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Il y a des blessures dont même le temps ne sait cicatriser

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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Mer 21 Déc 2011 - 4:05

Comme toujours, le soleil surplombait la cour. Elle avait fait un voyage de plus. Encore des inquiétudes éloignées pour quelques temps. L’étranger n’était pas encore venu et ne passerait pas. Le Lord Swann, malgré quelques problèmes de santé avait laissé son héritier l’espoir qu’il vivrait un jour son heure de gloire, mais chaque fois qu’elle refaisait surface, il reprenait du mieux. Jouait-il la comédie pour l’avoir à ses cotés. Elle ne le savait pas, mais elle aimait bien cet homme. Lui aussi voulait la voir heureuse, mais elle était heureuse quand elle était sans présence oppressante. Elle ne voulait pas partager le bonheur d’un homme et encore moins se soumettre à une quelconques étiquettes et autorité. Quand elle en aurait assez elle, elle changerait de cap. Pour l’instant elle vivait comme elle l’entendait et rien ne pouvait vraiment l’y détacher de cette idée.

Elle n’était pas faite pour aimer et encore, elle ne savait qu’une chose, elle n’avait pas de cœur. Elle n’en avait jamais eu. Elle n’avait jamais aimé et n’aimerait certainement jamais. Elle s’était faite à cet idéal. Elle ne voulait pas vivre et déprendre de quelqu’un surtout lorsqu’elle savait que les sentiments étaient la pire chose pour elle. Elle qui supportait encore mal de voir l’autre coté du Deuil.

Encore tôt. Il n’y avait pas de vent glacial qui venait vous torturer les orteils au réveil. Ni de brise glaciale qui s’infiltrait autour de votre corps. Il n’y avait que cette chaleur insupportable qui était bien trop tenace. Elle n’arrivait pas à se réveiller quand bien même elle voudrait le contraire. Elle finit par descendre et pris les rênes de sa monture. Elle la brossa lui faisant des déclarations que personne ne pouvait vraiment comprendre.

Adrian et son maitre d’arme se tenaient tout près et allaient tenter les réflexes de la nordienne. Maureen sentit leur présence assez rapidement. L’un deux avait fait un pas bruyant qu’elle avait perçu. Il n’y avait pas de vent et l’air était sec. Elle les laissait s’approcher. Ils ne lui feraient aucun mal. Elle le savait. Elle n’était pas non plus idiote. Elle les laissa approcher sans faire croire qu’elle ne les avait pas vus. Alors qu’ils étaient tout près, elle sortit écorcheuse du Fourreau qui se trouvait entre dans la scelle du cheval et para les deux lames au bon moment.

Pour me surprendre rester discret. La prochaine vous aurez peut-être de la chance.

Les lames s’entrechoquèrent et la Bolton se baissa pour éviter un coup du maitre d’armes. D’un bon coup de pied, elle envoya le maitre d’arme au sol et s'occupa de son cousin qui avait pris la fuite dans les écuries.


Ne joue pas à ce jeu, et vient te battre puisque tu as commencé.


La porte se referma et elle s’élança. Quand elle en ressortit, il n’y avait rien. Elle baissa sa garde et le gamin l’attaqua par l’arrière ce qui la fit tomber. Croyant avoir gagnée il offrit sa main à sa cousine qui lui prit instantanément sa propre lame. Le jeune garçon s’avoua vaincu et Maureen fit volte face pour parer les coups du maitre d’armes. Il était habile. Un peu trop pour elle. Il changeait de tactique à la dernière seconde lorsque Maureen devinait celle qu’il avait choix. Elle détestait le combattre sans réelle intention ou marche à suivre. Elle n’arrivait à rien. Il était trop habille dans ses mouvements. L’épée de son cousin finit par quitter ses mains et elle sourit. Ils étaient égale l’un contre l’autre. Maureen se battait avec force et agilité.

Même Réginald Bolton regardait par la fenêtre voir ce qu’elle faisait. C'était sa petite fille qui se battait comme une reine et il savait qu’elle pouvait faire mieux. Mais il fallait le bon homme pour le lui montrer. Personne à Fort-Terreur n’était placé pour le faire. On disait souvent la fille de son père. Elle se battait par la même fougue qui animait l’Écorcheur. Pourtant, elle n’essayait pas de se montrer à sa hauteur, puisqu’elle ne pourrait y arriver. Mais il n’y avait pas de doute que son sang coulait dans ses veines, malheureusement, elle avait par les années trop changé pour se dire Nordienne ou entièrement Bolton.

En bas le combat continuait toujours. Les deux opposants s’affrontaient et Maureen n’avait pas vu venir le coup du maitre d’arme qui parti faisait revoler Écorcheuse au sol. Il lui conseilla d’abandonner, mais elle s’y refusa. Elle évita quelques coups qui déchirèrent sa tenue et elle envoya un bon crochet du droit et coup de pied sur la main basse de l’homme. Elle renvoya l’arme plus loin et elle le provoqua en duel qui se termina bien vite. Une présence bien particulière l’avait sorti de sa torpeur et sa concentration. Elle s’était laissé avoir par sa curiosité. Le maitre d’arme l’avait plaqué au sol sans finesse. Elle ne demandait pas la finesse des hommes.

À croire que Milady à perdu dans un combat corps à corps, voilà qui est intéressant.


C’est bien la première et la dernière.


Des applaudissements retentirent ce qui firent terminer la mince discussion et relever la Bolton. Ce qu’elle croyait étant être une simple écorchure superficielle s’annonçait plutôt douloureuse. Elle était habituée aux blessures, elle ferait taire celle-ci. Ce visage, elle le connaissait. Elle s’en souvenait comme si c’était hier. Alors qu’elle était beaucoup plus jeune et que sa mère vivait encore dans la forteresse, elle avait rencontré le fils de Lord Karstark. Il était le seul qu’elle n’avait jamais osé provoquer en combat. Maureen n’avait pas eu besoin de savoir lire qu’elle faisait tout comme elle voulait. Elle avait créé des situations que son père avait trouvées amusante et que sa mère trouvait désespérante. Elle s’avança faisant taire la douleur sourde dans sa tête.


Ulrik Karstark, voilà une surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Quel vent vous amène dans le domaine de Fort-Terreur?


Il fallait dire qu’à l’habitude, on évitait simple ce domaine. On continuait encore plus bas, mais Maureen s’avouait heureuse de revoir un voisin qu’elle avait toujours apprécié en somme. Le visage d’Ulrik remontait loin dans le passé. Il lui semblait que le dernier banquet qu’elle avait vu les Karhold sa mère était encore vivante. Elle n’arrivait même pas à dire si il avait changé ou pas. Elle avait coupé les ponts avec le Nord à la mort de sa mère et encore plus depuis que son père l’avait laissé entre les mains de Réginald Bolton.

