AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[TERMINE]Rendre compte est l'un des devoirs du vassal [Edwyn & Charissa Tully]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Sam 24 Déc 2011 - 10:02

Je chevauchai aux côtés de mon père en direction de Vivesaigues. Emdal était content de parcourir les routes après plusieurs jours d'inactivité tout comme Loth et Wolf. Mon cheval avait envie de cavaler mais je calmai ses ardeurs pour qu'il conserve le même rythme que les autres cavaliers. Voilà trois jours que l'attaque des fer-nés avait eu lieu. Après avoir fait le point de la situation et organisé nos gens pour la reconstruction, mon père avait jugé nécessaire de faire un compte rendu à notre suzerain, bien que l'oncle de celui-ci se soit trouvé sur place. Et rien de mieux que de le faire de vive voix m'avait-il déclaré. Alors laissant la gérance à ma mère et mon frère, nous sommes partis pour la forteresse des Tully. Je restais silencieuse, mon père n'avait pas encore dirigé le fait que je me sois aventurée à l'extérieur en présence des fer-nés, néanmoins il avait consenti à ce que je l'accompagne. Je savais qu'il était préférable de ne pas tenter le diable et de me conformer aux attitudes attendues d'une jeune noble.

Le voyage se fit sans encombre, notre escorte assurait ses fonctions avec efficacité. Même si les pirates avaient été défait un peu plus tôt, rien n'empêchait une nouvelle attaque. Les routes n'étaient jamais sûres et l'appui de gardes n'était jamais de trop. Je laissais vagabonder mes pensées quant à mes projets à venir, un certain nombre dont l'un revêtait une importance particulière à mes yeux. D'ailleurs j'allai certainement descendre dans le Sud, j'avais appris que ma cousine se trouvait dans l'ouest en compagnie de lady Arryn dont elle avait intégré la suite. Mais pour l'heure, je préférais me concentrer sur le présent. Notre destination arrivait à grand pas. Vivesaigues, construite à la confluence de deux rivières. Cela faisait un certain temps que je ne m'y étais pas rendue. Néanmoins je me souvenais encore des lieux et de leurs occupants. Nous pénétrâmes dans la citadelle proprement dite. Notre arrivée ayant été annoncée à notre suzerain par corbeau, des palefreniers vinrent s'occuper de nos montures tandis que des serviteurs nous conviaient à l'intérieur. Nos hôtes vinrent à notre rencontre et nous les saluâmes comme ils se devaient.

- Lord Tully, salua mon père. J'espère que vous et votre famille vous portez bien.
- Messire Tully, déclarai-je à mon tour en m'inclinant. Je caressai la tête de Wolf. Si la présence de mes animaux vous indispose dite-le moi je vous prie.

La politesse d'usage. Mais la présence d'un chien aussi imposant que Wolf pouvait en déranger certains, comme celle de mon corbeau bien que lui soit resté à l'extérieur. Un fin sourire étirait mes lèvres alors que j'observai Edwyn Tully. Il avait grandi depuis la dernière fois que je l'avais vu et j'étais persuadée qu'il ferait un bon dirigeant. Encore jeune, il lui restait un certain nombre de choses à apprendre et découvrir, mais je ne me faisais pas de souci pour lui, entouré comme il l'était par des personnes de valeur. Je portai mon attention sur mon père sachant qu'il n'allait pas tarder à aborder le sujet de notre visite.

- Je présume que votre oncle Dezial vous a déjà fait part de nos mésaventures. Mais comme mentionner dans mon message je préférai vous en faire un compte-rendu en personne.

Parfois mon père pouvait se montrer aussi direct que moi. Cependant, il laissa à notre suzerain la conduite de la conversation, peut-être que ce dernier ne voulait pas aborder de suite ce sujet. Pour ma part, j'observai les alentours et conservai une oreille attentive à leur discussion, me tenant disponible pour toute question. Je lissai ma robe d'une main discrète, la chevauchée n'était pas des plus favorables aux vêtements, même si cet habit était adapté à la monte. Wolf s'était assis à mes pieds et prenait connaissance de son nouvel environnement. Je gardais un œil sur lui pour qu'il évite d'embêter les serviteurs et toutes personnes qui passerait à proximité.



Spoiler:
 


Dernière édition par Rivanon Mallister le Sam 21 Jan 2012 - 9:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 24 Déc 2011 - 16:17

Demeure ancestrale de la maison Tully, située dans le Conflans au confluent de la Ruffurque et de la Culbute, la forteresse de Vivesaigues est l'une des place forte les plus curieuses du continent. Elle n'a ni la splendeur de Hautjardin, ni la puissance de Castral Roc, ni l'envolée céleste des Eyriés. Mais c'est l'un des châteaux les mieux défendables du continent, et c'est sans doute pourquoi les Tully y siègent depuis des temps immémoriaux. Un tout jeune enfant se trouvait à la tête du Conflans, et Vivesaigues était sa maison, son foyer. Il connaissait tous les recoins de la forteresse et de ses alentours. Dans ce petit château modeste mais sûr, peu luxueux mais très pratique, Edwyn était heureux. Après tout, qui vit content de rien possède toute chose, n'est-ce pas ? Edwyn s'amusait bien plus à courir dans les forêts environnantes ou à patauger sur les rives tranquilles de la Culbute plutôt qu'à jouer avec ces pantins de bois, ces babioles de laque ou ces bimbelots de bois que les enfants des familles les plus aisées financièrement faisaient venir des grandes villes, parfois même de Port-Réal, de Villevieille ou de Port-Lannis. Edwyn était un garçon simple et surtout, sa mère veillait à ce qu'il ait d'autres préoccupations que les seuls loisirs. Et ces trois derniers jours, Edwyn n'avait pu ni quitter Vivesaigues pour aller gambader dans la nature sous la surveillance de gardes compatissants et sympathiques, ni même trouver un compagnon de jeu pour un colin-maillard ou un cligne-musette à travers la forteresse... Ils avaient reçu de Salvemer un corbeau très important et sa mère avait insisté pour que son fils lise avec elle la missive et la comprenne du début à la fin. Ce fut très difficile pour le petit Edwyn, car lord Mallister écrivait comme tous les autres adultes usant parfois de mots très compliqués, trop compliqués pour le jeune garçonnet qui reconnaissait n'être pas assez grand pour tout lire avec discernement. Heureusement pour Edwyn, sa mère Charissa accompagnait sa lecture et, avec l'aide de septa Melara, il comprit l'essentiel et il sut que la situation était grave.

Les fer-nés avaient attaqué la forteresse de Salvemer. Edwyn ne savait pas beaucoup de choses au sujet des fer-nés en dehors de quelques vagues notions qu'il avait retenu des leçons dispensés par le mestre de Vivesaigues. Toutefois ce qu'en dirent sa mère et sa septa suffit à inquiéter le jeune garçon qui ne put s'empêcher à la fois d'éprouver une compassion mignonne à l'égard des hommes et des femmes morts à Salvemer pour la défense du Conflans, et de souhaiter ardemment que son oncle Dezial, qui avait fait un premier récit des événements, lui en raconte toujours davantage, car cette histoire allait pour longtemps alimenter l'imaginaire si fertile du petit garçon. Charissa Tully avait demandé à son fils, après avoir longuement discuté avec lui de ce courrier reçu de Salvemer, ce qu'il convenait de faire à l'égard de la famille Mallister qui très bientôt se déplacerait jusqu'à Vivesaigues pour conter le récit des événements. Edwyn, difficilement appliqué, dut fournir un gros effort pour songer à la réponse que sa mère attendait car malgré son jeune âge il se doutait bien qu'elle attendait de lui une réponse précise. Il n'osa pas suggérer de les embrasser à tout rompre et de leur offrir un grand banquet, car c'était davantage le ventre du petit garçon qui le souhaitait que son cerveau. Il eut malgré tout la riche idée de suggérer qu'une récompense était appropriée pour témoigner de la reconnaissance de Vivesaigues à ceux qu'Edwyn appellerait désormais les héros de Salvemer. Sa mère et sa septa pouvaient être fières de lui. Charissa savait que les Mallister seraient là d'ici peu, aussi ne perdit-elle pas une minute et alla-t-elle ordonner en toute hâte au forgeron de Vivesaigues qu'il se démène corps et âme pour forger à temps une épée somptueuse dont la garde figurerait un aigle aux ailes déployées. Le forgeron rouspéta quelque peu car on n'avait pas idée de lui imposer un délai si court pour une telle commande, mais il se mit aussitôt au travail.

De son côté, durant les quelques jours qui précédèrent l'arrivée de lord Mallister à Vivesaigues, septa Melara eut à cœur de préparer son jeune protégé Edwyn Tully à la cérémonie à venir où il remettrait lui-même leur récompense aux héros de Salvemer. Quand vint le fameux jour, Edwyn avait été vêtu de ses plus beaux habits de jeune lord et sous sa traîne légère, une tunique bicolore, bleue et rouge, arborait très ostensiblement la truite emblématique de la maison Tully. À sa taille, l'épée d'acier château dont le pommeau reproduisait une truite d'argent pendait fièrement à une ceinture de cuir peut-être un peu trop serrée. Qu'il avait fière allure pour accueillir lord Mallister ! Il se tenait bien droit, comme on le lui avait dit. Il était très impressionné, mais heureusement sa mère se tenait juste à sa droite, légèrement en retrait. La pression atteignit son paroxysme quand un héraut annonça l'entrée de lord Mallister par la porte principale de Vivesaigues. Robert Mallister était un homme très impressionnant, trop peut-être pour le petit Edwyn qui prit légèrement peur quand l'homme s'adressa directement à lui. Heureusement, les salutations de sa fille qui suivirent adoucirent quelque peu la tension et Edwyn trouva au fond de lui le courage de ne pas succomber à la panique. Sa mère posa une main rassurante sur l'épaule de son fils, et celui-ci déclara avec appréhension les mots qu'il avait fait l'effort de retenir par cœur, ou presque.


– Lord Robert Mallister, c'est un plaisir pour nous de vous accueillir ici à Vivesaigues... vous et votre famille y serez toujours les... les... toujours les bienvenus.

Charissa prit à son tour la parole pour accueillir leurs invités. Elle parlait dans un sourire.

– Naturellement vous êtes ici comme chez vous et toutes les personnes de votre compagnie sont les bienvenues. Il en va de même pour les animaux.

Robert Mallister reprit la parole, de cette voix si déterminée qui impressionnait le tout jeune Edwyn. Mais ce dernier comprenait que le grand lord désirait le traiter comme un adulte et non comme l'enfant qu'il était, alors il déglutit et prit sur lui d'être à la hauteur de ce qui était attendu de lui. Il regarda le vieux lord droit dans les yeux et avec un sourire bonhomme, car sourire était la parade qu'il s'était trouvé contre tous les embarras et contre toutes les pressions, le petit Edwyn lui répondit d'une voix qui se voulait assurée mais où perlait peut-être un reliquat de timidité. Il n'était pas si timoré d'ordinaire, mais peut-être le caractère officiel et très grave de tout ce cérémonial était pour lui encore quelque chose d'étrange et de peu familier. Il n'avait que huit ans, après tout.

– On pourrait s'installer dans la grande salle à l'étage où... père recevait parfois des invités, je crois que nous y serons mieux pour discuter.

Edwyn eut du mal à retenir un regard adressé à sa mère, car il désirait à la fois son approbation, mais aussi montrer à la famille Mallister qu'il se croyait assez grand pour être le lord qu'il devait être pour le bien de tous. Volontairement ou non, sa mère vint malgré tout à son secours en prenant son fils par l'épaule et en invitant leurs invités à les suivre.

