi de moi, comme tu ne l'as jamais fait ... Et ...

Elle ouvrit la porte dans son dos, alors qu'elle quémandait ses lèvres du bout des siennes. Leur bouche n'eurent le temps de se toucher, que sa main agrippait sa chemise avec poigne et elle l'entraina dans la petite chambre au confort bien sommaire. Elle le poussa à l'intérieur, ferma la porte d'un coup de pied, ses doigts agiles qui fermaient le loquet, sans qu'on ne puisse le voir, ni même un bruit. Cela ne dura que quelque seconde, si bien que Dezial ne put réaliser ce qu'elle lui disait, qu'il était déjà enfermé dans un petit cocon intime, Deirdre descendant lentement son corps contre le sien, avant de se retrouver à genoux devant lui.

- Et je serais à tes pieds ... L'espace d'un instant...

Elle attrapa doucement sa main, pour poser la paume du jeune homme contre sa joue, avant d'embrasser le bout de ses doigts, un regard plus que narquois, brillant d'envie, d'un besoin de tendresse et d'attention. Elle passa ensuite doucement ses bras autour de ses hanches, son visage venant se coller contre son ventre. Elle ferma les yeux un instant. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il penserait d'elle à cet instant, ni même cette dernière phrase, mais tout cela n'était qu'une habitude, une façon de faire qu'elle utilisait fréquemment pour faire fondre Sargon, même si avec Sargon, elle le pensait réellement. Elle était déjà à ses pieds depuis le début, malgré ses sautes d'humeur et ses scènes qu'elle pouvait lui faire. Elle finissait toujours par exécuter ses ordres et venir dès qu'il claquait les doigts.
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Message Mer 18 Avr 2012 - 18:31

Ser Dezial, aussi gentil qu'il pouvait être, aussi malin qu'il pouvait l'être sur un champs de bataille, et surtout avec tout les respect que je lui dois, était un parfait abruti dans bon nombre de situations. Lorsqu'il fallait séduire une femme par exemple, il n'y avait carrément plus personne aux commandes là-bas en haut, laissant juste un gros vide. Si nous étions dans un univers western, j'aurais pu vous parler du fameux vent, et de cette boule de paille qui surgit d'on ne sait où et qui va vers un lieu encore moins connu, mais je ne le ferai pas. Cependant, j'espère que vous voyez l'idée. Continuons à parler de femme, après tout, c'est le sujet, et surtout, c'est bien là où ça coince avec lui. Si une jeune demoiselle venait à lui faire des avances, ou encore du charme, il ne verrait rien, pensant mal comprendre ce qui s'était dit ou fait. Jamais l'idée que la jeune femme en question aurait pu être attirée par lui, oh non, jamais. Ce dernier s'était toujours trouvé moche, allez savoir pourquoi, depuis qu'il est en âge de comprendre ce qu'il se passe avec des femmes, cette idée est ancrée et le bloque, alors que pourtant, il faut bien le dire, il est plutôt de ce qu'on pourrait appeler un bel homme. Même le fait qu'il se soit un jour attiré les faveurs de la belle, que dis-je, la sublime lady Shaïra Seastar ne lui a jamais mis la puce à l'oreille. Elle est pourtant considérée comme la plus belle femme de tout Westeros, des hommes auraient tués pour ne serait-ce qu'effleurer sa main, et lui, a eu la chance d'être son amant. Mais non, cela n'a jamais rien fait gigotée là-haut. Outre le physique, l'on pourrait parler de son rang, c'est un Tully quoi, un TULLY, bien loin des familles anodines, dont seul les mestres connaissent l'existence, en plus de cela, il est l'oncle du suzerain et responsable militaire de Vivesaigues jusqu'à ce que le neuveu en question soit en âge de diriger. Mais ça non plus, ça ne lui vient pas à l'esprit, son esprit lui a toujours dit "Non, ce sourire n'est pas pour toi." ou encore "Non, tu as mal compris, ça ne peut pas être ça.".