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Message Sam 24 Déc 2011 - 0:57

Le cavalier avance lentement, descendant tranquillement le long de ce qui sert de route à ces lieux. Car il n'y a pas de vraies routes qui relient les endroits où il veut aller. En hiver, elles sont ensevelies sous la neige, et impraticables. En été, personne ne les utiliserait. Les deux endroits qu'elle relie sont loin d'être les plus visités de la région du Nord, il faut le reconnaître. Karhold, la forteresse des Karstark, l'un des endroits les plus au Nord de toute la région. Un des endroits les plus durs et les plus froids, et dont les habitants sont semblables à leurs terres. Et Fort-Terreur, la demeure des Bolton, lieu de légendes et de superstition, tant l'histoire y est encore présente. Une histoire loin d'être plaisante à quiconque se sent proche des Stark. La route est donc un simple chemin créé par l'usure des cavaliers et des chariots, ainsi que par l'usure du temps.
Le cavalier n'a pas de raison particulière de se rendre à Fort-Terreur, mais il a par contre une bonne raison de quitter Karhold. Sa présence y est toujours tolérée, mais il sait qu'elle n'est pas appréciée. Et il n'apprécie pas non plus de devoir rester en ces lieux, et d'y sentir les larmes des morts, la présence indélébile qu'ils ont laissé dans les pierres et les murs de sa demeure.
Alors il fuit ces lieux, lui qui ne fuit aucun champ de bataille ni aucun adversaire. Il fuit les souvenirs et les hurlements, car il ne peut ni ne veut les affronter. Mais sa fuite est une avancée, à ses yeux. En fuyant, il espère retrouver l'honneur que sa famille a perdu, redorer leur blason, raviver le soleil qui brille dans leurs coeurs et sur les écus. Son but? Il n'en a aucun d'assez précis. Il veut juste se battre, et que son nom soit celui d'un parangon de justice et de vertu. Les anciens dieux savent à quel point, lorsqu'il le veut, Ulrik est un homme naïf...
Fort-Terreur est une première étape plus pour son aspect pratique que selon un quelconque plan ou schéma qu'il aurait tracé. Il espère juste pouvoir y être hébergé et nourri avant de reprendre sa route plus au sud, vers des terres qui auraient davantage besoin de son aide. Après tout, leurs deux familles se sont toujours bien entendu, malgré l'ascendance Stark des Karstark. Sans doute le caractère de leurs Lords, ces hommes inflexibles, prêts à tout, qui n'abandonnent jamais une idée qu'ils auraient en tête.
Cela fait des années qu'Ulrik n'est pas venu à Fort-Terreur. Il ne saurait dire combien de temps exactement. Mais une chose est sûre, il n'était pas le même homme à l'époque. Plus jeune, plus stupide, plus naïf. Il a grandi, depuis. Il a enfin fait face à ses responsabilités et, à ce moment, s'est trouvé défaillant, incapable d'accomplir son devoir. Un événement qui laisse forcément des traces.
Mais ce malheur n'est pas visible sur son visage, bien au contraire. Ulrik est toujours souriant alors qu'il avance vers la demeure des Bolton. Ses cheveux volent au vent, détachés, montant et tombant avec les mouvements de sa monture. Le soleil leur donne presque des reflets bleus, mais leur noir est malgré tout impénétrable, se fondant avec son tabard aux couleurs de sa maison. Car même si la chaleur de ces derniers mois le tue à petit feu, jamais il ne se détacherait de son blason. Ce blason fait sa fierté et son honneur, et il est la seule chose qui lui permet encore d'avancer.
Son épée à la ceinture et son bouclier pendant le long du flanc de son cheval, il ne fait pas une proie facile pour tout voleur qui voudrait l'attaquer. Et les clans des montagnes, aussi sauvages qu'ils puissent être, n'ont aucune raison de s'attaquer à un soldat, aussi isolé soit-il. Aussi avance-t-il fièrement, sans craindre le moindre assaut malgré le fait que son armure est attachée à sa selle, et qu'il ne porte qu'une tunique de lin bleu comme seule protection. A défaut de le protéger contre les attaques, cela le protège de la chaleur étouffante qui peut parfois sévir.
Au bout de plusieurs heures, il aperçoit enfin la forteresse des Bolton. Quelques gardes surveillent l'entrée, mais une fois son identité déclinée ils ne lui posent aucun problème. Il demande où se trouve l'écurie, et on le lui indique sans problème. Il va donc y laisser sa monture, demandant à ce que son armure soit entreposée dans un endroit sûr, et s'apprête à se diriger vers le grand hall de la demeure lorsqu'il entend des bruits d'épées qui s'entrechoquent. Il se doute qu'un vrai combat n'a pas lieu, sans quoi les gardes auraient déjà agi, mais l'idée d'assister à un entraînement lui plait. Il se dirige donc vers les bruits, toujours un sourire aux lèvres, se demandant ce qu'il va y trouver.
Et ce qu'il voit le surprend. Une femme aux prises avec un homme, sans doute le maître d'armes des lieux. Et pas n'importe quelle femme. Bien qu'elle ait autant changé que lui depuis leur dernière rencontre, il y a des choses qu'il ne peut oublier. Et ce visage en fait partie. Il s'agit de Maureen Bolton, petite-fille du Lord Bolton actuel.
Le combat est déséquilibré, et l'homme fait reculer son adversaire pas à pas, la provoquant, déchirant quelque peu ses vêtements. Mais elle se ressaisit quelques instants, menace de le vaincre... jusqu'à ce qu'elle n'aperçoive le nouvel arrivant. Sa curiosité la fait s'arrêter quelques instants. Quelques instants qui suffisent à son adversaire pour reprendre le dessus et la mettre à terre.
Après quelques mots échangés entre le maître d'armes et la lady, Ulrik applaudit. Plus par ironie qu'autre chose. Même s'il a réellement apprécié le spectacle, il faut le lui reconnaître.
Et la lady se tourne alors vers lui, comme si elle ne venait que de se rappeler de son existence. Il sourit davantage lorsque la lady ne le salue pas, ne s'enquiert pas des difficultés de son voyage, ou toute autre préoccupation des ladys plus « classiques ». Il apprécie ce comportement. L'honnêteté et la franchise sont des qualités qu'il a toujours respecté, et elle fait preuve des deux en ne se montrant pas dominée par des frivolités de nobles.
Il n'a aucune raison de lui mentir, alors il répond avec honnêteté :

« J'ai décidé de partir de Karhold afin de me faire un nom. Et il s'avérait que Fort-Terreur était sur mon chemin. Alors autant en profiter pour venir saluer votre famille. Et votre personne, bien entendu, dame Maureen. »

Il ramasse l'épée qui était tombée au sol, la pèse dans un geste inconscient et la tend à la lady comme s'il s'agissait du geste le plus naturel au monde. Il ne juge pas mal les femmes qui aiment se battre. Bien au contraire, il n'a que plus de respects pour elles, qui veulent s'élever de leur station de femme au foyer.

« Et je dois reconnaître que vous revoir est aussi plaisant que je l'imaginais. »

Il lui sourit et lui tend le bras comme le ferait un noble pour une lady. Il ne sait pas comment elle réagira, mais il ne perd rien à être poli après tout.