– Venez je vous prie, je vais vous y conduire. Melara, vous veillerez à ce que des victuailles et des rafraîchissements soient portés à l'étage pour nos invités.

Charissa Tully, derrière son fils, toujours derrière lui, guida les Mallister père et fille jusqu'à la salle d'audiences privées du château où le suzerain du Conflans avait la coutume de recevoir les vassaux, émissaires et autres invités pour les affaires importantes. L'attaque de Salvemer par les fer-nés en était assurément une. En entrant dans la salle, elle désigna du doigt les chaises où tous prendraient place. Son fils Edwyn naturellement siégerait sur celle réservée au seigneur de Vivesaigues. Charissa s'installa à sa droite, et face à eux après la table, le père et la fille avait le choix.

– Racontez-nous tout.

– Oh oui, je veux tout savoir !

Sur le visage d'Edwyn se dispersait à la fois son enthousiasme à l'idée d'entendre le récit des événements de la bouche d'un homme aussi impressionnant que l'était lord Robert Mallister et son inquiétude car il avait conscience du haut de ses trois pommes que le sujet était grave. Il peinait à contenir son tempérament et sa curiosité naturelle car il craignait de froisser ses invités qui, il le savait, avaient connu l'horreur des combats que lui, pauvre enfant, ne connaissait pas encore.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Lun 26 Déc 2011 - 11:24

Les Tully nous accueillirent chaleureusement. Charissa Tully, la régente actuelle du Conflans, se tenait près de son fils, soutien que je considérai comme nécessaire pour le tout jeune lord. Je remarquai que mon père impressionnait ce dernier, il est vrai que pour une personne extérieure mon père pouvait se révéler un peu froid, mais il se montrait plus amical quand on apprenait à le connaître. Du moins dans une certaine mesure, car la charge de lord imposait des conditions et il fallait parfois trancher dans le vif. Je souris gentiment en constatant les hésitations d'Edwyn, en fait il me faisait penser à mes frères et sœurs, Yoris et Maï n'étaient guère plus âgés que lui. En tout cas, la compagnie de Wolf fut acceptée et ce dernier battit de la queue comme s'il avait compris. Mon père se comportait avec son jeune interlocuteur comme si celui-ci était adulte, il n'aimait pas infantiliser les autres, jugeant que cela ne serait pas bénéfique pour notre interlocuteur.

Sur proposition du lord, nous nous installâmes dans une salle à l'étage. Charissa nous invita à prendre place. Mon père s'assit en face d'Edwyn qui avait pris la place dédiée au seigneur tandis que je prenais le siège à côté de mon paternel. Nos hôtes s'assurèrent que nous ayons de quoi nous sustenter avant de nous demander de raconter ce qui c'était passé. L'engouement du jeune garçon me fit sourire, il conservait cette touche d'innocence bien qu'il sache que le sujet était grave. Mon père prit la parole, s'adressant aussi bien au lord qu'à sa mère la régente.

- Les fer-nés avaient tourné leur regard vers l'ouest et le bief, mais nous restons toujours leurs ennemis. Ils ont attaqué sous le couvert de la nuit, leurs boutres ont accosté sur la plage avant qu'ils ne lancent l'assaut sur la ville. Nos forces avaient été mises en alerte ce qui a permis un déploiement rapide même si les fer-nés ont pu attaqué les habitations les plus proches de la plage et du port. Nous les suspectons d'être également la cause de l'incendie qui s'est déclaré en ville, ce qui nous a obligé à diviser nos forces et cela a monopolisé la milice. Heureusement, nous avons eu le soutien des forces de votre oncle, mais aussi d'un groupe de nordiens, des hommes du seigneur Stark menés par lady Lideuil.

Le Nord restait l'une des rares régions où les femmes étaient autorisées à pratiquer le métier des armes. Ailleurs, cela était mal vu, les dames se devaient de conserver les places qu'on, du moins les hommes, leur avait octroyées. Je remarquai que mon père ne faisait nullement mention du rêve que j'avais fait ce dont je lui étais redevable. Je n'avais guère envie que la connaissance de mes capacités s'ébruite, même si je n'hésiterai pas à les mettre au service de mon suzerain.

- Nous bénéficions également de la présence de ser Oberyn Dayne et de ser Pryam Templeton. Leur aide nous a été précieuse, ajoutai-je pour compléter le tableau.
- Les fer-nés ont cherché à neutraliser la Tour et ont agencé leurs troupes de manière à mener plusieurs fronts tout en pillant les maisons sur leur chemin, la plage, la ville et la citadelle ont été le siège des principaux affrontements. Heureusement l'intervention de lady Ferboys et de son garde du corps a permis d'éviter le pire à la Tour et nous avons pu sonné le tocsin.

Mon père passa sous silence les morts occasionnées, il restait très factuel. D'une certaine manière il préservait le lord, le jeune Edwyn n'avait pas besoin d'entendre les détails les plus macabres, en tout cas pas à son âge. Il découvrira bien assez tôt les conséquences des batailles et des guerres, pas forcément contre les fer-nés mais ne serait-ce que contre ses voisins.

- Les fer-nés peuvent se montrer très subtils quand ils ont un objectif en tête, ils ont atteint la Tour en se faisant passer pour des miliciens. Et ils ont prémédité leur coup en provoquant l'incendie. Néanmoins, ils ne vont pas se mettre en difficulté inutilement. Dès que le tocsin s'est mit à retentir, les fer-nés savaient qu'ils ne leur restaient que peu de temps avant l'arrivée de renforts plus conséquents. Les batailles rangées ne sont pas leur fort alors ils ont battu en retraite. La mer reste leur domaine tout comme les attaques rapides et inattendues.
- Lord Greyjoy vient tester régulièrement nos défenses. Nos terres resteront toujours plus attrayantes que ses îles rocheuses. Tant qu'ils ne seront pas mâtés une bonne fois pour toute, les raids continueront. Seule une alliance forte pourrait leur faire oublier nos cotes.

Le Conflans n'était pas la région la plus puissante mais elle ne manquait pas de ressources. Mon père ne cherchait pas à guider la politique des Tully, mais soumettait simplement une idée. L'Ouest et le Bief pactisait à travers le mariage de leurs héritiers, peut-être que le Conflans devait se mettre en relation avec eux. A cet instant je remarquai que Wolf s'était glissé sous la table et qu'il reniflait les genoux d'Edwyn. D'un geste je le rappelai à mes cotés et m'excusai avec un sourire auprès du lord. J'en profitai également pour me désaltérer. Je me demandais combien de temps il faudrait aux fer-nés pour rassembler une nouvelle force de frappe. Et si nous serions prévenus de nouveau ou pas...



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 28 Déc 2011 - 0:28

Edwyn avait entendu parler en effet des attaques fer-nées menées sur les côtes de l'Ouest et sur les côtes du Bief, jusqu'à la si lointaine île de la Treille. Tout cela restait très vague pour lui et il avait de la peine à imaginer que de simples pirates pussent causer tant de tracas et de soucis à des seigneurs aussi importants et aussi intimidants que l'étaient Tybolt Lannister et Leo Tyrell. Cela rendait les fer-nés d'autant plus terribles à ses yeux qu'il avait entendu le palefrenier des écuries de Vivesaigues raconter à grand bruit que Dagon Greyjoy menait ses hommes sur des bateaux rapides comme le vent et aux proues figurant des têtes affreuses et menaçantes ; il disait également que si son blason figurait une seiche géante, c'était parce qu'il commandait à ces créatures légendaires et monstrueuses et qu'un ordre suffirait à Dagon pour engloutir la moitié du Conflans sous une immense marée sanguinaire. « Ce ne sont que des fables » avait dit Septa Melara, mais ces fables avaient grandement impressionné le petit Edwyn qui s'imaginait déjà plus tard à la tête d'une armée de preux chevaliers pour combattre les monstres que Dagon Greyjoy auraient libérer dans les eaux calmes du Confluent. Cependant la réalité était autrement moins glorieuse et épique que les fictions que le petit garçon s'imaginait en écoutant parler son vassal. Le récit de Robert était certes concis et directif, mais Edwyn n'avait aucun mal à s'imaginer les scènes que lui décrivaient l'homme dans la pleine force de l'âge. Les fer-nés avaient orchestré une attaque de nuit et fait accoster leurs boutres sur la place avant de lancer un assaut éclair sur la ville de Salvemer. L'alerte fut donnée et la défense de la cité put se déployer promptement pour opposer à Dagon Greyjoy une résistance digne des plus grands héros de tous les temps. Un incendie se déclara dans la ville, qui occupa la milice et qui obligea lord Mallister à diviser ses forces appuyées du soutien des forces sur place de son oncle Dezial Tully, mais aussi des forces menées au nom de Beron Stark par une certaine lady Lideuil. Cependant, Edwyn ignorait tout de qui étaient ser Oberyn Dayne et ser Pryam Templeton, il devinait à leur titre qu'ils étaient des chevaliers et cela lui suffisait à comprendre qu'ils étaient de grands guerriers venus aider la forteresse de Salvemer. Comme il regrettait de n'avoir point été là pour assister lui-même aux prouesses guerrières de tous ces braves soldats qui avaient combattu pour défendre le Conflans ! Robert narra ensuite comment les fer-nés, sur plusieurs fronts, tentèrent de réduire à néant les espoirs de la ville en neutralisant la Tour... mais quelle Tour ? Edwyn fit un effort pour se souvenir qu'en effet il n'y avait qu'une tour célèbre à Salvemer, il s'agissait de la Tour Retentissante dont l'imposante cloche de bronze permettait de donner l'alerte et de sonner l'alarme en cas d'attaque de la cité. Le tocsin put sonner grâce à l'intervention d'une certaine lady Ferboys et Edwyn sentit au fond de lui une vague de gratitude à l'égard de cette femme qu'il ne connaissait pourtant pas. Venait-elle du Nord, elle aussi ? Était-elle envoyée par Beron Stark au secours du Conflans ? C'était autant de choses que lord Robert Mallister ne précisait pas mais cela n'avait en soi pas beaucoup d'importance, ils avaient tous sauvé Salvemer d'une ruine affreuse et le petit Edwyn leur en était reconnaissant. Quel dommage qu'ils ne soient pas tous venus à Vivesaigues après les événements de Salvemer, Edwyn aurait ordonné pour eux qu'on festoie jusqu'à l'aube ! Malheureusement ils étaient partis tous sans doute vers de nouvelles aventures... et Vivesaigues n'était pas vraiment une destination incontournable, même dans le Conflans... Edwyn pouvait comprendre qu'il n'y avait rien dans son château pour les braves guerriers qui connaissaient la gloire et la victoire.

Le récit de Robert s'acheva sur un conseil à peine dissimulé, mais le vieux Mallister n'avait pas tort. Le Conflans était isolé dans les Sept couronnes, alors même que ses territoires étaient bordés par chacune des autres à l'exception de la nouvelle-venue qu'était Dorne ! Une alliance forte, comme le disait Robert, voilà ce qui permettrait au Conflans de gagner en puissance et en crédit sur la scène internationale, mais quel autre suzerain prendrait jamais au sérieux le jeune Edwyn Tully ? Le jeune garçon était quelque peu honteux à l'idée d'aller se présenter à Winterfell, aux Eyriés, à Castral Roc, à Hautjardin pour quémander une alliance, et même à Accalmie, demeure appartenant à la famille de sa mère, serait-il bien reçu ? Il n'en était pas sûr et cela l'attristait. Toute cette pression que faisait peser sur lui cette entrevue si solennelle et si grave fragilisait sa résistance à l'angoisse et à la peur, bien qu'il ne fût pas de ces gosses craintifs à pleurer pour n'importe quelle raison. Une truffe inquisitrice effleura ses genoux et le petit garçon jeta un coup d’œil amusé sous la table. C'était le chien de Rivanon qui venait lui rendre une petite visite, bientôt rappelé à l'ordre par sa maîtresse.