C'est donc pour cette raison que -car oui, je dis pas ça pour le plaisir, tout cela mène bien quelque part- dans la situation dans laquelle se trouvait ce fameux Tully, ce dernier ne savait pas quoi faire, et ne savait pas comment tout cela pourrait terminer. Alors que, même pour de nombreux grands idiots reconnus, c'était évident. Le chevalier l'avoua même à la jeune femme qui avait prit son coeur. La jeune femme rigola, mais, aussi surprennant que cela puisse paraître, elle ne se moquait pas de lui, non, c'était plus ... De l'amusement, ou .. Autre chose, mais, ce n'était pas du tout dans le registre de la moquerie. Enfin, ça, c'est le point de vue de notre cher ami, moi, je raconte juste, je n'étais pas là. Tellement rigola-t'elle fort, que ses yeux se levèrent vers le plafond. Une fois le calme retrouvé elle passa sa main dans la sienne, et, c'est à ce moment capital qu'arriva ... Qui a dit la PUB? Tu sors! Ah, ces jeunes, ils ne comprennent plus rien.

Enfin bref.

C'est donc à ce moment-là que l'aubergiste arriva, toujours au bon moment. Mais, ce n'était pas uniquement par plaisir qu'il intervint, ce dernier apportait deux chopes de bières, après tout, l'homme à la truite avait offert une tournée générale, et, les deux tourteraux n'avaient pas encore profité de cela. Tout deux récupérèrent leur dû, et, la jeune femme en but une gorgée avant de s'approcher au plus près de l'oreille de celui qui la plaquait contre le mur, pour lui susurrer qu'elle, elle savait ce qui allait se passer. Sur ses mots, le jeune homme sentit une certaine excitation monter en lui, comprennant plus ou moins ce qui risquait de se passer. Elle rajouta tout doucement qu'il fallait arrêter de se leurer, avant d'aller l'embrasser avec douceur sur sa joue, pour continuer avec cette proximité dérangeante pour le chevalier. Elle rajouta qu'ils étaient deux grandes personnes, et qu'elle lui devait bien ça. Elle avoua avoir assez joué de lui, que, cela pouvait bien être à lui maintenant. Associé à cela, il y eut un très joli sourire, avant que la jeune femme ne descende cul-sec le pichet qu'on vennait de lui apporter. Ser Dezial était déjà stupéfait par ce qui venait d'être dit, mais, la goutte descendant délicieusement le long de ses formes parfaites eut vite fait de l'achever, si bien qu'il resta à regarder la scène bouche-bée. Elle lui attrapa alors la main pour l'emmener avec lui, ce qui, le rammena d'ailleurs à la réalité, lui permettant d'avaler d'une traite sa bière pour la déposer sur le comptoir au passage.

A peine eut-elle monté deux marches, qu'elle se retourna pour lui offrir un baiser, avant de le reprendre par la main pour chercher une chambre ouverte, appuyant sur la poignée une à une, jusqu'à ce que l'une d'elle cède. A ce moment, elle se retourna vers lui, glissant sensuellement sa jambre entre les cuisses de l'homme d'armes, ce qui n'eut pour seul effet que de l'exciter encore plus. Là, elle lui avoua, en le tutoyant, mais il n'y fit pas cas, qu'au début elle n'était séduite que par l'attention qu'il lui portait, et de ce qu'il lui donnait. Elle avoua aussi qu'elle se moquait bien de qui il pouvait être, et comment il était au fond de lui, mais, en cette soirée, elle avait découvert qu'il y avait encore des âmes au douces en ce monde. Malheureusement, elle ne l'avait découvert qu'au moment où elle avait su qu'elle l'avait blessé. Désormais, il fallait qu'il s'occupe d'elle comme jamais. A cette phrase, son excitation atteignit son paroxysme, et son coeur, touché par toute ces belles paroles ne fit qu'un tour.