« Pensez-vous qu'il me serait possible d'user de votre hospitalité pour cette nuit? Nous pourrions parler du bon vieux temps, depuis le temps que nous ne nous sommes pas vus... »
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Message Dim 25 Déc 2011 - 0:58

Longtemps était un mot indescriptible pour la Bolton. Il y avait plusieurs années qu’elle n’avait pas vu les Karhold. Certes le Bolton avait toujours apprécié le Lord Karstark. Il fallait s’en dire qu’il était le seul avec le nom Stark qu’il appréciait. Même après tant d’année, il y avait autant d’animosité dans l’air. Maureen le savait mais ne s’en mêlait pas. Pour sa part, elle n’avait revu personne après la mort de son père. C’était même peut-être la dernière fois. Elle n’avait pas supporté la mort de l’Écorcheur et avait tout simplement eu envie de quitter le Nord, durant la nuit. Elle avait calmé sa peine à Pierheaume n’arrivant pas à le faire autrement.

Elle eut un sourire à l’évocation du « dame ». Elle y était peu habituée. En fait, elle en usait que dans les terres de l’Orage. Ici on l’appelait par son prénom ou encore son surnom : la Fille de l’Écorcheur. Elle n’avait jamais compris, mais elle s’y était faite. Elle n’avait certes pas sa réputation et ne l’aurait jamais, mais elle avait tout appris de lui et en était autant fière. Elle aimait se battre et ce qui la distinguait bien des autres c’est qu’elle pouvait remplir les deux rôles bien différemment, encore fallait-il qu’elle ne soit que dans les Terre de l’Orage, car dans le cas contraire, elle était que plus dure.

Je dois reconnaitre que de vous revoir me fait autant plaisir. Voilà plusieurs années que je ne vous ai pas vu.

N’étant plus aussi souvent dans les terres du Nord, elle avait parfois oublié ses connaissances passées. Ulrik avait toujours été le plus sage des hommes pour elle. Contrairement au Karstark, Maureen était une boule d’impulsivité. Elle agissait par colère ou par haine, mais elle tenait de ca de son père. Elle n’avait rien de doux contrairement à sa mère qui était une vraie Lady. Même si une partie de son enfance avait été la meilleure, elle ne regrettait rien. Encore moins le fait qu’elle aimait provoquer les garçons en duel. Elle l’avait fais avec tous, sauf lui. Elle savait qu’il lui faudrait plus que de la force pour le vaincre.

Mon hospitalité est toujours offerte aux bons amis, sourit-elle en l’invitant à la rejoindre. Et encore plus à nos voisins.

Elle attrapa son étalon par les rênes et le laissa aux écuries, on finirait ce qu'elle avait commencé avant de se faire complètement attaquer. Fort-Terreur était comme toutes les autres maisons vassales du Nord. Bien que certains prétendaient autres choses. Ils étaient uniquement un peu difficiles à cerner et aussi froid que la neige d’hiver. Un tempérament qui sied à peu près à tous les Nordiens, selon les gens du Sud. Fort-Terreur donnait des frissons seulement parce que les gens croyaient aux vieilles histoires et légendes des aïeules. Maureen n’y croyait que peu. N’ayant jamais vu une salle de torture.

Elle le fit passer devant et héla une servante. Elle s’excusa un moment et un domestique servit le jeune homme. La jeune Bolton avait laissé la servante panser sa plaie qui lui faisait un mal terrible. La prochaine fois, elle lui ferait regretter ce geste. Elle n’avait pas fait attention. Selon elle s’était le résultat de son inattention. La prochaine fois, elle ferait mieux que tout. Elle se surpasserait. Elle descendit et remarqua le jeune Karstark plus songeur que jamais. Était-il troublé à cause de ce que Lord Bolton lui avait raconté. Elle ne savait pas comment il faisait pour tout savoir. Elle avait fini par croire qu’il avait des espions, mais elle mettait cela sur le compte qu’il échangeait souvent avec le Lord de Karhold n’étaient-ils pas de bons amis?

En fait, par son grand-père, elle avait su l’histoire du jeune Karstark. Si elle pouvait comprendre une chose c’était bien l’impuissance face à la mort. Elle avait rejeté aussi la mort de sa mère sur son père pendant de longues années. Au contraire, L’écorcheur savait jouer avec les armes, mais avec les sentiments de sa propre fille, il n’avait pas su comment faire. Elle avait eu la chance de rentrer dans la vie du Lord Swann pour être enfin raisonnée et raisonnable. Même si, la haine à son endroit n’avait jamais changé, jusqu’à ce qu’elle connaisse l’entière histoire. Elle avait mal vécu la perte de son père par la suite. Elle avait espéré pouvoir s’en sortir facilement, mais encore, elle s’attachait à des souvenirs de l’homme qu’il avait été. Elle n’avait pas eu la chance de les garder près d’elle une bonne partie de sa vie. Elle était un peu comme lui. Tel père telle fille.

J’ai su ce qui est arrivée à votre mère. Vous m’en voyez sincèrement désolée. Je sais ce que c’est de perdre un parent, les anciens m’ayant arraché les deux. Un dont je n’arrive pas toujours à panser la blessure.

Elle l’avait pris de cour. En fait, elle était capable de lire sa souffrance à travers ses yeux. Changeant doucement de sujet, elle entreprit de passer outre les histoires familiales. S’Il voulait en parler, elle serait une bonne oreille. Elle était tout de même une femme. Elle n’échappait pas aux instincts et aux sentiments. La seule et bonne preuve était ce qu’elle faisait pour son cousin. Elle le formait avec l’aide de son grand-père.

Vous avez beaucoup changé, depuis noter dernière rencontre. Certes nous avons grandi, mais est-ce la question. Je me souviens de vous comme si c’était hier. Les banquets à Fort-Terreur ce n’était pas ce qui manquait. Votre sœur se porte au mieux?

Maureen n’avait jamais déclaré personne comme son ennemi. Elle ne supportait pas l’arrogance ou la prise de pouvoir. Elle était une femme comme tous les autres, disait-elle, mais à la différence d’un homme, elle agissait comme une femme dans ses sentiments. Elle appréciait ses compagnes et la sœur d’Ulrik avait toujours été appréciée de la fille de l’Écorcheur. Elle avait toujours envié Ulrik d’avoir une sœur, elle qui avait eu un jumeau mort après quelques jours et plusieurs frères et sœur morts né.