– Lord Robert Mallister, vous êtes un héros et je vous suis pour toujours reconnaissant d'avoir repoussé nos ennemis.

Il jeta un coup d’œil vers sa mère qui hocha la tête en signe d'approbation. Comme Edwyn reprenait la parole, elle leva une main en direction d'un page qui attendait à la porte et lui fit un petit signe. Ce dernier s'approcha alors de la table en tenant dans ses mains devant lui l'épée qu'elle avait commandé à son forgeron.

– Je crois que mon père serait fier de vous compter parmi ses amis s'il était en vie. Je... je tiens à vous offrir cette épée, de la part de nous tous, du Conflans qui reconnaît en vous son... son protecteur et son... et son héros...

Edwyn ne se souvenait plus des phrases toutes préparées qu'il avait répétées et répétées encore avec Septa Melara, et sans doute ses interlocuteurs étaient-ils sensibles au caractère un peu improvisé de son petit discours. Malgré tout il n'avait pas oublié la petite mise en scène proposée par sa mère, alors il quitta sa chaise, saisit la garde de l'épée figurant un aigle aux ailes déployés, et attendit que lord Robert Mallister se lève et se place en face de lui.

– Recevez ce gage de l'estime de votre suzerain, lord Robert Mallister, et sachez la brandir avec force et courage contre nos ennemis quand la guerre... reviendra sur... sur nos territoires.

Quand l'homme prit l'épée dans les mains, Edwyn s'inclina devant lui, avec toute la dignité dont il était capable et même si sa tenue un peu trop serrée le gênait terriblement. Il revint s’asseoir sur son fauteuil et jeta un regard insistant sur sa mère qui prit la parole, devinant que son fils ne savait pas trop comment poursuivre la discussion pourtant sérieuse qui s'annonçait.

– Nous avons pris la décision de vous confier la tête des armées du Conflans, messire Robert, car nous estimons que vous avez fait la preuve de vos qualités de chef de guerre et de meneur d'hommes lors de l'attaque de Salvemer. Vous êtes bien sûr libre de refuser cette charge, mais je ne vous cache pas que les hommes d'honneurs et de foi sont rares de nos jours, et vous n'ignorez pas toute la difficulté dans laquelle mon fils se trouve. Parlez librement et sans détour, nous ne sommes ni au Donjon Rouge, ni à Hautjardin, votre franchise et vos conseils me sont plus que nécessaires. Que pensez-vous de notre situation ?

Edwyn demeurait silencieux. Il attendait bien sûr la réponse de Robert, balançant ses jambes sous son fauteuil trop haut pour lui, mais ses yeux étaient rivés sur Rivanon. Il trouvait la demoiselle fort jolie et son sourire avait quelque chose de réconfortant. Mais il y avait dans ses yeux un je ne sais quoi de mystérieux qu'il ne parvenait pas à saisir ou à expliquer, et cela l'intriguait autant que cela l'enthousiasmait, car il était tel un chat qui essaie de se saisir d'une ombre mouvante qui danse sur le sol.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Ven 30 Déc 2011 - 21:43

Au fil du récit, je pouvais observer l'attrait exercé sur le jeune lord et ne doutais pas que son esprit vivait l'histoire au fil des mots. Avoir des petits frères et sœurs dont je m'occupais en partie me permettais de percevoir ces signes. En tout cas, à la fin, Edwyn nous remercia pour nos actions et leur résultat encourageant. Repousser les fer-nés ne fut pas sans mal et je repensai à tous ceux tombés cette nuit-là. Je trouvais que le jeune lord s'en sortait bien en dépit des hésitation de discours perçues. Mon père restait égal à lui-même, il devait aussi percevoir le manque d'assurance de son interlocuteur mais cela ne changea rien à son attitude. Néanmoins, nous étions ses vassaux et l'épreuve de la diplomatie se révèlerait bien plus ardue avec la politique extérieure et les suzerains bien plus âgés et bien plus retors. Le jeu des trônes apportait son lot de défis et de manipulations.

Je remarquai le geste de Charissa et mon père et moi tournâmes la tête vers le serviteur qui s'approchait. Une lueur surprise traversa le regard de mon père qui se leva, imitant son suzerain. Les Tully avait choisi de récompenser le courage et le fait d'armes de mon père. L'épée apportée était de très belle facture et je pus discerner l'aigle aux ailes déployées sur le pommeau. Le travail de forge était tel que j'eus un sentiment d'estime pour le forgeron qui avait fabriqué cette pièce en si peu de temps, car je doutais que le lord conservait ce genre de cadeau dans son coffre. Robert se présenta devant Edwyn et reçut l'épée, il s'inclina également.

- Je tâcherai de me montrer digne de votre estime et de votre présent messire, déclara-t-il d'une voix profonde.

Il empoigna la lame et l'observa sous la lumière, bien équilibrée et d'une bonne maniabilité, elle sera utilisée à bon escient. Puis il la rangea dans son fourreau et les deux hommes regagnèrent leurs sièges. Charissa prit le relai et la proposition qu'elle soumit à mon père suscita quelques instants de réflexion. La position de chef militaire au niveau régional augmentait les responsabilités, mais ce n'était pas ce qui faisait peur à mon père.

- Lady Charissa, j'accepte votre offre de devenir chef des armées, c'est un honneur. Mon père inclina la tête en signe de respect, conscient des éloges qui lui étaient adressés et de l'opinion des Tully à son sujet. Et puisque vous m'autorisez à parler sans détour, je ne puis que vous conseiller de fortifier des alliances avec l'est pour contre-balancer l'alliance bief/ouest qui se construit. Sauf si vous voulez devenir un allié de ce bloc ouest qui compte tout de même le suzerain le plus puissant après le roi. Même si notre région n'a pas un poids immense dans la balance des pouvoirs, elle n'en reste pas moins une place stratégique puisque située au centre de Westeros. Nous contrôlons l'axe nord-sud mais aussi l'axe est-ouest dans une certaine mesure tant niveau terrestre que fluvial.

Mon père portait son attention sur ses deux interlocuteurs et j'en faisais de même, surveillant leurs réactions à chacun. Je remarquai l'intérêt d'Edwyn et lui souris. Je lui lançai un regard interrogateur, ne voulant pas couper la parole à mon père.

- Etant la fille de lord Baratheon, vous avez déjà un allié de taille. Je pense que s'allier le Nord et le Val serait un bon début cela évitera d'être pris entre deux feux si un conflit éclate. Et je ne me cantonne pas au conflit contre les fer-nés mais pense à une construction sur le long terme. La perspective est identique si on se tourne vers l'Ouest et le Bief. Nous ne pouvons nous permettre de laisser nos deux flancs à découvert. Dorne est trop loin pour être d'une aide déterminante bien que le seigneur Dayne nous a envoyé son fils pour nous seconder face aux pirates. Peut-être instaurer avec eux des bases de bonne entente diplomatique. Je doute que la Couronne s'engage en faveur de l'un de ses vassaux mais cela reste à voir.

Je supposai que lady Charissa avait du déjà penser à l'avenir politique du Conflans, peut-être même envisageait-elle d'unir sa famille à celle d'un autre suzerain. En tout cas, le mariage était une très bonne façon de consolider des alliances, mais encore fallait-il s'allier au bon parti. Enfin, je disais cela mais rechignais à me faire dicter mes choix maritaux.

- L'Ouest et le Bief sont des régions fort prolifiques. L'Ouest pour son or et ses mines, le Bief pour ses ressources agricoles. Le Nord possède un vaste territoire tandis que le Val possède des protections naturelles. Chacune a ses avantages et ses inconvénients.

Mon intervention était plus à l'attention de jeune lord en fait, car je me doutais que notre régente était au courant des influences politiques.

- Avez-vous des projets à venir? demandai-je à notre régente et notre suzerain.

Ma question suscita un regard de mon père, j'avais tendance à parler de manière directe, peu importe mon interlocuteur. Mais j'adoucis ma question d'un sourire.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 4 Jan 2012 - 20:32

Edwyn Tully écoutait avec toute l'attention dont il était capable les paroles de ce vassal qui l'impressionnait beaucoup. Robert Mallister avait l'air d'être de ces hommes qui rien n'effraie, d'être de ces guerriers qui ne reculent jamais et d'être enfin de ces fidèles vassaux qui ne trahissent jamais. Le petit garçon se sentait avec lui en sécurité et protégé. Les Fer-nés n'avaient qu'à bien se tenir et tant qu'un Mallister respirerait à Salvemer, pas un seul des démons que Greyjoy pouvait relâcher des Îles de Fer ne viendraient jamais menacer Vivesaigues ou le Conflans : l'aigle veille. C'était quelque chose d'important dans la construction du jeune lord qui grandissait pour le moment à l'ombre de toutes les femmes de Vivesaigues. Mais avec un homme comme Robert à la tête des armées du Conflans, son avenir s'annonçait grandiose et bientôt, quand il serait grand, il serait le suzerain valeureux que tous attendaient. Recevoir les conseils d'un homme si important était quelque chose de très fort pour le petit garçon qui n'osait plus bouger sur sa chaise, à tel point qu'il commença à sentir ses petites jambes s'engourdir et fourmiller de mille démangeaisons qu'il peinait à ignorer. Mais il s'y contraignit avec détermination, car il ne voulait pas perdre une goutte des paroles empreintes de sagesse de son aîné. L'analyse que faisait Robert Mallister de la situation géostratégique des Sept couronnes paraissait simple et évidente et pourtant, Edwyn lui-même perçut tout le bon sens des observations de cet homme qui avait vu tant d'eau couler dans les si nombreuses rivières du Conflans. Un rapprochement entre les maisons Lannister et Tyrell ne pouvait signifier qu'une chose : bientôt le jeu des trônes prendraient une toute autre tournure, car la richesse du Lion s'achetait le cerveau de la Rose.

Edwyn sut qu'il était important pour lui de se répéter en lui-même les paroles de son vassal. Le Conflans devait-il prendre part à ce rapprochement, ou s'en tenir éloigné pour trouver des soutiens ailleurs ? Il était difficile d'ignorer la situation géographique du fief de la Truite d'argent, et même Edwyn pouvait comprendre que la terre de ses ancêtres occupaient une place centrale dans le continent. C'est ce qui avait fait la fortune de ses vassaux des Jumeaux, la famille Frey, qui contrôlaient l'unique pont traversant la rivière séparant le Conflans de son imposant voisin, le Nord. Rivanon lui lança un regard interrogateur et un sourire, auquel Edwyn répondit volontiers. Il n'était pas indifférent aux charmes tranquilles et doux de la demoiselle, et tout en écoutant le père, il se dit qu'il aurait beaucoup aimé que la fille soit sa grande sœur. Sans émettre un son, Edwyn dit du bout des lèvres:
– Vous êtes très jolie! Puis il camoufla un rire d'enfant en s'éclaircissant la gorge à la manière d'un adulte, qu'il singeait tout en prenant conscience qu'il devait être un peu ridicule. Mais cela passa inaperçu car Robert Mallister s'adressait directement à sa mère. Toujours très attentif, sans quitter le vieux lord des yeux, Edwyn laissa glisser ses mains sur la table à la recherche des petits pains que Septa Melara avait été cherchés et avait disposé sur la table dans une large coupe d'argent bruni. Il finit par en attraper un et presque immédiatement, il glissa sa prise sous la table où, du bout des doigts, il l'agita en espérant attirer à lui l'animal de Rivanon, ce chien qui quelques instants plutôt avait égaré sa truffe sur ses genoux. Edwyn s'efforçait d'être discret, il écoutait Robert avec application mais le besoin d'échapper un peu à la gravité étouffante de cette entrevue était plus fort que lui.