La jeune femme se retira dans la salle, réclamant un baiser du bout de ses lèvres. Complètement sous le charme, le chevalier ne put que s'avancer, mais ... C'était un piège. Car oui, de sa délicate main, la ravissante Deirdre l'empoigna pour l'attirer dans la chambre, avant de refermer la porte derrière elle. Là, elle vint se coller à lui pour descendre tout doucement le long de son corps, jusqu'à se retrouver à genoux. Durant cette descente, la jeune femme il y eut une certaine résistance passé la taille du chevalier. Quelques mots furent rajoutés par la belle, avant de prendre sa main, l'embrasser, pour enfin venir se coller à sa taille. Ses mots étaient que l'espace d'un instant, elle serait à ses pieds. L'excitation, qui, du point de vue du chevalier ne pouvait monter plus haut, reussit à trouver une faille et grimpa encore d'un cran, si bien que, de là où était la jeune femme, elle devait fort bien la ressentir cette fameuse excitation, dure comme un roc.

Le jeune homme souffla un long moment afin d'essayer de se calmer, pour récupérer avec grande tendresse les bras de son aimée afin de la remettre sur ses deux pieds, et, après l'avoir tendrement embrassée, et lui avoir caressé la joue, il prit la parole.

"Je ... Je ne veux pas que cela se déroule ainsi, si vous faites ça pour vous excuser, ou par état de conscience, on ne doit pas le faire, je ne veux pas faire ceci si ce n'est pas votre plus profonde envie."
Le jeune homme la prit alors dans ses bras, lui caressant avec amour son dos et ses cheveux, avant de reprendre la parole.

"Cependant, si c'est ce que vous voulez, ce sera avec grand plaisir que je partagerai avec vous cet instant.
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Message Jeu 3 Mai 2012 - 15:20

Elle était là, à genoux devant lui, lascive et presque pleine d'humilité, coupable. Elle le fixait de ses grands yeux clairs et brillants., d'une timidité sensuelle. Sa bouche mutine n'avait l'air que d'attendre et réclamer son approbation. S'il avait dit quelque chose, où alors le moindre geste qui aurait pu traduire cette envie qu'elle lui avait susurré à l'oreille, elle lui aurait arraché ses braies. Elle baissa un instant les yeux, louchant, amusée, sur la petite bosse qui communiquait à la jeune femme à quel point ses charmes n'échappaient pas à son partenaire.

C'est alors qu'elle releva brusquement la tête. Elle sentit ses mains imposantes et chaudes se poser délicatement sur ses bras. La prise faîte, il la mit debout. Elle dévisagea stupéfaite. Avait-elle fauté quelque part ? Elle s'exécuta, étonnée. Il lui parla, lui expliquait en résumé qu'il ne souhaitait aucunement qu'elle se vende ainsi. Du moins, c'est ce qu'elle comprt. elle en fut touchée. Elle était rassurée, voyant qu'il ne voulait que du respect et non pas la refuser. Elle sourit juqu'aux oreilles, ravie, puis passa ses bras si fins autour de son cou. Elle était petite et par conséquent obligée de lever la tête pour le regarder dans les yeux.

- Penses-tu réellement que je ne suis animée que part ma culpabilité. C'était une excuse comme une autre, dit-elle, posant un doigt sur sa bouche, pour qu'il se taise.

Elle se colla un peu plus contre lui, embrassant d'abord sa joue, puis le coin de ses lèvres, avant d'enfin s'oser à gouter sa bouche. Le baiser ne s'en finit par, au début tendre et timide, mais qui devint de plus en plus passionné et voluptueux. Elle le fit lentement reculer vers le petit lit, qui tenait à peine sur ses pieds. Elle vint à briser ce petit baiser, qui annonçait déjà la couleur de la soirée. Sa petite main se plaqua sur son poitrail et elle le poussa assez brusquement. Il était assit sur le bord du lit, et gracile, elle le chevaucha. Une lenteur sensuelle l'animait. Elle était jeune, mais une femme avec assez d'expérience derrière elle, pour faire fondre n'importe quelle âme comme Dezial, ces hommes qui respectaient les femmes et pour qui le charme faisait déjà tout. C'était le cas pour les deux. Il la désirait, elle le savait, alors elle le ferait craquer, avant même qu'il ne pose les mains sur elle. Elle n'avait pas à se plaindre de sa beauté, elle en jouait sans cesse. Là, dans cet chambre, c'était un jeu d'enfant, et pour changer : un plaisir. Elle ne voulait rien obtenir de lui, elle ne l'amadouait pas, ne le séduisait pas du tout par intérêt. Elle comptait simplement passer un bon moment avec lui.