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Message Lun 2 Jan 2012 - 16:27

Le jeune nordien hoche la tête lorsqu'elle lui dit que cela fait plusieurs années qu'ils ne se sont pas vus. En effet, cela fait bien longtemps... Lui-même ne saurait dire à quand cela remonte. Ces dernières années sont trop confuses dans son esprit, tant elles sont empreintes de ténèbres et de colère. Peut-être sa mère avait-elle été encore là à ce moment. Peut-être que non. Le deuxième est plus probable, mais il ne saurait en jurer.
Sa main se resserre sur la garde de sa lame alors qu'il pense à sa mère. Si seulement, à l'époque, il avait pu être plus fort, plus brave...
Il ne sert à rien de ressasser le passé. Pas en cet instant. Pas alors qu'il se trouve avec quelqu'un qui n'a rien à voir dans cette histoire, et qui ne saurait y changer quoi que ce soit. Alors il se concentre à nouveau sur le présent.
Elle lui dit que son hospitalité est toujours offerte aux amis et aux voisins. Il lui sourit donc en retour, et lui répond sur un ton plein de gentillesse et d'amabilité :

« Il est bon de savoir que, chez certains, la solidarité du Nord est toujours présente. Et pour cette fois, je n'en suis que doublement heureux. »

Il la suit alors qu'elle amène sa propre monture aux écuries où la sienne se trouve déjà. Il sourit au garçon d'écurie, assuré que celui-ci fera doublement attention au cheval du jeune Nordien maintenant qu'il l'a vu avec une Bolton. Il ne saurait déplaire à l'ami d'une des maitresses des lieux, après tout.
Ulrik hoche la tête lorsque Maureen le fait passer devant. Il a été bien éduqué, et sait que l'on doit laisser les femmes passer en premier. Mais une autre chose lui a été apprise, et c'est de ne jamais contredire le maître des lieux en sa demeure. Non pas qu'il croie aux légendes que l'on répand sur les Bolton ou, au contraire, qu'il n'y croie pas. Mais cela n'entre pas en compte dans son jugement. Il n'est pas homme à juger sur des rumeurs et des on-dits. Il a toujours préféré juger les personnes qui se trouvaient en face de lui par leurs actes, et c'est ce qui lui a permis de se rapprocher de la famille des Ecorchés, là où d'autres les évitent par tous les moyens. Non, il s'agit juste d'une question de politesse : un Bolton est toujours maître à Fort-Terreur, comme un Karstark est toujours maître de Karhold. Et lorsqu'un maître est présent, on se doit de lui obéir.
Il l'entend héler une domestique, et elle s'éloigne. Pourquoi, cela ne regarde qu'elle, et il n'est pas dans la nature d'Ulrik de s'enquérir de ce genre de choses. Bolton ou non, guerrière ou non, elle reste une Lady, et elle a le droit à toute l'intimité qu'elle désire avoir. Cela aussi, on le lui a appris alors qu'il était enfant, en même temps que la géographie de Westeros, le nom des grandes familles, l'étiquette...
Un domestique avait été envoyé, aussi Ulrik put-il se restaurer quelques peu en attendant le retour de son hôte. Il ne mange pas, refusant la nourriture qu'on lui propose. Mais il boit beaucoup, vidant d'un trait le verre de vin qu'on lui a amené. Et il en demande un deuxième, avant de s'arrêter en pleine gorgée. Il n'est pas bon de boire autant, se rappelle-t-il. Boire ne lui a jamais réussi, et le rend plus mélancolique que jamais. Certains fuient par la boisson. Lui fuit par sa propre volonté. Et le vin ne fait qu'émousser cette volonté comme le temps émousse une lame. Lentement, mais sûrement. Et s'il se laisse aller, il sait qu'il finira la soirée pensif, seul dans un coin isolé de Fort-Terreur, seul avec ses souvenirs et sa tristesse.
Etonnant le domestique, il demande à ce qu'on lui amène de l'eau au lieu du vin, et remet sur le plateau le deuxième verre à peine entamé. Il sait que ses sautes d'humeur sont parfois complexes à gérer, mais ce n'est pas grave. Plus le temps passe, plus il les maitrise. Et, qui sait, peut-être arrivera-t-il à les faire partir entièrement un jour.
Mais il sait que c'est impossible. Pas tant qu'il n'aura pas fait face à ses démons. Et alors, vin ou non, il repense à ce terrible jour sur les côtes du Nord, alors que les Fer-Nés ont attaqué. Il revit le moindre de ces instants de peur et d'impuissance. Et il se perd dans ses pensées jusqu'à ce que des bruits de pas le tirent de sa rêverie.
Il se retourne, et voit Maureen descendre les marches, aussi digne que jamais. Elle le regarde, et il lui sourit, même s'il sait que son sourire ne cache pas toute sa mélancolie.
Comme si elle avait lu dans ses pensées – faisant remonter en surface l'interrogation qu'il avait toujours eu sur les capacités psychiques des femmes – elle lui parle de sa mère, et lui présente ses condoléances. Elle parle aussi de ses parents à elle. Il en a entendu parler. Qui n'en avait pas entendu parler, parmi les habitants du Nord? Surtout lorsque l'on connait les liens entre les Karstark et les Bolton, ces deux familles si craintes... et si soudées.
Il veut lui offrir des remerciements, et ses condoléances lui aussi, lorsqu'elle change de sujet. Le silence qui avait pris place entre les deux répliques avait été très révélateur. Un instant de silence en hommage aux morts. Un instant de douleur partagée. Une douleur qu'il ne souhaitait à personne. Une douleur que, lui, calmait grâce à la haine.
Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui il se comporterait comme un digne héritier, et ne s'en prendrait pas à son père. Ni en pensée ni en parole. Il n'était pas chez lui, il n'était pas seul. Aujourd'hui, il ferait de son mieux pour que le nom des Karstark ne soit pas sali.
Il sourit donc, prenant sur lui la tristesse et la mélancolie, décidant d'être aussi radieux que l'est son blason. Et il répond :

« Les épreuves nous forcent toujours à changer, dame Maureen... et j'espère que les miennes m'ont changé en bien. »

Il sourit et se rapproche de la dame. Pas beaucoup. Cela aurait été impoli et, en un sens, une trahison envers Maege, quels que soient les sentiments qu'il aurait pu mettre derrière ce rapprochement. Et il ne pouvait se permettre de la trahir. Pas elle.

« Et j'espère que le temps vous permettra de passer outre ces épreuves, et de panser vos blessures... contrairement aux miennes. »

Ce n'est pas une déclaration rassurante. Mais Ulrik n'est pas homme à chercher à rassurer. Il est un homme du Nord, d'une terre froide et dure, et ses paroles le sont tout autant. Car elles sont toujours honnêtes.
Mais il change lui aussi de sujet. Certaines blessures ne sont pas faites pour être rouvertes. Et la paroles peut blesser bien davantage que les lames, il le sait bien.

« Quant à ma soeur, elle se porte bien. Elle est même radieuse. Elle passe son temps à demander à ses suivantes et à toutes les autres jeunes femmes du château quelle serait la meilleure tenue pour le repas de changement d'année qu'organise mon père... alors que cela se déroulera dans plusieurs mois. J'envie son enthousiasme... »

Puisque l'on parle de la famille, il se décide à interroger Maureen sur la sienne. Après tout, ce n'est que simple politesse.

« Et votre cousin... j'ai cru voir qu'il se portait bien dans la cour, si c'est bien lui qui vous affrontait. Il se débrouille bien d'ailleurs, pour quelqu'un de son âge. C'est sur votre grand-père le Lord que je m'interroge davantage. Comment va-t-il? Cela fait bien longtemps que nous ne l'avons pas vu à Karhold... »

Cela fait bien longtemps, en réalité, que personne ne vient plus à Karhold. Mais cela n'importera pas à Maureen. Alors pourquoi lui donner ce détail inutile?
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Message Jeu 5 Jan 2012 - 16:37

Solidarité était un mot parfois inconnu de sa famille, mais pas d’elle. Elle n’avait jamais compté sur les autres. Seul les Swann avait été un sauf conduit pour elle. Elle ne voulait pas penser au passé, parce qu’il lui ramenait des temps d’hostilité intérieur. Elle appréhendait le futur et l’attendait toujours l’arme à la main. Elle était prête chaque jour à faire face à son destin. Elle savait garder sa tête haute. Elle n’était pas du genre à tout faire dans le désordre. Cependant, chaque jour, elle devait se prouver qu’elle était capable. Elle n’avait pas besoin de le faire envers les autres, elle devait le faire pour son grand-père, pour garder le fief respectable, du moins pour le respect qui en restait encore et surtout s’il en restait encore.