Quand Rivanon intervint après son père pour décrire les avantages propres à chaque région du grand royaume qu'était Westeros, elle regardait son petit lord et lui faisait comme la leçon que son mestre lui donnait parfois. Edwyn aurait cent fois préféré un mestre aussi gentil, prévenant et joli que Rivanon, mais il avait appris quelques lunes auparavant que la Citadelle qui formait les mestres n'acceptait jamais les femmes et refusait à ces dernières le privilège de ses enseignements. L'Ouest était les plus riches de tous, mais leur territoire était minuscule comparativement au Nord ou au Bief. Le Val d'Arryn, quant à lui, n'était pas très grand, mais reposait sur une construction géographique qui le protégeait naturellement de tout ennemi, humain ou autre. Edwyn s'emploierait à se répéter chaque jour les paroles de Rivanon pour travailler sa mémoire et sa connaissance des Sept couronnes, mais en attendant, il agitait toujours sous la table le petit pain qu'il voulait offrir à son ami canin. Sans cesser ce petit jeu, il écouta la question de Rivanon et ses allèrent de lord Robert Mallister à sa mère, qui hocha la tête en signe d'approbation.


– Je vais partir dans le Val d'Arryn pour rester aux côtés de Jasper Arryn le temps que la situation de nos voisins se calment... Maman pense qu'il vaut mieux que je m'éloigne de Haye-Pierre pour l'instant.

Tout fier de lui, Edwyn ajouta en bombant le torse.

– C'est moi, j'ai eu l'idée d'aller dans le Val ! J'y suis déjà allé en fait et puis mestre Symon a dit que les Ey... les Ey... les Eyrié était le lieu le plus sûr du continent !

Edwyn prit conscience qu'il avait parlé en haussant la voix d'enthousiasme à l'idée de retourner dans le Val et se dit qu'il était peut-être inapproprié de manifester sa joie alors que le sujet demeurait très grave. Il se renfonça sur sa chaise et mesura le ton et le volume de sa petite voix d'enfant pour continuer.

– Enfin, moi je crois que c'est une bonne idée...

Même s'il ne la formulait pas ouvertement, le jeune garçon posait une question à la ronde, car il espérait de tout cœur connaître l'opinion de ce vassal si méritant et si sage maintenant qu'il venait de lui révéler qu'il avait eu l'idée de choisir le Val quand sa mère avait manifesté l'idée de le placer à l'étranger sous la protection d'un seigneur que ne concernait pas le conflit latent entre les Nerbosc et les Bracken.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 8 Jan 2012 - 11:20

Bien qu'écoutant soigneusement le rapport de Lord Robert sur l'attaque des Fer-nés, puis sur les alliances en cours entre familles, Charissa observait soigneusement le comportement de son fils. Pour l'instant, il s'en sortait bien. Impressionné par Lord Robert Mallister, sans nul doute, ce qui expliquait certainement ses petites hésitations, et sa voix parfois à peine chevrotante, mais elle était satisfaite de son comportement. Il n'avait pas résisté à l'envie de caresser le chien de Lady Rivanon, comme tout enfant de son âge, héritier ou non, mais avait été discret, et n'avait pas laissé l'animal le distraire. Son regard se tourna vers elle, quêtant son approbation, et elle l'encouragea d'un signe de tête discret et d'un sourire. Elle ne voulait pas donner l'impression que le futur seigneur de Vivesaigues ne pouvait pas dire un mot ou faire un pas sans l'aval de sa mère. Edwyn avait besoin d'elle, c'était un fait, mais elle devrait lui apprendre dans quelques temps à davantage faire confiance en ses capacités, et ne pas quêter son approbation en public.
Mais son fils avait fait peur d'une grande dignité en remettant l'épée au seigneur de Salvemer. Le forgeron avait fait un excellent travail, et en très peu de temps. C'était son maître d'armes, avant de partir pour le Nord, qui avait supervisé sa fabrication et testé que l'arme soit parfaite, avant d'être remise à la dame de Vivesaigues.

"Il est de votre devoir de parler ici sans détours, Lord Robert."
lui dit-elle avec un signe de tête encourageant, alors qu'il lui livrait son interprétation de la situation politique en cours.

Et son interprétation et la sienne n'étaient pas bien différentes. Le Conflans ne pouvait pas se retrouver attaqué sur les flancs, sans compter les attaques sur leurs côtes. Elle avait un allié de fait en la personne de son père sur les Terres de l'Orage, certes, mais il devraient effectivement mener d'autres alliances et comptait bien sur les mariages de ses enfants pour tisser quelques liens solides. Une alliance avec le Nord serait profitable, et elle entrevoyait peut être un début de solution, mais rien n'était fait, et elle ne préférait pas y penser pour l'instant.

"Il se trouve qu'effectivement, Lady Rivanon, nous avons des projets que nous ne tarderons pas à mettre en oeuvre." répondit-elle à la jeune femme avec un léger sourire.

Elle avait toujours apprécié la fille de Lord Robert. On la disait indépendante, déterminée, mais la tête sur les épaules et dotée d'un solide sens politique. Elle lui faisait un peu penser à la jeune femme qu'elle était à son âge, mais déjà mariée, et attendant Edwyn…

Justement, en parlant d'Edwyn, elle se tourna vers lui, pour l'enjoindre à parler et leur expliquer une partie des projets en question. Son départ pour les Eyrié. Après quelques missives échangées par corbeaux avec Lord Jasper, il avait été décidé qu'Edwyn partirait la bas quelques temps, le temps que la situation soit moins dangereuse pour lui au Conflans. L'équilibre était suffisamment fragile : la disparition de l'héritier de Vivesaigues, volontaire ou non, serait une catastrophe et finirait par mettre le feu aux poudres.

En outre, cela ferait le plus grand bien à Edwyn de connaitre d'autres choses. Il recevait une éducation digne de son rang, mais il était toujours bon d'avoir d'autres professeurs et d'élargir ses horizons. Et elle ne voulait certainement pas que l'on sape sa future autorité en arguant qu'il n'avait été elevé que par sa mere ou des femmes. Il était certes elevé avec tendresse, mais aussi avec toute la fermeté nécessaire. Famille, devoir, honneur, c'était quelque chose qu'Edwyn entendait depuis qu'il avait l'âge de comprendre quand on lui parlait.

Elle laissa son fils exposer ses projets, avant un tantinet trop d'enthousiasme à l'idée de retourner dans le Val, mais se reprit rapidement.

"C'était en tous cas une idée prudente, et la suggestion du Val d'Arryn était bonne. Mestre Symon t'avait bien informé. Effectivement, la sécurité de notre suzerain est ce que nous avons de plus important. D'autant plus que tu bénéficieras la bas d'une excellente expérience, Edwyn, auprès du Lord Arryn et de son mestre. Et comme Lord Robert l'a évoqué il y a un moment, nous devons tisser des liens avec les autres maisons. "

Elle le regarda avec sérieux, un sourire bienveillant aux lèvres pour adoucir son expression, mais nul doute que son fils comprenait que le sujet était grave. En des temps moins troublés, elle n'aurait pas eu besoin d'envoyer son fils aussi loin pour le mettre en relative sécurité. Et elle espérait aussi surtout que cette visite ne soit qu'un prélude à des liens plus étroits entre leurs deux familles. Lord Jasper avait déjà du recevoir maintes missives de pères offrant la main de leurs filles, mais son ainée arrivait en âge d'être mariée. Asharra était une jeune femme accomplie, et comme sa soeur avait bénéficié d'une éducation complète, appliquant les mêmes principes que sa propre mère. Les demoiselles Tully étaient versées en musique et broderie, autant que dans la gestion de leurs terres, de l'équitation, ou du maniement d'un arc et de flèches.

"Ta visite aux Arryn sera, d'une certaine façon, une manière de commencer à tisser des liens. En tant qu'héritier des Tully la bas, c'est une lourde tâche qui t'attend, mais je suis persuadée que tu en seras à la hauteur. Nous comptons tous sur toi." lui dit-elle en incluant Lord Robert et sa fille dans le nous.

Edwyn avait également d'autres projets, dont ils avaient longuement discuté, avec mestre Symon, ceux ci concernant Lady Rivanon. Elle avait déjà fait preuve de ses qualités en tant qu'émissaire, et vu que Charissa ne voulait pas quitter Vivesaigues pour l'instant…Avec Ser Dezial dans le Nord, et Edwyn bientôt aux Eyrié, elle préférait ne pas quitter leur terres. La fille de Lord Robert ferait donc une candidate idéale pour ce qu'ils avaient en tête.

"Je pense qu'Edwyn avait également d'autres projets, Lady Rivanon, ceux ci vous concernant plus directement."


Une visite à Beron Stark, par exemple, et ils avaient discuté également de la possibilité d'une halte à Hautjardin. A faire un déplacement aussi long, faire une étape chez les Tyrell ne serait que logique..
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Dim 15 Jan 2012 - 10:27

Le jeune Edwyn perçut mon regard interrogateur et me sourit avant de formuler une réponse silencieuse. Je compris tout de même les mots articulés et son compliment me fit sourire. C'était rafraîchissant d'entendre de telles paroles venant d'un enfant, non pas que je rejetais ceux des hommes adultes mais ces derniers n'étaient pas toujours innocents dans leurs compliments. Je le remerciai de manière aussi discrète et silencieuse. Mon père poursuivait sa conversation ce qui me lançait toute latitude pour observer les alentours. Je vis notre lord attraper un petit pain et le fit passer sous le table certainement à l'attention de Wolf. Celui-ci repéra immédiatement la friandise offerte et vint poser une tête implorante sur mes genoux. Je lui grattai les oreilles, sorte de permission pour aller voir l'enfant. Mon chien savait qu'il ne devait pas se montrer agressif donc il vint renifler la main du garçon et le petit pain. Etant donné la taille de l'animal, il devait courber l'échine sous la table. Il voyait cette main s'agiter et suivit du museau la nourriture convoitée. Puis voyant que la main se calmait, il saisit le pain dans sa gueule pour pouvoir le manger tranquillement sans attraper par mégarde les doigts d'Edwyn.

Puis mon père termina son exposé, je voyais que Charissa semblait d'accord avec son analyse puisqu'elle n'émit aucun commentaire la contredisant. Notre suzerain nous expliqua ses projets après avoir demandé l'aval à sa mère. Ainsi il prévoyait de se rendre dans le Val pour se tenir éloigné du conflit Nerbosc/Bracken. Je trouvais l'idée logique car Edwyn était le seul héritier de la maison Tully et sa vie devait protégée bien plus efficacement que s'il avait eu des frères. Son jeune âge jouait en sa défaveur sur la scène politique interne et le respect qu'avaient les deux familles belligérantes à l'égard de leur suzerain ne tenait qu'à un fil. J'étais en train de me souvenir de mon séjour aux Eyriés quand mon père prit la parole.

- Votre idée est judicieuse messire et je comprends vos inquiétudes ma dame. Le Val est un lieu adéquat pour se tenir éloigné du conflit entre vos voisins directs et amorcer le tissage de liens diplomatiques d'autant que le Val possède une certaine puissance militaire. Et je suis certain que notre lord se montrera à la hauteur.