Ses petites doigts fins, tiraient très doucement sur le laçage du haut de sa chemise. Son petit sourire taquin ne la quittait pas et ses yeux pétillants brillaient de mille feu. Elle lui tira ce tissus bien trop encombrant et allongea le haut de son corps, sur le lit, mal rembourré, aussi brusquement qu'elle l'avait assis. Elle se pencha sur lui, son petit corps cambré. Ses cheveux tombaient de chaque côté de son visage, comme une petite cascade dans une source d'eau secrète. Le bout de ses mèches venaient à chatouiller le visage de Dezial. Se mordant la lèvre inférieur, elle admirait le jeune homme, presque à sa merci. Elle était un peu à la sienne aussi à cet instant. Depuis le temps qu'elle espérait qu'ils en arrivent là. Elle repensait à ces moments, dans les couloirs de Vivesaigues, ces longs baisers qui n'en finissaient pas, les mains qui se perdaient à peine, dans une étreinte frustrée, demandant toujours plus, mais ils finissaient par se séparer. Il n'y avait rien de plus excitant que ces moments, où on est sur le point d'obtenir quelque chose, mais qu'on ne l'avait pas, on le touchait simplement du doigt. Oui, c'était délicieux. Cette sensation de faim juste après, qui vous rongeait et vous faisait rêver d'en recevoir que plus. Puis avec le Tully, tout était différent. Elle avait bien ce genre de sensation avec Sargon, même tout le temps, mais... Il n'était pas doux, pas tendre, et cette notion de respect envers elle n'existait pas. Il la traitait de catin, il la traitait comme une catin, il la voyait comme une catin.

Elle l'embrassa de nouveau. Elle ne se lassait pas de ses lèvres, toujours nostalgique à leurs petits baisers échanger secrètement et discrètement, humblement quelques longs mois plutôt, avant qu'elle ne gâche tout. Alors que son genoux se fraya une place entre les jambes de son partenaire de ce soir, ses lèvres vinrent gouter son cou musclé et suave. Marquant une certaine pression, elle lui mordilla l'oreille, puis quitta rapidement sa position. Glissant tel un serpent hors du lit, elle ne lâchait pas son petit regard enjôleur. Les lacets de sa robe défraichie furent dénouée, puis lentement, elle retirait la bretelle de sa sous-manche, puis la deuxième et elle glissa au sol. Sa sous robe, rapiécée et trouée à quelques endroits, suivit. Elle se retrouva entièrement nu devant lui. Elle resta là debout, s'approchant du lit.

- Alors, déçu de la vue ? dit-elle, lui faisant un petit clin d'oeil. Je suis à toi, montre moi à quel point tu m'apprécies...

Elle lui était en partie soumise. Il pourrait lui demander ce qu'il voulait, elle n'aurait pas la force de le lui refuser, ni même l'envie. Elle voulait se faire pardonner, et surtout lui faire plaisir, tout en se faisant plaisir à elle. Il méritait bien cela, même si elle n'avait vraiment pas besoin d'y mettre du sien. Tout était si naturelle et si envié. Elle finit par grimper sur le lit, tel un félin, le frôla doucement de son corps et s'allongea derrière son dos. Elle l'attira doucement à elle, avant de venir se tortiller sensuellement contre lui, éveillant toute la hargne qui pouvait l'habiter. Étrangement, elle se sentait moins confiante et comédienne de la luxure qu'à l'accoutumé. Etait-ce parce qu'il était différent des autres, de tout ceux qu'elle avait pu rencontrer jusqu'à ce jour. Il était plus proches de l'ami, que de l'amant d'un soir, d'un homme à tromper, ou une frivole rencontrer. Elle avait peu d'ami, sûrement, un ou deux, et cela s'arrêtait là. Les hommes étaient souvent que des passades dans sa vie, rien de plus. Des gens, venant à la visiter en profondeur et l'oublier la journée d'après. Et si finalement, il la voyait comme une fille de joie, à en voir son attitude sous les draps rêches de cette chambre.
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