C’est plus que de la solidarité. C’est l’amitié que nos maisons ont toujours eu, malgré les histoires qui circulent sur la mienne. Les légendes voudront ne sont pas obliger d’être cru. Nous ne sommes pas si terrible que cela, même si ce qui est dit nous serait condamnable, je ne vois pas l’intérêt qu’on certain seigneur de nous voir comme des meurtriers ou je ne sais quoi.

Elle n’était pas habituée de revoir dans les yeux des autres des souvenirs qu’elle voulait effacer de sa propre vie. Fort-Terreur lui était insupportable. Elle n’arrivait plus à tenir en place. Elle avait décidé de reprendre la route vers Pierheaume d’ici quelques jours. Elle avait donc espéré que tout aille comme il le fallait. Même si elle avait reçu une blessure stupide. Elle n’en voulait pas non plus au Karstark. Elle aurait donné une sale leçon à son maitre d’arme si elle avait pu.

Malheureusement et à contre cœur, il n’y avait plus de banquet comme avant. Il n’y avait plus d’enfant comme avant. Il n’y avait surtout plus cette joie de vivre. Elle n’y était plus et Maureen le savait. Haute comme trois pommes et elle choisissait ses adversaires plus grand et plus costaud pour un simple combat d’épée. Elle n’arrive plus à reconnaitre le soupir de sa mère désespérée qu’une gamine de sept ans préfère se battre que de se tenir comme une lady. Maureen avait toujours eu le vent dans les voiles, elle n’avait pas froid aux yeux. Elle avait profité de sa place. Le petit démon de Fort-Terreur c'était bien elle. Par contre, le fléau avait laissé un voila sur la maison et personne n’arrivait à le décrocher.


Le temps nous assagit, en fait, je crois plutôt à l’influence des deux cultures. Élevée entre l’orage et le Nord, c’est pas si mal, mais j’avoue avoir gardé quelques traits qui me rendait quelques peu irritante quand j’étais enfant. On finit par cicatriser les plaies, mais il y en a toujours une qui reste pour vous torturer l’esprit.


Elle avait toujours été connue pour sa forte tête. Une tête de mule. Certains disaient qu’elle retenait trop de son père qui pouvait d’être d’un sale caractère quand il le voulait. À la seule différence que Gawen Swann avait fait explorer une autre vie à la fille de l’écorcheur. Elle avait tout simplement changé ses habitudes pour autant dire les cacher lorsqu’elle venait dans le sud. Elle risquait moins de s’en prendre à son oncle qui ne supportait pas la présence de sa nièce. En fait, elle ne venait que pour Lord Swann, tout le monde connaissait leur grande amitié. Elle ne pouvait s’en passer. Autrement, la vieil homme en profitait pour lui envoyer un corbeau lui disant qu’elle lui manquait et la petite Bolton sentait l’envie de se rendre dans le sud. Une région qu’elle avait affectionnée depuis quelques années. Même si le Nord resterait toujours son nord et ses terres natales.

Je ne sais pas si Lord Bolton s’y rendra, je sais qu’il boude presque tout ce qui s’appelle festivité, pour le moment. Pour ma part je ne serais certainement pas dans le Nord lorsqu’elle viendra. Par contre, je suis heureuse de savoir qu’elle est enthousiasme.

Elle avait prévu regagner Pierheaume, pour la première. Elle dirait adieu à cette année avec le Sud. Réginald Bolton l’ayant autorisé, elle s’y rendrait et ce serait la première fois. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle était un peu déçue qu’il ne l’ait pas retenu. Bon, elle n’allait pas jouer les enfants non plus.

Adrian? Il va bien. Il est un jeune garçon respectable. Il sera aussi fort que mon père aurait voulu que je le sois si j’avais été un homme. Il a beaucoup à apprendre avant de me toucher. Même s’il s’est révélé a avoir des gouts très spéciaux pour les armes. Je préfère l’instruire comme mon père l’a fait avant de lui donner une autre arme dans les mains. L’homme que j’affrontais quand vous êtes arrivés est nul autre que le maitre d’arme de la maison. Je lui ai même promis de lui faire payer ma blessure superficielle.

Ulrik touchait à un sujet sensible. La relation qu’elle avait avec Réginald Bolton avait été tendu plusieurs années. Surtout parce qu’il avait un héritier male qui seconderait si son père et son oncle venait à mourir. Maureen avait un peu oublié le Bolton et l’avait laissé faire.

Quand il m’a marié à un clan du Nord, il y a de cela un an. Je lui en ai voulu terriblement. Malheureusement l’homme est mort et je suis revenue à Fort Terreur très rapidement. J’avais fini par croire que je le détesterais toujours pour ce qu’il m’avait fait, mais non. Pour lui je le déteste toujours autant. S’il n’a pas rejoint Karhold une seule fois cette année parce que j’étais là. Il n’a pas voulu éviter Karhold, il avait certainement peur que je me mêle trop à ses affaires pour partir. Il n’entretenait pas une correspondance avec votre père?

Réginald Bolton n’avait pas été un très grand bavard dans l’année. Son vieux corps le faisait souffrir, il marchait parfois avec une canne, mais pour le reste, il avait essayé de rester chaque fois qu’elle était présente. Malheureuse, c’était son ami qui avait écopé. Il n’avait pas voyagé.


Il souffre encore de la mort de ses fils et ne m’a certainement jamais excusé de la mort de mon frère jumeau. Un héritier qui aurait été forgé comme Aaron Bolton. En fait, je suis surprise qu’il ne soit pas descendu en vous voyant.


Elle n’était quand même pas idiote. Elle l’avait bien vu lorsqu’elle s’était ramassé une passe de son maitre d’arme.












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Message Ven 20 Jan 2012 - 8:04

Une correspondance entre Lord Bolton et Karstark ? Voilà qui est fort probable. Les deux familles s'apprécient, et leurs deux Lords encore davantage. Le froid du Nord les a liés, malgré leurs points de vue divergents sur leurs suzerains. Tous deux sont des hommes durs et déterminés, comme devrait l'être tout homme du Nord. Forgés par la terre qui les abrite comme une épée est forgée par les flammes du forgeron. Déterminés à tout faire pour que leur famille leur survive, et se taille une place parmi les noms des familles du Nord. Et surtout qu'elle reste fidèle à ses principes, quelque chose qu'Ulrik ne peut que comprendre et approuver. Dans ce monde en perpétuel changement, tous ont besoin de stabilité. Les préceptes d'une famille, ceux de l'honneur, ceux des anciens dieux... voilà ce qui appore la stabilité de tous les jours.
De même que les alliances et les amitiés. Comme celle qui unit Fort-Terreur et Karhold. Et les Stark sont parfois si distants qu'au final, ils n'importent que peu dans la relation entre les deux familles.
Il prend la parole, son regard fixé sur un point autre que son interlocutrice. Comme toujours lorsqu'il se perd dans ses pensées. L'impolitesse de la chose le gène, mais c'est un réflexe qu'il ne sait corriger.