Mon père se montrait confiant même si le jeune âge de notre suzerain ne lui donnait pas toutes les armes pour manœuvrer en politique. Qu'il se confronte à cette dernière ne lui fera pas de mal et lui permettra de se construire et de se forger le caractère.

- En tout cas, lord Edwyn vous ferez la connaissance de mestre Wyman, vous verrez il possède un savoir très étendu, ajoutai-je en me penchant vers le petit lord comme pour lui faire une confidence. Mon commentaire n'apportait pas grand chose à la conversation mais démontrait que je connaissais aussi le Val, même si je n'avais pas eu l'occasion de m'entretenir concrètement avec les suzerains. En même temps en ayant de la famille là-bas il ne pouvait en être autrement.

Je sentis Wolf bouger sous la table. Celui-ci était en train de lécher les doigts d'Edwyn pour le remercier du petit pain. A cet instant, Charissa fit la remarque que notre lord avait d'autres projets qui me concernerait. Je portais mon attention sur la régente.

- Quels genres de projets? demandai-je d'une voix intriguée et polie.

Je perçus également l'intérêt de mon père, il aimait savoir ce qu'il advenait de ses enfants, et puis les voir prendre une place certaine sur l'échiquier politique n'était pas une mauvaise chose. De mon côté, je me demandais ce qu'ils me réservaient, le type de projets, et si j'allai accepter ou non. Néanmoins, si cela venait de mes suzerains, en tant que vassale je me devrai d'accepter. Dans une certaine mesure... Je mis de côté mes réflexions attendant des précisions sur les dits-projets. Il n'était pas nécessaire de prendre des décisions hâtives.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 16 Jan 2012 - 22:12

Le chien de Rivanon accepta de bonne grâce et avec douceur le modeste présent que le jeune Edwyn lui offrait en cachette et à l'instant où le petit pain quitta ses mains pour entamer sa course inéluctable jusqu'à l'estomac de l'animal, il éprouva une grande joie à l'idée de s'être fait un nouvel ami. Edwyn aurait aimé avoir un chien pour compagnon fidèle et loyal, un être tout de poil et d'amitié pour l'accompagner sur les chemins dangereux de la vie. C'était un vœu jamais réalisé jusqu'alors, il n'avait jamais eu l'occasion de croiser la route d'un quelconque canidé... Ils n'étaient pas très courants à Vivesaigues et dans les alentours, Edwyn n'en avait vu que très rarement dans le château. Peut-être en verrait-il dans le Val ? Il en doutait au fond de lui, car les montagnes n'étaient pas la zone la plus appropriée pour ces animaux si serviables. Mais alors qu'il songeait avec douceur à cette perspective câline, les encouragements et les remarques réconfortantes de lord Robert Mallister l'emplirent d'une fierté sans borne qu'il peina à contenir, si bien que son sourire, déjà très large, s'étendait désormais de son oreille droite à son oreille gauche. L'approbation d'un homme si méritant et si illustre comptait beaucoup pour lui, et lui qui avait tant craint cette entrevue avec son vassal éprouvait à présent beaucoup de plaisir à converser sérieusement avec une si grande personne. Edwyn avait bien fait de miser sur le Val et sans le savoir, sans s'en rendre compte, il avait initié une longue marche vers de grands accomplissements. Ce qui n'était qu'une idée timide dans le cœur d'un enfant, puisée dans les tendres souvenirs d'un voyage passé serait bientôt une quête effrénée vers le succès et la réussite. Rivanon évoqua le personnage de mestre Wyman et la mémoire du petit garçon s'éveilla soudainement. Il se rappelait très bien de ce vieil homme bedonnant et barbu jusqu'à plus soif.

– J'ai rencontré mestre Wyman dans le passé... mais j'étais trop jeune et je ne me souviens que d'une chose : quand il me parlait d'un peu trop près, sa barbe me grattait la tête !.

Il ne put s'empêcher d'éclater de rire à l'idée de ce souvenir farfelu et grotesque, mais il se rendit bien vite compte qu'une telle plaisanterie n'était guère appropriée à leur réunion. Il se contint comme il put et après s'être éclairci la gorge difficilement et péniblement, il s'avança sur la table pour désigner une grande carte des sept couronnes incrustées dans le bois. S'y trouvaient les terres, les montagnes, les rivières, les océans bordant le continent, l'emplacement des plus grandes ville et le tracé des routes les plus importantes. Le bois était grossier et brut, mais doublé d'une belle laque et d'un beau verni si bien que la carte souffrait sans trop dépérir l'agression des gobelets, des timbales, des coupes, des plats, des lames et de tous les objets qu'on avait posé sur sa planche depuis son installation dans la salle des audiences privées. La table était assez large, si bien qu'Edwyn dut faire l'effort de se redresser pour désigner les locations dont il allait parler dans l'instant. De son index pointé, il montrait Vivesaigues, et la Route de la Rivière.

– Nous sommes ici et c'est cette route que les soldats du Val ont emprunté pour traverser le Conflans... Je m'en souviens encore, je les ai vus de mes propres yeux ! Je n'ai pas très bien compris ce qu'ils faisaient mais maman m'a expliqué qu'ils allaient dans l'Ouest...

Ses doigts allaient d'une extrémité à l'autre sur la carte tout en reprenant d'une voix agitée, de la voix de l'enfant qui met le doigt sur une difficulté sans parvenir à la comprendre ou à la résoudre tout à fait. .

– Ici les Eyrié... ici Castral Roc... un si long voyage ! Moi je ne ferais pas un tel voyage, sauf pour aller donner de l'aide à un grand ami, oui, un grand ami... Je crois que l'Ouest et le Val sont devenus deux grands amis et Melara m'a dit que ce n'était pas si bête !

Dans la coupe encore pleine, Edwyn saisit plusieurs petits pains qu'il dispersa sur chacun des grands fiefs constituant le royaume du Trône de Fer. Il désigna le petit pain Arryn, puis le petit pain Lannister. Edwyn allait parler de son père, mais les premiers mots s'encombrèrent dans sa gorge. Le souvenir de son défunt paternel restait pénible à ses yeux comme à son esprit.

– Papa... papa m'a parlé de la fin du siècle précédent et de la rébé... de la rébé... de la rébellion Feunoyr, il disait... il disait que les dragons avaient plongé le continent et le Conflans dans la guerre civile et que cela allait attirer d'autres prédateurs... Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire... et aujourd'hui nos deux voisins sont sur le pied de guerre, et aujourd'hui je comprends...

Edwyn s'agenouilla sur la table et saisit d'un geste vif le petit pain sur Vivesaigues. Il le coupa en deux et plaça la première moitié sur l'emplacement approximatif de la Dent D'or et l'autre moitié sur l'emplacement de la Porte Sanglante. Il arbora une moue agacée.

– Avec cet été qui n'en finit plus et les fer-nés, nous sommes comme ce petit pain ! Nous sommes mous, et faibles, et deux voisins trop gourmands pourraient chercher à en profiter... Et papa ne voudrait pas que le petit pain du Conflans soit la collation de l'Ouest ou du Val...

Edwyn rassembla les deux morceaux sur Vivesaigues et d'un souffle fit s'envoler les miettes répandues sur la table. Tout le monde l'écoutait avec attention et lui, loin de se sentir ridicule, était pénétré d'un sérieux presque troublant. Quand il reprit la parole, sa voix était étonnamment lasse et triste.

– Je sais bien ce qui se dit de moi... enfin je me doute... on dit que je suis trop jeune, et trop vulnérable... alors il faut ruser, comme au jeu de cache-musette ! Pour garder les deux moitiés de petit pain à Vivesaigues, il faut se faire des amis et pour éviter d'être pris entre les épées de nos voisins, il faut se faire l'ami de plusieurs d'entre eux !

D'un geste plus enjoué encore, Edwyn prit les deux petits pains placés sur les Eyrié et sur Winterfell pour les disposer à côtés des deux moitiés réunies sur Vivesaigues.

– Avec deux amis venus du Val et du Nord, nous serions moins vulnérable et ça nous laisserait le temps de ménager nos deux voisins qui n'en font qu'à leur tête... non ?

Le ton d'Edwyn était certes plus assuré, mais il n'en demeurait pas moins qu'il flottait dans l'air de ses paroles une vague hésitation, comme s'il craignait d'avoir jeté son dévolu sur les mauvais amis pour jouer sur la carte. Il n'était ni un fin stratège, ni un érudit, il n'était qu'un enfant mu par le bon sens que lui inculquait sa mère et toutes les femmes qui l'entouraient à Vivesaigues... Peut-être était-ce insuffisant aux yeux de lord Robert, et peut-être lui avait-il de meilleures idées pour l'avenir du Conflans... il n'était peut-être que son vassal, mais Edwyn était ouvert à tous les conseils, à toutes les remarques, à toutes les suggestions. Et ses yeux témoignaient de ce qu'il brûlait de connaître l'avis éclairé du vieux lord. Plus encore, il souhaitait les opinions conjuguées de sa mère et du héros de Salvemer, c'est pourquoi ses yeux impliqués et curieux allaient de l'un à l'autre inlassablement. Il s'était rassis sur sa chaise, sans s'excuser d'avoir grimpé sur la table et d'y avoir répandu des petits pains. Il était peut-être à présent trop à l'aise pour réellement prendre la mesure de ce qui était approprié et de ce qui ne l'était pas. À ses yeux, il avait fait preuve d'initiative et de jugeote, mais peut-être son public ne serait-il réceptif ni à l'un ni à l'autre...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 5 Fév 2012 - 14:28

Edwyn semblait conquis par le chien de Dame Rivannon. Il n'y avait guère d'animaux de compagnie, à Vivesaigues, les seuls chiens étaient les chiens de chasse, et ceux ci n'étaient pas les compagnons auxquels rêvait certainement le petit garçon. Un regard sévère de sa mère le tira de ses souvenirs, et il se dirigea vers la grande carte du cabinet d'audiences.

Il réfléchit quelques instants, et se servant dans une corbeille de petits pains, leur offrit une interprétation originale de la situation politique du Conflans. Elle n'était pas certaine d'apprécier cette utilisation de la nourriture, mais les explications d'Edwyn étaient valables et réfléchies. Il serait bien temps de lui faire la remarque en privé que le pain avait une autre utilité, et qu'à l'avenir, il serait bien inspiré d'utiliser les jetons de bois prévus à cet usage, dans la boite près de la carte.

-Effectivement, la dame du Val avait demandé un droit de passage pour ses soldats pour rejoindre les terres de l'Ouest. Ils allaient rejoindre les terres Lannister pour les aider à se défendre contre les Fer-Nés, tout comme Lord Robert l'a fait à Salvemer. Ils sont, comme tu l'as dit, probablement devenus des alliés.


Elle n'avait pas vraiment apprécié de devoir laisser passer la troupe de la soeur de Jasper, Dame Maura, mais après tout, si Lord Jasper se faisait tirer l'oreille, elle saurait lui rappeller le service qu'elle avait rendu aux Arryn.

-La position du Conflans est à la fois sa force et sa faiblesse, Edwyn. Situé centralisent, nous sommes au courant d'un bon nombre des mouvements de troupes et de ce qui se passe. L'inconvénient, c'est que nous avons de puissants voisins, et qui plus est, alliés. Nous ne voulons certes pas tomber dans leur escarcelle.


Elle l'encouragea à continuer d'un signe de tête. Il avait compris, même s'il était très jeune que sa position n'était pas facile. Mais il était héritier et tel était son lot.

-Entre deux puissants voisins, nous devons être avisés, prudents, et tenter de prévoir un coup d'avance. Et en plus des activités de nos voisins, nous devons faire avec ce qui se passe sur nos propres terres. Plus d'un opportuniste voudrait pouvoir profiter de la situation, en privant le Conflans d'héritier. Ce qui romprait l'équilibre de la situation. Nous n'avons pas besoin de chaos supplémentaire.

Elle ne mentionna pas les Baratheon. Son père et ses frères étaient étrangement silencieux, et elle préférait ne pas connaitre la raison de ce silence. Et de ses frères, elle n'allait certainement pas demander d'aide à Harbert, ni à Gareth. Malgré l'affection qu'elle avait pour eux, elle ne pouvait pas laisser cette affection se mettre en travers de ses projets pour le Conflans. Nul doute qu'ils essaieraient d'extorquer une quelconque promesse à leur soeur en échange de leur aide, et pour l'instant, ses projets de mariage n'incluaient pas les Baratheon. Il fallait qu'elle commence sérieusement les négociations pour la main de son aînée. Quinze ans, c'était largement assez âgé pour être mariée, elle n'en avait pas plus quand elle avait épousé Lord Medgar.

-Justement, en parlant du Nord. Voudrais tu donner davantage de détails à Dame Rivanon concernant tes projets d'émissaire ?

La fille de Lord Robert avait paru curieuse et intriguée par ce projet la concernant. Et puisqu'Edwyn mentionnait le Nord, il était temps de rentrer dans les détails.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Dim 12 Fév 2012 - 12:13

Lord Edwyn me fit part qu'il connaissait également mestre Wyman, l'ayant rencontré quelques années plus tôt. Et l'évocation qu'il en fit provoqua un rire enfantin de sa part. Je ne pus m'empêcher de sourire devant ce jeune garçon qui mentionnait ses souvenirs. Pourtant je savais qu'en tant que lord, il finirait par éprouver la dureté de la vie d'ici peu de temps. J'écoutai avec attention son discours, ses théories quant aux mouvements des troupes valoises. Salvemer se trouvait à l'écart des routes principales, néanmoins le passage de dame Maura et de ses cavaliers ne nous était pas inconnu. Nous avions notre propre raison d'information, le renseignement était d'une valeur capitale dans la politique et la guerre. Le jeune garçon mentionna la rébellion Feunoyr et le fait que maintenant il comprenait d'autant mieux les paroles de son père concernant le Conflans. J'approuvai ses dires par un hochement de tête. Mon père écouta nos deux interlocuteurs avant de prendre la parole.

- Vous avez raison messire, un déplacement de troupes de cette ampleur ne se fait pas sans contrepartie. Un pacte a du être passé entre le Val et le Roc. De quelle nature? Nous le saurons bien assez tôt je pense.

- L'été affaiblit toutes les régions de Westeros, néanmoins nous avons un réseau fluvial qui nous permet de compenser les atteintes faites à nos cultures, tous ne peuvent pas en dire autant. Quant aux fer-nés le roi va devoir s'impliquer dans l'affaire sinon le Greyjoy va se croire tout permis.

Je complétais le discours des Mallister. Nos terres se trouvaient en bord de mer et bénéficiaient de la brise maritime qui diminuait un peu l'impact de la chaleur. Pourtant nous n'étions pas épargnés pour autant. En totu cas, j'étais comme Charissa, désireuse de protéger le Conflans et ses habitants. Mais que pouvais-je faire à mon niveau? Je n'étais qu'une simple noble, ne possédant que le titre de dame, je n'étais pas à la tête de mon fief, je ne pouvais parler qu'au nom des autres. Certes, cela ne m'empêchais pas de tisser mon propre réseau de relations, peut-être de manière plus discrète comparé à un seigneur. Mon père se pencha vers le jeune lord.

- En dépit de votre âge, lord Edwyn, vous avez mis le doigt sur l'un des éléments essentiels du jeu politique, la ruse, la manipulation. Faite croire à vos pairs que vous êtes faible et ils vous sous-estimeront, mais œuvrez dans le tissage de votre réseau d'alliances et quand ils s'en rendront il sera trop tard.

Robert se redressa puis posa un regard scrutateur sur les Tully qui avaient des projets pour moi. Un rôle d'émissaire... Dans le nord... Bon nombre de questions se bousculaient dans ma tête. Nature, objectifs.... Voyager ne me faisait pas peur, c'était une chose que j'appréciais. D'autant que le nord ne m'était pas inconnu, grand-mère étant originaire de cette contrée.

- Une mission dans le nord?... Auprès de lord Stark je présume. Je me tournai vers Edwyn. Quelle est la teneur de ce projet, messire?

Je conservai une voix douce et neutre. Je ne voyais qu'une mission diplomatique, dans la continuité de celle entreprise auprès des Arryn. Cependant, je pouvais me tromper, je n'étais pas dans l'esprit de mes suzerains pour comprendre tout les tenants et les aboutissants de leurs réflexions. Mais Nord et Val comme alliés, cela ferait un poids certain dans la balance en faveur du Conflans. Donc si je pouvais aider dans cette entreprise, je le ferai avec joie. Néanmoins, je gardais à l'esprit que je pouvais n'être qu'un pion que déplaçait à leur convenance mes suzerains. Tandis que j'échafaudais diverses théories, j'observai toujours Edwyn en attente de ses explications.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 13 Fév 2012 - 4:47

Lord Beron Stark. Edwyn en avait entendu parler. Lointain cousin paternel, par une obscure grand-mère qu'il n'avait que peu connue, et suzerain du Nord, ce vaste royaume tranché à sa frontière septentrionale par le Mur, ce fameux Mur censé protéger Westeros des Autres, les sinistres Marcheurs blancs... Les histoires contées par septa Melara et d'autres personnes de l'entourage du petit garçon l'effrayaient beaucoup au sujet de ces créatures liées à la venue de l'Hiver et dont les premières apparitions semblent remonter à la Longue nuit, il y a près de huit mille ans, durant l'épique Âge des Héros. Êtres grands et décharnés, à la peau d'un blanc trop clair pour être honnête et aux yeux d'un bleu métallique, ils se déplacent en silence, avec une souplesse affreuse et l'on disait d'eux qu'ils étaient entourés d'un froid glacial... Ils s'arment avec des épées translucides comme le plus fin des cristal et elles diffusent une faible lumière bleue, et quand elles tranchent la chair ou le feu, elles semblent hurler le cri strident des créatures infernales... Ils n'ont qu'une crainte, le feu, mais on raconte que l'obsidienne et le verredragon peuvent les détruire... Mais ce qui effrayait le plus le jeune Edwyn, c'était ces araignées de glace qu'on chantait dans les plus vieilles légendes... rien qu'à l'idée de croiser un jour un tel monstre, son cœur se serrait!

– Lord Stark... Winterfell... s'ils ne se souviennent pas de nous, ils se souviennent sans doute que le Conflans est la seule région frontalière du Nord par la voie terrestre... même moi je le sais !

La route royale menait les voyageurs de Port-Réal jusqu'à Winterfell, en passant par le Trident et notamment la bonne vieille petite ville d'Herpivoie. Et de plus, les Jumeaux, double forteresse de la maison Frey, banneret riche et puissant des Tully, contrôlaient l'un des rares endroits sinon l'unique pont permettant de traverser la Verfurque dans sa partie basse, surtout en cas de crue. Les Frey ne manquaient jamais de faire payer le péage à quiconque désirait traverser le pont, et même un Stark n'y ferait jamais exception. Le Conflans était donc une région importante stratégiquement pour les suzerains du Nord s'ils désiraient s'impliquer plus activement que de coutume dans les affaires touchant aux Sept couronnes.

– Je ne sais pas ce que vaut l'amitié d'un Stark, mais le loup se tient dans notre dos... et je préfère le savoir notre ami que notre ennemi ! Imaginez, s'il mordait notre petit pain quand nous avons le dos tourné !

Un chien enragé peut naturellement causer bien des dégâts, mais alors que dire d'un loup incontrôlable ? Les Stark étaient réputés taillés dans les roches les plus dures, mais Edwyn était bien trop jeune pour imaginer quelque plan à triple niveau pour réussir à manœuvrer lord Beron. Il n'avait rien de plus en tête qu'un mouvement clair, honnête et direct à l'égard de son lointain cousin. Quand le conflit avec les fer-nés aurait pris fin, quelqu'un irait à Winterfell pour questionner les Stark sur leurs intentions et leurs motivations à l'égard du reste du royaume, et principalement du Conflans... et lady Rivanon, dont les qualités étaient connues jusqu'à Vivesaigues, semblait être la candidate idéale pour cette mission d'autant plus que sa famille était liée par le sang au peuple du Nord.

– Je veux lady Rivanon que vous alliez à Winterfell pour demander à lord Beron Stark ce qu'il pense de nous tous... je veux que vous rapportiez à Vivesaigues le plus grand nombre d'information possible sur ses pensées et ses opinions... je veux qu'il sache que... que... que nous ne sommes pas démunis et que nous sommes prêts à affronter les temps difficiles qui s'annoncent...

Edwyn hésitait. Était-il bien sûr de ce qu'il avançait ? Le Conflans n'était pas au mieux de sa forme, mais fallait-il désespérer ? Pouvait-il compter sur la loyauté de ses vassaux ? Trouverait-il une solution à la petite guerre privée qui se profilait à l'horizon entre les corbeaux noirs et l'étalon rouge ? Réussirait-il à s'imposer malgré son jeune âge ? Serait-il jamais pris au sérieux par les suzerains voisins ? Autant de questions difficiles à supporter pour le cœur fragile et impressionnable d'un petit garçon. Mais le grand lord Mallister semblait avoir assez de confiance en lui pour lui reconnaître les prémisses de ces qualités qui font les grands meneurs, et cet encouragement n'avait pas de prix pour le petit Edwyn qui se prit d'une grande fierté d'être ainsi considéré presque comme un égal par le héros de Salvemer. Il espérait en son for intérieur que jamais un tel homme ne le trahirait, car alors il aurait un ennemi difficile à combattre. De fait, les vents de la trahison ne soufflaient-ils pas à travers le Conflans ? Lady Danelle Lothston, cette infâme sorcière, ne complotait-elle pas contre lui ? Les Bracken songeaient-ils encore à soutenir une rébellion menée par les fils de Daemon Feunoyr tombé à la bataille du champ d'Herberouge ? La route de la rivière était-elle protégée des tentations venues de l'Ouest ? Le Val serait-il un lieu sûr pour lui ? Port-Réal s'intéresserait-elle à la situation d'un malheureux petit garçon se sentant faiblir sous le poids des responsabilités?

Edwyn revint sur son fauteuil où il s'affaissa, las et fatigué. Sous la table, le chien n'était plus là pour le réconforter d'une caresse ou d'un jappement qui aurait pu signier « tout ira bien »... Tant de réflexions le bousculaient et l'épuisaient, et alors qu'il ne se sentait plus capable de suivre la discussion il se souvint que bien des choses étaient attendues de lui, et la vigueur lui revint comme l'Hiver après l'été. Il se redressa plein d'une énergie nouvelle et, d'un geste confiant autant que vif, saisit le petit pain qui somnolait sur l'emplacement de Winterfell. Il en croqua une bonne bouchée qu'il dégusta avec un plaisir non dissimulé et qu'il ne boudait guère. Mais pour lady Rivanon, à Winterfell, ce serait sans doute plus difficile d'atteindre le cœur de Beron pour en apprendre davantage sur lui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 29 Fév 2012 - 21:29

- Les Stark se souviennent certainement de nous, j'y ai des cousins. Malheureusement, les liens familiaux passent souvent au second plan après la dure réalité de la politique.