« Je ne suis malheureusement que rarement au courant des affaires de mon père. Lui et moi sommes en... froid, depuis quelques années. »

Il hésite quelques instants, inspirant visiblement. Appeler cela un froid est un euphémisme. Son père et lui ne se croisent plus qu'en de rares occasions, lors des actes officiels, ou des repas qu'ils sont obligés de prendre ensemble. Ulrik essaie même souvent, prétextant de travailler tard à la forge, de se faire amener ses repas là, pour éviter d'avoir à croiser Brandon. Cela marche parfois, parfois non. Mais le message est clair.
Ulrik reprend le fil de ses pensées, et répond à son interlocutrice, sa voix malgré tout serrée par la pensée de son père. Et surtout celle des morts qui hantent, semble-t-il, toutes les familles. Maureen semble encore davantage marquée que lui. Et pourtant, elle semble plus forte. Elle a réussi à faire son deuil. Quelque chose qu'Ulrik ne fera que le jour où il verra le cadavre de sa mère.
Cette fois, il la regarde dans les yeux, un regard plein de compassion et de sincérité.

« Le Fléau de Printemps a laissé plus de traces sur nos terres que les pires armées qui ont pu les traverser... Vous me voyez navré pour vos pertes, autant que pour leurs conséquences. »

Ulrik ne connait que trop bien la haine que l'on peut avoir envers une personne pour une action sur laquelle celle-ci n'a aucune influence. Il la connait au sein de son être. Car il sait que son père n'est pour rien au final dans la disparition de sa mère. Il sait que les vrais coupables sont les Fer-Nés. Et lui-même, pour n'avoir pas su réagir, pas su protéger celle qu'il aimait tant. Mais malgré tout, il s'agit parfois de trouver un coupable, ou d'être submergé par la culpabilité. Une fuite lâche de la réalité, mais le seul espoir de salut. Et le savoir n'y change rien. Les sentiments prennent bien trop souvent sur la logique et la raison...
Encore une fois, il sait son regard se diriger vers le vide, et il se reprend. Il n'est pas venu jusqu'à Fort-Terreur pour ressasser le passé, ses erreurs, ou celles de son père. Il s'agit d'une étape sur son trajet. Ce trajet qui l'amènera les dieux seuls savent où. Ce trajet vers la rédemption, plus que vers un lieu précis. Sa rédemption ne passe pas par sa rencontre avec Maureen, mais il ne doit la délaisser pour autant. Elle lui ouvre sa porte, et a toujours été une amie pour lui. Il se doit d'être agréable, le temps qu'il passera dans sa demeure.

« N'ayez d'inquiétude quant à sa venue. Je ne souhaiterais pas le déranger dans des affaires plus urgentes qui le tiennent occupé. Après tout, si je reste ici pour la nuit, j'aurais encore bien des occasions de lui rendre hommage. »

Car le Lord Bolton ne saurait manger seul alors qu'il a un invité, n'est-ce-pas ?
Mais les temps ont changé. Ulrik ne sait si ce qui était un jour vrai l'est toujours maintenant. Mais il le découvrira bien assez tôt.
Et alors, une idée lui traverse l'esprit.

« Par le plus grand des hasards, compteriez-vous repartir vers les Terres de l'Orage sous peu ? Voyager à deux serait plus agréable que voyager seuls, après tout. Et pour moi, les Terres de l'Orage sont une aussi bonne destination que n'importe où ailleurs... »

Les dés sont jetés. Le destin a peut-être voulu que Maureen et lui se voient à nouveau, pour qu'il aille chercher son destin au milieu de l'Orage.
Et il les prie pour que cela ne soit qu'au figuré.
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Maureen Bolton
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Message Dim 22 Jan 2012 - 3:58

Maureen n’avait plus de souvenir qui la rattachait au vieux Lord. Elle restait parce que dans sa folie passagère, il avait tendance à vouloir mener la guerre au Stark, mais elle n’avait pas envie de donner en héritage un fief, qui appartenait depuis des siècles au Bolton, détruit par la folie d’un vieil homme. Il ne se retirait qu’une fois, qu’elle serait très loin de Fort Terreur, qu’Adrian aurait eu le temps de grandir et qu’encore une fois, Maureen ne gâche rien. Elle comprenait des fois pourquoi sa tante avait renié son propre père. Elle voyageait et évitait de se rendre compte qu’elle était une grosse partie de son problème. Elle le savait, elle n’était pas idiote. Elle l’empêchait de faire des choses.

Elle avait su quelques bribes de la part d’Adrian qui arrivait à tirer les vers du nez de son grand-père qui ne lui parlait que peu. Ce qu’elle savait c’était que le Karstark souffrait au même titre que lui souffrait. Deux âmes errantes dans un monde en perdition. L’un avait perdu sa femme, l’autre ses fils. La chair de sa chair.


Je comprends et je sais ce que cela est. Il ne me parle plus beaucoup si ce n’est que pour me rappeler que je suis du Nord et que je n’ai rien à faire avec les Swann. Un froid entre lui et moi, cela date de la première année de la mort de ma mère.


Il ne se passait pas un jour ou elle n’avait pas cette envie de frapper contre un mur. Elle s’ennuyait de son père. Il avait été le seul homme a véritablement la comprendre. Il avait accepté qu’elle ait une affection pour Lord Swann. Il avait accepté qu’elle croie aux dieux qu’elle voulait. Maureen n’avait pas renié les siens et encore moins ceux des sept. Elle était partagée entre deux cultures qui avaient forgée celle qu’elle était aujourd’hui devant lui. Elle appréciait chaque jour comme si c’était le dernier. Elle ne pouvait s’arrêter au simple fait que son grand père la détestait tout simplement. Elle n’était pas idiote. Elle comprenait longuement le pourquoi du comment. L’homme était une marionnette des dieux.
L’homme est bien faible contre les fléaux et les guerres. Je ne saurais dire que je pourrais être aussi forte, mais c’était ses fils, sans doute, la chair de sa chair.

Maureen comprenait, elle n’avait pas besoin d’avoir des enfants pour essayer de comprendre. Si on lui enlevait seulement son cousin, elle tuerait en prenant soin de torturer l’assassin. Il était tout ce qui l’attachait au Nord. S’il n’Avait pas eu de ce petit garçon, elle aurait restée calmement dans les terres de l’orage, elle aurait été muette pour ne pas dire quasi fantomatique du Nord. Elle l’avait élevé quand sa mère quitta se monde. Elle fut sa confidente et sans doute sa sœur. Quand son père était mort, elle avait continué son enseignement, mais avant tout, elle avait été une mère pour lui.