Elle déplorait parfois la distance qui s'était installée avec ses frères, même avec Gowen. Elle aurait aimé les revoir, et un peu plus souvent, mais se doutait qu'Harbert essaierait de tirer profit de la situation. Et comment lui en vouloir ? Elle aurait probablement fait la même chose, après tout. Et quant à Gareth ? Eh bien, elle ne savait pas absolument pas ce que pensait Gareth, depuis toujours. Alors, si ses relations avec ses frères étaient devenues bien moins spontanées, qu'en serait-il de cousins qu'elle n'avait pas vus depuis sa quinzième année ? Mais elle ne voulait pas aborder la question immédiatement avec Edwyn, ou du moins, pas en public.

- Votre grand mère est une Baratheon depuis de nombreuses années, maintenant, mais je sais qu'elle entretient toujours une correspondance très suivie avec ses parents. Et il ne faut pas vous dévaloriser, Edwyn.
dit-elle d'un ton un peu plus indulgent, alors que son fils suivait du doigt la route menant vers le Nord. Il s'attarda un peu plus sur la forteresse des Jumeaux, ayant bien saisi l'importance stratégique de l'endroit.

- Effectivement, Lord Robert, rien n'empêche Edwyn de commencer à tisser un réseau solide d'alliances. Il parait bien jeune, et en cela aussi, on le sous estime parfois.


Son fils avait une perception intéressante des risques, même si encore un peu enfantine. Parfois, elle avait tendance à oublier qu'Edwyn était encore assez jeune pour les responsabilités qui pesaient sur ses épaules. Il aurait du pouvoir avoir le loisir de pouvoir aller courir avec les autres gamins de Vivesaigues de temps à autres.

- Les Stark sont aussi rudes et solides que leurs forteresses, et on les dit aussi fiables…Mais se baser sur des on dit serait extrêmement imprudent, tout comme sur les impression qu'il m'en reste de mon séjour la bas. Mais nous serions effectivement un allié privilégié, si leurs regard se tournait vers le sud.


Elle sourit aimablement à Dame Rivanon alors qu'Edwyn lui donnait les détails de la mission qu'il voulait la voir remplir. Evidemment, elle n'allait pas demander à Lord Beron aussi directement quelles étaient ses intentions concernant le Conflans, mais elle faisait confiance à la fille de Lord Robert pour lire entre les lignes et mener à bien cette tache d'émissaire.

- Non, Edwyn, nous ne sommes pas démunis. La situation est difficile, mais nous ne sommes pas la seule maison ni la seule région en proie aux difficultés. Les Fer-Nés donnent également du fil à retordre aux Lannister, et ne s'attaquent pas seulement à nos côtes. La situation est difficile, mais nous y sommes préparés. Je comptais également envoyer un corbeau à Lord Beron. dit-elle d'un ton rassurant à son fils.

Qu'il était difficile parfois de marcher sur la ligne mince en la mère aimante et la régente. Elle devait préparer Edwyn à son rôle bien tôt, tout en sachant que c'était difficile pour le petit garçon. Et ne devait pas laisser son amour de mère interférer dans une préparation difficile et stricte, mais indispensable si Edwyn voulait chausser les bottes de son père et diriger le Conflans. Elle voyait bien qu'il avait l'air découragé, mais cela faisait aussi partie de l'apprentissage...

- Cette mission ne sera pas aisée, j'en ai bien peur, dame Rivanon. Et il n'est pas possible que je quitte Vivesaigues pour l'instant. Mais je connais vos talents d'émissaire, et je sais qu'Edwyn peut vous faire confiance pour ce voyage. La question des relation avec le Conflans est une chose, bien sur, mais je crois qu'il serait bon que nous sachions quelle est la situation dans le Nord. Les corbeaux sont une chose, bien entendu. Mais les corbeaux ne sont pas aussi attentifs aux détails qu'un oeil exercé qui sait ou regarder...
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Ven 2 Mar 2012 - 12:04

Mon père approuva les paroles de la mère d'Edwyn d'un signe de tête. Le jeune garçon devra se servir de sa faiblesse apparente pour arriver à ses fins. Le mensonge était monnaie courante dans la politique, même si la vérité n'avait pas d'égale pour la consolidation et l'entérinement de certaines décisions. N'était-ce pas le lot des mariages arrangés? Taire ses véritables sentiments pour raison d'état si je puis dire? Je ne voulais pas devenir une de ses femmes qui épousait un parfait étranger pour une alliance prétendument fructueuse. Cependant, je savais que mon père ne tarderait pas à m'imposer quelqu'un, cela faisait trop longtemps que j'étais célibataire.

Je pris connaissance des intentions des Tully. Ainsi j'allai endosser le rôle d'émissaire auprès de Beron Stark, mais cette mission revêtait une facette d'espionnage. Prendre le pouls du Nord et de son dirigeant. Je pourrai voir ce qu'il en est de la région en chemin, néanmoins découvrir quel était le fond de la pensée de Beron au sujet du Conflans et du reste ne serait pas si simple. J'allai devoir emprunter des chemins détournés pour obtenir les renseignements voulus. Loin d'être aisé comme l'avait parfaitement souligné notre régente. Les nordiens avaient un caractère bien à eux, néanmoins il fallait éviter de se baser sur les rumeurs au risque de se construire une opinion fausse et malvenue. Rien de pire que cela. Bien qu'ayant de la famille dans le Nord, je ne pouvais prendre évoluer en terrain conquis, je devrais prêter grande attention à mon entourage si je voulais mener à bien cette mission. Et puis, comme l'avait si bien rappelé Charissa, les Tully et les Stark étaient liés par des liens familiaux, il me sera peut-être nécessaire d'user de cet argument. Tandis que je réfléchissais à tout cela, Wolf vint poser sa tête sur mes genoux et je lui grattai les oreilles avant de répondre à mes suzerains.

- Voilà une mission diplomatique à l'envergure assez conséquente.... Je laissai planer quelques secondes de silence, comme si je n'avais pas encore arrêté ma décision. Je tâcherai de la remplir comme il se doit et de vous rapporter les informations voulues.

Je venais de donner mon accord. Mon père me gratifia d'un hochement de tête bienveillant. J'allai jouer les émissaires et je devrais faire en sorte de contenter tous les partis. A cet instant, je me rappelais que lady Lideuil travaillait pour Beron Stark, il était possible que je la croise à Winterfell. Si je pouvais m'en faire une véritable alliée, je pourrai certainement récolter des informations intéressantes. J'adressai un sourire aimable à mes interlocuteurs.

- Outre cette récolte de renseignements, souhaitez-vous engager des négociations pour une alliance, ou autre chose de particulier?

Je ne doutais pas de la volonté des Tully de se rapprocher de leur voisin nordien, sauf que je ne savais pas quelle latitude ils me laissaient, ou s'ils avaient déjà réfléchis aux termes d'une négociation. Je ne pouvais m'engager en leur nom dans une direction s'ils ne me le permettaient pas. Je pris note que Charissa allait envoyer un corbeau en avance de phase, cela sera le premier pas de cette future rencontre.

La fatigue d'Edwyn ne passa pas inaperçue, je comprenais que la tension générée par tous ses problèmes pesait sur ses frêles épaules, cependant une énergie nouvelle s'empara de lui et il s'attaqua à l'un des petits pains, celui de Winterfell comme pour prouver que les Stark ne lui faisaient pas peur. Un geste significatif. Wolf, attiré par les odeurs et les miettes, retourna vers le jeun Edwyn et donna un petit coup de museau dans son genou pour quémander une part. Constatant les manigances de mon chien je claquai de la langue pour le rappeler à l'ordre, il n'était pas chez nous et ne pouvait se permettre un tel comportement. Je lançai un petite sourire contrit à l'attention de l'enfant. J'avais une dernière question.

- Quelle position adopterez-vous si l'opinion de lord Stark est négative, voire fermée à toute forme de discussion?

Autant envisager toutes les possibilités. Que je n'aille pas avancer que les Tully agiront de telles manières si ce n'est pas le cas. Il me fallait le plus de cartes possibles en main pour pouvoir les abattre une fois face à Beron.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 5 Mar 2012 - 23:52

Les paroles de sa mère le réconfortèrent, et le silence approbateur de lord Mallister eut le même effet. Tout en écoutant sa mère intervenir pour étayer ses propos d'enfant, il laissa glisser ses yeux sur la carte inscrite dans le bois et son regard suivit les courbes de la Rufurque, de la Bleufurque et de la Verfurque qui serpentaient puis se rejoignaient pour ne former plus qu'un fleuve avant de se jeter dans la baie des Crabes. Ce « trident » formé par le lit des trois rivières était emblématique du Conflans, cette région placée sous la suzeraineté des Tully, sa famille depuis la Conquête. Edwyn connaissait ce territoire bordé à l'ouest par une chaîne de montagne qui le sépare du fief Lannister dont l'accès est verrouillé par le col de la Dent d'Or, forteresse de la maison Lefford, vassale du Lion. Plus au nord, les côtes occidentales donnent sur la baie du Fer-né et les îles de Fer qui sont surveillées par la forteresse millénaire des Mallister, Salvemer. Les marais du Neck définissent la frontière septentrionale, et séparent le Conflans du Nord. Les montagnes de la Lune, à l'est, marquent la délimitation avec le Val d'Arryn. Deux ports donnent au Conflans un accès au Détroit via la Baie des Crabes, Salins et Viergétang. La route de l'or trace la frontière australe. Sa terre à lui, qu'il voyait à travers ses yeux de petit garçon et qu'il aimait avec son cœur naïf et simple. Il aimait son pays, ses landes riches, ses petites bourgades et ses marchés. Il connaissait l'Auberge du carrefour et celle de l'Homme à genou. Il connaissait l'île du Daim rouge et la colline de Noble cœur, et bien sûr il imaginait sans peine la majesté du cap des Aigles. Tous ces lieux n'étaient que des points de géographie qu'il n'avait pas tous vus de se syeux et pourtant il les portait dans son cœur et souhaitait plus que tout se montrait digne de les appeler « sa terre ». Un jour, quand il serait grand, il aurait un beau cheval et sur son dos, il parcourait le Conflans du nord au sud et d'est en ouest. Pas une parcelle de son fief n'échapperait à sa vue. Mais pour l'heure il n'était qu'un petit garçon sans grand pouvoir ni influence. Et les questions que lui posaient lady Rivanon étaient trop pertinentes pour lui. D'autant plus que lord Mallister ne disait rien. Sans doute le jugeait-il et sans doute son silence approbateur était-il comme une mise à l'épreuve pour lui. Il se devait d'être à la hauteur, même s'il n'en avait pas vraiment les moyens.

– Une alliance... oui à la fin c'est peut-être ce qui va arriver... mais il ne faut pas aller trop vite... Melara me dit souvent qu'à trop courir, on trébuche toujours...

Il ne put s'empêcher de sourire. Septa Melara le lui répétait souvent, car en effet le petit garçon ne cessait, parfois, de courir en tous sens dans le château, toujours à l'affût d'un nouveau jeu ou d'une nouvelle idée pour se distraire de la monotonie du temps qui passe. Faisant un effort pour réfléchir encore, il poursuivit d'une voix décidée et volontaire alors qu'il sentait sous la table l'intrusion affectueuse d'un animal fort sympathique. La bête était délicieusement amicale et le petit Edwyn s'en amusait intérieurement.