J’arrive à comprendre ce qu’ils ressentent. J’ose imaginer que mon cousin est mort et que tout ce qui me retient ici n’existerait plus vraiment. En fait c’est la seule personne qui me retient à Fort-Terreur.

Le reste, elle ne demandait qu’à être mariée et changer en quelques sortes de vie. Si elle ne devait plus toucher à aucune arme, tant pis, elle s’en servirait seulement pour se défendre ce qui était légitime Elle ne savait pas encore à quel homme se mesurer. Elle s’y approchait peu de peur de faire une bêtise. Elle avait aimé un homme qui avait appris à la connaitre, mais une erreur avait provoqué sa mort, alors que ce devait être elle qui aurait du y passer. Elle n’était plus habituée à la gentillesse des hommes. Sauf peut-être la gentillesse des hommes qu’elle connaissait. Ulrik faisait partit de ce groupe, uniquement, parce qu’elle avait connu le Karstark très jeune.

La Bolton fut surprise de la question qui s’en suivit. En fait, elle y voyait une invitation totalement agréable. Elle n’aimait pas chevaucher seule. Elle avait l’habitude d’avoir Ser Mortimer, mais une autre compagnie, elle était loin de dire non. Enfin, elle ne trouverait pas le moyen de refuser quoique ce soit. Elle qui était tant habituée à voyager seule. Et puis cela faisait tant d’année.

Je comptais m’y rendre après demain, du moins, si j’arrivais à trouver le courage je serais déjà partie. J’ai tendance à partir sur des coups de têtes.


Maureen vint pour placer un mot, mais on vint la déranger. Le repas était prêt … Elle mena Ulrik à la grande salle et ne fut pas surprise de se faire dire que le mestre soignait son grand-père. Il jouait encore les grands jeux de la pitié. Adrian se pointa le nez en inclinant la tête et saluant Ulrik. Il prit place en face du chevalier, alors qu’on servait le cerf que son cousin avait chassé une partie de la journée.

On a finit par l’avoir. Nous y avons passé presque la journée.

La jeune Bolton eu un sourire crispé. Elle avait trop mal pour continuer. Le jeune cousin bavarda avec le Karstark et lorsque les plats furent retirés, le jeune garçon s’excusa en se retirant. Maureen tenait toujours son bras contre elle chassant la douleur de son visage.


Je prie pour que son dix huitième anniversaires arrive. Il a beaucoup à apprendre des Lord, mais je suis sure qu’il saura faire comme bon lui semble. Pardonnez-moi de ne pas avoir continué notre conversation. Adrian n’aime pas que je quitte Fort-Terreur sous un coup de tête, mais l’orage me permet de remettre le temps sur la bonne voie. Il me ferait grandement plaisir d’avoir un compagnon de voyage tel que vous. Est-ce la bas que votre quête commencera?


En signe du bon vieux temps, elle ne refuserait pas de mener un ami sur le chemin de sa quête.






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Message Mar 24 Jan 2012 - 16:47

Ulrik hocha la tête lorsqu'elle lui parla de son froid avec le Lord Bolton. Il connaissait bien cela. N'était-il pas lui-même en froid avec son père depuis plusieurs années ? Les deux Lords étaient semblables mais, semblait-il, les deux jeunes gens l'étaient aussi... Les épreuves rapprochaient, semblait-il. Le froid du Nord coulait dans leurs veines et gelait leurs cœurs, aussi sûrement qu'ils l'avaient fait auprès de leurs homologues Lordifiés.
Il ne trouva rien à répondre. Parfois, les silences parlaient davantage que les mots. Lui-même ne trouvait aucun réconfort dans les platitudes que l'on offrait pour faire plaisir, et trouvait souvent le silence plus sincère. Il se contenta donc de mettre sa main sur l'épaule de la jeune femme, lui offrant un sourire de compassion. Que faire de plus, après tout ?
Quant à entendre parler de la seule personne qui la retenait à Fort-Terreur... Lui n'avait qu'une personne qui le retenait dans le Nord entier. Il chassa Maege de ses pensées immédiatement. Penser à elle était trop douloureux pour le moment. Il ne savait pas combien de temps il allait passer loin d'elle, sans avoir la moindre de ses nouvelles, sans faire autre chose que se rappeler d'elle avec tendresse. Mieux valait donc ne pas y penser. Pas aussi tôt. Il aurait le temps de souffrir bien plus tard. Il aurait le temps de se renforcer.
La jeune Lady Bolton semblait plus forte qu'il l'était lui-même, d'un point de vue mental tout du moins. Elle résistait aux pressions de ses pertes avec plus de dignité que lui.
Mais au final, ils semblaient tous deux fuir. Fuir l'endroit de leur souffrance. Fuir la folie qui détruisait leurs Lords, et les détruisaient eux peu à peu.
Fuir était la solution la plus viable, dans leur situation.
Et en parlant de fuir, elle répondait à sa question. Son départ se ferait après-demain. Cela convenait au jeune Karstark, si l'on acceptait de le loger jusque-là. Le courage de partir... voilà qui n'était pas quelque chose que l'on trouvait facilement. Il lui avait fallu plusieurs années pour se décider enfin à partir pour la première fois. Le délai était plus court à chaque fois, et son absence plus longue mais, au final, le délai existait toujours.
Il voulut répondre, et remarqua que Maureen voulait faire de même, mais les deux furent interrompus dans leur élan par un serviteur qui vint signaler que le repas était prêt. N'étant pas homme à interrompre quelqu'un dans son travail, il se laissa guider par Maureen jusqu'à la grande salle, son épée toujours à sa ceinture. Il préférait ne jamais la laisser loin de lui. Non pas qu'il s'attende à des problèmes... mais il ne s'était pas non plus attendu à des problèmes, ce jour sur les côtes...
Il entendit que le mestre soignait actuellement le Lord Bolton, et se demanda rapidement ce qui pouvait atteindre le vieil homme pour qu'il dédaigne ainsi de saluer un invité. Non pas que cela le gêne, il pouvait bien se passer d'une telle politesse, mais c'était des plus surprenants. Mais que cela soit dit aussi ouvertement... cela l'était encore plus. Un homme comme le Lord Bolton n'était pas du genre à assumer sa faiblesse, pas plus que l'était Brandon Karstark.
Ulrik chassa ces pensées de son esprit. Elles n'avaient aucun intérêt, au final. Mieux valait se concentrer sur les personnes présentes. Adrian, le futur Lord, fit d'ailleurs son entrée, saluant Ulrik comme s'ils étaient tous deux égaux. Ce qu'ils étaient, après tout. Tous les deux allaient hériter de l'un des fiefs les plus puissants du Nord...
Le cœur d'Ulrik se serra à cette pensée. Lui, un Lord ? Mieux valait ne pas y penser. Cela arriverait toujours trop tôt à ses yeux. La perte de Brandon. Les responsabilités qui y seraient associées... Il devrait marier sa sœur. Gérer le domaine. Engager des hommes. S'occuper des récoltes. Beaucoup trop de choses à ses yeux. Mais au moins, il aurait son mot à dire sur son mariage. S'il n'avait pas été marié de force entre temps...
Ulrik salua Adrian avec autant de respect qu'il l'aurait fait pour un homme de son âge, attendant le repas qui ne sauraient tarder.
Un cerf fut posé sur la table, celui qu'Adrian avait chassé. Ulrik doutât qu'il l'ait fait seul, et cela fut confirmé rapidement. « On ». « Nous ». Pas « Je ». L'héritier était encore bien jeune. Trop jeune, pour cette pression.
Mais le Karstark garda ses réflexions pour lui, et s'attaqua tranquillement à la nourriture, parfaitement cuite et assaisonnée. Son regard passa sur le visage de Maureen, qu'il vit se crisper. Sa blessure n'était pas guérie, loin de là. Mais elle faisait face. Il hocha la tête avec approbation.
Et le jeune Bolton prit la parole à son tour, échangeant des platitudes avec Ulrik. Le Karstark répondit avec politesse, mais n'aurait su que faire de plus. Il n'avait pas grand chose à dire, et n'était pas habitué à parler sans raison. Adrian finit par s'excuser, laissant à nouveau Maureen et Ulrik en face à face.
Elle lui parla de son cousin, et parla de leur futur voyage. Il pourrait donc lui répondre avec politesse, hochant la tête :

« Il fera un bon Lord. Il a ce quelque chose des grands hommes. Si on le guide sur la bonne voie... »

Il laissa planer ses dernières paroles quelques instants, laissant l'accusation explicite envers le Lord Bolton flotter dans l'air. Puis il reprit, de façon plus légère.

« J'ignore où ma quête commencera réellement, pour être franc. Mais voyager avec vous me semble plus plaisant que voyager seul, et les Terres de l'Orage me paraissent une aussi bonne destination que partout ailleurs. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas voyagé en agréable compagnie. »

Il sourit.

« Voilà donc qui est réglé. Si vous acceptez de m'héberger en votre demeure jusqu'à votre départ, je serai prêt à partir à votre appel. »

Il savait qu'elle ne lui refuserait pas son hospitalité. Tout comme il savait que c'était à elle qu'il lui fallait le demander, et non pas au Lord Bolton. Sa parole semblait faire loi, ici, quoi que le vieil homme puisse penser d'elle...
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Message Mar 31 Jan 2012 - 4:20

Maureen n’avait presque rien mange. Elle avait laissé son cousin parler. Jouant encore les fausses mères. La discussion qu’il avait eue avait recréé ce vide dans son fort intérieur. Elle n’avait pas eu se vide depuis au moins un an. Elle était habituée qu’on lui rappelle sa mère. Elle était habituée d’entendre le nom de son père, mais chaque elle creusait un vide immense par elle-même. Elle n’arrivait pas à les oublier. Peut-être Lord Swann voulait-il jamais qu’elle ne les oublie. Elle était forte, mais seulement parce qu’elle avait toujours été indépendante. Elle n’avait jamais rien demandé à personne et aujourd’hui, elle en avait de besoin, mais non, elle restait seule et très seule. Elle devait laisser le temps faire son travail, mais elle finirait certainement ailleurs que dans son nord, du moins, elle l’espérait un peu trop parfois.

Peut-être trop bon. Est-ce peut-être aussi la raison pourquoi je doute à ce qu’on lui enseigne trop de chose. Je m’efforce tant bien que mal à contrecarrer mon grand-père qui éprouve une rancune particulière au Stark. Un jour, j’espère qu’il comprendra comme j’ai appris à faire la part des choses entre le passé et le présent. L’image de la maison Bolton est assez ternie, par les histoires. Le seul Lord sur qui, il peut prendre exemple et je prie les Anciens pour qu’il en soit autrement. Je ne supporterais jamais un sosie de mon grand-père.

Maureen prit une gorgée et soupira longuement. Elle n’était pas habituée à s’apitoyer. Elle avait déjà un sale caractère. Elle se demandait pourquoi, elle agissait différemment lorsqu’elle arrivait dans les terres de l’Orage. Elle n’était pas plus appréciée par ses oncles et tantes, mais personne ne contredisait le vieux Gawen Swann. Au risque de se ramasser un ennemi trop intelligent et rusé derrière vous.

Malheureusement quand ce jour arrivera j’ai bien peur que je n’ai plus vraiment ma place dans ce domaine. Comme je le connais il tentera de me marier et je ne crois pas que je pourrais supporter d’avoir un mari choisi par mon cousin. Tant qu’il continue d’apprendre et que Lord Bolton survit je respire mes moments de libertés.

Moment souvent écourté, quand l’une des familles ne tentait pas de la marier. Elle n’en finissait plus avec cette discussion lassante. Non, elle n’avait pas envie de subir un deuxième fiançailles, pour terminer veuve avant d’être mariée. Elle avait été assez marquée. Elle en profitait donc, d’être seule, pour l’instant, même si parfois elle essuyait quelques regrets. Elle avait besoin de quelqu’un de la même trempe qu’elle et qui était capable de la supporter. Elle savait jouer les Lady, mais elle préférait davantage les armes et les chasses.

La jeune Bolton sourit. Elle avait toujours apprécié le Karstark. Elle aurait le temps de deviser, tant les années étaient passées sans se revoir. Les banquets à Fort-Terreur manquait gravement, mais le Lord étant vieux et borné, il était toujours pris en faute d’une quelconque manière.

Alors nous dirons à l’aube. J’ai tendance à partir très tôt lorsque je quitte le Nord pour l’Orage. Même que je ne prévois jamais mes départs. Je quitte et je reviens lorsqu’il me plait. Une vieille habitude que j’ai prise. Je ne ressens donc aucune obligation envers personne. Cependant, chevaucher avec un ami de longue date me fait que plaisir. J’avoue m’ennuyer sur la longue route.

Il y avait tant d’années qu’elle ne l’avait pas côtoyé. Elle ne se ferait pas prier, elle était même heureuse qu’il lui propose. Maureen avait prévu le coup, elle avait envoyé Mathilde préparer la chambre d’invité. Cette chambre ne servait que peu et restait froide. En bonne hôte, elle n’hébergerait jamais personne dans de telles conditions. Elle n’était pas une mauvaise hôte.


Je vous ai fait préparer une chambre. Je ne suis pas Lord Bolton, je ne vous renverrais pas à Karhold ou en dehors de Fort-Terreur.

Elle lui avait sourit, car ils connaissaient tous les deux, Réginald Bolton. Ce vieux fou qui lui cassait les oreilles avait le simple don de tout faire échouer quand il le voulait. La simple tentative d’être agréable ne semblait pas être un pré requis, pour le nordien.

J’aurais aimé qu’il montre un peu de considération, mais il aurait fallu que je me trouve très loin d’ici, pour qu’il daigne de se montrer. Mon père disait toujours que même en fuyant, on reviendrait toujours dans le Nord. J'ai toujours trouvé une raison pour revenir alors que j'espérais le contraire. Chaque jour je n’ai qu’une envie, mais je suis trop lâche pour le faire.

Elle aurait cru à des endroits comme le Conflans ou les Terre de l’Ouest. Peut-être à la limite le sud, dans le Bief. En fait, elle aurait pris un des choix, mais elle était une femme que bonne à marier et encore elle en éprouvait quelques doutes.






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