– D'abord il faut tâter le bois, après on voit s'il est bon pour le feu, non ? Il faut discuter avec lord Stark, connaître son avis sur nous, sur les autres, sur tout, et une fois qu'on saura ce qu'il pense pour de vrai, on pourra agir en conséquence. Vous ne déciderez rien avec lui, mais vous pourrez vois ce qu'il peut suggérer si par hasard il avait de l'avance sur nous dans sa tête...

Il était inutile de se presser, Winterfell était loin au nord et le voyage de lady Rivanon serait fort long et pénible. Une fois sur place, elle devrait prendre son temps et rencontrer bien du beau monde pour mieux rapporter de précieux renseignements et informations à ses suzerains de Vivesaigues. Mais déjà lady Rivanon évoquait la possibilité d'une hostilité de la part de lord Beron Stark. La mine du petit garçon se défit et, renfrogné, il se renfonça dans son fauteuil. Il avait pensé à cette éventualité, ou plutôt, Jared, son protecteur, le lui avait rappelée quand il avait évoqué son projet avec lui. L'homme, très pessimiste, avait conseillé au petit garçon de ne rien attendre des autres grands du royaume que de la condescendance et du dédain. Cela l'avait fortement peiné. Il aurait aimé pouvoir s'adresser aux autres suzerains d'égal à égal, mais il avait bien conscience que c'était très mal parti. En l'état, jamais il ne serait pris au sérieux, jamais il ne serait conduit à la table des négociations avec le respect et la déférence qu'inspirait autrefois son père... Et cela le chagrinait beaucoup, car il devait se montrer à la hauteur de ses responsabilités sans faiblir, sans donner à voir que la situation du Conflans ne pouvait être plus mauvaise. L'enlisement progressif dans le conflit Nerbosc/Bracken n'était pas une bonne chose et il le savait. Mais que pouvait-il faire ? Que pouvait-il essayer ?

– Si Beron Stark refuse toute discussion, mais... il faudra... je suppose qu'il faudra se passer de lui...

Sa voix trahissait sa contrariété et cela ne pouvait échapper à ses auditeurs attentifs. Il n'avait pas suffisamment réfléchit et ne savait pas vraiment quoi dire ni quoi conseiller à lady Rivanon si celle-ci se trouvait à Winterfell éconduite par un Beron Stark hostile et réticent à toute forme de discussion entre le Nord et le Conflans. Il posa un regard honteux et suppliant sur sa mère qui, il l'espérait, pourrait mieux répondre à lady Rivanon et lui préciser la conduite à adopter une fois à Winterfell et dans l'hypothèse soulevée par cette dernière. Elle était une adulte, elle avait plus d'expérience, et puis sa propre mère était une Stark, sans doute avait-elle l'expérience de ces gens-là.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 19 Mar 2012 - 20:48

Lady Rivannon les écouta attentivement, et prit le temps de répondre, avant de leur faire part de son avis, et de ses interrogations. Une prudence de bon aloi. Elle caressa quelques instants l'idée de placer une de ses filles en tant que dame de compagnie de la dame de Salvemer quelques temps, persuadées qu'elles auraient beaucoup à apprendre. D'ailleurs, elle se sentait parfois un peu coupable d'accorder davantage d'attention à Edwyn qu'à Asharra et Morag. Il fallait dire que la tâche qui attendait son fils était lourde et prématurée…

Mais il ne serait pas une mauvaise idée que ses filles aient des têtes aussi bien faites que pleines. Elle les ferait donc assister à davantage de réunions, et partageraient certaines leçons d'Edwyn. Il serait bon qu'elles aient quelques notions de stratégie et de gestions des terres elles aussi. Après tout, elle avait bien profité des leçons de ses frères et les avais mises à profit. Elles devraient apprendre à être un soutien discret, mais fiable et solide pour leur futur mari. Ou en serait Vivesaigues, si elle n'avait été intéressée que par la broderie et la musique et les futilités séantes à une femme bien née ? A quoi aurait servi qu'elle sache à la perfection comment tenir une forteresse, s'occuper de son intendance, sans forteresse en question ? Les terres de Medgar auraient probablement été enlevées par le plus hardi qui se serait lancé à l'assaut de la veuve…

"C'est une mission certes importante, et c'est pour cette raison que je voulais que vous vous en chargiez. Ce n'est pas une mission que nous confierons à n'importe qui.."

Edwyn répondit à la jeune femme avec prudence et pondération, lui aussi, même si certaines formulations lui donnaient envie de sourire.

"Une alliance serait la bienvenue, je pense, pour renouer des liens entre nos familles. Mais comme l'a dit Edwyn, la précipitation nuit souvent aux négociations, surtout au début. Prenez la température des relations des Stark avec les autres, et les Tully y compris. Inutile de braquer Lord Stark dès le début, n'est ce pas ?" dit-elle avec un léger sourire.

"Mais s'il vous parait que des négociations sont possibles, évoquez les, sans vous engager. Je ne veux pas non plus faire peser un poids inutile sur vos épaules, lady Rivannon. "

Elle regarda quelques instants son fils, pour le rassurer, alors qu'il semblait presque paniquer à l'idée que Lord Stark puisse être hostile à une ouverture des négociations. Oui, l'hypothèse n'était pas très réjouissante, mais elle existait, et il fallait la prendre en compte. Ne serait ce que pour prévoir une autre solution.

"Il nous faut considérer cette hypothèse. Il est possible que Lord Stark ne soit pas disposé à faire grand cas de ses voisins au sud. Dans ce cas ci, il nous faudra élégamment nous rabattre sur un autre cheval. Et continuer à se renseigner discrètement sur lui, pour savoir de quelles familles il se rapprocherait, dans le futur. "

Elle avait de bons souvenirs de son séjour à Winterfell, et avait passé de bons moments avec ses cousins et cousines avant son mariage. Mais cela faisait déjà plus de quinze années qu'elle n'y était pas retournée, et elle savait mieux que personne que le temps et la distance distendaient les liens…Mais elle ne se souvenait pas d'une hostilité quelconque.

"Je ne sais pas quelle réception vous fera mon cousin. Mais les Stark sont des gens droits et honorables. Nous nous entendions bien, plus jeunes…Mais cela fait longtemps, et nous ne pouvons pas compter uniquement sur un lien familial. Néanmoins, j'ose espérer qu'il ne montrera pas d'hostilité ouverte envers vous, lady Rivanon. "

Elle sourit de nouveau à son fils, qui commençait à montrer des signes de nervosité. Il était fatigué, mais elle aussi, debout depuis le petit matin, et elle ne serait pas couchée avant que la nuit ne soit bien avancée. Mais même s'il lui en coutait, elle ne pouvait pas négliger la formation d'Edwyn à ses devoirs.

"Mais même s'il nous faut prendre en compte les hypothèses, même déplaisantes, je ne crois pas qu'il nous faille partir battus d'avance. Voyez d'abord si Beron Stark est ouvert à la discussion. Ensuite, vous pourrez aviser des choses à faire. Il est évident que si vous avez des question ou des précisions, je vous répondrai par corbeau le plus rapidement possible"
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rivanon Mallister
Noble

Général
Un pion entre les mains des dieux...

♦ Missives : 466
♦ Missives Aventure : 98
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2011
♦ Célébrité : Sophia Myles
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : /
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Aucun actuellement
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
584/1000  (584/1000)


Message Mer 28 Mar 2012 - 9:05

Les paroles de Charissa me confortèrent dans ma décision de me montrer digne de la confiance que me portait les Tully. Autant ne pas les décevoir, d'autant que je ne pensais pas qu'ils avaient une si haute opinion de moi. Pendant quelques instants, je sentis la pression monter, mais je respirai calmement pour l'évacuer. Je ne savais ce qui m'attendrait à Winterfell, je ferai en sorte de m'y préparer au mieux pour éviter de me lancer dans l'inconnu et de dévier de mes objectifs. Laisser l'anxiété dicter mes actes n'était pas envisageable, pas pour quelqu'un qui agit au cœur de la politique de Westeros, même si mon implication était bien moindre que celle des seigneurs suzerains, néanmoins je n'oubliais pas que les Mallister étaient une maison importante du Conflans et qu'il fallait compter notre influence dans la balance diplomatique. Edwyn mentionna septa Melara et je trouvais qu'elle enseignait des lignes de conduite judicieuses au jeune garçon. Ne pas se hâter dans les décisions, prendre le temps de la réflexion... Si le jeune lord suivait les conseils de ceux qui l'entouraient, je ne doutai pas qu'il devienne un suzerain avisé. Il précisa les grandes lignes de ma mission, je devais prendre la température mais ne pas m'aventurer sur le chemin des négociations. Je comprenais qu'il veuille d'abord avoir tous les éléments nécessaires pour construire sa politique. Sa mère ajouta quelques éléments, me permettant d'évoquer la possibilité d'alliance.

- Je suis d'accord, inutile de se fermer des portes par trop d'empressements, et je m'adapterai en fonction de lord Beron...

L'évocation d'une possible hostilité de la part du seigneur Stark déstabilisa notre interlocuteur. Edwyn finit par déclarer que dans ce cas, il se passerait du nordien, pourtant je n'étais pas vraiment d'accord avec lui et rejoignais plutôt l'avis de sa mère. Elle ajouta qu'en dépit des liens familiaux, nous ne pouvions prédire l'attitude du nordien à notre égard. L'optique d'un refus ne fit penser qu'il serait peut-être judicieux de s'intéresser aussi au seigneur du Neck, puisqu'il gouvernait la région seuil entre le Conflans et le Nord. Certes, les suzerains étaient plus intéressants car leur parole engageait la plupart du temps l'ensemble de ses vassaux, mais il ne fallait pas oublier les petits même si cela peut se révéler plus difficile à cause du serment de loyauté. Je gardai cette possibilité en mémoire, j'en ferai part ultérieurement si cela devenait nécessaire.

- Je l'espère également lady Charissa. Je ferai en sorte de vous rapporter tous les éléments nécessaires et n'hésiterai pas prendre contact avec vous pour de plus amples informations le cas échéant.

Je me tournai vers mon père au cas où il aurait quelque chose à redire. Bien que pour lui c'était una manière de renforcer les liens entre Mallister et Tully.

- Ma fille tâchera de mener à bien sa mission. Lady Charissa, lord Edwyn, merci de nous avoir reçu, nous n'allons pas abuser de votre temps plus longtemps étant donné que le rapport concernant Salvemer a été effectué et que ma fille ne semble plus avoir de questions au sujet de sa démarche dans le Nord.

Mon père se leva et je l'imitai, il avait raison nos suzerains avaient certainement d'autres choses à faire au cours de cette journée qui avançait inexorablement. Je n'avais rien à ajouter, l'heure du départ avait donc sonné. Nous prîmes congé des Tully respectueusement, comme le devait un vassal à son seigneur. Wolf lécha une dernière fois la main de l'enfant avant de rejoindre mes côtés. J'adressai un sourire à nos interlocuteurs avant de quitter la salle. Diverses pensées traversait mon esprit, je me projetai déjà dans le septentrion, réfléchissant aux démarches à effectuer avant le départ et tout ce qu'il en découlera.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[TERMINE]Rendre compte est l'un des devoirs du vassal [Edwyn & Charissa Tully]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Jouer avec le feu, c'est rendre compte de ses brûlures.
» Enola Sugar, ou comment se rendre compte que la vie, c'est compliqué ~ [Modifiée]
» demande de suppression du compte
» Partage de compte
» Compte de Narcisse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-